jeudi 30 janvier 2025

Donald Trump bannit le changement de « genre » des mineurs

Le président des États-Unis, Donald Trump, a signé mardi un décret visant à restreindre les procédures de changement de sexe « chimiques et chirurgicales » pour les mineurs.

« Dans tout le pays aujourd'hui, des professionnels de la médecine mutilent et stérilisent un nombre croissant d'enfants impressionnables sous l'affirmation radicale et fausse que les adultes peuvent changer le sexe d'un enfant par une série d'interventions médicales irréversibles », indique le décret, intitulé “Protéger les enfants de la mutilation chimique et chirurgicale”. « Cette tendance dangereuse sera une tache dans l'histoire de notre pays et doit cesser.

« D'innombrables enfants regrettent rapidement d'avoir été mutilés et commencent à comprendre l'horrible tragédie qu'ils ne seront jamais en mesure de concevoir leurs propres enfants ou de les nourrir par l'allaitement », poursuit l'ordonnance. « En outre, les factures médicales de ces jeunes vulnérables risquent d'augmenter tout au long de leur vie, car ils sont souvent pris au piège de complications médicales à vie, d'une guerre perdue d'avance contre leur propre corps et, tragiquement, de la stérilisation. »

En conséquence, les États-Unis ont pour politique de ne pas financer, parrainer, promouvoir, aider ou soutenir la soi-disant « transition » d'un enfant d'un sexe à l'autre, et d'appliquer rigoureusement toutes les lois qui interdisent ou limitent ces procédures destructrices et qui altèrent la vie », peut-on lire dans le décret.

Sur Truth Social, M. Trump a déclaré : « Aujourd'hui, j'ai eu le grand honneur de signer un décret interdisant la castration chimique et la mutilation médicale d'enfants innocents aux États-Unis d'Amérique. Notre pays ne financera plus, ne parrainera plus, ne promouvra plus, n'assistera plus et ne soutiendra plus les soi-disant « soins d'affirmation du genre », qui ont déjà ruiné beaucoup trop de vies précieuses. Mon décret ordonne aux agences d'utiliser tous les moyens disponibles pour mettre fin à la participation financière du gouvernement fédéral aux institutions qui cherchent à fournir ces procédures médicales barbares, qui n'auraient jamais dû être autorisées à avoir lieu !»

Mark Trammell, directeur exécutif et avocat général du Center for American Liberty, qui représente certains détransitionneurs dans des procès, a salué l'action de Trump.

« Le président Trump doit être félicité pour son incroyable initiative visant à protéger les enfants vulnérables du complexe industriel du genre », a déclaré M. Trammell. « Ce décret démarque à juste titre les agences fédérales de l'Association professionnelle mondiale pour la santé transgenre (WPATH), qui est discréditée, tout en refusant le financement fédéral d'institutions qui mutilent chimiquement et chirurgicalement les enfants. »

« Il est navrant que Joe Biden n'ait pas eu la lucidité morale et intellectuelle de prendre un tel décret, préférant la politique à la santé des enfants vulnérables », a-t-il ajouté.

Un dénonciateur texan inculpé par le ministère de la justice

Le Dr Eithan Haim avait été inculpé par le ministère de la justice (DOJ) sous la présidence de M. Biden après avoir dénoncé des procédures transgenres pratiquées sur des mineurs à l'hôpital pour enfants du Texas.  

Vendredi, le ministère de la Justice de Trump a abandonné les poursuites contre le Dr Eithan Haim, qui avait dénoncé la médecine transgenre pratiquée sur des mineurs au Texas.

Le mois dernier, la Cour suprême des États-Unis a entendu les arguments oraux concernant une loi du Tennessee interdisant les traitements médicaux transgenres pour les enfants en décembre. Une décision dans cette affaire très médiatisée est attendue pour juillet 2025.

Plus de deux douzaines d'États ont adopté des interdictions similaires restreignant l'accès des mineurs aux traitements médicaux pour les personnes transgenres.


Le livre « Génération anxieuse » du chercheur Jonathan Haidt

Dans un livre majeur, « Génération anxieuse », le chercheur américain Jonathan Haidt montre les dégâts des téléphones portables sur la jeunesse née après 1995 : dépression, privation sociale, fragmentation de l’attention, dépendance. Les preuves sont là, il est temps d’agir.

C’est un livre absolument majeur, qui devrait être mis entre les mains de tous nos responsables politiques, mais aussi des patrons des réseaux sociaux (même s’ils savent déjà très bien ce qu’ils font) et des parents. Génération anxieuse, succès de librairie aux États-Unis et enfin traduit en français, vient de paraître aux Éditions des Arènes. Son auteur, Jonathan Haidt, a été un des premiers à documenter les ravages du wokisme à l’université : dans The Coddling of the American Mind (« Le maternage intellectuel des jeunes américains »), il décrivait comment une nouvelle génération était arrivée à l’université au mitan des années 2010, qui réclamait une « protection » contre des discours selon eux offensants. Ces jeunes « flocons de neige » (aussi fragiles que ceux-ci), surprotégés par leurs parents, ne supportaient plus la contradiction, et avaient troqué l’esprit de découverte qui sied à la jeunesse contre un esprit de défense et de repli.

Dans Génération anxieuse, le chercheur remonte à la source du problème. Il s’est aperçu qu’entre 2010 et 2015, à la faveur de la diffusion du téléphone intelligent (l’iPhone est inventé en 2007), a eu lieu ce qu’il appelle un « grand recâblage » de l’enfance. La génération née après 1995 (qu’on appelle génération Z) est la première à avoir grandi intégralement connectée aux réseaux sociaux (près de 40 h par semaine pour un ado entre 13 et 18 ans). Et ce alors qu’aucune étude d’impact n’a jamais été menée par les grandes entreprises technologiques sur les conséquences d’une enfance connectée. « Les jeunes de la génération Z sont les premiers de l’histoire à traverser la puberté avec un portail en poche qui les éloigne de leur entourage et les attire dans un univers alternatif excitant, addictif et instable. » Ce sont les cobayes d’une éducation totalement inédite aux conséquences dévastatrices.

Les résultats sont là, incontestables. « Un déferlement de souffrance. » À partir de 2010, quelque chose a changé dans la santé mentale des jeunes. Les troubles anxieux et dépressifs ont explosé : + 145 % de cas de dépression majeure chez les adolescentes américaines depuis 2010 ; +161 % pour les jeunes hommes (qui partaient de plus bas) ; + 140 % chez les jeunes adultes de 18-35 ans depuis 2010. Le taux de suicide des adolescents a commencé à augmenter en 2008 : + 167 % pour les filles. Vous en voulez encore ? +188 % de visite aux urgences pour cas d’automutilation pour les jeunes filles depuis 2010.

Pourquoi l’impact des réseaux sociaux est-il plus grave sur les adolescents que sur les adultes ? Parce que le cortex frontal, essentiel pour la maîtrise de soi, la gratification différée et la résistance à la tentation arrive à maturité à la vingtaine : les jeunes peuvent moins réfréner leur dépendance. De plus, à la puberté, le cerveau est particulièrement plastique, et la sensibilité des jeunes à la comparaison sociale s’accroît. D’ailleurs les Facebook Leaks ont documenté que l’entreprise de Mark Zuckerberg a intentionnellement cherché à rendre les adolescents accros par le biais de techniques comportementales.

Les quatre dégâts fondamentaux causés par les téléphones dits intelligents sont : la privation sociale (les jeunes voient moins physiquement leurs amis), le manque de sommeil (en moyenne les adolescents dorment 7 h, ce qui n’est pas assez pour la construction de leur cerveau), la fragmentation de l’attention et l’addiction.

Les réseaux sociaux ont été « la cause majeure d’une épidémie internationale de maladie mentale chez les adolescents ». Celle-ci a des conséquences différentes chez les garçons et chez les filles (preuve au passage que, contrairement à ce que pensent les idéologues du genre, il existe bien des différences entre les sexes). Les réseaux sociaux nuisent davantage aux filles : elles y sont davantage accros, notamment à Instagram, où elles se comparent en permanence à leurs congénères, ce qui entraîne des troubles dépressifs, alimentaires, et parfois du mimétisme dans la dysphorie de genre. Les garçons, eux, auront tendance à devenir toxicomanes aux jeux vidéo et à la pornographie, ce qui peut entraîner décrochage scolaire et retrait du réel. Le monde virtuel blesse les filles et consume les garçons.

Jonathan Haidt souligne le paradoxe de notre temps : nous surprotégeons les enfants dans le monde réel alors que nous les sous-protégeons dans le monde virtuel. Nous refusons de les laisser sortir seuls de peur qu’ils croisent un pédophile avec un sac de bonbons, alors qu’internet et les réseaux sont aujourd’hui le lieu numéro un de la prédation sexuelle. Nous les laissons vaquer des heures dans l’océan illimité du web, mais craignons de les laisser jouer à l’air libre. C’est encore pire aux États-Unis, société hyperjudiciarisée, qu’en Europe : les tourniquets ont été supprimés de la plupart des aires de jeu, car jugés trop dangereux.

Conclusion du chercheur : les parents doivent laisser de l’air à leurs enfants et les pousser le plus possible à pratiquer le jeu libre, essentiel dans la construction de soi. Haidt insiste aussi sur la nécessité de recréer des rituels. Dans toutes les sociétés, on a créé des rites initiatiques de passage de l’adolescence vers le monde adulte, nous sommes les premières sociétés à les avoir abolis. Nous laissons à la place nos enfants se perdre dans l’enfer numérique. La vie numérique entraîne une dégradation spirituelle, aussi bien chez les adultes que chez les adolescents. Il nous faut réapprendre l’incarnation, l’immobilité, et cette belle faculté que Simone Weil disait être la plus belle : l’attention. Réapprendre à être lent à la colère et prompt à pardonner, tout l’inverse que ce nous enseigne l’immédiateté des réseaux.

La réponse est aussi politique. On débat beaucoup ces jours-ci sur la nécessité de limiter et de contrôler la liberté d’expression sur les réseaux sociaux. Plutôt que de faire la police des tweets des adultes, les responsables politiques devraient limiter drastiquement l’accès aux réseaux sociaux des plus jeunes pour corriger un scandale sanitaire qui a déjà trop duré. Jonathan Haidt est très clair sur les solutions à mettre en œuvre. Elles doivent être collectives, car les parents ne peuvent se battre seuls pour assumer des privations à leurs enfants face à la pression sociale du monde extérieur. Il faut fixer la majorité numérique à 16 ans et obliger les plateformes à mettre de vraies mesures de vérification d’âge. Il faut soutenir des écoles vraiment sans téléphones cellulaires, c’est-à-dire avec dépôt dans un casier à l’entrée jusqu’à la fin des cours. Les résultats sont là, il ne faut plus tergiverser ni faire des « expérimentations ».

Une génération a été sacrifiée, agissons vite pour sauver les suivantes.

Source : Le Figaro

Génération anxieuse
par Jonathan Haidt,
publié aux Arènes,
le 16 janvier 2025,
à Paris,
424 pp,
ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037513090 


Liens connexes

Jonathan Haidt : les écoles devraient interdire les téléphones, donner aux enfants la possibilité de grandir et de jouer en groupe

« Espaces sûrs » : des étudiants qui ne supportent plus la contradiction

Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?

mardi 28 janvier 2025

29 janvier 1717 — Naissance de Jeffery Amherst

Jeffery Amherst, officier britannique. 
 
En 1731, il s’enrôle dans l’armée et, en 1741, devient aide de camp du général John Ligonier (1680-1770). Ligonier est issu d’une famille noble de huguenots de Castres émigrée en Angleterre à la fin du XVIIe siècle. Au cours de la guerre de Succession d’Autriche, il participe à la défaite anglaise lors de la bataille de Fontenoy en 1745. Il est promu au grade de lieutenant-colonel. Après la signature du traité d’Aix-la-Chapelle en 1748, il repasse en Angleterre, et la période de paix qui suit réduit ses chances d’avancement. 

Il planifia l’attaque contre Montréal en 1760. En 1763, il reprend les armes contre Pontiac et les autochtones, qu’il méprise. Dans une correspondance, il évoquera l’idée d’utiliser la variole pour tuer les autochtones.
 
Détails
 
Nommé commandant en chef en Amérique du Nord en remplacement de James Abercrombie, il passe l’hiver suivant à New York à faire des plans pour la campagne de l’été suivant. Il remonte en 1759 le lac Champlain avec une armée de 11 000 hommes, et se rend jusqu’à Crown Point (pointe à la Chevelure) où il construit un fort. Il lance quelques attaques sur l’île aux Noix sur la rivière Richelieu, où s’est réfugié le commandant français Bourlamaque. Cette tactique reste néanmoins sans effets notoires et est abandonnée après la prise de Québec par Wolfe en septembre.

Durant l’hiver suivant, Amherst planifie l’attaque de trois armées contre Montréal : James Murray remontant le Saint-Laurent à partir de Québec, William Haviland venant du lac Champlain et Amherst lui-même attaquant à partir du lac Ontario. Au début de septembre 1760, la jonction des trois armées fonctionne parfaitement et aboutit à la capitulation des Français le 8 septembre. Amherst nomme alors trois gouverneurs militaires pour les trois districts du Canada : James Murray, confirmé dans le poste qu’il occupait déjà à Québec, Ralph Burton à Trois-Rivières et Thomas Gage à Montréal.

Cependant, la guerre n’est pas terminée, et Amherst, à titre de commandant en chef, organise au cours de 1761 et 1762 des expéditions à la Dominique, en Martinique et à Cuba. En 1762, une armée française dirigée par Charles-Henri-Louis d’Arsac de Ternay débarque à Terre-Neuve. Elle ravage la colonie britannique avant d’être repoussée par une armée britannique commandée par William Amherst, frère de Jeffery Armherst qui l’a nommé à ce poste. Depuis New York, Jeffery Amherst supervise cette opération militaire. La bataille de Signal Hill (à Terre-Neuve) et la capitulation du fort de Saint-Jean mettent fin à l’aventure française en Amérique du Nord.
 
Vue perspective de la descente des François à l’île de Terre-Neuve du côté de Saint-Jean en 1762.


Pendant son séjour à Montréal, ce dernier développe une haine incontestable envers les Amérindiens, il les déteste rien de moins. Il constate avec frustration que quelques tribus indiennes des Grands Lacs, dans la région de Détroit, sous le chef Pontiac font la vie difficile aux troupes britanniques.

En 1763, il écrivit à son subalterne, Colonel Bouquet, avec une suggestion qui révolte plus d’un aujourd’hui. Amherst lui ordonna de faire le nécessaire pour transmettre la variole parmi les populations indiennes à l’aide de couverture infectée par le virus.

Au cours des mois suivants, des épidémies de variole causèrent des ravages dans les tribus Delaware, Mingos et Shawnees. Selon le journal de guerre de Bouquet, ce dernier n’aura jamais mis à exécution les ordres du Commandant en chef. Les coïncidences avec l’épidémie parmi les troupes de Pontiac sont toutefois étranges. Lors de son retour en Europe, il s’installa sur des terres qui lui furent offertes à titre de récompense dans la ville de Sevenoaks dans la région du Kent.

Il fut le premier gouverneur sous l’occupation militaire de la Nouvelle-France, de 1760 à 1763. 

Il décéda le 3 août 1797, à Sevenoaks, à sa résidence appelée Montréal.


On compte plus de morts que de naissances au Québec (aucune réaction politique)

Pour la première fois depuis que la population du Québec est répertoriée, la province a enregistré plus de décès que de naissances durant la dernière année. C’est ce qui ressort des données publiées la semaine dernière par l’institut de la statistique du Québec. Un tel vieillissement démographique apporte son lot de problèmes économiques, comme le financement des retraites ou le coût grandissant des services publics. Cependant, toujours selon le rapport de l’institut de la statistique du Québec, la population a tout de même augmenté durant la période 2023-2024, en raison de l’immigration.

Les seules régions avec plus de naissances que de décès sont les banlieues éloignées de Montréal, l'Outaouais et le Grand-Nord.

Aucune politique nataliste globale (en commençant par un changement de culture pour en adopter une pro-famille dès l’école et dans les politiques d’imposition familiale) n’est proposée par les partis politiques. Rappelons que la politique de garderie a d’abord été conçue comme une politique de retour des femmes au bureau et en opposition à un politique d’allocations universelles généreuses de garde d’enfants (y compris payées aux parents qui garderaient eux-mêmes leurs enfants en bas âge à la maison, ce qui n’est pas le cas actuellement).

La politique de garderie est extrêmement coûteuse, elle n’a pas enrayé le déclin de la natalité au Québec. Rappelons les réticences fréquentes exprimées par le Conseil de la femme à toute politique nataliste visant toutes les familles québécoises. En 1982, Claire Bonenfant, la très féministe présidente du Conseil de la Femme, s’était interrogée, au sujet d’une politique avec de timides conséquences natalistes : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »


Source : Journal de Montréal

Plus les enfants regardent des vidéos courtes, plus leurs résultats scolaires déclinent


Entre les Reels sur Instagram, les vidéos sur TikTok et sur Snapchat, les contenus courts sur les réseaux sociaux sont privilégiés par les jeunes utilisateurs. Une tendance qui semble avoir un impact négatif sur leurs résultats scolaires. Selon une étude chinoise, plus les écoliers consomment ce type de vidéos, moins ils ont de chances de réussir à l’école.

En bref

Une étude de la Chinese Academy of Sciences publiée dans PLOS One analyse l’impact des vidéos courtes sur les élèves de primaire à Shenzhen, Chine.

Les chercheurs ont découvert que la consommation excessive de vidéos courtes diminue l’attention des élèves, affectant négativement leurs résultats scolaires.

L’étude souligne l’importance du rôle des parents dans la gestion de l’utilisation des vidéos courtes pour améliorer les performances académiques des enfants.

Sommaire

  • Un lien entre le manque d’attention et les vidéos courtes
  • Les parents doivent donner l’exemple et offrir un cadre

C’est un grief de plus contre les réseaux sociaux. Alors que certaines études ont déjà dénoncé les effets négatifs des formats courts, favorisant notamment l’ennui, une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Chinese Academy of Sciences, publiée sur PLOS One, met en lumière l’impact, là encore négatif, sur les résultats scolaires des jeunes écoliers.

Un lien entre le manque d’attention et les vidéos courtes

En analysant les habitudes de 1052 élèves de primaire à Shenzhen, en Chine, les chercheurs ont établi un lien entre leur manque d’attention significatif et leur consommation massive de vidéos courtes : « Les vidéos courtes sont souvent conçues avec des visuels très attrayants et un contenu rapide et captivant, ce qui peut créer une dépendance chez les jeunes utilisateurs. Cette dépendance peut se traduire par un engagement prolongé, ce qui risque de détourner le temps et l’énergie des élèves de leurs études », indique l’étude.


Un problème qui concerne davantage les jeunes étudiants chinois : « La proportion de mineurs utilisant des applications de vidéos courtes comme Kwai et TikTok atteint 65,3 %, ce qui fait des vidéos courtes une plateforme essentielle pour leur vie en ligne. Les statistiques montrent que l’utilisation des applications de vidéos courtes parmi les élèves de l’école primaire a atteint 66 %, un chiffre encore plus élevé que celui des élèves de l’école secondaire (62,7 %) », précise l’étude.

Les résultats de l’étude sont clairs : la consommation de vidéos courtes diminue l’attention des étudiants et, par conséquent, leurs capacités à se concentrer en classe et donc à réussir leurs examens : « Les résultats de la recherche ont confirmé le lien étroit entre l’utilisation excessive de vidéos courtes chez les élèves de l’école primaire et la baisse des résultats scolaires, soulignant l’impact potentiel des médias sur les résultats scolaires des élèves », confirme l’étude.


Avec la multiplication de médias diffusant des vidéos courtes, l’étude souligne la « menace pour les capacités cognitives des élèves » et « l’impact à long terme des médias numériques sur le développement cognitif des enfants ».

Les parents doivent donner l’exemple et offrir un cadre

Pourtant, les enfants ne sont pas les seuls responsables de cette situation. La modération gérée par les parents apparaît comme une variable importante dans cette équation : « L’utilisation des vidéos courtes par les parents a un effet de modèle sur les enfants, leur faisant percevoir l’utilisation des vidéos courtes comme un comportement acceptable sans générer d’attitudes négatives ou exercer consciemment un contrôle de soi », expliquent les chercheurs. En somme, si l’un des parents regarde aussi souvent des vidéos courtes, l’enfant n’aura pas de scrupules à en consommer davantage et sera aussi surtout moins maîtrisé.

Selon l’étude, les parents ont donc un rôle essentiel à jouer pour le bien-être de leur progéniture et pour leurs résultats académiques : « La gestion des médias numériques au sein de l’environnement familial devrait être cruciale pour façonner l’attention et les résultats scolaires des enfants. Les parents doivent être conscients de l’impact de leur comportement en matière d’utilisation des médias sur leurs enfants et s’efforcer d’établir des modèles positifs d’utilisation des vidéos courtes ».

Pour les aider dans cette tâche, l’étude avance des pistes comme le fait de respecter un temps imparti pour cette activité : « Les parents et les enfants pourraient se mettre d’accord pour limiter le temps passé à utiliser des vidéos courtes et s’y tenir collectivement, en encourageant davantage d’activités de plein air et de communication en face à face ».


Sources :

  • Doctissimo
  • ETX Studio
  • Gong Q, Tao T (2024) The relationship between short video usage and academic achievement among elementary school students: The mediating effect of attention and the moderating effect of parental short video usage. PLoS ONE 19(11): e0309899. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0309899

Voir aussi

Face à la dépendance aux écrans : ces parents qui reprennent les choses en main

« Les enfants sont les premières victimes de la surexposition aux écrans »

Les écrans, source de problèmes mentaux et sociaux chez les enfants ? 

La lecture s’assèche avec la surconnexion aux écrans et aux réseaux sociaux

Accros aux écrans : l’« héroïne numérique » 

Essai sur les méfaits de la télévision 

Le tout numérique à l’école, une fausse bonne idée ?

Le numérique, quelles conséquences pour l’école ?

Les aveux inquiétants de l’ex-président de Facebook (la mécanique des récompenses)

La blogosphère comparée aux réseaux sociaux 

Les jeux vidéos sont-ils nocifs pour les jeunes ?

Internet — des ados accros, des parents dépassés

Étude — En 40 ans les enfants ont perdu 25 % de leur capacité physique.  

Les nouvelles formes de dépendances des jeunes doivent interroger les parents…. comme les professeurs ! 

Noir bilan pour tableaux blancs

lundi 27 janvier 2025

Mayotte, comment l'immigration détruit une société (y compris l'école)

 

Après le cyclone Chico, Mayotte, le 101e département français, si longtemps oublié, s'impose à nouveau dans l'agenda politique avec le double enjeu de la reconstruction et de l’immigration.

Jusqu'en septembre 2024, le docteur Alain Destexhe a travaillé au centre de santé de Dzoumonié, au nord de Mayotte. Il a ainsi été un témoin privilégié, non seulement de la situation sanitaire catastrophique de l’île, mais aussi de la violence et du délabrement des services publics.

La société mahoraise est détruite par une immigration sans fin, des Comores et de Madagascar, mais désormais aussi de l’Afrique des Grands Lacs. Les moyens que l'État met en œuvre pour faire face s’avèrent dérisoires. Paradoxalement, l’accession au statut de département en 2011 a aggravé la situation.

En conséquence, ce territoire musulman vote massivement pour le Rassemblement national et des candidats de droite. Petite comme un vingtième de la Corse, Mayotte a vu sa population augmenter de plus de 40% en dix ans. Ce livre est un appel à comprendre et agir. Mayotte ne peut s'en sortir sans résoudre la question migratoire. Un témoignage vertigineux et glaçant qui vous fera découvrir le 101e département sous un angle réaliste.

Alain DESTEXHE, médecin, ex-secrétaire-général de MSF, sénateur honoraire belge, contribue au Figaro, à Causeur et au Gatestone Institute (New York). Dernier livre paru, "Rwanda 94 : le carnage. 30 ans après, retour sur place" (2024) aux éditions Texquis.

dimanche 26 janvier 2025

Les hommes ont grandi deux fois plus vite que les femmes au XXe siècle, selon une étude

Les hommes seraient-ils de plus en plus grands que les femmes ? Une étude de l’université de Roehampton au Royaume-Uni a démontré que les êtres humains de type masculins avaient grandi deux fois plus vite que leurs homologues féminins au cours du XXe siècle.

Comme le rapporte The Guardian, le professeur Lewis Halsey et ses équipes, situées en banlieue de Londres, se sont appuyées sur des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’autorités étrangères de plus d’une dizaine de pays et des registres britanniques. L’objectif : voir comment la taille et le poids ont changé en fonction des conditions de vie.

Le rôle des conditions de vie

La conclusion est simple. Pour chaque augmentation de 0,2 point de l’Indice de développement humain (IDH), les femmes étaient en moyenne plus grandes de 1,7 cm et plus lourdes de 2,7 kg, tandis que les hommes étaient plus grands de 4 cm et plus lourds de 6,5 kg.

Or l’IDH ne cesse d’augmenter dans la plupart des pays. Au Royaume-Uni, l’IDH est passé de 0,8 en 1900 à 0,94 en 2022. Dans le même temps, au cours de la première moitié du XXe siècle, la taille moyenne des femmes a grimpé de 3 cm, contre près de 7 cm chez les hommes.

« Pour mettre cela en perspective, environ une femme sur quatre née en 1905 était plus grande que l’homme moyen né en 1905, mais ce chiffre est tombé à environ une femme sur huit pour celles nées en 1958 », a déclaré Halsey.

Les hommes seraient donc non seulement de plus en plus lourds et de plus en plus grands par rapport aux femmes, mais plus les conditions de vie s’améliorent, plus les écarts de poids et de taille augmentent entre les deux sexes.

« Nous découvrons comment la sélection sexuelle a façonné le corps de l’homme et de la femme et comment l’amélioration de l’environnement, en termes d’alimentation et de réduction de la charge de morbidité, nous a libérés de nos entraves », explique le professeur Lewis Halsey dans cette étude publiée dans Biology Letters. Mais jusqu’à quelles limites ? Plusieurs études ont déjà démontré que la taille de l’être humain était en train de plafonner.

Réfutation de la thèse féministe de Priscille Touraille

Il y a quelques années, de nombreux médias ont présenté comme une vérité scientifique la théorie de Priscille Touraille selon laquelle le dimorphisme sexuel chez les êtres humains serait dû au fait que chez nos ancêtres les hommes restreignaient l’accès des femmes à la nourriture. Touraille avançait donc l’idée que les hommes auraient historiquement restreint l’accès des femmes à certaines ressources alimentaires, particulièrement la viande, ce qui aurait conduit à un dimorphisme sexuel plus prononcé. Cette théorie est parfois appelée le « patriarcat du steak » dans les discussions médiatiques.

Les travaux de Touraille ont bénéficié d’une large couverture médiatique, notamment à la suite d’un documentaire sur Arte intitulé « Pourquoi les femmes sont-elles plus petites que les hommes ? ». Cette couverture a souvent été peu critique, présentant ses idées comme des vérités scientifiques établies sans suffisamment remettre en question la méthodologie ou les preuves derrière ces assertions.

Si cette thèse était vraie, on aurait dû observer un rétrécissement de la différence de taille entre hommes et femmes au XXe dans les pays développés, car les sociétés sont devenues plus égalitaires entre les sexes et les hommes n’empêchent plus (si cela a jamais été le cas) les femmes de manger de la viande, mais en réalité c’est l’inverse qu’on observe. Cela tend à confirmer que la sélection sexuelle explique mieux le dimorphisme sexuel chez l’être humain, comme dans la plupart des autres espèces.

Sélection des grands par les femmes ?

Dans une étude publiée dans Biology Letters et intitulée « Le corps masculin attrayant et redoutable : la taille et le poids des hommes sont des traits sexuellement sélectionnés en fonction des conditions », les scientifiques supposent que les préférences sexuelles des femmes ont pu alimenter une tendance pour des hommes plus grands et plus musclés — bien qu’à l’ère de l’obésité, lourd n’est pas nécessairement synonyme de musclé.

La stature et le physique sont les principaux indicateurs de la santé et de la vitalité, a déclaré Halsey, tandis que la sélection sexuelle favorise également les hommes qui sont mieux à même de protéger et de défendre leur partenaire et leur progéniture contre d’autres personnes.

« Les femmes peuvent trouver la taille des hommes attrayante parce qu’elle les rend potentiellement plus redoutables, mais aussi parce que la taille suggère qu’ils sont bien faits », a déclaré M. Halsey. « En grandissant, ils n’ont pas subi les effets d’un mauvais environnement et ont donc atteint une plus grande partie de leur potentiel de taille. C’est un indicateur qu’ils sont bien faits ».

Ces conclusions s’appuient sur des travaux antérieurs qui ont montré que les femmes recherchent davantage les hommes de grande taille que les hommes les femmes de petite taille. Mais il y a des inconvénients à être grand. Si les personnes de grande taille ont tendance à gagner plus, elles sont aussi plus sujettes à divers cancers, peut-être parce qu’elles ont plus de cellules susceptibles d’accumuler des mutations qui aboutissent à la maladie.

Michael Wilson, professeur d’écologie, d’évolution et de comportement à l’université du Minnesota, a déclaré que l’augmentation plus rapide de la taille et du poids des mâles était « frappante ». Il a ajouté que cela correspondait à une idée de longue date selon laquelle les femelles sont le sexe « le plus contraint écologiquement » en raison des exigences de la reproduction, en particulier chez les mammifères où la grossesse et l’allaitement sont « coûteux sur le plan énergétique ».

« L’investissement des mâles dans une plus grande taille corporelle semble être sensible aux conditions nutritionnelles », a-t-il déclaré. « Lorsque les hommes grandissent avec des aliments plus denses en énergie, ils grossissent davantage que les femmes. »

Voir aussi 

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre (rediff)

Les populations européennes ont fait l'objet d'une forte sélection génétique récente pour un certain nombre de caractéristiques

Robert Plomin: « La génétique influe plus sur notre personnalité et notre réussite que l’environnement »

Deux fois plus de dépressions chez les femmes qu’il y a 40 ans. Rançon de la « libération » de la femme ?

Les jeunes femmes gagnent plus que les jeunes hommes dans les métropoles américaines

Discrimination — Les lesbiennes gagnent plus que les hétérosexuelles.

Le cerveau des hommes et celui des femmes seraient connectés différemment

Mads Larsen et le rôle néfaste de l'État-Providence sur la formation des couples et la natalité

Polytechnique

Femmes tradi : retour du « patriarchat », montée en puissance de l'« extrême-droite » ?

Le mythe de la misogynie ambiante et pernicieuse

Partialité ? Préférence pour nommer des femmes professeurs dans les sciences plutôt qu'hommes avec même CV

Australie — Recrutement sur base de CV anonymisés augmente nombre d'hommes blancs sélectionnés

Crise de la virilité et du féminisme contemporain ?

Québec — 70 % des médecins seraient bientôt des femmes, « une bonne nouvelle »

Festival de Cannes 2024 — Un homme reçoit le prix d'interprétation... féminine

Canada — Administration centrale fédérale : 33 361 embauches en 2022-2023, 61 % de femmes et 31,3 % de non blancs

Juge de la Cour suprême du Canada opte pour « personne avec un vagin » plutôt que pour « femme »

« Les inégalités en défaveur des hommes passent à la trappe ! »

jeudi 23 janvier 2025

« En Belgique, la RTBF censure Trump mais invite les islamistes »

La chaîne publique belge a décidé de ne pas diffuser en direct le discours d’investiture du président américain, se défendant a posteriori de toute censure. Ce choix révèle la persistance du «cordon sanitaire» en Wallonie, déplore le sénateur honoraire belge Alain Destexhe dans les colonnes du Figaro.

Alain Destexhe est chercheur au Gatestone Institute, un laboratoire de réflexion conservateur américain, sénateur honoraire belge et ex-président de l’International Crisis Group.

Une femme voilée devant une affiche publicitaire de la RTBF moquant Donald Trump, à Bruxelles, en 2016.

Les Français ont parfois l’occasion de découvrir la désolation du paysage médiatique belge francophone. Sur CNews, Pascal Praud s’est ainsi récemment moqué de la RTBF, la chaîne publique belge. Seule au monde, celle-ci avait diffusé le discours inaugural de Donald Trump avec un «léger décalage pour prendre le temps de l’analyse» car, selon la jeune directrice éditoriale adjointe, Trump avait «tenu des propos racistes, d’extrême droite, xénophobes et d’incitation à la haine» . Cette annonce, faite sur un ton empreint d’évidence et de bonne conscience, fut suivie sans aucun humour par la précision qu’il «n’était pas question de censure» !

En réalité, la censure est bel et bien pratiquée par les médias francophones belges, qui s’arrogent ce droit dès qu’il s’agit de combattre ce qu’ils désignent comme «l’extrême droite» – un concept flou et jamais défini. Ce terme semble englober toute critique de l’immigration massive, de l’islam, du droit à l’avortement, du réchauffement climatique, ou encore tout soutien à Donald Trump. Récemment, le journal Le Soir titrait tout en nuances : «Trump : premier criminel à la Maison-Blanche» . Cette censure n’a aucun fondement juridique et elle est anticonstitutionnelle. Le cordon sanitaire est né en 1989 après une victoire électorale du Vlaams Blok (devenu Vlaams Belang), un parti nationaliste flamand proche du Rassemblement national. Depuis, il est strictement appliqué du côté francophone du pays, où les médias invisibilisent tout ce qui est, selon eux, un peu trop marqué à droite.

Alors qu’en Flandre, comme dans les pays voisins (France, Allemagne, Pays-Bas), les partis nationalistes progressent partout, en Wallonie, le parti Chez Nous, qui avait bénéficié de la venue de Jordan Bardella lors de son lancement – sans aucune couverture médiatique, cela va de soi – n’a obtenu aucun siège aux élections européennes et législatives de l’année dernière. Une preuve s’il en fallait que les médias traditionnels [de grand chemin] jouent encore un rôle déterminant dans le formatage de l’opinion publique.

Dans un contexte d’absence de pluralisme, ces médias combattent vaillamment un fascisme imaginaire, tandis que l’islamisation de Bruxelles et d’autres villes wallonnes progresse à un rythme inquiétant, sans susciter leur alarme. Récemment, deux écoles d’Anderlecht ont refusé de participer à une commémoration de la Shoah. Aux dernières élections, un nouveau parti islamiste, Team Fouad Ahidar, a obtenu des élus au Parlement bruxellois et dans plusieurs communes. Par sa présence, ce parti, qui déconseille le divorce aux femmes, a déclenché une surenchère entre les partis de gauche pour séduire l’électorat musulman sur des thèmes tels que Gaza, le port du voile ou l’abattage rituel.

En 2024, en plein cœur de l’Europe, des meetings politiques se sont tenus où les femmes étaient séparées des hommes par un rideau ! Mais ni cette islamisation visible de tous, ni la percée d’un parti d’extrême gauche comme le PTB [Parti des travailleurs], qui se revendique ouvertement du communisme, n’émeuvent les médias. Les représentants du parti islamiste, tout comme ceux du PTB, sont même régulièrement invités sur les plateaux. En réalité, ce cordon sanitaire et cette censure sont indispensables pour maintenir l’hégémonie culturelle et politique de la gauche belge francophone, qui s’effrite partout ailleurs. Aux dernières élections de juin 2024, c’est le Mouvement réformateur (MR) de Georges-Louis Bouchez qui est arrivé en tête en Wallonie, mettant fin à 70 ans de domination socialiste.

Bien que située au cœur de la prospérité de l’Europe, la Wallonie reste une région pauvre, avec un bilan économique, éducatif et social désastreux, quels que soient les indicateurs utilisés. Pour masquer cet échec, la gauche doit se montrer à l’avant-garde de la lutte contre une extrême droite fantasmée, ce qui lui permet, à bon compte, d’affirmer sa supériorité morale. Dans cette perspective, une connivence tacite existe entre les médias belges, tous marqués à gauche, et les partis de gauche. Si le cordon sanitaire venait à tomber, ces derniers seraient les premiers à en subir les conséquences électorales, comme on l’a vu partout ailleurs en Europe.

Le maintien de la censure n’est donc pas seulement une question démocratique, mais un enjeu vital pour ceux qui n’ont aucun intérêt à remettre en cause ce système confortable. Ainsi, de micro-événements sans réelle signification politique sont montés en épingle pour alimenter ce fantasme. En France, le passage d’un obscur militant du RN à LR passerait inaperçu. Mais en Belgique, le ralliement d’un membre de Chez Nous, suivi par une centaine de personnes sur 𝕏, au Mouvement réformateur, a fait la une des médias pendant plusieurs jours, dans une tentative manifeste de déstabiliser Georges-Louis Bouchez. Dans le cadre très contraint de la «démocratie» belge, le jeune leader du MR tente courageusement de briser le monopole de la gauche dans les médias, les associations et le système éducatif. À Bruxelles, Liège, Namur ou Charleroi, en attendant le Prophète, nous sommes toujours en 1936 : No pasaran !

Voir aussi
 
 

Ère numérique : voici pourquoi il faut continuer d'écrire à la main

L'abandon du stylo au profit des ordinateurs portables et des tablettes a radicalement transformé notre processus de pensée lors de l'écriture. Selon des recherches récentes menées par l'Université norvégienne des sciences et des technologies, les mouvements précis et contrôlés de l'écriture manuscrite stimulent des schémas cérébraux favorables à l'apprentissage, une stimulation absente lors de l'utilisation d'un clavier. Même si l'ordinateur portable est uniquement employé pour prendre des notes, il nuit à l'apprentissage en favorisant un traitement superficiel de l'information. Trois études ont démontré que les étudiants utilisant un ordinateur portable pour prendre leurs notes de cours obtenaient des résultats inférieurs aux questions conceptuelles comparés à ceux qui écrivaient à la main.

Titre de l'étude : "L'importance de l'écriture cursive par rapport à la dactylographie pour l'apprentissage en classe : une étude EEG à haute densité chez des enfants de 12 ans et des jeunes adultes"

    Contexte : L'écriture manuscrite, en particulier cursive, est souvent comparée à la dactylographie en termes d'efficacité pour l'apprentissage. Avec l'augmentation de l'utilisation des appareils numériques, il devient crucial d'examiner les implications de ces pratiques sur le développement cognitif.
    Méthodologie : L'étude utilise l'électroencéphalogramme (EEG) à haute densité sur 12 jeunes adultes et 12 enfants de 12 ans pour analyser l'activité cérébrale pendant l'écriture cursive, la dactylographie et le dessin de mots.

    Résultats :
     Écriture Cursive : Chez les jeunes adultes, écrire en cursive active des zones pariétales et centrales du cerveau, montrant une synchronisation de l'activité dans la bande de fréquence theta, ce qui suggère un engagement profond dans le processus d'apprentissage.
      Comparaison : Par rapport à la dactylographie, l'écriture cursive implique un traitement plus profond des informations, stimule différentes régions cérébrales et favorise une meilleure rétention et compréhension des informations.
    Conclusion : L'étude suggère que l'écriture cursive pourrait offrir des avantages uniques pour l'apprentissage par rapport à la dactylographie, en activant des processus cérébraux différents et en renforçant les connexions neuronales liées à la mémoire et à la compréhension.
    Implications : Les résultats appuient l'idée que l'écriture manuscrite, et en particulier cursive, devrait être maintenue dans les programmes d'éducation pour des raisons pédagogiques et développementales.

L'article intitulé "The Effect of Cursive Writing Instruction on Handwriting Skills, Reading, and Spelling for Primary Grade Students: A Meta-Analysis" examine l'impact de l'enseignement de l'écriture cursive sur les compétences en écriture manuscrite, en lecture et en orthographe chez les élèves du primaire. Cette méta-analyse compile les résultats de plusieurs études pour déterminer si l'apprentissage de l'écriture cursive offre des avantages significatifs par rapport à d'autres méthodes d'enseignement de l'écriture.

Les conclusions indiquent que l'enseignement de l'écriture cursive peut améliorer la fluidité et la lisibilité de l'écriture manuscrite des élèves. Cependant, les effets sur les compétences en lecture et en orthographe sont moins clairs, avec des résultats variables selon les études. Les auteurs suggèrent que, bien que l'écriture cursive puisse offrir certains avantages en termes de développement moteur et de mémorisation, son impact direct sur la lecture et l'orthographe nécessite davantage de recherches pour être pleinement compris.

L'article souligne l'importance de considérer l'écriture cursive comme une composante potentiellement bénéfique de l'enseignement de l'écriture manuscrite, tout en reconnaissant la nécessité de recherches supplémentaires pour clarifier son influence sur d'autres domaines académiques.

Écrire à la main, taper à la machine ou dessiner - laquelle de ces stratégies est la plus efficace pour un apprentissage optimal en classe ? Alors que les appareils numériques remplacent de plus en plus l'écriture manuelle traditionnelle, il est crucial d'examiner les implications à long terme de cette pratique. L'électroencéphalogramme haute densité (EEG HD) a été utilisé chez 12 jeunes adultes et 12 enfants de 12 ans pour étudier l'activité électrique du cerveau pendant qu'ils écrivaient en cursive à la main, tapaient à la machine à écrire ou dessinaient des mots présentés visuellement et dont le degré de difficulté variait. Des analyses de l'évolution spectrale temporelle (TSE, c'est-à-dire les changements d'amplitude en fonction du temps) ont été effectuées sur les données EEG enregistrées avec un réseau de capteurs à 256 canaux. Chez les jeunes adultes, nous avons constaté que lors de l'écriture manuelle à l'aide d'un stylo numérique sur un écran tactile, les zones cérébrales des régions pariétales et centrales présentaient une activité synchronisée liée à l'événement dans la gamme thêta. La littérature existante suggère qu'une telle activité neuronale oscillatoire dans ces zones cérébrales particulières est importante pour la mémoire et l'encodage de nouvelles informations et, par conséquent, fournit au cerveau des conditions optimales pour l'apprentissage. En dessinant, nous avons trouvé des modèles d'activation similaires dans les zones pariétales, en plus d'une désynchronisation liée à l'événement dans la gamme alpha/bêta, ce qui suggère à la fois des similitudes mais aussi de légères différences dans les modèles d'activation lors du dessin et de l'écriture à la main.

Lors de l'écriture au clavier, nous avons constaté une activité désynchronisée liée à l'événement dans la gamme thêta et, dans une moindre mesure, dans la gamme alpha dans les régions pariétales et centrales du cerveau. Cependant, comme cette activité était désynchronisée et différente de celle observée lors de l'écriture manuelle et du dessin, sa relation avec l'apprentissage n'est pas claire. Chez les enfants de 12 ans, les mêmes schémas d'activation ont été observés, mais dans une moindre mesure. Nous suggérons que les enfants, dès leur plus jeune âge, doivent être exposés à des activités d'écriture et de dessin à l'école pour établir les schémas d'oscillation neuronale qui sont bénéfiques pour l'apprentissage. Nous concluons qu'en raison des avantages de l'intégration sensori-motrice due à la plus grande implication des sens ainsi qu'aux mouvements fins et précisément contrôlés de la main lors de l'écriture manuelle et du dessin, il est vital de maintenir ces deux activités dans un environnement d'apprentissage afin de faciliter et d'optimiser l'apprentissage.

Sources : Juillet 2020 – « L'importance de l'écriture cursive par rapport à la dactylographie pour l'apprentissage en classe : une étude EEG à haute densité sur des enfants de 12 ans et des jeunes adultes. »