vendredi 5 avril 2013

Canada — Fonctionnaires gagnent 12 % de plus que leurs homologues du privé (sans compter les avantages en nature)

Les fonctionnaires canadiens des paliers fédéral, provincial et municipal ont gagné en moyenne 12 % de plus en 2011 que les personnes occupant des postes équivalents dans le secteur privé. Cette étude comprend les enseignants et professeurs. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’Institut Fraser, un organisme de recherche canadien indépendant et non partisan.

«  À un moment où les gouvernements et les administrations municipales du pays croulent sous les dettes et les déficits, il est important d’examiner la rémunération globale dont les fonctionnaires profitent depuis longtemps », fait valoir Jason Clemens, vice-président directeur de l’Institut Fraser.



«  La réalité est que les fonctionnaires canadiens jouissent d’un avantage salarial substantiel par rapport aux travailleurs du secteur privé occupant des postes équivalents. Non seulement un système qui avantage les fonctionnaires n’est-il pas durable, mais il est injuste pour les contribuables. »

L’étude, intitulée Comparing Public and Private Sector Compensation in Canada, examine les salaires et les avantages sociaux des fonctionnaires (des paliers fédéral, provincial et local) et des travailleurs du secteur privé partout au pays. Elle calcule l’avantage salarial des fonctionnaires à partir de données d’avril 2011 de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, que l’on ajuste pour tenir compte des caractéristiques personnelles (sexe, âge, état matrimonial, scolarité, ancienneté, taille de l’établissement, type d’emploi, secteur d’activité, etc.). Lorsque l’analyse tient compte de la syndicalisation, «  l’avantage salarial » du secteur public à l’échelle nationale (soit la mesure dans laquelle les salaires du secteur public dépassent ceux du secteur privé) passe de 12 % à 9 %.

Outre les salaires plus élevés, l’étude a aussi relevé des éléments probants selon lesquels les employés du secteur public jouissent d’avantages sociaux plus généreux que ceux du secteur privé, notamment dans les domaines suivants :

  • Pensions : En 2011, 88,2 % des fonctionnaires canadiens participaient à un régime de pension agréé, contre 24 % des employés du secteur privé;
  • Retraite anticipée : En moyenne, les fonctionnaires ont pris leur retraite 2,5 ans avant les travailleurs du secteur privé entre 2007 et 2011;
  • Sécurité d’emploi : En 2011, 0,6 % des fonctionnaires ont perdu leur emploi, ce qui représente moins d’un sixième du taux de perte d’emploi dans le secteur privé (3,8 %).

Pour veiller à ce que la rémunération du secteur public soit juste, tant pour les contribuables que pour les fonctionnaires, le rapport soutient qu’il faut une meilleure collecte de données et que Statistique Canada devrait recueillir des données sur les salaires et les avantages sociaux plus régulièrement et plus systématiquement qu’à l’heure actuelle. Il soutient aussi que les comparaisons entre le secteur public et le secteur privé devraient porter sur la rémunération totale, et non pas juste sur les salaires ou certains avantages sociaux comme les régimes de retraite.

L’étude présente aussi des recommandations pour fixer des niveaux de rémunération appropriés, en se fondant sur les pratiques du secteur privé.

«  Ce sont des facteurs politiques qui déterminent en grande partie les salaires et les avantages sociaux dans le secteur public, alors que la concurrence sous-tend le processus dans le secteur privé. Ces différences sont amplifiées par l’environnement monopolistique dans lequel opèrent les administrations publiques, qui ne reflète pas la concurrence prévalant dans le secteur privé, explique M. Clemens.

« Les administrations publiques devraient mettre en œuvre des processus officiels pour calculer la rémunération totale de leurs employés en fonction des salaires et des avantages sociaux des personnes occupant des postes comparables dans le secteur privé. »

L’étude montre qu’un Canadien sur cinq, soit 3,6 millions de personnes, travaillait dans le secteur public – gouvernements fédéral et provinciaux, administrations locales, organismes gouvernementaux, sociétés d’État et établissements financés par les fonds publics (écoles, hôpitaux, etc.) – en 2011. Le secteur public représentait ainsi 20,6 % de l’emploi total au pays. Une analyse approfondie révèle que l’Alberta est la province où la fonction publique représente le plus faible pourcentage (16,8 %) de l’emploi total et que Terre-Neuve-et-Labrador est celle dont le pourcentage de fonctionnaires (30,2 %) est le plus élevé. À l’échelle nationale, 11,1 millions de Canadiens travaillaient dans le secteur privé en 2011, ce qui représente 64 % de l’emploi total, les 2,7 millions restants (15,4 %) travaillant à leur compte.




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jeudi 4 avril 2013

Seuls 6 % des enfants d’homosexuels seraient élevés par des couples homosexuels

Selon une récente Politique de  l’Académie américaine de pédiatrie (AAP)  sur le mariage homosexuel :

« Le recensement des États-Unis de 2010 a indiqué que 646.464 ménages sont constitués de deux adultes de même sexe. Ces couples de même sexe élèvent environ 115.000 enfants de moins de 18 ans. Ils vivent dans pratiquement tous les comtés des États-Unis. Lorsque ces enfants sont ajoutés à ceux des homosexuels célibataires qui élèvent des enfants, près de 2 millions d'enfants sont élevés par des parents homosexuels aux États-Unis. »

Notons d’emblée qu’il y avait un total 114.761.359 ménages aux États-Unis à la même époque, le pourcentage de foyers homosexuels est donc de 0,56 % dans la population. La grande majorité de ces ménages homosexuels n’éduque aucun enfant puisqu’il y a plus de 4 fois plus de ces ménages que d’enfants éduqués par ceux-ci.

Au Canada, les couples homosexuels (pas nécessairement mariés) ne formaient que 0,8 % de l'ensemble des couples (mariés ou non) au Canada. Seuls 9,4 % des couples homosexuels avaient des enfants à la maison, soit 6.410 couples homosexuels avec enfants comparés à 4.102.880 couples hétérosexuels avec enfants. Au Canada, les couples homosexuels avec enfants représentent donc 0,15 % des couples avec enfants.

Si l'estimation de l’AAP que 2 millions d'enfants sont élevés par des «parents homosexuels » est correcte, alors quand on la compare avec le chiffre de 115.000 élevés dans des ménages de même sexe on s’aperçoit que seul 1 enfant sur 17 de parents homosexuels vit actuellement avec un même couple homosexuel. Cela signifie que le modèle «homoparental» mentionné par les militants homosexuels – à savoir que ces enfants seraient élevés dans des foyers stables par un couple aimant et stable de même sexe – est extrêmement rare dans la réalité, même parmi très petite minorité d’enfants ayant un parent homosexuel.

Ceci concorde avec l’étude novatrice du sociologue Mark Regnerus de l'Université du Texas sur les parents ayant eu des relations homosexuelles publiée dans la revue Social Science Research. Il y démontrait que les enfants de parents ayant eu des homosexuels étaient à risque dans de nombreux domaines, à la fois quand on les compare avec les enfants élevés dans une famille biologique intacte et même avec les enfants élevés en comparaison avec d'autres situations parentales, moins stables (mais hétérosexuelles) comme les familles dites décomposées. Voir notre billet ici.

L'une des principales critiques faites à cette étude  (en réalité la seule critique de fond) est que ses 236 sujets  – de jeunes adultes dont les parents ont eu une relation homosexuelle pendant la jeunesse de leur enfant – n'avaient pas vécu assez longtemps avec son parent et le partenaire de même sexe de son parent.

La raison de la rareté des enfants élevés longtemps par des couples de même sexe dans l'étude Regnerus était simple: on en trouvait à peine dans la population de l'échantillon. L’association de collecte de données embauchée par Regnerus pour son étude sur les Nouvelles Structures familiales a interrogé 15.000 jeunes adultes. Elle n’a trouvé parmi ces 15.000 jeunes que deux qui avaient été élevés par un couple de même sexe de leur naissance jusqu’à l'âge de 18 ans. Dans les deux cas, le couple était formé des lesbiennes. Elle n’a trouvé aucun jeune qui avait été élevé par un couple homosexuel masculin de sa naissance jusqu’à ses 18 ans. (Voir notre billet ici). Si les lesbiennes éduquent plus souvent les enfants, leurs unions se terminent également plus que celles des couples hétérosexuels, voir le Royaume-Uni où 62% des dissolutions d’unions civiles (c.-à-d. des divorces) ont lieu entre des femmes malgré le fait que les unions lesbiennes n’y représentent que 44% des unions civiles.

Selon l’AAP : « En 2010, les adultes mariés élevaient 65,3 % de tous les enfants dans ce pays.  Même si le Bureau du recensement (source de ce chiffre) a choisi d'inclure quelques-uns des 646.464 couples de même sexe dans ce nombre, il est évident que l'écrasante majorité de ces 48 millions de couples mariés sont de sexe opposé.

  • Bref, seul 1 enfant sur 17 de parents « homos » vit avec un couple de même sexe.
  • D'autre part, près de 2 enfants sur 3 de parents hétérosexuels vivent avec un couple marié.
  • Enfin, le nombre d’enfants éduqués par des couples hétérosexuels est quatre cents (400) fois plus grand que celui des enfants élevés dans des foyers homosexuels.


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La Marche printanière contre l’euthanasie

Québec, le 4 avril 2013 – Ce matin, le Rassemblement québécois contre l’euthanasie (RQCE) a annoncé une importante mobilisation citoyenne contre l’euthanasie lors de points de presse simultanés à Québec et à Montréal (devant le Parlement de l’Assemblée nationale du Québec et le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal). Le 18 mai prochain, les Québécoises et les Québécois sont conviés à « La Marche printanière », un grand événement familial pour dénoncer l’ouverture à l’euthanasie que le Gouvernement du Québec s’apprête à concrétiser avec un projet de loi sur l' « aide médicale à mourir ».

Point de presse à Québec

Lors du point de presse de Québec, le Dr Claude Morin, organisateur principal de la Marche et urgentologue, le Dr Marc Bergeron, hémato-oncologue et M. Louis-André Richard, professeur de philosophie, ont présenté cette « initiative citoyenne ouverte à toute personne consciente du danger que représente l'euthanasie pour la société québécoise. » Sous le thème « L’euthanasie, chez nous, non merci ! », le rassemblement débutera dès midi le samedi 18 mai sur les plaines d'Abraham, devant le Musée national des Beaux-Arts. La marche se mettra en branle à 13 h 45 en direction du Parlement via la Grande-Allée. Des allocutions auront lieu tout au long de la journée qui se terminera vers 16 h 30. Les porte-parole du Rassemblement tendent la main à tous les actrices et acteurs de la société civile, et plus particulièrement aux politiciens, afin « que tout soit mis en œuvre pour que la sécurité, la dignité et le confort des personnes souffrantes en fin de vie soient assurés par des soins palliatifs de qualité et universels ». « L'euthanasie élimine le souffrant, pas la souffrance. Nous n'en voulons pas ! » rappellent-ils.

Au point de presse de Montréal, le Dr Patrick Vinay, chef de service d’une unité de soins palliatifs et président par intérim de Vivre dans la dignité et la Dre Catherine Ferrier, membre du collectif du Refus médical de l’euthanasie ont tenu à partager aux organisateurs de La Marche printanière l’appui de leurs organismes respectifs. Le r Vinay rappelle que « Tuer n’est pas un soin médical, c’est l’arrêt instantané de tous les soins. Nous devons plutôt soigner, soulager, aider, et apaiser toute souffrance. » « Soyons nombreux le 18 mai prochain pour montrer clairement à nos élus qu’il n’existe pas de consensus québécois sur la question de ‘l’aide médicale à mourir’ » a-t-il ajouté de concert avec la Dr Ferrier.

Pour obtenir toutes les informations sur La Marche printanière, consultez le site web www.euthanasienonmerci.org ou suivez le RQCE sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et YouTube).

Point de presse à Montréal




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Journée d'histoire du protestantisme franco-québécois, ce samedi à Québec





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Multiculturalisme ?

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mardi 2 avril 2013

Le livre selon Google


Dès 2002, Google entreprend de numériser tous les ouvrages de la littérature mondiale. L'entreprise californienne signe des contrats avec, notamment, les bibliothèques universitaires de Harvard, de Stanford et du Michigan, la Bibliothèque bodléienne d'Oxford et la bibliothèque de Catalogne. Plus de dix millions de volumes finissent ainsi sous forme de fichiers numérisés dans la gigantesque mémoire de Google.

Sauf qu'environ six millions de ces livres sont encore protégés par le droit d'auteur...

En 2005, une société d'auteurs (l'Authors Guild of America) et un regroupement d'éditeurs (l'Association of American Publishers) assignent Google devant les tribunaux. En 2008, la justice américaine tranche en faveur de Google et de son projet de bibliothèque numérique, en lui accordant un quasi-monopole avec l'Accord Google Livres.

Mais des acteurs du monde du livre et des instances politiques se mobilisent en dehors des États-Unis. Ainsi en France avec Jean-Noël Jeanneney, ancien président de la Bibliothèque nationale de France, qui lance le projet d'Europeana, la bibliothèque numérique européenne. Les bibliothèques américaines ont mis sur pied un réseau compatible avec Europeana : la Bibliothèque publique numérique d'Amérique (DPLA).

Après une longue bataille juridique, la justice américaine déclare en 2011 nulle et non avenue l'accord de 2008...

Rappel : les jeunes États-Unis se respectaient pas le droit d'auteur des écrivains européens. Charles Dickens tenta en vain de se faire payer pour toutes les copies de ses œuvres vendues aux États-Unis. Dickens et ses collègues britanniques firent la fortune de plusieurs maisons d'édition américaines.


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Isabelle Maréchal pour la suppression d'ECR et le renforcement des matières de base

Dans une chronique récente, Isabelle Maréchal (ci-contre) qui n'est en rien une dévote déclare :

« Il y a cinq ans, Québec n'a pas eu peur d'imposer à toutes les écoles primaires et secondaire, le cours d'Éthique et de culture religieuse, et ce, à l'encontre d'à peu près tout le monde au Québec.

De nombreux parents doutent encore de la pertinence d'ECR.

Une fois imposé, les écoles ont géré le cours comme elles l'ont voulu, mais toutes ont dû le mettre à l'horaire. Comme quoi, quand on veut, on peut.

La ministre Malavoy se dit préoccupée par l'enseignement des matières de base. Je lui suggère de jeter un coup d'œil au curriculum d'ECR. Je parie qu'on pourrait libérer quelques heures de culture religieuse pour faire place à des matières comme le français, les maths » .

En cela Mme Maréchal rejoint la majorité (54 %) des parents Québécois sondés par Léger-Marketing en février 2012 pour le compte de la CLÉ qui ne voulaient plus que le cours ECR demeure obligatoire :




Remarque : aucun média traditionnel n'a voulu publier ce sondage alors que des offres d'exclusivité leur ont été présentées.

Voir aussi

Les Québécois veulent des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli

Robert Ménard sur l'instinct grégaire bien-pensant des journalistes (Robert Ménard est le fondateur de Reporters sans frontière)

Ex-ministre Joseph Facal contre la dérive de l'éducation au Québec et le cours ECR  (vidéo)

Guillaume Rousseau : Lien juridique entre cours ECR et multiculturalisme (vidéo)

Ôtez ce col romain, monsieur l’abbé ! (ECR et Loyola)

À qui sont ces enfants au juste ? (Cour suprême du Canada, ECR et les enfants de Drummondville)





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Mark Steyn sur le mariage homo, la mort de la famille et l'État-providence obèse

Traduction d'une chronique de Mark Steyn de la semaine passée publiée dans l'Orange County Register

Le mariage homosexuel ? On a abordé le sujet en Australie l’an dernier, et l'éminent politicien australien à ma droite me dit alors d'un ton neutre : « Il ne s'agit pas d'étendre le mariage, il s'agit de détruire le mariage. »

C’est certainement l'explication la plus plausible qui permet d’expliquer pourquoi les mêmes groupes sociaux qui nous ont assuré dans les années 70  que le mariage était (a) un « bout de papier dénué de tout sens » ou (b) un viol institutionnalisé soutiennent aujourd’hui qu’il s’agirait d’un droit de l’homme universel. Ils ont compris ce que, par exemple, le terroriste reconverti en professeur d’université Bill Ayers a compris : quand il s'agit de détruire une grande institution, il vaut mieux la vider de l’intérieur plutôt que vouloir la faire sauter par la force.

D'un autre côté, il y a ceux qui soutiennent qu’il s’agit d’une victoire pour le puissant tréfonds des valeurs bourgeoises sur une superficielle transgression sexuelle : les homosexuels vont maintenant être aussi tristement ennuyeux que nous. Il y a quelques années, j'ai vu une photo dans le journal de deux vieilles folles rondelettes célébrant leur union à l'hôtel de ville de Vancouver, et je me suis dit que le progressisme occidental avait enfin réussi à ôter tout le plaisir transgressif lié à homosexualité.

Lequel de ces scénarios – la démolition du mariage ou l'apprivoisement de la communauté homo – se réalisera ? Très probablement les deux. Dans les hautes sphères de la société, nos élites ne pratiquent pas du tout ce qu'elles prêchent. S’ils s’abstiennent scrupuleusement de porter tout jugement moral, sauf pour condamner la morale chrétienne traditionnelle, ils mènent toutefois une vie, comme le documente Murray Charles dans son livre Coming Apart, où le mariage est toujours conçu comme un engagement à vie. On peut facilement envisager que de jeunes mariés homosexuels nantis déménagent et participent à telles enclaves et tentent de réussir leur mariage. Comme le très révérend Justin Welby, le nouvel archevêque de Cantorbéry et chef de la Communion anglicane mondiale, a déclaré récemment juste avant son intronisation : « On voit des relations homosexuelles tout simplement d’une qualité sensationnelle. » Quel fabuleux soutien : « sensationnelle » ! Mais, parmi les couples homosexuels invités à dîner avec l’archevêque de Cantorbéry, il a sans doute raison.

Plus bas dans l'échelle socio-économique, la qualité devient plus variable. Une raison pour laquelle les appels conservateurs pour protéger l'essence sacrée procréatrice du mariage sont vains est sans doute le fait que les Américains sont en train de rejoindre les Scandinaves et que la plupart des naissances se font hors mariage. Soixante-dix pour cent des bébés noirs naissent désormais hors mariage, ainsi que 53 pour cent des Hispaniques (l’« électorat conservateur naturel » du jour, si on en croit tous les consultants richement rémunérés par le Parti républicain), et 70 pour cent de la progéniture des blanches pauvres. Plus de la moitié des enfants nés de mères de moins de 30 ans sont désormais « illégitimes » (pour reprendre une formulation pittoresque et catégorique). Pendant les 350 premières années de la colonisation américaine le taux de bâtardise (pour être encore plus pittoresque) est resté obstinément plat dans le bas du graphique, bloqué à 2 ou 3 pour cent jusqu’à la veille des années soixante. Aujourd'hui, plus de 40 pour cent des naissances en Amérique sont « hors mariage », ce qui est nettement plus élevé qu'au Canada ou en Allemagne. [Ce taux était de 63,1 % en 2011 au Québec. Voir les graphiques ci-dessous pour constater la progression des naissances illégitimes au Québec et dans d’autres pays.]

Les opulents et « sensationnels » homosexuels se joindront à ce qui reste de la famille américaine, retranchés dans une zone verte bobo, tandis que, au-delà du périmètre, de vastes monticules de débris humains s'accumuleront inexorablement. La défense conservatrice du mariage sonne creux parce que pour des millions de familles à travers ce continent le mariage américain a été vidé de toute substance.

Si la défense de la droite a été défigurée par l’illusion, la défense de la gauche est marquée quant à elle par un lamentable esprit de clocher. À la Cour suprême des États-Unis, la semaine passée, Ted Olson, l'ancien procureur général, était l'un des nombreux avocats à évoquer l’affaire Loving c. la Virginie en 1967 qui a abouti à l’invalidation des lois qui interdisaient les mariages interraciaux. Mais ces lois n'ont jamais été autre chose qu'une perversion américaine du mariage. Dans presque toutes les autres juridictions de droit anglais, des Antilles britanniques à l’Australie, il n'existait pas de telle interdiction. En effet, sous le Raj, on estime qu'un Britannique sur trois  installé dans le sous-continent indien a pris une femme indienne.

La « miscégénation » (le « métissage ») est un néologisme américain du XXe siècle. Lorsque la Cour suprême a invalidé les lois sur le mariage interracial, elle ne s’est pas lancée dans une expérience débridée sans précédent, elle a simplement permis aux États-Unis de rejoindre la communauté des nations civilisées. [En revanche, il est certain que la France de l'Ancien régime a bien interdit les mariages interraciaux : dans l'article 5 du Code noir de 1685, puis partout (même au Canada) par un édit de 1735, puis le 5 avril 1778 Louis XVI interdit l’introduction des gens de couleur et les mariages mixtes dans le royaume.]

Mais, auprès du public, les appels des progressistes à l’« égalité » sont toujours efficaces. Parce que, pendant trop longtemps, ce pays a été défiguré par des règles idiotes qui déterminaient qui pouvait s'asseoir où dans les transports en commun ou dans un restaurant, la réaction spontanée de la plupart des Américains aujourd'hui est de dire que tout le monde devrait avoir le droit de s’asseoir n'importe où. Si un homme se dit être une femme et veut s’asseoir dans les toilettes pour dames, où est le mal ? Si une femme veut être un soldat et de s'asseoir dans une tranchée dans l'Hindou Kouch, mais bien sûr, laissez-la. Si un élève médiocre veut s'asseoir dans un amphithéâtre à l’université, rien de plus juste. Les « droits » en Amérique sont devenus aussi insipides que les compétitions sportives à l’école primaire: tout le monde doit pouvoir participer et tout le monde a droit au même ruban remis à tous les participants.

Derrière toute cette apparente « égalité » se cachent en réalité beaucoup d'injustices. De toutes nouvelles catégories de crimes sont apparues dans le sillage de l'effondrement familial, comme ces légions de filles adolescentes victimes d’agressions sexuelles par le dernier concubin de leur mère. Des millions d'enfants sont maintenant élevés dans des foyers transitoires qui rendent simplement impossible non seulement toute amélioration économique, mais également la plus élémentaire formation du caractère. En l'absence d'un langage moral commun qui permet de s'attaquer à ce meilleur des mondes[1], les Américains se cachent derrière des euphémismes réconfortants comme « familles reconstituées ».

Pendant ce temps, la mobilité sociale baisse : les médecins qui, à une époque, épousaient leur infirmière épousent désormais leur collègue médecin, les avocats qui, naguère, épousaient leur secrétaire maintenant s’engagent par contrat à de super avocates, à l’instar des unions dynastiques de l'Europe médiévale. Sous cette élite qui s’isole, des millions d'Américains connaissent une mobilité sociale, vers le bas. Les fermiers et les ouvriers, les pionniers qui se frayaient un chemin dans les vastes étendues de ce continent et bâtissaient un village pouvaient se permettre de se marier et d’avoir des enfants, car c’était alors un avantage économique. Aujourd’hui, leurs descendants occupent des emplois de service payés au salaire minimum que la technique est sur le point de rendre désuets, avoir une famille équilibrée est désormais plus difficile et les enfants sont devenus un fardeau économique.

« Une grande famille joyeuse (hétéro, homo,
 multi-culturelle et traditionnelle)
La « Famille moderne »[2] se porte à merveille à la télé, beaucoup moins bien dans les maisons mobiles doubles des villes industrielles délabrées où, très rapidement, le capital social accumulé pendant deux siècles se tarit, et trop est trop dégradé… En Europe, où la dépendance, la décadence et le déclin démographique signent la mort de nations parmi les plus anciennes de notre planète, une population de remplacement est déjà présente dans les quartiers musulmans turbulents. Leur ardente attitude multiculturelle par rapport au féminisme et à l'homosexualité pourrait même servir de trame de fond à une excellente nouvelle série télévisée : « Famille pré-moderne » et puis, pour conclure, « Famille post-moderne ».

Les « conservateurs fiscaux » se refusent à parler de cette manière, ils sont comme des homophobes dans un sauna gay : plus tôt un juge se débarrassera du mariage homosexuel, plus tôt la droite pourra à nouveau discourir de la dette et de l’Obamacare [l’ assurance santé dite universelle] sans être traitée de ramassis de bigots théocratiques coincés. Mais ça ne marche pas comme ça.  La plupart des mesures sociales progressistes s’accompagnent d’un coût élevé. L’électorat le plus fidèle de l’État obèse est constitué des femmes célibataires, pour qui l'État est le meilleur ami d'une fille, le papa gâteau dont les chèques ne sont jamais en bois. Une société où la majorité des naissances sont hors mariage ne peut être autre chose qu'un État-providence obèse. La ruine des finances d’un pays est une chose, la corruption de son capital humain est beaucoup plus difficile à corriger.



[1] Allusion au Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, en anglais Brave New World.

[2] Feuilleton qui, en France, porte le nom en français de… « Modern Family ». Au Canada, il se nomme « Famille moderne » en français.

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lundi 1 avril 2013

Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille (vidéo)



Nous avons quelques réserves sur cette présentation. Mais elle est cependant intéressante à plus d'un titre.

Parmi nos réserves : dire que l'Église au début du XXe siècle aurait privé de main-d'œuvre les industries locales en insistant sur la colonisation de terres ingrates éloignées. Ceci alors que des centaines de milliers de Canadiens français émigrèrent dans les villes de Nouvelle-Angleterre pour y travailler dans les « manufactures » plutôt que dans des usines québécoises... Migration qui frappait aussi les autres provinces canadiennes (le trait gris en haut dans le graphique ci-dessous, le Québec est en bas). Cette émigration canadienne-française est non seulement due à une frilosité envers la ville et l'industrie contrôlées par des étrangers protestants, elle est aussi due à un manque de dynamisme de l'industrie canadienne et à un manque de volonté de laisser les Canadiens français coloniser l'Ouest : on paiera ainsi le voyage et l'établissement d'Allemands et de Russes pour coloniser le Manitoba, mais on évitera d'en faire de même pour les Canadiens français, le but des orangistes étant de s'assurer que le Manitoba ne devienne pas un nouveau Québec à l'ouest de l'Ontario. La suppression des droits linguistiques et des écoles catholiques des francophones de l'Ouest ne les encouragera évidemment pas à émigrer vers ces régions.



De même dire (à la 16e minute) que les « familles deviennent de plus en plus petites » lors du Grand Rattrapage (1946-1960) est quelque peu trompeur : le taux de natalité et de fécondité a augmenté partout en Occident pendant cette période par rapport aux années 20 et 30... Ce pic de natalité se nomme le Baby Boom ! Voir les graphiques pour le Québec ci-dessous. Le taux de natalité annuel, tout au long des années d'après-guerre, tournera autour de 30 ‰, c'est-à-dire 30 naissances par 1000 habitants chaque année. Il en va de même du taux de fécondité : s'il tombe à 3,11 enfants par femme en 1934, il se situera au-dessus de 3,5 pendant toute l'après-guerre jusqu'en 1962.

Natalité du Québec de 1926 à 2011
 (entre les deux traits verticaux les années 1946 à 1960)


Ce qui est vrai, en revanche, c'est que l'urbanisation (les maisons sont chères en ville), le salariat (l'enfant ne peut plus aider dans l'entreprise familiale) et l'État-providence (chacun pense que les enfants des autres vont payer sa retraite) dépriment fortement la natalité.


Fécondité du Québec de 1926 à 2011
 (entre les deux traits verticaux les années 1946 à 1960)




Source ISQ, Université de Sherbrooke.





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Idées reçues sur les blancs américains, écart moral et culturel croissant des classes sociales

Charles Murray, chercheur à l’American Enterprise Institute, vient de publier Coming Apart: The State of White America, 1960-2010. À ses yeux, la division de plus en plus marquée entre les valeurs et comportements de la classe supérieure blanche et de la classe moyenne-inférieure blanche menace les fondements mêmes de l’Amérique. Dans cet article publié en février 2012 pour The Washington Post, il corrige cinq idées reçues sur la population blanche américaine.



Charles Murray parle de la bifurcation sociale, culturelle et morale entre les classes supérieure et inférieure américaines, le sujet de son dernier livre Coming Apart. Pour Murray, si l'État providence explique en grande partie ces changements, aujourd'hui la culture de la classe inférieure blanche a changé : les comportements autrefois stigmatisés dans cette classe ne le sont plus. Il rejoint ici les constats du britannique Theodore Dalrymple (ici en anglais et là en français).


Par Charles Murray — Pendant des décennies, les tendances de la société américaine ont généralement été analysées à travers le prisme de la race, et les Américains blancs ont servis de point de référence – en comparant le chômage des Noirs à celui des Blancs, par exemple, ou le pourcentage de lycéens Latinos qui accédaient aux études supérieures à celui des élèves blancs. Ces comparaisons sont éclairantes, mais elles négligent le fait que ce point de référence est lui-même en train de changer. Notre compréhension de l’Amérique blanche est soumise à des hypothèses dépassées qui devraient être repensées.

Idée reçue n° 1 — Les Blancs de la classe ouvrière sont plus croyants que les blancs des classes supérieures

C’est une idée fausse répandue, encouragée par les progressistes ["liberals" dans le texte] qui mettent la droite religieuse et la classe ouvrière dans le même panier, et par les conservateurs évangéliques qui invectivent la classe dirigeante impie.

Bien sûr, les élites intellectuelles blanches sont devenues peu croyantes. Cependant, dans son ensemble, la classe moyenne-supérieure blanche a depuis longtemps fait preuve d’une plus grande fréquentation des services de culte et d’une plus forte allégeance à leur foi religieuse que la classe ouvrière, si l’on s’en remet aux statistiques recueillies dans les années 1920 et qui perdurent aujourd’hui.

Depuis le début des années 1970, l’Amérique blanche est globalement devenue plus « laïque », mais cette baisse a été bien plus importante dans la classe ouvrière. Or, le sondage social général a indiqué dans les années 2000 que près de 32 % des Blancs de la classe moyenne-supérieure, entre l’âge de 30 et 49 ans, allaient régulièrement à l’église, contre seulement 17 % de la classe ouvrière blanche de la même tranche d’âge.


Idée reçue n° 2 —  Les universités d’élite sont injustement les bastions des privilégiés blancs de classe moyenne-supérieure

Il est fréquent de supposer que les étudiants blancs de classe moyenne-supérieure récoltent plus de places au sein des meilleures universités que les étudiants de la classe moyenne ou de la classe ouvrière, non pas parce qu’ils sont plus intelligents mais parce que leurs parents ont les moyens de les envoyer dans les universités et lycées de meilleure qualité, de payer pour des cours préparatoires au SAT [test de classement d’admission des cégépiens/lycéens à l’université] ou de faire de généreux dons aux universités.

Il y a deux problèmes avec cette logique. Tout d’abord, depuis le fameux Rapport Coleman sur l’égalité dans l’éducation en 1966, les universitaires ont eu des difficultés à démontrer que la fréquentation des établissements primaires et secondaires chics augmente la performance scolaire des élèves. Et, en moyenne, les cours préparatoires hautement racoleurs n’améliorent les scores des élèves au SAT que de quelques douzaines de points (résultat confirmé par de rigoureuses études comparatives des préparations existantes).

D’autre part, le niveau d’éducation est corrélé avec l’intelligence (le QI moyen des Américains blancs avec seulement un diplôme d’éducation secondaire se situe autour de 99 ; le QI moyen des Américains blancs avec un diplôme professionnalisant avoisine les 125). Et le quotient intellectuel des enfants est lié à celui de leurs parents. La question de comment les gènes et l’environnement se conjuguent pour produire ces relations n’est pas pertinente ; cette relation est restée stable pendant des décennies. Par conséquent, les parents blancs ayant fait des études avancées — et qui sont également riches en général — sont inévitablement la raison d’un nombre disproportionné d’élèves blancs avec les plus hauts scores au SAT, les meilleures notes et autres preuves d’excellence académique.

Si l’admission à l’université était purement méritocratique — éliminant le favoritisme pour les enfants des anciens élèves, célébrités et gros donateurs — la classe moyenne-supérieure serait toujours sur-représentée  C’est parce que l’écrasante majorité des candidats qui seraient acceptés à la place viendrait également de cette classe moyenne-supérieure.


Idée reçue n° 3 — Le mariage s’effondre au sein de toute l’Amérique blanche 

Dans l’ensemble, les taux de mariage déclinent effectivement aux États-Unis : les adultes Américains sont mariés à tout juste plus de 50 %, contre 72 % en 1960. Toutefois, il y a parmi les blancs américains un profond fossé de classe sur le mariage.

La part des blancs mariés de classe moyenne-supérieure, âgés de 30 à 49 ans, est constante depuis 1984, oscillant autour de 84 %. Sur la même période, le mariage de la classe ouvrière blanche du même groupe d’âge a chuté de 70 à 48 %. Ce n’est pas un artéfact statistique qui s’expliquerait par la différence entre les classes de l’âge de mariage ou la fréquence des remariages, ni par une conjoncture économique difficile pour la classe ouvrière. Le mariage constitue désormais une ligne de faille culturelle, divisant les classes socio-économiques parmi les Américains blancs.


Idée reçue n° 4 — Les hommes de la classe ouvrière blanche sont plus industrieux

Ce fut le cas, mais ne l’est plus tellement aujourd’hui. En 1968, 97 % des hommes blancs âgés de 30 à 49 ans qui détenaient tout au plus un diplôme d’études secondaires étaient dans la population active – ce qui signifie qu’ils occupaient un emploi ou cherchaient activement un travail. En mars 2008 (avant la Grande Récession), ce chiffre était tombé à 88 %, ce qui veut dire que près d’un homme blanc de la classe ouvrière sur huit dans la force de l’âge n’était même pas à la recherche d’un emploi. Ce n’est pas seulement une question de « travailleurs découragés » ; ce taux de décrochage de la population active avait augmenté lors du boom des années 1980, 1990 et 2000 aussi rapidement que pendant les années de récession.

Parmi les hommes blancs âgés de 30 à 49 ans, avec un travail ouvrier ou de services peu qualifiés, un plus petit nombre travaille à temps plein. Le pourcentage de ceux qui travaillaient moins de 40 heures par semaine est passé de 10 % dans les années 1960 à 20 % en 2008, augmentant dans les bonnes comme les mauvaises périodes économiques.

Des enquêtes sur l’utilisation du temps ont précisé ces changements de comportement parmi les hommes au chômage. Au début des années 2000, comparées à l’année 1985, ces hommes consacraient moins de temps à la recherche de travail, à l’éducation et à la formation, aux tâches ménagères ou aux activités civiques et religieuses, et passaient plus de temps à regarder la télévision et à dormir.


Idée reçue n° 5 —  L'ère des Américains blancs, désormais peu féconds, est révolue

Vous n’avez pas besoin de voir une jeune famille noire à la Maison Blanche pour comprendre que la démographie américaine se transforme. Lors du recensement de 2010, les Blancs non-Latinos formaient 64 % de la population, contre 69 % en 2000, 76 % en 1990 et 80 % en 1980. En 2011, les Blancs non-Latinos constituaient pour la première fois une minorité des enfants âgés de moins de deux ans — signe avant-coureur d’une nation au sein de laquelle les Blancs deviendront minorité. Ce n’est pas un mythe.

Pourtant, 45 des 50 gouverneurs et 96 des 100 sénateurs américains étaient toujours des Blancs non-Latinos en 2010. Les Blancs représentaient aussi 92 % des dirigeants nommés aux Academy Awards entre 2000 et 2011. Ils formaient 96 % des p.d.-g. de Fortune 500 en 2011. Les chiffres sont similaires pour d’autres postes influents de la société américaine. Pour l’instant du moins, la rhétorique sur le rôle déclinant des Blancs au sein de la société américaine excède la réalité.


Entrevue (en anglais) sur son dernier livre et ses ouvrages précédents



Reportage critique de PBS sur la thèse de Charles Murray, ce manque de mobilisation de la classe ouvrière blanche serait plutôt surtout lié à la désindustrialisation des États-Unis.



Charles Murray invité de Uncommon Knowledge (en anglais). Charles Murray y revient sur la chute du « capital social » (l'entraide, la participation à la vie communautaire) dans la société américaine. Comme Robert Putman l'avait identifié dans Bowling Alone: plus on est croyant, plus on participe à la vie communautaire (religieuse et laïque). Les mêmes chiffres ont également été vérifié au Canada. Pour Charles Murray, la classe moyenne-supérieure doit prêcher ce qu'elle fait :  il est bon de rester marié, d'être plus industrieux, d'être plus religieux que la classe inférieure ne l'est devenue. C'est ce que fit la classe moyen-supérieure victorienne en son temps : en pleine industrialisation et urbanisation elle réussit à faire baisser le taux de criminalité en Angleterre.


 Traduit de l’Anglais par Estelle Devisme pour Le Bulletin d’Amérique.

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