dimanche 22 avril 2018

Donner le goût d'écrire aux enfants

Le constat est sans appel, les élèves sont à la peine quand il s’agit de rédiger. Comment surmonter leurs peurs et leurs blocages ?

Écrire un mot d’amour, envoyer un message, écrire une lettre de motivation qui accompagne une candidature, donner des instructions à des collègues, partager son opinion sur les réseaux sociaux. Nous avons besoin de savoir rédiger dans notre vie et ce savoir nous le tenons de l’école. Mais aujourd’hui il y a de quoi s’inquiéter, des rapports sur le système scolaire montrent que presque 40 % des élèves français écrivent très peu, voire presque pas au collège et qu’ils ont un bien trop faible niveau d’expression écrite. Attention, il ne s’agit pas d’orthographe (même si là aussi le niveau est faible) ou de grammaire, mais de la capacité à raconter, décrire, exprimer une opinion ou une idée en rédigeant. La tâche est fort complexe pour les élèves, elle les effraie, et de fait, écrire reste difficile tout au long de la vie, même les écrivains le confient quand on les interroge à ce sujet.

L’émission Rue des écoles de France Culture s’est emparée de ce sujet, car il est d’actualité avec une toute récente conférence sur le rapport du Conseil de l’évaluation du système scolaire (Cnesco) et une note du Ministre de l’Éducation français lui-même sur l’enseignement du français.

Avec :

Jean-Paul Bronckart, professeur de psychologie à l’université de Genève, membre du Grefe (groupe de réflexion sur le français enseigné), président de la conférence de consensus « Écrire et rédiger : comment accompagner les élèves dans leurs apprentissages ? » (mars 2018).

L’apprentissage de l’écrit et des pratiques de l’écrit pour lui-même n’a que peu été thématisé, en France, dans les programmes scolaires.

Stéphanie Rotary, professeure des écoles, membre de l’AFEF, Association française des enseignants de français

Le travail de l’apprentissage de l’écrit passe essentiellement, en France, par l’École, c’est pourquoi nous devons y consacrer du temps.

Barbara Malenfant Hertog, Professeure de lettres en collège dans l’académie de Versailles et formatrice.

Quand on est sportif, on a un entrainement avant la compétition, sans être noté, pour l’écriture et l’apprentissage en classe, c’est important que cela existe aussi.



(59 minutes)

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Les bienfaits de la lecture sur le cerveau

Les bienfaits de la lecture sur le cerveau

Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique préside aujourd’hui le Conseil scientifique de l’Éducation nationale française. C’est en grande partie sur la base de ses travaux que la réforme de l’Éducation nationale française.

Installé dans un bureau confortable du Collège de France où il enseigne, Le Figaro de Paris l’a interrogé.


Il évite d’entrée de jeu la chausse-trape : « ce qu’on appelle intelligence est un concept peu clair du point de vue des sciences cognitives. Il y a de l’intelligence dans beaucoup de choses, dans la main du sculpteur, l’intuition mathématique… Face à la lecture, nous sommes sûrs de peu de choses sauf que sa maîtrise reste indispensable pour un bon apprentissage. Nous avons malgré tout beaucoup d’exemples d’enfants dyslexiques qui se révèlent vers 10 ou 11 ans de brillants mathématiciens, physiciens ou informaticiens. On peut en déduire qu’un enfant qui, à cause d’une dyslexie, a des difficultés à lire n’est pas pour autant inintelligent ».

Stanislas Dehaene n’est pas du genre à faire de long discours sur des thèmes qu’il ne connaît pas. Sans doute un signe d’intelligence. En revanche, dès qu’il s’agit d’évoquer la lecture et le cerveau, c’est autant le passionné que le chercheur qui s’exprime, s’inquiétant d’abord de tout ce qui reste encore à découvrir face aux énigmatiques effets de la lecture. « Nous aimerions savoir, par exemple, si lire augmente l’espace de représentation du cerveau. C’est assez mystérieux, mais la lecture vous plonge parfois dans un état que Marcel Proust a merveilleusement bien décrit. Vous êtes absorbé pendant des heures si le bouquin est bon. Le temps s’efface, tandis que notre esprit est envahi d’images, de dialogues… La lecture peut même induire la perception de certaines odeurs par le cerveau ! Le lecteur est littéralement emporté dans l’esprit d’un autre. Or, on sait aujourd’hui qu’un réseau composé de différentes régions corticales appelé le “réseau de théorie de l’esprit”, correspond à la représentation que nous avons, dans nos cerveaux, de l’esprit des autres. Et je me demande si ce système ne peut pas être considérablement augmenté par la lecture de bons livres… »


Des problèmes à élucider comme celui-là, Stanislas Dehaene, malgré ses nombreuses années de recherches, en tire encore des wagons. Pourtant, l’imagerie cérébrale qui permet de mesurer l’activité des différentes zones du cerveau a accéléré nos connaissances sur les mécanismes cérébraux. Grâce à ces nouveaux outils, nous découvrons que notre cerveau se révèle une formidable machine à s’adapter, trier et traiter des informations. Ce que les scientifiques appellent sa plasticité lui permet de développer des circuits dédiés à une activité. C’est ainsi que Stanislas Dehaene a découvert avec le neurologue Laurent Cohen, que la lecture développe une aire de la forme visuelle des mots, cachée dans la région du cortex occipito-temporal de l’hémisphère gauche. Dans cette région, les circuits neuronaux, conçus pour la reconnaissance des objets et des visages, se recyclent pour déchiffrer l’écriture. « Une reconversion lente, partielle et difficile qui éclaire les échecs de certains enfants, explique le cognitiviste. La comparaison du cerveau de personnes alphabétisées et d’autres qui ne savent pas lire a démontré que cette région, mais également certaines aires visuelles et auditives et leurs connexions, se modifie radicalement au cours de l’apprentissage de la lecture. En fait l’enfant, avant d’apprendre à lire, possède déjà un traitement du langage parlé très élaboré. L’apprentissage de la lecture met simplement en place une interface nouvelle, une porte d’entrée vers le langage qui passe par la vision plutôt que par l’audition. »

La lecture n’est donc pas inscrite dans nos gènes. Rien de surprenant vu qu’un pourcentage réduit d’humains sait lire depuis fort peu de temps. « Nous avons inventé cette nouvelle manière d’utiliser notre cerveau, une sorte de bricolage qui date de quelques milliers d’années à partir de la représentation sonore des mots », rappelle Stanislas Dehaene.

La première erreur est de penser que chaque enfant est différent.

Ce qui reste incroyable, c’est que cette zone de la lecture est la même pour tout le monde. Elle dépend de connexions spécifiques préexistantes dans l’hémisphère gauche pour 96 % des humains. Pour les autres, dont un tiers des gauchers, elle se localise dans l’autre hémisphère, en un point exactement symétrique, suivant ainsi la latéralisation du langage parlé. Malgré sa plasticité, le cerveau ne peut pas faire feu de tout bois : son organisation est contrainte, et seul un circuit bien précis peut se recycler pour la lecture. Pourquoi ? Encore un mystère.

En revanche, ces découvertes devraient permettre d’éviter certaines erreurs dans l’enseignement futur de la lecture. La première est de penser que chaque enfant est différent. Ce n’est pas vrai puisque c’est le même circuit qui fonctionne de la même manière pour tous pendant l’apprentissage de la lecture. « L’idée que les enfants possèdent différents styles d’apprentissage, par exemple l’un visuel et l’autre auditif, est un “neuromythe” ; tout le monde apprend de la même manière, il existe juste des différences de vitesse d’apprentissage, résume notre neuroscientifique. Ce qui est bénéfique en général pour l’apprentissage de la lecture est donc bénéfique pour tous les enfants. »

Essayer de passer directement du graphisme au sens est une autre erreur. « Cette méthode de reconnaissance globale de la forme des mots, que j’ai beaucoup dénoncée, fonctionne mal, car elle ne fait pas appel aux circuits cérébraux normaux de la lecture qui, dans l’hémisphère gauche, mettent en relation les graphèmes et les phonèmes », explique Stanislas Dehaene. « Même si l’enfant parvient à mémoriser quelques mots, l’approche globale ne lui permet pas de décoder des mots nouveaux. » Or c’est un système de décryptage complet, avec toutes ses nuances, qu’exige la lecture efficace. L’enquête de Roland Goigoux l’a confirmé récemment : plus les premiers mois d’école se concentrent sur ce décodage, plus l’enfant progresse vite.


Dans bien d’autres domaines, les effets de la lecture ont été expérimentés, révélant ses étranges qualités. C’est par exemple un formidable outil de distraction. Au sens de divertissement, bien sûr, mais aussi, et c’est ce qui intéresse plus les scientifiques, dans sa faculté à « occuper le terrain ». En effet, explique Stanislas Dehaene, « notre espace de travail, dans le cortex préfrontal, ne peut pas réfléchir à deux choses à la fois ». C’est pourquoi se plonger dans la lecture dissipe les autres pensées, même les plus nocives.

Des chercheurs de l’université du Sussex ont ainsi conditionné des personnes volontaires dans un état de stress, puis testé sur celles-ci différentes méthodes de relaxation. Menée par le Dr David Lewis, cette expérience a montré que lire réduit de 68 % le taux de stress : mieux que la musique (61 %), boire une tasse de thé ou de café (54 %) ou marcher (42 %). « Lire est plus qu’une simple distraction, confirme le Dr Lewis. Cela implique une participation active de l’imagination, les mots stimulent la créativité modifiant l’état de conscience. Le temps s’arrête et cela débouche en à peine six minutes de lecture sur des bénéfices évidents pour la santé. »


Cette mobilisation de la conscience ne créerait pas seulement des espaces de détente pour l’organisme, mais aurait des effets bénéfiques sur le long terme. Il apparaît que les réactions cérébrales pendant la lecture sont proches des réactions en situation réelle. En ressentant ce que vivent les personnages, le cerveau vit des expériences vraies. Et, comme la lecture enrichit l’expression orale (on utilise des phrases plus complexes quand on est lecteur), elle alimente aussi la qualité de compréhension du monde et des autres, de leurs émotions comme de leurs comportements.



« Toute pensée consciente correspond à l’envahissement de l’espace du travail global du cerveau, décrypte Stanislas Deheane. Quand vous lisez, par exemple un roman policier, suivre l’histoire parfois complexe mobilise cet espace du travail conscient. Pendant ce temps, vous ne pouvez pas l’utiliser pour développer votre anxiété, par exemple. L’anxiété c’est l’inverse : c’est l’envahissement de ce réseau conscient par des pensées parasites et négatives. »

Contrairement aux idées reçues, la lecture n’isole pas et n’éloigne pas de la réalité. C’est même l’inverse que constatent les scientifiques. Des régions identiques du cerveau s’activent quand on lit ou quand on pratique la méditation en pleine conscience. Les six minutes de lecture dans le calme évoquées par le Dr David Lewis suffisent à ralentir le rythme cardiaque et soulager certaines tensions musculaires.

Dans les pays anglo-saxons, on développe depuis de nombreuses années des techniques de bibliothérapie, dont l’Américaine Sadie Peterson Delaney, qui a travaillé avec des malades mentaux, mais aussi avec des traumatisés de la guerre mondiale, fut une pionnière. En lisant des contes et des histoires oniriques à voix haute, a-t-elle remarqué, les soldats se sentaient mieux, sans savoir à l’époque qu’ils protégeaient ainsi l’espace du travail conscient de leur cerveau que les neuroscientifiques n’avaient pas encore découvert.

Ce caractère apaisant de la lecture a aussi été confirmé pour le sommeil. Il vaut mieux lire au lit avec une veilleuse. Et éviter également les ouvrages de 800 pages aux intrigues parfaites, au risque de ne lâcher l’ouvrage qu’au petit matin ! Mais en l’apaisant, la lecture prépare l’organisme à glisser dans un sommeil plus réparateur.

Le dernier point sur lequel les chercheurs se penchent énormément est l’utilité de la lecture face au vieillissement et aux maladies dégénératives. Sans surprise, lire aide à maintenir son cerveau en forme. Outre qu’elle entretient la mémoire, la lecture semble retarder aussi les symptômes de certaines maladies neurodégénératives. Une étude réalisée sur le long terme incluant 294 participants a ainsi révélé que des lecteurs réguliers présentaient 32 % de risques de dégénérescence mentale en moins que d’autres ayant une activité mentale moyenne. Pour des maladies comme Alzheimer, les résultats sont plus difficiles à analyser. Mais il semble que même si elle commence tard, la pratique régulière de la lecture, en mobilisant le cerveau, maintient un réseau de connexions plus redondant et donc plus robuste.

Dans son laboratoire, Stanislas Dehaene a pu voir concrètement ces différences, en comparant notamment des cerveaux de lecteurs et ceux de personnes ne sachant pas lire. « On s’aperçoit très clairement que leur cerveau est différent, certaines connexions corticales à longue distance sont nettement plus efficaces chez les lecteurs. D’autres travaux, chez l’animal, montrent à quel point l’enrichissement de l’environnement augmente les arborisations dendritiques des neurones. Pour moi, c’est une métaphore de l’impact de l’école et de la lecture. L’enrichissement extraordinaire que la scolarisation apporte à l’enfant modifie littéralement son cerveau. »





CIA en 2001 prévoyait que population russe serait de 130 millions en 2015, elle était de plus de 143 millions

La CIA en 2001 prévoyait que la population russe serait de 130 à 135 millions en 2015, elle fut en réalité de plus de 143 millions. Elle est désormais de près de 147 millions depuis le référendum en Crimée qui ramena celle-ci dans le giron russe. Que s’est-il passé pour que cette prévision à court terme se soit révélée fausse à ce point ?

Extrait de la page 19 du rapport Global Trends 2015 de la CIA
(publié le 13 décembre 2000)


C’est à cette question que répond Alexandre Latsa dans la vidéo ci-dessous.



En résumé :
  • la fécondité est passée de 1,19 enfant par femme en 1999 à 1,76 enfant par femme en 2016 (en 2017 la fécondité a baissé à 1,61 enfant/femme en raison d’une chute catastrophique des naissances pendant les années Elstine) ;
  • l’avortement est passé de 2 millions en 2000 à 700 000 en 2016 ;
  • la mortalité due à l’alcool, aux meurtres, aux accidents de la route, aux suicides a fortement baissé ;
  • l’immigration est basse (environ 200 000 personnes/an, soit 11 000 immigrés/an ramenés à la population du Québec), il s’agit principalement des Russes ethniques qui quittent les anciennes républiques soviétiques pour revenir à la Mère Russie ;
  • le gouvernement russe a lancé un programme fédéral de soutien aux naissances, dont le volet principal était le Matkapital, une aide financière de 453 026 roubles, soit 10 000 $ canadiens ou 6 471 euros, pour la naissance d’un second enfant (cette somme correspond à 12 salaires mensuels moyens du pays et 5 fois le salaire mensuel moyen de la capitale Moscou) ;
  • les vedettes du spectacle ont montré l’exemple en montrant qu’elles avaient des enfants et que c’était important ;
  • le gouvernement a lancé une campagne « patriotique » nataliste (l’amour de la patrie commence avec la famille) ;
  • depuis le gouvernement a voté de nouveaux volets complémentaires pour stimuler la naissance du premier enfant, via notamment une allocation mensuelle de 10 500 roubles (30 % d’un salaire moyen du pays) pendant une période de 18 mois et des fortes diminutions des taux d’intérêt sur les hypothèques pour l’achat d’un bien immobilier pour des périodes de 5 ans ;
  • modernisation des hôpitaux et des polycliniques pour enfants ;
  • une situation économique qui s’est grandement améliorée depuis l’an 2000 (malgré des sanctions américano-européennes depuis quelques années) ;
  • résurgence de l'église orthodoxe et de son message vitaliste : 3 églises s'ouvrent chaque jour en Russie.

Le président Poutine présente la médaille de la Gloire parentale aux parents de plus de 7 enfants

Le Matkapital

Le gouvernement de Vladimir Poutine a instauré, en 2006, le capital maternel. Cette politique familiale nataliste a été mise en place dans le but d’encourager les familles à avoir plus d’enfants. En 2015, le montant du capital maternel alloué aux femmes était de 453 000 roubles, soit l’équivalent de 8 915 dollars canadiens, selon le Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (CLEISS). Cette politique définit une norme reproductive qui suggère un minimum de deux enfants.

Bien que l’argent soit dédié aux femmes, ces dernières ne peuvent l’utiliser à leurs propres fins. « Il n’y a que trois possibilités d’utilisation : l’amélioration des conditions de logements, le financement de l’éducation des enfants et l’investissement de l’épargne-retraite de la mère », remarque Svetlana Russkikh. Ce capital qui doit être utilisé comme un coupon est uniquement destiné aux femmes. Les hommes ne peuvent qu’en bénéficier dans des cas d’exceptions, notamment si l’épouse décède ou s’il y a déchéance des droits parentaux.

Le montant global attribué par le gouvernement ne fait toutefois pas l’unanimité. « La somme que l’État octroie ne stimule pas la croissance des naissances, mais [elle] appuie plutôt les mères qui ont décidé d’avoir deux enfants et plus », considère Inga Arshavskaïa, une gynécologue qui a elle-même bénéficié du capital maternel. Selon la résidente de Saint-Pétersbourg, la somme est insuffisante pour réellement peser dans la balance.

Svetlana Russkikh affirme qu’une famille doit employer des ressources supplémentaires pour tirer profit du capital en ville. « [Pour se loger à Moscou], la somme du capital maternel ne permet que d’acheter quelques mètres carrés », enchaine-t-elle. De l’autre côté, les plus riches peuvent s’en passer. « Notre hôpital s’occupe des patientes plutôt aisées et leur décision d’avoir des enfants ne dépend pas de celui-ci », rectifie Inga Arshavskaïa.

Pour Yakov Rabkin, ce capital permet de redorer l’image de la femme. « Elles ont souffert le plus dans cette transformation politique et ce capital est une façon de leur donner une place d’honneur dans la société même si elles ne travaillent pas », constate-t-il. Cette valorisation en tant que mère ne date pas d’hier. « Lors de la période soviétique, les mères qui avaient plus de cinq enfants avaient un titre, ajoute-t-il. Elles étaient appelées “mères héroïnes”. »

Le rôle « traditionaliste » de la femme prend de plus en plus d’ampleur dans la société russe. Le gouvernement milite en faveur de la natalité, mais accorde aussi une réelle importance au rôle central de la mère, considérée comme le noyau de la famille. « Dans la vision traditionnelle, l’image d’une femme sans enfant, c’est l’objet de pitié, de compassion et de protection », explique Yakov Rabkin. Plusieurs autres mesures sont employées pour faire la promotion de la femme mère, telles que des affiches publicitaires et des concours.

À titre d’exemple, Mets au monde un patriote au jour de la Russie est un concours riche en popularité qui a lieu le 12 septembre, soit neuf mois précédant la fête nationale de la Russie. « Le 12 septembre est défini comme un “jour de conception” en vue d’un accouchement symbolique le 12 juin, jour de l’adoption de la Déclaration de Souveraineté de la Russie », complète Svetlana Russkikh. Les grands gagnants bénéficient de prix insolites tels que des voitures neuves. Une panoplie de concours de ce type a été mise sur pied pour illustrer le modèle familial à suivre.
Campagne nataliste gouvernementale : « Le pays a besoin de votre record »

Voir aussi

Québec : L’indice synthétique de fécondité à 1,54 enfant par femme en 2017 (même indice qu’en 1997)

Russie — généreuse prime à la naissance, allocation mensuelle et hypothèque moins chère pour les familles

samedi 21 avril 2018

L'État-providence : une pompe aspirante pour tous les immigrants « illégaux »

Chronique de Mathieu Bock-Côté sur la crise des immigrants illégaux au Québec. Le texte en italique est de ce carnet.

On veut nous faire croire que le Québec s’apprête à connaître une vague sans précédent de réfugiés à la frontière américaine, par le désormais célèbre chemin Roxham. Mais c’est faux. À jouer avec les mots, on fausse notre perception de la réalité.

Gendarme au chemin Roxham transformé en porteur et voiturier

Réfugiés ?

Comme l’été passé, mais en de plus vastes proportions, le Québec subira une vague d’immigrants illégaux, traversant la frontière avec la complicité du gouvernement fédéral et la bénédiction du système médiatique. Ce dernier nous les présente comme les damnés de la terre auxquels nous serions obligés d’ouvrir nos portes, sans quoi nous manquerions de cœur.


Ils seront 400 à arriver quotidiennement, et c’est le Québec qui devra payer les infrastructures nécessaires à leur accueil. À Montréal, les écoles débordent. Évidemment, nous avons des responsabilités humanitaires, et personne ne les renie. Mais ce n’est plus de cela qu’il s’agit. Notre système social fonctionne à la manière d’une pompe aspirante pour les illégaux, et le droit des réfugiés, complètement détourné et instrumentalisé, ouvre une nouvelle vanne pour favoriser une migration massive et continue.

Nous le savons, la grande majorité de ceux qui traversent la frontière sont de faux réfugiés qui se fichent du système légal canadien et des règles mises en place pour accueillir ceux qui veulent vivre ici ou demander notre aide. Ils trichent et prennent la place de ceux qui suivent les règles. Nous le savons aussi, le système de renvoi de ceux qui voient leur demande refusée est terriblement inefficace.


Frontière


Le commun des mortels se demande : pourquoi le gouvernement fédéral ne fait-il pas respecter la frontière, qualifiée par François Legault de « passoire » ? Pourquoi est-ce le Québec qui doit prendre la facture pour les « invités de Justin Trudeau » — je cite Jean-François Lisée. L’immigration illégale heurte les fondements de notre société. L’essentiel n’est pas d’en atténuer les effets négatifs, mais de l’arrêter.



Les écoles pleines à craquer, qui paie ?

Dans l’ensemble du Québec, 2500 enfants sont venus s’ajouter au réseau scolaire l’été dernier, a estimé le Premier ministre Philippe Couillard hier.

« Ça, c’est comme cinq écoles de plus d’un coup. Ce n’est pas vrai que tu peux ajouter cinq écoles chaque été. »

Au-delà des locaux, il faut aussi trouver plus de profs spécialisés en francisation alors qu’une pénurie de personnel sévit. « On se les arrache tous », dit Mme Guillemette.

Les écoles de la région de Montréal ne voient pas comment elles pourront trouver l’espace et les profs pour accueillir le double d’élèves migrants l’an prochain. La vague d’entrée à la frontière de cet été s’annonce encore plus grosse que celle de l’an passé.

« Ça suffit », soupire Maryse Maheux-Dion, directrice de l’école primaire Saint-Noël-Chabanel, dans l’arrondissement de Saint-Michel à Montréal.

L’an passé, elle avait cinq groupes de jeunes qui ne parlent pas encore français. En quelques mois à l’automne, ce nombre a presque triplé.

Son école de plus de 1000 élèves compte maintenant 14 classes d’accueil.

Rappelons que chaque élève coûtait déjà en moyenne 12 000 $ au Trésor public en 2010 chaque année... L'instruction de ces 2500 enfants coûtera donc 30 millions par an aux contribuables. Or les parents de ces jeunes « réfugiés » sont le plus souvent sous-diplômés, c’est pourquoi ils n’émigrent pas par le système d’immigration régulière. Ils ne paieront donc jamais ce simple poste de dépenses annuelles avec leurs impôts.

Justin Trudeau avait déclaré, le 7 septembre 2017 : « À ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre, sachez que le Canada vous accueillera indépendamment de votre foi. La diversité fait notre force. »

Étonnamment le Premier ministre au Québec, Philippe Couillard, l’avait applaudi sans rien demander en retour. Pourtant, il savait que l’arrivée au Québec, d’un flux aussi massif de demandeurs d’asile allait nécessiter des ressources financières et matérielles supplémentaires.

Pour Mario Dumont, Justin Trudeau après avoir fait ce vibrant appel est en train de créer des masses de futurs clandestins au Québec. Rappelons que le Canada rejette ainsi 90 % des demandes d’asile faites par des Haïtiens.

Des années en attente

À la base du problème, la hausse fulgurante des temps d’attente avant que soit traitée une demande. La loi prévoit qu’un demandeur d’asile au Canada devrait voir son dossier traité en 60 jours. Présentement, les gens sur le terrain nous parlent plutôt de délais de l’ordre de 23 mois. La machine est engorgée par le nombre de cas.


Le gouvernement Trudeau nous promet de nouvelles ressources pour réduire ces délais. Avec la hausse prévue du nombre de demandeurs d’asile cette année, ce sera déjà beau s’ils parviennent à empêcher la détérioration des délais. Aux 23 mois pour voir sa cause entendue, il faut ajouter le temps d’obtenir le jugement, puis les délais d’appel pour ceux dont la demande est rejetée.

En somme, une personne qui ne respecterait aucun des critères pour obtenir le statut de réfugié au Canada pourrait néanmoins passer des années au pays. Trois, quatre, cinq. La famille pourra aussi s’être agrandie durant cette période. Des enfants qui seraient nés au cours de ces années seraient par définition des citoyens canadiens ayant vu le jour sur notre sol. Vous voyez la situation se compliquer...

Les personnes qui ne répondent pas aux critères pour devenir réfugiés finiront par se faire dire non par les autorités canadiennes. Quels seront alors les choix disponibles ? Retourner dans leur pays d’origine, après quelques années vécues au Canada, risque d’être peu tentant.

Bien des gens ne se présenteront tout simplement plus aux autorités et choisiront de vivre clandestinement au Canada. Une vie sous le radar. Un travail au noir, une vulnérabilité terrible. Mais une vie en sol canadien sera malgré tout perçue comme une meilleure chance de réussite pour leurs enfants.

Jouer le système

Ne soyons pas naïfs : c’est exactement ce que les passeurs vendent. Je te rentre au Canada. Tu n’obtiendras pas le statut de réfugié, mais les délais sont longs et tu vas pouvoir vivre là pendant quelques années. Ensuite, on verra.

Le Canada se retrouvera devant le terrible dilemme : expulser des familles ou passer l’éponge sur des années de lois bafouées, comme si les lois du pays étaient une farce.

Justin Trudeau veut-il vraiment laisser un nouveau problème d’immigration clandestine en héritage ? J’y réfléchirais à deux fois.

Bonus


Reportage publicitaire de la société radiotélédiffusion d’État (CBC) filmé dans deux écoles de Winnipeg (Manitoba). Les derniers qui encouragent les Jets (de Winnipeg) sont les francophones (majoritaires au Manitoba quand celui-ci s’est joint à la Confédération), ils ne donnent ni leur origine ni la langue qu’ils utilisent, contrairement aux autres élèves. Ils disent « Vas-y Jets », il faudrait sans doute dire « Allez les jets ! »

Religion — baisse de la fréquentation de la messe sous le pape François, stabilité chez les protestants

De 2014 à 2017, en moyenne 39 % des catholiques états-uniens ont déclaré avoir fréquenté l’église au cours des sept derniers jours.

Il s’agit d’une baisse par rapport à une fréquentation moyenne de 45 % de 2005 à 2008 et de 75 % en 1955.

En revanche, les 45 % de protestants américains qui ont déclaré une présence à l’église chaque semaine de 2014 à 2017 sont essentiellement les mêmes que ceux d’il y a dix ans. Ils épousent en grande partie la tendance à long terme pour ces dénominations religieuses.

Au milieu des années 2000, le nombre de fidèles catholiques hebdomadaires s’était stabilisé à 45 % après avoir chuté de manière considérable à partir du Concile Vatican II (1962-1965) et de ses conséquences tumultueuses. Voir à ce sujet l’excellent livre de Guillaume Cuchet.


La première grande chute de la fréquentation de la messe (dans l’histoire récente) de la part des catholiques a eu lieu de 1950 à 1970 quand le pourcentage des catholiques qui déclaraient avoir assisté à la messe cours des sept derniers jours a chuté de plus de 20 points de pourcentage. Cette fréquentation a ensuite diminué en moyenne de quatre points par décennie jusqu’au milieu des années 1990 avant de se stabiliser jusqu’au milieu des années 2000. Depuis lors, la tendance à la baisse a repris, le pourcentage de « messalisants » ayant chuté de six points au cours de la dernière décennie.

Gallup ne fournit pas un décompte exact d’une année à l’autre, par conséquent, la période 2005-2008 sélectionnée pour l’enquête (46 % de messalisants) correspond aux quatre premières années de la papauté de Benoît et la période 2014-2017 (39 % de messalisants) coïncide au début du pontificat de François (le pape François est devenu pape en 2013). L’Office central des statistiques du Vatican a publié un rapport l’année dernière dans lequel il a constaté que les vocations au sacerdoce ont poursuivi leur tendance à la baisse depuis 2012. Le déclin s’est accéléré sous le pontificat du pape François. Le nombre total de séminaristes dans le monde a chuté de 118 251 en 2013 à 116 843 en 2015.

Cette analyse est basée sur plusieurs enquêtes Gallup menées vers le milieu de chaque décennie des années 1950 à nos jours. Les données pour chaque période fournissent une taille d’échantillon suffisante pour examiner la fréquentation des églises chez les protestants et les catholiques, les deux plus grands groupes religieux du pays, ainsi que les tendances selon l’âge au sein de ces groupes. La taille des échantillons n’est pas suffisante pour permettre l’analyse de dénominations protestantes spécifiques ou de religions non chrétiennes.

plus de la moitié des catholiques les plus âgés ne vont désormais plus à la messe hebdomadaire

En 1955, les catholiques pratiquants de tous les groupes d’âge ont largement respecté l’obligation de masse hebdomadaire de leur foi. À cette époque, environ trois catholiques sur quatre, quel que soit leur âge, ont déclaré avoir été à l’église la semaine d’avant. Cette fréquentation a brusquement chuté dans les années 1960, alors que les jeunes catholiques sont devenus de moins en moins susceptibles d’y assister. La baisse s’est accélérée au cours des années 1970 et s’est poursuivie à un rythme plus lent depuis lors.


Pendant ce temps, depuis 1955, il y a eu aussi un déclin lent, mais régulier de la fréquentation régulière des églises chez les catholiques plus âgés. Cela inclut des déclins de 10 points ou plus au cours de la dernière décennie parmi les catholiques âgés de 50 ans et plus, menant à la situation actuelle où plus de 49 % des catholiques dans toutes les catégories d’âge déclarent aller à l’église la semaine dernière.

La seule augmentation de la fréquentation hebdomadaire à la messe est venue des catholiques américains âgés de 30 à 39 ans, qui ont augmenté de trois points de pourcentage, passant de 40 à 43 %. Le groupe des jeunes adultes âgés de 21 à 29 ans a connu une légère hausse de la fréquentation hebdomadaire de Benoît XVI de 2005 à 2008, à 29 %. Mais cela a ensuite chuté sous le pape François entre 2014-17 à 25 %. Le taux actuel de fréquentation hebdomadaire des églises chez les protestants et les catholiques est similaire à la plupart des groupes d’âge, selon l’enquête, à l’exception de ce groupe démographique de 21 à 29 ans. Les protestants du segment des jeunes adultes sont plus susceptibles que les jeunes adultes catholiques (25 %) de dire qu’ils ont fréquenté l’église au cours des sept derniers jours (36 %). Cette baisse de la fréquentation de masse chez les jeunes adultes catholiques et la disparité entre leur taux de fréquentation et celui de leurs homologues protestants vient alors que François est en train de convoquer un synode de la jeunesse.

Pour maintenir la cohérence avec les sondages Gallup antérieurs lorsque la population de l’échantillon était âgée de 21 ans et plus, cette analyse définit le groupe d’âge le plus jeune comme les personnes de 21 à 29 ans plutôt que la tranche d’âge de 18 à 29 ans.

La fréquentation hebdomadaire du temple se maintient chez les protestants de tous âges

La fréquentation des temples protestants américains n’était pas aussi élevée que celle des églises catholiques dans les années 1950 — mais elle n’a pas diminué avec le temps. La fréquentation des églises protestantes a diminué dans les années 1960 et 1970 chez les 21 à 29 ans, mais elle a depuis rebondi. Parmi les personnes de 60 ans et plus, la fréquentation hebdomadaire a augmenté de huit points depuis les années 1950.

Actuellement, le taux de fréquentation hebdomadaire des églises chez les protestants et les catholiques est similaire pour la plupart des tranches d’âge.

Les protestants (36 %) sont plus susceptibles que les catholiques (25 %) de dire qu’ils y ont participé à un culte religieux au cours des sept derniers jours.


L’immigration diminue la part des protestants

Bien que le taux auquel les protestants vont à l’église ait tenu bon au cours des six dernières décennies, le pourcentage d’Américains se disant protestants a fortement diminué, passant de 71 % en 1955 à 47 % au milieu de 2010. Si en 1955, 89 % des Américains étaient blancs, ils n’étaient plus que 64 % en 2019 à se dire blancs non hispaniques (ce chiffre est de 61 % en 2016).

Depuis 1999, la définition des protestants par Gallup inclut ceux qui utilisent le terme générique « Chrétien » ainsi que ceux qui se disent protestants ou qui nomment une foi protestante spécifique.

En revanche, alors que l’Église catholique a connu une baisse de fréquentation aux États — Unis, le pourcentage global de catholiques s’est maintenu assez régulièrement — en très grande partie à cause de la croissance de la population hispanique américaine.

Vingt-deux pour cent des adultes américains s’identifient aujourd’hui comme catholiques alors qu’ils étaient 24 % en 1955.

Signe troublant pour ces deux confessions religieuses : les jeunes adultes, en particulier ceux âgés de 21 à 29 ans, sont moins susceptibles que les adultes plus âgés de s’identifier comme protestants ou catholiques. C’est en partie parce que plus de jeunes s’identifient comme « autres » ou avec d’autres religions non chrétiennes, mais surtout en raison de la grande proportion — 33 % — qui se dit « sans religion ».

Bilan

Il est révélateur de noter que la fréquentation hebdomadaire de la messe baisse alors que la fréquentation au culte protestant est restée globalement stable. Cet affaissement suggère que cette chute s’explique par des problèmes confessionnels propres aux catholiques plutôt que des changements sociétaux plus larges qui toucheraient toutes les confessions. Il serait probablement injuste d’attribuer tout le déclin de la fréquentation de la messe catholique au seul effet François, bien que l’on sache que plus une église est progressiste moins elle semble attirer de fidèles (il est plus facile de regarder la télévision et sa religiosité progressiste faite d’écologisme, de droit-de-l’hommiste, de féminisme exacerbé et d’immigration illimitée).


Source : Gallup

Pas de prière chrétienne dans ce manuel ECR,
mais bien une à un esprit amérindien
créateur et protecteur de la Terre

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Québec — Encore moins d'enseignants masculins

Les profs masculins sont toujours de plus en plus rares dans les écoles du Québec, a constaté Le Journal.

Selon les plus récents chiffres obtenus par le Journal de Québec auprès du ministère de l’Éducation, les hommes représentent 24,7 % du personnel enseignant des commissions scolaires, comparativement à 25 % pour l’année précédente. Cette proportion est en baisse constante dans le réseau scolaire québécois depuis au moins dix ans.

Les hommes sont encore plus rares dans les écoles primaires, où ils ne représentent que 14,2 % des enseignants. En maternelle, ils ne comptent que pour 2 %. Au secondaire, les hommes occupent 35 % des classes, un nombre qui est aussi en diminution. La situation a toutefois déjà été différente, puisque les enseignants masculins ont été majoritaires au secondaire jusqu’en 1997.

Un « cercle vicieux »

Éric Tremblay, qui enseigne à des élèves de sixième année, voit dans ces chiffres un « cercle vicieux » à briser.

« Il y a de moins en moins de gars en enseignement, donc de moins en moins de modèles. C’est extrêmement dommage », affirme cet enseignant qui a discuté de cette réalité avec ses élèves, en classe.
 
Selon M. Tremblay, le modèle traditionnel de la classe est moins attirant pour les hommes.
« Les gars me disent qu’ils ne se reconnaissent pas là-dedans », lance-t-il.

Cet enseignant n’a toutefois pas hésité à bousculer le statu quo dans sa classe, qui ne ressemble à aucune autre.

Heureusement, le réseau scolaire est de moins en moins rigide, ajoute-t-il. « Il y a de plus en plus de place pour être toi-même et ça fait du bien. »

En baisse dans les directions

Dans les rangs des directeurs d’école, les hommes sont aussi de moins en moins nombreux.

Seulement 34,7 % d’entre eux dirigent une équipe-école, une proportion qui est aussi en baisse constante.

De nombreux experts ont souvent souligné l’importance d’avoir une présence masculine plus forte en enseignement.

Source : Journal de Québec

France — Pour les médias, un bon étudiant est un étudiant « en grève »

Du carnet d’Ingrid Riocreux, un décryptage de la rhétorique des médias français (qui s’appliquerait sans doute aux québécois) :

Pour les médias, un bon étudiant est un étudiant « en grève »
La violence ne viendrait pas des bloqueurs, mais des anti-bloqueurs



On trouve sans peine des articles et des reportages intitulés :


Mais on cherchera en vain : « qui sont les bloqueurs qui s’en prennent aux étudiants non grévistes ? »

Pourtant, le Premier Ministre, comme celui de l’enseignement supérieur, ou encore le Président de la République ont insisté sur le caractère minoritaire des étudiants au sein des comités de blocage des universités. Mais il est vrai qu’ils ont tout intérêt à nier la légitimité de ceux qui s’opposent à la réforme portée par le gouvernement :

Je constate quand même que dans beaucoup d’universités occupées, ce ne sont pas des étudiants, mais ce sont des agitateurs professionnels, les professionnels du désordre dont parlait Michel Audiard. […] [Et les vrais étudiants] doivent comprendre que s’ils veulent avoir leurs examens en fin d’année, c’est mieux de les réviser, parce qu’il n’y aura pas d’examens en chocolat dans la République. (Emmanuel Macron sur TF1)

Sur les examens en chocolat, on pourra aussi écouter Raphaël Enthoven et son billet matinal particulièrement bien senti :



Le problème est, en réalité, beaucoup plus large et devrait amener les médias à s’interroger sur la manière dont ils traitent les mouvements de contestation en milieu étudiant. On ne devrait pas les aborder comme n’importe quel soulèvement social. À proprement parler, un étudiant ne peut pas être « en grève » puisqu’il n’est pas salarié. La Charte de Grenoble (1946) qui consacre l’avènement du syndicalisme étudiant peut bien présenter les étudiants comme des « travailleurs », reste que les moyens d’action de ces mouvements eux-mêmes et leur capacité de nuisance invalident cette assimilation abusive.

L’étudiant « gréviste » peut, pour participer à des manifestations, se priver de cours. Mais c’est un risque qu’il prend, un dommage qu’il s’inflige et dont il doit être prêt à assumer les conséquences. Il ne pénalise que lui-même puisque, étant étudiant, il n’apporte rien à l’institution, mais a tout à recevoir d’elle.

À l’inverse, un ouvrier gréviste, au surplus s’il bloque son usine, paralyse les moyens de production et refuse de contribuer par sa force de travail à la prospérité de l’entreprise. Son action a donc un sens, en lien direct avec l’objet de sa colère.

Mais un étudiant qui bloque une université nuit seulement aux autres étudiants. Son action n’a donc aucun sens, manque sa cible et ne peut aboutir qu’à jeter le discrédit sur les revendications du mouvement.

Sans compter que n’importe quel petit lettreux un peu politisé ne saurait, avec ses petits bras, lancer et tenir un blocage. Les infos que j’ai pu recueillir ici et là confirment que « les étudiants » (dixit les médias) qui bloquent telle ou telle fac ne sont que très minoritairement des étudiants de la fac en question, certains n’étant même pas étudiants du tout.

Et là, on attendrait une enquête journalistique un peu rigoureuse pour nous donner des informations plus précises sur : qui vient d’où ? dans quel but et dans quelles proportions ? À bon entendeur…

La focalisation diabolisante sur les anti-bloqueurs, facilement réduits à quelques groupuscules néo-fascistes venus en découdre avec leurs homologues d’extrême gauche (dont tout le monde, en revanche, s’obstine à nier l’existence) prouve une nouvelle fois que, même pour les journalistes, un bon étudiant anti-blocage est un étudiant qui se tait.

Les bloqueurs ont le droit de transformer les AG en séances d’intimidation collective n’ayant absolument rien de démocratique, ils ont le droit de dégrader les locaux et de brutaliser leurs camarades de promo qui persistent à demander la tenue des cours et des examens.

Ils ont une marge de manœuvre très large avant qu’on les accuse de violence. Ceux d’en face ont des possibilités d’action bien plus réduite. S’ils essaient de forcer un barrage de grévistes : ce sont eux qui font preuve de « violence ».

À la grande époque du CPE [contrat première embauche], j’étais en classe préparatoire [aux Grandes écoles], ce qui signifie que la plupart des bloqueurs autour de moi étaient des lycéens (+ quelques étudiants de prépa). Avant de leur abandonner l’établissement, le proviseur avait négocié avec eux pour que les étudiants de prépa puissent continuer à bénéficier des cours, si bien que nous devions, chaque jour, présenter notre carte de khâgneux à des gamins qui nous autorisaient alors à entrer dans notre propre établissement ! Un matin, j’ai estimé que je n’avais pas à me plier à cette mascarade et j’ai fait mine de passer sans les voir. Une petiote m’a rattrapée et m’a réclamé mon attestation d’inscription en prépa. « Ah oui, c’est vrai, ai-je répondu, il faut que je te montre mon Ausweis pour entrer dans mon propre lycée ». Je l’ai vue se décomposer. Pas une seconde elle n’avait imaginé qu’on puisse la considérer comme une fasciste. Elle dut s’en ouvrir à ses camarades de lutte, car le lendemain, une affiche en format A3 était placardée à l’entrée de l’établissement ; paradoxalement, elle ne s’adressait pas aux personnes qui voulaient y entrer, mais aux élèves qui tenaient les piquets de grève : « ils nous traitent de fascistes ! » en était le titre chargé d’un étonnement rageur. L’épisode de l’Ausweis y était relaté : « alors qu’elle réclamait sa carte d’étudiante à une élève de classe préparatoire, l’une de nos camarades s’est vu répondre, etc. » et le document expliquait que les grévistes étaient déjà bien gentils d’accepter de nous laisser entrer et qu’il fallait remettre les choses à leur place : si fascistes il y avait, c’était moi, c’étaient tous ces gens qui ne soutenaient pas le mouvement de protestation contre le CPE et qui étaient donc « les complices du gouvernement, du grand capital et de la police ». Les mêmes rebelles à la petite semaine furent pourtant bien obligés de l’appeler, la police, quand quelques jours plus tard, les élèves de la ZEP [euphémisme pour zone d’éducation prioritaire, comprendre banlieue immigrée] décidèrent de venir casser du bourgeois gréviste à coups de barres de fer. Maman ! Le même genre d’incidents eut lieu dans d’autres établissements, mais les élèves de ZEP n’étant pas des néonazis, le silence médiatique autour de ces faits fut à peu près total : rien à voir avec le récent scandale de Montpellier…

En conclusion, je dirai juste : laissez bosser ma petite-sœur, elle a ses partiels dans un mois et là, elle en a vraiment marre de votre cirque.


vendredi 20 avril 2018

Lab-École et influence de l'architecture sur les résultats scolaires : Comme une contradiction ?

Tiré du très intéressant site du Professeur Masqué :

Lab-École : comme une contradiction

Dans son livre « Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire », le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, affirme : « l’architecture seule n’a pas une incidence significative sur la réussite des élèves ». (p. 50)

Or, dans cet article du chroniqueur François Bourque, du Soleil, on peut lire :


« Une étude britannique vient cependant de démontrer un lien entre l’environnement physique des classes et la réussite des élèves. Jusqu’à 16 % de mieux en lecture, écriture et mathématiques. [Note du carnet : argument déjà repris dans Osons l’école d’Ugo Cavenaghi et Isabelle Sénécal.]

Cette recherche a inspiré l’architecte Pierre Thibault, le chef Ricardo Larrivée et le promoteur de sport Pierre Lavoie pour le projet de Lab-École. »

Qui entre le ministre et les gens qu’il a choisis dit vrai ? À cette ère des données probantes, pourrait-on faire preuve d’harmonie à défaut de rigueur ? :)

En fait, les deux ne sont pas contradictoires. Cette étude de l’université Salford au Royaume-Uni nous apprend que les facteurs de l’environnement physique qui favorise la réussite sont notamment :
  • la qualité de l’air dans la classe ;
  • la température de la classe ;
  • la couleur et simplicité des murs (couleurs pastel, pas trop de couleurs vives, pas de murs surchargés) ;
  • et la lumière naturelle.
La couleur et la simplicité des murs est pour 23 % de cette amélioration de 16 %.

Les trois autres facteurs (qualité de l’air, température, lumière naturelle) expliquent environ 50 % de cette amélioration.

Par contre, la même étude souligne que l’architecture hors de la classe, la taille de l’établissement, les couloirs, les salles ou ateliers où les élèves se rendent à l’occasion, le design des bâtiments ont peu d’effets. C’est la classe qui compte.

Pour ce carnet, cela ne doit pas valoir licence à construire de laides écoles, des blocs bien carrés et bétonnés, car de beaux bâtiments (pas trop dispendieux toutefois) peuvent embellir la ville et être une fierté pour tous, parents, professeurs et élèves.

Voir

BARRET, Peter et al. Clever Classrooms: Report of the HEAD Project, University of Salford, Manchester, 2015.

jeudi 19 avril 2018

Québec : L’indice synthétique de fécondité à 1,54 enfant par femme en 2017 (même indice qu'en 1997)

Selon les données provisoires de l’Institut de la statistique du Québec, 83 900 bébés sont nés au Québec en 2017. C’est 2 500 de moins qu’en 2016 et quelque 5 000 de moins que le sommet récent enregistré en 2012. Le nombre de naissances diminue depuis quelques années, après être demeuré relativement stable de 2009 à 2014, oscillant entre 88 000 et 89 000. Il avait connu une croissance entre 2005 et 2008 (figure ci-dessous).

En 2017, l’indice synthétique de fécondité fléchit de manière importante et s’établit à 1,54 enfant par femme. Il était passé sous la barre de 1,6 enfant par femme en 2016, niveau au-dessus duquel il s’était maintenu de 2006 à 2015. Durant cette période, un maximum de 1,73 enfant par femme avait été atteint en 2008 et en 2009. Cet indice de fécondité est le pire depuis près de 12 ans. Il revient à la même valeur que celle qui avait précédé la mise en place de la « politique familiale » du Québec en 1997 alors que, notamment pour des raisons idéologiques, le gouvernement avait mis fin à l’allocation de naissance qui coûtait plus de dix fois moins que la politique familiale actuelle.

Malgré le mouvement à la baisse, la fécondité n’est pas (encore) redescendue aux niveaux observés au début des années 2000, ou encore vers le milieu des années 1980, deux périodes durant lesquelles la fécondité du moment a connu des creux à moins de 1,5 enfant par femme.


Il n’y a jamais eu autant de décès en une année au Québec qu’en 2017 (66 200). En 2000, le nombre de décès n’était encore que de 53 287. Quant aux naissances, le Québec n’en a pas connu aussi peu depuis 2006 alors que le Québec comptait de près de 700 000 habitants de moins, soit près de 10 % de moins qu’aujourd’hui.

Au cours des dernières décennies, l’évolution de la fécondité selon le groupe d’âge a été marquée par une diminution très forte des taux chez les femmes de moins de 30 ans et une augmentation au-delà de cet âge, reflétant la tendance des femmes à reporter les naissances dans la vie. Ce report peut être associé à plusieurs facteurs, les plus fréquemment cités étant l’allongement de la durée des études et la participation importante des femmes au marché du travail. Si la tendance à la baisse de la fécondité des femmes de moins de 30 ans se poursuit, on note également depuis peu une stabilisation, voire une diminution des taux au-delà de cet âge. Désormais, plus aucune classe d’âge ne voit donc son taux de fécondité augmenter.



La fécondité des Québécoises est largement concentrée entre 25 et 34 ans. Depuis 2013, c’est chez les femmes de 30-34 ans qu’elle est la plus élevée (figure ci-dessous). Le taux de fécondité était plutôt stable dans ce groupe d’âge depuis une dizaine d’années, mais on note une diminution en 2017 qui porte le taux à 105 pour mille. Dans le groupe des 25-29 ans, la baisse se poursuit et le taux passe pour la première fois sous la barre des 100 pour mille. La fécondité continue aussi de fléchir chez les femmes de 20-24 ans. Il est à noter que la diminution dans ces deux groupes d’âge explique la plus grande partie de la baisse de l’indice de fécondité depuis le sommet récent de 2008 et 2009. Les femmes de moins de 20 ans réduisent aussi leur fécondité. On compte 6 naissances pour mille femmes de 15-19 ans, le plus faible niveau jamais enregistré au Québec. Entre 35 et 44 ans, la fécondité diminue très légèrement pour une deuxième année consécutive. On notait plutôt une hausse des taux à ces âges depuis plusieurs années.

63 % des naissances issues de parents non mariés

Près de deux enfants sur trois (63 %) sont issus de parents non mariés. Cette part a augmenté rapidement à partir des années 1970, mais semble vouloir se stabiliser depuis le milieu des années 2000.

32 % des nouveau-nés ont au moins un parent né à l’étranger

La proportion de nouveau-nés ayant au moins un parent né à l’étranger est de 32 % au Québec en 2017 : 21 % ont leurs deux parents nés à l’étranger et 11 % n’ont qu’un seul de leurs parents né dans un autre pays. La proportion de nouveau-nés ayant au moins un parent né à l’étranger était de 19 % il y a 20 ans.


Nombreux enfants dans le Grand-Nord amérindien, très peu à Montréal et à Québec

Avec un indice synthétique de fécondité de 2,60 enfants par femme en 2017, le Nord-du-Québec se situe loin devant les autres régions. La Côte-Nord à forte composante autochtone arrive en deuxième position avec 1,9 enfant par femme. La fécondité de ces deux régions, après une baisse, continue d’ailleurs d’augmenter depuis quelques années à rebours du reste du Québec. Viennent ensuite l’Abitibi-Témiscamingue, la Chaudière-Appalaches et le Centre-du-Québec, avec des indices se situant un peu en deçà de 1,8 enfant par femme. À l’opposé, Montréal affiche une fécondité de 1,40 enfant par femme, la plus faible de toutes les régions. En plus de cette dernière, deux régions enregistrent des indices inférieurs à 1,5 par femme, soit la Capitale-Nationale et Laval.




Taux de fécondité dans le monde
(enfant/femme en 2018, estimations)
Allemagne1,44
Australie1,86
Autriche 1,53
Belgique 1,83
Canada 1,56
Danemark 1,76
États-Unis 1,89
Finlande 1,76
France 1,99
Irlande 2,00
Islande 1,89
Israël 2,92
Jordanie 3,18
Liban 1,71
Luxembourg 1,61
Norvège 1,81
Nouvelle-Zélande 1,98
Pays-Bas 1,77
Royaume-Uni 1,91
Russie 1,73
Suède 1,93
Suisse 1,58
Turquie 2,00


Voir aussi


Québec — Jamais aussi peu de naissances depuis 10 ans, jamais autant de décès


mercredi 18 avril 2018

Éducation sexuelle: les enseignants disent que Québec n’a pas fait ses devoirs

QUÉBEC — L’implantation des cours obligatoires d’éducation sexuelle, prévue en septembre dans toutes les écoles primaires et secondaires, paraît compromise.

Les syndicats d’enseignants estiment que le ministère de l’Éducation n’a toujours pas fait ses devoirs, ayant négligé de planifier l’offre de formation requise pour bien transmettre la matière.

Dans ces circonstances, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), appuyée par le groupe Profs en mouvement, juge que les enseignants ne seront tout simplement pas prêts à prendre une telle responsabilité additionnelle en septembre.

Elle demande donc à Québec de reporter à plus tard l’implantation de l’éducation sexuelle à l’école.

La FSE va recommander à ses membres de ne pas accepter de fournir cet enseignement, s’ils n’ont pas d’abord reçu la formation nécessaire.

« Les enseignants nous disent : pour nous, ce n’est pas arrivé, on n’a pas commencé à vivre ces formations-là et on ne sait pas quel type de formation on recevra », a déploré la présidente de la FSE, Josée Scalabrini, en conférence de presse, mercredi, en disant ignorer totalement quelle est la stratégie et quel est le plan de match du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

« On dit aux enseignants : si vous ne vous sentez pas prêts, ne levez pas la main », ajoute Mme Scalabrini, rappelant qu’en principe les enseignants auront le choix d’inclure ou non l’éducation sexuelle à l’enseignement de leur matière.

L’éducation sexuelle sera obligatoire pour l’élève, mais la tâche de l’enseigner, elle, sera facultative et volontaire.

Selon le plan de Québec, l’éducation sexuelle ne fera pas partie de la grille-matières comme telle, étant plutôt intégrée à l’enseignement des matières existantes. Par exemple, un enseignant de français pourrait insérer du contenu pédagogique de nature sexuelle à son cours pendant quelques heures.

En principe, au total, environ un million de jeunes auront accès, dès la prochaine rentrée scolaire, à de l’information, modulée selon leur âge, sur la sexualité, l’anatomie, l’image corporelle, les rôles sociaux, les agressions sexuelles, la vie affective et amoureuse, les relations sexuelles, les stéréotypes, les maladies transmises sexuellement, etc. Aucun jeune ne sera exempté.

Il est prévu cinq heures par année au primaire et 15 heures au secondaire.

Mme Scalabrini dit craindre que des enseignants mal formés, mal outillés, s’exposeront à subir des mesures disciplinaires, parce qu’ils « n’ont pas eu le vocabulaire approprié, qu’ils n’ont pas eu de bonnes réponses à des questions très délicates ».

« Si vous n’êtes pas à l’aise, ne vous avancez pas avec des contenus que vous ne maîtrisez pas », lance Mme Scalabrini aux enseignants tentés par l’expérience.

Elle soupçonne le gouvernement Couillard d’avoir fait cette annonce à l’approche de l’élection générale uniquement pour gagner des votes, même si la machine administrative n’était pas prête à aller de l’avant avec un projet de cette envergure.

« C’est un geste politique », selon elle, visant à rassurer la population.

En décembre, dans l’émotion un peu hystérique du mouvement de dénonciation des agressions sexuelles #Moiaussi, le Premier ministre Philippe Couillard avait annoncé que l’éducation sexuelle serait obligatoire, dès septembre, dans toutes les écoles du Québec, de la première année du primaire à la dernière du secondaire.

En entrevue à La Presse canadienne, le Premier ministre avait alors promis « d’impliquer les enseignants » afin d’assurer le succès de cette initiative, d’autant plus que les délais étaient très serrés.

Québec tente depuis quelques années d’implanter graduellement, sur une base volontaire, l’éducation sexuelle à l’école, mais sans grand succès. La grande majorité des écoles n’ont pas suivi.

En 2015-2016, un projet pilote d’éducation sexuelle dans 15 écoles du Québec avait soulevé la grogne des syndicats, qui jugeaient le programme improvisé et la formation déficiente. En 2016-2017, le ministre avait rendu le programme disponible à toutes les écoles, mais sur une base facultative. Or, à peine 240 écoles (et aucune à Montréal) sur une possibilité de quelque 3000 à travers le Québec s’étaient montrées intéressées.

Source : L’Actualité

Voir aussi

Table-ronde sur « Le cours d’éducation sexuelle dans les écoles du Québec »

Québec — Éducation à la sexualité (uniformisée) — Revue de presse commentée.

Urgence au Québec : « Adapter l’école aux écoliers transgenres »

Jordan Peterson et les jeunes « trans » (M-à-j avis de Debra Soh sur l’augmentation de ceux-ci)

Angleterre — Au moindre soupçon, des écoles considèrent les élèves comme transgenres

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre (rediff)