lundi 18 avril 2022

PISA évaluerait-il plus l'intelligence que les acquis ?

Les évaluations internationales à grande échelle (EGE) permettraient de comparer l’efficacité des systèmes éducatifs à promouvoir l’apprentissage des élèves dans des domaines spécifiques, tels que la lecture, les mathématiques et les sciences. Cependant, il a été avancé que les résultats des élèves dans les EGE internationales reflètent principalement la capacité cognitive générale (g).

Cette étude examine dans quelle mesure les scores des élèves en lecture, en mathématiques, en sciences et au test des matrices progressives de Raven reflètent la capacité générale g et les capacités spécifiques à un domaine avec des données de 3 472 étudiants polonais qui ont participé au programme 2009 de l’OCDE pour le suivi international des acquis des élèves (PISA) et qui ont été retestés avec les mêmes instruments PISA, mais avec un ensemble de questions différent, en 2010.

La variance des réponses des élèves aux questions de l’évaluation s’explique mieux par un modèle bifactoriel de théorie de la réponse aux questions (TRI) que par le modèle multidimensionnel TRI couramment utilisé pour mettre à l’échelle le PISA et d’autres EGE. Le modèle IRT bifactoriel suppose que les facteurs non g (lecture, mathématiques, sciences et test de Raven) ne sont pas corrélés avec g et entre eux. Le modèle bifactoriel génère des facteurs de capacité spécifiques avec des relations théoriquement plus crédibles avec les variables de critère que le modèle standard multidimensionnel. Des analyses plus poussées du modèle bifactoriel indiquent que les facteurs spécifiques au domaine ne sont pas suffisamment fiables pour être interprétés de manière significative. Ils se situent quelque part entre des mesures non fiables des capacités spécifiques à un domaine et des facteurs de nuisance reflétant une erreur de mesure.

Les corrélations entre les résultats PISA des sujets et d’autres variables — notes scolaires, plaisir de lire, statut socio-économique, temps d’apprentissage et sexe — sont considérablement réduites (parfois à zéro) lorsque l’intelligence générale est incluse dans le modèle de mesure. En d’autres termes, toute relation causale possible entre ces variables et la performance dans le domaine scolaire peut être principalement/complètement expliquée par la relation entre la variable et le QI. Ces variables ont peu d’influence causale sur les résultats PISA, indépendamment de l’intelligence.

Les résultats indiquent qu’un modèle d’échelle qui tient compte de la capacité cognitive générale correspond mieux aux données que les modèles généralement utilisés dans les évaluations à grande échelle qui ignorent l’influence de la capacité générale sur le rendement des élèves. La conclusion selon laquelle les réponses des élèves aux questionsdu test PISA reflètent des capacités générales plutôt que des capacités spécifiques à un domaine, si elle est reproduite dans d’autres pays, pourrait avoir des implications importantes pour la conception d’évaluations à grande échelle et l’interprétation des analyses des données d’évaluation à grande échelle.

Source : APA PsycNet

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samedi 9 avril 2022

« Nous courons vers l’assimilation », disent des profs en faveur de la loi 101 au cégep

« Beaucoup de mes étudiants ne connaissent aucun artiste francophone, ne lisent pas en français, ne regardent jamais la télé en français, et nous sommes dans un cégep francophone ! Imaginez quelle place occupe la culture québécoise au cégep anglais. »

Les syndicats locaux de 24 cégeps se sont prononcés dans les derniers mois en faveur de l’application de la loi 101 au cégep.

Marie-Lou Bouchard

Nous, on est des vrais multiculturalistes : on veut préserver la couleur, l’âme du Québec, on ne veut pas d’un Québec « netflixisé » », lâche Marie-Lou Bouchard, qui enseigne la communication au Collège de Rosemont.

Cette semaine, une de mes étudiantes francophones s’est adressée à moi en anglais », murmure-t-elle avec émotion. Comme si c’était normal ! », ajoute-t-elle avec désarroi.

Dehors, la pluie tombe dru. Le printemps n’est encore que la fin d’un hiver de force. Dans le café étudiant décoré au goût du jour, Mme Bouchard, 43 ans, raconte son combat quotidien contre l’hégémonie culturelle américaine et anglophone qui semble balayer au passage le théâtre, la chanson, la littérature, les médias d’ici, en français.

Si nous n’appliquons pas la loi 101 au cégep, nous courons tout droit vers l’assimilation. Nous allons disparaître culturellement », affirme Marie-Lou Bouchard.

Appliquer la loi 101 au cégep ?

L’idée a été qualifiée d’extrémiste par le Premier ministre François Legault. Même son très nationaliste ministre Simon Jolin-Barrette, qui pilote la réforme de la Charte de la langue française, s’est rangé dans le camp du non ».

Pour freiner l’exode des étudiants francophones et allophones vers les cégeps anglophones, le ministre propose un gel des places dans le réseau anglophone pour 10 ans, dans l’espoir de renverser une tendance lourde.

Depuis 2001, les anglophones sont minoritaires dans les cégeps de langue anglaise. En 2018, selon le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, près de 40 % de leurs étudiants étaient allophones et 21 % étaient francophones.

Le ministre propose aussi une nouvelle épreuve uniforme de français pour les étudiants allophones et francophones qui étudient en anglais au collégial. Cette mesure fera en sorte que peu importe le système choisi, le niveau de français sera le même », nous a-t-on répondu au cabinet de Simon Jolin-Barrette. La nouvelle loi imposera aussi trois cours en français obligatoires pour les étudiants inscrits dans le réseau anglophone.

La fronde syndicale

Les deux syndicats qui représentent les professeurs de cégep, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) et la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), sont d’accord avec les mesures proposées par la Coalition avenir Québec (CAQ) et contre l’extension de la loi 101 au collégial.

Il faut savoir que les deux instances syndicales représentent aussi les professeurs du réseau anglophone et que l’imposition de la loi 101 au collégial viendrait bousculer la vie et les conditions de travail de leurs membres issus du réseau en question.

Or, de plus en plus de leurs membres disent haut et fort que ces mesures sont trop timides au regard du péril culturel qu’ils observent au quotidien.

Un mouvement discret

Au printemps 2021, un mouvement discret se met en branle ; le syndicat local d’un cégep dans le Bas-du-Fleuve fait adopter une motion en faveur de l’application de loi 101 au cégep, puis l’affaire fait boule de neige. Marie-Lou Bouchard a porté le dossier devant l’assemblée de son syndicat au Collège de Rosemont. C’était en février dernier. La motion a été adoptée par une écrasante majorité. C’était le neuvième cégep à se prononcer pour la loi 101.

Au début de cette semaine, en ce mois d’avril frisquet, la liste s’était allongée à 22 cégeps, et ça continue. Les professeurs continuent leur combat contre la position des centrales syndicales et pour le français.

Mercredi 6 avril, deux nouveaux cégeps ont voté en faveur de la motion. Résultat : 24. Pour l’instant.

Mercredi matin, nous rencontrons Frédéric Julien sur le trottoir, devant chez lui. Le professeur de littérature au Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil, a la COVID-19, mais ça ne l’empêche pas de préparer avec ardeur son argumentaire. C’est lui qui expliquera la motion à ses collègues en début d’après-midi. On forme des citoyens, des êtres humains à qui on apprend à aimer une langue et un patrimoine », dit le petit-neveu de Pauline Julien, qui ne voudrait pas que la célèbre chanson Mommy, portée par sa grand-tante, sur la lente assimilation des francophones d’Amérique, soit prophétique.

Mommy, Mommy, how come we lost the game / Oh mommy, mommy, are you the one to blame / Oh Mommy, tell me why it’s too late, too late / Much too late”, chantait Pauline Julien dans les années 70, en portant la parole d’une enfant qui demande à ses parents de lui parler du temps où l’on parlait encore français au Québec.

Alors que nous sommes toujours sur le trottoir devant la maison du professeur Julien, une dame passe et nous contourne. Un hasard étonnant. Il s’agit de l’ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin. Elle s’arrête pour discuter avec nous. Le sujet, évidemment, l’intéresse au plus haut point.

Il est minuit moins une, mais il est toujours temps de le faire. Moi, je l’ai même dit en commission parlementaire, récemment, il faut absolument étendre l’application de la loi 101 au collégial », dit-elle d’emblée.

En 1977, Louise Beaudoin était chef de cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales. On a cru, nous qui étions là au moment où la Charte a été adoptée, que le primaire et le secondaire en français suffiraient à donner l’élan nécessaire pour créer un mouvement naturel vers le français, mais aujourd’hui, on regrette de ne pas avoir inclus le cégep. Mais on ne pouvait pas prédire ce à quoi on assiste aujourd’hui, à savoir qu’il y a moins d’anglophones que de francophones dans les cégeps anglais aujourd’hui. »

L’ex-ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française précise que, si la loi 101 nous a permis de préserver le français comme langue commune au Québec dans les dernières décennies, il faut maintenant l’étendre aux études postsecondaires.

Comme beaucoup de monde, Louise Beaudoin a lu l’étude de Statistique Canada publiée cette semaine qui fait état du fait qu’il existe un lien entre la langue d’enseignement de l’établissement postsecondaire fréquenté et la langue de travail.

L’étude indique entre autres que 23 % des diplômés de langue maternelle française utilisaient l’anglais de façon prédominante au travail lorsque leur dernier diplôme provenait d’un établissement de langue anglaise et que 46 % des diplômés de langue maternelle autre que le français ou l’anglais travaillaient principalement en anglais lorsque leur dernier diplôme provenait d’un établissement de langue anglaise », résume l’institution canadienne.

Mercredi, en début d’après-midi, les professeurs du Cégep Édouard-Montpetit ont voté oui à la motion présentée par M. Julien. Le même après-midi, le Cégep de Lévis s’est ajouté à la liste.

On se rend compte que parler de la langue au Québec est tabou, comme si c’était un enjeu ringard de vieux nationalistes qui portent des ceintures fléchées », dit en rigolant Nicolas Bourdon, professeur de français au Collège de Bois-de-Boulogne.

M. Bourdon dit ne pas comprendre ce snobisme qui entoure la question linguistique.

L’attaché de presse de Simon Jolin-Barrette nous a indiqué que le ministre ne nous accorderait pas d’entrevue au sujet du mouvement des professeurs. Marc-André Gosselin nous écrit en outre : Notre position est connue. Forte, efficace. Le gel des places et la croissance future planifiée dans le réseau francophone renversent la tendance, dès maintenant, qui s’est installée en 1995 ».

Dans son bureau du Collège de Bois-de-Boulogne, Nicolas Bourdon fait valoir que cette proposition de geler les places ne fera que renforcer un des problèmes dénoncés par le mouvement Pour le cégep en français, c’est-à-dire que le réseau anglais draine les meilleurs étudiants.

Dans son livre, Pourquoi la loi 101 est un échec, publié chez Boréal en 2020, le chroniqueur Frédéric Lacroix montre que le réseau anglophone attire les étudiants ayant les meilleures cotes R et plus d’étudiants dans les programmes préuniversitaires que dans les programmes techniques.

Gabriel Coulombe est professeur d’économie au Cégep Garneau. Il met en exergue le fait que le mouvement des professeurs en est aussi un pour la mixité sociale. Les étudiants qui font leur cours collégial en anglais continuent à l’université en anglais. » En effet, selon une vaste enquête menée par la CEQ en 2010, 91 % des allophones qui étudient au cégep en anglais avaient l’intention de poursuivre des études universitaires en anglais.

Chez les francophones qui étudient en anglais, c’est 80 %.

Nous avons discuté avec la présidente de la FNEEQ affiliée à la CSN, Caroline Quesnel, ainsi qu’avec Lucie Piché, présidente de la FEQ affiliée à la CSQ. Toutes deux nous ont dit être à l’écoute et disposées à rouvrir les débats si une majorité de membres l’exigeait, même si la vague d’enthousiasme en faveur de la loi 101 au cégep, chez les professeurs, surprend.

C’est un débat de cœur », explique d’ailleurs Caroline Quesnel. Nous, on essaie de se situer dans le rationnel. » Lucie Piché fait valoir que son syndicat s’inquiétait depuis longtemps, qu’il a toujours la volonté de protéger la langue commune et qu’il considère que les mesures mises en avant par le gouvernement constituent une solution valable. Québec vient mettre le pied sur la pédale de frein », pense Mme Piché.

Mais les deux syndicalistes disent aussi que ce débat doit avoir lieu dans l’arène politique. D’ailleurs, les professeurs avec qui nous avons discuté sont bien conscients que leur lutte doit sortir des officines syndicales. D’autres cégeps doivent encore se prononcer dans les prochaines semaines.

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« Paix linguistique » : 46 % des allophones qui étudient en anglais au Québec travaillent ensuite en anglais 

Québec — Plus de 35 % des élèves des cégeps anglophones incapables de suivre des cours en français 

vendredi 8 avril 2022

« Paix linguistique » : 46 % des allophones qui étudient en anglais au Québec travaillent ensuite en anglais

Résumé : selon les chiffres de Statistique Canada, 46 % des allophones qui étudient au cégep et à l’université en anglais au Québec travaillent ensuite majoritairement en anglais, Comparativement à 7 % pour ceux dans institutions francophones.

Une étude publiée mardi 5 avril 2022 par Statistique Canada indique qu’au Québec, les diplômés post-secondaires qui ont fréquenté un établissement de langue anglaise sont plus susceptibles d’utiliser l’anglais au travail après leurs études.

L’agence fédérale ajoute que dans la province, cette tendance de l’usage de l’anglais après les études est particulièrement marquée chez les diplômés de langue maternelle tierce, c’est-à-dire une langue autre que le français ou l’anglais.

L’étude fondée sur les données du Recensement de la population de 2016 et du Système d’information sur les étudiants post-secondaires conclut que 48 % des diplômés d’un établissement anglophone qui travaillaient au Québec utilisaient l’anglais de façon prédominante au travail, comparativement à 4 % de ceux dont le dernier diplôme provenait d’un établissement francophone.

De plus, 23 % des diplômés de langue maternelle française utilisaient principalement l’anglais au travail lorsque le dernier diplôme avait été obtenu d’un établissement de langue anglaise.

Et 46 % des diplômés de langue maternelle tierce utilisaient principalement l’anglais au travail après avoir fait des études dans un établissement de langue anglaise, par rapport à 7 % de ceux qui avaient fait des études dans un établissement de langue française.

Statistique Canada a observé qu’en 2016 au Québec, 93 % des diplômés de langue maternelle française avaient obtenu leur dernier diplôme d’un établissement francophone. Cette proportion a chuté à 61 % chez les diplômés de langue maternelle tierce parmi les diplômés de langue maternelle anglaise, 82 % avaient obtenu leur dernier diplôme d’un établissement anglophone.

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L’enseignement intensif de l’anglais au primaire financé à coup de dizaines de millions de dollars par Ottawa
  

Nouvelle-Zélande — Obligation vaccinale déclarée illégale par la Haute Cour du pays

L’obligation vaccinale déclarée illégale en Nouvelle-Zélande. On évoque la possibilité que les travailleurs suspendus pour absence de vaccins reprennent leur emploi immédiatement.

Vendredi 8 avril 2022, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern (ci-contre) a subi une défaite cinglante après que la Haute Cour a jugé que ses décrets sur l’obligation vaccinale représentaient une « violation flagrante des droits de l’homme » pour les Néo-Zélandais.

Cette décision que ni les membres de la police ni les soldats de l’armée néo-zélandaise ne peuvent être licenciés pour avoir refusé de se faire vacciner contre la COVID-19. Ce précédent devrait servir à renverser tous les autres décrets vaccinaux imposés par le gouvernement Ardern en Nouvelle-Zélande.

Le juge Francis Cooke a statué qu’ordonner aux policiers de première ligne et au personnel de la Défense de se faire vacciner ou de risquer de perdre leur emploi n’était pas une violation « raisonnablement justifiée » de la Déclaration des droits.

Nzherald.co.nz rapporte que l’avocat de la police et du personnel de la Défense au centre de la réclamation appelle maintenant les travailleurs suspendus à reprendre leur travail immédiatement, affirmant que beaucoup ont donné des décennies de service à leur communauté et sont toujours déterminés à leurs emplois.

La contestation judiciaire, présentée par un groupe d’employés des forces de défense et de la police, remettait en question la légalité de rendre une ordonnance en vertu de la loi COVID-19 Public Health Response Act pour exiger la vaccination des employés de première ligne.

La contestation judiciaire a été soutenue par un groupe de 37 employés concernés par le décret, qui ont soumis des déclarations sous serment au tribunal.

Le ministre des Relations et de la Sécurité au travail Michael Wood, la commissaire de police adjointe Tania Kura et le chef des ressources humaines de la NZDF, le brigadier Matthew Weston, ont déposé des attestations sous serment défendant l’obligation vaccinale.

Dans l’état actuel des choses, 164 policiers sur près de 15 700 avaient été sanctionnés après avoir choisi de ne pas se faire vacciner. Quant aux forces armées, 115 personnes avaient été sanctionnées sur 15 500 employés.

Le groupe s’est appuyé sur deux aspects de la Déclaration des droits — le droit de refuser une intervention médicale et le droit à la liberté religieuse.

Sur l’argument de la liberté religieuse, un certain nombre de ceux qui ont présenté des observations ont fait référence à leur objection fondamentale à la prise du vaccin Pfizer, étant donné qu’il a été testé sur des cellules dérivées d’un fœtus humain.

Le juge Cooke a accepté l’affirmation, affirmant que « l’obligation de recevoir le vaccin auquel une personne s’oppose parce qu’il a été testé sur des cellules dérivées d’un fœtus humain, potentiellement un fœtus avorté, implique une limitation de la manifestation d’une croyance religieuse. »

Cependant, le juge Cooke n’était pas d’accord avec les affirmations plus larges des demandeurs selon lesquelles exiger la vaccination est incompatible avec les croyances religieuses plus généralement.

« Je n’accepte pas que la croyance en l’intégrité corporelle et l’autonomie personnelle d’un individu soit une croyance ou une pratique religieuse. Il me semble plutôt, en l’occurrence, qu’il s’agit d’une croyance dans le concept laïc mentionné à l’article 11 de la loi néo-zélandaise sur la Déclaration des droits. »

Le juge Cooke a également souscrit à l’affirmation selon laquelle le mandat empiétait sur le droit de refuser une intervention médicale.

Le juge a déclaré que s’il est clair que le gouvernement n’oblige pas les employés de la police et de la NZDF à se faire vacciner contre leur gré et qu’ils ont toujours le droit de refuser la vaccination, le mandat présente un élément de pression.

« La pression associée à l’abandon de l’emploi implique une limite au droit de conserver cet emploi, ce qui, selon les principes ci-dessus, peut être considéré comme un droit ou un intérêt important reconnu non seulement dans le droit national, mais dans les instruments internationaux », a déclaré le juge Cooke.

Mais en examinant les deux allégations, le juge Cooke a également examiné si le décret relevait ou non des définitions énoncées dans la COVID-19 Public Health Response Act.

Le tribunal a admis que la vaccination a un effet bénéfique significatif en limitant les maladies graves, les hospitalisations et les décès, y compris avec la variante Omicron. Cependant, il a été moins efficace pour réduire l’infection et la transmission d’Omicron que cela n’avait été le cas avec d’autres variantes de COVID-19.

« En substance, l’ordonnance rendant obligatoire la vaccination des policiers et du personnel de la défense nationale a été imposée pour assurer la continuité des services publics et pour promouvoir la confiance du public dans ces services, plutôt que pour arrêter la propagation de COVID-19. En effet, les conseils de santé fournis au gouvernement étaient que de nouveaux mandats n’étaient pas nécessaires pour restreindre la propagation de COVID-19. Je ne suis pas convaincu que la continuité de ces services soit sensiblement mieux assurée par l’ordonnance », a déclaré le juge.

« La COVID-19 implique clairement une menace pour la continuité des services de police et de la défense nationale. C’est parce que la variante Omicron en particulier est si transmissible. Mais cette menace existe à la fois pour le personnel vacciné et non vacciné. Je ne suis pas convaincu que l’ordonnance fasse une différence matérielle, notamment en raison de la preuve d’expert devant le tribunal sur les effets de la vaccination sur COVID-19, y compris les variantes Delta et Omicron. »

Une allégation supplémentaire selon laquelle l’obligation vaccinale affecterait de manière disproportionnée les Maoris a été rejetée par le juge Cooke.


Alabama — Interdiction des traitements pour les mineurs qui se disent « trans »


Jeudi 7 avril, les législateurs de l’État de l’Alabama ont approuvé un projet de loi visant à interdire les traitements chez les mineurs, dont le but est de « changer leur genre ». Le texte considère comme « un crime », passible de 10 ans de prison, le fait pour un médecin de prescrire des bloqueurs de puberté ou des hormones à des jeunes âgés de moins de 19 ans, ou encore de pratiquer sur eux une intervention chirurgicale.

Un manque de maturité pour des conséquences irréversibles

Le représentant républicain Wes Allen de Troy, qui a parrainé le projet de loi, a fait valoir au cours du débat jeudi matin que « les jeunes transgenres ne sont pas assez âgés pour prendre des décisions » concernant ce type de traitement. « Leur cerveau n’est pas développé de manière à pouvoir prendre des décisions à long terme sur ce que ces médicaments et ces chirurgies font à leur corps », a-t-il rappelé.

Le texte prévoit aussi l’interdiction des enseignements sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle à l’école [1]. Les conseillers scolaires, les infirmières et les autres personnels éducatifs seraient également tenus d’informer les parents d’un enfant déclarant penser être transgenre. La Chambre des représentants de l’Alabama a voté le projet de loi par 66 voix contre 28. Il doit maintenant être signé par le gouverneur Kay Ivey. Elle n’a pas encore fait part de ses intentions.

Un autre texte voté par le Sénat

Par ailleurs, le Sénat de l’Alabama a voté une loi imposant aux élèves de la maternelle à la 12e année [2] de n’utiliser que les toilettes et les vestiaires « qui correspondent au sexe figurant sur leur certificat de naissance original, plutôt qu’à leur identité sexuelle actuelle ».

Le texte a été approuvé par 26 voix contre 5, également le 7 avril.

[1] Un texte similaire a été adopté en Floride, uniquement pour l’école primaire

[2] Élèves âgés de 17 à 19 ans approximativement

Source : NPR, Associated Press (07/IV/2022)

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Québec — Hausse des changements de sexe à l’état civil

En 2021, 659 Québécois ont obtenu un changement de la mention de leur sexe à l’État civil.

Depuis 2016, un tel changement n’est plus conditionné à une intervention chirurgicale ou à un certificat d’un professionnel de santé. Entre 2015 et 2016, le nombre de changements de sexe est passé de 176 à 597. L’année dernière, la hausse est également significative : 395 demandes avaient été enregistrées en 2020. Et la tendance ne devrait pas s’inverser : 157 demandes ont déjà été approuvées sur les deux premiers mois de 2022.

Des patients parfois très jeunes

La Dr Karine Igartua, psychiatre et cofondatrice du Centre d’identité sexuelle de l’Université McGill, observe cette augmentation « sur le terrain ». Elle reçoit 30 demandes de prises en charge chaque mois. La liste d’attente est parfois de six mois.

Ses patients sont âgés en moyenne de 18 à 26 ans. « Notre plus vieux patient avait 82 ans — il a attendu que sa femme décède avant d’aller de l’avant, indique-t-elle — et notre plus jeune a 5 ans. À cet âge-là, il n’y a rien à faire, à part donner des conseils aux parents et leur dire que pour les deux tiers des enfants, c’est une phase. »

Une augmentation préoccupante

De son côté, le Dr Shuvo Ghosh, codirecteur du Centre Meraki, la seule clinique pédiatrique où sont dirigés les enfants affirmant être d’un autre sexe, constate une « explosion des demandes chez les plus petits », qui a été « particulièrement marquante entre 2006 et 2016 ». La liste d’attente est de 12 à 15 mois. Une demande « si importante » que le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine prévoit l’ouverture d’une clinique dédiée à cette question « dans les prochains mois ».

Face à cette augmentation, le Dr Igartua affiche son inquiétude : « Le danger, explique-t-elle, c’est que des gens voient dans un changement de sexe “une porte de sortie” à leur mal-être ».

Des changements législatifs pourraient intervenir prochainement « concernant de nouvelles dispositions à l’État civil ». « Le gouvernement Legault fera sous peu connaître sa proposition », a déclaré Élisabeth Gosselin, attachée de presse du ministre de la Justice.

Source : La Presse, Louise Leduc (07/IV/2022)


Elon Musk a décidé d’acquérir 9% du capital de Twitter, Boutcha : génocide ou intox ?

Sommaire de l'émission I-Média, le décryptage de l'information diffusée par les médias de grands chemins.

L’image de la semaine

Elon Musk, l’excentrique milliardaire dirigeant de Tesla, a décidé d’acquérir 9% du capital de Twitter. Va-t-il livrer bataille contre les censeurs pour rendre la plateforme plus libre ?

Jérémy Cohen : les médias cachent le corps

Il y a des victimes de l’ensauvagement que les médias ne sauraient voir. Jérémy Cohen se promenait tranquillement à Bobigny avant d’être violemment agressé et tué par une quinzaine de “jeunes”. Alors que l’affaire était délaissée par la police et étouffée par les médias, le père de la victime a dû se tourner vers un candidat pour obtenir justice. L’affaire Jérémy Cohen relève-t-elle plus d’une récupération politique ou d’une omerta médiatique ?

Revue de presse

Le Parquet national financier ouvre une enquête pour blanchiment de fraude fiscale sur le cabinet de conseil McKinsey. Les liens d’intérêts évidents entre le président Macron et le cabinet ne sont cependant pas mis en cause… Voir aussi : le documentaire de propagande remplaciste sur LCP, Biden esseulé à la Maison Blanche et le déroulé du colloque annuel de l’Institut Illiade.

Boutcha : génocide ou intox ?

Les médias sombrent dans l’hystérie devant la découverte d’un grand nombre de corps civils dans la ville de Boutcha en Ukraine. Génocide ukrainien par les russes, Poutine criminel de guerre ou simple mise en scène ?

Voir aussi

Le Figaro : « Ukraine Des images montrent des soldats ukrainiens achevant des militaires russes» — L'unité à laquelle appartiennent les soldats ukrainiens n'a pas encore été clairement identifiée. Ces événements sont constitutifs de crimes de guerre.»

« Massacre de Boutcha – Quand images satellite et vidéos sont manipulées pour raconter une fausse histoire »

Plusieurs incohérences dans le narratif officiel du massacre de Boutcha

« Mamouka Mamoulachvili, commandant de la "Légion nationale géorgienne" en Ukraine : « Oui, on leur attache parfois les mains et les pieds.

Je parle au nom de la Légion géorgienne, nous ne ferons jamais de prisonniers russes. Pas un seul d'entre eux ne sera fait prisonnier . »

« Tard dans la nuit, Sergey "Batelier" Korotkikh, tristement célèbre néo-nazi et membre d'Azov, a posté une vidéo intitulée "LES GARS DU BATELIER à Boucha". Au bout de 6 secondes, vous pouvez clairement entendre le dialogue :

— Il y a des gars sans brassard bleu [pro-ukrainien, les victimes de Boutcha en avaient de blancs], je peux leur tirer dessus ?
— Putain ouais »

La situation militaire en Ukraine et les racines du conflit, par le Centre français de recherche sur le Renseignement

Texte de Jacques Baud.

Première partie : en route vers la guerre


Pendant des années, du Mali à l’Afghanistan, j’ai travaillé pour la paix et ai risqué ma vie pour elle. Il ne s’agit donc pas de justifier la guerre, mais de comprendre ce qui nous y a conduits. Je constate que les « experts » qui se relaient sur les plateaux de télévision analysent la situation à partir d’informations douteuses, le plus souvent des hypothèses érigées en faits, et dès lors on ne parvient plus à comprendre ce qui se passe. C’est comme ça que l’on crée des paniques.

Le problème n’est pas tant de savoir qui a raison dans ce conflit, mais de s’interroger sur la manière dont nos dirigeants prennent leurs décisions.

Essayons d’examiner les racines du conflit. Cela commence par ceux qui durant les huit dernières années nous parlaient de « séparatistes » ou des « indépendantistes » du Donbass. C’est faux. Les référendums menés par les deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk en mai 2014, n’étaient pas des référendums d’« indépendance » (независимость), comme l’ont affirmé certains journalistes peu scrupuleux, mais de référendums d’« auto-détermination » ou d’« autonomie » (самостоятельность). Le qualificatif « pro-russes » suggère que la Russie était partie au conflit, ce qui n’était pas le cas, et le terme « russophones » aurait été plus honnête. D’ailleurs, ces référendums ont été conduits contre l’avis de Vladimir Poutine.

En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle. Car le premier acte législatif du nouveau gouvernement issu du renversement du président Ianoukovitch a été l’abolition, le 23 février 2014, de la loi Kivalov-Kolesnichenko de 2012 qui faisait du russe une langue officielle. Un peu comme si des putschistes décidaient que le français et l’italien ne seraient désormais plus des langues officielles en Suisse.

Cette décision provoque une tempête dans la population russophone. Il en résulte une répression féroce contre les régions russophones (Odessa, Dniepropetrovsk, Kharkov, Lougansk et Donetsk) qui s’exerce dès février 2014 et conduit à une militarisation de la situation et à quelques massacres (à Odessa et à Marioupol, pour les plus importants). À la fin de l’été 2014, ne restent que les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk.

mercredi 6 avril 2022

Le nombre de naissances et de décès en 2021 est globalement revenu à son niveau de 2019

Les derniers chiffres préliminaires des naissances et de décès pour 2021 au Québec ont été publiés. En 2021, ces chiffres ont en gros rejoint leur niveau prépandémique. Le nombre de décès croît « naturellement » de 2 à 3 % au Québec par simple effet du vieillissement de la population.


En pointillés, la tendance linéaire des naissances (en bleu) et des décès (en orange). Les naissances ont tendance à baisser et les décès à croître.

En 2021, le Québec a connu 84 950 naissances, un chiffre très légèrement supérieur à celui de 2019 (84 309). Toutefois, la population au Québec a entretemps légèrement crû pour atteindre 8,6 millions à la fin 2021, soit une croissance d’environ 100 000 habitants depuis 2019 (selon ce tableau, page 8). Le taux de natalité (naissances pour 1000 habitants) ne devrait donc pas être supérieur à celui de 2019 (puisque le nombre d’habitants a augmenté). Il devrait en être de même pour l’indice de fécondité (le nombre d’enfants par femme en âge de procréer).

L’indice de fécondité se situait à 1,52 enfant par femme en 2020, ce qui représentait une baisse par rapport à 2019 (1,57). L’indice de fécondité pour les femmes francophones de naissance est habituellement plus bas, d’environ 0,1 enfant par femme. Une tendance à la baisse est observée depuis 2009 quand l’indice de fécondité était de 1,73 enfant par femme. L’indice de fécondité devrait probablement rebondir et renouer avec le niveau de 2019 (1,57) très insuffisant pour assurer le simple renouvellement des générations. L’indice de fécondité au Canada était de 1,4 enfant par femme en 2020 selon Statistique Canada.

En Espagne, la natalité baisse, le nombre d’écoles aussi

À travers le cas d’une école publique de Mérida, en Estrémadure, le quotidien « El País » met en lumière un phénomène qui touche toute l’Espagne : faute d’élèves, de plus en plus d’établissements scolaires sont menacés de fermeture.

Cour de récréation du collège Jean XXIII

« L’école publique Jean XXIII occupe un immense bâtiment au milieu du quartier de San Juan, l’un des plus modestes de Mérida. Le jeudi, à la récréation, seule une poignée d’élèves occupe la cour de récréation, qui comprend un terrain de basket et un terrain de football. Construit en 1985 avec une capacité de plus de 400 élèves, aujourd’hui seulement 39 y sont inscrits, répartis entre tous les cours maternels et primaires. C’est la partie que personne ne conteste ».

La sentence semblait inévitable pour l’école Jean XXIII, concède le quotidien de centre gauche El País, puisqu’elle fermera ses portes à la fin de l’année scolaire 2021-2022, en dépit de la résistance de certains parents d’élèves, syndicats et défenseurs du secteur public en général. Les élèves pourront rejoindre l’un des deux colegios concertados — en Espagne, il s’agit d’établissements scolaires privés, mais financés par l’État — situés dans le même quartier, à Mérida.

Mais les chiffres ne sont pas bons — le centre « fonctionne à 8,7 % de sa capacité », précise une porte-parole du ministère — et la décision — « nécessaire et responsable », bien qu’aussi « douloureuse et de dernier recours », poursuit — est déjà prise. La directrice de l’école, Cecilia Chamorro, admet douloureusement que « peut-être est -il trop tard », même si probablement « beaucoup de choses auraient pu être tentées avant ». Jean XXIII saigne à mort depuis plus de 20 ans, petit à petit, avec cette image à l’intérieur et l’autre, bien pire et plus puissante, à l’extérieur, perdant des élèves en raison de la baisse de la natalité et de la concurrence de deux écoles concertées qui existent, à 350 et 800 mètres, aux deux extrémités du quartier.

Dans un article retraçant l’histoire de l’école Jean XXIII, El País explique que des cas similaires se retrouvent « presque partout en Espagne ». Le journal cite, pêle-mêle, la fermeture d’une école publique à Badajoz — une autre ville d’Estrémadure —, celle de trois établissements à Alcalá de Henares, près de Madrid, ou encore une école à Huelva, près de Séville, ajoutant qu’en Andalousie, « les manifestations contre la fermeture des classes durent depuis l’année dernière ». À chaque fois, la faible fréquentation est l’un des principaux arguments pour la fermeture.

Chute du nombre de classes d’ici à 2050

Pour y voir plus clair, le quotidien madrilène s’attarde sur « la courbe descendante de la natalité » en Espagne. Un pays vieillissant où, à l’opposé, les plus de 65 ans représentent aujourd’hui 20 % de la population. Cette baisse de la natalité risque d’entraîner « une baisse de 23,4 % du nombre d’élèves dans l’enseignement obligatoire (jusqu’à 16 ans) » dans les deux prochaines décennies, d’après les données du Centre d’études démographiques de l’université autonome de Barcelone, reprises par El País.

« Une réflexion qui peut être utilisée pour Mérida, pour toute l’Estrémadure et presque partout en Espagne. Au cours des deux prochaines décennies, la courbe de natalité descendante entraînera une diminution de 23,4 % du nombre d’étudiants de l’enseignement obligatoire (jusqu’à 16 ans), selon les calculs du Centre d’études démographiques de l’Université autonome de Barcelone. 

L’ambitieux rapport du gouvernement Espagne 2050, qui tente de définir une stratégie nationale à moyen et long terme, va plus loin : il prédit que d’ici le milieu du siècle, le pays “comptera environ 800 000 élèves de moins entre 3 et 15 ans”, ce qui “équivaut à avoir environ 33 000 salles de classe de 24 élèves de moins qu’en 2019”. Le texte propose de profiter de cette baisse pour améliorer la qualité de l’enseignement, Mais, entretemps, cela peut signifier la fermeture de nombreuses écoles. », conclut El País.