Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
dimanche 6 avril 2025
Sondage — Majorité des électeurs canadiens soutiendraient division du taux d'immigration par quatre (4)
samedi 5 avril 2025
La police britannique procède à 30 arrestations par jour pour des messages « offensants » sur Internet
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Maxie Allen et Rosalind Levine ont été arrêtés pour harcèlement, communication malveillante et nuisance sur le terrain de l'école. |
La police procède à plus de 30 arrestations par jour en raison de messages offensants publiés sur les médias sociaux et d'autres plateformes.
Des milliers de personnes sont détenues et interrogées pour avoir envoyé des messages qui causent des « ennuis », des « désagréments » ou de l'« anxiété » à d'autres personnes via l'internet, le téléphone ou le courrier.
Les données relatives aux gardes à vue obtenues par le Times de Londres montrent que les agents procèdent à environ 12 000 arrestations par an en vertu de l'article 127 de la loi britannique sur les communications de 2003 et de l'article 1 de la loi britannique sur les communications malveillantes de 1988 (Malicious Communications Act 1988).
Augmentation des arrestations au fil du temps
Nombre d'arrestations effectuées par les forces de police en Angleterre et au Pays de Galles pour des personnes envoyant des messages grossièrement offensants qui causent des ennuis, des désagréments ou de l'anxiété en ligne,
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| Données pour 35 forces de police. Graphique : The Times et The Sunday Times Source : Demande d'accès à l'information |
vendredi 4 avril 2025
Carney : il parlait d'être en récession en 2009, il dit l'avoir évitée en 2025... Qui croire ?
I have no problem lying to Canadians. pic.twitter.com/tk9UUR1sWy
— Mark Carney's Ego (@MarkCarney_Ego) April 4, 2025
Rappel, Marc Carney a été gouverneur de la Banque du Canada du 1er février 2008 au 1er juin 2013, alors que le conservateur Stephen Harper était Premier ministre du Canada.
Les statistiques officielles sont claires : de 2008 à 2009 pendant 3 trimestres le PIB réel du Canada a décliné, jusqu'à -2,3 % au premier trimestre de 2009 :
| T4 2008 | -1,2 % | |
|---|---|---|
| T1 2009 | -2,3 % | |
| T2 2009 | -1,1 % |
Les récessions sont indiquées par une bande grisée dans les graphiques ci-dessous :
Voir aussi
Recension critique du livre Value(s) écrit par le nouveau Premier ministre Mark Carney (Carney a le culot et le manque d’introspection de proposer dans son livre la gestion à la « crise » du COVID comme modèle...)
« Transition de genre » : des « études » sous influence
« La recherche a constamment démontré les effets positifs de l’accès aux soins d’affirmation de genre ». C’est ce qu’affirment deux médecins et un avocat dans un article publié dans la revue The New England Journal of Medicine (NEJM)[2] relayé par Le Monde, entendant dénoncer « les lois répressives et transphobes adoptées aux États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche » (cf. Genre : aux États-Unis, les décrets présidentiels attaqués en justice). Ces « soins » seraient soutenus « sans équivoque » par « de grandes organisations médicales », assure de son côté le psychiatre Jack L. Turban [3]. Mais de quel type de soutien parle-t-on ?
Des intérêts économiques et financiers
Sur son site web, la revue NEJM énumère la liste de ses sponsors. Parmi eux, on compte Pfizer, Bayer, Novo Nordisk et Sandoz [4]. Ces laboratoires produisent des hormones utilisées dans les « transitions de genre »[5]. Jack L. Turban bénéficie quant à lui de financements de la part des laboratoires Arbor et Pfizer [6].
Toutes les personnes qui se déclarent transgenres ne prennent pas de traitement hormonal, mais celui-ci est présenté par les militants et les médecins « transaffirmatifs » comme un remède au sentiment de dysphorie de genre. Il s’agit de ressembler le plus possible à une personne de l’autre sexe. Les jeunes filles prendront de la testostérone de synthèse. Ces traitements existent déjà, ils sont prescrits à des hommes atteints d’hypogonadisme. Sur un organisme de jeune fille, l’effet est complètement différent, d’ailleurs les substituts de testostérone n’ont pas reçu d’autorisation de mise sur le marché pour être utilisés par cette population. Ainsi l’entreprise Bayer produit et commercialise l’Androtardyl, et Pfizer fournit du Dégo testostérone.
Les garçons qui se déclarent transgenres, prendront quant à eux des inhibiteurs de testostérone parfois combinés avec des progestatifs et œstrogènes. Ces traitements sont eux aussi déjà commercialisés, mais pour un autre public, à savoir les femmes qui ont besoin de voir soulagés leurs symptômes de la ménopause. Nous pouvons citer l’Activelle, produite par Novo Nordisk, et l’estradiol, fournie par Novartis et Sandoz.
Les « transitions de genre » offrent un nouveau débouché commercial aux hormones sexuelles de substitution déjà produites et présentes sur le marché. Pour les laboratoires pharmaceutiques, le militantisme en faveur de la « transition de genre » médicalisée est un investissement rentable.
L’influence des lobbies
L’article du Monde, toujours pour défendre l’administration de traitements hormonaux sans autorisation de mise sur le marché sur des mineurs, cite une étude des Dr Claire Vandendriessche et David Cohen [7] – « qui dirige une consultation consacrée à l’accueil des mineurs trans ou en questionnement à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris ».
Dans cet hôpital, la consultation diversité de genre déclare sur son site avoir noué un « partenariat avec les associations de personnes transgenres OUTrans, Espace Santé Trans et Acceptess-T et l’association Grandir Trans qui réunit 1300 familles d’enfants et adolescents transgenres »[8].
Les organisations OUTrans, Espace Santé Trans et Acceptess-T sont affiliées à la WPATH (Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes trans). Celle-ci est d’ailleurs plusieurs fois mentionnée dans le « Rapport relatif à la santé et aux parcours de soins des personnes trans, remis à monsieur Olivier Véran, ministre des Affaires sociales et de la Santé » en janvier 2022 [9] (cf. La fragile protection des enfants face aux lobbies trans-affirmatifs).
Cette organisation a pour objet d’« offrir des conseils cliniques aux professionnels de santé pour soutenir les personnes transgenres et diverses dans leur genre (transgender and gender diverse) dans l’accès à des parcours sûrs et effectifs pour atteindre un confort personnel durable avec leur être genré ». Qu’entendent ces personnes par « diverses dans leur genre » ? et par « être genré » ? Ces notions ont une définition circulaire et ne correspondent à rien de concret [10].
Les recommandations de la WPATH n’ont en outre aucune base scientifique. La première prescription de suppression de puberté, en 2001, prenait appui sur une étude portant sur une seule personne [11]. La deuxième, en 2012, reposait sur le Protocole néerlandais (Dutch Protocole), dont les erreurs ont été démontrées par la suite (cf. Changement de genre chez les mineurs : la WPATH « coupable » d’une « fraude scientifique majeure et inqualifiable »).
Depuis, la publication de documents fuités aurait dû ébranler, pour le moins, la confiance des dirigeants politiques vis-à-vis de cette instance. Le 4 mars 2024 en effet, le président de l’ONG Environmental Progress, Michael Shellenberger, et la journaliste Mia Hughes ont révélé au grand jour des échanges entre membres de la WPATH sur un forum [12]. Il s’avère que les experts à la tête de l’organisation ont conscience du manque de fiabilité de leurs méthodes (cf. La prise d’hormones croisées diminue-t-elle le risque de dépression chez les adultes transgenres ? Décryptage).
« Ils reconnaissent que leurs patients sont parfois trop jeunes pour comprendre les effets des hormones sur leur fertilité. »[13]. Les enfants ne peuvent pas consentir librement au fait de devenir infertiles – ni à renoncer à toute capacité de ressentir du plaisir sexuel. Les médecins reconnaissent aussi que parfois, les parents eux-mêmes ne comprennent pas les conséquences des traitements qui sont administrés à leurs enfants.
Sur le forum dont les messages ont fuité, certains membres de l’organisation expriment des doutes quant à la capacité de consentir à des traitements de la part de patients psychotiques. Ces inquiétudes sont balayées d’un revers de main par leurs collègues, et rien ne change. Les « transitions de genre », notamment celles des mineurs, continuent à être promues par des lobbies idéologiques et financiers. Sous couvert de rigueur scientifique.
[1] Lilas Pepy, Transidentités : une étude française contredit une théorie antitrans, Le Monde, 18 mars 2025
[2] David R.A. Coelho, M.D., M.P.H., Alexander L. Chen, J.D (2025) “Advancing Transgender Health amid Rising Policy Threats” DOI: 10.1056/NEJMp2416382
[3] Turban JL, King D, Kobe J, Reisner SL, Keuroghlian AS (2023) “Access to gender-affirming hormones during adolescence and mental health outcomes among transgender adults”. PLOS ONE 18(6): e0287283. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0287283
[4] https://www.jwatch.org/about/sponsor-distribution
[5] https://www.linkedin.com/pulse/top-10-hormone-replacement-therapy-industry-companies-john-campbell-k88sc/
[6] Voir la mention “Funding: JLT received a pilot research award for general psychiatry residents from The American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, supported by Industry Sponsors (Arbor and Pfizer)” dans Turban JL, King D, Kobe J, Reisner SL, Keuroghlian AS (2023) Correction: Access to gender-affirming hormones during adolescence and mental health outcomes among transgender adults. PLoS ONE 18(6): e0287283. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0287283
[7] Vandendriessche, C., Cohen, D. Social factors behind the AFAB predominance in LGBT youths: evidence from a large European survey. Eur Child Adolesc Psychiatry (2024). https://doi.org/10.1007/s00787-024-02595-4
[8] Page « Consultation diversité de genre » du site de l’Ideal, Institut des Pathologies du développement de l’enfant et de l’adolescent https://ideal.aphp.fr/formations/consultation-identite-sexuee/
[9] https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_sante_des_personnes_trans_2022.pdf
[10] Voir les définitions sibyllines du Planning familial, qui intervient auprès des établissements d’enseignement secondaire public https://www.planning-familial.org/sites/default/files/2020-10/Lexique%20trans.pdf
[11] Cohen-Kettenis, P., van Goozen, S. Pubertal delay as an aid in diagnosis and treatment of a transsexual adolescent. European Child & Adolescent Psychiatry 7, 246–248 (1998). https://doi.org/10.1007/s007870050073
[12] Dans un rapport de plus de deux cents pages intitulé « The WPATH Files : Pseudoscientific Surgical and Hormonal Experiments on Children, Adolescents and Vulnerable Adults » (« Les fichiers de la WPATH : expérimentations chirurgicales et hormonales sur enfants, adolescent.es et adultes vulnérables ») https://environmentalprogress.org/big-news/wpath-files
[13] Hanna Barnes, Why disturbing leaks from US gender group WPATH ring alarm bells in the NHS, The Guardian, 9 mars 2024
jeudi 3 avril 2025
Recension critique du livre Value(s) écrit par le nouveau Premier ministre Mark Carney
Value(s) est un livre étrange, pris dans son ensemble, même s’il est considéré comme une simple entreprise littéraire. Il commence par une évaluation des valeurs, comme promis, mais s’enfonce ensuite dans une initiation à l’économie, proche d’un texte d’introduction dans ce domaine, et en reste précisément là pendant la majeure partie de l’aventure. Vers la fin, pour être juste, nous sommes à nouveau amenés à discuter des valeurs — une réaffirmation et un prolongement de la préface. Cependant, ce retour prend un certain temps et l’on se demande pourquoi le livre ne fait pas 200 pages plutôt que les plus de 600 pages actuelles.
J’ai eu du mal à me défaire du soupçon que le livre s’oriente vers l’histoire pure, d’abord parce que Carney n’a pas grand-chose à dire sur les valeurs en soi, et ensuite parce qu’il veut se convaincre et nous convaincre, alors qu’il parcourt les monts et les vallées de la théorie économique et de sa carrière, qu’il sait de quoi il parle et qu’il est l’homme qu’il faut pour le moment. Cependant, le simple fait qu’il puisse écrire un traité d’introduction au monde de la finance, conceptuel et institutionnel, nous en dit très peu sur sa capacité à entreprendre la tâche plus difficile concernant les valeurs, en soi, qu’il promet de gérer.
Et quelle est cette tâche, précisément ?
M. Carney est conscient, comme il se doit, que les systèmes de marché ne peuvent à eux seuls résoudre tous les problèmes du monde. Rien ne le peut. Il est impossible de résoudre « tous les problèmes », car les faits bruts de notre ignorance, de notre mortalité et de notre faillibilité signifient que toutes les solutions que nous parvenons à élaborer face aux difficultés de la vie sont imparfaites et partielles.
En outre, il est tout à fait vrai — et il s’agit là d’une conviction conservatrice fondamentale ou même libérale classique — que les sociétés et les marchés libres opèrent dans un cadre de valeurs plus large. En Occident, pour le meilleur ou pour le pire (et certainement pour le meilleur comparativement), ce cadre est judéo-chrétien, religieux et culturel dans son essence — un cadre qui a établi les principes de « l’évidence » auxquels les auteurs et les signataires de la Déclaration d’indépendance américaine ont fait référence de manière si célèbre.
Il s’agit notamment des propositions suivantes : tous les individus ont une valeur intrinsèque, puisqu’ils sont à l’image de Dieu ; chacun doit à tous les autres le respect que cette valeur exige, y compris la responsabilité d’échanger des biens, des idées, de coopérer et de rivaliser, de manière honnête et équitable, en vue d’un succès mutuel ; et chacun d’entre nous, y compris nos dirigeants (et peut-être avant tout), doit rendre hommage à ce qui est véritablement transcendant et divin.
C’est ce cadre que Carney prétend remplacer, même s’il n’est pas évident qu’il le comprenne ou qu’il ait développé une quelconque compréhension de la culture qu’il veut remodeler à partir de principes premiers. Il sait, ou a l’intuition, qu’il existe des règles du jeu a priori ou axiomatiques, pour ainsi dire — des déclarations de foi, même — qui doivent sous-tendre ou définir la civilisation elle-même, et qui fournissent la structure nécessaire au marché libre, de sorte que ses calculs collectifs puissent développer et distribuer les ressources d’une manière maximalement productive, efficace et juste.
Quelles sont ses suggestions concernant le remplacement d’un tel cadre ? C’est ici que le bât blesse ou, plus exactement, que le train déraille. Au lieu d’affronter sérieusement le problème des valeurs (et c’est le plus grave des problèmes) — au lieu de faire le difficile voyage à travers les paysages complexes de la théologie et de la philosophie qui est vraiment nécessaire avant qu’une telle tentative puisse être tentée — Carney dévoile son alliance avec les pires idées préconisées au cours des vingt ou trente dernières années et les présomptions intellectuelles généralement radicales du siècle dernier, qui sont encore pires.
Notre objectif a été de mettre en place les informations, les outils et les marchés nécessaires pour que chaque décision financière prenne en compte le changement climatique — pour créer un système financier dans lequel les contributions d’une entreprise au changement climatique et à la solution climatique sont des déterminants fondamentaux de sa valeur. Pour que la valeur reflète les valeurs. Lors de la COP26 à Glasgow, nous avons mis en place vingt-quatre réformes majeures pour transformer les informations, les outils et les marchés au cœur de la finance. Il s’agit notamment de tests de résistance aux chocs climatiques, de plans de transition nette zéro et d’informations claires, comparables et utiles à la prise de décision sur le climat, afin que les marchés financiers puissent gérer les risques et saisir les avantages découlant de la transition climatique.Face à de telles affirmations, il est préférable de lire sérieusement entre les lignes. Tout d’abord, considérons « chaque décision financière.... » Vraiment ? Chaque décision financière ? Littéralement « chaque décision financière » doit tenir compte du « changement climatique » ? Ce que les bien-pensants qui prétendent être les sauveurs de la planète, ou leurs partisans tout aussi vertueux, ne reconnaissent pas, à leurs risques et périls, et pire, aux nôtres, c’est qu’une telle déclaration accorde une licence illimitée à la tyrannie.
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| Mark Carney le nouveau Premier ministre du Canada |
Si le sort de la planète — tous ses écosystèmes, toute sa beauté, tout ce qu’elle offre à l’humanité — est littéralement en jeu chaque fois qu’une décision financière est prise, à tous les niveaux, individuel, corporatif et étatique, alors tous les aspects de la vie doivent clairement être réglementés en fonction de cet objectif — et cela signifie tous les aspects de la vie. Comment comprendre cet état de fait ? Nous pourrions nous tourner vers les objectifs déclarés du consortium de grandes villes C40, et leurs objectifs ouvertement similaires à ceux de Carney, pour en avoir une compréhension différenciée et immédiate.
mercredi 2 avril 2025
Toutes les fictions historiques ne consistent pas à transformer des blancs en noirs... (m à j)
La série à succès de Netflix « Adolescence », qui explorerait l’influence des contenus toxiques et misogynes auxquels sont exposés les jeunes en ligne et suscite des débats de société dans plusieurs pays, va être diffusée dans les écoles secondaires du Royaume-Uni.
« C’est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d’élèves à regarder ce programme », a déclaré lundi le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a lui-même vu la série avec son fils et sa fille, tous deux adolescents.
La série Adolescence de Netflix ne se fonde pas sur un seul cas réel, mais le co-créateur Stephen Graham a révélé que le feuilleton avait été inspiré par l’épidémie croissante de crimes au couteau au Royaume-Uni.
« Il y a eu un incident au cours duquel un jeune garçon a [prétendument] poignardé une fille », a déclaré M. Graham à l’émission Tudum de Netflix.
Selon l’Office des statistiques nationales (ONS), 83 % des homicides d’adolescents en 2023-2024 ont été commis à l’aide d’une lame. Au cours de l’année se terminant en mars 2024, environ 50 500 infractions liées à des instruments tranchants ont été enregistrées en Angleterre et au Pays de Galles (à l’exclusion du Grand Manchester), soit une augmentation de 4,4 % par rapport à 2022-23, mais une diminution de 2,8 % par rapport à 2019-20. Les mineurs âgés de 10 à 17 ans étaient responsables d’environ 17,3 % de ces infractions.
La diffusion d’Adolescence fait suite à la condamnation du tueur de Southport, Axel Rudakubana, qui a écopé d’un minimum de 52 ans pour avoir assassiné trois jeunes filles lors d’un atelier de danse sur le thème de Taylor Swift en juillet 2024. Entertainment Weekly a indiqué que le spectacle aurait été conçu et écrit plusieurs mois avant l’attentat, mais le moment choisi semble particulièrement pertinent. Mais il existe des cas antérieurs de coups de couteau mortels très médiatisés, comme le meurtre en 2023 d’Elianne Andam, 15 ans, à Croydon, par un adolescent noir.
Les données indiquent une surreprésentation des individus non blancs dans les infractions liées aux armes blanches, en particulier à Londres. En 2017, environ deux tiers des auteurs de crimes au couteau âgés de moins de 25 ans à Londres étaient issus de minorités ethniques. À l’échelle nationale, cette proportion était de 38 % pour la même tranche d’âge. En 2011, selon le recensement de l’Angleterre et du Pays de Galles, environ 19 % des individus âgés de 16 à 24 ans appartenaient à des minorités ethniques, les 80,5 % restants s’identifiant comme Blancs.
Dans certaines communautés, le port d’un couteau est associé à une démonstration de virilité ou de force, renforçant ainsi une culture de la violence. La surreprésentation des jeunes hommes noirs dans les statistiques de crimes au couteau a encore été soulignée récemment par la police. Étrangement, ces réalités sont passées sous silence dans la série Netflix.
Les crimes au couteau commis par les jeunes sont majoritairement liés à la culture des gangs, aux foyers brisés et au désespoir socio-économique, et non au mouvement de la « pilule rouge » ou aux chaînes YouTube antiféministes. Il faut se demander si en faisant d’un garçon blanc le méchant, Adolescence ne se livre pas à un « transfert de race » flagrant, réécrivant la réalité pour l’adapter à un discours politique à la mode dans certains cercles qui met en accusation les hommes blancs.
Billet du 20 mars
Anne Boleyn (vers 1501 – 19 mai 1536) est la deuxième épouse du roi Henri VIII d’Angleterre et reine consort de 1533 à 1536. Elle est la mère de la reine Élisabeth Ire.
« Adolescence » est un feuilleton inspiré par le meurtre de l’écolière Elianne Andam aux mains de Hassan Sentamu à Croydon, en 2023. À l’écran, le rôle du meurtrier est bizarrement joué par un jeune blanc.
🚨 NEW: The creators of Netflix series “Adolescence” have said they want it to be shown in Parliament and schools so it “causes discussion and makes change”
— Politics UK (@PolitlcsUK) March 18, 2025
The show shines a light on social media’s toxic influence and misogynist influencers on teenage boys
[@BBCNews] pic.twitter.com/AeTs0u4wvW
Martin Daubney, présentateur à GBNews, a répondu :
mardi 1 avril 2025
Trump et sa réforme de l'éducation
Cela ne mettra pas fin à l'éducation telle que nous la connaissons aux États-Unis. Ce département est un véritable fléau pour les républicains depuis sa création sous la présidence de Jimmy Carter. Il était considéré comme une agence de l'État-nounou qui empiétait sur la souveraineté des États et qui exigeait trop de rapports pour trop peu d'aide. Étant donné que l'enseignement secondaire et primaire aux États-Unis est fortement décentralisé et financé par les impôts locaux et d'État, la dépendance à l'égard du financement fédéral reste faible. En 2020, les fonds fédéraux ne représentaient que 7,5 % des recettes des écoles (bien que ce pourcentage soit plus élevé pour les écoles comptant un grand nombre d'enfants pauvres).
Si ces fonds restaient constants mais provenaient d'autres départements fédéraux - par exemple, le département de la Santé, comme le recommande l'ouvrage d'orientation Project 2025 - l'impact serait faible. L'application des droits civils dans les écoles pourrait être prise en charge par le ministère de la Justice ; la collecte de données pourrait être confiée au Bureau du recensement.
Ce qui est inhabituel ici, c'est que M. Trump n'essaie pas d'obtenir du Congrès, où son parti est majoritaire, qu'il promulgue ces changements dans la loi. Au lieu de cela, il tente, par un décret, de démanteler un département créé par le Congrès et doté de crédits spécifiques. Ce faisant, il bafouerait la séparation des pouvoirs. C'est pourquoi le décret pousse la secrétaire à l'Éducation, Linda McMahon, à réaliser cette démolition « dans toute la mesure appropriée et permise par la loi ».
Si cette mesure est loin d'être anodine, ce qui arrive aux universités américaines mérite davantage d'attention. Elles dépendent beaucoup plus de l'argent fédéral pour les bourses de recherche et les prêts aux étudiants. Et M. Trump s'en sert pour contraindre les universités à modifier leurs politiques disciplinaires, leurs pratiques d'embauche et même les cours qu'elles dispensent.
L'administration Trump a gelé 400 millions de dollars de fonds fédéraux destinés à l'université de Columbia pour n'avoir pas « protégé les étudiants et les professeurs américains de la violence et du harcèlement antisémites » lors des manifestations pro-palestiniennes de l'année dernière. Dans une lettre, l'administration a précisé ses conditions pour débloquer les fonds : expulsion et suspension des étudiants qui ont participé aux manifestations ; répression de la discrimination à l'encontre des sionistes ; et suppression potentielle d'un département décrié en études sur le Moyen-Orient, l'Asie du Sud et l'Afrique. Cette dernière revendication touche au cœur de la liberté universitaire, c'est-à-dire au droit de l'université de décider des cours et des programmes à enseigner. Le 21 mars, Columbia a annoncé qu'elle acquiescerait, bien que deux syndicats d'enseignants aient intenté un procès.
L'administration a également gelé 175 millions de dollars de financement pour l'université de Pennsylvanie parce qu'elle autorisait les hommes qui se disent femmes de participer aux sports féminins (conformément à la politique de l'autorité sportive collégiale de l'époque, qui n'a été renversée qu'en février). Les coupes budgétaires des Instituts nationaux de la santé ont été immédiatement ressenties sur les campus : certaines écoles de médecine ont supprimé leurs programmes de doctorat et des milliers de chercheurs ont été licenciés.
Les universités qui se sont senties encouragées à s'attaquer à l'administration sous Trump I s'efforcent davantage d'éviter les conséquences financières de l'ire du président. Le 8 mars, des agents de l'immigration ont arrêté et entamé une procédure d'expulsion à l'encontre de Mahmoud Khalil, un étudiant diplômé de Columbia qui menait des manifestations pro-palestiniennes. Les représentants de l'administration Trump ont déclaré que cette mesure était justifiée par ses sentiments pro-Hamas présumés (bien qu'ils n'aient pas présenté de preuves catégoriques à cet égard). D'autres déportations d'universitaires ont également lieu. Le cas de M. Khalil a été le prélude à d'autres déportations, notamment d'universitaires de l'université Brown et de l'université de Georgetown en raison de leurs sympathies présumées pour le Hezbollah et le Hamas.
Il y a également des signes de soumission préventive. Le 19 mars, le système de l'université de Californie a annoncé qu'il annulait l'utilisation, dans le cadre de ses recrutements, de « déclarations sur la diversité », c'est-à-dire de documents que les candidats attestant de leur dévouement à la diversité, à l'équité et à l'inclusion. Cette pratique en vogue, qui constitue une menace pour la liberté académique, semble disparaître rapidement du monde universitaire.
D'autres moyens créatifs que les universités ont conçus pour mettre en œuvre la discrimination positive dans les admissions et dans l'embauche - en contournant les arrêts de la Cour suprême jugeant la pratique inconstitutionnelle - pourraient peut-être aussi être abandonnés à la hâte. Cette volonté de neutralité pourrait être trop timide et trop tardive pour une administration Trump qui cherche à éradiquer l'illibéralisme gauchiste des campus. Les universités comme Columbia reçoivent un cinquième de leur financement du gouvernement fédéral et ne peuvent se mettre à dos M. Trump trop longtemps.
lundi 31 mars 2025
Les communautés chrétiennes en Israël font face à une hostilité croissante, selon un rapport annuel
Le 27 mars à Jérusalem, le Centre Rossing pour l’éducation et le dialogue a présenté les conclusions de son rapport annuel, « Attaques contre les chrétiens en Israël et à Jérusalem-Est », et d’une enquête menée en décembre 2024 auprès de 300 chrétiens palestiniens/arabes en Israël et à Jérusalem-Est, donnant un aperçu de leurs perceptions de divers aspects de la vie.
La réunion d'information s'est tenue au Centre Notre-Dame de Jérusalem. Un panel d'experts a mis en lumière les défis et les angoisses auxquels est confrontée la population chrétienne locale, parmi lesquels Hana Bendcowsky, directrice du Centre de Jérusalem pour les relations judéo-chrétiennes du Centre Rossing ; Hussam Elias, directeur exécutif du projet ; le père jésuite David Neuhaus ; et Bernard Sabella, professeur de sociologie à la retraite.
Le rapport documente une augmentation des incidents d’intimidation et d’agression ciblant les communautés chrétiennes tout au long de 2024. Actuellement, environ 180 000 chrétiens vivent en Israël (environ 1,8 % de la population israélienne) et 78,8 % d’entre eux sont arabes.
Les agressions physiques sont apparues comme la catégorie la plus répandue parmi les 111 cas recensés, la majorité visant des membres du clergé, facilement identifiables à leur tenue religieuse. Les crachats ont été identifiés comme une forme courante de harcèlement physique. Des actes de vandalisme et de profanation visant des églises chrétiennes, notamment des graffitis, des jets de pierres et des incendies criminels, ont également été recensés.
Selon le rapport, les auteurs de tous les cas connus ont été identifiés comme étant des individus juifs, principalement des jeunes hommes issus de milieux ultra-orthodoxes et national-religieux, animés par un mélange de ferveur nationaliste et d’extrémisme religieux.
Ces événements font que les chrétiens se sentent menacés et mal accueillis dans leur propre pays. Ce sentiment est encore plus évident dans l'enquête, qui révèle des sentiments mitigés quant à leur acceptation par la société juive israélienne. Alors que 30,8 % des chrétiens se sentent acceptés au sein de la société israélienne, 34 % ne le sont pas, le sentiment de non-acceptation étant plus élevé (56 %) chez les 18-29 ans.
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Le rapport annuel du Centre Rossing, « Attaques contre les chrétiens en Israël et à Jérusalem-Est », sera présenté le 27 mars 2025 au Centre Notre-Dame de Jérusalem. Crédit : Marinella Bandini |
Après l'approbation de la loi fondamentale « Israël, État-nation du peuple juif » en 2018, 64,8 % des personnes interrogées estiment que celle-ci confirme le statut des chrétiens comme citoyens de seconde zone. Une part importante (36 %) envisage l'émigration, le pourcentage le plus élevé étant à Haïfa (48 %). Les raisons de sécurité (44 %) et la situation sociopolitique (33 %) ont été identifiées comme des facteurs de motivation clés.
En ce qui concerne la liberté religieuse, une majorité (58,5 %) se sent à l’aise de porter des symboles religieux visibles dans les zones mixtes ou à prédominance juive israélienne, bien que le malaise soit plus élevé à Jérusalem-Est (42 %).
Le thème de l’identité est très significatif : 34 % des répondants se sont identifiés comme chrétiens arabes, 23 % comme chrétiens israéliens et 13 % comme chrétiens palestiniens, ce qui indique une interaction complexe d’affiliations religieuses et nationales.
« Après la révolution iranienne de 1979, une transformation s'est produite dans toute la région », a-t-il expliqué. « Les Palestiniens et les Arabes ont commencé à s'identifier avant tout comme musulmans. En réaction, les chrétiens palestiniens et les chrétiens arabes israéliens ont commencé à s'identifier comme chrétiens. »
Sabella a mis en garde contre une importance excessive accordée à l’identité religieuse au détriment d’une identité plus large et inclusive liée au lieu.
« Le risque est de faire de la société non pas une société inclusive, mais une société divisée selon des croyances ou des différences religieuses et ethniques. On perd alors cette identité inclusive et globale qui nous unit à un lieu, quelle que soit la nation ou la religion », a-t-il déclaré.
« Si l'on s'enferme davantage dans son identité religieuse », a poursuivi Sabella, « on risque de perdre l'identité plus large à laquelle on appartient. En tant que chrétiens, nous devons trouver un espace commun avec tous les autres. »
Bendcowsky a souligné une détérioration du climat politique et social, en particulier après le 7 octobre 2023 — le rapport consacre une place considérable à l’analyse du contexte — caractérisée par un extrémisme accru, une polarisation et un manque de tolérance envers les minorités.
Elle a souligné une volonté croissante des églises et des chrétiens de signaler et de dénoncer les attaques ainsi qu’une présence accrue des forces de l’ordre – bien qu’il y ait souvent un manque de dialogue réel et d’implication des autorités dans la compréhension et la réponse aux besoins des communautés chrétiennes.
La situation sur le mont Sion, où les traditions religieuses juive et chrétienne convergent dans un espace restreint, a été présentée comme un cas d'école : un lieu complexe, négligé et sujet à des agressions contre les visiteurs. Ces dernières années, le nombre d'incidents a augmenté, entraînant des actes de vandalisme contre des édifices religieux et des cimetières chrétiens, ainsi que des actes de harcèlement physique contre le clergé chrétien et les touristes.
Le rapport du Centre Rossing souligne que « le ciblage du christianisme ne fait pas partie de l’agenda politique » mais est davantage lié à « un climat sociopolitique » et à « un sentiment croissant de nationalisme, et à l’accent mis sur Israël principalement en tant qu’État pour la population juive ».
Les difficultés rencontrées par les églises dans leurs relations avec les autorités incluent les visas pour le clergé, les autorisations pour les fêtes religieuses, le statut fiscal des églises et les tentatives d'expropriation de terres. « Les chrétiens ne sont tout simplement pas une priorité et ils s'en fichent », a déclaré Bendcowsky à CNA à la fin de la réunion. « Ils ne s'en prennent pas délibérément aux chrétiens, mais ils le font délibérément pour ne pas s'en soucier. »
La réunion d'information a mis en lumière une situation complexe et préoccupante pour les communautés chrétiennes en Israël et à Jérusalem-Est. Malgré des avancées positives en matière de signalement et de sensibilisation du public, des efforts importants sont nécessaires pour garantir la sécurité, la liberté religieuse et la présence continue des communautés chrétiennes en Terre Sainte.
C'est pourquoi le rapport inclut des « recommandations » à l'intention de toutes les parties prenantes. L'accent est mis sur la compréhension mutuelle et le dialogue. Le Centre Rossing encourage une plus grande sensibilisation à ces questions aux niveaux politique et diplomatique, ainsi que des actions de condamnation de la part des autorités par les personnes concernées.
Née et élevée en Italie, Marinella Bandini est journaliste professionnelle depuis 2008. Elle travaille pour plusieurs agences de presse et journaux en ligne dans le monde catholique. Actuellement basée à Jérusalem, elle collabore avec la Custodie de Terre Sainte. Source : CNA, traduction Belgicatho
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dimanche 30 mars 2025
Ces étudiants des universités d'élite qui ne savent plus lire des livres...
Pour lire un livre à l'université, il est utile d'en avoir lu un au lycée.
Les élèves du secondaire (collégiens et les lycéens) aux États-Unis semblent eux aussi être confrontés à un nombre de plus en plus réduit de livres dans les salles de classe. Pendant plus de vingt ans, les nouvelles initiatives éducatives aux États-Unis telles que No Child Left Behind et Common Core ont mis l'accent sur les textes informatifs et les tests standardisés. Dans de nombreuses écoles, les enseignants ont délaissé les livres au profit de courts passages informatifs, suivis de questions sur l'idée principale de l'auteur, imitant ainsi le format des tests standardisés de compréhension de l'écrit. Article paru dans The Atlantic d'Octobre 2024.
Nicholas Dames enseigne depuis 1998 la littérature classique, le cours obligatoire sur les grands oeuvres littéraires de l'université de Columbia. Il adore son travail, mais celui-ci a changé. Au cours de la dernière décennie, les étudiants se sont sentis dépassés par la masse de livres à lire. Les étudiants n'ont jamais lu tout ce qu'on leur demandait de lire, bien sûr, mais là, c'est différent. Les étudiants de M. Dames semblent aujourd'hui déconcertés à l'idée de terminer plusieurs livres par semestre. Ses collègues ont remarqué le même problème. De nombreux étudiants n'arrivent plus à l'université, même dans les établissements d'élite très sélectifs, préparés à lire des livres.
Cette évolution a laissé M. Dames perplexe jusqu'à ce qu'un jour, au cours du semestre d'automne 2022, une étudiante de première année se présente à ses heures de bureau pour lui faire part de la difficulté qu'elle avait trouvée dans les premiers travaux. Le programme de littérature classique exige souvent des étudiants qu'ils lisent un livre, parfois très long et très dense, en une semaine ou deux seulement. Mais l'étudiante a expliqué à Dames que, dans son lycée public, on ne lui avait jamais demandé de lire un livre en entier. On lui avait demandé de lire des extraits, de la poésie et des articles de presse, mais pas un seul livre de bout en bout.
« J'en suis resté bouche bée », m'a dit M. Dames. Cette anecdote l'a aidé à expliquer le changement qu'il observait chez ses élèves : ce n'est pas qu'ils ne veulent pas lire, c'est qu'ils ne savent pas comment le faire. Les collèges et les lycées ont cessé de leur demander de le faire.
En 1979, Martha Maxwell, une spécialiste influente de l'alphabétisation, a écrit : « Chaque génération, à un moment donné, découvre que les élèves ne peuvent pas lire aussi bien qu'ils le voudraient ou que les professeurs l'espèrent ». M. Dames, qui étudie l'histoire du roman, reconnaît la longévité de cette plainte. « Une partie de moi est toujours tentée d'être très sceptique quant à l'idée qu'il s'agit de quelque chose de nouveau », a-t-il déclaré.
Daniel Shore, directeur du département d'anglais de Georgetown, m'a dit que ses étudiants avaient du mal à rester concentrés sur le moindre sonnet.
Pourtant, « je pense qu'il y a un phénomène que nous remarquons et que j'hésite à ignorer ». Il y a vingt ans, les classes de M. Dames n'avaient aucun problème à s'engager dans des discussions poussées sur Orgueil et préjugés une semaine et sur Crime et châtiment la semaine suivante. Aujourd'hui, ses étudiants lui disent d'emblée que la charge de lecture leur semble impossible. Ce n'est pas seulement à cause du rythme effréné, mais aussi parce qu'ils ont du mal à s'intéresser aux petits détails tout en suivant l'ensemble de l'intrigue.
vendredi 28 mars 2025
Mark Carney accusé de plagiat pour sa thèse de doctorat de 1995 à Oxford
Mark Carney (ci-dessous) a récemment été désigné par le parti libéral du Canada comme Premier ministre du Canada après la démission du controversé Justin Trudeau. Jusqu'en 2025, Mark Carney possédait trois nationalités : canadienne, britannique et irlandaise. Cependant, peu avant de devenir Premier ministre du Canada en mars 2025, il a révélé qu'il avait entamé le processus de renonciation officielle à ses citoyennetés britannique et irlandaise pour marquer son engagement envers le Canada.
Le doctorat en économie que Mark Carney a obtenu à Oxford comporte dix cas de plagiat apparent, selon les universitaires qui ont examiné les documents.
Le directeur de thèse de Mark Carney à l'Université d'Oxford a récemment déclaré à la CBC que M. Carney avait terminé sa thèse « remarquablement vite », en moins de deux ans.
OTTAWA - Le chef libéral Mark Carney a été accusé de s'approprier les idées des autres au cours de la campagne électorale fédérale.
Ce n'est pas nouveau.
Le National Post a obtenu une copie de la thèse de doctorat en économie que M. Carney a rédigée en 1995 à l'Université d'Oxford, intitulée « The Dynamic Advantage of Competition » (L'avantage dynamique de la concurrence). Cette thèse présente dix cas de plagiat apparent, selon le jugement de trois universitaires qui ont examiné le document.
Dans plusieurs sections de sa thèse, M. Carney a utilisé des citations complètes, des paraphrases ou des citations légèrement modifiées provenant de quatre travaux antérieurs, sans en faire mention ni les attribuer.
« Il ne fait que répéter sans citer. C'est ce que nous appelons du plagiat », a déclaré Geoffrey Sigalet, professeur adjoint et membre du comité consultatif du président de l'Université de Colombie-Britannique à Okanagan sur la discipline des étudiants, qui traite les cas de plagiat pour l'université.
Le National Post a fourni les dix exemples à l'équipe de campagne de M. Carney. M. Carney a prêté serment en tant que premier ministre le 14 mars et se présente actuellement à une élection qui aura lieu le 28 avril.
La campagne de M. Carney a d'abord fourni une déclaration de sa directrice de thèse à l'université d'Oxford.
« Je pense que vous donnez une mauvaise image de ce travail. En tant qu'universitaire depuis près de 40 ans, je ne vois aucune preuve de plagiat dans la thèse que vous avez citée, ni aucune pratique universitaire inhabituelle », a déclaré l'économiste américaine Margaret Meyer, Official Fellow of Economics au Nuffield College d'Oxford, dans la déclaration fournie.
« La thèse de Mark a été évaluée et approuvée par un comité de la faculté qui a considéré son travail pour ce qu'il est : une analyse impressionnante et bien documentée qui le distingue de ses pairs », a ajouté Mme Meyer.
L'Université d'Oxford définit le plagiat comme le fait de « présenter un travail ou des idées provenant d'une autre source comme étant les vôtres ... en les incorporant dans votre travail sans le reconnaître pleinement ».
Un professeur également diplômé de l'université d'Oxford, s'exprimant sous couvert d'anonymat par crainte d'être poursuivi par M. Carney, a reconnu que les passages problématiques de la thèse du chef de file des libéraux relevaient de la définition du plagiat.
« Les directives d'Oxford ne sont pas différentes de celles des autres universités », a-t-il déclaré.
« Lorsque quelque chose est repris mot pour mot d'une source, sans guillemets ni citation, cela constitue un plagiat », a ajouté le professeur.



















