En avril débutera au Royaume-Uni la première étude randomisée sur le rapport bénéfice/risque des bloqueurs de puberté (cf. Le Royaume-Uni lance la première étude randomisée sur les effets des bloqueurs de puberté sur le cerveau). Cette étude a été demandée après la publication du rapport Cass, le 10 avril 2024, qui faisait état de « preuves insuffisantes » quant à l’efficacité de ces traitements – aboutissant à leur interdiction (cf. Bloqueurs de puberté : des données « insuffisantes » ; Changement de genre chez les mineurs : le gouvernement britannique interdit les bloqueurs de puberté). Commandée par le secrétaire à la Santé Wes Streeting, l’essai portera sur 226 enfants et adolescents de moins de 16 ans qui se considèrent comme transgenres
En échange de leur participation, les adolescents devraient recevoir des bons d’achat émis par l’entreprise Love2shop d’une valeur de 500 livres (573 euros) qu’ils pourront dépenser chez Asos, Nike, The Perfume shop ou encore Pizza Hut. En effet, au cours des deux années que devrait durer l’étude, certains participants seront soumis à 15 tests sur l’évolution de leurs capacités cognitives, rétribués par un bon d’achat d’une valeur de 30 livres chacun, et des IRM rétribués par des bons de 15 livres. D’autres se verront accorder un chèque cadeau de 15 livres pour chaque examen de densité osseuse et examen sanguin (cf. « Soin d’affirmation de genre » : une formulation dangereuse).
Une expérimentation pourtant dangereuse
La députée Claire Coutinho, secrétaire d’Etat pour l’Egalité du cabinet fantôme[1], dénonce le fait que « cette étude inflige à des enfants en bonne santé un protocole de soins qui risque de les rendre définitivement infertiles. Il n’y a pas d’âge minimum pour y participer et il nous a été confirmé que des enfants atteints d’autisme ou de troubles cognitifs faisaient également partie de l’essai » (cf. Autisme et genre : associations et praticiens alertent ; Genre : la « transition médicale » associée à une augmentation des suicides de mineurs).
Il a été démontré que les bloqueurs de puberté, sans avoir prouvé leur efficacité dans l’amélioration de la santé mentale, avaient pour effet de renforcer la perception d’un enfant qui déclare être transgenre (cf. Changement de genre chez les mineurs : l’impact des traitements hormonaux sur la dépression et le suicide reste inconnu). Ces traitements ont par ailleurs des effets néfastes pour le développement de son cerveau et la fertilité future.
Une intrusion dans l’intimité des mineurs
Les jeunes cobayes seront soumis à une évaluation régulière du fonctionnement de leur cerveau, cœur et système circulatoire. Les jeunes filles sont prévenues du fait qu’une grossesse les excluraient du protocole. Elles seront soumises à des tests réguliers et sont encouragées à utiliser des contraceptifs non-hormonaux. Les enfants et adolescents âgés de plus de 12 ans devront répondre à un questionnaire à propos de leur orientation sexuelle et de leurs éventuelles relations amoureuses et sexuelles.
L’annonce de l’étude randomisée a suscité une vive opposition de la part de personnalités transpartisanes et de centaines de médecins, à laquelle s’ajoutent une action en justice et une pétition signée par plus de 142.000 personnes.
Complément du 23/02/2026 : L’essai clinique a été suspendu après que l’autorité britannique de surveillance des médicaments a soulevé des « questions de sécurité ». L’Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) devrait s’entretenir la semaine prochaine avec le King’s College de Londres, dont les chercheurs mènent l’essai, afin de répondre à ces préoccupations, a déclaré le gouvernement.
Il a été démontré que les bloqueurs de puberté, sans avoir prouvé leur efficacité dans l’amélioration de la santé mentale, avaient pour effet de renforcer la perception d’un enfant qui déclare être transgenre (cf. Changement de genre chez les mineurs : l’impact des traitements hormonaux sur la dépression et le suicide reste inconnu). Ces traitements ont par ailleurs des effets néfastes pour le développement de son cerveau et la fertilité future.
Une intrusion dans l’intimité des mineurs
Les jeunes cobayes seront soumis à une évaluation régulière du fonctionnement de leur cerveau, cœur et système circulatoire. Les jeunes filles sont prévenues du fait qu’une grossesse les excluraient du protocole. Elles seront soumises à des tests réguliers et sont encouragées à utiliser des contraceptifs non-hormonaux. Les enfants et adolescents âgés de plus de 12 ans devront répondre à un questionnaire à propos de leur orientation sexuelle et de leurs éventuelles relations amoureuses et sexuelles.
L’annonce de l’étude randomisée a suscité une vive opposition de la part de personnalités transpartisanes et de centaines de médecins, à laquelle s’ajoutent une action en justice et une pétition signée par plus de 142.000 personnes.
Complément du 23/02/2026 : L’essai clinique a été suspendu après que l’autorité britannique de surveillance des médicaments a soulevé des « questions de sécurité ». L’Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) devrait s’entretenir la semaine prochaine avec le King’s College de Londres, dont les chercheurs mènent l’essai, afin de répondre à ces préoccupations, a déclaré le gouvernement.
[1] Sorte de « gouvernement bis » qui réunit les députés les plus influents du principal parti de l’opposition parlementaire
Sources de la synthèse de presse : The Telegraph, Michael Searles (12/02/26) ; BBC, Amy Walker et Alison Holt (21/02/2026)

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