samedi 5 août 2023

Trudeau a fermé la porte de Roxham pour ouvrir grand la fenêtre des aéroports en assouplissant les règles

Malgré la fermeture du chemin Roxham à la fin mars 2023, un nouveau record de demandeurs d’asile se profile. Les centres d’hébergement sont toujours pleins, y compris au Québec. Il s’agit d’un détournement du droit d’asile pour en faire une filière d’immigration parmi d’autres, facilitée par le gouvernement immigrationniste au pouvoir.

Radio-Canada a interrogé Marie-Ève Boulanger : « Mes équipes travaillent fort, très fort. Elles n’ont pas eu droit à une pause avec la fermeture du chemin Roxham. » La coordonnatrice du Programme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile (PRAIDA) ne le dit pas en ces termes, mais elle est débordée. Tout comme l’ensemble des organismes d’aide aux demandeurs d’asile.

Pour eux, la fermeture du chemin Roxham n’a rien changé. « On fait face à des volumes importants » de personnes arrivant toujours au Québec, précise Marie-Ève Boulanger. Et les chiffres confirment leurs impressions.
 

Des dizaines de demandeurs d’asile arrivent chaque jour à l’aéroport international Trudeau à Montréal.

Quatre mois après la décision prise par Justin Trudeau et Joe Biden de revoir l’Entente sur les tiers pays sûrs à la suite d’une forte pression du gouvernement du Québec, le nombre total de demandeurs d’asile arrivant au pays est sensiblement le même.

En juin, le nombre de demandeurs d’asile frôle la barre des 11 000 dans l’ensemble du Canada. Un chiffre qui dépasse même les niveaux constatés en début d’année, avant le changement des règles à la frontière.

Si le rythme actuel se maintient, le Canada pourrait même battre les records de l’an passé, alors que les passages au chemin Roxham monopolisaient les discours politiques.
 
Ottawa a discrètement allégé les critères pour obtenir un visa

La fermeture du chemin Roxham a néanmoins eu un effet important. La manière d’arriver au Canada pour demander l’asile a grandement évolué.

À moins de rare exception, il n’est plus possible depuis la fin du mois de mars de faire une demande d’asile hors d’un poste de douane.

Les aéroports de Montréal et de Toronto sont désormais devenus les principaux points d’entrée au pays des demandeurs d’asile. Le nombre de demandes d’asile dans ces aéroports a triplé depuis le début de l’année.

La plupart de ces personnes arriveraient maintenant au Canada avec un visa touristique valide plusieurs mois. Certains font leur demande d’asile directement dans les aéroports, d’autres dans un bureau d’Immigration Canada.

Comme l’a révélé Radio-Canada au début de l’été, Ottawa a discrètement allégé les critères pour obtenir un tel visa. Le gouvernement fédéral a revu à la baisse certaines exigences, comme celle de prouver un retour dans son pays d’origine.

À l’heure actuelle, ces nouvelles mesures ont entraîné une hausse des demandes d’asile de personnes provenant principalement d’Afrique de l’Ouest, notamment du Sénégal, du Cameroun et de la République démocratique du Congo.

Réfugié venu pour jouer dans l’équipe de foot' de Montréal
 
C’est le cas de Pascal, un Camerounais d’une vingtaine d’années qui vient d’arriver à Montréal avec un but précis.

« J’ai choisi Montréal, car j’aimerais jouer avec le CF Montréal », lâche-t-il, tout sourire, devant un centre d’hébergement réservé aux demandeurs d’asile, en faisant référence au club de soccer professionnel de la métropole.

À ses côtés, Ibrahima, un demandeur d’asile gambien, remercie le Canada. « C’est le meilleur endroit que j’ai vu. Ça n’a pas été difficile d’obtenir un visa. J’ai postulé et je l’ai eu après quelques jours. »
 
À l’hôtel, ajoute-t-il, « les gens viennent de Gambie, d’Ouganda, d’Algérie, du Sénégal ».

Ottawa assure avoir conscience de cette situation et prétend que cela serait dû à « la crise mondiale de la migration ».

« Le Canada connaît, à l’instar de nombreux pays, une augmentation du nombre de demandeurs d’asile », admet un porte-parole d’Immigration Canada, qui voit d’un bon œil l’arrivée de ces personnes par voie aérienne.


 
Les coûts liés à l’accueil de ces touristes

Le nouveau centre d’hébergement des demandeurs d’asile est situé à proximité du métro Sauvé, dans le nord de Montréal.
 
Cette nouvelle réalité arrive au moment où Québec ouvre un tout nouveau centre d’hébergement destiné aux demandeurs d’asile. Ces derniers peuvent y rester un mois, jusqu’à l’arrivée de leur premier chèque d’aide sociale.

Situé à proximité du métro Sauvé, dans le nord de Montréal, ce bâtiment a coûté près de 50 millions de dollars au gouvernement provincial, qui a conclu un contrat de 10 ans.

« C’était indispensable, clame Marie-Ève Boulanger, coordonnatrice du PRAIDA, responsable de ce centre. C’est la première fois qu’on a la chance de concevoir un site de A à Z, selon nos besoins et les besoins des usagers. »

Tout a été prévu sur place pour accompagner les demandeurs d’asile, qui bénéficient de 700 lits répartis sur quatre étages, de bureaux, d’une salle à manger ou encore de formations pour trouver un logement ou un emploi.

« On a des gens qui arrivent des quatre coins de la planète avec des codes qui diffèrent complètement, explique Alexis Jobin-Théberge, conseiller au PRAIDA. Montréal vit actuellement une crise du logement et les demandeurs d’asile font souvent face à la discrimination ou à des abus. On tente de les informer correctement. »
 
 
Le problème, c’est que la capacité d’accueil du PRAIDA — qui a également une entente avec les YMCA du Québec pour la gestion d’une autre résidence — reste la même.

Ces quelques centaines de nouveaux lits remplacent en réalité ceux loués depuis plusieurs années dans un hôtel du centre-ville de Montréal.

« On a 1150 lits dans nos deux sites d’hébergement et c’est ce qu’on est en mesure d’offrir dans la situation actuelle », estime Marie-Ève Boulanger.

Répartition des chambres réservées par Ottawa

    Québec : 794 chambres dans 10 hôtels
    Ontario : 2737 chambres dans 17 hôtels et 50 chambres dans une résidence
    Total au Canada : 3911 chambres

Face à cette situation, Ottawa vient à nouveau de réserver une série d’hébergements, comme au plus fort de la crise au chemin Roxham. À ce jour, 35 hôtels et résidences ont été réquisitionnés par le gouvernement fédéral dans l’ensemble du pays, pour un total de 3911 chambres.

Au cours du mois de juillet, le gouvernement Trudeau a également annoncé une aide de 97 millions pour la Ville de Toronto.

De son côté, Ottawa promet de « collaborer avec ses homologues provinciaux pour veiller à ce que les pressions liées à l’asile ne submergent pas les ressources provinciales et municipales ».

Voir aussi
 
 

Prof Michael Barutciski et le chemin Roxham : Trudeau ne comprend pas comment le droit international et national s’applique aux demandeurs d’asile  

« Choisir entre l’État-providence et l’ouverture des frontières » 

Canada — Les « réfugiés » concurrencent durement les citoyens les plus défavorisés 

Québec — 90 900 étrangers (et non 50 000) s’y sont établis en 1 an

Le Parti conservateur du Canada courtise les immigrés et pense que l’immigration de masse est une solution

Au Canada, un « proviseur » se suicide après un séminaire sur l’antiracisme

Nous en avions déjà parlé dans Comment un honnête homme, directeur d'école, fut broyé par l’antiracisme délirant. Voici comment le Figaro de Paris relate cette triste histoire. 

 

Richard Bilkszto, un proviseur de l’académie [directeur d'école du conseil scolaire] de Toronto, s’est suicidé après avoir porté plainte pour harcèlement contre une formatrice à l’antiracisme, qui l’aurait accusé d’être un suprémaciste blanc.

L’académie [conseil scolaire] de Toronto a été endeuillée au début du mois de juillet par le suicide d’un proviseur âgé de 60 ans, Richard Bilkszto, d’après la radio publique canadienne CBC News. L’homme avait porté plainte quelques mois plus tôt contre un organisme privé de formation professionnelle qui propose des séminaires sur l’antiracisme : le KOJO Institute, fondé et dirigé par Kike Ojo-Thompson, une ex-enseignante devenue une militante antiraciste très médiatique.

Selon l’avocat de Richard Bilkszto, son suicide serait directement lié à un incident survenu lors d’un séminaire au printemps 2021 auquel le proviseur avait assisté. Kike Ojo-Thompson l’avait accusé d’être un suprémaciste blanc, une remarque qui aurait profondément déstabilisé ce fonctionnaire connu pour sa longue carrière dans l’enseignement ainsi que son engagement associatif contre le racisme. Le gouvernement canadien a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le KOJO Institute.

Cet organisme qui propose des formations contre les discriminations et le racisme est l’un des nombreux établissements privés qui proposent désormais des formations de ce genre aux entreprises ou aux administrations. Richard Bilkszto a participé à l’un des séminaires en ligne proposés par le KOJO Institute, qui est partenaire de l’académie de Toronto, alors qu’il était proviseur remplaçant - il venait de prendre sa retraite après 24 ans dans l’éducation canadienne. Selon la plainte déposée par l’enseignant et relayée dans la presse canadienne, au cours du séminaire, la formatrice Kike Ojo-Thompson aurait insisté sur l’idée qu’il existe un racisme structurel présent au Canada - une thèse défendue par les adeptes de la «théorie critique de la race», ce courant d’idées postcolonial qui dénonce le racisme inconscient des institutions occidentales.

Selon le Daily Mail , Kike Ojo-Thompson aurait notamment affirmé que le Canada était un pays «plus raciste encore que les États-Unis» car il n’a «jamais rendu de comptes sur son passé raciste envers les Noirs». Richard Bilkszto serait alors intervenu pour exprimer son désaccord avec les propos de la formatrice (une femme noire), qui se serait agacée en répondant immédiatement : «Nous sommes ici pour parler du racisme contre les Noirs, mais vous, malgré votre blanchité, vous pensez que vous pouvez me dire la façon dont les choses se passent pour les Noirs dans ce pays ?».

La plainte du proviseur, déposée plusieurs mois après l’altercation, mentionne ensuite que celui-ci aurait voulu amorcer une désescalade avec son interlocutrice, mais un des autres participants au séminaire lui aurait alors dit que ses propos étaient «graves». La semaine suivante, lors de la seconde session du séminaire, Kike Ojo-Thompson est revenue sur l’incident en expliquant que l’intervention de Richard Bilkszto «constitu(ait) un exemple concret de résistance, en soutien au suprémacisme blanc».

Un proviseur engagé contre le racisme

Ces altercations auraient alors empêché Richard Bilkszto de poursuivre correctement son travail, et l’auraient plongé dans un état d’anxiété émotionnelle à cause duquel il a été placé en arrêt maladie. Les accusations portées contre lui étaient d’autant plus difficiles à recevoir que l’homme était connu pour avoir participé à des programmes inclusifs dans l’enseignement public, et était membre fondateur d’une association antiraciste, la Foundation Against Intolerance & Racism (FAIR). De son côté, le KOJO Institute, qui a publié un communiqué présentant ses condoléances à la famille de Richard Bilkszto, nie sa version des faits et estime n’avoir aucune responsabilité dans les événements psychologiques qui l’ont poussé à se suicider.

Néanmoins l’académie de Toronto et le ministre canadien de l’Éducation ont annoncé qu’ils prenaient au sérieux les accusations de Richard Bilkszto contre le KOJO Institute. Le ministre Stephen Lecce les a jugées «sérieuses et perturbantes», et a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative, tout en indiquant que ses services devront mieux contrôler à l’avenir les formations professionnelles dispensées aux enseignants «afin qu’un tel incident ne se reproduise plus».

Le Journal de Montréal précise qu’avant le suicide du proviseur, le conseil scolaire avait refusé de prendre au sérieux les difficultés rencontrées par Richard Bilkszto suite à ce séminaire, et avait fini par annuler son contrat de travail. Enfin, selon le Daily Mail, le suicide du proviseur a poussé de nombreux enseignants canadiens à appeler l’avocat de Richard Bilkszto pour lui faire part de faits similaires qu’ils ont vécus au cours de formations ou de campagnes de sensibilisation contre le racisme.


La confiance des Américains dans l'enseignement supérieur atteint un niveau historiquement bas

Selon un sondage Gallup, seuls 36 % des Américains ont « beaucoup » ou « énormément » confiance dans l’enseignement supérieur, ce qui représente une baisse d’environ 20 points de pourcentage par rapport à la situation d’il y a huit ans.
 

La confiance des Américains dans l’enseignement supérieur dans son ensemble a chuté ces dernières années, mais il existe des différences entre les différents groupes démographiques dans l’opinion qu’ils ont de ce secteur.

Le sondage, réalisé en juin, a révélé que seulement 36 % des Américains ont « beaucoup » ou « énormément » confiance dans l’enseignement supérieur, soit 20 points de moins qu’il y a huit ans. Des mesures antérieures de la confiance du public dans les collèges et universités du pays ont révélé des niveaux significativement plus élevés en 2015 (57 %) et en 2018 (48 %).

Les chercheurs et les experts en politique de l’éducation estiment que les administrateurs des collèges et des universités et les autres responsables de l’enseignement supérieur devraient prendre note de cette forte baisse, d’autant plus qu’elle est restée élevée dans tous les principaux sous-groupes des personnes interrogées.

Toutefois, les experts ont également noté que les données de l’enquête sont conformes à d’autres mesures du déclin général de la confiance du public dans les institutions dans leur ensemble.

vendredi 4 août 2023

Éminents climatologues réfutent les affirmations selon lesquelles le mois de juillet a été le plus chaud de tous les temps

Cliff Mass, professeur de sciences atmosphériques à l’université de Washington, a déclaré que le public était « désinformé à grande échelle » : « C’est terrible. Je pense que c’est un désastre. Il y a une quantité stupéfiante d’exagérations et de battage médiatique sur les conditions météorologiques extrêmes et les vagues de chaleur, et c’est très contre-productif », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à The Australian. « Je ne suis pas un anticonformiste. Je suis plutôt du courant dominant dans un très grand département [universitaire], et je pense que la plupart de ces affirmations sont infondées et problématiques ». ...

Le professeur Mass a déclaré que le climat était « radicalement plus chaud » il y a environ 1 000 ans pendant ce que l’on appelle la période de réchauffement médiéval, lorsque l’agriculture prospérait dans certaines parties du Groenland, aujourd’hui recouvert de glace. « Si l’on remonte assez loin, il y avait des marécages près du pôle Nord, et il faut aussi garder à l’esprit que nous sortons d’une période froide, une petite période glaciaire qui s’est déroulée entre 1600 et 1850 environ ».

John Christy, professeur de sciences atmosphériques à l’université de l’Alabama à Huntsville (UAH), a déclaré que les vagues de chaleur de la première moitié du XXe siècle étaient au moins aussi intenses que celles des décennies plus récentes, d’après les stations météorologiques fiables qui remontent à plus d’un siècle. « Je n’ai encore rien vu cet été qui soit un record absolu pour ces stations établies depuis longtemps, mais 1936 détient de loin le record du plus grand nombre de stations ayant enregistré les températures les plus élevées », a-t-il déclaré à The Australian, faisant référence à l’année de la grande vague de chaleur en Amérique du Nord, qui a fait des milliers de victimes. 

Le professeur Christy a déclaré que l’explosion du nombre de stations météorologiques aux États-Unis et dans le monde entier avait rendu les comparaisons historiques difficiles, car certaines stations ne remontaient qu’à quelques années ; entre-temps, l’urbanisation rampante avait soumis les stations météorologiques existantes à une chaleur supplémentaire. « À Houston, par exemple, le centre est maintenant plus chaud de 6 à 9 degrés Fahrenheit que la campagne environnante », a-t-il expliqué dans une interview accordée à The Australian.

Le professeur Christy, reconnaissant une légère tendance au réchauffement au cours des 45 dernières années, a déclaré que le mois de juillet pourrait être le mois le plus chaud jamais enregistré sur la base des températures mondiales mesurées par les satellites, « devançant de peu 1998 », mais ces mesures ne remontent qu’à 1979.

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De la NASA : 

Lorsque le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha'apai est entré en éruption le 15 janvier, il a provoqué un tsunami qui a fait le tour du monde et déclenché des ondes sonores. L’éruption sous-marine dans l’océan Pacifique Sud a également projeté un énorme panache de vapeur d’eau dans la stratosphère terrestre — de quoi remplir plus de 58 000 piscines olympiques. La quantité de vapeur d’eau pourrait suffire à modifier temporairement la température moyenne de la planète.

« Nous n’avons jamais rien vu de tel », a déclaré Luis Millán, spécialiste de l’atmosphère au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, dans le sud de la Californie. Il a dirigé une nouvelle étude portant sur la quantité de vapeur d’eau injectée par le volcan Tonga dans la stratosphère, la couche de l’atmosphère située entre 12 et 53 kilomètres d’altitude.

Dans l’étude, publiée dans Geophysical Research Letters, Millán et ses collègues estiment que l’éruption du Tonga a envoyé environ 146 téragrammes (1 téragramme équivaut à un billion de grammes, 1012 grammes) de vapeur d’eau dans la stratosphère terrestre, soit 10 % de l’eau déjà présente dans cette couche atmosphérique. C’est presque quatre fois la quantité de vapeur d’eau que les scientifiques estiment que l’éruption du mont Pinatubo aux Philippines en 1991 a fait monter dans la stratosphère.

Cette vidéo en boucle montre un nuage en parapluie produit par l’éruption sous-marine du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha'apai le 15 janvier 2022. Le satellite GOES-17 a capturé cette série d’images qui montrent également des ondes de choc en forme de croissant et des éclairs.

Une étude récente fait état d'une augmentation de 13 % de la masse d'eau stratosphérique et d'une multiplication par 5 de la charge d'aérosols stratosphériques à la suite de cette éruption.

Selon la NASA, la vapeur d'eau est de loin le gaz à effet de serre le plus puissant, et il est logique que l'augmentation spectaculaire de la vapeur d'eau stratosphérique ait un effet sur la température mondiale.

La vapeur d'eau est le gaz à effet de serre le plus abondant sur Terre. Elle est responsable d'environ la moitié de l'effet de serre de la Terre, c'est-à-dire du processus qui se produit lorsque les gaz présents dans l'atmosphère terrestre retiennent la chaleur du Soleil.

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« Racisme systémique » — Professeur congédié après des soupçons de falsification de données dans de nombreuses études

Un professeur de criminologie de l’Université d’État de Floride a été congédié le mois dernier, après avoir falsifié des données pour illustrer le racisme systémique. 

Selon le New York Post, Eric Stewart insistait sur la présence de racisme systémique chez les policiers. Il a perdu son emploi, en raison de « négligence extrême » dans ses recherches, et ce, après près de 20 ans de travail sur le sujet.
 
Eric Stewart, professeur de criminologie à la Florida State University, a été licencié pour avoir prétendument falsifié des données dans le cadre de son enquête.

Il a vu six de ses études être rétractées. 

Parmi les études qu’il a dû retirer, il y avait des affirmations selon lesquelles les Blancs réclamaient des peines plus longues pour les Noirs et les Latinos. 

Une autre étude de 2019, qui a été rétractée, a suggéré que les lynchages historiques font que les Blancs perçoivent aujourd’hui les Noirs comme des menaces.

Les données du professeur étaient fausses ou gravement erronées. Elles n’auraient pas dû être publiées dans différentes revues comme Criminology and Law et Society Review, de 2003 à 2019. 

Le congédiement du professeur est survenu le 13 juillet dernier, soit quatre ans après la dénonciation de ses recherches de la part de son ancien étudiant diplômé Justin Pickett. 

Ce dernier a travaillé avec le professeur, en 2011, pour déterminer si le public réclamait des peines plus longues pour les criminels noirs et hispaniques. Eric Stewart a alors falsifié les statistiques.

L’enquête interne au sujet du professeur avait commencé en 2020.
 

Celui qui a enseigné 16 ans à Florida State a été informé de la décision de l’établissement, dans une lettre de l’un des directeurs, James Clark.

« Je ne vois pas comment vous pouvez enseigner à nos étudiants à être des chercheurs qui respectent l’éthique ou comment les résultats de vos projets de recherche pourraient être considérés comme dignes de confiance », a écrit James Clark à M. Stewart, absent de son poste depuis le mois de mars.

James Clark a fait savoir qu’en plus des six études officiellement désavouées, d’autres travaux de Eric Stewart étaient « remis en doute ». 

Eric Stewart a été cité plus de 8500 fois par d’autres chercheurs. Il avait remporté de nombreux prix pour ses travaux, en plus de recevoir 3,5 M$ en subventions pour ses recherches.

Liens connexes

Il y a deux semaines, le président de l'université de Stanford a été démasqué pour falsification de données. Les preuves sont choquantes et il est déprimant de voir que Marc Tessier-Lavigne, ancien éminent neuroscientifique, n'ait pas été sanctionné comme il se doit pour sa faute professionnelle. (Voir les articles qui ont dévoilé ces scandales 1re partie, 2nde partie).

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Une nouvelle étude nous apprend par ailleurs, la même semaine, qu’il n’y aurait aucun lien entre la dépression et la sérotonine. Cette découverte remet en cause l’efficacité de nombreux antidépresseurs.

Comment la science se trompe.... Dans The Economist du 26 octobre, un dossier sur l’évolution du système mondial de recherche scientifique : « How science goes wrong ». On y apprend notamment qu’un nombre important et croissant de publications souffrent de biais statistiques ou défauts méthodologiques qui devraient inciter à la prudence sur les conclusions, quand il ne s’agit pas d’erreurs pures et simples. 

« Des coraux plus résistants à la chaleur » ou des études précédentes peu fiables et alarmistes ?  La menace stéréotypée n’expliquerait pas la différence de résultats entre les sexes en mathématiques (suite) 

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Reproduction d’études marketing — Jusqu’à présent (2022), seules 3 tentatives de réplication sur 34 (8,8 %) en marketing ont réussi sans ambiguïté.

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jeudi 3 août 2023

Vivre-ensemble : chef du 3e parti (13 %) en Afrique du Sud chante « Tirez pour tuer, Tuez le Boer, tuez le fermier » devant stade comble

C’est un gazouillis qui secoue la presse sud-africaine ce mardi matin : Elon Musk a directement interpellé le président sud-africain lundi 31 juillet sur son réseau social rebaptisé X, pour lui demander pourquoi celui-ci ne faisait rien après les événements de Johannesburg où Julius Malema, leader de l’EFF, a entonné la chanson raciste anti-blanc Kill The Boer devant une foule déchaînée.

Et le début du tweet n’est pas moins clair : Elon Musk dénonce ceux qui poussent au génocide des Blancs en Afrique du Sud. Rappelons que l’homme d’affaires est d’origine sud-africaine.

 

Surprise, ce n’est pas le chef de l’ANC et le président de l'Afrique du Sud qui lui a répondu, mais Julius Malema lui-même ! Et par la formule suivante : « O Bolela Masepa », ce qui en sotho du Nord également appelé pédi signifie : « celui-ci dit de la m… » Tout en nuance et élégance.
 
Billet du 30 juillet
 

L’EFF a célébré son dixième anniversaire cette fin de semaine dans un stade comble à Johannesbourg.

Julius Malema sur sa plateforme
 
Le leader de l’EFF, Julius Malema, a de nouveau entonné samedi le chant « kill the boer » (tuez le Boer, le fermier afrikaner) qui fait l’objet d’une grande controverse dans le cadre d’un procès.

Selon le syndicat afrikaner AfriForum, le fait que Malema ait chanté « kill the boer » après avoir terminé son discours lors du rassemblement anniversaire de l’EFF samedi est illégal.

Malema, après avoir prononcé son discours au FNB Stadium avec une fin théâtrale où il se trouvait élevé sur une plateforme télescopique, a continué avec son habituel chant de fin de discours.

Julius Malema en pleine apothéose

Ce chant, popularisé par son héros politique, l’ancien président de l’ANCYL Peter Mokaba, contient les paroles « kill the boer, the farmer » (tuer le Boer, le fermier) et a toujours outré la communauté afrikaner.

Les paroles ont été déclarées discours de haine à l’époque où Malema était président de l’ANCYL, et il les a remixées en « kiss the boer » (embrasser le Boer).

Mais il les a chantées à nouveau les paroles originelles et, l’année dernière, un jugement lui a donné raison en déclarant que les paroles n’étaient pas nuisibles ou qu’elles ne constituaient pas un discours de haine.
 

AfriForum a depuis fait appel et la Cour suprême d’appel doit examiner l’affaire en septembre.

Willie Spies, l’avocat d’AfriForum, a déclaré que M. Malema n’est pas légalement protégé quand il chante la chanson, car une affaire judiciaire est en cours en raison de la décision initiale qui a interdit les paroles.

De plus, selon M. Spies, M. Malema pourrait perdre devant la Cour suprême d’Afrique du Sud.
 

« Voulez-vous vous engager à cesser d'appeler au meurtre des Blancs ? » Julius Malema « pas de problème, je peux le faire facilement »... 30 secondes plus tard, « non, je ne le ferai pas ».


« Il enfreint la loi. Mais il croit qu’il peut le faire. Il n’a gagné que le premier round », a déclaré M. Spies.

Le Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis 1994 est le plus gros parti d’Afrique du Sud. Mais lors des élections législatives de l’année prochaine, il risque de voir sa part de voix diminuer, certains prédisant qu’elle pourrait tomber en dessous de 50 %.

La position de l’ANC est mise à mal par le mécontentement suscité par la corruption, les coupures d’électricité, le marasme économique et un chômage endémique.

L’Alliance démocratique (DA) est un parti libéral qui dispose d’un cinquième des sièges au parlement. Les sondages indiquent actuellement qu’il est en mesure de remporter environ 16 % des voix. C’est le parti des minorités raciales (blanches, métisses et indopakistanaises).

Julius Malema déclare sans ambage à un journaliste que « nous n'avons pas appelé au meurtre des Blancs... du moins pour l'instant »
 
 
 
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Uniformiser les universités de la « nation arc-en-ciel » au nom de l’« unité » ?

Afrique du Sud — volonté de spolier les terres et d’angliciser les écoles malgré la constitution

Déboulonner Gandhi

Il y a 155 ans — avril 1856, prophétie suicidaire de la nation Xhosa 

Zimbabwe : l’analyse radio-canadienne sur Mugabe d’« authentique héros » bâtisseur à « dictateur » (M-à-j)

Démographie : en 2050 pour un Européen proche de 50 ans, il y aura trois Africains de moins de 30 ans

Afrique du Sud — Déconfiture de l’école publique, succès de l’école privée

Québec — janvier-mai 2023, baisse de 5,3 % des naissances p/r à 2022, plus de décès que de naissances

Mise à jour du 3 août

Il n'est né que 31 050 enfants au Québec de janvier à mai 2023 alors qu’il en était encore né 32 750 pendant ces mêmes cinq mois en 2022.  Il s’agit d’une baisse de 5,3 % alors que la population du Québec a crû de 1,7 % en 2022.

Billet originel du 9 juillet

Il n’est né que 24 400 enfants au Québec de janvier à avril 2023 alors qu’il en était encore né 25 850 pendant ces mêmes quatre mois en 2022.  Il s’agit d’une baisse de 5,6 % alors que la population du Québec a crû de 1,7 % en 2022, quasiment totalement à cause de l’immigration. À moins d’un retournement pendant le reste de l’année, l’indice de fécondité qui s’établissait pour 2022 à 1,49 enfant/femme devrait encore baisser, il devrait alors atteindre environ 1,41 enfant/femme pour 2023.

En 1995, 28 927 nouveau-nés avaient vu le jour au Québec pendant ce premier quadrimestre.

Cliquez pour agrandir.

Entretemps, le nombre de décès a, une nouvelle fois, dépassé le nombre de naissances pendant ces 4 premiers mois de l’année. Cependant, ce nombre de trépas a légèrement diminué par rapport à 2022.

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Australie : il existe un lien manifeste entre l’accessibilité au logement et le taux de fécondité

 

 

 

L’usage des anglicismes dans les colonnes du Monde a triplé depuis 1950

Une étude menée par Chesley (Lexical borrowings in French: Anglicisms as a separate phenomenon », Journal of French Language Studies, volume 20, no 3, 2010) a examiné l’utilisation des anglicismes dans les articles de deux journaux français, Le Monde et Le Figaro. Elle montre une corrélation entre les anglicismes présents dans les deux journaux, soulignant l’importance de ces emprunts dans la presse écrite française contrairement aux emprunts d’autres langues.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, fondateurs de Gallicagram, ont analysé l’usage des anglicismes dans les colonnes du Monde, journal national de référence en France.

Pour cela, ils ont utilisé leur programme Gallicagram, permettant de représenter graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Cette étude a été réalisée à partir de la catégorie « anglicismes » du Wikitionaire, qui liste un total de 2536 anglicismes.

Analyse de la fréquence d’usage des anglicismes dans les articles du Monde. Source : Benjamin Azoulay / Gallicagram.

Ainsi, on observe un triplement de l’usage des anglicismes dans les articles du Monde depuis 1945.

Les visualisations de Gallicagram permettent de générer une frise chronologique des différents anglicismes qui apparaissent dans les pages du Monde selon leur fréquence :

Et voici la liste des 100 anglicismes les plus fréquents de cette étude (liste complète) :

mot occurrences
match 144867
leader 97775
week-end 71309
fit 71267
post 54437
street 50788
up 43478
star 41481
meeting 33207
marketing 30841
business 27018
supporters 24353
news 23554
design 22418
British 22240
start 21891
top 20193
show 19837
gouvernance 19533
black 19103
Black 19103
holding 18836
start-up 18622
DVD 17771
open 17685
UE 16606
basket 16391
die 14830
ferry 14359
off 13787
stress 13641
jet privé 13547
suspense 13482
jungle 13466
box 13210
set 12980
US 12789
out 12778
gay 12770
Foreign Office 12614
house 12048
leadership 11828
boom 11817
master 11719
go 10797
stopper 10437
manager 10310
boy 10016
boxe 9828
lobby 9808

Dans cette étude, on remarque notamment que « fake-news » [intox/bobard/fausse nouvelle] connaît son heure de gloire autour de 2019, « cluster » [foyer] en 2020 lors de la pandémie de Covid-19, tandis que « cancel-culture » [culture du bâillon] culmine en 2021. Le terme « sextape » [vidéo porno/de sexe] est quant à lui popularisé par l’affaire Valbuena-Benzema en 2015.

mercredi 2 août 2023

France — Le nombre de naissances a encore baissé de 7 % au premier semestre

Une nouvelle baisse de 7 %. C’est le constat que dresse l’Insee sur la natalité en France durant les six premiers mois de 2023. Au premier semestre, 314.400 bébés ont vu le jour, soit 24.000 de moins qu’en 2022 sur la même période.

En juin, le nombre de naissances a été 7,2 % inférieur à juin 2020, un mois de référence pour les conceptions d’avant la crise du Covid. De janvier à juin 2023, le nombre de décès (313.300) a presque dépassé celui des naissances. Désormais proche de zéro, le solde naturel est au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.

Source 

Voir aussi

Québec — janvier-avril 2023, baisse de 5,6 % des naissances p/r à 2022, plus de décès que de naissances

Sondage Abacus — Proposer la réduction de l'immigration serait politiquement rentable au Canada

Selon une nouvelle enquête, les Canadiens seraient plus nombreux à voter pour un dirigeant politique qui promettrait de réduire les niveaux d’immigration qu’à être repoussés par une telle mesure.


Le mois dernier, le Globe and Mail a publié plusieurs articles d’opinion affirmant que le Canada devrait peut-être revoir ses objectifs en matière d’immigration en raison des pénuries de logements et de soins de santé (ici, ici et ici).

Hier, lors d’une conférence de presse, le chef de l’opposition en tête des sondages, Pierre Poilièvre, s’est vu demander à plusieurs reprises s’il réduirait les objectifs du Canada en matière d’immigration. Il n’a pas répondu directement à la question, mais a affirmé que le système d’immigration du Canada était défaillant et qu’il changerait l’approche de l’immigration s’il devenait Premier ministre.

Le mois dernier, un nouveau sondage a révélé une inquiétude généralisée quant à l’impact du niveau d’immigration sur le logement, les embouteillages et les soins de santé. Une nette majorité de Canadiens estime que l’objectif de 500 000 nouveaux immigrants par an fixé par le Canada est trop élevé.

La question est donc la suivante : un dirigeant politique canadien pourrait-il promettre de réduire les niveaux d’immigration sans perdre son soutien ? C’est une question hypothétique à laquelle il n’est pas facile de répondre, mais dans le dernier sondage Abacus Data inclut quelques questions pour essayer de commencer à comprendre la réponse.

L’enquête, réalisée du 20 au 25 juillet 2023, a été menée auprès de 2 486 adultes canadiens en ligne. La marge d’erreur comparable est de +/— 2,0 %, 19 fois sur 20.

Les détails précis de ce sondage sont derrière un mur payant, mais en voici les principaux enseignements :
  • 1/4 des Canadiens sont moins susceptibles de voter pour un parti proposant une réduction de l’immigration
  • 4/10 des Canadiens sont plus susceptibles de voter pour un parti proposant une réduction de l’immigration

soit une différence positive de 15 %.

Rappelons que 61 % des Canadiens pensent que le taux d’immigration actuel est trop élevé.

Un leader qui propose une telle réduction de l’immigration est perçu par

  • 66 % considèrent qu’il répond aux pressions exercées sur les services publics ;
  • 62 % considèrent qu’il est certainement ou probablement en phase avec l’opinion publique ;
  • 60 % comme tentant de rendre le logement plus abordable ;
  • 47 % comme court-termiste, peu visionnaire ;
  • 32 % comme raciste.

 Un précédent sondage d’Abacus révélait :


L’immigration est de plus en plus considérée comme un problème majeur. Abacus révélait la semaine passée que 14 % des Canadiens considèrent l’immigration comme un des 3 principaux problèmes qu’affronte le Canada. Ce n’est pas la première place, mais cette option a gagné 3 points en un mois.

Appuis selon l’origine des électeurs :

Nés au Canada
🔵36 % pour les conservateurs de Poilièvre
🔴27 % pour les libéraux de Trudeau
🟠19 % pour le NPD

Nés à l’étranger
🔵43 % pour les conservateurs de Poilièvre
🔴33 % pour les libéraux de Trudeau
🟠16 % pour le NPD