lundi 29 décembre 2008

Les jeunes apprennent vite grâce au cours d'ECR : toutes les religions sont bonnes

Opinion d'une lectrice du Quotidien de Chicoutimi :
On voit déjà le fruit empoisonné que cache ce cours. Pour vérifier, je demande à mon petit-fils, qui est en 5e année, ce qu'il pense de ce nouveau cours. il me dit : « Mamie, toutes les religions sont bonnes... » Je lui dis : « Il y a du bon dans toutes les religions comme il y a du bon dans tous les humains, mais la meilleure et la vraie, c'est notre religion catholique. »


Rappelons le document Dominus Jesus du Cal Ratzinger, devenu Benoit XVI :
La pérennité de l'annonce missionnaire de l'Église est aujourd'hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe). Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ, la nature de la foi chrétienne vis-à-vis des autres religions, l'inspiration des livres de la Sainte Écriture, l'unité personnelle entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l'unité de l'économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l'unicité et l'universalité salvifique du mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l'Église, la non-séparation, quoique dans la distinction, entre le Royaume de Dieu, le Royaume du Christ et l'Église, la subsistance de l'unique Église du Christ dans l'Église catholique.

Richard Martineau contre l'apprentissage de la culture musulmane ?


M. Richard Martineau s'en prend une nouvelle fois au cours d'éthique et de culture religieuse, dénonçant cette fois-ci l'invitation d'un imam à l'école après les heures de cours pour approfondir la connaissance de l'islam et ainsi battre en brèche les préjugés des élèves et parents, source de tant de malentendus qui minent notre vivre-ensemble et le bien commun, etc.
Cette semaine, j'ai reçu un courriel qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête.

Gilles T. et Dominique C. habitent Longueuil. Leur fils de 12 ans étudie à l'école secondaire Jacques-Rousseau.

Récemment, leur fils est arrivé à la maison avec cette lettre : « Chers parents, dans le cadre de mon projet personnel, il me fait plaisir de vous inviter à assister à une conférence portant sur différents aspects de la religion musulmane. Elle se déroulera le 13 janvier 2009 à l'école secondaire Jacques-Rousseau de 19 h à 21 h 35.

Un décor chaleureux vous fera sentir comme dans une vraie mosquée, et tout cela, gratuitement.

L'imam, Dr Mohamed Aziz Chraibi, vous parlera de l'Islam. Il abordera les cinq piliers de l'Islam et le comportement du musulman vis-à-vis la famille et l'entourage. Par la suite, je prendrai la parole et vous entretiendrai sur les points suivants : l'impact du ramadan sur la santé, la différence entre la pratique du ramadan au Canada et dans un pays musulman, puis enfin, le vécu du ramadan chez les jeunes musulmans.

De plus, il y aura une période de questions vous permettant de préciser certaines informations qui resteraient incomprises.

Cette rencontre se terminera par la dégustation d'un thé marocain et de quelques pâtisseries populaires appréciées durant le mois du ramadan.

Confirmer votre inscription par le biais de votre enfant avant le 12 décembre 2008, car les places sont limitées ! »


Signé: S. R., élève de secondaire 5, et l'enseignante qui supervise le projet.

PAS À L'ÉCOLE!


Enseigner les différentes religions du monde sous l'angle CULTUREL, HISTORIQUE et ANTHROPOLOGIQUE, comme on le fait dans le cours d'éthique et de culture religieuse, est une chose.

Inviter des imams, des rabbins ou des curés à l'école pour qu'ils puissent faire la promotion de leur religion en est une autre.

Qu'aurait-on fait si le jeune en question avait été élevé dans la foi scientologue ou raélienne ? Aurait-on mis un local de l'école à la disposition d'un adepte du capitaine Cosmos pour qu'il vienne parler des extra-terrestres ?

Quand va-t-on enfin comprendre que la religion n'a pas sa place à l'école ????

Tu as 16 ans et tu veux faire découvrir à tes amis [et leurs parents] les beautés [mais, enfin, le Ramadan n'est qu'un rite M. Martineau...] de ta religion et la bonté de ton ami imaginaire? Invite-les à TA mosquée, à TA synagogue ou à TON église après les heures de cours ! Pas à l'école [publique ou aussi privée ?].

C'est ce que la prof aurait dû répondre à son élève. Enfin, si elle avait eu un peu de jugement... [Euh, et si la prof était à l'origine de l'idée ?]


Une vidéo de l'imam Mohamed Aziz Chraibi qui dirige le Centre musulman Kawtar de Laval.


Lettre ouverte à Jean Charest sur sa promesse d'écoute....

Lettre parue dans L'Express de Drummondville du 22 décembre 2008.

M. Jean Charest,

Député de Sherbrooke,

Lors de la période électorale, vous nous avez assurés de votre écoute. C’est à ce titre que je vous écris.

Contrairement à ce que vous laissez entendre dans les médias, le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse est loin de faire consensus.

Dans votre comté c’est 42 % pour le cours, 43 % contre.

Pour ce qui est du caractère obligatoire de ce cours, 72 % se sont prononcés contre, et ce taux monte à 80% chez les personnes âgées entre 25 et 34 ans (catégorie de gens la plus touchée par cette nouvelle imposition).

Comme le développement spirituel d’un enfant touche à des valeurs familiales très personnelles, je ne comprends pas l’intransigeance de votre gouvernement pour l’imposer à tous, dès l’âge de six, et ce, sans exception.

Dois-je vous rappeler que pour imposer ce cours, vous avez modifié des lois et que nos droits sont bafoués ?

La Charte Québécoise des droits et libertés de la personne (loi 95, article 41), ajout de l’article 36 à la loi de l’instruction publique qui permet à l’État de voir au cheminement spirituel des enfants, vous avez retiré aux enseignants leur droit de conscience en abrogeant l’article 20 de la Loi sur l’instruction publique.

Vous ne respectez même pas La Convention internationale sur les droits de l’enfant (ONU 1989) dont nous sommes signataires et qui reconnaît que : Les États parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Les États parties respectent le droit et le devoir des parents…

Mentionnons que d’après l’article 2.2 de la Loi sur la Protection de la Jeunesse (L.R.Q., c. p-34.1) «la responsabilité d’assurer le soin, l’entretien et l’éducation d’un enfant et d’en assurer la surveillance incombe en premier lieu à ses parents.»

De plus, dois-je vous rappeler que l’école est une institution de la société civile et non de l’État ?

Savez-vous que près de chez vous, de jeunes adolescents sont aujourd’hui suspendus pour s’être respectés dans leur foi ?

Savez-vous que ces jeunes risquent d’être expulsés d’ici peu, malgré des rendements académiques remarquables, car ils ont su se tenir debout malgré toute l’arrogance dont a fait preuve votre gouvernement ?

Pourtant, votre ministre de l’Éducation dit que sa priorité est la réussite scolaire.

Pourquoi garde-t-elle le silence devant une telle situation? Trouvez l’erreur!

Lorsque votre ministre de l’Éducation déclare qu’on ne peut négocier un virage aussi important sans écraser d’orteils, voulez-vous lui rappeler que ces orteils sont nos droits fondamentaux?

Voulez-vous aussi lui dire, alors qu’elle mentionne que les enfants comprennent souvent mieux que les parents, que les parents sont encore irremplaçables dans le développement de leurs enfants.

Étant moi-même la mère de 4 enfants qui réussissent très bien en classe, parmi les meilleurs athlètes de leur école, impliqués dans la société, heureux dans la vie et qui ont parmi leurs amis les plus proches des jeunes d'autres croyances et de d’autres cultures, je demeure persuadée que je suis plus apte que Mme Courchesne pour savoir ce qui est le meilleur pour mes enfants, et ce, surtout en ce qui concerne leur développement spirituel.

Étant de votre comté, je m’attends à ce que vous nous donniez les mesures que vous souhaitez entreprendre face à de tels abus.

Claudette Lavallée,
Sherbrooke

Avantage démographique à l'anglais aux études postsecondaires


Extrait d'Avantage à l'anglais. Dynamique actuelle des langues au Québec, de Charles Castonguay, paru récemment aux Éditions du Renouveau québécois.
En moyenne, durant les années 2004 à 2006, pour 4463 nouveaux inscrits de langue maternelle anglaise, le Québec a compté annuellement le double, plus exactement 9038, en nouveaux inscrits au cégep anglais. Cela représente un excédent annuel moyen de 4575 étudiants. Les chiffres correspondants pour le français sont de 38 570 inscrits francophones, langue maternelle, et un total quasi identique de 38 929 étudiants inscrits au cégep français, pour un excédent annuel de 359. Le ratio entre les excédents est de 1274 étudiants additionnels au cégep anglais pour 100 au cégep français.

C'est comme si la quasi-totalité des étudiants allophones choisissaient le cégep anglais. En fait, 54 % des allophones se sont inscrits durant ces années au cégep anglais, contre 46 % au cégep français. Ces derniers ne font cependant que compenser un nombre équivalent d'étudiants francophones qui s'inscrivent au cégep anglais.

Au total, donc, le libre choix ne profite qu'au cégep anglais. Cette information essentielle n'est nulle part mise en évidence dans tout ce que l'année 2008 nous a apporté comme bilan, étude, fascicule, rapport ou avis en provenance de l'OQLF, du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) ou de la commission Bouchard-Taylor.

Et l'enseignement universitaire? Durant les années 2004 à 2006, l'excédent des étudiants dans les universités québécoises de langue anglaise en regard de leur clientèle «naturelle», de langue maternelle anglaise, est en moyenne de 24 074 par année, contre 9796 pour le français. Un ratio de 246 surnuméraires qui étudient en anglais pour 100 qui étudient en français.

Avantage à l'anglais, donc, aux études postsecondaires, au travail, au foyer et, maintenant, sur le plan démographique.

[...]

Le gouvernement a changé depuis mais pas le contrôle politique de l'information sur la langue. Avant de finaliser le bilan de l'OQLF, on a remercié son comité de suivi. Ou «nettoyé la soue», dans le langage propre à France Boucher. Puis MM. Bouchard et Taylor ont appelé de leurs voeux un «train de mesures» pour renforcer la position du français. Le CSLF est ensuite accouru avec un avis qui recommande ce que la ministre responsable avait déjà annoncé. On a enfin scellé le tout avec un love-in gouvernemental-patronal exaltant l'approche incitative à la francisation de la langue de travail et une campagne de Fierté française.

À quand le défilé?

mercredi 24 décembre 2008

En Beauce, pas de mesures contre les élèves qui continuent à ne pas se présenter au cours d'ECR

L'Éclaireur de Beauce du 23 décembre 2008 nous apprend que la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin (CSBE) n'encourage pas les écoles à prendre des mesures contre les élèves qui continuent à ne pas se présenter au cours d'Éthique et culture religieuse même si leur demande d'exemption a été refusée, pour autant que leur absence soit justifiée par leur parent, indique la directrice des Services éducatifs, Odette Lessard.

Les absences sont justifiées par les parents

« Il y a un code de vie dans chaque établissement qui prévoit des mesures en cas d'absence injustifiée, c'est ce qui est appliqué », affirme-t-elle. Selon les informations que nous rapporte le responsable des communications de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) de la Beauce, Jean Trottier, il y aurait jusqu'à une cinquantaine d'enfants qui n'assistent pas au controversé cours seulement à l'école secondaire Notre-Dame-de-la-Trinité. « Il y en a dans pas mal toutes les écoles du territoire », rapporte-t-il. Ce chiffre n'a pas été nié ni confirmé par la CSBE.

La plupart des écoles n'ont pas noté les enfants pour la première étape dans ce cours. On ignore encore pour l'instant si les enfants qui ne se conforment pas recevront un échec lors des prochaines étapes.




Ccei étant au Québec, nous connaissons personnellement des élèves qui n'ont jamais participé à un cours d'ECR et qui pourtant ont reçu une note très honorable en cette matière.

Par ailleurs, on nous apprend de sources enseignantes que plusieurs écoles primaires de la C.S. de Saint-Hyacinthe n'ont commencé le cours d'éthique et de culture religieuse qu'en novembre, les professeurs n'ayant aucun matériel pédagogique et plusieurs n'ayant aucune envie de commencer un cours dont la formation a été extrêmement lacunaire et peu appréciée (beaucoup d'enseignantes ne comprenant pas le formateur « trop allumé » et récoltant des « D » comme note lors de leur formation minimale). La partie éthique est celle qui pose le plus de difficultés auprès d'institutrices souvent déconcertées par leur nouveau rôle d’animatrices, alors que la partie culture religieuse est relativement facile à aborder quand il s'agit simplement de relater des traditions ou des contes religieux ou mythologiques.

mardi 23 décembre 2008

Comment l'UQAT est devenue une université bilingue

Billet de Louis Lapointe sur Vigile.net :
« Si le projet de services collégiaux en anglais ne s’est jamais matérialisé, Pierre Corbeil a fait le nécessaire comme président de la Corporation de l’enseignement supérieur à Val d’Or, puis comme ministre libéral, pour que l’UQAT offre aux Cris de la Baie-James une formation universitaire uniquement en anglais à Val d’Or, la dernière pièce de cette entreprise étant la construction d’un pavillon autochtone dont les travaux se termineront bientôt. À cause de cette clientèle crie, l’UQAT, une université francophone, est devenue dans les faits une université bilingue dans une région où la population est française à plus de 95%. Pourtant, un peu plus au Nord, à Rouyn-Noranda, là où est le campus principal de l’UQAT, la commission scolaire offre aux Cris de la Baie-James une formation professionnelle uniquement en français. Cherchez l’erreur !»

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lundi 22 décembre 2008

Contre la réforme pédagogique

Description de l'éditeur.

Avec l’arrivée des nouveaux programmes d’histoire en secondaire quatre, la création controversée du cours d’éthique et culture religieuse, sans parler du taux de diplomation en chute libre parmi les élèves du secondaire, l’ouvrage collectif Contre la réforme pédagogique arrive à point nommé.


Brossant un portrait historique de la réforme, officiellement implantée en 2000, et approfondissant les oppositions exprimées tant dans la population qu’au sein du mouvement syndical enseignant, ce livre rassemble les témoignages de quatorze praticiens et analystes du monde de l’éducation.

Les auteurs s’accordent ici à dire que l’objectif de la Commission des États généraux (1995-1996) et la nécessaire réforme des programmes ont été détournés au profit d’un renouveau pédagogique hautement contestable.

Normand Baillargeon y approfondit, entre autres, la critique du fondement socioconstructiviste radical, élaboré par Ernst von Glasersfeld, qui a grandement influencé la réforme au Québec.

Cet ouvrage fait enfin la lumière sur les fondements de la réforme et sur ce qui touche spécifiquement l’histoire, l’enseignement du français et le cours d’éthique et culture religieuse.


Contre la réforme pédagogique
Sous la direction de Robert Comeau
et Josiane Lavallée
VLB éditeur
Collection Partis pris actuels
2008 — 320 pages — 27,95 $

Jean-Pierre Proulx et l'article 41 de la Charte québécoise

Réponse intéressante de Jean-Pierre Proulx dans le Quotidien de Chicoutimi à l'article de l'ancien ministre péquiste des affaires intergouvernementales, Jacques Brassard, publié dans les mêmes colonnes.

Jean-Pierre Proulx s'y évertue à prouver que le changement à l'article 41 est inoffensif et imposé par les obligations du Québec envers les Nations Unies et que l'article 41 aurait été modifié à la suite d'un processus démocratique.

Nations Unies et la modification à l'article 41 de la Charte québécoise

Citons M. Proulx :
« Cet article stipule, maintenant, que les parents ont le droit d'assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l'intérêt de ceux-ci.

Cette nouvelle formulation est un copier-coller quasi intégral de l'article 13,3 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, auquel le Québec souscrit. Le Québec n'a ici rien inventé : il s'est simplement conformé à ses obligations internationales.
Confrontons les allégations de M. Proulx aux faits.

D'abord l'article 41 (modifié) de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec :
41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l'intérêt de ceux-ci.
et puis l'article 13,3 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies :
3. Les États parties au présent Pacte s'engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux, de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, mais conformes aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l'Etat en matière d'éducation, et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions.
  1. De quel copier-coller M. Proulx veut-il parler ? L'article du Pacte parle des écoles privées, le nouveau article de la Charte québécoise ne parle même plus d'école ! L'article québécois institue l'État comme juge et partie de ce qu'est l'intérêt de l'enfant quand le choix des parents en matière d'éducation morale et religieuse déplairait à l'État, rien à ce sujet dans cet article du Pacte, etc.
  2. Est-ce que les autres provinces canadiennes ont aussi modifié leurs lois sur l'éducation ou le Québec est-il de nouveau « en avance » prétextant des travaux d'un quelconque comité des Nations Unies ? (En effet, il y a fort à parier que M. J.-P. Proulx confonde l'article 13 de ce Pacte et des glosses faites par des comités des Nations Unies sur ce même article).
  3. Un pacte n'impose en rien de restreindre les droits québécois qui étaient plus libéraux que ce que le Pacte prévoyait selon l'étrange notion de copier-coller de M. Jean-Pierre Proulx.

Une notion technocrate de la démocratie

Suit un long développement sur le fait que
  1. Mme Marois, alors porte-parole de l'opposition en éducation aurait eu l'idée de modifier l'article 41;
  2. M. Proulx à titre de président du Conseil supérieur de l'Éducation avait souligné le 1er juin 2005 les difficultés posées par l'ancien article 41 (qui ne permettait pas la suppression des cours de religion);
  3. le lendemain la Commission de l'Éducation recevait Me Pierre Bosset de la Commission des droits et libertés de la personne pour signaler que l'ancien article 41 poserait problème si l'on voulait éliminer les cours de religion confessionnels des écoles publiques;
  4. la Commission aurait ensuite prôner un « alignement de l'article 41 sur les engagements internationaux du Québec » (voir plus haut!)
  5. quelques jours plus tard, le 7 juin, Mme Marois « a déposé un amendement visant à remplacer l'article 41 de la Charte par le texte du Pacte international » (sic)
  6. Puis ayant pris conseil [auprès des mêmes experts ?], le ministre Fournier modifiait l'article 41 et Mme  Marois acceptait de bonne grâce de retirer son amendement.

Il n'y a donc jamais eu de débat public impliquant la population pendant cette très courte période, débat portant sur une modification de la Charte des droits québécoises...

Ne parlons pas de choses aussi démocratique — horresco referens — qu'un référendum. Pouah !

Il faut laisser cela à des conseillers comme M. Proulx.

Deux vidéos de la CLÉ (Saguenay)

Récemment, M. Réal Gaudreault de la CLÉ au Saguenay a donné une entrevue à des étudiants du département d'Art et technologie des média (ATM) du CEGEP de Jonquière.


Première partie



Seconde partie



Denis Watters forme une firme de conseils en éthique et culture religieuse

M. Denis Watters a coordonné les équipes de rédaction du cours controversé d'Éthique et de culture religieuse. L'an dernier, la ministre de l'Éducation (MELS), Michelle Courchesne, l'avait mandaté pour faire une tournée de la province afin de calmer les inquiétudes des parents à l'égard de ce cours. On ne peut pas dire que sa mission ait réussi. Depuis le 1er juillet dernier, Denis Watters n'est plus à l'emploi du ministère de l'Éducation.

M. Dennis Watters a désormais une firme de conseiller(s) : Denis Watters Consultants.

Dans la Voix de l'Est de ce samedi, il précisait que « Jusqu'à présent, aucune école n'a réclamé son aide pour régler des situations délicates liées à ce cours. »

M. Watters a confié à la Voix de l'Est que « [d]ans le cas de l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc, où des élèves ont été suspendus, la semaine dernière, pour ne pas avoir assisté au cours d'ÉCR, [il] voudrait prêter main-forte. »

L'ex-responsable du cours d'éthique et de culture religieuse déclare que l'État et son monopole d'enseignement auront encore besoin de longs conseils : « Le responsable de la rédaction du cours d'éthique et culture religieuse (ÉCR), Denis Watters, prévoit encore trois ans de secousses avant que cette formation ne soit acceptée par l'ensemble des parents. « Ce programme n'a pas fini de faire jaser », admet-il. »

Rappelons que 45 % des Québécois sont contre le cours d'ECR imposé et que 72 % des parents québécois préfèreraient avoir le choix entre un tel cours et un cours de religion confessionnel.

Postes de Denis Watters dans l'administration publique

2007-2008Porte-parole du ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport (MELS) dans le dossier de l’éthique et de la culture religieuse, auprès des médias et lors d’une tournée nationale d’information destinée aux parents du Québec.
2007-2008Responsable du programme Éthique et culture religieuse (MELS)
2005-2007  Responsable de la coordination des équipes de rédaction du programme Éthique et culture religieuse (MELS)


Éthique des fonctionnaires et anciens fonctionnaires

Tiré de http://www.mce.gouv.qc.ca/publications/ethique.pdf

LES RÈGLES APPLICABLES AUX ANCIENS FONCTIONNAIRES

Les règles applicables à la personne qui a cessé d’exercer ses fonctions dans la fonction publique constituent un prolongement des obligations d’honnêteté, de discrétion et d’éviter tout conflit d’intérêts qui lui étaient applicables à titre de fonctionnaire.

Ainsi, la personne qui a été fonctionnaire doit éviter de tirer un avantage indu
de ses fonctions antérieures. Elle ne peut donc profiter du fait qu’elle a été
fonctionnaire pour obtenir un privilège auquel elle n’aurait pas eu droit, n’eût
été ses fonctions antérieures.