lundi 27 mars 2023

Population du Canada : croissance record de 1 050 110 personnes enregistrée en 2022 (m à j Québec)

Un graphique similaire a été publié pour le Québec, voir ci-dessous.  Ce graphique exclut cependant les immigrants permanents (environ 60 000). Le Québec a perdu la maîtrise de son immigration dite « temporaire » (ou sans doute plus précisément « pré-permanente »).



 
Billet du 22 mars
 
La population du Canada était estimée à 39 566 248 personnes au 1er janvier 2023 après une croissance record de 1 050 110 personnes enregistrée durant la période allant du 1er janvier 2022 au 1er janvier 2023.

 
Il s'agit de la première période de 12 mois au cours de laquelle la population s'est accrue de plus de 1 million de personnes dans l'histoire du Canada et du taux d'accroissement démographique annuel le plus élevé (+2,7 %) depuis 1957 (+3,3 %). Le taux d'accroissement démographique record atteint en 1957 était alors lié au nombre élevé de naissances enregistré durant le baby-boom d'après-guerre et à la forte immigration de réfugiés à la suite de la Révolution hongroise de 1956.
 

En 2022, la croissance record de la population canadienne s'explique par une raison quelque peu différente, puisque la migration internationale a été à l'origine de la quasi-totalité de la croissance enregistrée (95,9 %).

Le Canada est de loin le pays du G7 à avoir affiché l'accroissement démographique le plus important en 2022, poursuivant la tendance amorcée il y a de nombreuses années.

Par rapport aux taux de croissance des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques en 2021 — les plus récents taux accessibles pour l'ensemble des membres —, le Canada se situerait au premier rang en matière d'accroissement démographique (+2,7 %) pour 2022. En outre, selon les plus récents chiffres des autres pays (pour l'année 2021), le taux d'accroissement démographique de 2,7 % observé au Canada en 2022 le placerait parmi les 20 premiers à l'échelle mondiale. Presque tous les pays ayant enregistré un taux d'accroissement démographique plus élevé que celui du Canada se trouvaient en Afrique.

Si le taux d'accroissement démographique du Canada devait demeurer au même niveau dans les années à venir, la population du pays doublerait dans environ 26 ans. 

En 2022, le Canada a accueilli 437 180 immigrants et a affiché une augmentation nette du nombre de résidents non permanents estimée à 607 782 personnes. Ces deux chiffres représentent les niveaux les plus élevés observés à ce jour, ce qui rend compte de la hausse des cibles d'immigration et de l'augmentation record du nombre de demandes d'immigration traitées durant l'année par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

L'augmentation du nombre estimé de résidents non permanents enregistrée en 2022 était la plus marquée durant une année civile pour laquelle des données comparables sont accessibles. De plus, pour la première fois, cette hausse a été supérieure à celle des immigrants au cours de la même période. 

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dimanche 26 mars 2023

« J’ai préféré tricher pour que ma fille soit dans un bon public » : ces parents prêts à tout pour éviter leur école de quartier

Attachés à l’enseignement public, incapables de faire le choix de l’enseignement privé, certains parents jouent avec les règles de la sectorisation que l’école publique leur impose pour concilier réussite de leurs enfants et convictions politiques.

Tous les matins Amandine(1), 49 ans, traverse Paris pour accompagner sa fille Coline, 10 ans, en classe. Trente minutes en métro en heure de pointe au lieu des cinq minutes à pied pour rejoindre l’école primaire publique de son secteur. En France, dans l’enseignement public, la carte scolaire affecte chaque élève dans une école proche de son domicile (sauf demande de dérogation). Pour Amandine, qui habite la Goutte d’Or, un quartier très populaire [euphémisme, comprendre à très forte immigration] du 18e arrondissement, y scolariser sa fille était inenvisageable. En cause ? Un quartier trop « populaire » et un niveau scolaire bas selon la quadragénaire. « Je n’avais pas envie que ma fille régresse », affirme la mère. Cette dernière aurait pu choisir d’inscrire Coline dans une école privée afin de s’affranchir de cette sectorisation imposée, comme le font 17 % des collégiens français (35 % à Paris), d’après les chiffres du ministère de l’Éducation nationale. « Le privé coûte très cher sans la garantie d’un meilleur enseignement, alors j’ai préféré tricher pour que ma fille soit dans un bon public », confie Amandine. Elle a donc demandé à un ami de lui faire une attestation d’hébergement dans un quartier plus huppé.


À demi-mot et sous couvert d’anonymat, Amandine regrette le manque d’enfants issus de classes sociales plus aisées dans l’école de son quartier. Ils sont effectivement nombreux à être partis vers les établissements privés qui concentrent les catégories socioprofessionnelles les plus privilégiées. D’après une étude de 2021 du service statistique du ministère de l’Éducation nationale, 40,1 % des collégiens du secteur privé sous contrat sont issus de milieux sociaux très favorisés contre 19,5 % dans le public. « La France est un des pays de l’OCDE où la ségrégation scolaire est la plus forte », affirmait le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye lors d’un débat au Sénat le 1er mars dernier. Tout en reconnaissant les « raisons qui poussent certaines familles à choisir de contourner la sectorisation », le ministre a promis des mesures en faveur de la mixité sociale mettant davantage à contribution l’enseignement privé. En attendant ces annonces prévues pour ce printemps, des parents comme Amandine jonglent entre différentes tactiques pour ni sacrifier leur progéniture sur l’autel de la mixité ni renier leurs idéaux.

« Pour certains parents, il y a un véritable déchirement entre convictions politiques et réussite de leurs enfants. Certains d’entre eux, très attachés à la laïcité, ne peuvent se résoudre à envoyer leurs enfants dans l’enseignement privé catholique. L’État leur propose de choisir entre un ghetto de riches et un ghetto de pauvres, alors ils se retrouvent à trouver des moyens de contournement », analyse Julien Grenet, chercheur à l’École d’économie de Paris.

Québec continuera d'enseigner le controversé programme d'ECR encore un an

Québec met le frein à l’implantation du programme Culture et citoyenneté québécoise: le nouveau programme qui remplacera le controversé Éthique et culture religieuse (ECR) sera enseigné dans toutes les écoles un an plus tard que prévu, à partir de la rentrée 2024. 

L’implantation du nouveau cours se fera «progressivement» à l’automne 2023, peut-on lire dans les documents budgétaires présentés mardi. Selon nos informations, les écoles pourront alors enseigner les nouveaux contenus sur une base «volontaire».

Il faudra attendre à la rentrée 2024 avant que tous les élèves y aient accès.

Au cours des derniers mois, des syndicats de personnel enseignant ont réclamé à plusieurs reprises le report de l’implantation de ce nouveau cours pour la rentrée. 

La version finale du programme n’est pas encore disponible, et le personnel enseignant réclame davantage de formation afin de pouvoir bien rendre les contenus complexes et parfois délicats, qui comprennent notamment des notions d’éducation à la sexualité.

Les maisons d’édition ne seront pas non plus en mesure d’imprimer les nouveaux manuels pour l’automne, a-t-on indiqué au Journal.

Des projets-pilotes sont présentement en cours dans une poignée d’écoles. Au primaire, le nouveau cours permettra notamment d’aborder des enjeux entourant l’éducation au numérique, alors qu’au secondaire, il permettra aux élèves du secondaire de se familiariser avec l’histoire du Québec et ses institutions, notamment par une visite à l’Assemblée nationale, peut-on lire dans les documents budgétaires.

samedi 25 mars 2023

Montréal — La gendarmerie arrête un homme soupçonné de préparer un acte terroriste islamiste

Craignant qu’il s’apprête à commettre des actes terroristes, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté jeudi matin un homme de 18 ans de la région de Montréal.

Ce sont des renseignements partagés la semaine dernière par le Federal Bureau of Investigation (FBI) qui ont permis aux enquêteurs de la GRC d’arrêter Mohamed Amine Assal, qui habite l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal.

Selon l’agent de la GRC Charles Poirier, l’individu a été appréhendé à la suite d’une courte enquête menée par l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale (EISN).

La police fédérale, qui avait des motifs de penser que Mohamed Amine Assal s’apprêtait à commettre des « infractions en matière de terrorisme », a décidé de procéder plus tôt que prévu à son arrestation.

« On ne pouvait pas attendre de récolter l’entièreté de la preuve, a expliqué l’agent Poirier à Radio-Canada. On était encore en pleine enquête, mais l’information qui a été donnée aux enquêteurs les a inquiétés. 

C’est la raison pour laquelle ils ont demandé qu’un mandat d’arrestation soit délivré. »

Une perquisition a également été menée à la résidence du suspect, dans l’arrondissement Saint-Laurent, où du matériel informatique a notamment été saisi.

Des liens avec le groupe armé État islamique

Selon nos informations, ce dernier entretenait des conversations sur les réseaux sociaux au sujet de la fabrication d’engins explosifs.

La preuve amassée par les enquêteurs faisait en sorte qu’on le soupçonnait de se préparer à accomplir des gestes violents ou à commettre des attentats en lien avec l’islamisme radical.

Selon la GRC, Mohamed Amine Assal aurait partagé sur Internet du matériel de propagande du groupe armé État islamique (EI), il semblait planifier une activité terroriste au profit de l’EI, il aurait tenté de radicaliser des gens de son entourage et fréquentait une mosquée qui était également fréquentée par des partisans de l’EI. Quelle mosquée ? Elle n’a pas été fermée ?

Il aurait aussi prôné la violence envers les non-musulmans.

Le jeune suspect, qui a comparu au palais de justice de Montréal jeudi après-midi, n’a pas été formellement accusé. Les autorités aimeraient lui faire signer une ordonnance de ne pas troubler l’ordre public qui leur permet de l’avoir à l’œil, le temps que l’enquête soit terminée.

Selon la procureure du Service des poursuites pénales du Canada, Me Nancy Perrault, la preuve amassée par la GRC ne permettait pas de déposer des accusations hâtives dans le dossier, mais elle était suffisante pour procéder à l’arrestation du suspect et l’empêcher d’agir.
Conditions strictes et bracelet GPS

Le suspect a quant à lui pu recouvrer sa liberté, mais sous de strictes conditions, soit notamment de porter un bracelet électronique GPS, de respecter un couvre-feu entre 23 h et 6 h et de rendre son passeport à la GRC. Il n’aura pas non plus le droit de consulter les réseaux sociaux ni des sites de clavardage.

La Couronne n’écarte pas la possibilité de déposer des accusations contre lui ultérieurement, dans la mesure où le travail des enquêteurs et d’analyse de la preuve se poursuit.

Mohamed Amine Assal devra revenir au tribunal le 4 mai prochain.

vendredi 24 mars 2023

Sport féminin: quand le réel reprend ses droits

Le Figaro nous apprenait jeudi que la Fédération internationale d’athlétisme vient de prendre une décision capitale, relevant du simple bon sens, mais qui exigeait beaucoup de courage.

Elle tient en une formule simple: les femmes trans ne pourront plus participer aux compétitions sportives féminines. 

Autrement dit, les hommes biologiques qui s’identifient désormais comme femmes, qu’ils aient connu ou non la grande opération de changement de sexe, ne pourront plus compétitionner parmi les femmes. Plus exactement, il en sera ainsi de ceux qui ont connu une «puberté masculine».

Biologie

Pour une raison simple: biologiquement, physiologiquement, un homme n’est pas une femme, et un corps d’homme n’est pas un corps de femme. Le corps n’est pas une enveloppe physique extérieure à l’identité profonde d’un individu. Un homme peut bien se dire femme, ou une femme se dire homme, si son corps dit le contraire, ce n’est pas un détail. 

Fondamentalement, pour les sportives, la participation de femmes trans biologiquement masculines était profondément injuste. 

Naturellement, notre société doit s’ouvrir et tendre la main à ceux qui se sentent étrangers à leur propre corps. Nous comprenons que l’humanité est complexe, et le respect des trans va de soi. 

Mais notre société ne saurait faire de «l’autodétermination de genre» la règle de la vie sociale, en abolissant les sexes. 

Que l’on soit obligé de le rappeler est lunaire, mais notre époque a depuis longtemps perdu la boule. 

Et il faudra désormais que d’autres organisations sociales appliquent la même règle. 

Injuste

Est-il normal d’intégrer des hommes biologiques s’identifiant comme femmes dans les maisons pour femmes en danger? Non. 

Est-il normal de les intégrer dans les prisons pour femmes? Non plus. 

Est-il normal qu’on assimile à un propos discriminatoire l’affirmation selon laquelle seules les femmes portent des enfants? Toujours pas. 

Il est temps que le réel reprenne ses droits.

Source : Journal de Québec

jeudi 23 mars 2023

Dépenses en infrastucture : 28 500 $ par étudiant de McGill (anglo), 357 $ par étudiant de l’UQAM (franco)

Les universités de langue anglaise obtiendront la part du lion du financement des infrastructures accordé par Québec, selon le Parti québécois (PQ).

À elles seules, les universités McGill et Concordia obtiendront au total 622 millions sur le 1,04 milliard qui sera consenti à terme par le gouvernement du Québec à toutes les universités dans la liste des projets en réalisation, peut-on lire dans le Plan québécois des infrastructures 2023-2033 déposé avec le budget mardi.
Campus de la McGill University


« Est-ce que le Premier ministre peut admettre que son budget en matière d’enseignement supérieur finance directement l’anglicisation du Québec ? » a demandé le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon au Premier ministre François Legault à la période de questions jeudi.

Le leader indépendantiste a calculé que, à titre d’exemple, si l’on reporte les investissements en infrastructures du Québec en fonction des effectifs inscrits, cela revient à 28 500 $ par étudiant de McGill et à 357 $ par étudiant de l’UQAM.

L’ensemble des universités de langue française se partage « un maigre 40 % », a-t-il dénoncé en notant que les constituantes de l’Université du Québec « obtiennent 5 % de la tarte ».

Le chef caquiste a éludé la question. Il a toutefois fait valoir que son gouvernement avait plafonné les places dans les cégeps anglophones à 17 % de la population collégiale. M. Legault a par ailleurs accusé le PQ de vouloir fermer la moitié des cégeps anglophones. En quoi serait-ce un mal dans une province qui se dit officiellement francophone, où le français est en déclin, l’anglais est devenu la langue d’immigrés allophones qui s’assimilent trop à l’anglais et la majorité de la clientèle des cégeps anglophones n'est pas d'origine anglophone ? Qu’est-ce que le chef caquiste essaie de dire ?
 
Partie du « campus » urbain de l’UQAM (Université du Québec à Montréal)

M. St-Pierre Plamondon en a même profité pour ironiser sur la campagne publicitaire actuelle du gouvernement en faveur de l’usage du français, où l’on voit dans un faux documentaire animalier une espèce menacée, le faucon, avec en voix hors champ une narration truffée d’anglicismes.

« Pendant que la CAQ met tous ses efforts sur le faucon pèlerin pour convaincre une population déjà convaincue de l’urgence d’agir en français, on est en train de passer à côté de questions essentielles comme la disproportion du financement octroyé aux universités anglophones. »

Le chef péquiste a aussi reproché au gouvernement de consacrer 200 millions par année pour financer la formation universitaire d’étudiants canadiens et internationaux inscrits dans les établissements anglophones.

Il a demandé au chef de la CAQ de reprendre la proposition du PQ, c’est-à-dire d’imposer un quota maximum de 20 % d’étudiants étrangers anglophones sur le total d’étudiants accueillis.

M. Legault a répliqué en reprochant au PQ de trahir ainsi l’héritage de la loi 101 de René Lévesque, qui prévoyait que les anglophones du reste du Canada inscrits dans les universités anglophones ici paieraient les mêmes droits de scolarité que les Québécois.  Comme si les choses n’avaient pas changé depuis et comme si René Lévesque ne pouvait pas s’être trompé sur ce sujet…
 

 

Les Québécois plus susceptibles d’avoir une vision négative des religions, d'abord l'islam, mais aussi le christianisme

Les Canadiens de partout au pays sont plus enclins à avoir une mauvaise opinion de l’islam que des autres religions étudiées (les cinq principales religions du monde). Au Québec, le quart des répondants (25 %) ont une opinion favorable de l’islam. À noter, le nombre de répondants favorables à l’islam dans les différentes régions du Canada ne dépasse jamais 37 % :


Au pays, les Québécois sont les plus susceptibles d’avoir une vision négative de la plupart des religions présentées. Cependant, le reste du pays n’est pas non plus à l’abri de ce genre de perspective, en particulier lorsqu’il est question de l’islam :


Les Québécois se disent également les plus défavorables au christianisme (37 % d’avis défavorables), mais cette mesure doit être nuancée par le fait que le mariage avec un chrétien/une chrétienne est l’option la plus favorable pour les Québécois (acceptable à 80 %). Un rejet de la théologie catholique, mais l’acceptation des chrétiens historiques le plus souvent non pratiquants ?

En utilisant un indice net de favorabilité, une comparaison du pourcentage des répondants ayant une vision positive et de ceux dont l’opinion est négative, on peut observer clairement que l’opinion des Canadiens par rapport à l’islam est plus négative que celle qu’ils ont des autres religions.


Les symboles religieux en public et au travail

mardi 21 mars 2023

François Legault : « Notre société doit peut-être donner un petit peu moins de pouvoir au parent biologique »

François Legault commentant les modifications à la loi sur la DPJ (Direction de la protection de la jeunesse).

Moins de pouvoir aux parents biologiques et donc plus de pouvoir à qui si ce n'est l'État et ses fonctionnaires et juges ?

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Comment Québec a privé les parents et les élèves d’un choix de cours de morale ou de religion à l’unanimité, encore une fois...

 

Québec — Trop d’hommes délaissent l’université et seront privés des bons emplois de demain, selon un ex-recteur

Trop d’hommes délaisseraient l’université et seraient privés des bons emplois de demain, selon un ex-recteur

Les hommes désertent les études universitaires, tournant ainsi le dos aux emplois payants de demain, s’inquiète l’ex-recteur de l’Université de Montréal, Robert Lacroix.

Durant sa carrière de plus de 50 ans dans le milieu universitaire, Robert Lacroix a vu peu à peu les hommes disparaître des cérémonies de collation des grades.

«Les emplois de demain vont relever d’une main-d’œuvre spécialisée et les hommes seront de moins en moins nombreux à pouvoir les exercer», résume au Journal l’ex-recteur et auteur de La sous-scolarisation des hommes et le choix de profession des femmes, qui paraît aujourd’hui aux Presses de l’Université de Montréal. 

Dans ce livre collectif, M, Lacroix rappelle qu'au cours des soixante-quinze dernières années, dans un grand nombre de pays industrialisés, trois phénomènes remarquables se sont produits dans le monde de l’éducation. D’abord, la diplomation universitaire des femmes a rattrapé celle des hommes pour ensuite, contre toute attente, la dépasser. Enfin, malgré ce rattrapage et ce renversement de tendance, les différences dans les choix disciplinaires et de profession des femmes et des hommes se sont cristallisées.

Retournement de situation

Avec 40 % des effectifs dans les universités québécoises, les hommes pourraient se retrouver dans la situation des femmes d’autrefois quand elles n’avaient pas accès aux études et qu’elles devaient se contenter d’emplois mal payés et sans possibilité d’avancement professionnel.

Alors que les bûcherons sont remplacés par des machines capables de débiter d’immenses arbres en quelques secondes et que les emplois dans les usines sont effectués par des robots, que restera-t-il aux gens qui ont quitté l’école après le secondaire, s’interroge M. Lacroix. 

Notons cependant que de nombreux emplois à col blancs pour lesquels on demande un diplôme sont également menacés par l'intelligence artificielle : la banque, l'assurance, le diagnostic en santé, la recherche documentaire dans le monde juridique, la gestion de portefeuille, le courtage, etc.

Déjà, trois emplois sur quatre exigent une formation postsecondaire, souligne l’économiste qui a dirigé l’UdeM de 1998 à 2005. Il faut, toutefois, se demander si ces diplômes sont vraiment toujours utiles : les rares journalistes de la presse écrite qui continuent de vivre de leur plume sont toutes diplômées, mais elles sont aussi devenues surnuméraires. Et sont-elles meilleures journalistes que les vieux de la vieille qui avaient appris le métier sur le tas ?  Les diplômées sont plus conformistes, plus progressistes certainement, mais sont-elles meilleures que leurs anciens ?

Dans ce livre écrit avec ses collègues économistes Claude Montmarquette (aujourd’hui décédé) et Catherine Haeck, auquel s’est joint Richard E. Tremblay, un expert du développement de l’enfant, M. Lacroix revient sur l’extraordinaire parcours des femmes dans la plupart des universités d’Occident. «En 30 ans, les femmes sont passées de 20 % des effectifs universitaires à une solide majorité. Au Québec, on parle de 62 %.»

Loin de dénoncer la scolarisation des femmes qu’il estime parfaitement justifiée, l’ex-recteur et ses collègues déplorent le décrochage masculin. Et que leur sort reste dans l’ombre.

«Nous avançons que la raison principale de cette quasi-indifférence est que les hommes ne semblent pas souffrir de cet écart, pour le moment.»  

 
L'avantage d'avoir un diplôme universitaire s'émousse sur le marché du travail

Agir tôt

Il faut s’attaquer aux difficultés d’apprentissage dès la petite enfance, croit l’ex-recteur. «On sait que les habitudes de lecture se prennent tôt dans la vie et que les différences s’observent même avant la naissance. C’est vers les milieux défavorisés des mères enceintes qu’on doit concentrer nos programmes d’intervention», soutient-il.

Robert Lacroix ne s’inquiète pas de voir les femmes délaisser le génie ou l’informatique. «Les femmes font des choix de carrière qui correspondent à leurs valeurs, leurs talents et leurs préférences. Si plus d’hommes se rendaient à l’université, on compterait chaque année 20 000 ingénieurs de plus au Canada.» 
 
Il ne resterait plus qu'à réindustrialiser le Québec alors... si les écologistes qui veulent sauver la planète le permettent.
 
Voir aussi
 
 
 

lundi 20 mars 2023

Universités — Québec paiera 1 millards de $ d’ici cinq ans pour angliciser Montréal


Un texte de Martin Maltais, Professeur en financement et politiques d’éducation, paru dans le Journal de Montréal.

Au cours des cinq prochaines années, on peut estimer que Québec consacrera près d’un milliard de dollars à l’anglicisation de Montréal.  

Seulement en 2022-2023, sur la base de la fréquentation universitaire de 2021-2022, près de 200 millions de dollars sont accordés en subvention à 3 universités anglophones (Tableau 1) pour que des étudiants de maîtrise et de doctorat non québécois, mais aussi des étudiants de 1er cycle non québécois «exemptés» contribuent à l’anglicisation de Montréal et du Québec.  

Comme je l’ai récemment écrit et dit sur différentes tribunes, je suis profondément convaincu que le destin du français est lié à celui de la science. Et ce destin, pour qu’il soit florissant, signifie que l’on doit d’abord cesser de subventionner un destin funeste.  


Davantage pour la recherche scientifique

Je tiens à être clair: j’aime nos universités anglophones et j’en suis fier. Je suis parfaitement d’accord à ce que des jeunes québécois fréquentent ces établissements et que nous en assumions une large partie des coûts. Je pense que c’est un enrichissement de pouvoir maîtriser plus d’une langue, particulièrement pour de jeunes adultes. Toutefois, lorsqu’il s’agit de personnes qui proviennent de l’extérieur du Québec, il est anormal que l’on accorde les mêmes frais et privilèges, peu importe la langue de fréquentation universitaire et, surtout, sans aucune contrepartie.

D’autant que concrètement, il s’agit de 200 millions de dollars par année qui permettent à des personnes de venir suivre un parcours essentiellement de 2e ou 3e cycle, en anglais, au Québec, aux frais des contribuables québécois. Ces personnes étudient en anglais, vivent en anglais. Cette activité contribue à angliciser Montréal et le Québec. Pourquoi ne pas prendre les mêmes ressources financières et les allouer exclusivement à une fréquentation en langue française? Ce serait plutôt l'occasion pour plutôt franciser davantage Montréal et surtout, la recherche scientifique au Québec! 

Gains rapides

Les emplois découlant des 2e et 3e cycles dépassent largement, et de plus du double, les «jobs payantes» souhaitées par le premier ministre. Alors, pourquoi les subventionner en anglais pour des non-Québécois? Ce chantier que je soumets permettrait de faire des gains rapides et à un coût nul pour la vitalité du français dans nos universités francophones à travers des parcours menant à des emplois payants: si la ministre de l’Enseignement supérieur et ses collègues concernés posent des gestes appropriés et rapides, bien sûr!