jeudi 21 mai 2020

Libérons les enfants du confinement gouvernemental

Richard Martineau qui, il y a deux semaines encore, fustigeait les anti-confinements comme des peureux est désormais pour qu'on libère les enfants de ce même confinement strict et généralisés.




La chronique de Richard Martineau:

Comme plusieurs d’entre vous, j’ai profité du beau temps, ce week-end, pour me promener dans des parcs et faire du vélo. J’ai discuté avec de nombreux parents. Et qu’est-ce que j’ai entendu le plus souvent ? « C’est bien beau, le confinement, mais je ne vais quand même pas empêcher mes enfants de jouer avec leurs amis ! Pourquoi enfermer les enfants alors que ce ne sont pas eux qui sont les plus vulnérables, mais les vieux – et même, les vieux malades ? »

ESBROUFE SANITAIRE ?

De plus en plus de parents se posent cette question. Les chiffres sont clairs : les enfants sont très peu à risque. Pourquoi on les confine comme s’ils avaient 70 ans ? La semaine dernière, l’animateur Jean-François Baril a publié un texte qui a enflammé les médias sociaux. « Nos jeunes commencent à être taciturnes et isolés, a-t-il écrit. Ils sont sans école, parfois sans parents à la maison et sans objectifs à court terme.

« C’est bien beau le golf, l’escalade en montagne et l’équitation. Mais pourquoi un entraîneur ne pourrait pas être avec six garçons sur un terrain de soccer et leur faire pratiquer leur jeu de jambes ? Pourquoi quatre filles ne pourraient pas pratiquer le basketball avec leur coach en respectant les consignes ? « Avec un peu de surveillance, c’est possible d’ouvrir les parcs de balle, de soccer et de football, afin de permettre ces sports de masse. »

Le journaliste Louis-Philippe Messier­­­ a publié un texte semblable dans le 24H. « Pourquoi le ministre de l’Éducation impose-t-il une panoplie de précautions presque impossibles pour les écoles primaires et les garderies si les enfants ne sont pas plus menacés que menaçants ? Du théâtre pour rassurer les adultes, de l’esbroufe sanitaire ? « Pourquoi continuer de leur interdire de jouer entre voisins ou d’utiliser les modules dans les parcs ? »

VICTIMES COLLATÉRALES

Hier, à l’émission de ma conjointe, Sophie Durocher, sur Qub Radio, la Dre Marie-Claude Roy, pédiatre au CHU-Sherbrooke, n’a pas mâché ses mots.

On sait que les enfants sont très peu malades de la COVID et qu’ils sont de très mauvais vecteurs pour la transmettre, pourtant, ils constituent la tranche de la population la plus confinée au Québec. On commence à déconfiner les personnes âgées, mais il n’y a pas de plan concret pour déconfiner les jeunes...

  es enfants ont besoin de se socialiser pour se construire, ils doivent pouvoir jouer avec leurs amis, afin d’apprendre à exprimer et à contrôler leurs émotions. De même, les ados ont besoin de vivre leurs premiers émois amoureux. « Les mesures de santé publique doivent être adaptées pour les enfants, on ne peut pas leur imposer les mêmes mesures de distanciation sociale qu’on impose aux adultes, ça n’a aucun sens !

On dit que les écoles secondaires n’ouvriront peut-être pas en septembre. C’est impensable ! Les dommages que ça causerait chez les ados dépasseraient tout ce que pourrait causer la COVID !

On est en train de sacrifier une génération qui ne s’en sortira pas indemne­­­. Les enfants sont les victimes collatérales de cette crise... 

À quand le Front de libération des enfants ?

mercredi 20 mai 2020

Masqués contre le coronavirus, les élèves sud-coréens retournent à l'école

La découverte de nouveaux cas de coronavirus chez deux élèves a entaché la réouverture des écoles sud-coréennes ce mercredi, forçant 75 lycées à détourner les élèves, craignant chez certains enseignants qu’il n’était pas sûr que les cours reprennent.

Certains étudiants ont été renvoyés chez eux presque dès qu’ils ont franchi les portes de leur école pour la première fois cette année, après que deux élèves en dernière année se soient révélés positifs à Incheon mercredi matin, a indiqué le ministère de l’Éducation.

Le début du semestre de printemps avait été reporté à plusieurs reprises depuis mars alors que la Corée du Sud luttait contre la première grande épidémie de coronavirus à se déclarer en dehors de la Chine. Les cours étaient prodigués en ligne.

Mais, alors que le nombre de cas positifs quotidiens de coronavirus en forte baisse depuis un pic en février, la plupart des 2 356 lycées sud-coréens ont rouvert en vertu de nouveaux protocoles de santé pour empêcher la propagation de la maladie. Toutes les écoles ouvriront leurs portes entre le 20 mai et le 1er juin. Des centaines de milliers d’élèves en Corée du Sud sont revenus à l’école mercredi.

Cette rentrée s’est faite avec les précautions d’usage : vérification de la température corporelle, gel hydroalcoolique, et salutations à distance. « C’est vraiment super de retrouver mes amis et mes profs en face à face, mais il faut suivre strictement les consignes de désinfection », a souligné auprès de l’AFP Oh Chang-hwa, lycéen de Séoul. « Je suis très inquiet, mais c’est quand même sympa de les revoir ».

La Corée du Sud avait été pendant un moment le deuxième pays le plus touché au monde par la maladie (Covid-19), ce qui avait incité les autorités à ne pas faire revenir les élèves après des vacances début mars. Ce pays s’est attaqué au problème avec une stratégie de dépistage à laquelle il a consacré les plus grands moyens, et qui a été louée comme un modèle du genre.

Environ 440 000 élèves en dernière année de lycée, promis en décembre au crucial test d’entrée dans les universités, ont été les premiers à retrouver leur classe. Ils y seront chaque jour. Les plus jeunes, amenés à revenir progressivement dans les prochaines semaines, alterneront entre présence en classe et cours en ligne. Les élèves doivent nettoyer régulièrement leur table et respecter une distance minimale avec leurs camarades. Certaines classes ont été équipées de barrières protectrices entre élèves.

« Les inquiétudes quant à d’éventuels petits foyers d’infection demeurent toujours et personne ne peut prédire quelles situations pourraient se faire jour dans les écoles », a prévenu la ministre de l’Éducation Yoo Eun-hae. Son ministère a une cellule de crise ouverte 24 heures sur 24, et les écoles faisant état de nouvelles infections doivent fermer immédiatement.

« Les journalistes ne savent ni lire ni interpréter les études médicales »

Vendredi 15 mai 2020, un des sujets qui traversent l’ensemble des médias français, tout au long de la journée, est : « deux nouvelles études montrent que l’hydroxychloroquine n’est pas efficace contre la Covid ». On va montrer ici que les journalistes ne savent pas lire les études médicales et que le message ainsi diffusé est purement et simplement trompeur. Le tout part d’une dépêche AFP qui n’a pas interrogé de chercheurs (comme le Pr Raoult) qui préconisent l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour leur demander ce qu’ils pensaient de ces études selon le vieux précepte latin audi alteram partem.

Texte de LAURENT MUCCHIELLI, Sociologue, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire Méditerranéen de Sociologie).

La crise du Covid est comme un révélateur ou un miroir grossissant, elle exacerbe les mécanismes préexistants. C’est vrai du fonctionnement du pouvoir politique et de la haute administration dépendant du ministère de la Santé. Et ça l’est également de la presse française, qui s’enfonce dans la superficialité et la suffisance. On n’a jamais vu autant de journalistes parler de science, et on n’a jamais vu autant de journalistes dire autant de bêtises. On va ci-dessous montrer une fois de plus que la plupart d’entre eux ne savent pas lire un article scientifique. Pire : on va comprendre qu’ils ne jugent même pas nécessaire d’apprendre à le faire, tellement ils sont pressés de confirmer leurs opinions.

Un grand concert de copier-coller

C’était hier matin — 15 mai 2020 — sur BFMTV (télévision privée) puis sur France Info (radio publique), puis encore sur le site Internet de France Info (encore le service public). Et tout cela était nourri des dépêches de l’Agence France Presse (AFP) tombées la veille au soir. Dépêches qui nourriront au fil de la journée l’ensemble de la presse dans un grand concert de copiés-collés.

BFMTV – fil d’actualités — 6 h 57 — Hugo Septier avec AFP : « Coronavirus : l’hydroxychloroquine n’est pas efficace, selon deux études ». Extraits : « Selon deux études publiées vendredi, le traitement qui a fait couler beaucoup d’encre ne semble en réalité pas efficace contre le Covid-19, que ce soit chez des patients gravement ou plus légèrement atteints. La première étude, menée par des chercheurs français, conclut que ce dérivé de l’antipaludéen chloroquine ne réduit pas significativement les risques d’admission en réanimation ni de décès chez les patients hospitalisés avec une pneumonie due au Covid-19. Selon la seconde étude, menée par une équipe chinoise, l’hydroxychloroquine ne permet pas d’éliminer le virus plus rapidement que des traitements standard chez des patients hospitalisés avec une forme “légère” ou “modérée” de Covid-19. En outre, les effets secondaires sont plus importants ».

France Info avec AFP — 7 h 47 — « Coronavirus : deux études concluent à l’inefficacité de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19 ». Extraits : « L’hydroxychloroquine, traitement qui a fait couler beaucoup d’encre, ne semble pas efficace contre le Covid-19, que ce soit chez des patients gravement ou plus légèrement atteints, selon deux études publiées jeudi 14 mai. La première étude (en anglais), menée par des chercheurs français, conclut que ce dérivé de l’antipaludéen chloroquine ne réduit pas significativement les risques d’admission en réanimation ni de décès chez les patients hospitalisés avec une pneumonie due au Covid-19. Selon la seconde étude (en anglais), menée elle par une équipe chinoise, l’hydroxychloroquine ne permet pas d’éliminer le virus plus rapidement que des traitements standard chez des patients hospitalisés avec une forme “légère” ou “modérée” de Covid-19. De plus, les effets secondaires sont plus importants ».

En version radio dans la matinale, à 8 h 30, les journalistes Renaud Dély (pour mémoire, celui qui avait traité les Gilets jaunes de « vermine » le 21 avril 2019) et Matteu Maestracci interviewent le député d’extrême droite non-inscrit Louis Alliot. À un moment, R. Dély le questionne pour le soutien qu’il a affiché à l’endroit du professeur Raoult et s’empresse de le contredire en affirmant : « les études internationales qui mettent en doute l’efficacité de l’hydroxychloroquine se multiplient, encore deux nouvelles études ces tout derniers jours qui démontrent que ce traitement n’est pas plus efficace et qu’il est même potentiellement plus dangereux sur le plan cardiaque ». Il en profite également pour prétendre que « les médecins ne sont pas interdits de le prescrire », faisant mine d’ignorer le contenu réel du décret du 25 mars et la différence entre médecine hospitalière (où les médecins peuvent prescrire le traitement de leur choix) et médecine de ville (où les médecins ne le peuvent pas).

Pour mémoire encore, le vendredi précédent (8 mai), France Info donnait la parole à Marie-Paule Kieny, directrice de recherche à l’INSERM, membre du CARE (le deuxième comité scientifique installé par le gouvernement le 24 mars), qui déclarait que « la plupart des études qui sortent disent que ça ne sert à rien et que ça ne marche pas » et renvoyait bien entendu à l’étude européenne Discovery qui pourtant est un fiasco et ne donnera jamais les résultats (quels qu’ils soient) annoncés pour la mi-mai depuis le mois de mars.

Que dire sinon que nombre de journalistes (et derrière leurs rédactions en chef) se comportent dans cette affaire comme de bons relais de la communication gouvernementale ? Manque la preuve d’une telle hypothèse. Elle arrive.

Ce que disent (et ne disent pas) les deux études scientifiques en question

L’étude française (hôpitaux de la région parisienne), signée par une trentaine d’auteurs (dont le célèbre opposant à D. Raoult, F.-X. Lescure, en lien d’intérêt avec le laboratoire Gilead), a été lancée au mois de mars. Il ne s’agit pas d’une étude randomisée (sur échantillons aléatoires). Elle porte sur 181 patients hospitalisés pour une pneumonie et ayant besoin d’assistance respiratoire. Pour l’essentiel, 84 patients ont reçu de l’hydroxychloroquine dans les 48 h suivant leur admission à l’hôpital et 89 autres n’en ont pas reçu (c’est le groupe de contrôle). Au 21e jour après leur entrée à l’hôpital, l’état de santé des deux groupes de patients comparés ne présentait pas de différence significative.

Cette étude pose cinq problèmes. Le premier est la faiblesse des effectifs. Le second est le stade déjà avancé de la maladie. Le troisième est que cette étude n’est pas randomisée, chose qui est reprochée en permanence aux études de l’IHU, mais qui, ici, ne gêne personne (encore et toujours le « deux poids, deux mesures » que nous avons déjà mis en évidence). Le quatrième — de loin le plus important — est que cette étude ne teste pas le protocole Raoult puisque ce dernier d’une part associe l’hydroxychloroquine avec un antibiotique (l’azithromycine, qui est ici officiellement absente), d’autre part traite les patients dès qu’ils sont testés positifs (pour faire baisser la charge virale, sans attendre les premiers signes de détresse respiratoire). Enfin, un cinquième problème est encore plus sournois puisque les auteurs de l’article ont tenté de le dissimuler (ce qui n’a pas échappé à l’équipe de Raoult). Ce problème est que, sans le dire dans la méthodologie exposée au début de l’article, l’étude française a en réalité donné à 15 patients une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine. Résultat (très favorable au protocole Raoult, donc déplaisant aux rédacteurs de l’article) : « Aucun des 15 patients qui ont reçu une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine n’a été transféré aux soins intensifs et aucun n’est décédé. En outre, ces patients présentaient moins de signes graves à l’admission que les patients ayant reçu de l’hydroxychloroquine sans azithromycine ». À notre connaissance, aucun des très nombreux journalistes ayant commenté cette étude n’a relevé ne serait-ce qu’un seul de ces cinq points (et certainement pas les deux derniers).

L’étude chinoise, signée par une vingtaine d’auteurs d’une dizaine d’hôpitaux et universités chinoises, a été entamée au mois de février. Elle porte sur 150 patients hospitalisés à un stade encore « modéré » de la maladie. Durant 28 jours, la moitié des patients a reçu de l’hydroxychloroquine, l’autre moitié non (groupe de contrôle recevant des « soins standards » dont on ignore cependant la nature et qui ne sont pas nécessairement exactement les mêmes que dans les protocoles « standards » français). L’étude est randomisée. Le résultat est l’absence de différence significative dans l’évolution de l’état de santé des patients à l’issue de la période l’observation.

Quels sont ici les problèmes ? Le premier est à nouveau la faiblesse des effectifs. Le deuxième est le dosage de l’hydroxychloroquine (qui est le double de celui utilisé à Marseille). Le troisième est que, à nouveau, cette étude ne teste pas le protocole Raoult puisque ce dernier associe l’azithromycine ici absente. Enfin, le quatrième problème réside dans les fameux « effets indésirables » surtout « cardiaques » sur lesquels insistent tant les journalistes cités. C’est qu’ils n’ont lu que le résumé de l’étude et non le texte intégral dans lequel il est clairement indiqué que ces effets indésirables sont essentiellement des diarrhées (pour 10 % des patients sous hydroxychloroquine) et que les 2 seuls cas plus sérieux consistent en des infections respiratoires et non des problèmes cardiaques. À nouveau, aucun des journalistes cités n’a relevé aucun de ces quatre points.

Conclusion

Les deux études présentées comme des contradictions majeures aux arguments du professeur Raoult ne testent pas en réalité son protocole (ou cherchent à le dissimuler lorsqu’elles le font en partie). Elles sont de surcroît conduites sur de très petits effectifs (181 et 150 patients là où l’IHU de Marseille en a 3 292 dans sa cohorte au 15 mai 2020). Ces journalistes (qui sont parmi les plus connus) ne travaillent pas sérieusement, ils déforment consciemment ou inconsciemment la réalité pour mieux confirmer leurs préjugés. Des préjugés qui coïncident parfaitement avec la communication gouvernementale (ce qui n’est pas sans rappeler des souvenirs de lecture de Serge Halimi Les nouveaux chiens de garde, 2005). Chacun en tirera les interprétations qu’il souhaite. Mais les faits sont là et les lendemains de crise risquent d’être douloureux pour cette presse.

Post-Scriptum

Pendant ce temps-là, aux États-Unis, sous la pression des médecins qui partout écrivent aux gouverneurs des États pour réclamer que l’on teste le protocole Raoult, le National Institutes of Health vient d’annoncer (14 mai) le lancement d’un grand essai clinique pour évaluer si l’hydroxychloroquine combinée à l’azithromycine peut prévenir l’hospitalisation et la mort liées à la COVID-19. Mais il n’y a peut-être pas eu de dépêche de l’AFP à ce sujet ? :)



Entretemps, sur la chaîne d’information continue francophone israélienne i24, le professeur Raoult — que l’AFP n’a pas contacté pour entendre son avis sur ces deux études qui mineraient la crédibilité de son traitement — commente (à partir de 9'34 '') « le traitement médiatique de cette crise ».

« Il y a une révolution qui explique beaucoup de tensions, je suis désolé pour les médias traditionnels, mais je pense que les médias traditionnels sont en train de rentrer en conflit frontal avec les réseaux sociaux et YouTube par exemple comme chaîne d’information. Moi, je dois dire que, la plupart du temps, les informations sont de meilleure qualité sur YouTube que sur les médias, donc il y a une révolution à faire, il y a une mise en danger des médias traditionnels qui se traduit aussi par beaucoup de violence. »

[...]

« Et moi sur un podcast j’ai trois fois la notoriété du journal Le Monde, je comprends que le journal Le Monde ne m’aime pas, vous voyez. Moi ça ne coûte rien, ça ne me rapporte rien et donc je deviens un rival incontrôlable dans l’information, la clarté ou la réalité de l’information, parce que je n’ai pas d’a priori du tout dans la vie.

[...]

Donc là vous êtes dans un enjeu qui est un enjeu extraordinaire, vous, le monde des médias traditionnels, que ce soit les journaux, que ce soit la télévision, on ne peut pas ignorer cette évolution absolument considérable et le rôle que prennent les réseaux sociaux dans l’information. Donc on voit que les médias traditionnels souvent — ça m’est arrivé à moi d’ailleurs — identifient comme des fake news [bobards, fausses nouvelles] des news [infos] qui ne sont pas relayées par les médias traditionnels, mais les médias traditionnels ne relayent pas plus d’informations exactes que les réseaux sociaux. Donc on est dans un tournant historique aussi de la distribution de l’information qui elle aussi explique des conflits qui me dépassent de très loin.


samedi 16 mai 2020

France — L'arabe enseigné dès 8 ans à l'école publique

Le ministre socialiste français Jack Lang en rêvait, le président Macron l’a fait. C’est officiel, le gouvernement autorise l’apprentissage de la langue arabe dans les écoles primaires françaises dès le CE1.

Cette matière était déjà accessible au sein des enseignements de langue et de culture d’origine (Elco) effectués en marge des classes habituelles. L’arabe est également enseigné dans les centres culturels islamiques, où il est plébiscité par les familles musulmanes que leur langue maternelle soit l’arabe, le berbère, le peul ou le soninké. C’est une matière identitaire et religieuse.



L’enseignement de l’arabe au primaire, cette « grande avancée » résulte d’un discret décret publié au Journal officiel le 2 mai. Signé par Emmanuel Macron, sous la recommandation du Premier ministre, Édouard Philippe, et du ministre des Affaires étrangères, l’ancien socialiste Jean-Yves Le Drian. Ce texte entérine l’accord passé en mars 2017 entre le gouvernement de la Tunisie et l’ancienne ministre socialiste de la France, Najat Belkacem.

Il vient réinstaurer, mais cette fois dans le cadre des classes habituelles, le programme d’enseignement de langue et de culture d’origine (Elco) qui avait été supprimé en février dernier à Mulhouse. Dans son discours, Emmanuel Macron promettait alors de placer ce programme sous l’égide de l’Éducation nationale. Il semble qu’il s’agissait là d’une promesse de gascon car, en vertu de ce décret, les futurs enseignements seront assurés par des professeurs tunisiens détachés et rémunérés par leur gouvernement d’origine.

Il semble donc qu’on assiste à une resucée du dispositif dont le chef de l’État annonçait la suppression. Ce qui, il y a trois mois encore, constituait un risque d’« ingérences extérieures » est désormais une chance pour la France.

Extraits de l’accord

Article 2

Cet enseignement facultatif est accessible à tous les élèves volontaires, en accord avec leur famille et dans la limite des places disponibles, de la classe de cours élémentaire première année à la classe de cours moyen deuxième année.

Article 3

Cet enseignement est organisé pendant le temps scolaire en complément des enseignements obligatoires prévus pour tous les élèves par les programmes en vigueur, à raison d’une heure et demie (1,5) par semaine.

Article 5

Les résultats obtenus par les élèves dans le cadre de cet enseignement sont pris en compte dans l’appréciation générale de leur travail scolaire et portés à la connaissance des familles.

Article 7


En fonction des besoins, le Gouvernement de la République tunisienne sélectionne et rémunère les enseignants tunisiens titulaires des cadres du ministère tunisien de l’Éducation. Ces enseignants disposent des compétences pédagogiques et linguistiques nécessaires à l’enseignement de l’arabe en France.

vendredi 15 mai 2020

France — l'État demande aux enseignants de signaler les « propos inacceptables » (Covid19)

Une fiche invitant à signaler les « propos inacceptables » des élèves sur le Covid agace des enseignants français.

« On a l’impression que toute forme de critique est interdite », s’inquiète Frédérique Rolet, secrétaire nationale et porte-parole du Snes-FSU, auprès de Franceinfo.

Des représentants de syndicats d’enseignants se sont agacés de la publication de documents lundi 4 mai sur la plateforme Eduscol par le ministère de l’Éducation nationale. Parmi ces « documents de référence et recommandations pédagogiques qui ont pour objectif d’accompagner les professionnels dans le processus de reprise des cours » après le confinement, celui intitulé « Écouter et favoriser la parole des élèves en retour de confinement Covid-19 » [PDF] a particulièrement fait grincer des dents.

Initialement présenté sur les réseaux sociaux comme une circulaire, ce document est en fait décrit comme une « fiche » par le ministère. Un paragraphe a notamment retenu l’attention : « Des enfants peuvent tenir des propos manifestement inacceptables », peut-on lire dans ce texte de trois pages.

La référence à l’autorité de l’État pour permettre la protection de chaque citoyen doit alors être évoquée, sans entrer en discussion polémique. Les parents seront alertés et reçus par l’enseignant, le cas échéant accompagné d’un collègue, et la situation rapportée aux autorités de l’école.

« On nous demande de ne pas remettre en cause la gestion de la crise »

Une recommandation qui agace autant qu’elle inquiète. Sur les réseaux sociaux, de nombreux professeurs craignent une volonté de faire taire les critiques contre le gouvernement. « On nous demande de ne pas remettre en cause la gestion de la crise », affirme Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, auprès de Franceinfo.

Comme d’autres sur Twitter, elle souligne que cette formulation ressemble à celle déjà utilisée dans une fiche pédagogique publiée après les attentats de « Charlie Hebdo », de l’Hyper Cacher et de Montrouge en 2015. Déjà, les professeurs étaient invités à évoquer « l’autorité de l’État pour permettre le “vivre ensemble” ». « On ne peut pas comparer la situation sanitaire actuelle avec une situation terroriste », poursuit Francette Popineau, qui regrette l’utilisation de termes similaires dans des contextes bien différents.



Pour Frédérique Rolet, secrétaire nationale et porte-parole du Snes-FSU, syndicat national des enseignements de second degré, certaines de ces fiches « posent problème idéologiquement ». « On a l’impression que toute forme de critique est interdite », estime-t-elle auprès de Franceinfo.

« Propos haineux » ou « théories complotistes »

Contacté par l’hebdomadaire de gauche L’Obs au sujet de la fiche « Écouter la parole des élèves », le ministère de l’Éducation nationale précise que les « propos inacceptables » évoqués englobent « des propos haineux [terme vague à définir : ne peut-on haïr les racistes comme tant de progressistes le font ?] en direction d’une personne ou d’un groupe », « manifestant le refus des gestes barrières et le souhait de s’en affranchir », « exprimant une indifférence à la situation, un mépris des deuils », ou encore « relayant des théories complotistes ».

jeudi 14 mai 2020

CNN recrute Greta Thunberg comme... expert coronavirus

La jeune militante écologiste sera présente aux côtés de grands experts de la santé lors d’une émission exceptionnelle consacrée à l’épidémie de coronavirus.

Et l’autoproclamée experte climatique devint spécialiste de la santé… Célèbre pour son combat écologiste, Greta Thunberg participera à une émission exceptionnelle diffusée sur CNN ce jeudi 14 mai au soir. Une habitude, désormais, pour la militante de 17 ans qui est rapidement devenue la coqueluche des médias progressistes. Seulement, ce programme spécial ne portera pas sur le réchauffement climatique, mais bien sur… le coronavirus.




L’adolescente a en effet été recrutée pour participer, aux côtés d’un panel des meilleurs experts des États-Unis, à un débat sur le thème : Coronavirus, faits et craintes. Greta Thunberg partagera ainsi l’affiche avec l’ancienne secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Kathleen Sebelius et l’ex-directeur des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) Richard E. Besser.

« Une parodie magistrale »

Ce choix d’intervenante a provoqué un véritable tollé dans certains médias américains et sur les réseaux sociaux. Le Washington Examiner estime par exemple qu’il « n’y a pas de mot pour dire à quel point c’est ridicule ». « Vous ne pouvez pas inventer ce genre de choses. Ce serait une parodie magistrale », raille l’hebdomadaire conservateur. Le journal accuse même les rédacteurs de CNN d’« exploiter une si jeune activiste mal informée pour servir leurs intérêts politiques ».

La nouvelle a également enflammé Twitter, où le nom de Greta Thunberg s’est hissé en haut du palmarès tendance, avec quelque 30 000 mentions en quelques heures seulement. Beaucoup se plaignent évidemment du fait que la jeune militante soit illégitime pour parler d’un sujet aussi important.

Source : Valeurs actuelles

Aide aux écoles françaises de l'étranger



Est-ce que le prêt de 100 millions d’euros attribué à l’AEFE et les 50 millions d’euros supplémentaires injectés pour les bourses scolaires seront suffisants pour sauver le réseau des Établissements Français de l’Étranger ?

Virginie Royer (ci-dessous), Vice-présidente de la FAPEE nous fait part des préoccupations des parents d’élèves qui font face à des difficultés financières, mais aussi pédagogiques. Aujourd’hui, nous parlons de survie du réseau des établissements français présents à l’étranger.


Comment les parents d’élèves qui scolarisent leurs enfants dans un établissement français à l’étranger perçoivent l’aide financière qui a été allouée à l’enseignement français à l’étranger ?

Pour commencer, nous sommes très contents d’avoir été entendus par le gouvernement français sur la nécessité d’annoncer des aides pour rassurer les familles qui sont confrontées à une situation exceptionnelle.

Depuis le début de la crise, nous avons demandé que toutes les familles rencontrant des difficultés financières, françaises et également celles qui ne le sont pas, puissent être aidées. Concernant l’aide financière d’un montant de 100 millions d’euros octroyés à l’enseignement français à l’étranger, il est important de noter que c’est une avance. Les établissements français à l’étranger vont devoir rembourser cette somme.

Il est important de savoir si l’aide financière qui va être versée aux familles étrangères passe par ces 100 millions d’euros. À ce moment-là, nous pouvons nous poser la question de la solidarité à crédit remboursable. Depuis plusieurs années, nous parlons de pistes de réformes de l’AEFE. Il faudra mener cette réforme en lien avec la crise actuelle que nous vivons. En l’état, les 100 millions d’aides ne suffiront pas. Le gel ou la maîtrise sur les frais de scolarité sur une durée de trois ans, rendu possible par cette aide vis-à-vis des établissements et des opérateurs serait un geste fort en vue de la rentrée qui s’annonce compliquée.

Il faut penser que nous sommes en pleine période de réinscription et comme l’a mentionné Olivier Brochet, directeur de l’AEFE lors de son audition au Sénat, la baisse d’effectif de la rentrée entraînera un cercle vicieux. La réduction d’élèves présents à la rentrée engendrera une diminution de postes et des frais de scolarité qui augmenteront. Quant aux familles, elles ne pourront pas continuer à payer.

Nous nous posons donc des questions : par quels critères et par quelles modalités l’aide sera calculée ? Comment, pour qui et quand cette aide financière sera-t-elle versée ? Il y a encore trois mois, nous parlions d’un plan de développement de l’enseignement français à l’étranger. Aujourd’hui, nous parlons de survie du réseau des établissements français présents à l’étranger.

Dans quelles zones géographiques, les familles rencontrent les plus grandes difficultés ?

Dès aujourd’hui, nous constatons que des familles sont en grandes difficultés et dans les prochains jours, semaines et mois, leur situation ne s’améliorera pas.

Les conséquences économiques dues à la crise sanitaire vont perdurer. De façon générale, certains parents d’élèves font face à la perte d’emploi entraînant une diminution forte de leurs revenus notamment dans les pays où les familles sont privées d’aides sociales ou dans des pays où l’économie s’est complètement effondrée comme au Liban.

Dans d’autres pays où l’économie est basée sur le tourisme ou encore la restauration comme les pays du sud de l’Europe ou l’Asie du Sud-Est, la situation est également très difficile pour les parents d’élèves.

L’industrie pétrolière en Russie et dans certains pays d’Afrique s’effondre complètement. Les familles sont aussi amenées à subir une dévalorisation de leur monnaie locale qui, comme en Amérique latine, provoque des hausses de prix concernant les frais de scolarité appelés en euros.

Même lorsque la crise sanitaire sera moindre, la crise économique, elle, impactera les familles pendant plusieurs années.

Est-ce que les fonds alloués aux bourses scolaires seront suffisants pour aider les familles ?

Les familles sont en train de déposer les dossiers de bourse donc nous ne savons pas pour le moment si l’aide allouée sera suffisante. Les parents d’élèves ont la possibilité de déposer soit des demandes de révisions de dossiers ou soit de nouveaux dossiers de bourse.

Habituellement, les bourses scolaires prennent en compte les revenus des familles de l’année n-1. Exceptionnellement, les revenus des familles de cette année seront pris en compte notamment pour calculer les baisses de revenus engendrés par la pandémie de Covid-19. Les familles n’auront donc pas besoin d’attendre l’année 2021 pour déclarer leurs revenus. Nous demandons que les bourses soient allouées dans une logique de besoin et non pas dans une logique d’enveloppe.

Cette enveloppe de 50 millions d’euros devrait permettre d’aider de nouveaux demandeurs de bourse sans affecter les boursiers actuels et nous espérons qu’elle sera suffisante. Le montant accordé aux bourses scolaires doit cependant être ajusté dans les années à venir. Nous avons des conseils consulaires de bourse, c’est-à-dire, des commissions locales présentes dans chaque pays qui vont statuer sur l’obtention des bourses.

Ces conseils consulaires de bourses se tiennent ou vont se tenir avant la date limite de dépôt des dossiers. Or, on nous a demandé de repousser la commission nationale des bourses en septembre pour que les commissions locales puissent être elles aussi repoussées. Nous craignons une certaine rupture d’égalité dans les traitements des dossiers puisqu’ils seront observés après les conseils consulaires des bourses. Les dossiers seront instruits en comités restreints et notamment sans la participation des représentants de parents d’élèves qui connaissent très bien les dossiers.

Les 50 millions d’euros qui ont été octroyés pour les bourses sont un montant conséquent puisqu’il représente quasiment 50 % d’augmentation du budget. Cette aide permettra d’aider les familles françaises en difficultés pour le troisième trimestre autant que pour l’année 2021 et ainsi éviter que les élèves ne quittent le réseau.

Notre point de vigilance repose sur le fait que cette aide ne concerne que les enfants français. Or, deux tiers des élèves du réseau des Établissements français à l’étranger ne sont pas de nationalité française. L’aide ne concerne donc qu’un tiers des élèves du réseau. Nous sommes inquiets sur le sort des familles étrangères : vont-elles recevoir une aide quelconque ?

Le directeur de l’AEFE, Olivier Brochet, a abordé ce point, devant les sénateurs, en parlant de la mise en place de commissions au sein des Établissements conventionnés ou en gestion directe qui permettrait d’attribuer des remises partielles ou totales des frais de scolarité à ces familles. Nous attendons d’avoir plus d’informations notamment sur la composition de cette commission et sur les critères qui seront appliqués. Nous sommes conscients que les difficultés des familles ne vont pas disparaître dans les six mois à venir, c’est pour cela que les familles doivent être accompagnées sur le moyen terme.

Pensez-vous que les établissements français à l’étranger ont bien assuré la continuité pédagogique ?

Les équipes enseignantes et les directions des Établissements français à l’étranger se sont mobilisées pour assurer la meilleure continuité pédagogique possible. Au fil des semaines, les cours en distanciel se sont organisés.

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer et Olivier Brochet ont mentionné l’évidence que l’enseignement à distance ne remplace pas l’enseignement en présentiel. Néanmoins, les deux objectifs principaux sont d’atteindre les objectifs fixés de l’année par des moyens différents et faire en sorte qu’aucun élève ne décroche.

Encore une fois, la continuité pédagogique n’est pas la même pour les élèves qui sont allophones puisque les parents ne peuvent pas les accompagner dans l’enseignement de la langue française. Dans certains établissements, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM), les établissements français à l’étranger ou encore les parents bénévoles aident à traduire les cours pour ces élèves et leurs familles.

De plus, nous constatons des disparités entre les établissements que ce soit par zone géographique ou par type d’établissement. Certains élèves font face à des difficultés d’accès à Internet dans des pays. Les enseignants n’ont pas tous été formés aux nouveaux outils de la communication. Les parents d’élèves ne sont pas tout le temps du même avis que les enseignants concernant la liberté pédagogique, tel que le recours ou non aux visioconférences.

Les visioconférences permettent aux enfants de rester en contact avec la langue française, et le rythme proposé par les enseignants est parfois contesté par les parents. La continuité pédagogique à distance n’est pas prévue sur le long terme, or, nous avons des établissements qui sont fermés depuis la mi-janvier comme c’est le cas au Vietnam et en Chine.

Des établissements commencent à rouvrir leurs portes, mais d’autres resteront fermés jusqu’en septembre comme c’est le cas dans les pays du Golfe et fort probablement en Italie et en Espagne. Une certaine forme de culpabilité ou de colère naît chez certains parents d’élèves qui ne peuvent pas faire cours à leurs enfants, car ils télétravaillent. Au cours des prochaines années, il faudra réfléchir sur un grand plan de numérisation à destination des établissements français présents à l’étranger en gestion directe par l’AEFE. Les établissements doivent tous avoir accès aux équipements numériques et des formations massives au numérique doivent être organisées pour les enseignants.

Quelles sont vos inquiétudes concernant les examens nationaux ou encore le baccalauréat que devront passer certains élèves à la fin de l’année ?

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, a déclaré que le contrôle continu serait pris en compte dans l’obtention du baccalauréat. Toutefois, nous restons vigilants concernant certaines situations, comme au Vietnam où les élèves n’ont que des notes pour le premier trimestre. Ces élèves obtiendront peut-être des notations au troisième trimestre seulement si la réouverture des classes est confirmée. Pour l’oral de français, nous nous demandons comment il va être organisé puisque beaucoup d’établissements restent fermés. Nous travaillons avec le service pédagogique de l’AEFE, qui est pleinement mobilisé avec les missions de pilotage des examens du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse.

Je pense qu’il y aura bientôt des précisions sur les modalités de passage d’examens. Nous restons persuadés que les spécificités de l’enseignement français à l’étranger sont bien défendues et comprises et qu’aucun élève ne sera délaissé.

Les parents d’élèves redoutent-ils la fermeture d’établissements français à l’étranger ou des fermetures de classes ?

Les gros établissements devraient réussir à rester ouverts, car ils pourront adapter leur structure pédagogique si nécessaire. Mais comme je l’ai précisé, il y aura peut-être des fermetures de postes si la baisse des effectifs s’avérait trop grande. À un moment donné, il faudra réorganiser la structure des établissements français à l’étranger, car nous ne pouvons pas seulement fonctionner sur la base d’une aide financière.

Concernant les petits établissements qui ont parfois une seule classe par niveau, certains rencontreront sûrement des difficultés de réouverture dès la rentrée. Il faudra les aider notamment sur le moyen terme pour qu’ils retrouvent une stabilité pour pouvoir poursuivre l’enseignement. Nous pensons que malgré l’aide financière, il y aura peut-être des établissements qui devront fermer des classes homologuées, avoir recours au Centre national d’enseignement à distance (CNED) ou les deux.

Il est très difficile aujourd’hui d’avoir des chiffres clés. Comme l’a précisé Olivier Brochet, lors de son audition devant les sénateurs, une perte d’effectif de 5 %, ce qui fait environ 20 000 élèves, représenterait 140 millions d’euros en moins dès la rentrée de septembre. La réouverture des établissements français de l’étranger coûte cher.

De plus, les établissements français à l’étranger sont dépendants des mesures sanitaires demandées et prises par chaque pays d’accueil. Nous n’avons donc pas un seul plan de déconfinement, une seule date de réouverture. La hausse des frais de scolarité ne doit pas être le seul moyen permettant de faire face aux pertes financières.

Nous avons toutefois une lueur d’espoir grâce aux témoignages de plusieurs établissements qui rouvrent. Nous avons des chaînes de courriels où différentes associations d’élèves membres de la FAPEE échangent sur les bonnes pratiques afin d’assurer le retour à l’école.

Le garçon dont on voulait faire une fille

En 1966 au Canada, Bruce, un bébé de 7 mois, a son pénis brûlé à la suite d’une erreur médicale. Désemparés, les parents se tournent vers un psychologue qui propose de lui retirer les testicules et de l’élever comme une fille. Bruce devient Brenda. Mais à l’adolescence les choses ne se passent pas comme prévu…




Voir aussi


L'affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre



Montréal — Une année scolaire écourtée

En raison de la prévalence du coronavirus dans la métropole montréalaise, le premier ministre du Québec, François Legault, annonce à 13 h cet après-midi que la rentrée des classes au primaire est repoussée en septembre dans le Grand Montréal. Hors Grand-Montréal, les écoles primaires sont rouvertes depuis le 11 mai pour ceux qui le souhaitent. Au secondaire, les cours seront donnés à distance (voir le site L'École ouverte). Des modalités d'enseignement spécifiques sont également prévues pour la formation aux adultes et la formation professionnelle.

Mario Dumont (ancien chef de l'ADQ) se dit préoccupé de cette fermeture pendant six mois pour certains élèves.



Mario Dumont et Éric Baril (père de deux enfants) se désolent de cette année scolaire écourtée (pour ceux qui n’instruisent pas leurs enfants à la maison) et l’absence des rites qui accompagnent la fin de l’année pour les jeunes « finissants ».





vendredi 8 mai 2020

Un documentaire, produit par Michael Moore, dénonce les ravages des énergies dites renouvelables (m-à-j)

Michael Moore, homme de gauche avéré, subit actuellement les foudres de la gauche écologiste pour ce documentaire qui torpille les énergies censées être renouvelables et moins polluantes. Michael Moore est actuellement impliqué dans un différend avec Michael Mann, l’homme de la courbe de hockey qui a perdu son procès contre le climatologue canadien Tim Ball, principalement parce qu’il avait usé de méthodes dilatoires, pendant neuf ans, avait refusé de fournir les informations demandées par un tribunal de Colombie-Britannique. (Plus de détails dans la note "Voir aussi » de ce billet)

Michael Moore, qui se présente à tort comme un lauréat du prix Nobel, attaque Michael Moore au sujet de son nouveau film La Planète des Humains (ci-dessous).

Mann demande que le documentaire soit « retiré ». Il a accusé Moore d’être un agent russe (la gauche américaine ne pratique pas le complotisme — non !). Voir les gazouillis de Michael Mann reproduits ci-dessous (il bloque vite ses critiques). Il a, pour l’instant, évité l’autre anathème pavlovien de la gauche américaine : le racisme. Attendons.

Michael Moore, un gauchiste militant certifié, apprend à ses dépens ce que les conservateurs aux États-Unis savent depuis des décennies : dans le monde des réchauffistes de Michael Mann, ceux qui ne se prosternent pas, ceux qui ne paniquent pas devant l’urgence climatique, ont juste le droit de se taire.





Le réalisateur Michael Moore a diffusé, ce mercredi 22 avril, un documentaire qui pointe notamment la présence de puissants lobbies au sein du mouvement de défense de l’environnement.


Toujours prompt à dénoncer les errements de la société américaine, Michael Moore récidive ce mercredi 22 avril. Avec son collaborateur et producteur Jeff Gibbs, il diffuse gratuitement Planet Of The Humans, réalisé par ce dernier. Un documentaire militant qui porte sur l’économie verte.

Nous ne partageons pas les craintes de Michael Moore sur de nombreux sujets dont ceux sur le « réchauffement climatique » ou sur la surpopulation alors que les Occidentaux ne font plus assez d’enfants pour se remplacer depuis 50 ans... La surpopulation n’est pas occidentale, l’immigration de masse vers l’Occident augmente l’émission de CO2 qui fait peur à Michael Moore, mais Michael Moore ne critique ni la natalité en Afrique ni l’immigration de masse vers l’Occident. Nous trouvons cependant ce documentaire utile devant le matraquage constant et peu critique en faveur des énergies dites renouvelables.


Version originale sous-titrée en français

« Le mouvement vendu aux riches intérêts »

« Nous sommes en train de perdre la bataille pour stopper le changement climatique sur la planète parce que nous suivons des dirigeants qui nous ont menés sur la mauvaise voie en vendant le mouvement vert aux riches intérêts et aux entreprises américaines », explique Michael Moore dans le texte descriptif de la vidéo, sur YouTube.

Le réalisateur ajoute : « Ce film ne fait aucune concession et expose la vérité sur comment nous avons été influencés dans cette bataille pour sauver la planète, au point où si nous ne renversons pas le cours des choses dès à présent, les événements comme la pandémie actuelle seront de plus en plus nombreux, dévastateurs et insurmontables. » Parmi les intervenants figurent des personnalités telles que Al Gore, Bill McKibben, Richard Branson ou Robert F Kennedy Jr.

Un habitué des documentaires-chocs

Michael Moore a pris l’habitude, ces dernières décennies, de s’attaquer au travers de la société et de la politique américaines. En 2002, il réalisait Bowling for Columbine, une enquête sur la violence liée aux armes à feu aux États-Unis, notamment au travers de la tuerie de Columbine, survenue dans un lycée du Colorado en 1999. En 2004, il réalisait Fahrenheit 9/11, qui portait sur les années post-11 Septembre et sur des liens supposés entre la famille Bush et la famille ben Laden.