samedi 6 novembre 2010

Traitement du SIDA  : les pistes de la thérapie génique

Des chercheurs genevois veulent développer un traitement inspiré d’une mutation protectrice apparue chez les ancêtres des Vikings.

Une seule personne aurait été guérie du sida par la médecine. Bien sûr, les trithérapies permettent aujourd’hui à de nombreux patients de vivre avec le virus. Mais dans ce cas sans précédent, le patient a « pratiquement éliminé le virus », selon Karl-Heinz Krause, directeur du Laboratoire de thérapie cellulaire expérimentale des Hôpitaux cantonaux universitaires de Genève (HUG). Il n’est plus sous traitement, et le VIH semble avoir disparu de son organisme. La thérapie, appliquée en Allemagne en 2007, a été inspirée par l’observation d’un phénomène particulier: celui des individus dont l’organisme résiste naturellement au virus.

Il existe des individus auxquels il manque les deux allèles (c’est-à-dire les deux versions) du gène codant pour le CCR5. Et ces derniers ont 95 % de chances de plus que les autres individus de ne pas contracter le VIH en cas d’exposition. Ceux à qui il ne manque qu’un seul allèle – cas dits hétérozygotes – sont également mieux protégés, mais dans une moindre mesure. Dans l’ensemble, si ces personnes sont malgré tout infectées, elles semblent échapper au développement de la maladie.

Cette mutation du CCR5 est particulièrement fréquente dans cinq pays, à savoir: la Suède, la Finlande, la Biélorussie, l’Estonie et la Lituanie. On y trouve en effet 25 % d’homozygotes (à qui les deux allèles font défaut) et 3 à 4% d’hétérozygotes, contre pratiquement 0 % dans l’ouest et le sud de l’Afrique ou au Japon, par exemple.

« Selon une hypothèse émise en 1998 dans la revue Human Molecular Genetics, la mutation aurait eu lieu la première fois chez un individu appartenant à une population nordique ancêtre des Vikings, il y a environ 5000 ans, et se serait ensuite répandue dans le monde. Voilà pourquoi on la trouve à des degrés divers dans toutes les régions où les Vikings ont mis pied », dit Karl-Heinz Krause. Cela expliquerait également pourquoi ce sont dans les pays du Nord que l’on trouve le plus grand nombre de survivants à long terme du sida.

La Déséducation ou le cri du cœur d'un enseignant


Mario Dumont reçoit l'enseignant et créateur de La Déséducation, Mathieu Côté-Desjardins.



Prologue de La Déséducation.



Épisode 1 — Comment fabrique-t-on les enseignants ? Y aurait-il quelques failles dans la ligne de montage ? Après combien de temps devra-t-on les retourner pour bris ou défectuosité ?


Pour tout commentaire, allez sur www.ladeseducation.ca

Plus de détails.




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vendredi 5 novembre 2010

Les enfants dont la mère reste à la maison ont de meilleurs résultats à l'école

Une métaétude réalisée par le Macalaster College au Minnesota et l'Université de Californie à partir de 69 enquêtes menées dans le monde entier depuis les années 1960 révèle que les enfants ont tendance à moins bien réussir à l'école si leur mère retourne au travail moins d'un an après leur naissance.

La recherche tendait à affirmer jusqu'ici que la garde non maternelle de l'enfant — quoiqu'ayant un impact négatif sur son bien-être émotionnel et pour son comportement — avait néanmoins des aspects positifs quant au développement cognitif.

La métaétude citée par le Daily Mail de Londres contredit cette affirmation et montre en même temps que les résultats varient selon la classe sociale et la structure familiale.

Ainsi, les enfants de classes moyenne et supérieure qui vivent avec leurs deux parents ont même, en moyenne, de moins bons résultats scolaires que leurs congénères de même classe sociale si leur mère retourne au travail dans les trois ans après leur naissance.

Explication des chercheurs : « C'est parce qu'au sein des familles les plus fortunées, les avantages économiques d'une mère qui travaille ne compense pas les effets négatifs d'une moindre attention et d'une moindre surveillance maternelles, et le risque associé à des garderies de piètre qualité. »

L'étude assure à l'inverse que le retour au travail des femmes au sein de ménages pauvres ou mères célibataires après un an tend à aider leurs enfants grâce aux revenus supplémentaires apportés et un moindre stress, mais qu'idéalement il faudrait que le retour au travail n'intervienne pas avant un an après la naissance…

On apprend aussi que plus la durée de travail est importante, plus les résultats des enfants seront affectés.

Il faut noter que cette étude a été commandée par une association de bienfaisance dont l'objectif est de faciliter l'accès à de bons services de garde après une année pleine de congé rémunéré pour la mère après une naissance.

Aussi la conclusion de l'étude, malgré les faits qui précèdent, est que le travail des mères pendant les jeunes années de leur enfant « n'est pas habituellement associé avec de moins bons résultats ultérieurs ou des problèmes de comportement », ce qui paraît pour le moins contradictoire…

Militer pour la garde des enfants par leur propre mère n'est pas politiquement correct, certes, et l'association Daycare Trust ayant pour but justement de faciliter le retour de mères au travail, fût-ce au bout d'une période plus longue, ne semble donc pas vouloir aller dans cette direction.

L'industrie de la garde d'enfants et ceux qui veulent réduire au minimum l'absence de la mère du bureau qui la libèrerait diront que cette étude prouve que des services de garde de bonne qualité et un an de congé parental rémunéré suffisent à assurer que les enfants ne souffrent pas d'effets pervers si leurs mères retournent au travail au cours des trois premières années.

Mais ce que cette métaétude semble démontrer en réalité, c'est que le nombre élevé de mères célibataires et le stress qui l'accompagne tendent à faire tellement baisser le niveau général de la garde des enfants que même les garderies parviennent à compenser chez ces enfants l'absence de leur mère monoparentale tout au long de de la journée.

Cette étude n'indique en rien que les « enfants vont bien » dans notre société qui dévalue la maternité, elle confirme plutôt l'effet négatif des familles monoparentales sur la scolarité des enfants qui en font partie.




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La priorité en éducation selon M. Deltell : tous bilingues

Interrogé par La Presse sur ce que l'ADQ préconise en matière d'éducation, M. Deltell n'a pu sortir qu'un cliché à la mode que « les enfants deviennent tous bilingues » au Québec. Voilà, c'est miraculeux, plus de décrochage, plus de chômage, plus d'éducation à rabais, plus d'éducation à fort contenu idéologique multiculturaliste.

Et s'ils parlaient et écrivaient déjà tous bien le français ? Rappelons que même les futurs enseignants québécois maîtrisent mal le français. Il n'est pas du tout évident que cette obsession pour l'anglais (car il ne s'agit pas d'un autre bilinguisme que celui qui impose l'anglais à tous) améliore l'attrait du français, la maîtrise du français par les jeunes québécois ou même l'intégration des immigrants au français (à quoi bon ?)

Quant aux études qui prouveraient que la maîtrise de l'anglais par tous, par décision gouvernementale, plutôt que l'apprentissage pour certains d'un métier technique ou manuel rentable même uniquement en français, devrait être une priorité économique, on n'en a pas vu trace dans ces propositions dites « régionales ». Il s'agit d'un axiome dont on ne peut douter sans être un horrible « nationaliste ».

Base de cette proposition des plus éculées ? Des sondages ! Le texte de la proposition qui avance cette priorité en matière éducative pour l'ADQ en plus de ces sondages sort également les clichés les plus galvaudés pour essayer d'attendrir le militant distrait : « L'apprentissage d’une langue permet l'ouverture à d'autres cultures et la découverte d'autres horizons. » De quelle langue s'agit-il ? L'anglais... À quelles cultures ouvre-t-il, si ce n'est la culture nord-américaine dans laquelle nous baignons déjà ! L'ADQ de M. Deltell n'envisage pas d'apprendre le latin, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le portugais ou l'hindi (au choix) à tous les élèves. Non, l'anglais qui s'apprend déjà par osmose dans une très grande partie du Québec. N'y a-t-il vraiment rien de plus prioritaire en matière d'éducation ? Pas selon l'ADQ aseptisé de M. Deltell apparemment...

Rien sur un surplus d'efficacité, de liberté pédagogique, de concurrence des programmes dans l'enseignement, deuxième plus gros poste dans le budget du Québec.

Nous avons, par ailleurs, eu vent de fortes contestations au sein de certaines régions qui se voyaient placer devant ces propositions pondues par des apparatchiks de l'ADQ en rien ancrés dans lesdites régions.



Source : Le cahier des participants concocté par les apparatchiks de l'ADQ.




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ECR — un commissaire scolaire demande plus de souplesse

Tiré d'un article de la Tribune de ce vendredi.

L'école québécoise s'est jusqu'à présent montrée peu accommodante avec les familles opposées au cours d'éthique et culture religieuse (ÉCR). Déplorant la situation, le commissaire Stéphan Fillion souhaite que la Commission scolaire des Sommets commence à faire preuve de plus de souplesse.

Plusieurs critiques ont été émises par des parents d'élèves après l'implantation du cours d'éthique et culture religieuse en 2008. Cependant, rares ont été les critiques émanant de l'intérieur du système d'éducation. En ce sens, la sortie de M. Fillion est donc inhabituelle.

Le commissaire affirme qu'il est temps de laisser le «libre choix aux parents» quant à ce controversé cours. «La Commission scolaire des Sommets devrait faire preuve d'ouverture, surtout que la Cour suprême du Canada a accepté d'entendre la cause de parents opposés», affirme-t-il.

Stéphan Fillion ajoute dans la foulée que la CSS devrait prendre ses distances face au ministère de l'Éducation, du Sport et du Loisir du Québec, qui prône, selon lui, la ligne dure envers les parents réfractaires. «La commission scolaire suit le Ministère, mais ce n'est pas vrai qu'il a toujours raison», lance-t-il.

M. Fillion soutient que, «dans un autre contexte», le monde de l'éducation serait certainement porté à ouvrir la porte à un «accommodement dit raisonnable» pour régler la problématique existante.

Présentement, les enfants qui ne fréquentent pas le cours d'éthique et culture religieuse, à la CSS, sont forcés de quitter les terrains de leur école chaque fois qu'il revient à l'horaire pour ne revenir qu'après la fin de celui-ci.




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jeudi 4 novembre 2010

France — Enseigner le fait religieux : limites de l'approche dite « scientifique »

La revue Religions et Histoire vient de publier un numéro spécial consacré à l’enseignement du fait religieux. Depuis le rapport rédigé par Régis Debray, sur la demande de Jack Lang en février 2002, l’enseignement religieux s’est imposé dans les programmes scolaires comme un élément de culture commune et à ce titre est intégré depuis 2006 « au socle commun de connaissances et compétences ».

Religions et Histoire fait le point sur ce sujet sensible, distinguant bien entendu l’enseignement religieux (confessionnel) et l’enseignement du religieux (non confessionnel), celui qui est visé par la loi et dresse un bilan plutôt négatif dû au problème de l’inculture des professeurs et des élèves.

Cette « laïcité d’incompétence » que fustigeait Régis Debray est loin d’être devenue ce qu’il souhaitait, une « laïcité d’intelligence », une laïcité éclairée qui refuse l’ignorance religieuse.

Ferdinand Buisson, l’un des fondateurs de l’école laïque, écrivait en 1905 : « Pour l’éducation d’un enfant qui doit devenir homme, il est bon qu’il ait été mis en contact avec les strophes enflammées des prophètes d’Israël et des philosophes grecs, des plus belles pages de l’Evangile…qu’il ait feuilleté toutes les Bibles de l’humanité…ce qui sortira de cette étude, ce n’est pas le mépris, la haine, l’intolérance, c’est au contraire une admiration respectueuse de toutes les manifestations de la pensée… ».

Parmi d’autres, l’IFER, l’Institut de formation pour l’étude et l’enseignement des religions, connaît un vif succès avec son programme :
- L’histoire des religions
- L’approche anthropologique des faits religieux
- L’étude des rapports entre religions et sociétés
- Les cultures et les spiritualités,

Avec, en corollaire, l’apparition de formations professionnelles de niveau maîtrise sur les rapports entre religions et sociétés visant un seul objectif : que les athées comme les croyants puissent trouver de quoi éclairer leur jugement.

Plusieurs questions se posent :
- Pour René Rémond, si naguère la laïcité était synonyme de silence absolu sur ce qui est religieux, aujourd’hui c’est la laïcité qui impose que le fait religieux soit enseigné.
- Inversement, de nombreux croyants craignent qu’un traitement multidisciplinaire du fait religieux aboutisse à l’appauvrissement du sujet et au relativisme des croyances (la grande crainte de Benoît XVI).

Chaque croyant voyant les autres religions à partir de sa propre religion et de sa propre culture, par définition les seules vraies, comment dans ces conditions aborder le fait religieux de façon scientifique et distanciée ?

Pour Mgr Minnerath, professeur à l’Université de Strasbourg, la religion propose toujours une interprétation du monde, non une description du monde comme le proposent les sciences de l’observation.




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Zemmour sur la déliquance juvénile, les familles monoparentales et décomposées





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mercredi 3 novembre 2010

Quels sont les coûts des nombreux procès de la DPJ et le MELS contre les parents québécois ?

Comment on le sait, le MELS et la DPJ forcent de nombreux parents qui ne se conforment pas à sa vision étriquée de l'enseignement à avoir recours aux tribunaux.

La question des coûts liés à cette pression constante de l'appareil gouvernemental contre les droits des parents n'intéressent pas la SRC.

Par contre, les procès que le maire de Saguenay a fait pour se défendre contre, entre autres, le Mouvement laïc québécois pour avoir le droit de réciter une petite prière au début du conseil municipal intéresse beaucoup Radio-Canada. On se demande bien pourquoi.

Annonce de l'émission  La Facture de la SRC subventionnée :


Saguenay : des procès qui coûtent cher

Le maire Jean Tremblay a aussi mené de nombreuses batailles juridiques depuis son arrivée à la tête de Saguenay, notamment en ce qui a trait à la récitation d'une prière à l'ouverture de toutes les réunions du conseil municipal. Ces procès ont d'ailleurs coûté plusieurs millions de dollars aux citoyens de la municipalité.

Alors que les juges se montrent très sévères à l'endroit du maire et de son administration, certains de ses concitoyens l'accusent de manquer de transparence dans la gestion de la ville. Un mécontentement qui est, entre autres, associé à une importante augmentation du compte de taxes, comme l'ont constaté Michel Senécal et Martyne Bourdeau.




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France — la déliquance juvénile a plus que doublé en 20 ans, forte progression chez les filles

De nouveaux chiffres de la délinquance sont parus en France, ils confirment un phénomène récent : en 20 ans la délinquance des mineurs a augmenté de près de 120 %, elle concerne de plus en plus de filles. Un constat dressé par Jean-Marie Bockel, le secrétaire d’état à la Justice français.






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dimanche 31 octobre 2010

Commission scolaire « apprête » son compte rendu, la contestation au cours ECR disparaît

On se souviendra que lors d'une récente réunion de la Commission scolaire des Sommets, tenue à Magog le 21 septembre dernier, de nombreux parents s'étaient déplacés pour soutenir des demandes d'exemption au cours ECR (elles-mêmes appuyées par un ancien ministre du Québec, par des philosophes, par un médecin et d'autres notables) et se plaindre de la manière dont deux professeurs utilisaient les cours ECR pour faire passer leurs propres croyances et dénigrer celles de certains élèves. Plusieurs journaux locaux, dont la Tribune et le Reflet du lac avaient rapporté ces incidents et l'autisme obstiné de la majorité des commissaires.

Or, voici que le compte rendu de cette séance des commissaires a été rendu public. Et que peut-on y lire (page 1647) ? Que de simples « représentations » ont été faites. On ne sait pas si c'est en faveur ou en défaveur. Quelle en était la gravité, le sérieux, la teneur. Rien. On minimise, on enterre l'affaire.




Cet épisode de bidouillage n'est pas sans rappeler cette saynète de Yes, Prime Minister ! où le secrétaire permanent du Premier ministre, Sir Humphrey, apprend à un autre haut fonctionnaire, Bernard, comment maquiller, apprêter un procès-verbal : « le but d'un compte rendu n'est pas d'énumérer des évènements, mais de protéger des gens ».


[Le passage « No man is an island...the bell tolls for thee » est une allusion à un célèbre extrait de l'œuvre de John Donne, un des plus grands prédicateurs — horresco referens — de son époque :
« Nul homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain, aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne. »

Nunc lento sonito dicunt, morieris
Devotions upon Emergent Occasions, 1624]





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