jeudi 27 septembre 2018

« Les fausses statistiques » du taux de réussite au Québec

Selon Marc-Nicolas Kobrynsky, diplômé de HEC Montréal et titulaire d’une maîtrise en gestion de la London School of Economics, qui tient un blogue à lactualite.com :


Le plan stratégique 2009-2013 comprend un indicateur : le taux de réussite aux épreuves uniques de français, langue d’enseignement, pour les écoles du secondaire, avec une cible de 90 %. C’est le seul indicateur de l’ensemble du plan qui montre la capacité du système d’éducation à former avec succès les élèves en français, primaire et secondaire confondus. Par extension, c’est le seul indicateur sur lequel le simple citoyen peut mesurer la santé future de la langue française dans la province, qui est au cœur de l’identité et de la pérennité du peuple québécois.

Lors de l’analyse de ce plan, en 2017, l’indicateur attire mon attention, parce que le taux de passage ne cesse de chuter entre les années 2009 et 2013, pour passer de 91,9 % à 90,6 %. L’indicateur disparaît ensuite du plan pour les années subséquentes. Avec une tendance négative claire, sa disparition semble à tout le moins surprenante.

Les premiers documents fournis par le Ministère montrent que ce taux s’établit à 90,9 % pour 2015. Bien que l’indicateur soit légèrement incomplet, sans la moyenne des notes à l’examen, 90 % des élèves qui obtiennent au moins la note de passage au test de français, c’est réconfortant, non ?

Réconfortant si on ne creuse pas plus loin. Et que l’on ne remet surtout pas en question les hypothèses ou les méthodes de calcul du Ministère. Parce qu’un petit coup de pelle et le portrait change de façon draconienne.

Primo, le taux de passation global est de 90,9 %, mais c’est seulement 88,7 % au public. Déjà, l’ensemble du système public n’atteint pas la cible du Ministère, mais il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Après tout, une fois que tous les élèves de la province seront passés au privé, ce genre de détail disparaîtra.

Deuxio, la présence aux examens de français est 14 % plus basse que le nombre d’élèves inscrits. En gros, pour 100 élèves inscrits en 5e secondaire, seulement 86 se présenteront à l’examen de français. Mais voyez-vous, le Ministère ne compte pas ces 14 absents comme des échecs. Parce que, comme nous répond le Ministère, il ne faut pas considérer cet indicateur comme un taux de réussite aux épreuves des élèves inscrits en cinquième secondaire.

C’est fou comme l’éducation évolue rapidement. Dans mon temps, quand tu ne te présentais pas à un examen, tu avais un échec. Aujourd’hui, c’est incroyable, l’absence à un examen te fait simplement disparaître.

Réponse du Ministère à cette incohérence : l’élève peut avoir décroché.

En gros, on se retrouve avec deux possibilités, aussi graves l’une que l’autre. Dans un premier cas, 14 % d’élèves décrochent entre le début et la fin de la 5e secondaire, ce qui serait une catastrophe. Mais comme le Ministère s’entête à utiliser un indicateur de décrochage sur une base de sept ans, cette situation n’est jamais connue du grand public.

Dans le deuxième cas, 14 % ne se présentent pas à l’examen parce qu’ils savent qu’ils n’ont aucune chance de le réussir. Parce qu’ils sont découragés de s’y présenter par leurs professeurs, les directions d’école et les commissions scolaires, pour ne pas, justement, faire descendre la sacro-sainte moyenne. Parce que leur combustion spontanée et leur subséquente disparition servent bien le ministère de l’Éducation.

Dans les deux cas, le Ministère continue à bien paraître.
Mais la réalité, elle, est tout autre. Indépendamment des raisons, un élève sur quatre ne passe pas son examen de français de 5e secondaire. C’est un désastre sur le plan individuel, sachant qu’un DEC est maintenant nécessaire pour la plupart des emplois, mais aussi pour le peuple québécois. Quel est l’avenir du français comme fondation de notre identité si 25 % de notre jeunesse est incapable de passer l’examen de 5e secondaire ?

Tant qu’à être dans le sujet, ce taux augmente à 30 % pour la région de Montréal. Et 18 écoles sur les 30 qui obtiennent un taux d’échec de 20 % ou plus sont situées dans l’île.

Mais c’est tellement plus réconfortant de dire que le taux de réussite aux épreuves uniques de français, langue d’enseignement, est de 90,9 %. Les résultats du système public, les élèves qui ne se présentent pas à l’examen et la situation particulièrement inquiétante de Montréal ne méritent aucune mention.

Si les fausses allégations du Ministère en ce qui concerne la taille des classes sont inquiétantes, celles de la réussite de l’examen du français en 5e secondaire sont parfaitement scandaleuses.

Dans le premier cas, le Ministère laisse faussement croire qu’il a procédé à des améliorations dans le but de favoriser la réussite scolaire. Mais comme celui-ci publie un indicateur de réussite scolaire, aussi alambiqué soit-il, il est toujours possible de constater l’échec global de ses politiques à ce sujet.

Dans le deuxième cas, le Ministère laisse faussement croire que la situation du français est plus positive que la réalité dans le système scolaire. En publiant des statistiques fallacieuses sur le taux de réussite en français, le Ministère lèse irrémédiablement la population qu’il prétend servir, en la trompant sur ses compétences et sur la gravité d’un enjeu qui est fondamental à la pérennité du peuple québécois.

Le pape du pédagogisme français se moque du monde

Chronique d’Éric Zemmour sur le plus récent ouvrage du pape du pédagogisme Philippe Meirieu La Riposte, pamphlet contre Blanquer et plaidoyer pro domo. Dans lequel, selon le chroniqueur du Figaro, il se moque du monde.

On s’était donc trompé. On croyait avoir affaire à un bourreau alors que c’était une victime. On croyait tenir le Staline de l’éducation nationale, détruisant tout de son idéologie totalitaire ; on avait le François Bayrou du pédagogisme. On croyait qu’il trônait Rue de Grenelle, tyrannisant ministres et profs ; on le découvre timidement assis sur un strapontin, que personne n’écoute : « J’ai été amené, comme d’autres, à faire des propositions de réforme. Mais […] aucune des propositions auxquelles j’ai travaillé n’a été étudiée sérieusement ni reprise par le ministère de l’Éducation nationale. »

Philippe Meirieu se moque du monde. Il joue au sentimental à la larme facile ; il se pare des atours de Rousseau brocardé dans les salons, tandis qu’il nous fait plutôt penser à Calimero. Il écrit un pamphlet anti-Blanquer, en conservant une posture objective. Il veut faire croire que le combat se situe entre les réacs anti-pédagogistes qui rejettent toute expression des enfants et les hyper-pédagos qui refusent toute autorité. Lui est au milieu : un modéré, un centriste.

Tout le livre est construit autour de ce faux clivage, qui lui permet de mettre à égale distance, comme deux extrémismes également condamnables, le spontanéisme de l’élève qui « construit seul son savoir » et le cours magistral. Faux clivage, fausse opposition, faux extrêmes. Fausse objectivité mais vraie idéologie. Le passage le plus intéressant se situe au début de l’ouvrage lorsque, plantant le décor, Meirieu retrace la généalogie des pédagogistes, plongeant dans l’histoire des adeptes des méthodes éducatives nouvelles (Maria Montessori, Célestin Freinet et d’autres moins connus) « pédagogues (qui) se sont bien souvent retrouvés en pleine tourmente, n’accédant que fort rarement à un strapontin universitaire, victimes d’attaques tous azimuts, payant très cher en invectives de toutes sortes la petite notoriété à laquelle ils parvenaient parfois ».

Nos pédagogistes, selon la bonne vieille logique mafieuse, ont fait de l’entrisme Rue de Grenelle, noyauté les principaux postes et, profitant admirablement de la centralisation administrative française, diffusé leurs « méthodes nouvelles »

Au-delà du baragouin victimaire, on comprend bien que le pédagogisme est, comme toute idéologie, dépendant des conditions historiques de sa naissance, en l’occurrence les années 1920, après la Première Guerre mondiale : le pédagogisme sera donc pacifiste, humaniste, internationaliste, socialiste. Ses adversaires seront la guerre, l’armée, la discipline, l’autorité, la nation, la France, le drapeau, le patriotisme. Il sera avec les pacifistes des années 1930 (dont la plupart finiront dans la Collaboration en 1940 au nom de la paix et de l’Europe), avec les communistes en 1945 et les antiracistes depuis les années 1980. Trois pacifismes, trois universalismes, qui se jettent, comme le fleuve se jette dans la mer, dans l’alliance avec trois totalitarismes, noir, rouge, vert.

Meirieu a raison de brocarder ses contempteurs qui situent l’acte de naissance du pédagogisme en Mai 68. Il avait pris le pouvoir dès 1945 avec la mainmise communiste sur l’éducation nationale, incarnée par le fameux rapport Langevin-Wallon, que Meirieu révère encore aujourd’hui. Notre auteur nous résume son principe avec obligeance : « école unique pour l’organisation, éducation nouvelle pour la pédagogie ».

On ne peut être plus clair : nos pédagogistes, selon la bonne vieille logique mafieuse, ont fait de l’entrisme Rue de Grenelle, noyauté les principaux postes et, profitant admirablement de la centralisation administrative française, diffusé leurs « méthodes nouvelles » dans tout le corps du mammouth !

De la belle ouvrage. Quand le général de Gaulle revenu au pouvoir en 1958 s’est aperçu de la catastrophe, il a tenté de revenir en arrière (si on en croit les Mémoires de son conseiller pour l’éducation, Jacques Narbonne), mais n’a jamais réussi à se faire obéir de ses ministres, aux mains des syndicats. Avant même Mai 68, de Gaulle lui-même a cédé, comme on le comprend en relisant les propositions très « modernistes » de son ministre de l’Éducation, Alain Peyreffite. Mai 68 n’est pas l’origine du pédagogisme, mais son triomphe : plus personne ne résiste aux nouveaux maîtres de l’école. L’objectif est bien l’annihilation de toute autorité et de tout enseignement des grandes œuvres françaises. Le mot d’ordre est alors de « détruire la culture bourgeoise ».


Le succès sera total. Dans la deuxième partie de son livre, Meirieu retrouve son naturel ennuyeux et jargonnant. Il confond obéissance et soumission, sélection et inégalité, noyant la transmission des savoirs dans « un collectif qui travaille vraiment », exaltant « l’école inclusive », mettant dans le même sac la mixité culturelle dans les lycées internationaux et dans les maternelles de banlieue « avec des bénéfices intellectuels et sociaux considérables pour les intéressés ». On comprend qu’il se moque de la culture dont il fait l’éloge hypocrite : « Que la connaissance en soi ne fascine plus, et c’est peut-être alors l’infinie richesse des miroitements du connaître qui pourra mobiliser nos élèves. Que la culture en tant que telle ne soit plus attractive n’est peut-être pas une mauvaise chose. »



Il nous explique que le but de toute éducation est de se « dégager de l’emprise du capitalisme pulsionnel promu par le néolibéralisme triomphant ». Il n’a pas lu les travaux de l’Américain Christopher Lasch qui avait analysé avec une rare finesse comment les industriels américains, passant d’un capitalisme de production à un capitalisme de consommation, avaient délibérément sapé toutes les structures qui enserraient l’individu roi : famille, patriarcat, église, patrie. Comme par hasard, cette mutation anti-autoritaire datait des années 1920, années de naissance des « méthodes éducatives nouvelles » chères aux pédagogistes à la Meirieu ! Ce dernier rejette aussi avec véhémence la démonstration, faite de livre en livre, par Jean-Claude Michéa, de l’alliance entre libéraux et libertaires, pour abattre toute discipline, toute autorité, toute transmission, dans la famille, comme dans l’école, afin que règne le seul individualisme, et cette fameuse « emprise du capitalisme pulsionnel » que Meirieu dénonce avec des larmes dans les yeux. Larmes de crocodile. On rit pour ne pas pleurer. On est passé de Calimero au Docteur Folamour.

La Riposte,
par Philippe Meirieu,
aux éditions Autrement,
Paris, 2018
286 pages,
17 euros.

mardi 25 septembre 2018

Québec — Près de 2 millions $ pour effacer le mot « amérindien » des manuels...

Radio-Canada essaie de nuancer (justifier ?) ces rééditions qui sont bien motivées politiquement (donner plus d’importance aux amérindiens et le passage indirect des Français au rang de Seconde nation et plus de peuple fondateur ?) 

Extraits :

L’histoire a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière après que des médias eurent rapporté que des livres d’histoire avaient été récemment renvoyés chez l’éditeur en raison du mot « Amérindien », qui n’est généralement plus d’usage [Par qui ? Qui définit l’usage ? Quelques experts, des bureaucrates ?]. Les quatre manuels ne dataient en outre que de 2016, au moment de la réforme du programme d’histoire du secondaire.

La réédition et la réimpression des manuels — effectués en réponse aux recommandations de la Commission vérité et réconciliation — ont coûté au gouvernement 1,6 million de dollars.

« L’angle des médias donnait l’impression que c’était un caprice des Premières Nations », souligne Ève Bastien, conseillère aux communications du CEPN.

Au moins 70 changements ont été apportés aux livres, dit-elle. À la demande de Radio-Canada, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a énuméré quelques-unes des modifications effectuées :
  • Modification des images pouvant représenter les Premières Nations de manière stéréotypée ;
  • Plus grande représentativité de la participation des Autochtones et de leur apport à la trame historique du Québec et du Canada (par exemple, ajouts de portraits ou de biographies d’Autochtones) ;
  • Meilleure prise en compte de la perspective autochtone quant à certains événements marquants, comme la période des pensionnats ;
  • Nuances à propos des alliances lors de la guerre anglo-américaine.
  • « Ce qui ressort de l’exercice de finalisation du programme d’études qui a conduit aux ajustements des manuels scolaires est une valeur ajoutée importante », indique le porte-parole du Ministère, Bryan Saint-Louis.

Radio-Canada n’a pu consulter qu’un seul des quatre livres. Il s’agit de Chroniques (des Éditions du renouveau pédagogique), publié au début de l’été pour les classes de 3e secondaire. Le manuel contient de nombreux encadrés sur l’histoire autochtone. Les termes « Autochtones » et « Premières Nations » sont employés.







Page dithyrambique sur le profond respect des « Amérindiens » pour la Terre (c’est en partie vrai, mais pas plus que le paysan européen de l’époque, peut-être moins) tirée d’un manuel ECR pourtant récent. Faudra-t-il aussi le réimprimer ?

Les commissions scolaires l’ont appris au début des vacances estivales. On leur annonçait alors que les livres neufs acquis en 2016 et 2017 lors de l’implantation du nouveau programme d’Histoire du Québec et du Canada n’étaient plus bons ; il fallait « bonifier » le contenu traitant des peuples autochtones, disait une sous-ministre. La nouvelle n’avait pas fait grand bruit. Qui oserait se plaindre ? Ce serait raciste...


Il appert que le ministère a décidé de payer de nouveaux livres d’histoire à tous les adolescents du Québec pour rayer le terme « Amérindiens ». « Les organisations scolaires ont dû récupérer les manuels de l’an passé pour les renvoyer à la maison d’édition. Et la maison d’édition a renvoyé les manuels avec les termes corrigés », raconte au Soleil le président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, Raymond Bédard.

« Ce sont des changements de dernière minute qui ont dû être faits. Il y a eu des décisions ministérielles de dernière minute qui ont fait en sorte qu’il a fallu revoir les manuels pour des questions de terminologie », ajoute-t-il. « C’est pour les Autochtones en particulier. “Amérindiens”, ce n’est plus le bon terme. C’était le terme qui a été utilisé depuis fort longtemps, mais semble-t-il que ceux qui ont représenté les Premières Nations auprès du ministère ont décidé qu’ils ne souhaitaient plus cette appellation. »

Notons que ces représentants ne devraient pas décider de la langue française, elle ne leur appartient pas en propre. Le mot est présent dans les dictionnaires et il n’y en a pas un seul qui le dénonce. Il serait apparu en France dans les années 1930. L’O.Q.L.F. l’a officialisé en 1997. Il n’est pas péjoratif et s’intègre tout naturellement au français international. On s’étonnera de la célérité et de l’empressement du Monopole de l’Éducation du Québec pour plaire à cette police linguistique qui s’insurge comme le terme « amérindien ». Nous soupçonnons que l’insistance sur le terme Premières nations est d’abord motivée par des considérations politiques et qu’il s’agit surtout de faire comprendre que les autres (notamment les Français au Canada) font simplement partie des immigrants venus par la suite, peut-être tous à mettre dans le même sac puisque l’on ne parle plus guère aujourd’hui des deux peuples fondateurs du Canada.

Et puisque la demande de correction a été faite par le Monopole de l’Éducation, c’est le gouvernement national qui a ramassé la facture. Autour de 1,6 million $, indique le responsable des relations avec la presse, Bryan Saint-Louis, qui confirme que « les principales modifications traitent, notamment, de l’utilisation du terme “Premières Nations”, plutôt qu’“Amérindiens” ». Il affirme qu’il fallait également « mettre en valeur des perspectives autochtones et des éléments propres aux Inuits [Esquimaux] ».

Demande tardive

Le professeur d’histoire Raymond Bédard a siégé au comité-conseil ayant guidé le ministère dans la production du nouveau cours. Il rappelle que tous les intervenants ayant une opinion sur le contenu avaient pu se prononcer avant l’édition des livres.

La demande de modification terminologique est arrivée après l’approbation du programme dont la gestation a été pour le moins difficile et longue. « Il y a eu beaucoup de consultations. C’est d’ailleurs le programme où il y a eu le plus de consultations. »

« Un programme d’histoire nationale qui fasse l’unanimité de tous, c’est à peu près impossible. C’est à peu près impossible de satisfaire tout le monde. Au moins, le programme actuel […] satisfait la très grande majorité. »

« C’est un peu dommage parce qu’il y a des frais derrière cette opération-là », évalue M. Bédard. « Mais si c’est ça que ça prend pour avoir un certain consensus… On y est arrivé finalement. »

Chez lui, à la commission scolaire des Patriotes, les livres ont été livrés en août et les élèves ne lisent plus sur les Amérindiens, plutôt sur les Premières Nations.

Le changement de bouquin n’a toutefois pas été fait dans tous les établissements scolaires. À la Commission scolaire des Découvreurs de l’ouest de la capitale, des élèves auraient en main des ouvrages répercutant la vieille terminologie, selon le conseiller en communications, Alain Vézina.

Aux éditions CEC, le service à la clientèle note que le livre Les Périodes destiné à l’enseignement de l’histoire au secondaire a dû être réédité, réimprimé, puis échangé : « C’est pour le terme “Premières Nations” ».

Le vice-président de l’éditeur, Martin Vallières, soutient néanmoins qu’il y avait « plus que la terminologie » à modifier.

Le Soleil de Québec n’a pas été en mesure d’obtenir le nombre de livres à remplacer auprès du ministère de l’Éducation.

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador explique que le terme « Amérindiens » n’est plus d’usage. Il faut privilégier « Premières Nations », « Inuit » et « Métis ». Et pour faire référence à l’ensemble formé par ces trois groupes, il faut utiliser « Autochtones ».

Les changements ont été effectués dans le programme scolaire à la suite des recommandations émises par la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

dimanche 23 septembre 2018

Quand maman et papa choisissent de faire l’école à la maison

La pratique de faire l’école à la maison n’est certainement pas nouvelle, mais une modification apportée l’an dernier à la Loi sur l’instruction publique au Québec vient davantage réglementer ce modèle d’éducation qui gagne de plus en plus d’adeptes tournant le dos au système traditionnel.

Selon les nouvelles dispositions de la loi, les parents sont désormais obligés de transmettre chaque année un avis écrit à la commission scolaire de leur région pour signaler que leur enfant fera l’école à domicile. Stricto sensu, il ne s’agit pas d’une demande d’autorisation puisque l’instruction à domicile est un droit. Le ministère de l’Éducation exige aussi le dépôt d’un projet d’apprentissage et d’une évaluation annuelle de la progression de l’enfant.

En contrepartie, Québec s’est engagé à fournir aux parents un « Guide proposant de bonnes pratiques en matière d’enseignement à la maison » qui doit être dévoilé en juillet 2019. Les parents devront-ils s’y confirmer ?

Le ministère de l’Éducation est allé jusqu’à financer les activités de l’Association québécoise pour l’éducation à la maison (AQED) en lui versant une subvention de 250 000 $ à même l’enveloppe réservée à ses « partenaires en éducation » pour l’année 2018-2019. Nous n’avons pas été informés que l’organisation concurrente de l’AQED, la plus conservatrice HSLDA/ACPEQ ait reçu une tellement généreuse subvention.

L’AQED tenait son congrès annuel, ce week-end au Collège Jean-Eudes à Montréal. Après avoir plafonné autour de 300 membres pendant quelques années, l’organisme connaît une forte croissance et compte maintenant 763 familles inscrites.

D’après les données de l’association, on dénombre environ 4600 enfants qui font leur parcours scolaire à la maison au Québec.

Pour la présidente de l’AQED, Noémi Berlus, la hausse des adhésions s’explique surtout par la modification de la loi par Québec. Selon elle, les gens comprennent davantage la pertinence de l’association.

Pour ce qui est de la popularité grandissante de l’école à domicile, Amélie Delage, qui siège au conseil d’administration de l’organisme, croit qu’il s’agit d’abord d’un rattrapage normal par rapport au reste des pays industrialisés.

« Le Québec est un peu en retard par rapport aux États industrialisés d’Europe et d’Amérique du Nord. Le taux est en moyenne de trois pour cent des enfants qui font l’école à la maison et ici, on est à moins d’un pour cent », explique-t-elle.

Par ailleurs, les deux femmes soulignent que la société vit une grande vague de changements sociaux qui font écho à ces nouveaux modèles d’éducation.

« Les femmes allaitent plus, elles font du cododo [!!!]. Il y a tout un mouvement de “maternage” et ces enfants-là arrivent à l’âge scolaire », mentionne Noémi Berlus en ajoutant que les parents cherchent d’autres options que le modèle standardisé.

Les dernières années de restrictions budgétaires, de coupes dans les services particuliers dans les écoles ont aussi favorisé le mouvement. Notons que ces restrictions étaient toutes relatives : les dépenses et l’encadrement par élève ne font qu’augmenter au Québec.

« Il y a 40 pour cent des familles, parmi nos membres, qui ont un enfant avec un profil de douance et les écoles n’ont aucune ressource pour eux. De l’autre côté de la courbe, les enfants qui ont des besoins particuliers n’ont plus de services avec les coupures et les parents ne sont pas satisfaits », mentionne Mme Berlus.

La vie après l’école à la maison

Sa fille aînée vivant des troubles d’apprentissage liés à la dyslexie, Dominique Nadeau prend la décision de la retirer de l’école dès la première année et d’entreprendre son éducation à la maison. Une décision appuyée par l’enseignante de sa fille qui croit que l’enfant réussira mieux en ratio un pour un.

Comme l’expérience s’avère positive, la mère de famille applique la même recette à ses autres enfants et se retrouve avec une classe de six !

« La décision claire de le faire, c’était à cause de Daisy (son aînée) parce qu’elle a coulé ses examens de première année. Je me suis dit, on ne va pas continuer comme ça et qu’elle subisse des échecs à répétition », se souvient-elle.

La famille a donc vécu en marge du système d’éducation. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) les a bien visités quatre fois, mais toujours sans intervenir.

« La DPJ est venue, mais elle voyait qu’on avait un environnement stimulant et elle fermait le dossier. La dernière fois, on nous a dit qu’on ne les reverrait plus pour une question d’éducation à domicile », confie Mme Nadeau.

Ses six enfants, dont plusieurs ont atteint l’âge adulte, ont donc fait leur éducation de manière autonome, à leur rythme, et selon leurs intérêts. C’est une fois que l’on arrive au niveau supérieur que les choses se compliquent.

« Au Québec, c’est compliqué, mais pas aux États-Unis ni en Ontario. Même à l’Université McGill, l’éducation à la maison est reconnue », déplore la maman-enseignante.

Son fils Mathieu Villeneuve, âgé de 23 ans, a réussi à surmonter ces épreuves. Refusé au cégep parce qu’il n’avait pas de diplôme d’études secondaires reconnu, il s’est rabattu sur un diplôme professionnel, qu’il pouvait obtenir plus rapidement, avant de faire le saut directement à l’université.

« Je n’avais plus qu’à attendre trois mois pour entrer à l’université, au certificat en écologie, et j’ai été accepté tout de suite », raconte le jeune homme qui excelle en sciences depuis son tout jeune âge.

« Ma plus grosse difficulté a été de m’adapter à avoir des examens. Je n’avais jamais connu ça. Finalement, je me suis rendu compte que je n’avais pas tellement besoin d’étudier parce que j’apprends vite et je performe assez bien », confie le jeune homme qui étudie maintenant au baccalauréat en biologie à l’UQAM et qui entend faire son doctorat.

« J’ai eu besoin d’une adaptation pour les échéanciers à suivre, sur les travaux et les examens, mais ça s’est fait plutôt bien. Pour les travaux d’équipe, j’ai l’habitude avec ma famille ! », mentionne-t-il.

Dominique Nadeau ne s’inquiète pas pour le cheminement atypique de ses enfants. Sa fille aînée a surmonté ses difficultés d’apprentissage pour compléter une technique en physiothérapie sportive et les autres suivent tous leur passion.

« L’idée, c’est d’aller vers leurs intérêts. Ils ont lu des livres qu’ils n’auraient pas lus à l’école. On peut se permettre d’aller à des niveaux beaucoup plus élevés que l’école dans certaines matières. Je pense que ça développe la curiosité et l’envie de se dépasser », résume-t-elle.

Source (partielle) : La Presse canadienne

Instruction à domicile : Gabarit de projet d’apprentissage

La HSLDA communique :
Nous approchons de la première année scolaire qui se déroulera alors que la nouvelle loi et le nouveau règlement portant sur l’école-maison sont maintenant en vigueur. Nous nous affairons donc à ajouter des exemples de formulaires et des ressources pour vous aider à vous conformer à la nouvelle législation.

Jetez un œil au gabarit de projet d’apprentissage mis à votre disposition ci-dessous, lequel est accompagné d’exemples et d’informations sur la façon d’utiliser ce gabarit. Bien que le Règlement sur l’enseignement à la maison n’exige pas l’utilisation d’un formulaire spécifique pour votre projet d’apprentissage, ce gabarit a été élaboré afin de se conformer le plus exactement possible à la formulation et aux exigences du Règlement.

Le guide préparé par la HSLDA Canada et l’ACPEQ sera publié tôt la semaine prochaine (il est désormais disponible ici). D’ici là, vous trouverez plusieurs ressources utiles dans le modèle fourni ici, afin de vous accompagner dans la préparation de votre projet d’apprentissage.

Votre projet d’apprentissage doit être soumis au ministre au plus tard le 30 septembre 2018. Restez à l’affût pour de plus amples détails sur la façon de transmettre votre projet d’apprentissage et pour avoir accès à des gabarits et des exemples clairs de bilans de mi-parcours et de fin de projet qui devront être remis plus tard au cours de l’année scolaire. Nous sommes là pour répondre à toutes vos questions concernant le projet d’apprentissage et sur la façon de l’adapter à votre propre école-maison. Si vous avez des interrogations à propos du gabarit, de votre projet d’apprentissage ou de vos obligations pour l’année scolaire à venir, n’hésitez pas à communiquer avec nous !

Projet d’apprentissage 1

Projet d’apprentissage 2


Parti conservateur du Québec : pour la liberté des parents en matière d'éducation sexuelle

Ce carnet n’a pas de préférences pour ce qui est des élections québécoises de 2018, car tous les grands partis dans la course promeuvent des aspects peu recommandables en matières sociétales ou éducatives. Bien évidemment certains partis comme Québec Solidaire ont des programmes plus rédhibitoires que d’autres Voir aussi la fable « Demain, on mange gratis !»

Les lecteurs de ce carnet pourraient trouver intéressant le fait que le Parti conservateur du Québec (libertarien, très fédéraliste, probilinguisme au Québec, très peu conservateur moral en général) est le seul parti qui ait déclaré que les parents devraient pouvoir ne pas envoyer leurs enfants au cours d’éducation à la sexualité.



Le chef du Parti conservateur du Québec (P.C.Q.) sur le programme d’éducation à la sexualité

Voir aussi le carnet de Patrick Saint-Onge, candidat du P.C.Q., sur ce sujet dont nous reproduisons un extrait :
Après avoir été conscientisé suite à une recherche personnelle sur la question du programme d’éducation à la sexualité qui en vigueur dans les écoles du Québec, j’ai décidé de prendre une action politique qui correspond à mes convictions concernant la nature masquée de ce programme qui, sous le couvert d’une éducation à la sexualité (qui est une chose essentielle selon moi), cache un programme de sexualisation précoce de nos enfants.

Plusieurs professionnels de l’enfance (mais aussi des psychologues, des psychiatres, des pédopsychiatres, etc.) en France (http://www.etoile-psy.com/news/la-petition-des-professionnels-contre-leducation-sexuelle/) s’entendent pour dire que la rencontre précoce de l’enfant avec la sexualité adulte ou conçue par des adultes peut être fortement traumatique et va l’encontre du respect de son rythme affectif et cognitif. Je me suis soudainement rendu compte qu’une génération entière de nos enfants est en danger réel, et ce, sans que la population en soit consciente !


Par la suite, j’ai été surpris de constater qu’un seul des 5 grands partis politiques de la campagne électorale en cours au Québec était en désaccord avec l’implantation de ce programme et désirait le suspendre afin de consulter les parents pour donner une bonne direction à ce programme par la suite ; sur les quatre autres grands partis au pouvoir présentement, il y a en même deux qui considèrent que ce programme ne va pas assez loin pas assez vite ! Pour moi, le choix est devenu évident, voter pour le Parti Conservateur du Québec signifie voter pour la protection de nos enfants.

Voir aussi


Vos impôts à l'œuvre : marionnette trans pour « expliquer » aux jeunes écoliers


Éducation à la sexualité — Me Jean-Yves Côté et les droits des parents

Richard Martineau : « L’école sert à extirper l’enfant de son milieu familial et à l’exposer à d’autres valeurs » [sexuelles]

France — Éducation sexuelle, la ministre qui fait « comme si »


Ontario — le programme d'éducation à la sexualité des libéraux est abrogé

Syndicats : « Adapter l’école aux garçons nuirait à leur réussite »

Lutter contre le décrochage des garçons en adaptant l’école à leurs intérêts nuirait à leur réussite scolaire et à l’égalité des sexes, affirment d’une même voix des organismes communautaires et des syndicats. Bel unanimisme idéologique.

Cinq organisations, dont la Centrale des syndicats du Québec, ont profité de la campagne électorale pour réclamer jeudi des mesures visant à « éliminer la reproduction des stéréotypes sexuels » dans le réseau scolaire, afin de favoriser la réussite pour tous.

Syndicats féministes contre les méchants experts

Cette prise de position idéologique s’inscrit dans la foulée du dossier publié au début septembre, dans lequel six des plus grands experts en éducation au Québec présentaient dix solutions pour lutter contre le décrochage des garçons, indique Marie-Ève Carpentier, porte-parole du Regroupement des organismes communautaires québécois en lutte au décrochage.

« C’est toujours le même discours, perpétré par les mêmes experts, qui disent qu’il faut des solutions ciblées pour les garçons » qui ont davantage besoin de bouger, alors qu’« au contraire », la recherche démontrerait que de telles mesures reproduisent « des stéréotypes sexuels qui sont responsables du décrochage scolaire », affirme sans ambage Mme Carpentier sans préciser à quelle recherche elle fait référence.

Adapter l’école aux besoins et intérêts des garçons fait partie de solutions qui « occultent complètement le décrochage des filles et « cristallisent des stéréotypes qui nuisent à l’égalité entre les femmes et les hommes », ajoutent les cinq organisations dans un communiqué conjoint pétri de féminisme radical.

Rappelons que « stéréotypes sexuels » signifient dans la bouche de militants féministes oser affirmer que les garçons et les filles, ce n'est pas la même chose. Or toutes les études psychologiques et biologiques affirment que c'est bien le cas, même si bien sûr les femmes et les hommes partagent énormément de points communs. Voir cette discussion de Jordan Peterson avec une journaliste féministe britannique.




Évacuer les garçons et affirmation sur les stéréotypes sexuels sans fondement scientifique

De son côté, le professeur spécialisé en adaptation scolaire Égide Royer persiste et signe. Ne pas reconnaître les difficultés scolaires des garçons est en soi une forme de sexisme, lance-t-il.

Lors de l’entrée à la maternelle, la proportion d’enfants vulnérables dans au moins un domaine du développement est deux fois plus élevée chez les garçons que chez les filles. Parmi les élèves en difficulté dans le réseau scolaire, 65 % sont de sexe masculin.

Par ailleurs, expliquer l’échec scolaire par les stéréotypes sexuels « ne tient tout simplement pas la route » sur le plan scientifique, ajoute M. Royer.

Québec fier féministe militant, au dernier rang pour la réussite des garçons

À l’échelle canadienne, c’est au Québec où l’écart entre le taux de diplomation des garçons et des filles est le plus grand, selon un rapport de l’Institut du Québec.

Taux de diplomation après cinq ans

  • Filles: 73%
  • Garçons: 62%

Taux de diplomation après sept ans

  • Filles: 84%
  • Garçons: 76%

Rappel : les dix préconisations de six experts pour aider les garçons à l'école

1) Intervention précoce et dépistage dès le début du primaire

Dès l’entrée à l’école, il est important d’intervenir tôt afin d’éviter que les élèves ne prennent du retard.


2) Développer le goût de la lecture chez les garçons

Aimer plonger le nez dans un livre qui correspond aux goûts des garçons peut prévenir le décrochage scolaire.


3) Savoir gérer les troubles de comportement

Une bonne gestion de classe peut diminuer les troubles de comportements, qui peuvent mener à l’abandon scolaire.


4) Organiser des activités parascolaires pour tous

Participer à des activités à l’école en dehors de la classe diminue les risques d’abandon.


5) Des tuteurs et mentors au secondaire

Un lien de confiance avec un adulte à l’école peut faire toute une différence.


6) Organiser l’école en fonction des intérêts des élèves

Regrouper les élèves selon leurs intérêts et leur enseigner en s’adaptant à cette réalité.


7) Découvrir des métiers et professions sur les bancs d’école

Donner un sens aux études en misant sur des projets d’avenir.


8) Adapter davantage l’école aux garçons

Faire bouger les élèves, apprentissages par des projets concrets, nouvelles technologies: autant de façons d’adapter l’école aux besoins et intérêts des garçons.


9) Augmenter les modèles masculins dans le réseau scolaire

Avoir davantage d’hommes à l’école permettrait de convaincre les garçons que l’éducation n’est pas qu’une affaire de filles.


10) Renforcer le rôle des pères dans l’éducation de leurs enfants

Des papas qui s’impliquent davantage à l’école peuvent avoir une influence positive.


L'Ontario veut protéger la liberté d'expression dans ses universités

Le nouveau gouvernement conservateur de l’Ontario exige que les universités et les collèges introduisent une politique en matière de liberté d’expression d’ici le 1er janvier 2019.

Les collèges et universités de l’Ontario ont jusqu’au 1er janvier prochain pour adopter une politique sur la liberté d’expression sur les campus de la province, exige le gouvernement Ford, sans quoi, leur financement pourrait être revu à la baisse.

Pour veiller à ce que les collèges et les universités se conforment aux exigences, les établissements devront présenter un rapport annuel pour faire état de leurs progrès au Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES).

Les collèges et les universités qui ne satisfont pas les exigences relatives à la liberté d’expression pourront faire l’objet de sanctions, dont la réduction du financement octroyé par la province.

Par ailleurs, les étudiants dont les actions contreviennent à la politique en matière de liberté d’expression seront soumis aux mesures disciplinaires en vigueur dans cet établissement.

Les collèges et les universités doivent être des lieux où les étudiantes et étudiants peuvent échanger des idées et des opinions différentes dans le cadre de débats ouverts et respectueux, a déclaré le Premier ministre, Doug Ford, par voie de communiqué.

Les collèges et universités ont jusqu’au 1er janvier 2019 pour élaborer et mettre en œuvre cette politique.

On se rappellera les incidents liés à Jordan Peterson, professeur de psychologie à l’Université de Toronto afin de le priver de subventions et de Lindsay Shepherd, assistante à l’université Wilfred Laurier (voir L’assistante intimidée par l’université Wilfrid Laurier ne croit pas en la sincérité des excuses de l’université et Jordan Peterson poursuit l’Université Wilfrid-Laurier).


Quelques protestataires empêchent une conférence de Jordan Peterson à l’université York (des dégâts à la propriété de l’université seront constatés par la police et au moins un protestataire arrêté pour ceux-ci). Huit cents personnes étaient réunies pour écouter Jordan Peterson.




Protestataires à l'université McMaster envahissent une classe et empêchent Jordan Peterson de s'exprimer aux cris de « Merde transphobe ». Jordan Peterson explique qu'il faut garder son calme et laisser les déraisonnables parler afin que tous puissent se rendre compte de leur manque de raison.

vendredi 21 septembre 2018

Une bibliothèque idéale – Que lire de 0 à 16 ans ?


Ce nouveau guide vous propose une sélection commentée de près de 2 000 titres classiques et contemporains. Ils ont été choisis pour la qualité littéraire du texte, la beauté des illustrations et la valeur des histoires. Ils sont classés par thèmes et par tranches d’âge, de 0 à 16 ans.

Toutes les trois passionnées de littérature jeunesse, les auteurs ont réuni pour vous ce qui leur semble le meilleur de la littérature jeunesse actuelle et une sélection judicieuse de classiques réellement accessibles. En bonus, des conseils de lecture, de nombreux index, les portraits de quelques écrivains célèbres.

Pour les parents, les enseignants, les bibliothécaires…
Une bibliothèque idéale – Que lire de 0 à 16 ans ?
par Anne‐Laure Blanc, Valérie d’Aubigny, Hélène Fruchard
aux Éditions Critérion et La Fondation pour l’école,
à Paris,
en 2018,
288 pages,
17,90 €

Quatre pages :





mercredi 19 septembre 2018

Jordan Peterson poursuit l'Université Wilfrid-Laurier

Jordan Peterson, professeur à l’Université de Toronto et psychologue clinicien, réclame 1,75 million $ en dommages et intérêt pour préjudice à l’Université Wilfrid Laurier, située en Ontario. Cette nouvelle poursuite s’ajoute à celle déposée en juin dernier dans laquelle celui-ci réclame 1,5 million $ pour diffamation alors qu’il avait été comparé à Adolf Hitler par des membres du comité disciplinaire de l’Université Wilfrid Laurier.


Cette accusation infamante avait été proférée en privé à l’occasion d’une conversation entre trois membres du comité disciplinaire et Mlle Lindsay Shepherd, une assistante de l’Université. Celle-ci s’était vue sanctionner par l’Université Wilfrid Laurier pour avoir diffusé une vidéo de la chaîne gouvernementale TVO en classe de communications. Lors de cette vidéo, Jordan Peterson exprimait sa position dans le cadre d’un débat contradictoire avec un autre professeur sur l’utilisation des pronoms neutres. Mlle Shepherd, laquelle avait enregistré la conversation en question à l’insu de ses interlocuteurs, l’avait ensuite diffusée en ligne pour informer le public du traitement qu’elle avait subi.

Voir aussi

L’assistante intimidée par l’université Wilfrid Laurier ne croit pas en la sincérité des excuses de l’université
(M-à-j)


Université Wilfred Laurier (Ontario) — S’opposer aux pronoms transgenres (Jordan Peterson), c’est comme Hitler..
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La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales