mercredi 2 décembre 2020

Amnesty International accuse Facebook et Google de faciliter la censure de l’opposition et à entraver les libertés politiques

Amnesty International s’intéresse au cas vietnamien.

Un jour, Amnesty International se penchera sur la censure des GAFA en Occident…

Facebook et Google deviennent des « zones sans droits de l’homme » au Vietnam, a averti Amnesty International mardi. L’organisation a accusé les géants de la technologie d’aider à censurer l’opposition pacifique et la liberté politique dans le pays.

Amnesty a averti que, bien qu’elles aient été « autrefois le grand espoir pour l’essor de la liberté d’expression dans le pays, les plateformes des réseaux sociaux sont en train de devenir rapidement des zones sans droits de l’homme ».

Le ministre de l’Information Nguyen Manh Hung a indiqué le mois dernier que les entreprises de technologie se conformaient aux demandes de retrait « des mauvaises informations, de la propagande contre le Parti et l’État », à un rythme plus élevé que jamais, d’après un média d’État. Le même article précise que cette année Facebook s’est conformé à 95 % des demandes du gouvernement et YouTube, 90 %.

Le Vietnam communiste a longtemps emprisonné ses dissidents, mais a été critiqué ces dernières années pour avoir ciblé les utilisateurs de Facebook. Le réseau social est populaire auprès des activistes du pays où les médias indépendants sont interdits.

Le réseau social a admis plus tôt cette année qu’il bloquait des contenus jugés illégaux par les autorités. Son dernier rapport de transparence révèle une augmentation en six mois de près de 1000 % de contenus censurés sur ordre du gouvernement.

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