vendredi 30 avril 2010

Étudiants pro-vie menacés d'expulsion en Alberta

Où l'on apprend qu'il y a des choses trop choquantes pour des étudiants universitaires et que la simple exposition à des images est soudainement intolérable.

Mise à jour lundi 10 mai : L'Université de Calgary sanctionne des étudiants pro-vie.


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Droits de scolarité : bras de fer entre McGill et le Monopole de l'Éducation

Le bras de fer se poursuit entre le Monopole de l'Éducation du Québec et l'université McGill. L'enjeu : les droits de scolarité exigés pour suivre le MBA de l'institution montréalaise.

Rappelons que McGill a décidé, sans l'accord du ministère, d'appliquer une même grille tarifaire à tous les étudiants, qu'ils résident au Québec ou non.

Pour les Québécois et les Québécoises, la facture grimpe de 1600 % puisque, à partir de septembre 2010, une année de MBA leur coûtera 29 500 dollars, contre 1700 dollars en 2009.

Or, Le Devoir a appris que la direction de McGill vient de refuser un compromis offert par la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne. Et ce refus pourrait conduire à une sanction.

La ministre proposait à McGill de revenir à la tarification de 2009 pour les étudiants québécois, mais de déréglementer les procédures de tarification pour les étudiants étrangers ou provenant d'autres provinces canadiennes.

Principal argument : les étudiants non résidents constituent 80 % des inscrits au MBA. Avec ce scénario, McGill aurait pu hausser les tarifs des autres étudiants à sa guise et équilibrer ses comptes comme elle le souhaitait.

Pour mettre en œuvre sa proposition, Michelle Courchesne était prête à modifier les règles budgétaires qui déterminent la façon dont les droits de scolarité sont établis au Québec.

Des sanctions financières et principe d'équité

Mais, selon Le Devoir, Heather Munroe-Blum, la principale et vice-chancelière de McGill, a refusé cette offre et réaffirmé son intention de maintenir la nouvelle grille tarifaire.

La direction de l'université estime que le modèle proposé par la ministre n'est pas pertinent sur le plan financier et qu'il déroge aux principes d'équité de McGill.

Ce refus, rappelle le quotidien, est contraire à la disposition 3.7 des Règles budgétaires sur la politique relative aux droits de scolarité selon laquelle « les établissements doivent se conformer aux décisions gouvernementales concernant les droits de scolarité et les montants forfaitaires ». Il peut aussi donner lieu à des sanctions.

C'est déjà le cas puisque, toujours selon Le Devoir, la ministre Courchesne prévoit de supprimer une subvention de 11 000 dollars par étudiant que le ministère verse normalement à McGill. Une pénalité de 17 000 dollars pourrait s'ajouter à cette sanction.

Pourquoi subventionner les MBA ?

Pour McGill et les partisans de sa politique de hausse des frais d'inscriptions, il est logique de privatiser en quelque sorte son programme de MBA.

En effet, les étudiants qui s'inscrivent à ce programme ont déjà de nombreuses années d'expérience. En outre, ce sont souvent les employeurs de ces étudiants qui défraient une grande partie des frais d'inscription. Quand les étudiants sont prêts à payer plus pourquoi punir l'université ?

Pour ces partisans de McGill, plutôt que de punir cette université, le Monopole de l'Éducation du Québec devrait se féliciter de l'argent qu'il épargnera en ne subventionnant plus ce programme et redistribuer cet argent aux autres universités en manque de fonds.

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Le cours ECR, école de l'unanimisme politiquement correct


Il fut une époque où chez les progressistes différer d'opinion, être un dissident, était la plus haute forme de patriotisme. La formule, faussement attribuée à Jefferson, est d'Howard Zinn, historien anarchiste de gauche. Elle fit son apparition quand la gauche américaine cherchait à dénoncer la guerre contre le terrorisme.

Cette liberté de pensée, cet esprit frondeur étaient encouragés non seulement en politique, mais également dans le domaine religieux, des mœurs et des valeurs. Dissidence parfois bien agressive ou de mauvais goût, mais c'est cela la démocratie, non ?

Bill Maher, présentateur « progressiste » vedette de HBO, donnant son avis sur la religion

Mais voilà, quand les « progressistes » qui se disent pluralistes ont le pouvoir, comme c'est le cas dans le petit monde des experts en éducation québécois, il faut désormais apprendre à s'ouvrir et à pratiquer le consensus. Plus d'éloges de la contestation, du cynisme, du dissensus, non, non. Cela serait montrer un esprit borné et peu ouvert sur les autres, leurs religions, leur athéisme, leurs valeurs morales, sexuelles, leurs orientations sexuelles, leurs préjugés politiques et sociaux. Bref, manquer d'ouverture aux valeurs de ces mêmes progressistes.

Un rapport récemment publié par le Comité d'analyse du Programme de formation de l'école québécoise (une émanation du MELS) se félicitait même de ce formatage : les enfants de la réforme pédagogique sont peu autonomes, médiocres en français, ne parviennent pas à se concentrer lors d'un cours magistral, mais ils sont « ouverts », « citoyens du monde » et travaillent bien en équipe.

On a donc privilégié la rééducation dans le domaine du comportement aux dépens de l'instruction des faits et des connaissances.

Cette rééducation, cet esprit unanimiste sont également encouragés dans le programme d'éthique et de culture religieuse.

Vous devez tous être d'accord

C'est ainsi que l'on retrouve dans les manuels et cahiers ECR, des exercices qui visent à apprendre aux élèves à s'ouvrir aux autres et à parvenir à des consensus au sein d'un groupe.

Premier exemple tiré d'un manuel du primaire : un groupe de personnes à asseoir dans un autobus de la manière la « plus juste » possible. Sont debout : une femme enceinte (ne pas l'asseoir serait machiste), une femme basanée et voilée (ne pas l'asseoir serait raciste), une femme agée (machiste, âgiste ?), un homme blanc veston-cravate (victime qui ne présente pas de risque). On demande ensuite au jeune élève que « Tous les membres de ton équipe doivent être d’accord avec les choix. Attention, à la fin de l’exercice, vous devrez les justifier. »

« Tous les membres de ton équipe doivent être d’accord avec les choix. »
Unité 3, manuel ECR de la 4e primaire, éditions Modulo


Partager en groupe et dans le consensus Israël et la Palestine

Autre exemple d'exercice, au secondaire cette fois, dans le cahier Dialogues II des éditions de la Pensée pour la secondaire V, il s'agit cette fois-ci d'établir un plan de partage juste de la Palestine grâce au dialogue pour aboutir à un consensus.

On est pantois devant tant d'irénisme béat : que compte-t-on apprendre ainsi aux élèves ? Que les adultes qui ne s'entendent pas et n'arrivent pas à un partage juste par le consensus et le dialogue ont vraiment été mal éduqués ? Ah ! Si seulement ils avaient eu le cours d'ECR ! Que se passera-t-il en classe si, grâce au métissage croissant du Québec, on trouve un juif et un arabe ? Espère-t-on vraiment qu'ils arrivent honnêtement à un consensus ?

Cahier Dialogues II, secondaire V, éditions de la Pensée, p. 83


Et pourtant l'objectivité n'existerait pas ?

Cahier corrigé Dialogues II, secondaire V, éditions de la Pensée, p. 85


Ce qui est le plus étonnant c'est que le même cahier (illustration ci-dessus) semble admettre, dans les solutions proposées et mentionnées à l'enseignant, que l'objectivité n'existerait pas ! Mais attention, nous dit le gouvernement, le programme ECR n'est en rien relativiste et il est donné de manière objective et neutre.

Cet aveu que l'objectivité est sans doute inatteignable laisse sous-entendre que certaines solutions sont inextricables.

À quoi bon alors tenter de résoudre équitablement une situation comme le partage de la Palestine par le dialogue et le consensus ? Pour montrer l'inanité du projet ?

La délibération

Il ne faut pas croire que ces deux activités sont le fruit du hasard. Elles respectent scrupuleusement le programme qui impose que l'enfant soit familiarisé à chaque cycle de sa formation avec la délibération.

Or qu'est-ce que la délibération pour le Monopole de l'Éducation ?

C'est une forme de « dialogue ». C'est « l'examen avec d’autres personnes des différents aspects d’une question (des faits, des intérêts en jeu, des normes et des valeurs, des conséquences probables d’une décision, etc.) pour en arriver à une décision commune. » (voir Formes du dialogue et définition et quasi tous les glossaires des manuels, par exemple celui des éditions Grand Duc, pour le secondaire IV, page 260).

L'indifférence traquée

Et ne croyez pas que l'enfant pourra se réfugier dans l'indifférence lors de telles activités. Car nous savons tous à quoi mène l'indifférence...au nazisme. Les éditions Grand Duc publient ainsi (p. 13, manuel secondaire IV) de manière très prévisible le poème de Martin Niemöller :
« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n’étais pas communiste. »
Il faut s'engager, avoir son opinion politiquement correcte sur tout.

Une démarche hautement intrusive

L’élève n’est pas seulement appelé à donner son avis ; il doit aussi porter un jugement normatif sur les croyances des autres.
« Il nomme des comportements ou des attitudes qui contribuent ou nuisent à la vie de groupe. Il reconnaît ses besoins et nomme ses responsabilités à l’égard des autres. Il considère certaines options ou actions possibles et en reconnaît des effets sur lui et sur les autres. Il privilégie des actions favorisant la vie de groupe en fonction du vivre-ensemble. Il fait des liens avec d’autres situations similaires. Il fait un retour sur ses apprentissages et sur sa démarche. »

(Programme du primaire p. 297)

Comme le relevait le philosophe français, David Mascré, au sujet du programme ECR, « L’enfant est donc sollicité pour porter un jugement normatif sur les autres. Progressivement, mais sûrement, il est appelé à dénoncer pour le bien de la cause tous ceux qui, parmi ses proches (petits camarades, frères et sœurs ou parents) pourraient développer des croyances ou des pratiques religieuses non conformes au système de valeurs promu par les tenants de la religion de la démocratie. Il est sommé de mettre en avant ce qui dans la croyance de ces proches – et, ce qui est plus risible et plus conditionnant encore – est nuisible de son petit point de vue d’enfant de huit ans à la vie de groupe. »

Non content de sommer l’enfant de dénoncer ses camarades en repérant ce qui dans leurs croyances pourrait être contraire au respect de l’autre ou à la facilitation de la vie en commun, le texte lui demande en outre de porter un jugement normatif sur le fonds même de ses croyances en dénonçant ce qui en elle relève du stéréotype ou du préjugé. L’enfant est ainsi requis de :
« cerner des causes et des effets des préjugés et des stéréotypes présents dans la situation. »

(Programme du primaire p. 298)

Ce n’est plus l’enseignant lui-même, il est « neutre », c’est désormais l’enfant qui est sommé d’assumer la fonction d'inquisiteur et de condamner à la question le camarade qui aurait l’audace ou l’outrecuidance de continuer à professer des croyances incompatibles avec les valeurs du temps présent.

Respect absolu des opinions « ouvertes sur la diversité »

Le programme officiel et le livre de l'apologiste devant les tribunaux de l'imposition du cours ECR, Georges Leroux, nous rappellent que les enfants doivent apprendre à avoir un respect absolu des opinions exprimées des autres, pour autant que celles soient ouvertes sur le monde et la diversité. Deux mots codés signifiant pluralistes, progressistes et en faveur non pas de toutes les diversités, mais celles valorisées par ces mêmes pluralistes progressistes, à savoir la diversité ethnique (et s'il le faut alors la diversité religieuse, bien que certains « laïcs » n'acceptent pas forcement la valorisation de cette diversité-là), la diversité des formes familiales (p. ex. la famille homoparentale) et des comportements sexuels. Paradoxalement, ceux qui font appel à cette diversité rejettent habituellement des points de vue trop divers sur certains sujets qu'ils décrèteront « rétrogrades » et non acceptables.

À la page 41 de son expertise déposée aux procès de Drummondville et Loyola (c'est la même), Georges Leroux affirme : « À ce titre, les élèves sont invités à développer des attitudes de respect absolu, de dialogue interprétatif (comprendre la signification des croyances ou de l'incroyance). »

À mettre en parallèle avec cette attitude demandée des élèves dans le programme, mais que l'État se garde bien de pratiquer avec les opposants au cours ECR (surtout pas plusieurs cours de religion, ni des exemptions) :
« amener les élèves à participer à la vie démocratique de l’école ou de la classe [!??] et à adopter des attitudes d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité »

(Programme du primaire, p. 284)

«  Manifester de l’ouverture et du respect à l’égard de ce qui est exprimé. »

Des formes du dialogue et des conditions favorables
Indications pédagogiques

Respecter les personnes, oui nous sommes d'accord, mais respecter ce qui est exprimé, même l'erreur, même ce qui va à l'encontre de ce qu'on croit vrai et sacré ?

Débusquer les manifestations non verbales de réticence

Cette recherche du dialogue forcé, ce rejet de l'indifférence ou la désapprobation envers ce qui est socialement acceptable par le groupe apparaît dans de nombreuses injonctions faites aux enfants ou aux enseignants :
« Être attentif à ses manifestations non verbales de communication et à celles des autres. »

(Programme du primaire page 283)

« Se soucier de l’autre et prendre en considération ses sentiments, ses perceptions ou ses idées. »

[source]

« Dans leurs interactions, verbales ou non verbales, il importe qu'ils [les élèves] s'exercent progressivement à écouter l'autre de manière attentive. »

[source]

L’enfant est désormais enjoint non seulement de critiquer les idées des autres quand elles ne sont pas conformes au vivre-ensemble, mais aussi de sonder leurs arrière-pensées. Ordre lui est donné de prêter attention aux manifestations non verbales de communication de ses petits camarades. Un silence désapprobateur, un regard fuyant, une attitude de mutisme seront autant de signes d’adhésion faible ou pire de désapprobation potentielle, et jugés comme tels. L’enfant dissident n’aura même plus la possibilité ou le droit de se réfugier dans l’intimité de son for intérieur ou de s’évader dans l’imagination du merveilleux puisque les signes mêmes de repli sur l’intériorité ou un monde extérieur au monde politiquement correct seront examinés, suivis, interprétés et traqués comme tel.

« Mentir pour s'en sortir est une bonne chose »

« Mentir pour s'en sortir est une bonne chose » tel était le titre et le thème d'un exercice de français qu'un père indigné nous a transmis (voir la reproduction ci-dessous).

Tous dans la classe de son enfant devaient recopier le texte tel quel puis corriger les erreurs d'orthographe.

Pas de discussion sur le fond du message de cette dictée à corriger.

Interrogé, le père de l'élève s'est dit outré par cet exercice relativiste dans une classe du secondaire d'une école québécoise de la région montréalaise.


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jeudi 29 avril 2010

Des libertariens inquiets de la dimension idéologique du volet « éthique » du cours ECR

Le site des Analystes d'inspiration libertaire (ou peut-être « lucide ») et qui regroupe des contributeurs comme Éric Duhaime (un habitué de Mario Dumont sur V et du Journal de Québec) s'intéresse au cours ECR.

Et c'est pour s'en inquiéter.

Ian Sénéchal écrit ainsi :
« J’ai récemment reçu une enveloppe brune que je partage avec vous. Ces pages ont été tirées du contenu d’un travail demandé à un étudiant d’Éthique et Culture Religieuse (ECR). Regardez ce que l’on montre à nos jeunes! Sommes-nous en train de perdre une génération pour sauver notre beau régime socialiste? »
Reynald Du Berger, un autre collaborateur du site, ajoute :
« Lidec, la maison d’édition agréée par le MÉLS qui a publié ce document se décrit comme “l’Éditeur qui répond à vos besoins pédagogiques”. Puisqu’il s’agit d’un document qui s’adresse à des jeunes dans le cadre d’un cours qui leur est imposé et que ce document suggère aux élèves d’adhérer à une pensée ou à des valeurs que l’auteur du document prétend universelles, et puisque ce cours traite d’éthique, l’honnêteté et la transparence étant des valeurs d’éthique universelles, le document devrait être signé, d’autant plus que l’auteur accuse Sam Hamad de maltraiter les assistés sociaux. Si j’étais parent, j’aimerais bien connaitre celui ou celle qui a pondu ça, et le ou la rendre imputable sur la place publique; ça aussi c’est de l’éthique. »
Les cahiers ECR publiés par LIDEC ne sont pas les seuls à aborder les sujets « éthiques » dans une optique partiale et orientée politiquement.

C'est également le cas des cahiers ECR des éditions La Pensée qui abordent abondamment et favorablement le féminisme (avec comme prétexte le thème du programme de la « justice », voir ici et ) ou même des manuels approuvés par le BAMD des éditions Grand-Duc qui donnent dans tous les sujets écologistes à la mode (en prenant comme prétexte le thème du programme « l'avenir de l'humanité ») et irénistes de gauche.

Les sites de ressources pédagogiques mis en place par les commissions scolaires font de même et pas uniquement en éthique et culture religieuse. Le correctivisme politique frappe aussi tout le domaine de l'Univers social qui regroupe la géographie, l'Histoire et l'éducation à la citoyenneté, nouveau programme fortement critiquée et le Monde contemporain un ensemble de contenus économiques, politiques et sociologiques.

Une des SAÉ (une leçon pour les rétrogrades, voir Parlez pédagogiste) en Monde contemporain aborde par exemple la question du Vivre ensemble en Palestine et en Israël. Oui, là encore l'inévitable « vivre-ensemble », comme en éthique et culture religieuse (voir ci-dessous un extrait de la SAÉ ECR sur le même thème : Partager en groupe et dans le consensus Israël et la Palestine

Cahier Dialogues II, secondaire V, éditions de la Pensée, p. 83



Mais revenons aux ressources mises à la disposition des enseignants par le site de ressources pédagogiques élaboré par le MELS et la C.S. Pointe-de-l'Île pour le cours d'Univers social, récemment ce site se penchait sur un sujet d'actualité : Michel Chartrand, mais c'est pour n'en parler qu'en bien dans le style thuriféraire de Radio-Canada, aucune critique, aucun lien vers son passé trouble de vieux communiste et de vieux fasciste que rappelait le Québécois libre. De l'hagiographie avec vos sous apparemment.

Il en va de même sur un autre thème de l'Univers social : la population (entendre principalement une réflexion politiquement correcte sur l'immigration), l'immense majorité des ressources mises à disposition des commissions scolaires sont marquées du sceau de prêt-à-penser du plus bel aloi de gauche.

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mercredi 28 avril 2010

Débat sur le cours ECR alors que la cause s'en va en Cour suprême

Dennis Watters un des artisans du cours d'éthique et de culture religieuse et Mme Jean Morse-Chevrier, présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, débattent avec Richard Martineau du cours ECR alors qu'une des causes en justice pour s'opposer à son opposition va être présentée à la Cour suprême.



M. Denis Watters

M. Watters avoue la nature superficielle des connaissances qui seront transmises.

On remarquera que M. Watters ne comprend pas M. Martineau quand celui-ci lui demande (à la 9e minute) si l'on peut en classe critiquer certains dérapages dans les religions, car il est bon de développer l'esprit critique des enfants.

M. Watters parle alors de dérapages dans des manuels non approuvés (mais qui peuvent et sont utilisés en classe) pour ensuite enchaîner sur le fait que le cours est un « instrument puissant pour habiliter les jeunes dans une société pluraliste », bref M. Watters avoue la dimension idéologique du programme, la transmission de connaissances n'est pas ce qui prime, mais l'habilitation à vivre dans une « société pluraliste ».

M. Watters dit se dissocier du programme ECR s'il prône le multiculturalisme. Et quelle est la preuve que ce n'est pas vrai pour cet esprit subtil ? « Le mot multiculturalisme apparaît comme un exemple parmi d'autres en cinquième secondaire » ! Bin, Denis, le mot pluraliste que tu préfères pour qualifier le programme n'apparaît pas plus tôt !

Suit une question étrange de Martineau sur quel Dieu est mentionné dans la Constitution canadienne quand vient le temps de parler de la Cour suprême.

Enfin, Denis Watters, quand on lui dit que l'école va remettre en question les valeurs des parents, ne peut que se féliciter de ce fait, car il permettra aux parents de discuter du cours à la maison et de revenir sur les différentes valeurs abordées en classe. L'école, dans cette optique, n'aide plus les parents dans l'éducation de leurs enfants. Elle sert à instiller le doute chez les enfants, doute que les parents auront la chance de dissiper à la maison, s'ils en ont le temps, s'ils en ont la formation et si leur ado leur parle de ces doutes ou de ces débats en classe.

Mme Jean Morse-Chevrier

Lors de ce débat, Jean Morse-Chevrier a rappelé que le Cardinal Grocholewski, préfet pour l'Éducation catholique à Rome, a renouvelé récemment la mise en garde qu'il avait faite le 5 mai 2009 à l'égard des cours soi-disant neutres qui mettent toutes les religions sur le même pied. Mme Chevrier a déclaré que l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) appuie cette position.

Interrogée par M. Martineau, elle a dit que certaines religions ont des assises plus solides que d'autres et que pour un croyant sa religion représente la vérité. Elle a soutenu que la façon dont le programme présente Jésus, tel qu'on le retrouve dans les manuels où Jésus est « un homme qui fait jaser », serait acceptable pour un musulman, mais pas pour un chrétien pour qui Jésus fait partie de la Trinité, une notion absente du programme d'ECR.

Elle a aussi défendu la position de Joëlle Quérin, dans le sens que le programme ECR impose une idéologie. En référant au volet d'éthique du programme, elle a indiqué que les jeunes étaient appelés à considérer toutes les positions comme valables au lieu de recevoir à l'école des lignes directrices sûres pour guider leur vie. Ce qui a valu à M. Martineau de reprendre le fait que les jeunes apprenaient à l'école que la position de maman et de papa était remise en question.

Mme Chevrier a maintenu que les jeunes doivent avoir droit à un enseignement religieux à l'école en accord avec leur propre croyance et que les éléments appartenant à d'autres religions peuvent être traités à la fin du secondaire, sans que la plupart des parents s'y opposent. Cela a fait dire à M. Martineau que les enfants doivent peut-être apprendre leur propre religion d'abord. En réponse à une question, Mme Chevrier a dit que les parents aimeraient mieux ne pas avoir de cours de religion que de voir imposés à leurs enfants des contenus religieux avec lesquels ils ne sont pas d'accord. Cependant, retirer complètement la religion des écoles serait de s'en laver les mains selon elle.






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Richard Décarie sur le recours en Cour Suprême pour obtenir l'exemption au cours ECR


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ECR — les parents forcés d'aller en Cour suprême du Canada

Nous venons de recevoir ce communiqué.

28 avril — Les parents forcés d'en appeler à la Cour suprême

Les parents de Drummondville qui s'opposent à l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse (ÉCR) à leurs enfants ont décidé de faire appel à la Cour suprême du Canada.

La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) appuie ces parents convaincus qui ont le courage d'aller jusqu'au bout. Le président de la CLÉ, Sylvain Lamontagne, affirme que « pour les parents ce programme relativise leur religion et leurs valeurs morales, certains sociologues le qualifiant même d'endoctrinement. »

Pour le porte-parole de la CLÉ, Richard Décarie, « l'imposition de ce cours constitue une grave attaque sur le plan des droits parentaux et de la liberté de conscience, au point que même les États-Unis suivent la situation de près. »1

Cette perte de droit fondamental des parents, comme premiers éducateurs de leurs enfants, est unique au Canada mais risque de faire jurisprudence incitant d'autres provinces à suivre l'exemple du Québec.

La CLÉ affirme que l’imposition étatique d’un régime d’éthique et de culture religieuse à tous les élèves des niveaux primaire et secondaire — autant au public qu’au privé —, outrepasse les pouvoirs légitimes du gouvernement, bafouant la liberté de conscience et de religion proclamée par la Charte canadienne (article 2a).

Les parents qui font appel sont soutenus par des associations comme les 104 000 Chevaliers de Colomb qui ont récemment réitérer leur soutien à la position de la CLÉ. La population québécoise est également fortement attachée à la liberté de choix en éducation, comme deux sondages Léger- Marketing successifs l'ont indiqué.

« C’est scandaleux que l’entêtement du gouvernement Charest oblige des parents à aller jusqu’en Cour suprême plutôt que de reconnaître le simple bon sens de la demande », affirmait également M. Lamontagne.

[1] Lire le Rapport international sur la liberté religieuse de 2009 du Bureau de la démocratie, des droits de la personne et du travail des États-Unis, un organisme relevant du Département d'État américain.


Plus d'information à venir.


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Ethics and Religious Culture - Parents forced to appeal to the Supreme Court

MONTREAL, April 28 /CNW Telbec/ - The Drummondville couple who requested that their children be exempt from Ethics and Religious Culture (ERC) classes have decided to appeal to the Supreme Court of Canada.

The Coalition for Freedom in Education (CLE) supports these principled parents who have the courage to fight for the children's education all the way to the Supreme Tribunal of the land. Coalition's Chair, Sylvain Lamontagne, declared that "as far as the parents are concerned, this curriculum trivializes their religion and moral values and treat them as no more important or true as any other, some sociologists have even publicly qualified it as indoctrination."

Coalition's spokesperson, Richard Décarie, said that "imposing this curriculum to all children is a serious onslaught on parental rights and freedom of conscience, so much so that even the United States government is closely monitoring the situation."(1)

The loss of the fundamental right for parents to choose the moral and religious education of their children at school - no exemptions have been granted - is currently limited to Québec. But, if this encroachment by the State goes unchallenged, it may set a precedent and encourage other provinces in Canada to follow Québec's lead.

The Coalition maintains that the State, by imposing a universal ethics and religious culture curriculum to all pupils throughout primary and secondary schools - be they public or private -, goes beyond the legitimate powers of a government and undermines the freedom of conscience and religion proclaimed by the Canadian Charter (section 2a).

The Québec couple appealing to the Supreme Court of Canada is supported by various associations such as the 104,000-strong Knights of Columbus of Québec who have recently reiterated their support for the position upheld by the Coalition for Freedom in Education. The Québec population is also strongly committed to the freedom of choice in moral and religious education as two successive Leger-Marketing polls have indicated.

(1) See "International Religious Freedom Report 2009" compiled by the
Bureau of Democracy, Human Rights and Labor of the United States, an
agency within the U.S. Department of State.

For further information: Richard DÉCARIE, spokesperson,
(514) 464-5930,
(514) 772-9205,

www.Coalition-CLE.org

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mardi 27 avril 2010

Françoise David déboutée une seconde fois dans l'affaire du cahier ECR

On se rappelera que Mme Françoise David avait déjà été déboutée par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision dans l'affaire qui l'opposait à l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93,3 à Québec.

Cette fois-ci c'est le Conseil de presse du Québec qui rejette la plainte de la co-présidente du partie de gauche Québec solidaire.

Mais comme il s'agit d'une instance très québécoise, elle ne peut que faire la leçon à Sylvain Bouchard sur la manière de faire de la radio d'opinion :

« Le Conseil estime que la liberté d'expression, reconnue à l'animateur, l'autorisait à inciter des auditeurs à déchirer la page du cahier d'exercices [d'éthique et de culture religieuse]. Toutefois, sous l'angle de l'éthique journalistique, parce que les jeunes auditeurs étaient susceptibles de subir des réprimandes de leurs enseignants, l'invitation de l'animateur n'était pas la meilleure suggestion à faire dans les circonstances. Ce dernier aurait pu suggérer aux étudiants de manifester leur désaccord par bien d'autres moyens, comme celui d'un débat en classe permettant un plus large échange d’opinions. »
Indigné de constater que Françoise David, l'une des deux leaders de Québec solidaire, avait sa photo dans un cahier d'exercices du cours gouvernemental obligatoire d'Éthique et de culture religieuse ainsi que plusieurs pages consacrées à sa plateforme politique, l'hiver dernier, M. Bouchard avait notamment parlé de « propagande politique communiste » de la part de « profs gauchistes » en faveur d'une « soviétique et marxiste » rapellant par là les liens qui existent entre Québec Solidaire et le Parti communiste.

Sylvain Bouchard avait souligné qu'alors qu'on lui reprochait des propos injurieux, il n'avait fait que qualifier Mme David de « communiste », de « marxiste » ou de « soviétique ». « Je fais référence à ses choix idéologiques et non pas à la personne », avait-il expliqué, ajoutant que « c'est une caricature de ce qu'elle représente sur l'échiquier politique québécois ».

« J'aurais aimé que certains mentionnent que Québec solidaire a été l'allié du Parti communiste aux dernières élections, mais aucun média ne l'a écrit », avait-il alors déploré.

Sylvain Bouchard avait également demandé aux élèves de quatrième secondaire, à qui le cahier était destiné, d'arracher la page où se trouvait la photo et de la lui expédier dans le cadre d'un concours.

Dans un avis très clair daté, le secrétariat du Conseil canadien des normes de la radiotélévision estime qu'il n'y pas eu de manquement à un code qu'il administre.


Écoutez l'émission de l'époque (uniquement les extraits ECR) :



Françoise David dit merci aux éditions de la pensée (suite)
(page 199, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)



Françoise David dit merci aux éditions de la pensée


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