jeudi 10 février 2011

L'invention du progrès

Entre 1680 et 1730 se produit, en France et en Angleterre, un événement décisif dans l’aventure intellectuelle de l’Occident : la formulation systématique de l’idée de Progrès. L’idée selon laquelle le savoir et la technique, mais aussi la raison, la moralité, le bonheur, le langage et les institutions publiques sont inéluctablement voués à se perfectionner au cours du temps, d’une façon à la fois nécessaire et perpétuelle.

Cette « invention du Progrès », qui prend place entre la Querelle des Anciens et des Modernes et le début des Lumières, va bouleverser la manière dont on envisage l’histoire, la place que l’homme y occupe et ce qu’il peut y réaliser. Sous les auspices de Bacon, de Campanella et de Malebranche, les lecteurs de Fontenelle et de l’abbé de Saint-Pierre finissent ainsi par prendre au sérieux le slogan cartésien, « se rendre comme maîtres et possesseurs de la nature », avant de prendre au mot la promesse de la Genèse, « Vous serez comme des Dieux ».

Si l’événement est décisif, ce n’est donc pas seulement pour l’époque, c’est pour les siècles à venir, et spécialement pour le XIXe siècle, qui fera du Progrès son mythe fondateur, et pour le XXe siècle, qui en expérimentera le côté sombre – lequel, inhérent à la logique même de l’idée de Progrès, se trouvait déjà en germe dans les écrits des contemporains de Louis XIV.

Non, l’idée de Progrès ne date pas des Lumières ! En situant sa genèse à la fin du XVIIe siècle, Frédéric Rouvillois interroge les dérives d’un mythe qui, à trop vouloir perfectionner l’homme, fera le lit des totalitarismes. C’est à une véritable archéologie de la modernité que se livre Frédéric Rouvillois dans cet ouvrage nourri aux meilleures sources : contrairement aux idées reçues, le « Progrès » n’est pas né avec les Lumières, mais au XVIIe siècle, avec la nouvelle philosophie, l’apparition du déisme et la diffusion de l’« esprit bourgeois ». De Bacon à l’abbé de Saint-Pierre, il devient une philosophie de l’histoire et, conformément à son inspiration cartésienne et mécaniste, prétend à une cohérence totale. Ses défenseurs définissent désormais le Progrès à partir du modèle de la Machine : comme un mouvement global de perfectionnement que caractérisent sa forme linéaire, sa nécessité radicale et sa permanence. Son déterminisme donc. Ce faisant, ils peuvent ainsi le transposer au réel. Au même rythme que la raison, la morale, le bonheur ou l’État sont appelés à progresser. L’histoire, enfin dotée d’un sens, devient ainsi le lieu où pourra s’accomplir la promesse de Descartes : l’homme, parfaitement libre et tout-puissant, sera bientôt « maître et possesseur de la nature ».

Une démystification talentueuse, érudite et acérée, dévoilant les retombées contraignantes des utopies.

L'auteur

Professeur de droit public à l’Université Paris-Descartes, Frédéric Rouvillois a publié de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire des idées (L’Utopie, Les Déclarations des droits) et des mentalités (Histoire de la politesse, Histoire du snobisme).

L'invention du progrès, 1680-1730
par Frédéric Rouvillois
aux Éditions du CNRS
Paris, 2011
509 pages
ISBN : 978-2-271-07042-5





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants

Les résultats d'une étude menée par des chercheurs de l’American University (Washington DC), suggèrent que le travail de la mère à l'extérieur du foyer est un facteur d’obésité infantile indiscutable.

Ces conclusions sont publiées dans l’édition de février de la revue scientifique Child Development.

Des études antérieures avaient montré que l'emploi des mères est associé à une augmentation de l'indice de masse corporelle (IMC) des enfants. Une organisation de travail atypique (travail le soir ou la nuit, les fins de semaine, ou par « quart ») peut également influer sur l'IMC de l'enfant.

Cette étude a examiné le lien entre le travail de la mère et l'IMC des enfants et a pris en compte l'influence des emplois du temps atypiques des mères qui travaillent à l'extérieur. Basée sur les données de 990 enfants d'âge scolaire (8 à 12 ans) de l’étude Early Child Care du NICHD (n = 990), cette étude confirme que, plus une femme travaille à l'extérieur du foyer, plus son enfant a une masse corporelle importante. L’analyse des données révèle une influence cumulée entre le nombre total d'années passées par la mère en dehors de la maison et l'augmentation de la surcharge pondérale de leurs enfants. En outre, l'association entre l'emploi maternel et le poids des enfants est beaucoup plus forte à la 6e année de l’enfant en comparaison d’âges plus jeunes.

Un emploi aux horaires prolongés incite à mal s’alimenter. Bien que les explications de ces résultats ne soient pas claires, les chercheurs pensent qu’un temps de travail élevé incite à prendre les repas à l’extérieur, à utiliser des aliments transformés ou à consommer de la restauration rapide ou des repas prêts à manger.



Source : Child development DOI: 10.1111/j.1467-8624.2010.01541.x Maternal Employment, Work Schedules, and Children’s Body Mass Index », article publié le 3 février 2011


Voir aussi

Les enfants de mères au foyer sont en meilleure santé




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 9 février 2011

Étude — Perception et effets de la réforme pédagogique sur les élèves et leurs parents

En 2007, le Ministère a confié à l'équipe du professeur-chercheur Simon Larose, de l'Université Laval, le mandat d'évaluer les retombées de la réforme scolaire, après avoir essuyé plusieurs critiques pour son absence de suivi depuis la mise en œuvre du renouveau pédagogique au tournant des années 2000. Cette vaste enquête baptisée projet ERES — pour « Évaluation du renouveau à l'enseignement secondaire » — prendra fin en 2012.

Moindre motivation, moindre attachement envers l'école

L'opération n'en est qu'à ses débuts, mais les résultats obtenus jusqu'à maintenant sont « assez clairs », selon M. Larose. « La perception envers l'école des jeunes de la réforme et de leurs parents est moins positive. Sur le plan de la motivation, le portrait n'est pas favorable », affirme-t-il en entrevue au Soleil de Québec. « On aurait souhaité l'inverse », ajoute-t-il ne s'embarrassant pas d'une distance scientifique envers le sujet étudié. Un des objectifs de la réforme était de créer une école plus attrayante et « signifiante » pour les élèves afin de réduire le décrochage scolaire.

Son étude permet de conclure que les jeunes de la réforme se jugent de façon moins positive que ceux appartenant à la cohorte pré-réforme. La motivation, l'estime de soi et l'attachement envers leur école sont plus faibles chez les élèves à risque, tout comme le rendement en mathématiques des garçons et leur motivation à l'égard de l'histoire.



Principaux passages de la conférence du professeur Simon Larose


Les conclusions préliminaires de l'étude du projet ERES

mardi 8 février 2011

Tentations totalitaires de l'école officielle : Anne Coffinier de la Fondation de l'école

Anne Coffinier est la fondatrice et la directrice de la Fondation pour l’école, dont le but est d’aider à la création d’écoles libres en France, subventionnées ou non. Elle s'entretient ici des raisons qui sous-tendent son action : pourquoi il faut plus d'écoles différentes, quelle est la place de l'État, pourquoi l'État ne doit pas nécessairement être le gestionnaire d'un mammouth éducatif. Mme Coffinier revient aussi sur les tentations totalitaires de l'État en éducation, sur son manque d'humilité, le manque actuel de respect du travail manuel ou pratique en France.








Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Réforme pédagogique : ni la catastrophe crainte, ni le succès escompté selon Radio-Canada

La première génération à avoir vécu le renouveau pédagogique vient de compléter sa première session au CÉGEP (la première au lycée en France). Les résultats ne sont pas tous compilés, mais Anne-Louise Despatie a constaté que ce n'est pas la catastrophe que certains appréhendaient, ni un succès.

Les enseignants sont très prudents. On souligne aussi que cette première cohorte de la réforme n'a connu que le début de la réforme pédagogique pendant laquelle les professeurs devaient également s'habituer à l'approche par compétence et beaucoup de ces professeurs conservaient des méthodes d'enseignement anciennes.

Cliquez sur l'image ou ici pour voir le reportage

Radio-Canada demande aussi l'avis des internautes sur cette réforme et d'en parler sur leur page Facebook.

Ce reportage tranche avec les résultats préliminaires et partielles d'une première étude universitaire sur la réforme pédagogique dont nous parlions hier ici. Le portrait dessiné des élèves de la réforme y était plutôt négatif.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Affaire S.L. c. Courchesne à la Cour Suprême et la grève des procureurs du Québec

Comme nos lecteurs le savent, l'affaire de la famille de Drummondville (S.L. c. Courchesne) qui demande à ce que leurs enfants puissent être exemptés du cours ECR sera débattue le 18 mai 2011 en Cour suprême.

D'ici quelques jours la famille déposera son mémoire, les avocats de la commission scolaire intimée et ceux de la Couronne auront quelques semaines pour y répondre.

Une grève des procureurs du Québec se profile. Plusieurs de nos correspondants nous ont demandé si cela pourrait avoir un impact sur le déroulement du procès en Cour Suprême. Selon nos informations, cela ne devrait pas être le cas, cette grève ne concernant à ce stade que les procureurs aux poursuites criminelles et pénales. Toutefois, il n'est pas exclu que d'autres catégories d'avocats employés du gouvernement du Québec se mettent également en grève. Les juristes de l'État semblent ainsi devoir également participer à un mouvement social sous peu.

Nous vous tiendrons au courant de tout impact de ces grèves sur le déroulement du procès en Cour suprême.

Notons enfin que  la Mme Courchesne dont le nom apparaît dans titre de ce dossier est désormais ministre de la Justice et patronne de ces procureurs grévistes.











Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Meilleure école primaire en Colombie-Britannique : une école des mormons polygames

L'école primaire d'une communauté polygame de Colombie-Britannique arrive en tête du classement annuel de l'Institut Fraser. L'école Bountiful partage la première place avec une douzaine d'écoles, en majorité privée, de la région de Vancouver.

Peu d'élèves vont jusqu'à la 12e année

Le chef inspecteur des écoles indépendantes de la province, Edward Vanderboom, soulignait récemment le faible taux d'élèves qui étudient jusqu'en douzième année à l'école Bountiful, de même que dans l'autre établissement scolaire de la communauté polygame, l'école Mormon Hills.

En 2003-2004, à l'école Bountiful, 59 élèves étaient inscrits en dixième année. L'année suivante, il n'y avait plus que 11 étudiants en douzième année. Même situation à l'école Mormon Hills. Des 44 élèves inscrits en dixième année, seuls 8 d'entre eux ont poursuivi leurs études en douzième année. Depuis 2003, seuls 25 étudiants inscrits dans les 2 écoles ont obtenu un diplôme de douzième année.

Ceci n'est toutefois pas étonnant, car de nombreuses communautés de ce type ne considèrent pas que des études longues soient nécessaires et privilégient les métiers manuels et l'apprentissage.

Source : Bulletin des écoles de Colombie-Britannique de l'Institut Fraser




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 7 février 2011

Inconduites sexuelles répétées dans les Centres jeunesse avec des jeunes garçons dangereux

Dans notre série on n'arrête pas le progrès...

La Presse de Montréal publie une série de reportages sur les centres de jeunesse pour garçons dangereux qui laisse pantois devant la naïveté ou la bêtise de certaines jeunes « éducatrices », la jeunesse de celles-ci et la forte féminisation du personnel dans un tel environnement.


Extraits :

Il faut avoir le coeur solide pour travailler au pavillon de Cité-des-Prairies, où sont enfermés les délinquants les plus dangereux du Centre jeunesse de Montréal. Adolescents, ils ont forcé des filles à se prostituer, commis des agressions sauvages, des viols, et parfois même des meurtres.

Cela n'empêche pas certaines éducatrices de s'en amouracher. En 2007, l'un de ces garçons, membre bien connu d'un gang de rue, a séduit une intervenante de 21 ans. Dès qu'il a retrouvé sa liberté, elle a démissionné pour partir vivre avec lui.

La réforme pédagogique, une étude trace un portrait négatif

En 2007, le Ministère a confié à l'équipe du professeur-chercheur Simon Larose, de l'Université Laval, le mandat d'évaluer les retombées de la réforme scolaire, après avoir essuyé plusieurs critiques pour son absence de suivi depuis la mise en œuvre du renouveau pédagogique au tournant des années 2000. Cette vaste enquête baptisée projet ERES — pour « Évaluation du renouveau à l'enseignement secondaire » — prendra fin en 2012.

Moindre motivation, moindre attachement envers l'école

L'opération n'en est qu'à ses débuts, mais les résultats obtenus jusqu'à maintenant sont « assez clairs », selon M. Larose. « La perception envers l'école des jeunes de la réforme et de leurs parents est moins positive. Sur le plan de la motivation, le portrait n'est pas favorable », affirme-t-il en entrevue au Soleil de Québec. « On aurait souhaité l'inverse », ajoute-t-il ne s'embarrassant pas d'une distance scientifique envers le sujet étudié. Un des objectifs de la réforme était de créer une école plus attrayante et « signifiante » pour les élèves afin de réduire le décrochage scolaire.

Son étude permet de conclure que les jeunes de la réforme se jugent de façon moins positive que ceux appartenant à la cohorte pré-réforme. La motivation, l'estime de soi et l'attachement envers leur école sont plus faibles chez les élèves à risque, tout comme le rendement en mathématiques des garçons et leur motivation à l'égard de l'histoire.

Plus besoin d'aide,  de rattrapage

Les élèves de la réforme ont par ailleurs consulté davantage les services d'aide professionnelle et ont été plus nombreux à avoir un plan d'intervention. Selon leurs parents, ces mêmes jeunes ont échoué davantage de cours au secondaire et ont été plus nombreux à s'inscrire à des cours d'été.

Moins bons ?

Il est cependant trop tôt pour conclure qu'ils sont moins bons que les générations précédentes, prévient M. Larose. Un autre volet de l'enquête consistera à évaluer les connaissances des élèves avant et après la mise en œuvre de la réforme, à l'aide des résultats à différents examens. Le Soleil ne nous apprend pas de quels examens il s'agit, s'ils sont resté inchangés depuis la réforme par exemple.

« Mais si les parents sont justes dans leurs réponses, on peut supposer qu'il y a plus d'échecs », laisse-t-il tomber.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 6 février 2011

Menaces de mort contre une chroniqueuse opposée à la promotion de l'homosexualité dans les programmes scolaires

Une chroniqueuse du Daily Mail de Londres a révélé qu'elle avait reçu des menaces de mort après avoir critiqué le fait que des textes et documents défendant l'homosexualité seraient ajoutés dans tous les programmes scolaires britanniques. Melanie Phillips précise dans le Daily Mail cette semaine qu'elle s'attendait après avoir publié sa chronique opposée à cette imposition de textes tendancieux en faveur de l'homosexualité à une réaction « qui démontrait la véracité de mes propos ».

« La réponse a, toutefois, dépassé mes attentes. »

Cette semaine, ajoutait la chroniqueuse, « j'ai été soumis un torrent de haine et d'incitation à la violence » que ce soit par l'entremise de courriels, de l'Internet ou des médias traditionnels.

« Si le lobby gay avait voulu démontrer que j'ai raison, il n'aurait pas pu faire un meilleur boulot. »

Phillips avait affirmé dans son article que les homosexualistes tentent désormais d'étouffer ton opposition publique à leurs buts politiques. La réaction suscitée par cette affirmation révèlerait, selon elle, l'« esprit foncièrement totalitaire » qui sous-tend l'ordre du jour homosexualiste.

« En effet, le fait que ceux qui m'ont insultée et menacée sont incapables de se rendre compte qu'ils déversent eux-mêmes des flots de haine, d'intolérance et qu'ils incitent à la violence alors qu'ils en accusent les autres serait hilarant si ces menaces n'étaient pas si terrifiantes. »

Dans sa chronique du 24 janvier intitulée « Les nouveaux maccarthystes britanniques », Phillips écrivait que le projet d'inclure comme objet d'étude les relations homosexuelles dans le programme scolaire n'est rien d'autre qu'« un effort soutenu par l'État destiné à promouvoir l'ordre du jour gay. »

Son article énumérait les nombreux cas dans lesquels l'opposition de chrétiens ou d'autres personnes conservatrices pour ce qui est des mœurs sexuelles a été écartée par des poursuites devant les tribunaux. « Ce qui devait à une époque permettre de mettre fin à des attitudes mesquines et déplaisantes à l'encontre d'une petite minorité sexuelle est devenue un fanatisme à rebours » d'écrire Melanie Phillips.

« La simple expression de ce qui était la norme morale de la civilisation occidentale est désormais non seulement socialement inacceptable, mais transforme des gens honorables en délinquants. »


Phillips d'ajouter : « Quelle fut la réponse à ma mise en garde contre cette tentative du lobby gay à faire taire la dissidence ? Une explosion de 'gazouillis' sur Twitter qui suggéraient qu'on devrait me tuer. »

Elle fournit quelques exemples : « Quelqu'un pourrait-il simplement tuer Melanie Phillips ? », « Votre diatribe homophobe ressemble à ce qui sort du rectum d'un chien. Tuez-vous, vous **** » et « Jetez-la dans la Tamise ! ».

Les courriels qu'elle a reçus n'étaient pas plus courtois, on la qualifiait de « vile, toxique et horrible vieille » et « des gens comme toi devraient être réduits au silence, car tu pouce [sic][1] à la peur et au fanatisme. Va sucer un tuyau d'échappement, attrape le cancer, qu'un train T'ÉCRASE. J'espère que ta **** maison brûle. »

Phillips est une libertarienne juive conservatrice, elle tient une chronique politique au Spectator et écrit souvent sur Israël, le fondamentalisme musulman et plus généralement sur les questions culturelles. Dans son dernier livre paru, « Le Monde à l'envers » Phillips déplore la perte et le dénigrement de la foi et des repères moraux judéo-chrétiens. Perte et dénigrement « qui se sont traduits en Occident par le remplacement de la raison et de la vérité par une idéologie et des préjugés que l'on impose à la manière d'une inquisition laïque. »

« Il en résulte une sorte d'aliénation de masse alors que la vérité, le mensonge, le bien et le mal, la victime et l'agresseur se trouvent inversés. »

Hôteliers chrétiens condamnés en justice, insultés à profusion

Ce climat de haine contre ceux qui refusent de considérer l'homosexualité comme d'égale «  légitimité » comme on dit à l'école québécoise à l'hétérosexualité ne se limite pas aux journalistes conservateurs.

C'est également le cas de deux hôteliers chrétiens fervents qui avaient refusé une chambre à un couple « gay » parce que les deux hommes n'étaient pas mariés. Un tribunal de Bristol a estimé que cette décision s’apparentait à de la discrimination.

On apprend maintenant que ces propriétaires, Peter et Hazelmary Bull, sont soumis à des insultes téléphoniques fréquentes de la part de militant et des courriels blasphématoires et des réservations faites sur le site internet de ce type : « Nom: Jésus Christ; Adresse: Ciel; Besoins diététiques particuliers : Vous me dégoûtez, moi et tous les honnêtes gens, vous êtes des infectes personnes. J'espère que vous ferez faillite à la suite de ceci. Vous êtes deux vils spécimens de l'humanité et irez en enfer. » Et c'est là l'une des missives plus douces selon le Daily Telegraph de Londres.

Source : The calls for me to be killed this week prove the bedrock values of our society are in grave danger, Daily Mail, 1er février 2011.

[1] « insight » plutôt que « incite » dans l'original.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)