dimanche 10 février 2019

Oxford réorganise les études classiques pour réduire inégalités entre hommes et femmes

Après 900 ans, l’université Oxford réorganise ses études classiques pour réduire les inégalités entre hommes et femmes. La faculté a décidé de passer à l’action alors que les jeunes hommes sont deux fois plus nombreux que les filles à obtenir une mention très bien.

Les professeurs de la faculté de lettres classiques ont déclaré que les résultats des examens de l’an passé révélaient un écart troublant entre les sexes : 46,8 % des hommes obtenaient une mention très bien (16/20 ou plus) alors que seules 12,5 % de leurs camarades féminines entraient dans cette catégorie.

Les universitaires ont noté que l’écart entre les sexes lors des examens finaux — qui était « déjà très perceptible » — avait « considérablement augmenté » avec la dernière cohorte d’étudiantes.

Par ailleurs, si 38 % des jeunes hommes obtenaient une mention très bien lors des examens de deuxième année seules 19,3 % des femmes l’obtenaient.

Luke Pitcher, président de la faculté des lettres classiques, a déclaré qu’une équipe était sur le point de « refondre » le programme afin de « remédier à la disparité entre les sexes ».

Cette décision a été reçue de façon mitigée par les étudiants d’Oxford. L’un d’entre eux a affirmé qu’il s’agissait d’une mesure « draconienne et inutile ». Cet étudiant en troisième année de lettres classiques a ajouté : « Au lieu de reformuler tout le programme, le département devrait se pencher sur le fait que le style d'enseignement conviendrait plus aux garçons qu’aux filles. »

Alex Nash, un autre étudiant de troisième année en classiques, a déclaré : « La réforme devrait viser à réduire l’écart entre les candidats qui ont étudié le latin et le grec au secondaire et les autres. » « La vraie différence réside dans la maîtrise de la langue, certains étudiants débutants étant nettement désavantagés », a-t-il ajouté.

Cette matière, également connue sous le nom de Literae Humaniores ou les Grands, est enseignée à Oxford depuis plus de 900 ans. Parmi les anciens diplômés, on retrouve Oscar Wilde, CS Lewis et Boris Johnson.

Le projet de réforme du programme d’études classiques constitue la dernière parmi de nombreuses « ouvertures » des facultés d’Oxford envers les femmes.

L’an dernier, la faculté de philosophie d’Oxford a introduit plusieurs modifications destinées à accroître l’attrait de ce domaine pour les étudiantes. La faculté a présenté un nouveau cours de premier cycle sur la philosophie féministe et a suggéré que 40 % des auteurs recommandés sur les listes de lecture de philosophie soient des femmes. La liste des grandes philosophes dans l'histoire est pourtant bien courte. On a également invité les professeurs à utiliser les prénoms des auteurs plutôt que leurs initiales lors de la compilation de ces listes de lecture, afin de faire ressortir les auteurs de sexe féminin. On ne sait pas ce qui est prévu pour les auteurs transgenres.

En 2017, Oxford a introduit un examen final d’histoire « à emporter à la maison », destiné à améliorer les résultats des étudiantes car elles ont moins de chances d’obtenir un diplôme avec distinction en histoire que leurs camarades masculins.

Les étudiantes qui passaient des examens de mathématiques et d’informatique à l’été 2017 disposaient de 15 minutes supplémentaires pour terminer leurs copies, après que les professeurs aient déclaré que « les candidates pourraient être plus susceptibles d’être affectées par la pression du temps ».

Un porte-parole d’une université a déclaré : « La Faculté des lettres classiques est en train de créer un nouveau groupe de travail chargé d’étudier certains aspects du cours de lettres classiques. »

« Le groupe examinera un certain nombre de questions, notamment le déséquilibre hommes-femmes dans les résultats des examens. Aucune proposition n’a encore été faite, discutée par la faculté ou adoptée. »

On ne connaît pas d'initiatives pour améliorer la réussite des hommes dans les domaines où ils obtiennent de moins bons résultats que les femmes.

Source : Sunday Telegraph

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Université d'Oxford : plus de temps donné aux femmes pour compléter l'examen

Étude de 2018 (n=2064) : pas d'effet de menace du stéréotype sur résultats en maths des filles

Hongrie — Exonération fiscale à vie pour les mères d'au moins 4 enfants

Le gouvernement hongrois augmente considérablement son aide financière et ses subventions aux familles de plusieurs enfants, a annoncé dimanche le Premier ministre Orban.

Les mesures annoncées par Viktor Orban lors de son discours sur l’état de la nation visent à encourager les femmes à avoir plus d’enfants et à enrayer le déclin de la population en Hongrie.

Les avantages comprennent une exonération à vie de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour les femmes qui donnent naissance et qui élèvent au moins quatre enfants ; une subvention de 2,5 millions de forints (11 500 $ canadiens, 7 800 euros) en faveur d’un véhicule de sept places destiné aux familles de trois enfants ou plus ; et un prêt à faible taux d’intérêt pour les femmes de moins de 40 ans qui se marient pour la première fois.

Le gouvernement a également déclaré qu’il dépensera davantage pour le système de santé hongrois et qu’il créera 21 000 places en crèche. De plus, les grands-parents seront admissibles à des frais de garde d’enfants s’ils s’occupent de jeunes enfants à la place de leurs parents, a dit Orban.

« Il y a de moins en moins d’enfants nés en Europe. Pour l’Ouest, la réponse (à ce défi) est l’immigration. Pour chaque enfant disparu, on devrait en faire venir un et alors les chiffres seront bons », a déclaré M. Orban, selon Reuters.

« Mais nous n’avons pas besoin de bons chiffres. Nous avons besoin d’enfants hongrois “, a-t-il dit en annonçant le programme d’incitation.

Source : The Independent

mercredi 6 février 2019

Des écoliers (5 à 9 ans) hospitalisés après avoir consommé du cannabis

Lundi, au moins 14 enfants d'une école primaire située à Cleveland, dans l'Ohio, ont consommé des oursons en gélatine qui auraient contenu du cannabis. Neuf d'entre eux ont dû être hospitalisés.

Source

lundi 4 février 2019

Étude de 2018 (n=2064) : pas d'effet de menace du stéréotype sur résultats en maths des filles

Stéréotype sociologique moderne :
« Les femmes et les mathématiques,
un exemple de stéréotype négatif désinvestissant. »
Le concept de menace du stéréotype relève de l’étude des stéréotypes dans le domaine de la psychologie sociale. Il représenterait l’effet psychologique qu’un stéréotype aurait sur une personne visée par celui-ci. Face à certaines situations, un individu aurait la sensation d’être jugé à travers un stéréotype négatif visant son groupe ou craindre de faire quelque chose qui pourrait confirmer ce stéréotype. Dès lors, cela pourrait provoquer une diminution des performances de cet individu, dans un domaine où il est impliqué personnellement.

Selon cette théorie, quand une femme passe un test en mathématiques, son résultat serait possiblement affecté par le stéréotype selon lequel les femmes ont des capacités en mathématiques inférieures à celles des hommes. Cette conséquence de la menace du stéréotype aurait été démontrée, selon ses partisans, par Spencer, Steele et Quinn en 1999. De plus, les résultats montreraient que le stéréotype n’intervenait pas quand il était précisé au préalable que les femmes réussissaient le test aussi bien que les hommes. Ensuite, seules les performances dans ce domaine seraient impactées : un test en anglais de difficulté équivalente est tout aussi bien réussi par les femmes que par les hommes. Enfin, si le test en mathématiques est facile, les femmes ne seront pas non plus influencées par la menace.

Critiques

L’explication proposée par le concept de menace de stéréotype a très tôt attiré les critiques. Selon les chercheurs Paul R. Sackett, Chaitra M. Hardison et Michael J. Cullen, les médias et la littérature savante ont conclu à tort que l’élimination de la menace du stéréotype pourrait complètement éliminer les différences de performance entre les Américains européens et les Afro-Américains. Sackett et al. ont souligné que, dans les expériences fondatrices de Steele et Aronson (1995) où la menace de stéréotype était supprimée, un écart d’environ un écart-type restait entre les groupes sans usage de covariances, ce qui est très proche de la différence moyenne observée entre les Afro-Américains et les Européens aux scores sur des tests standardisés à grande échelle tels que le SAT.

Gijsbert Stoet et David C. Geary ont examiné les preuves justifiant le concept de la menace stéréotypée et notamment des écarts de réussite en mathématiques entre les hommes et les femmes. Ils ont conclu que les recherches sur les stéréotypes comportaient de nombreux problèmes méthodologiques, comme l’absence de groupes de contrôle, et que la littérature sur les menaces stéréotypées était faussement présentée comme « prouvée ». Ils ont conclu que les preuves avancées étaient très faibles.

L’ampleur et la nature de l’effet de menace de stéréotype ont également été remises en question. Flore et Wicherts ont conclu, dans une grande méta-analyse, que l’effet rapporté est faible, mais aussi que son importance est artificiellement augmentée par un biais de publication, pour expliquer les différences de résultats en mathématiques et en sciences entre les sexes. Ils soutiennent que, après correction du biais de publication, les effets de la menace de stéréotype étaient plus probablement proches de zéro. Ce biais signifie que les chercheurs ont tendance à publier ou à citer des effets positifs importants liés à une hypothèse ou une théorie, car les études montrant un manque d’effets ou des effets négligeables attirent moins d’attention. Dans le cas de la menace du stéréotype, on aurait accordé beaucoup d’importances à des effets (faussement) positifs dans des études insuffisantes alors que de grandes études similaires bien contrôlées trouvent des effets plus petits, voire non significatifs. (Voir Colleen M. Ganley, Leigh A. Mingle, Allison M. Ryan et Katherine Ryan, « An examination of stereotype threat effects on girls’ mathematics performance. »)

Étude (n=2064) de 2018 : aucune confirmation d’un effet de menace du stéréotype

Les auteurs (Flore, Mulder et Wicherts) d’une étude publiée en janvier 2019 ont mené une expérience de menace stéréotypée à grande échelle dans des écoles secondaires néerlandaises (n = 2064) pour étudier la généralisabilité de l’effet de menace du stéréotype.

Dans cette étude, les scientifiques ont tenté de reproduire l’effet global parmi les filles du secondaire des Pays-Bas et d’étudier quatre modérateurs théoriques principaux, à savoir l’identification du domaine, le sexe, l’anxiété liée aux mathématiques et la difficulté des tests. Chez les filles (13-14 ans), ils n’ont trouvé aucun effet global de la menace stéréotypée sur les performances en mathématiques ni aucun effet modéré de la menace stéréotypée.

L’étude a révélé un écart entre les sexes au test de mathématiques, les garçons ayant de meilleurs résultats que les filles. Mais cela ne semble pas être dû à la manipulation de la menace stéréotypée (« Grâce à une série d’analyses, nous concluons que nos données ne montrent aucun signe de baisse de performance due à la manipulation de la menace stéréotypée. »)

Brève — L'écart de rémunération entre les sexes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer

L’écart de rémunération entre les hommes et les femmes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer.

Les femmes sans enfants qui n’ont jamais été mariées gagnent 117 % des salaires de leurs homologues masculins (contrôlés pour l’éducation, l’âge et les heures travaillées et l’âge). Pourquoi ? Parce que les décisions des femmes jamais mariées sans enfants ressemblent davantage à celles des hommes (par exemple, elles travaillent plus longtemps et n’abandonnent pas leur carrière, c'était déjà vrai au début du XXe siècle...), et les hommes jamais mariés ressemblent davantage à des femmes (carrières dans le domaine des arts, notamment). Le résultat ? Ces femmes gagnent plus que ces hommes.

Les décisions familiales sont la variable cruciale qui explique l’écart salarial. Et la variable familiale la plus importante est la division du travail après la naissance des enfants : la présence d’enfants conduit le père s’investir davantage dans le travail et maman intensifie ses engagements familiaux.

Le changement de la division du travail une fois les enfants arrivés implique-t-il que les mères sacrifient leur carrière à contrecœur ? Pas vraiment. Les sondages auprès des gens dans la vingtaine montrent que les deux sexes préféreraient sacrifier leur salaire pour plus de temps en famille. En fait, les hommes dans la vingtaine sont plus disposés que les femmes à sacrifier la rémunération de leur famille (70 % des hommes ; 63 % des femmes).

Toutefois, les femmes ne gagnent-elles pas moins que les hommes occupant le même emploi ? Oui et non. C’est ainsi que, pour les médecins, le Bureau of Labor Statistics amalgame sous la même rubrique des médecins et des chirurgiens. Le médecin de sexe masculin est plus susceptible d’être le chirurgien, d’exercer en cabinet privé, pendant des heures plus longues et moins prévisibles, et pendant plusieurs années. Alors que les femmes ont plus tendance à être médecins avec des autres moins longues et prévisibles. Lorsque ces variables sont prises en compte, le salaire est exactement le même. Ce qui semble être le même travail (médecin) n’est, dans les faits, pas le même travail.

S’agit-il d’un choix fait par les femmes ou de la discrimination ? Pour Warren Farrell qui a enseigné à la faculté de médecine de l’Université de Californie à San Diego : « j’ai vu mes étudiantes s’intéresser à des spécialités qui comportent des heures de service moindres et prévisibles (dermatologie, psychiatrie). Inversement, elles évitaient les spécialités avec beaucoup de contact avec le sang et la mort, telles que la chirurgie. »

Source

Voir aussi

« Les femmes en couple qui travaille à temps partiel ont un niveau élevé de satisfaction à l'emploi, un faible désir de changer les horaires de travail et vivent dans des couples où la production des ménages est très sexiste... et vivent en partenariat où la production du ménage est très sexuée... les résultats suggèrent que les emplois à temps partiel sont ce que veulent la plupart des femmes néerlandaises. » (Source)

« Pour Ellen de Bruin, auteur du succès de librairie Ces Hollandaises qui ne ne dépriment pas... Comment font-elles ? (Un clin d’œil au Ces Françaises qui ne grossissent pas... : Comment font-elles ? de Mireille Guiliano) la Néerlandaise typique est naturellement belle, n’est pas esclave de la mode, enfourche son vélo pour faire ses courses, passe beaucoup de temps avec ses enfants et son mari, suit des cours d’art en milieu de semaine, passe avec décontraction l’après-midi à boire du café avec ses amies. Elle aime travailler à temps partiel, gagne moins que son mari, mais ça lui va parfaitement : il paie les factures.

Le livre d’Ellen de Bruin soulignait ensuite que les femmes néerlandaises, comparées aux autres femmes occidentales, se retrouvent constamment au bas des palmarès qui classent les pays en fonction du taux de femmes qui occupent des postes supérieurs dans les entreprises et l’administration, mais qu’elles sont systématiquement classées en haut de ces listes sur le plan du bonheur et du bien-être. En fait, presque tout le monde aux Pays-Bas semble content du statu quo. En 2009, les Pays-Bas arrivaient en tête de tous les pays de l’OCDE pour ce qui est du bien-être global..(plus de détails)



Faiblesse des revenus masculins, une des causes de l'effondrement du mariage ?

New York Times (journal de révérence) : le film Mary Poppins accusé de « visage noir » et de racisme

En octobre 1965 sortait en salles Mary Poppins, long-métrage de Disney dans lequel Julie Andrews interprète une nounou bien particulière. Drôle, touchant et entraînant grâce à ses musiques, le film est-il également raciste ?





C’est ce que n’hésite pas à affirmer Daniel Pollack-Pelzner, professeur d’anglais à l’université de l’Oregon, dans les colonnes du New York Times. Le professeur américain prétend que la scène des ramoneurs sur les toits de Londres est la pire de toutes puisqu’elle met en lumière des blackfaces (« visages noires ») – qui consiste à se colorer le corps pour se déguiser en un nègre une personne noire un afrodescendant.



Remarquer les chaussures roses noircies de Mary Poppins, cela fait-il aussi partie du déguisement en Noir ou plus simplement en ramoneur ?


Source : New York Times


dimanche 3 février 2019

6 février à Montréal — Soirée d'information sur le programme d'éducation à la sexualité imposé par le Ministère

On nous informe :

Cent quatre (104) personnes étaient présentes à dernière soirée d’information sur le nouveau programme d’éducation à la sexualité imposé par le ministère de l’Éducation du Québec. La conférence a eu lieu à Saint-Jérôme en présence de 5 pasteurs de différentes églises évangéliques. 


Ne manquez pas le prochain rendez-vous :

Mercredi 6 février 2019, de 19H00 à 21H00

Complexe CEUM

8555, 8e Avenue, Montréal QC H1Z 2X2




Inscrivez-vous en cliquant sur ce lien suivant : https://fr.surveymonkey.com/r/session_info_UVVC

N’hésitez pas à inviter parents et amis.


3e conférence :

(Montréal) Complexe C.E.U.M.Quand : 6 février 2019 de 19 h-21 h
Adresse : 8555 8e Avenue, Montréal, QC, H1Z 2X2

4e conférence

Gatineau) Église Le Sentier
Quand : 23 février 2019 de 13 h-15 h
Adresse : 770 boul. Greber, QC, Gatineau, J8V 3P8

5e conférence

(Rive-Sud) À venir


HORAIRE

19 h – 19 h 5 : Accueil et mot de bienvenue (Hôte)

19 h 5 – 19 h 15 : Lecture de l’horaire, présentation des conférenciers, mise en contexte

19 h 15 – 19 h 45 : Présentation du programme — Jude Marie Guillaume

19 h 45 – 20 h : Présentation du Guide pour les parents — Nathalie Michaud

20 h – 20 h 10 Démarche d’intégration de l’amour et de la sexualité – Solange Lefebvre-Pageau

20 h 10 – 20 h 20 : Réflexions pour susciter le dialogue parent/enfants — Raymond Ayas

20 h 20 – 20 h 45 : Période de questions

20 h 45 – 21 h : Mots de la fin et clôture

vendredi 1 février 2019

France — le député Xavier Breton dénonce l’éducation affective et sexuelle à l’école

Lors d’une séance de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale, le 29 janvier, le député Les Républicains  (centre-droit) Xavier Breton a défendu un amendement au projet de loi « sur l’école de la confiance » (mais où vont-ils chercher ces titres ?) défendu par l’exécutif du président Macron (parlant de confiance, la cote de confiance de Macron s’établissait à 23 % en décembre).

Xavier Breton demande (vidéo ci-dessous) à ce que l’éducation affective et sexuelle soit exclue de l’enseignement moral et civique. Il ajoute se méfier de l’ingérence de l’État dans la vie des familles, par exemple avec l’interdiction des fessées, votée en novembre par un parlement qui paraît déconnecté des préoccupations des citoyens.

Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce principe figure dans tous les textes de droits nationaux ou internationaux.

Réaffirmer ce principe suppose que l’école n’empiète pas sur le droit des parents. En matière d’éducation affective et sexuelle, qui touche aux convictions les plus intimes, l’intervention de l’État n’est pas légitime. Comme l’expliquait en son temps Jules Ferry dans sa lettre aux instituteurs : « vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille […]. Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. »

Il s’agit dans cet amendement de tirer toutes les conséquences de ce principe et d’exclure l’éducation affective et sexuelle de l’enseignement moral et civique.

Face à une opposition quasi générale (le parti de Macron a une large majorité dans ces commissions) qui invoquait de manière prévisible de « recrudescence des agressions sexuelles diverses », Xavier Breton a rétorqué :
« À cet argument, je pourrais répondre que quand il n’y avait pas d’éducation affective et sexuelle à l’école, il y avait beaucoup moins d’atteintes sexuelles... Moi, je m’interrogerais sur la recrudescence ». « Ce n’est pas en s’emparant des questions affectives et sexuelles uniquement sous l’angle de la technique et sous une vision sombre des relations entre les hommes et les femmes qu’on va donner un sens du respect réciproque. »




Peu après le micro de Xavier Breton sera coupé.

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La sexologue Thérèse Hargot : « La libération sexuelle a asservi les femmes » (et « ce discours hygiéniste est très anxiogène et inefficace : de nombreuses MST sont toujours transmises »)

Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques (et pourtant les écoles québécoises n'ont jamais arrêté de parler de sexualité et de MST)

Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques Le cours d'éducation sexuelle ontarien évite-t-il l'augmentation du nombre de maladies vénériennes ? (Réponse sans surprise : non)

Pourquoi les filles sages réussissent-elles ?

Qui doit enseigner la sexualité : l'État, l'école, les amis ou les parents ?

Les programmes anti-intimidation font-ils plus de torts que de bien ?

Texte d’Israël « Izzy » Kalman, MSc. M. Kalman est un psychologue scolaire agréé au niveau national aux États-Unis et l’un des principaux défenseurs de la psychoéducation. Il est le créateur et le directeur de Bullies to Buddies, Inc. (De tyrans à copains), auteur principal du programme Be Strong Resilience, auteur du carnet Psychology Today, Resilience to Bullying qui se consacre aux problèmes liés au mouvement anti-harcèlement et sur les solutions de rechange à ce mouvement anti-harcèlement tel que pratiqué aujourd’hui.

La meilleure façon de caractériser les programmes anti-intimidation actuels est de les comparer aux méthodes de police et de l’application de la Loi : les comportements négatifs sont comme des délits qu’il ne faut pas tolérer. Ces programmes anti-intimidation considèrent la vie en société comme un amalgame de tyrans pervers seuls responsables, de victimes innocentes qui ne portent aucune responsabilité et de passants qui permettent activement ou passivement l’intimidation.

En rendant les établissements scolaires légalement responsables de l’intimidation subie par les étudiants, il les incite à se transformer en institutions policières qui surveillent et enregistrent toutes les interactions des enfants, les privant de la liberté de dire ou de faire quoi que ce soit qui pourrait fâcher ou vexer l’un d’entre eux. Il transforme les éducateurs, les psychologues scolaires, les conseillers et les travailleurs sociaux en agents de sécurité, détectives, juges et censeurs.

Cette approche disciplinaire a été conçue par le professeur de recherche en psychologie norvégien Dan Olweus dans les années 1970 en réponse à une série de suicides d’adolescents intimidés. Le programme de prévention de l’intimidation Olweus (PPIO) a connu un succès mondial, il sert aujourd’hui d’étalon.

Tous les spécialistes qui se sont par la suite intéressés à l’intimidation se sont inspirés de son travail, ont diffusé sa doctrine sous forme d’Évangile et ont fondé leurs propres programmes contre l’intimidation en se basant sur celui de Olweus. En outre, ils ont réussi à faire adopter des lois qui obligent les écoles à mettre en œuvre l’approche d’Olweus en matière de harcèlement. Ainsi, tout le domaine de l’intimidation est une pyramide inversée basée sur les idées d’une seule personne.

Mais voilà, cette méthode ne marche pas très bien

Le problème est que le paradigme « policier » ne fonctionne pas très bien. L’étude la plus complète sur le PPIO, menée il y a quelques années en Pennsylvanie, a révélé une réduction de seulement 12 % du nombre d’enfants qui se plaignent d’avoir été victimes d’intimidation au moins deux fois par mois dans les écoles qui l’appliquent correctement depuis deux ans. C’est un taux d’échec de 88 % !

Toutes les méta-analyses de recherches sur les lois et les programmes anti-intimidation ont montré qu’ils produisaient rarement plus d’une réduction mineure de l’intimidation et aboutissaient souvent à une augmentation. Bizarrement, les chercheurs en intimidation ne recommandent jamais d’abandonner ces programmes et politiques inefficaces, mais simplement de les intensifier.

Le paradigme « policier » échoue, car il abandonne les principes bien établis de la psychologie et de la philosophie pour les remplacer par ce que la psychologie du comportement cognitif reconnaît comme des croyances irrationnelles. Nous devons comprendre que la grande majorité des brimades sont verbales et relationnelles : insultes, rumeurs, gestes, exclusion sociale et messages méchants dans le cyberespace. Bien que ces actes soient négatifs, ils constituent des caractéristiques inévitables de la vie sociale.

De tyrans à copains
Comment convertir vos ennemis en amis
Même les adultes s’y adonnent régulièrement. Mais l’éducation anti-intimidation enseigne aux enfants qu’ils ont droit à une vie sans intimidation, que les mots peuvent les marquer à jamais, qu’ils sont trop faibles pour gérer l’intimidation par eux-mêmes et que tout le monde — enseignants, parents, policiers, autres étudiants — doit les protéger. Ces programmes enseignent également qu’ils doivent informer les autorités scolaires lorsqu’ils sont victimes ou témoins d’intimidation, car ils peuvent faire cesser l’intimidation.

Ces croyances irrationnelles favorisent la vulnérabilité, l’impuissance et l’esprit de victime. Après qu’on leur a inculqué que les mots sont plus destructeurs que des bâtons ou des cailloux, les enfants sont en fait plus facilement contrariés par des insultes, ce qui encourage l’intimidation et les emprisonne dans un cycle sans fin.

Pire encore, lorsqu’elles impliquent les autorités scolaires, les hostilités s’intensifient immédiatement, chaque partie affirmant avec passion qu’elle est innocente et l’autre coupable. Les informateurs gagnent généralement la réputation de balance, de cafteur ou de mouchard, une peine de mort sociale. C’est presque toujours après la mise en œuvre de politiques anti-intimidation par l’école que l’intimidation verbale se transforme en violences physiques graves.

Il existe une autre façon de faire

Il existe une meilleure façon de lutter contre l’intimidation. C’est un paradigme psychoéducatif. Cette méthode se base sur la compréhension du fait que les humains ne sont ni des anges divins ni des ordinateurs qui peuvent être programmés pour ne faire que le bien. Nous sommes des êtres dont la nature fondamentale n’est pas toujours agréable et elle ne peut pas être éliminée par décret. Pour résoudre les problèmes, nous devons travailler dans le respect des lois de la nature et non pas les ignorer.

Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre.

La psychologie nous apprend que les gens sont les plus dangereux non pas lorsqu’ils sont dans la peau d’intimidateurs, mais quand ils se sentent victimes. Cela confirme l’ancienne sagesse selon laquelle les humains sont des hypocrites, capables de voir la paille dans les yeux d’autrui sans voir la poutre dans le leur. C’est la raison pour laquelle le mouvement anti-intimidation est si populaire : tout le monde pense que l’intimidateur c’est l’autre.

L’approche psychoéducative consiste à enseigner aux enfants la dynamique des relations interpersonnelles et la façon de désamorcer l’hostilité par eux-mêmes. Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre. C’est beaucoup plus facile que d’apprendre les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul, ce qui prend des mois ou des années d’enseignement. Un conseiller bien formé, quelques leçons courtes dans les salles de classe et une politique de discipline scolaire rationnelle suffisent à réduire considérablement l’intimidation.

En un mot, la raison pour laquelle les enfants sont victimes d’intimidation (c’est-à-dire qu’un ou plusieurs autres enfants le harcèlent sans relâche) c’est qu’ils se fâchent quand ils se font harceler. Les victimes d’intimidation récurrente se fâchent et ceux qui ne se fâchent pas ne sont pas des victimes à répétition.

La tâche consiste donc à apprendre aux enfants à gérer l’hostilité sans se fâcher. Les enfants ne doivent apprendre que trois principes de base pour cesser d’être victimisés : 1. Pour vaincre l’intimidation, il faut rester calme. 2. Quand nous nous énervons, c’est nous que cela énerve. 3. Il est beaucoup plus facile de ne pas s’énerver une fois que l’on comprend c’est en notre pouvoir.

Transformer la négativité en positivité

Des instructions plus complètes rappellent que la règle d’or est un outil puissant pour notre bien propre, pour vaincre activement les harceleurs et transformer la négativité en positivité. Ce n’est pas du jovialisme, de l’optimisme béat. C’est de la psychologie à l’œuvre.

Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes.

Par exemple, supposons qu’un enfant se fasse traiter d’« idiot ». La réponse pourrait être : « Eh bien, je pense que tu es intelligent. » Si on l’insulte et on l’appelle « gros tas de lard », il peut répondre : « C’est super que tu sois mince. » Confronté à des ragots et des médisances, plutôt que de les contrer dans le détail, l’enfant pourra dire : « Tu y crois vraiment ? » Si celui qui fait courir la rumeur dit : « Oui », la réponse gagnante est : « Tu peux y croire, si tu le veux. » S’ils disent « non », la réponse sera « bien ».

De toute façon, la cible gagne. L’agression physique est potentiellement plus dangereuse et peut nécessiter l’intervention d’un adulte, bien que les enfants puissent souvent la désamorcer par eux-mêmes, en fonction de la situation.

La vie regorge de défis relationnels parmi lesquels l’intimidation. Les enfants méritent d’apprendre à les gérer. Lorsqu’ils ne demandent plus à tous les autres de les protéger et de résoudre leurs problèmes relationnels, leur assurance, leur force de caractère et leur popularité s’accroissent.

La guerre contre l’intimidation est un oxymore. Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes. C’est une guerre qu’ils peuvent gagner.


Source : The Federalist

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