mercredi 30 janvier 2019

États-Unis — Cachez ce Colomb que nous ne saurions voir, mais porno ça va (m-à-j)

Mise à jour du 30 janvier

Une des fresques recouvertes.
Le Sycamore Trust rapporte que plus de 1000 pétitionnaires, principalement des étudiants, ont demandé au président de l’université Notre Dame, le père Jenkins, d’installer un filtre pour bloquer le flot de pornographie que l’université fournit aux étudiants 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 via son service Internet.

Le père Jenkins a été remarquablement silencieux à ce sujet depuis environ trois mois, tandis qu’un porte-parole de Notre Dame a indiqué qu’il n’y aurait aucun changement.

Le Sycamore Trust souligne l’incongruité de voir l’Université catholique pudiquement dissimuler des « fresques héroïques » de la vie de Christophe Colomb alors qu’elle permet la diffusion des images rances, sexuellement explicites et pornographiques à des étudiants.

Fr. Jenkins
Les étudiants ont présenté au Fr. Jenkins une documentation complète « sur les conséquences corrosives de la pornographie ».

Le journal estudiantin se demande pourquoi il est devenu nécessaire de rappeler à un prêtre catholique les conséquences de la diffusion aveugle de la pornographie par le réseau internet de Notre Dame à ses étudiants, car l’enseignement de l’Église sur la pornographie est très clair :
La [pornographie] contrevient à la chasteté parce qu’elle pervertit l’acte conjugal, le don intime d’époux l’un à l’autre. Cela porte gravement atteinte à la dignité de ses participants (acteurs, vendeurs, public), chacun devenant un objet de plaisir bas et de profit illicite pour les autres. Il plonge tous ceux qui sont impliqués dans l’illusion d’un monde fantastique. C’est un délit grave.





Billet originel du 23 janvier

L’université Notre-Dame, dans l’Indiana, a décidé de participer au mouvement d’effacement de la mémoire de Christophe Colomb qui parcourt toute l’Amérique politiquement correcte depuis quelque temps. Il y a dans le bâtiment principal douze peintures de la fin du XIXe siècle sur la vie de Christophe Colomb. Elles vont être recouvertes, parce qu’elles véhiculeraient des stéréotypes outrageants pour les Amérindiens et font fi des horreurs du colonialisme...


Les 12 fresques seraient « aveugles aux conséquences du voyage de Columb », a déclaré dimanche le président de l’université, John Jenkins, dans une lettre annonçant sa décision. Au pire ? Elles seraient « avilissantes. » Jenkins a ordonné que les peintures murales soient recouvertes d’un tissu ce qui permettra de les exposer occasionnellement. Dans sa déclaration, le président a déclaré qu’il comprenait la « catastrophe » que l’arrivée de Columbus représentait pour les autochtones et qu’il reconnaissait ce qu’il appelait « le côté le plus sombre de l’histoire ».


La très prestigieuse université Notre-Dame, qui s’appelle toujours ainsi, en français, est toujours dirigée par les Pères de Sainte-Croix (venus du Mans en 1842). Le directeur est le P. John Jenkins. Il avait invité Obama à prononcer une allocution en 2009, puis Ruth Ginsburg (la juge très progressiste à la Cour Suprême), puis avait honoré de la Laetare Medal (la plus haute distinction catholique américaine) le vice-président Biden, autre militant proavortement. Pour le P. John Jenkins, la création d’un groupe LGBT dans l’université a été « un grand pas en avant » ; mais il a refusé la création d’un groupe dédié au mariage chrétien.


L’artiste italien Luigi Gregori peignit ces peintures murales illustrant les différentes étapes du voyage de Christophe Colomb vers l’Amérique. Les peintures ont été peintes dans les années 1880 après la reconstruction du bâtiment. Elles ont été peintes à même le mur du bâtiment principal, appelé « la pièce maîtresse du passé et du présent de Notre-Dame ».


mardi 29 janvier 2019

Avortement, démographie et immigration entraînent la recomposition ethnoculturelle de l’Occident



Pour Dominique Reynié : « La question de l’avortement, de la démographie qui va apporter la question de l’immigration, tout cela est très lié à une donnée : depuis 2015 pour la première fois en Europe il y a plus de décès chaque année que de naissances ».

Notons que M. Reynié a tort de dire que nulle part dans le monde les femmes font assez d’enfants pour rattraper la situation européenne et québécoise. Les femmes algériennes par exemple font encore près de 3 enfants depuis 2012, alors que ce taux était tombé à 2,1 en 2000, et bien sûr une grande partie de l’Afrique subsaharienne a encore plus d’enfants par femme (6,06 enfants par femme au Mali en 2016, par exemple).

Au Canada, l’écart continue de se creuser entre le nombre d’enfants et le nombre de personnes âgées, révèle Statistique Canada dans une note d’information publiée lundi. Le pays compte donc, aujourd’hui, 106 personnes de 65 ans et plus pour 100 enfants âgés de 0 à 14 ans. Il y a une trentaine d’année, le ratio était plus qu’inversé, avec deux fois plus de jeunes enfants que d’aînés. Selon Statistique Canada, le faible taux de natalité est la principale raison permettant d’expliquer ce vieillissement de la population du pays. L'immigration n'enraye pas fondamentalement ce vieillissement­.

En jaune, la pyramide des âges réelle du Québec en 2006 (avec immigration réelle).
La ligne noire représente la pyramide des âges du Québec sans immigration pendant les 40 dernières années.

Voir aussi

Le taux de natalité en Algérie inquiète les autorités (3,1 enfants/femme).


Bock-Côté : Immigration, un tabou explose

lundi 28 janvier 2019

« Mobilisation des écoliers » belges pour le climat, idéalisme ou nouveau millénarisme inculqué ?

La semaine passée des milliers d’élèves belges défilaient dans les rues de Bruxelles pour « sauver la Planète », souvent aux heures de classe avec la permission de leur directeur d'école.

Interrogé dans le Soir, un de ces directeurs s’exclame : « Quand on voit cet enthousiasme et la force de leur mobilisation, ça vaut la peine d’embrayer, affirme Tanguy Pinxteren, directeur du lycée intégral Roger Lallemand [...]. Mais nous n’avons pas attendu les manifestations pour organiser des projets en lien avec l’environnement. Après le module consacré à la migration, je m’attends à ce que nos élèves suggèrent dans les prochaines semaines un atelier “réchauffement climatique.” »



Des enfants, très jeunes bien « instruits » par l’école ?

En Belgique francophone, le décret qui fixe les missions de l’école parle avant tout de « promouvoir la confiance en soi » et de « préparer tous les élèves à être des citoyens responsables » (article 6 du décret du 24 juillet 1997). Ces objectifs (comme ceux de la  « socialisation » dans l’école québécoise) permettent toutes les dérives politiquement correctes. Dans ce cadre, des ONG très engagées comme Oxfam présentent des ateliers d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, éducation orientée soutenue pourtant par l’État.

Il suffit de se pencher sur les activités d’une école nominalement catholique ayant une bonne réputation (l’institut Saint-Boniface–Parnasse) à Bruxelles pour se rendre compte de l’omniprésence du correctivisme politique, migratoire et climatique qui y a cours. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ces activités remplacent des rites disparus de cette école puisque la chapelle a été convertie en réfectoire et salle de gymnastique, même si cette école fait toujours partie de l'enseignement libre catholique. Voici quelques-unes de ces activités :

Les élèves de 2ème année
Nombreux ateliers abordant les différents aspects de l’alimentation (santé, empreinte écologique, etc.).

Les élèves de 3ème année:
Chaque épreuve de ces olympiades permettra aux élèves d’être sensibilisés à des thématiques relatives à l’énergie, à l’eau, au climat, au développement durable.

Les noms des ateliers sont assez évocateurs :
  • Au fil de l’eau
  • La recyclerie
  • Changements climatiques 
  • Protection des arbres 
  • Challenge du logo 
  • Énergies alternatives
  • Protection des espèces
  • Tri sélectif
Les élèves de 4ème année:
Les élèves seront répartis dans différents ateliers animés par :

Oxfam
  • Le rêve éveillé ou comment sortir de sa zone de confort.
–          Comité de « Elèves Francophones »
  • L’école est raciste ? Et toi qu’en penses-tu ? Débattre du racisme et des discriminations de l’école.
–          Entraide et Fraternité
  • Je vote 3 fois par jour, en mangeant. Manger autrement pour changer le Monde
–          Quinoa
  • Jeu sensibilisant à la subjectivité de la classification des personnes.
Amnesty
  • Déconstruire les préjugés sur la migration.
–          Asmae
  • L’importance de la communication non verbale.
–          Ti Suka
  • Le mur de l’oubli ou la sensibilisation à la critique historique
–          Le Biais vert
  • Animation par Félicien Bogaerts retraçant l’actualité par le prisme de l’écologie.
–          Ecologie du son
  • Comment faire un orchestre avec 50 instruments atypiques.
–          Migration
  • Rencontre avec des personnes en situation précaire.

Anuana de Wever est une des deux fondatrices flamandes de « Youth for Climate », l'association belge qui a lancé ces marches pour le climate. Elle en appelle dans les colonnes du Standaard (anciennement un journal catholique de droite, il n’est plus ni l’un ni l’autre) à un « budget planétaire » pour assurer une « transition [énergique] mondiale » (26 janvier 2019, page 14).

Seul parti important belge à s’opposer à cette vision catastrophiste de l’avenir de la planète, le parti de droite nationaliste flamand (la N-VA). « Les jeunes doivent avoir confiance en l’avenir et en la force de l’innovation », a affirmé son chef, Bart De Wever. « S’ils se penchent sur le passé, ils verront que l’humanité a toujours rencontré des problèmes majeurs, mais que nous avons toujours trouvé des solutions grâce à l’innovation. C’est à cette génération de jeunes de suivre des cours de mathématiques, de physique.... pour nous aider à trouver ces solutions. Les solutions viendront, nous devons tout mettre en œuvre pour les trouver. Les jeunes ne doivent pas croire aux prédictions apocalyptique à caractère religieux et qui demandent à l’humanité des changements irréalistes. Si vous devez vous culpabiliser parce que vous partez en excursion d’un jour en avion alors il y a quelque chose qui ne va pas », ajoute le président de la N-VA. « L’humanité doit aller de l’avant, croître et innover sur le plan économique. Rester les bras croisés et attendre l’apocalypse. Cela n’a absolument aucun sens. Je vois à quel point ce catastrophisme économique a empoisonné de nombreux esprits, surtout parmi les jeunes générations. C’est à nous de nous y opposer en tenant un discours positif. »

L’ancien ministre de l’Immigration, Theo Francken (N-VA) s’est ouvertement moqué des jeunes manifestants.


« Papa, où est mon GSM [téléphone cellulaire] ? Parti. Quand allons-nous au ski ? Plus jamais. Où irons-nous en vacances cet été ? À la maison. Est-ce que le chauffage fonctionne ? Oui, sur 18. Mets ton pull. Peux-tu me conduire au foot ? Prends ton vélo. Papa, pourquoi tu fais ça ? Désolé fiston, mais tu m’as convaincu qu’il fallait agir autrement pour le climat », a ainsi écrit le député N-VA. Le texte repris par l’ancien ministre de l’Asile et des Migrations à un utilisateur de Twitter a récolté pas moins de 10 000 de « j’aime » sur Facebook et a été partagé plus de 2000 fois.


Il est temps d’instaurer une taxe anti-météorite géante...
 Les slogans devaient être en anglais (les nations sont dépassées). Jeune original brandissant un slogan d’un affligeant classicisme.

Le magazine Causeur revient sur cette jeunesse “idéaliste”.

Les enfants rois ont décidé que leur empire s’étendrait dorénavant aux astres et qu’il était grand temps qu’ils régulassent le climat. Et pour ce faire la méthode est tout indiquée : des manifs !

C’est ainsi que depuis plusieurs jours, la jeunesse belge bat le pavé bruxellois dans le but de faire chuter le mercure. Mieux encore : ces dizaines de milliers de jeunes gens décidés sèchent les cours afin de se rendre à ces manifs ! À côté de ça, franchement, la Carmagnole c’est risible ! Autant aller prendre le thé chez Louis XVI. Non, eux, ils sont carrément dans la rébellion farouche et indomptable ! Non, mais ! Les jacqueries, les frondes, les révolutions et les demi-mesures, ce n’est pas pour eux. Eux, c’est du sérieux, les enjeux sont fondamentaux, l’avenir de l’humanité et même de la planète, voire de la galaxie, en dépend !

Une révolution soutenue par le pouvoir
Certes, de nombreuses directions d’écoles se sont déclarées favorables à ce mouvement au nom de “l’éducation à la citoyenneté” et encouragent les collégiens à sécher les cours. Si j’étais prof, je ferais pareil, rien de plus reposant qu’une classe vide ! Mieux encore, certaines écoles engagent des sortes de “coachs” en manifs anti réchauffement pour driller leurs ouailles. Tant qu’à faire du lavage du cerveau, autant nettoyer dans les coins !

Encore plus fort, Marie-Martine Schyns, ministre de l’Enseignement, Marie Christine Marghen, ministre de l’Énergie, et Jean-Luc Crucke, ministre du Climat (si, si !) ont déclaré soutenir cette jeunesse conscientisée. [Le gouvernement actuel est très minoritaire depuis la démission de la N-VA  le plus grand parti de Belgique.] D’autant plus qu’elle a tendance à faire oublier les gilets jaunes et leurs luttes contre le matraquage fiscal. Ce soutien des autorités scolaires et gouvernementales ôte le côté Gavroche de la chose, hélas, et ça fait tout de suite moins insurrectionnel que Mai 68. C’est navrant, mais c’est peut-être le prix à payer pour sensibiliser les adultes, à commencer par les parents qui vont conduire leur progéniture à la manif en 4X4.


On veut des taxes ! [pour nos parents]
Il faut dire que ces “millennials” sont, par excellence, la génération où le hasard n’existe pas et où il faut toujours un responsable à tout. Alors, les éruptions solaires incontrôlées ou les volcans qui pètent sans prévenir, on ne la leur fait pas ! L’alpha et l’oméga du problème, c’est l’humain, particulièrement s’il est Européen, et il convient de régenter ses moindres comportements. Pour cela, il existe une baguette magique : les taxes ! On ne s’étonnera plus que les autorités politiques applaudissent à tout-va ! Ces jeunes manifestants sont en train de grever le peu qu’il restera de leur héritage, mais ça a l’air de leur plaire, alors pourquoi les en priver ?


Mêmes slogans “originaux”, en anglais en Belgique,
de la part de jeunes pleins d’imagination

Les lycéens, y en a des biens
Mais tandis qu’ils scandent leur chant des partisans climatiques avec une soumission à l’autorité qui épaterait Milgram, quelques irréductibles boutonneux font sécession. Ils assistent vaille-que-vaille aux cours de physique (tiens, tiens, des cycles solaires…), de géo (tiens, tiens, les vents se forment en mer…), d’histoire (tiens, tiens, le climat a déjà changé plusieurs fois depuis le Moyen-Âge…), de français (tiens, tiens, la climatologie et la météorologie, c’est pas du tout la même chose…), de chimie (tiens, tiens, les gaz à effet de serre c’est beaucoup plus compliqué qu’on le croyait il y a vingt ans…), de mathématique (tiens, tiens, les prévisions reprises par les médias sont fondées sur des calculs moins évidents qu’on ne le croit…) et de bien d’autres choses.
Ils sont, eux aussi, les “adultes de demain”. Peu nombreux, comme toutes les élites, instruits, ayant eu bien souvent l’occasion d’exercer leur esprit critique et d’observer avec quelle aisance les foules “conscientisées” sont manipulables, ils dirigeront dans quelques années le troupeau bêlant qui bat la semelle dans la capitale. Reste à souhaiter qu’ils n’aient pas omis d’apprendre au passage les vertus de l’indulgence et de l’humour.


Voir aussi

Au Québec, cette même préoccupation est enseignée depuis plusieurs années, voir :

Jacques Brassard et l’écolo-chamanisme, le petit chouchou de l’école québécoise

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

ECR — obsession pour les Amérindiens écologistes

À mon école on parle beaucoup d’écologie, le plus grave problème c’est l’existence des hommes

Célébration subventionnée à Granby du Jour de la Terre avec les écoliers captifs 


dimanche 27 janvier 2019

« Nous irons dans les écoles pour entamer un dialogue » sur le racisme systémique au Québec

La Presse nous apprend qu’afin de lutter contre l’« exclusion » et la « discrimination », des militants viendront dans les écoles « dialoguer » (culpabiliser).

Un collectif d’auteurs — parmi lesquels on trouve Will Prosper, Webster, Fabrice Vil, Stella Adjokê et Widia Larivière — discute des différentes facettes de ce qu’il considère comme du racisme, afin « d’amorcer une discussion publique ». Présidente de la fondation Paroles de femmes et membre de l’incubateur Hoodstock à Montréal-Nord, Amel Zaazaa a codirigé l’ouvrage avec le philosophe Christian Nadeau. La Presse lui donne une tribune et l’interviewe. Amel Zaazaa est relationniste de presse à la Fédération des femmes du Québec, elle fut attachée politique de Mme Anne Lagacé Dowson (NDP) en 2015. Tunisienne d’origine, son dernier emploi en Tunisie fut Chargée des relations médias aux ministères des affaires étrangères français (jusqu’à la fin 2013).

Amel Zaazaa a participé à un reportage de la BBC sur les difficultés d'intégration au Québec en 2015, elle s'y plaignait du fait que Québec n'offre pas de classes d'anglais gratuites aux immigrants,

Pourquoi ce livre ?

L’idée est née il y a plus de deux ans. Quand il a été question de la commission sur le racisme systémique, il y a eu beaucoup de controverse dans les médias. Les gens ont réagi fortement, ils ont cru que tous les Québécois étaient accusés d’être racistes. Pourtant ce n’était pas la première fois qu’on en parlait. Déjà en 1969, lors des émeutes à l’Université Concordia, les gens réclamaient une telle commission. [Note du carnet : Les causes du conflit remontent à 1968, lorsque six étudiants antillais anglophones ont accusé Perry Anderson, professeur de biologie, de discrimination parce qu’ils avaient eu de mauvaises notes à un examen. Les émeutes se conclurent par 2 millions $ de dégâts (13 millions $ en tenant compte de l’inflation) par les étudiants « racisés » et « afrodescendants ». Le professeur accusé de racisme par six étudiants noirs anglophones fut déclaré innocent. La commission d’audience chargée de l’affaire a estimé qu’« il n’y avait aucune preuve pour étayer les accusations générales de racisme ».]

Il faut faire une différence entre le racisme individuel et le racisme systémique. On a voulu nuancer tout ça, d’autant plus que le débat se faisait sans que les personnes concernées soient impliquées. Avec Christian Nadeau, de l’Université de Montréal, qui est également président de la Ligue des droits et libertés, on a voulu faire un livre qui s’adresserait au plus grand nombre, un livre accessible qui serait aussi un outil d’éducation populaire.

Comment définissez-vous le racisme systémique ?

Quand on parle de racisme systémique, on ne parle pas d’une société qui a érigé le racisme en système, mais bien d’un ensemble d’oppressions subies par les personnes racisées dans différents domaines (la justice, la santé, l’éducation, etc.). Quand, par exemple, un seul nom peut être un obstacle majeur à l’obtention d’un logement ou d’un emploi, c’est du racisme systémique. Si mon voisin ne m’aime pas, c’est du racisme individuel et ce n’est pas très important. Mais si ce même voisin a le pouvoir de me priver de quelque chose d’important, d’un droit, alors là, on parle de racisme systémique. [Cette distinction nous paraît floue et sujette à discussion. On peut parler de racisme « systémique » ou « institutionnel » quand des lois et des règlements discriminent en fonction de la race comme en Afrique du Sud actuellement contre la minorité blanche, mais le racisme d’un propriétaire qui prive quelqu’un de quelque chose de vague d’important reste du racisme individuel.]

Avec le livre, nous allons entreprendre une tournée d’éducation populaire. Nous irons dans les écoles pour entamer un dialogue. Il ne s’agit pas de montrer du doigt des individus ou des groupes, mais bien de prendre acte, d’identifier les problèmes et de trouver des solutions. SLĀV nous a montré que c’est possible [NdC : que l’hystérie et la culpabilisation fonctionnent], qu’à l’abri des caméras on peut se rencontrer, dialoguer, aller au-delà des susceptibilités de chacun et avancer. On peut faire la même chose avec le racisme.

Les médias sont souvent montrés du doigt dans le livre. Quel rôle peuvent-ils jouer ?

Prenons le terme d’« appropriation culturelle ». Les gens ne comprenaient pas ce que cela signifiait. Mais grâce au débat et aux nombreuses discussions, ils ont finalement compris. [Ils ont plié.] C’est un exemple positif du rôle que peuvent jouer les médias lorsqu’ils expliquent des concepts [adopte notre vocabulaire, notre lexique et notre vision du monde]. Ils peuvent également donner des tribunes à des gens qui n’en ont pas, sinon le débat se fait sans nous. Mais il faut une volonté politique et sociale. Et il faut refuser que les politiciens instrumentalisent les peurs, comme c’est le cas dans le débat sur l’immigration, par exemple. Je suis arrivée au Québec il y a cinq ans, je parle parfaitement français. Or on parle de moi comme si je n’étais pas voulue au Québec. Les immigrants ont l’impression de ne pas être des citoyens à part entière [description monolithique des immigrants, ils sont divers et tous n'ont pas cette impression !]. On parle de nous comme si nous étions un bloc monolithique [oups, Amel tu viens de le faire en parlant au nom de tous les immigrants]. Or nous avons droit à notre individualité.


Éducation à la sexualité : « les craintes des parents sont légitimes »

Texte de Nadia El-Mabrouk, professeure à l’Université de Montréal. Ce texte aurait mené à l’exclusion de la professeure Nadia El-Mabrouk d’un colloque syndical à cause de ses positions sur la laïcité et l’éducation à la sexualité.


« In Queer We Trust » est le message que je peux lire tous les jours sur un autocollant à la porte de ma station de métro. Et si c’était une religion ?

Cela expliquerait la déferlante de messages virulents que j’ai reçus après ma chronique sur l’identité de genre, afin de parfaire mon « éducation » sur le sujet.



Le sexe serait « un continuum d’états sur le spectre de l’arc-en-ciel », il ne serait pas constaté, mais « assigné » à la naissance, des personnes seraient « nées dans le mauvais corps », il y aurait des « femmes avec un pénis » et des « hommes qui accouchent ». Toute objection est déclarée transphobe.

En clair, l’idéologie queer est une orientation politique dont l’objectif est de nier la binarité des sexes.

La notion de femme et d’homme serait une question d’« identité de genre », autrement dit de ressenti, et non de sexe biologique.

À qui profite cette déconstruction des concepts ? Certainement pas aux femmes victimes d’inégalités sociales liées à la maternité ni à celles aux prises avec des traditions patriarcales qui les aliènent sur la base de leur sexe.

C’est pourtant ce nouveau paradigme qui, sans qu’aucun débat public n’ait eu lieu, imprègne les discours politiques et les orientations gouvernementales. Il est à l’origine du remplacement de la notion de sexe par celle de « genre » dans les documents officiels.

Dernièrement, c’est Statistique Canada qui annonçait le remplacement de la variable « sexe » par la variable « genre que ressent intimement une personne (selon où elle se positionne sur le continuum de l’identité de genre) » 1. On croit rêver !

Comment une institution aussi essentielle pour la démocratie pourra-t-elle baser ses enquêtes sur une dimension des plus floues et des moins scientifiques, plutôt que sur une donnée objective ?

Comment le gouvernement compte-t-il remplir ses engagements de mesurer les écarts de salaire, d’employabilité ou de conditions de vie entre les hommes et les femmes, des données essentielles pour atteindre l’égalité ?

Pour ce qui est du « continuum des genres », les formulaires de Statistique Canada offriront-ils la panoplie des identités que promeuvent les militants de la cause trans, soit « transsexuelle, transgenre, homme et femme trans, genre fluide, genre variable, travestie, sans genre, gender fuck, bispirituelle, etc. » ? Cette idéologie, qui a déjà largement pénétré la sphère politique, se retrouvera-t-elle à l’école ?

Cours d’éducation à la sexualité

L’instauration au Québec d’un cours qui permette [note du carnet : permettrait uniquement] aux enfants d’intégrer une vision saine de la sexualité, et de les prémunir contre les agressions sexuelles, est une excellente nouvelle. Mais les parents doivent être informés du contenu du cours, du matériel pédagogique et des intervenants. Leurs craintes sont légitimes.


En Colombie-Britannique, par exemple, le ministère de l’Éducation a instauré le programme « Orientation sexuelle et identité de genre » (SOGI) qui, sous couvert de lutte contre la discrimination, intègre le vocabulaire transgenre.

D’ailleurs, le jumelage qui est toujours fait entre l’orientation sexuelle et le discours trans ne risque-t-il pas de créer un ressac contre la nécessaire lutte contre l’homophobie ?

C’est pour manifester leur opposition à de tels programmes que des parents aux États-Unis, en Australie et au Canada, ont retiré leurs enfants de l’école le 23 avril dernier. Au-delà des raisons religieuses de certains parents, une grande partie de la contestation concerne un matériel pédagogique développé par des militants de la cause trans. C’est le cas du site SOGI financé, entre autres, par des organisations LGBTQ+2.

Dans une capsule vidéo publiée sur ce site, on nous présente une « fille trans » de 14 ans, autrement dit un garçon, qui explique être une fille, notamment par le fait qu’il aime dessiner des sirènes.

Cette semaine, Radio-Canada nous présente Alexis, un ex-culturiste, qui explique son sentiment d’être une femme par le fait d’avoir toujours été attiré par les jouets, le maquillage et les vêtements féminins. Alexie, devenu « femme », donne des conférences devant des jeunes du secondaire.

A-t-on fait tout ce chemin de lutte contre les stéréotypes pour en arriver là ?

Plutôt que de brouiller la distinction entre les sexes, le rôle de l’école n’est-il pas de faire en sorte que les garçons se sentent à l’aise de pratiquer des activités traditionnellement assignées aux filles, et inversement ? [Note du carnet : non, ce n’est pas plus le rôle de l’école gouvernementale. Qu’on laisse les garçons être garçons, qu’on les aide à moins décrocher et qu’on ramène le goût de l’effort à l’école, qu’on remette l’accent sur l’instruction des savoirs, moins de volonté de changer les enfants des autres pour en faire des « progressistes », des métrosexuels. Ensuite chaque école, selon sa tradition pourra offrir le contenu moral recherché par les parents. On pourrait ainsi avoir des écoles catholiques, d’autres très progressistes, LGBT, si l’on veut du moment que cette philosophie est clairement affichée et que les parents choisissent l’école en connaissance de cause.]

Comment les enseignants devront-ils surfer sur ce paradoxe qui consiste, d’une part à lutter contre les stéréotypes, comme le prévoit la stratégie gouvernementale « Pour l’égalité entre les femmes et les hommes », et d’autre part à aller dans le sens de la reconnaissance de l’« identité de genre » qui s’appuie, en grande partie, sur l’acceptation des stéréotypes ?

Nous sommes de nombreux parents à contester le cours d’Éthique et culture religieuse qui cantonne les enfants dans des appartenances religieuses. Allons-nous faire face, avec le cours d’éducation à la sexualité, à une nouvelle idéologie, encore plus intrusive, qui nie les sexes ? J’appelle le ministre de l’Éducation à s’assurer que le cours soit à l’abri de telles dérives.

jeudi 24 janvier 2019

Vidéo de la conférence Ayas - Gendreau sur le programme imposé d'éducation à la sexualité

France, premier bilan des classes dédoublées en zone prioritaire

Les élèves sont « beaucoup plus attentifs, concentrés, efficaces » et les enseignants, plus satisfaits : pour le ministère de l’Éducation, les premiers résultats du dédoublement des petites classes dans les quartiers défavorisés (très majoritairement des banlieues immigrées) sont « positifs ». Cette politique, surnommée « 12 élèves par classe », au cœur du programme présidentiel d’Emmanuel Macron et brandie comme la grande mesure sociale du gouvernement, a été mise en place dès septembre 2017, pour 60 000 élèves de CP issus des milieux les plus en difficulté de l’éducation prioritaire (en « REP + »). Elle profitera à 300 000 élèves en 2020, soit 20 % d’une classe d’âge. Le ministère de l’Éducation a publié mercredi une première évaluation de cette politique. L’étude a comparé les résultats des 60 000 élèves avec d’autres, ayant le même profil socioéconomique mais qui ne bénéficiaient pas du dédoublement.

Sur ces 60 000 élèves, 40 % étaient en très grande difficulté en mathématiques et en français, soit 24 000 élèves. Le dédoublement a permis « une baisse de cette proportion d’élèves en très grande difficulté de 7,8 % pour le français et de 12,5 % en mathématiques ». Soit, au total, 2 000 élèves de moins en très grande difficulté en français et 3 000 élèves de moins en très grande difficulté en mathématiques. « C’est un beau résultat, très positif, mais qui reste un petit résultat, commente Laurent Cros, délégué général de l’association Agir pour l’école et proche du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. En un an, on est donc passé de 40 à 37 % d’élèves en très grande difficulté en français, et de 40 à 34 % en mathématiques. »

« Les résultats sont très décevants », estime de son côté Roland Goigoux, professeur à l’université de Clermont-Auvergne, et très critique à l’égard de la politique de Jean-Michel Blanquer. « Les enseignants qui ont des CP dédoublés sont naturellement contents, mais cela ne veut pas dire que le dédoublement est efficace », juge-t-il.

Fabienne Rosenwald, à la tête de la Direction de la prospective du ministère, qui a piloté l’évaluation, admet d’ailleurs que les résultats sont « plutôt dans la fourchette basse » par rapport aux attentes. « La question qui se pose est celle du coût du dispositif — très fort — rapporté à l’efficacité – modeste », reprend Roland Goigoux, qui déplore que le ministère n’ait pas publié les résultats de l’évaluation du dispositif du « plus de maîtres que de classes », lancé sous le quinquennat précédent. Ce dispositif consistait à mettre en place un maître en plus dans certaines écoles.

« Des transformations pédagogiques plus importantes devront accompagner le déploiement et l’approfondissement du dispositif dans les années à venir pour donner sa pleine efficacité à la mesure de dédoublement », affirme-t-on au ministère. Autrement dit, pour avoir des résultats plus significatifs, il faudra que les enseignants changent leurs pratiques pédagogiques. Le ministère cite en exemple les expérimentations menées par Alain Bentolila, professeur à l’université Paris-Descartes, et celles d’Agir pour l’école. « Ce changement pédagogique n’a pour l’instant pas eu lieu, déplore Laurent Cros. C’est vraiment le point majeur. » Pour accélérer, le gouvernement entend aussi étendre le dédoublement, en commençant par les grandes sections de maternelle, conformément aux souhaits du chef de l’État de « généraliser » la mesure à toutes les petites classes.

L’ombre au tableau ? Le « coût » de la mesure, qui a fait augmenter les effectifs d’autres classes, dénonce le Snuipp, principal syndicat du primaire.

Sources : Les Échos et 20 minutes

Novlangue : afrodescendant


Afrodescendant  (nom et adj.): un Noir, noir.

« Le terme afrodescendant fait référence à toutes les personnes dont les ancêtres sont issus des populations africaines. » Quartier Libre. Robert Lepage invite les militants afrodescendants aux prochaines répétitions de SLĀV (Radio-Canada).



Éric Zemmour interrogé sur la réception de son livre, l'immigration, la censure, les Gilets Jaunes

Éric Zemmour accorde un long entretien au sénateur belge Alain Destexhe (semaine du 13 au 20 janvier 2019) au sujet de
  • l'accueil de son livre « Destin français » (0’13),
  • les « Gilets jaunes » (5’56)
  • Macron (8’05),
  • la liberté d'expression et la démocratie (10’57),
  • un peuple qui ne veut pas mourir (le « populisme », l'immigration, Trudeau) (15'10),
  • le gouvernement des juges (17'10),
  • enfin, brièvement, sur l'Europe (20’54).


mardi 22 janvier 2019

Obligés d'occulter des informations aux parents par « loyauté »

Des professeurs disent se faire de plus en plus surveiller sur les réseaux sociaux ou subir des pressions par leur direction pour dissimuler des informations aux parents.

« On m’a déjà ordonné de rester muette pendant une rencontre de parents », raconte Josianne (nom fictif), une enseignante de l’île de Montréal qui préfère taire son vrai nom pour éviter les représailles de sa commission scolaire.

Cet exemple vient illustrer une tendance qui préoccupe plusieurs syndicats à travers la province : des directeurs d’école qui rappellent aux profs qu’ils ont un « devoir de loyauté » leur interdisant de critiquer leur commission scolaire.

C’est d’ailleurs en raison de cette clause que les enseignants qui ont parlé au Journal ont tous tu leur nom.

Ce phénomène a fait beaucoup réagir au début décembre après qu’une enseignante qui avait raconté son histoire à La Presse eut été menacée de congédiement.

Depuis la fin octobre, Le Journal a recueilli des témoignages de six profs ou représentants d’enseignants, ainsi que de deux mères d’élèves, concernant le contrôle de l’information.

Certains disent faire l’objet d’une surveillance sur les réseaux sociaux de la part de leur commission scolaire, qui les décourage d’« aimer » certaines publications sur Facebook (voir ci-dessous).

Des directions vont même empêcher la bonne communication avec les parents lorsqu’ils souhaitent cacher à quel point les services pour les élèves en difficulté sont insuffisants dans l’école.

[...]

« On ne sait jamais si on peut être 100 % honnête avec les parents, parce qu’on sait que ça peut nous retomber dans la face », dit Marie (nom fictif), qui enseigne sur la Rive-Sud de Montréal.

Elle donne l’exemple de parents qui veulent faire évaluer leur enfant par le psychologue de l’école.

« J’ai juste envie de leur dire : “dans huit mois, il sera encore sur la liste d’attente”. Mais [chez nous], on ne peut pas le dire. »

Cette situation n’existe pas dans toutes les écoles. Toutefois dans certaines régions, le phénomène prend de l’ampleur, remarque Éric Gingras, du Syndicat de Champlain.

Ce rappel du « devoir de loyauté » est selon lui régulièrement utilisé de façon « abusive ». Des directions vont même le brandir pour mater les désaccords en réunion d’équipe, illustre-t-il.

Liberté d’expression

En fait, le « devoir de loyauté » pour ne pas nuire à la réputation de son employeur est inscrit dans le Code civil et s’applique à tous les employés.

Or, une commission scolaire ou un hôpital ne devraient pas l’utiliser de la même façon qu’une entreprise privée puisqu’ils n’ont pas les mêmes intérêts économiques, explique Finn Makela, professeur en droit à l’Université de Sherbrooke.

EXEMPLES DE PROFS MUSELÉS

Surveillance après une tempête

Lors de la tempête de neige du 24 janvier 2017, des centaines de personnes avaient critiqué la décision de la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV), sur la Rive-Sud de Montréal, de garder les écoles ouvertes.

« Une secrétaire a été affectée le jour même pour scruter les commentaires et trouver ceux qui venaient d’employés », raconte Éric Gingras, du Syndicat de Champlain.

La CSMV n’a pas répondu aux questions à ce sujet. Par courriel, elle assure respecter le « droit à la liberté d’expression », mais rappelle que les employés doivent « faire preuve de réserve » étant donné la confidentialité de certaines informations.

Service d’interprète coupé

M. Gingras se souvient du cas d’un élève sourd et muet qui avait droit à un interprète en classe. Cette aide allait être réduite d’une journée par semaine. Le prof s’est fait avertir par la direction parce qu’il avait révélé cette information cruciale aux parents, raconte M. Gingras.

Mais parce que l’enseignant a refusé de garder le silence, les parents se sont plaints et l’élève a pu garder son interprète toute la semaine, conclut-il.

S’abstenir de « liker »

Plusieurs commissions scolaires n’hésiteraient pas à invoquer le « devoir de loyauté » pour empêcher les profs de s’exprimer, même quand leurs commentaires n’identifient pas leur école.

« Le fait d’aimer ou de partager certaines publications sur les médias sociaux peut donner l’impression que vous endossez le message », peut-on lire dans une lettre envoyée en septembre à tout le personnel de la CSMV.

« Dans le doute, nous vous recommandons de vous abstenir de tout commentaire », conclut la lettre qu’a obtenue Le Journal.

Muette pendant 25 minutes

Au printemps dernier, Josianne (nom fictif) devait discuter avec des parents à propos de leur enfant, qui avait de graves difficultés d’apprentissage et qui n’avait pas reçu tous les services professionnels nécessaires pour pouvoir l’aider.

« Je crois que la direction avait honte », suppose Josianne.

Alors plutôt que de dire la vérité, elle croit que la direction a choisi de ne pas tout révéler aux parents et de lui interdire de parler.

Seule la direction pouvait s’adresser à la mère. Pendant les quelque 25 minutes qu’a duré l’entretien, elle n’a pas placé un mot.

Et la mère en question, avec qui Le Journal a aussi pu s’entretenir, s’en est rendu compte.

« J’avais envie de brailler [...] C’est tellement choquant », s’exclame celle qui ne comprenait pas la raison du silence de l’enseignante.


[...]


Dans le rapport de classement, elle a été surprise de retrouver de nombreux faits dont le personnel de l’école ne lui avait jamais parlé : Joey était la cible de moqueries de ses pairs et il mangeait parfois des roches, par exemple.

« Avoir su, je serais allée voir un psychoéducateur au privé il y a longtemps », explique celle qui dit avoir multiplié les efforts pour savoir ce qui se passait en classe.

« J’ai l’impression qu’ils voulaient juste se débarrasser de mon fils parce que c’était une cible facile », dit Mme Chedid.

De son côté, la Commission scolaire Marie-Victorin dit ne pas pouvoir commenter le cas précis d’un élève.

Source

Voir aussi

La sexologue de l’école québécoise accompagne les enfants « trans » dans leur transition hormonale (parfois contre l’avis des parents) (Le Devoir, commentaires d’abonnés peu enthousiastes)

Québec — Congédier l’enseignante qui dénonce des dysfonctionnements pour manque de loyauté