Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
vendredi 2 novembre 2007
Reportage belge qui compare l'école belge à l'école finlandaise
Enseignement belge francophone :
— Plus de la moitié des élèves belges dans le réseau francophone redoublent au moins une fois avant la fin du secondaire.
— Le fossé entre les écoles d'élite et les écoles dites difficiles s'accroît.
— Mauvais résultats dans les quartiers à forte immigration.
— Coût par élève en Belgique relativement égal à celui de la Finlande
Le modèle finlandais :
Résultats PISA (évaluation internationale sur 43 pays de l'OCDE et autres pays associés)
— en 2000 : la Finlande est première en lecture, 4ème en maths et 3ème en sciences
— en 2003 : la Finlande est première en lecture, en maths et en sciences.
— Les différences entre établissements, entre filles et garçons et entre catégories sociales sont les plus faibles de tous les pays évalués.
— La proportion d’élèves en difficulté est très faible (6% contre 21% en moyenne)
— Si l’école obligatoire commence effectivement à 7 ans, 96 % des familles choisissent de faire suivre un CP (1ère année) optionnel dès 6 ans à leur enfant. Les autres apprennent la lecture dans leurs familles. Les méthodes de lecture utilisées sont syllabiques.
— Peu d’immigration.
— Population socialement homogène.
— Cours de remédiation individualisé.
Vidéo sur la marche de la Coalition pour la Liberté en Éducation
Courte vidéo au sujet de la marche que la Coalition pour la Liberté en Éducation a organisée le 20 octobre 2007 à Québec pour s'opposer à la volonté du gouvernement québécois d'imposer son programme d'« Éthique et de culture religieuse » à tous les enfants du primaire ou du secondaire, qu'ils fréquentent une école publique ou une école prétendue privée au Québec, qu'elle soit confessionnelle ou non.Les écoles privées du Québec raflent les premières places
| Rang | Cote globale | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2005- 2006 | 2002- 2006 | Région | Nom de l’établissement | Secteur et langue | 2005- 2006 | 2002- 2006 |
| 1 | 1 | Montréal | Collège Jean-de-Brébeuf | privé francophone | 10,0 | 10,0 |
| 1 | 1 | Montréal | Collège Jean-Eudes | privé francophone | 10,0 | 10,0 |
| 1 | nd | Montréal | Herzliah High School — Snowdon | privé anglophone | 10,0 | nd |
| 4 | 4 | Montérégie | Collège Jean de la Mennais | privé francophone | 9,9 | 9,9 |
| 4 | 17 | Montréal | Collège Sainte-Anne de Lachine | privé francophone | 9,9 | 9,5 |
| 6 | 1 | Montréal | Collège Régina Assumptal | privé francophone | 9,8 | 10,0 |
| 6 | 12 | Montréal | Villa Sainte-Marcelline | privé francophone | 9,8 | 9,6 |
| 8 | 6 | Montérégie | École d’éducation internationale | public francophone | 9,7 | 9,8 |
| 8 | 12 | Outaouais | Collège Saint-Alexandre | privé francophone | 9,7 | 9,6 |
| 10 | 4 | Montréal | Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie | privé francophone | 9,6 | 9,9 |
| 10 | 6 | Montréal | Collège Notre-Dame du Sacré-Coeur | privé francophone | 9,6 | 9,8 |
| 10 | 6 | Lanaudière | Collège Saint-Sacrement | privé francophone | 9,6 | 9,8 |
| 10 | 11 | Montérégie | Collège Saint-Hilaire | privé francophone | 9,6 | 9,7 |
Notes importantes à propos des classements:
Dans ce tableau, les écoles sont classées (du côté gauche de la page) en ordre décroissant (de 1 à 463) selon leur rendement scolaire tel que mesuré d’après la cote globale sur 10 (figurant du côté droit du tableau) pour l’année scolaire 2005-2006. Sont également énumérées les statistiques moyennes de classement et de cote globale de l’école pour l’ensemble des cinq dernières années. Plus la cote globale sur 10 d’une école est élevée, plus elle se rapproche des premiers rangs. Les écoles qui ont obtenu des cotes globales identiques ont reçu le même rang. La mention «nd » figure au tableau dans les cas où l’on n’a pas pu obtenir des données historiques pour toutes les années visées. Les écoles secondaires de la province ne figurent pas toutes aux tableaux ni au classement. En sont exclues les écoles où l’on comptait moins de 15 élèves de 5e secondaire. Les séries de données disponibles sur ces écoles n’étaient pas suffisantes pour que l’on puisse en faire une analyse juste et raisonnable. Sont également exclus les centres d’éducation pour adultes, les services d’éducation permanente, les institutions qui reçoivent essentiellement des élèves étrangers non-résidents, les écoles dont les données étaient insuffisantes et les établissements alternatifs. L’exclusion d’une école du Bulletin ne devrait nullement être considérée comme l’expression d’un jugement sur l’efficacité de cet établissement.
La ministre Courchesne songe à réintroduire la dictée dans toutes les écoles
Un peu plus tôt dimanche, le premier ministre Jean Charest a indiqué, lors de son allocution radiophonique hebdomadaire sur les ondes de Corus, que son gouvernement « va agir dès cet automne pour qu'il y ait un retour en force de la dictée dans les écoles du Québec ». Selon lui, « on a un peu délaissé la dictée dans les dernières années [...] alors qu'à son avis, ça demeure un des meilleurs moyens pour apprendre à écrire sans faute ».
À l'heure actuelle, la dictée à l'école est facultative comme outil pédagogique. Toutefois, plusieurs professeurs l'utilisent régulièrement avec leurs étudiants. À la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), on précise que la dictée, comme outil d'enseignement, n'a jamais disparu du milieu de l'éducation.
Quant à savoir si la dictée deviendra obligatoire dans les écoles ou son utilisation plus fréquente, la réponse devrait venir directement du Monopole de l'Éducation. Mais si on se fie à ce qu'a annoncé le premier ministre Charest dimanche, « la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne va faire des propositions aux parents du Québec dans les prochaines semaines ».
On se demande bien comment ces parents vont s'exprimer. Le plus simple ne serait-il pas la liberté d'enseignement et le chèque d'éducation afin de permettre à tous les parents de choisir l'école de leur choix et le meilleur enseignement pour leurs enfants sans que l'État n'intervienne dans les moindres détails pédagogiques des écoles québécoises (privées comme publiques) ?
Compétence en lecture et en écriture, la France derrière la Bulgarie
Se pourrait-il que l'introduction de méthodes de lecture sujettes à controverses, l'ajout de nombreuses matières accessoires comme l'anglais dès le primaire (hé, oui!) et la réduction du temps imparti à l'étude du français — alors qu'il s'agit d'une langue au code orthographique et au vocabulaire complexes de par son recours aux racines scientifiques pour les mots les plus simples (semaine/hebdomadaire, jour/diurne) — aient un rapport avec ce mauvais classement ?
Quel est également l'impact de l'immigration non francophone sur ces résultats désolants ? Xavier Darcos et Claude Allègre ont maintenu que son rôle n'était pas négligeable.
Quand même la Ministre du Monopole a des craintes sur la réforme imposée d'office à tous...
La ministre se dit « très préoccupée » par l'acquisition des connaissances de base dans une école reformatée ces dernières années autour des « compétences ». « C'est prouvé que les enfants qui ont de solides connaissances de base abordent le secondaire de manière plus assurée. Et c'est là, sur le plan des matières de base, que le bât blesse avec le renouveau [pédagogique, la réforme] », a-t-elle affirmé. Pour illustrer son inquiétude, Mme Courchesne s'est elle-même interrogée comme suit: « Si vous me posez la question: est-ce que j'ai la totale conviction qu'actuellement ils ont acquis ces connaissances ? Je vais vous répondre qu'en français, c'est évident que non, lorsqu'on regarde les résultats de nos enfants, notamment leur capacité à écrire. Ça suscite beaucoup d'interrogations chez moi. Et c'est là-dessus que je travaille actuellement pour essayer de voir ce qui ne marche pas et comment on peut corriger le tir. »
Quand Mme Courchesne parle de rectifier le tir, rien n'est exclu: « Si ça veut dire corriger le tir au niveau du renouveau... bien s'il faut le faire, on va le faire. Je ne me mets pas de barrière! » Tout cela, ajoute-t-elle, « ne se fait pas en 24 heures». Cette position constitue une rupture avec celle de son prédécesseur libéral de février 2005 à avril 2007, Jean-Marc Fournier, qui s'était fait un défenseur passionné de la réforme. Mme Courchesne, sans enthousiasme, concède elle-même qu'il y a «certains objectifs et certains fondements qui sont bons» dans la réforme. Mais elle insiste sur ses nombreuses réserves. À ses yeux, avec le renouveau pédagogique, le pendule a été poussée trop loin vers la notion de « compétence ». « On est dans le tout ou rien », a-t-elle déploré avant de dire qu'il fallait rééquilibrer les choses. L'imposition d'un bulletin chiffré unique au Québec où les énoncés de compétences ont été simplifiés est un premier pas, a-t-elle soutenu.
[...]
Selon nos informations, un groupe de travail formé de chercheurs issus de l'Université Laval a été mis sur pied et commencera son travail sous peu pour évaluer l'effet du renouveau pédagogique au secondaire.
Rappelons que dans la grande tradition québécoise, ces réformes et ce renouveau pédagogique ont été imposés à toutes les écoles publiques et prétendument privées du Québec par le Monopole de l'Éducation.
On apprend par ailleurs que les « cégeps se désolent de constater que malgré la refonte du régime pédagogique, les conditions de diplomation du secondaire demeurent toujours en deçà des exigences d'entrée au collégial, les mathémathiques n'étant pas suffisamment relevées à leur goût. »
Les dispositions de la loi 95 inquiètent la HSLDA
POURQUOI LES DISPOSITIONS DE LA LOI 95 ET LE RALLIEMENT DU 20 OCTOBRE ORGANISÉ PAR LA CLÉ DEVRAIENT CONCERNER TOUS LES PARENTS-ÉDUCATEURS (CHRÉTIENS OU NON)?Fin du communiqué.
PRÉAMBULE
La Loi 95 est la Loi modifiant diverses dispositions de nature confessionnelle dans le domaine de l’éducation. Elle a été adoptée en juin 2005 mais entrera pleinement en vigueur le 1er juillet 2008.
L’article 13 de cette Loi 95 modifie la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., chapitre C-12) :QUESTIONS ET RÉPONSES
13. L’article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne est remplacé par l’article suivant :
« 41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’assurer l’éducation religieuse et moral de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci. »
Que disait l’article 41 (maintenant abrogé) de la Charte des droits et libertés de la personne ?Que signifie « … dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci ? »« 41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’exiger que, dans les établissements d’enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi. »
(ABROGÉ)
Le nouveau texte, contrairement au précédent, dépasse le contexte institutionnel (à savoir les établissements d’enseignement) pour s’étendre à l’ensemble de la société québécoise.
Par conséquent, il serait possible d’invoquer cet article de la Charte pour imposer aux familles qui font l’école-maison le nouveau cours « Éthique et culture religieuse » en justifiant que c’est dans l’intérêt de leurs enfants et pour respecter leurs droits.*
*Cette Charte s’appuie sur la Convention relative aux droits des enfants des Nations-Unies :Article 14(1) : Les états partis reconnaissent les droits de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
Quelle pensée, quelle conscience et quelle religion ? Celles transmises par les parents ou celles inculquées par un programme quelconque sanctionné par l’État ?
Pourquoi devrais-je me sentir concerné en tant que parent faisant l’école-maison ?
Si vous ne souhaitez pas vous voir imposer un programme particulier de la part du gouvernement pour l’éducation de vos enfants, cette situation doit vous interpeler. La Loi 95 implique clairement que le gouvernement sait mieux que les parents ce qui est bien pour l’éducation des enfants.
Est-ce que cela signifie que nous sommes contre le fait d’exposer nos enfants à d’autres valeurs et croyances?
NON ! Pas du tout ! Compte tenu de l’actualité, il serait difficile de ne pas aborder ces questions avec nos enfants. Toutefois, nous sommes contre le fait qu’on puisse nous imposer un programme, et surtout un programme qui nous impose sa perspective; un programme qui relativise les valeurs et les croyances n’est pas neutre.
Pourquoi le gouvernement voudrait nous imposer le cours « Éthique et culture religieuse » ?
De prime abord, ce cours veut inculquer chez les jeunes la tolérance envers les autres religions et croyances, et possiblement vis-à-vis des styles de vie alternatifs. On peut ajouter aussi qu’il s’agit de créer un « déséquilibre cognitif » chez les jeunes; dans le jargon éducatif, ce terme signifie simplement « semer le doute » dans l’esprit des jeunes quant aux valeurs ou croyances déjà reçues (en l’occurrence, celles transmises par les parents).
Rappelons que ce cours sera en vigueur dans toutes les écoles (privées et publiques) du Québec pendant tout le primaire et le secondaire (11 ans).
Pourquoi ne devrait-on pas simplement accepter ce cours et en faire ce que nous voulons ?
Si on donne le droit aux instances scolaires de s’ingérer de cette façon dans l’éducation des enfants scolarisés à la maison, jusqu’où cela ira-t-il ?
Quel est l’intérêt des parents qui ont des enfants dans le système scolaire et qui seront présents au rassemblement du 20 octobre ?
Ces parents ne veulent pas se voir imposer le cours « Éthique et culture religieuse », alors qu’ils avaient le choix jusqu’ici d’opter pour le cours d’enseignement moral et religieux catholique ou protestant, ou encore l’enseignement moral. Ils croient qu’en tant que parents, ils sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et qu’ils devraient avoir la possibilité de choisir entre différentes options pour ce type de cours offert à l’école.
Est-ce que ma participation au rassemblement en vaut le temps et l’effort ?
À la lumière des réponses aux questions ci-dessus, à vous d’en juger !
LIENS UTILES :
Loi 95
Charte québécoise
Convention relative aux droits des enfants
Cours « Éthique et culture religieuse »
mardi 2 octobre 2007
France — Le niveau du bac augmente-t-il ?
Non, le niveau du bac n'augmente pas!Heureusement, ce genre de choses ne se passe pas de ce côté-ci de l'Atlantique !
Professeur d'anglais en lycée, je corrige tous les ans les épreuves du bac à l'écrit et ne peux que constater la pauvreté tant lexicale que syntaxique de la majorité des copies que je suis obligée de surnoter : en effet, les instructions de correction sont telles que même la plus mauvaise copie n'aura jamais moins de 7/20.
De plus, on nous demande de corriger un paquet et de contacter un interlocuteur qui vous dit : « Votre moyenne est trop basse par rapport aux quotas; recommencez tout et alignez-vous sur l'ensemble. » Ce qui veut dire recorriger
le premier paquet et surnoter, car nous sommes contraints d'attribuer la moitié des points même si le candidat ne sait pas construire un énoncé de base, s'il n'a pas compris l'énoncé ou si sa réponse est erronée !
Ensuite, les médias et les inspecteurs nous scandent que le niveau augmente! Il faut rectifier tout cela et arrêter le politiquement correct : le niveau baisse à toute vitesse, car le niveau d'exigence est au plus bas ! Mais, il faut le
dire, avec ce système démagogique qui pervertit l'enseignement — pression voire harcèlement,menaces d'avancement de carrière freiné ... —, tout le monde est content et la paix sociale, assurée.
Le bac actuel ne sanctionne plus un niveau de compétences acquises au lycée mais récompense la médiocrité, voire le néant le plus total, et avec mention ! L'exigence est condamnée et dénoncée par les supérieurs hiérarchiques, le ministère, les parents, les médias. Ainsi, l'enseignant qui attribue de bonnes notes est un bon enseignant qui avancera bien plus vite dans sa carrière que celui qui met la note juste.
[...]
Depuis 2006, le mot d'ordre est d'« attribuer un maximum de mentions ». C'est la nouvelle mode. N'oublions pas que les objectifs européens de réussite
au bac sont de 90 % pour 2010... Très encourageant, n'est-ce pas ? Maintenant que le peuple est habitué à entendre des taux de réussite records, on n'est pas près de voir ces chiffres baisser et donc de retrouver l'exigence qui faisait la qualité et la réputation de notre enseignement !
Monique Ferreira
Le pédagogisme envahissant du Monopole
On sait où va la réforme qui révolutionne le système scolaire: dans le mur. Une suggestion pour éviter le désastre.
Les « compétences transversales » et l’enseignement par projets, implantés dans nos écoles primaires, figureront l’an prochain dans une école secondaire près de chez vous. Il est vrai que ces concepts apparaissaient dans les documents issus des États généraux sur l’éducation, en 1996, qui ont aussi conduit aux garderies à cinq dollars, à la maternelle à cinq ans pour tous et à bien d’autres améliorations.
Mais ceux qui, comme moi, ont suivi la gestation de la réforme en spectateurs intéressés, même au sein du gouvernement, furent extrêmement surpris de l’importance prise par ces aspects-là en particulier. Nous étions un certain nombre, Lucien Bouchard en tête, à avoir plutôt compris que le but de la réforme était de recentrer l’enseignement sur les matières de base, pas d’opérer une révolution pédagogique totale et unique au monde.
En prenant le pouvoir, en 2003, les libéraux auraient pu tout jeter aux orties, blâmant les péquistes. Au contraire, ils s’en sont fait les défenseurs. On connaissait la force d’inertie. On découvre la force réformiste. Venue de nulle part, elle est de celles que rien ne peut arrêter.
[...]
j’ai été frappé par le recul des résultats de nos marmots, l’an dernier, dans la première épreuve internationale tenue depuis la réforme. Je suis sensible à ce que disent les enseignants. Ils sont plus de 60 % à noter une détérioration de la réussite des enfants. Cela dit, beaucoup croient qu’il faut persévérer, du moins au primaire.
La situation est plus problématique au secondaire, où la résistance à l’introduction de la réforme est forte chez les enseignants.
C’est majeur, surtout que, à la faveur des mises à la retraite en 1996-1997, plus de 9 000 jeunes profs ont intégré le réseau. Nous ne sommes pas face à de vieux croûtons réfractaires au changement. De plus, on ne souligne jamais assez que le système actuel a permis à nos élèves de 15 ans de se classer premiers en sciences et en mathématiques dans les trois épreuves subies par un million d’enfants dans 45 pays depuis 1994. Aucune autre société n’obtient des résultats aussi élevés, avec aussi peu de différences entre les élèves des milieux favorisés et défavorisés. Ces résultats placent le Québec devant l’Ontario et très loin devant les États-Unis. Le taux de décrochage chez les jeunes est toujours problématique dans l’est de Montréal, mais il a régressé au Québec de 1975 (46 %) à 2005 (30 %). Et le nombre de raccrocheurs augmente sans cesse, ce qui réduit de moitié le nombre de sans-diplôme.
Ainsi, selon les derniers chiffres de l’OCDE, le taux d’obtention d’un diplôme secondaire au Québec est supérieur à la moyenne des pays industrialisés, devançant la France, la Suède et les États-Unis.
Ce train file droit dans le mur. Comment les partisans de la réforme ne le voient-ils pas ? À quelques jours des élections, les chefs des partis devraient opérer un repli. Si j’étais eux, je déclarerais un moratoire de 10 ans sur l’introduction de la réforme au secondaire, pour appliquer celle-ci seulement dans des écoles-pilotes volontaires et représentatives des milieux fortunés et défavorisés. Cela donnerait le temps à la fois d’évaluer à fond ses effets au primaire et de comparer les résultats des écoles-pilotes avec ceux du secteur non réformé, afin de prendre une décision définitive en connaissance de cause. Si les réformistes sont certains de la valeur de leurs propositions, ils n’ont qu’à se dire que les résultats leur donneront raison. Mais l’enjeu est trop grand pour qu’on leur signe, aujourd’hui, un chèque en blanc.
vendredi 28 septembre 2007
Priorité du ministère de l’Éducation : sévir et serrer la vis...
L’urgence est ailleurs. Car, comme nous l’apprend un article médiocre du Devoir publié le 22 septembre, des informations « pour le moins dérangeantes ont éclaté au grand jour ». Imaginez : les jeunes juifs hassidiques passeraient la majeure partie de leur journée à étudier la Torah à partir de 12 ans. La grande nouvelle !
Pourtant établies depuis une centaine d'années au Québec, les écoles privées juives ont créé de grands remous dernièrement. [N.D.L.R : Ah ?] « Certaines écoles juives ont un permis du ministère de l'Éducation même si, au secondaire, elles n'enseignent pratiquement que les livres religieux aux adolescents. Si, en tant que société multiculturelle, il est souhaitable de ne pas imposer un modèle unique d'enseignement, il est toutefois de notre devoir de se demander jusqu'où on doit aller », indique Mme Garand.
Les écoles juives devront se conformer
Selon la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, il n'y a pas de doute. Les écoles juives doivent se conformer rapidement. Au début de l'été, elle a réuni les directeurs autour d'une même table pour dégager un terrain d'entente.
La difficulté est que, dans la religion juive, tout garçon doit, dès l'âge de 13 ans et jusqu'à ce qu'il devienne chef de famille, passer la majorité de sa journée à étudier la Torah. L'enseignement d'autres matières n'est pas exclu, mais le partage du temps est problématique.
« Les directeurs d'école comprennent toutefois que, au Québec, la loi oblige les enfants à fréquenter l'école jusqu'à 16 ans, et ils devront la respecter. Ce ne sera pas facile, mais le processus de consultation et de transition a été établi. Toutefois, les écoles juives existent au Québec depuis très longtemps et il faut en tenir compte. Il y aura une période de transition, d'environ un an ou deux, au maximum trois ans, mais si jamais des écoles rejetaient tout simplement nos exigences, elles seraient informées que nous entreprendrions les procédures judiciaires appropriées », affirme la ministre Courchesne, toutefois confiante en la bonne volonté de la communauté.
D'autres groupes religieux, plus petits et plus reclus, exploitent légalement ou non des écoles au Québec, alors qu'on ne sait pas toujours ce qui y est enseigné. Prenons l'Académie des petits phénix de Longueuil. « Cette école, dirigée par l'Église de la scientologie, a un permis du ministère de l'Éducation. Pourtant, on ne sait pas vraiment ce qui y est enseigné. On entend seulement des ouï-dire. Le ministère devrait faire enquête. On ne devrait pas donner de permis sans savoir ce qui est enseigné dans un établissement et avec quelles techniques », soutient Mme Garand, qui, par le CINR, vient en aide aux personnes fragilisées à la suite d'une expérience de croyance.
- La journaliste ne semble interroger qu’une personne pour le moins partiale en matière religieuse.
- Ces « révélations » du Devoir – qui utilise les dénonciations d’une personne peu sympathique envers les religions – semblent surtout faire partie d’une volonté de voir le Ministère prendre des mesures sévères devant les « dérives » des « groupes nébuleux » et des « nouvelles religions » — spécialité de la seule dénonciatrice — comme le judaïsme (!).
- Au fait, qui finance le CINR ? La journaliste ne nous en dit mot alors qu’elle dénonce ceux qui seraient derrière certaines écoles.
- La journaliste ne semble pas chercher à vérifier les faits présentés par son interlocutrice en demandant l’avis des personnes incriminées... Très étranges procédés, mais bon c’est la presse francophone du Québec.
« Dans votre article du 22 septembre 2007, les seules informations véridiques que vous ayez mentionnées au sujet de l'Académie des petits Phénix sont qu'elle est bel et bien située à Longueuil et qu'elle détient un permis du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Le reste est faux et même diffamatoire dans certains cas. On vous a vraiment très mal informé !
Il n'existe aucune école scientologue au Québec, aucune école où l'on fait l'enseignement de la religion de la Scientologie dans un cadre scolaire.
L'Académie des petits Phénix est une école tout ce qu'il y a de plus laïque qui ne fait aucun enseignement religieux, seulement de l'enseignement moral. Ni la directrice pédagogique, ni les enseignantes‑titulaires ne sont scientologues. Par contre, elles utilisent la technique d'étude Applied Scholatics avec les élèves pour leur permettre de mieux réussir leurs études et obtiennent d'excellents résultats. »
Le ministère de l'Éducation se défend bien d'accorder des permis sans s'assurer que les écoles répondent bien aux critères prescrits, notamment en ce qui a trait au régime pédagogique et à l'évaluation. « Les règles sont claires. Plusieurs demandes de permis sont refusées, d'autres sont accordées, mais des suivis sont faits. Certaines écoles se voient accorder leur permis sous conditions, alors nous les suivons de plus près. De plus, les permis peuvent toujours être révoqués si les critères ne sont pas respectés. D'ailleurs, en ce moment, il y a un gros resserrement qui se fait », précise Michelle Courchesne.
Du côté de Gatineau maintenant, l'école évangélique pentecôtiste illégale de l'Église Nouvelle Alliance, dénoncée dans les médias l'année dernière, semble toujours bien opérationnelle. « Nous n'avons vu aucune action du ministère dans ce dossier », déplore Mme Garand.
Au ministère de l'Éducation, on précise que cette école a déposé une demande de permis qui fait toujours l'objet d'une analyse.
Enfin, le ministère de l'Éducation a récemment exigé la fermeture de la petite école mennonite de Roxton Falls, en Estrie,
qui enseignait le créationnisme.
Refusant de se conformer aux exigences du gouvernement, l'établissement se retrouvait dans l'illégalité.
Toutefois, devant la menace de poursuites judiciaires si la communauté rouvrait l'école cette année, les membres ont affirmé qu'ils déménageaient en Ontario,
- les mennonites ont dit que les parents d’enfants scolarisés à l’école de Roxton Falls (note pour journalistes du Devoir : donc pas tous les membres, car tous ne sont pas dans ce cas-là) déménageraient avant la rentrée et la mise en action de la dimension « protectrice » de la DPJ.
- Tous ces parents ont déménagé (suffit d’un petit coup de fil au maire, au pasteur, une visite, etc.) à grands frais, car pour l’instant plusieurs ont encore leur ferme à Roxton Falls et louent en sus des appartements dans d’autres provinces.
où le gouvernement est moins strict.
Notez qu'il est paradoxal de voir tout à coup ces grands libertaires du Devoir qui ne condamnent ni les « identités sexuelles floues », ni les mariages homosexuels, ni l'usage de drogues récréatives soient subitement en faveur de mesures strictes ! Bien sûr il s’agit ici de lutter contre l’infâme comme aurait dit Voltaire : la religion.
Entre-temps, ce genre de dogmatisme a fait fuir des citoyens modèles de Roxton Falls comme le regrettent les habitants de ce village. Et cela dans une région qui commence à manquer de bras ! Bravo MM. les fonctionnaires de Québec qui serrez subitement et à mauvais escient la vis !