vendredi 4 février 2011

Écoles primaires libres en France

Écoles associatives en Auvergne libres tant au niveau des matières que de la pédagogie, elles ne sont pas subventionnées. Une laïque de type Montessori, l'autre catholique liée à l'évêché de Clermont-Ferrand.


Au Québec, les écoles non subventionnées ne sont pas libres au niveau des matières (imposition de cours idéologiques comme ECR), ni vraiment au niveau de la pédagogie : les inspecteurs veulent les faire « évoluer » et le renouvellement du permis est toujours lié à une bonne volonté de la part de l'école de se rapprocher de la pédagogie à la mode auprès du Monopole de l'Éducation du Québec.





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Mutations de la famille






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jeudi 3 février 2011

Cours à la sexualité — parent catholique obtient une exemption

Nous avons reçu ce compte-rendu d'un parent très préoccupé du contenu du Cours de sexualité proposé aux élèves de secondaire IV après qu'il ait reçu cette lettre plus tôt dans la semaine :
Madame, Monsieur,

Votre enfant assistera dans la semaine, à son premier cours d'éducation à la sexualité dispensé au collège                        pour l’année scolaire 2010-2011.


Vous trouverez ci-dessous les thèmes qui seront abordés durant les cours.


- Le désir de plaire, l'attraction et la séduction. Les éléments à privilégier pour vivre l'intimité affective et sexuelle.

- Les différentes orientations sexuelles et la violence sexuelle.

- Négociation pilule/condom.



Sincères salutations.
Le Directeur du collège accepte d’exempter mon fils du « Cours d’éducation à la sexualité ».

Également, il accepte que mon fils soit dispensé, dans son cours de français, de faire la lecture obligatoire du roman « Philippe avec un grand H » [1]. Il s'agit d'un livre dont les objectifs sont de contrer l'homophobie, d'une part, et d'aborder le tabou entourant le haut taux de suicide chez les jeunes hommes homosexuels, d'autre part. Il m'apparaît inapproprié d'imposer la lecture de ce roman à des étudiants de secondaire IV âgés de 15 ans, et de retirer du programme de français la lecture de grandes œuvres de la littérature française pour faire place à de tels romans qui poursuivent des objectifs de rectitude politique.

J'ai par ailleurs fait valoir au directeur qu'il ne faut pas confondre la lutte contre l'homophobie, objectif sans doute louable (voir paragraphe 2358 du CEC), et la promotion de l'homosexualité.

Je lui ai également fait part de ma surprise de devoir faire de telles démarches dans une école qui s'affiche comme étant catholique. Il m'a dit que son école était catholique, en invoquant 3 motifs :
1) elle a été fondée par une communauté religieuse;
2) elle dispense un cours de catéchèse une fois par semaine;
3) elle offre un service de pastorale.
Je lui ai répondu qu'à mes yeux, un projet éducatif de nature confessionnelle est plus englobant que cela: il doit toucher à tous les aspects du projet éducatif, incluant le choix du matériel pédagogique. C'est ce qui a été plaidé par le Collège Loyola, dans LOYOLA HIGH SCHOOL C. COURCHESNE, à propos du cours ECR. Voir paragraphe 266 du jugement :
[266] Le témoignage du principal de Loyola, Monsieur Donovan, est sans équivoque. Les dix principes qui sont exposés dans le livret « What makes a Jesuit High School Jesuit? » sont présents dans toutes les activités de l’école et dans l’enseignement de tous les cours et non pas seulement dans l’enseignement du cours de religion. Les préceptes de la religion catholique sont omniprésents au sein de Loyola.
Je lui ai ensuite demandé qui était le garant, aux yeux du parent, du caractère « catholique » de l'école. Il a paru embêté, puis m'a dit que ça relevait du Conseil d'administration du Collège.

Le mot « catholique », accolé à une école, est comparable à une marque de commerce. Si je décide de fabriquer du vin mousseux, je ne pourrai le commercialiser sous le nom « champagne », puisque je risque des poursuites:
a) de la part des consommateurs, au motif de fausses représentations;
b) des propriétaires légitimes de la marque "champagne", au motif de contrefaçon de leur marque.
Dans l'Église catholique, c'est l'évêque qui est le gardien et le garant de la "catholicité" des écoles de son diocèse. (voir dispositions du droit canon, canons 807 à 821 qui précisent explicitement que ni la fondation par des frères, ni leur présence ne suffise à garantir le caractère catholique d'une école.)

À notre connaissance, très peu d'évêques francophones exercent de façon active ce contrôle qui leur incombe pourtant. L'évêque d'Avignon constitue une exception : « Mgr Jean-Pierre Cattenoz, l'archevêque d'Avignon, vient d'élaborer une charte de l'enseignement catholique pour son diocèse » :


[1] « H » pour homosexualité

Note du carnet : la réaction de ce parent n'est pas sans rappeler la remarque faite le 10 janvier dernier par Benoit XVI sur les cours d’éducation sexuelle obligatoires :
« Je ne puis passer sous silence une autre atteinte à la liberté religieuse des familles dans certains pays européens, là où est imposée la participation à des cours d’éducation sexuelle ou civique véhiculant des conceptions de la personne et de la vie prétendument neutres, mais qui en réalité reflètent une anthropologie contraire à la foi et à la juste raison. »
Voir aussi

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Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

Cours d'ECR : les enseignants « marchent sur des œufs » (projection du film CRAZY suscite de vives réactions dans les classes multiethniques).




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lundi 31 janvier 2011

France — Haut Conseil à l'intégration et « Les défis de l'intégration à l'école »

Pour l'éditorialiste du Figaro de Paris, Ivan Rioufol, « l'immigration au cœur du désastre scolaire » français :
À ceux qui persistent à penser, à gauche, que l'intégration fonctionne et que l'immigration extra-européenne ne pose pas de problèmes, sinon à la marge, je conseille le rapport du Haut Conseil à l'intégration sur « Les défis de l'intégration à l'école », dont la version définitive vient d'être publiée. Si l'on admet que l'école est le révélateur de la société, le « malaise global » qui est décrit dans ce document, prudent, en dit beaucoup sur la faillite du vivre ensemble et sur les perspectives qu'ouvre cette réalité. Le plus affligeant est de constater, une fois de plus, le refus des évidences chez ceux qui défendent mordicus une constante ouverture sur l'immigration « qui enrichit la France » alors que cette donnée est au cœur du désastre scolaire. [...]

« Le bien commun est en danger », constate (page 91) le Haut conseil qui estime : « L'Éducation nationale est dans une situation d'urgence ». Il note : « Ces dernières années sont marquées par une affirmation de l'appartenance religieuse dans les comportements des élèves (...) Depuis plusieurs années, dans un nombre croissant d'établissements, les cours d'histoire sont le lieu de contestations et d'affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune ». Parmi les observations, celle-ci (page 94) : « L'antisémitisme est souvent exprimé anonymement (...) Les tensions viennent souvent d'élèves qui s'affirment musulmans. L'antiaméricanisme est souvent lié à l'antisémitisme. La vision du monde qui semble s'opérer est binaire : d'un côté les opprimés, victimes de l'impérialisme des Occidentaux (...) et de l'autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du Tiers-monde ».




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La dimension antichrétienne de la Révolution et la tentative d'instauration d'une religion civile déiste





Le professeur Xavier Martin aborde la dimension antichrétienne de la Révolution française et la tentative de l'instauration d'une religion civile déiste.




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dimanche 30 janvier 2011

Japon — malaise démographique

Trois Premiers ministres en quatre ans, un déficit public abyssal (170 % du PIB), une population vieillissante et déclinante : le Japon traverse aujourd'hui une grave crise de confiance. Le monde bouge, mais le pays du Soleil levant semble figé dans un modèle statique. Au grand dam des jeunes Nippons.

Avec un taux de natalité de 1,3 enfant par femme, le Japon se prépare à une chute sévère de 30 % de sa population en 2050 (de 127 millions à 90 millions) et à un contraction de la demande intérieure et de la valeur immobilière. Dès lors, le poids sur les générations actives va s'accroître considérablement. Les jeunes sont les premiers touchés. « J'ai beaucoup voyagé dans mon métier, mais c'est au Japon que le discours des jeunes est le plus cynique sur le monde de l'entreprise, assure Masahiro Matsuoka au Télégramme de Brest, un courtier de 43 ans. Le conflit entre générations deviendra inévitable dans les prochaines décennies ». Pour exemple, et le chiffre est inégalé depuis 1945 : en mars 2010, 43,7 % des Japonais sortis de l'université n'ont pas trouvé d'emploi dans une entreprise.

La peur de régresser est la cause d'un malaise profond. En 2010, la Chine a délogé le Japon du titre de seconde puissance économique. Certes, le pays du Soleil levant a des atouts dans les voitures hybrides (numéro un mondial avec Toyota), dans le secteur des téléphones intelligents, les jeux vidéos ou l'industrie robotique. Mais son esprit individualiste lui joue des tours. Par exemple, sur le marché des téléphones portables nouvelle génération, le Japon contrôlait 80 % du marché mondial en 2005. Cinq ans après, il ne conserve plus que 20 % du marché.




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Me Olivier Itéanu : « L’anonymat sur Internet devrait être un nouveau droit de l’homme »

Me Olivier Itéanu est l’une des personnalités majeures de l’Internet en France et l’un des pionniers du droit de l’Internet en France. Il a été successivement président puis président d’honneur de l’ISOC France (Internet Society) de mai 2000 à février 2003. Il est l’avocat le plus cité dans la base de données de jurisprudence française sur les TIC Legalis.net (juillet 2010). Il est également administrateur et secrétaire général d’Eurocloud France, l’organisation professionnelle française qui regroupe les acteurs de l'informatique en nuage. Enfin, il a été désigné par l’Icann (société américaine qui gère les noms de domaine et adresses Internet) dans un groupe de travail chargé de réfléchir et proposer des évolutions au service appelé Whois, registre mondial des noms et de domaine et adresses Internet proposé dans le monde entier. Il fut le seul français membre de l’Icann.

Il nous présente son dernier livre, Identité numérique en questions, aux éditions Eyrolles, un aspect essentiel de l’évolution de nos démocraties, et de la liberté d’expression.





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samedi 29 janvier 2011

Étude — Le divorce affecte grandement la santé mentale des enfants

Selon une récente et très importante étude de l'Université de Toronto parue le 20 janvier 2011 dans Psychiatry Research, les pensées suicidaires soient un phénomène plus souvent vécu par les enfants de parents divorcés.

Pour établir cette corrélation, les chercheurs ont questionné 6 647 adultes, dont 695 avaient vécu le divorce de leurs parents avant l’âge de 18 ans.

L'étude révèle que les hommes issus de familles divorcées ont plus de trois fois plus de risques d'avoir des pensées suicidaires par rapport aux hommes dont les parents ne sont pas divorcés. Les filles adultes nées de familles divorcées avaient 83 % de risques supplémentaires d'avoir des idées suicidaires comparées aux femmes dont les parents n'étaient pas divorcés.

Il semble que l’idée du suicide soit fortement liée à des problèmes connexes et stressants, comme la perte d’emploi de la mère ou du père, des sévices et des problèmes de dépendance d’un parent.

De plus, chez les femmes n’ayant pas vécu ce type de problèmes à la suite d'un divorce durant leur enfance, les pensées suicidaires on n'a pu établir de lien significatif entre le divorce et les pensées suicidaires.

Par contre, chez les hommes, la pensée du suicide s’est avérée être deux fois plus fréquente chez ceux issus d'une famille ayant vécu un divorce, même en l'absence de tout facteur stressant lié au divorce.

Il semble donc que même le divorce « sans problème » soit vécu différemment par les hommes et les femmes.

Il existe une multiplicité d'hypothèses qui expliqueraient pourquoi les hommes sont plus durement affectés par le divorce de leurs parents. Toutefois, les chercheurs croient que cet impact pourrait être dû à l'absence de contacts étroits entre les garçons et leur père après un divorce. [Note du carnet : près de 20 % de pères ne voient plus leurs enfants après un divorce.] Des études précédentes ont établi un lien entre la perte de la figure paternelle et un développement défavorable de la personnalité chez les garçons.


Sources : Psychiatry Research et Université de Toronto





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vendredi 28 janvier 2011

Pétition en faveur de la liberté de choix des garderies et CPE

Nous avons reçu cette information sur une pétition qui circule au sujet de la réglementation liberticide que Québec veut imposer aux garderies confessionnelles.





Regroupement pour le choix en Garderie et CPE subventionné

Pétition contre la directive concernant les CPE et les Garderies subventionnées
Objet de la pétition :

Étant donné que le 17 décembre dernier, la ministre de la Famille, Mme Yolande James, annonçait que le gouvernement du Québec interdisait toute initiation à la religion, prière, récitation ou chant religieux dans les services de garde subventionnés, nous faisons circuler une pétition contre cette directive. Si vous êtes intéressé par l’impact de cette nouvelle directive interdisant toute référence à Dieu, vous êtes invités à signer la pétition et à la faire circuler dans vos réseaux.


Date limite : 31 janvier, 2011

Faites parvenir les feuilles signées :

1. à la Ministre de la Famille, Mme Yolande James
par télécopieur : 418 643-2640

ET AU

2. Regroupement pour le choix en garderie et CPE subventionné
par télécopieur : 514 948-2595
ou par la poste : 7400 boul St. Laurent, bureau 407
Montréal, QC H2R 2Y1





Faites circuler !

Voir aussi

Répression religieuse plus sévère dans les garderies que dans les écoles

Religion à la garderie : membres d'un comité-conseil disent avoir été ignorés

« Les chiens du gouvernement québécois vont surveiller la religion dans les garderies »

 Le gouvernement québécois ne veut plus de religion dans les garderies communautaire



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jeudi 27 janvier 2011

Apprentissage de l'anglais en Europe commence à des âges bien différents

Et les meilleurs en anglais ne sont pas nécessairement ceux qui commencent obligatoirement le plus tôt (l'Espagne commence très tôt, mais la Hollande relativement tard). Notons que l'anglais n'est pas nécessairement la seconde langue (voir la Belgique) et qu'il est bon de ne pas connaître que l'anglais : il est aussi intéressant pour un Bruxellois d'apprendre le néerlandais que l'anglais, pour un Alsacien l'allemand. Il existe également d'autres langues montantes comme le chinois, l'espagnol et l'arabe et même le portugais.


À Paris, en grande section de maternelle, les enfants scolarisés à Saint-Jean-de-Passy bénéficient actuellement d'une heure d'anglais par semaine dispensée par un intervenant étranger, moyennant un financement supplémentaire des parents. Ces exemples amusent Michel Morel, membre du bureau de l'association des professeurs de langues vivantes. « Ces écoles mettent des moyens importants dans l'apprentissage des langues vivantes, mais les parents qui peuvent se permettre de les payer sont rares. Comment peut-on envisager d'apprendre l'anglais à des bambins de 3 ans qui ont déjà des carences énormes dans leur propre langue? À cet âge, les connaissances de vocabulaire en français varient déjà de un à six. Le risque, c'est de leur faire perdre pied », estime-t-il.




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