Le 3 mai dernier, l'école secondaire Mont-Sainte-Anne (ESMSA) accueillait Pauline Marois, chef du PQ. Au cours d'une rencontre informelle d'une demi-heure devant une soixantaine d'étudiants d'histoire et d'éthique et culture religieuse de secondaire III et IV, la politicienne a, entre autres, abordé son long parcours et ses fonctions en plus de répondre aux questions des jeunes.
Mme Marois a d'abord expliqué aux élèves la position de son parti par rapport au sujet de l'heure : la grève étudiante. Elle a insisté sur le fait qu'elle appuyait « la » cause, mais pas les agissements radicaux qui les accompagnent parfois. Elle a aussi parlé de sa priorité, la souveraineté et brièvement émis son opinion relativement aux domaines de la santé, de la famille [selon elle, en fait le retour au travail des mères], de l'éducation et de l'environnement.
L'empreinte écologique, une question importante ?
Sur le point de partir, Mme Marois, scrutant son entourage pour voir si son agenda le permettait, a accepté de répondre à « une dernière petite question rapide » d'un jeune homme de 16 ans. La question également abordée au cours ECR : « Est-ce que vous connaissez votre empreinte écologique ? ». La réponse : « Euh, non, en fait je ne la connais pas. Je connais ça, mais je ne connais pas mon empreinte écologique », a répondu Mme Marois, ce qui a fait rire l’assistance.
L'école invitera-t-elle des représentants de tous les partis ?
On a l'impression que le cours ECR sert de prétexte pour aborder la politique et tous les lieux communs du prêt-à-penser écologique ou progressiste. Est-ce vraiment une urgence pour une école qui forme si peu aux matières de base non controversées et s'éparpille de la sorte ?
Source
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mercredi 9 mai 2012
Conséquence du boycott au Québec, augmentation de 260 % des demandes d'inscription de la part d'étudiants québécois à Moncton
Alors que le conflit étudiant au Québec entre dans sa 13e semaine, de plus en plus de jeunes se tournent vers les autres provinces pour s’assurer une place dans un établissement ouvert et fonctionnel en septembre.
En 2011, seulement 160 des 4899 étudiants de l’Université [francophone] de Moncton provenaient du Québec. En 2007, ils étaient 197.
Depuis un certain temps, de moins en moins de Québécois viennent étudier sur un campus acadien, mais la tendance devrait bientôt se renverser.
« Nous réagissons à la situation actuelle, a fait savoir la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, Marie-Linda Lord. Tout n’est pas réglé et la situation actuelle en inquiète plusieurs. Les étudiants sont en train de perdre leur semestre. »
Si l’on prend en considération les inscriptions québécoises de septembre 2011 et les demandes d’admission en date du 7 mai, on assiste à une augmentation de 260 %. Il faut cependant souligner que le chiffre des demandes d’inscriptions est toujours plus élevé que les inscriptions en tant que telles.
« Il y a un besoin et nous voulons bien répondre à la demande accrue. Nous visons avant tout les étudiants du cégep », a dit Mme Lord.
Voilà la raison pour laquelle il y aura bientôt un microsite destiné aux Québécois sur le site web de l’Université de Moncton. Tous les internautes auront accès à ce site, qui vantera les mérites de cet établissement d’enseignement.
Ses représentants communiqueront avec les conseillers en orientation de ces établissements scolaires.
« Nous prenons les mesures nécessaires pour que les étudiants puissent mieux nous connaître. Nous allons aussi profiter des médias sociaux pour publier notre invitation », a fait savoir Mme Lord.
En 2011, seulement 160 des 4899 étudiants de l’Université [francophone] de Moncton provenaient du Québec. En 2007, ils étaient 197.
Depuis un certain temps, de moins en moins de Québécois viennent étudier sur un campus acadien, mais la tendance devrait bientôt se renverser.
« Nous réagissons à la situation actuelle, a fait savoir la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, Marie-Linda Lord. Tout n’est pas réglé et la situation actuelle en inquiète plusieurs. Les étudiants sont en train de perdre leur semestre. »
Si l’on prend en considération les inscriptions québécoises de septembre 2011 et les demandes d’admission en date du 7 mai, on assiste à une augmentation de 260 %. Il faut cependant souligner que le chiffre des demandes d’inscriptions est toujours plus élevé que les inscriptions en tant que telles.
« Il y a un besoin et nous voulons bien répondre à la demande accrue. Nous visons avant tout les étudiants du cégep », a dit Mme Lord.
Voilà la raison pour laquelle il y aura bientôt un microsite destiné aux Québécois sur le site web de l’Université de Moncton. Tous les internautes auront accès à ce site, qui vantera les mérites de cet établissement d’enseignement.
Ses représentants communiqueront avec les conseillers en orientation de ces établissements scolaires.
« Nous prenons les mesures nécessaires pour que les étudiants puissent mieux nous connaître. Nous allons aussi profiter des médias sociaux pour publier notre invitation », a fait savoir Mme Lord.
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Nouvelle-Écosse — Élève suspendu pour avoir porté T-shirt pro-Jésus, puis réintégré
![]() |
| William Swinimer et son maillot inacceptable |
La commission a permis à William Swinimer, 19 ans, de revenir à l’école ce lundi avec son maillot jaune vif qui déclare qu’« une vie sans Jésus est perdue », une allusion à Philippiens 3:8.
Swinimer avait porté son t-shirt pendant des mois malgré les plaintes d’enseignants qui affirmaient que ledit maillot pourrait offenser des non-chrétiens. Le 27 avril, le directeur de son école décidait de le suspendre pendant cinq jours. Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi on le stigmatisait ainsi alors que l’on ne disait rien contre les élèves qui portaient, par exemple, des maillots « Gloire à Satan ! » ou « Salut à toi, Satan ! » ou encore des allusions à la drogue ou des mots profanes.
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| Un maillot acceptable |
Swinimer s’est présenté ce lundi à l’école avec son père. Mais, ils ont rapidement quitté les lieux quand ils ont appris que l’école avait prévu une conférence pour tous les écoliers sur le thème de « Comment exprimer ses convictions en public ». La conférence était animée par des « facilitateurs » de la controversée Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse ainsi que des fonctionnaires des ministères de la Justice et de l’Éducation de la province.
Le père, John Swinimer, a déclaré que son fils ne retournerait pas à l’école à moins que l'enseignement qu'on y prodigue se recentre sur les matières de base à l’ancienne.
Le pasteur des Swinimers, Varrick Day, a déclaré à la chaîne de journaux Postmedia que l’école jetait William dans la « fosse aux lions » en en faisant le centre d’intérêt d’une assemblée à laquelle tous les élèves devaient assister. Il a ajouté que la famille songe désormais à ne plus remettre les pieds dans cette école publique pour le reste de l’année scolaire.
Jon Goldberg du Conseil juif de l’Atlantique a déclaré au Chronicle Herald de Halifax que son association « croit que tout un chacun a le droit d’exprimer ses convictions religieuses et nous n’étions certainement pas offensés par le t-shirt en question. »
Le gouvernement néo-démocrate de la Nouvelle-Écosse soutenait l’école, mais le chef des Conservateurs progressistes, Jamie Baillie, pensait que l’école avait brimé les droits de Swinimer.
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lundi 7 mai 2012
Le Monopole scolaire « ne se contente pas d’une centralisation administrative. Il vise une véritable centralisation spirituelle »
Tiré du dernier numéro d'Égards
Un des enseignements qu’il faut retirer de l’imposition de ce cours est que le despotisme démocratique ne se contente pas d’une centralisation administrative. Il vise une véritable centralisation spirituelle, dont l’école est le principal instrument. Le régime moderne n’est pas d’abord un régime politique (politiquement, l’État québécois est impotent et le prouve constamment devant les groupes de pression), il est essentiellement religieux. Chez les nations catholiques, comme la nation canadienne-française, l’étatisme comporte par surcroît, le plus souvent, un élément anticatholique virulent. L’État laïciste y possède encore plus qu’en pays protestants un caractère quasiment théocratique qui explique en partie le projet ÉCR. On y devine, agissante, une dogmatique implicite qui veut changer les cœurs, modifier les comportements, agir sur les mœurs, établir, en somme, une Contre-Église.
L’État a pris la place des parents comme procureur de l’école et des professeurs. L’étatisme profite d’un processus de désocialisation qui dure depuis plusieurs siècles et qui justifie l’État dans ses interventions. Mais ce processus, l’État, paradoxalement, le stimule toujours davantage en voulant y remédier. C’est le cercle vicieux de l’étatisme.
La transmission familiale a été remplacée, dès le plus jeune âge des enfants, par celle d’éducateurs professionnels, qui sont en gros, de la garderie jusqu’à l’université, des fonctionnaires. Les parents n’abandonnent pas leurs enfants aux experts par indifférence. La famille, quoi qu’on en dise, résiste. N’est-ce pas surtout parce qu’elle sert de refuge ? La famille est un lieu de plus en plus séparé de la société civile. La notion récente de cocooning correspond à sa nouvelle vocation. On fuit le monde extérieur et son stress, l’État ou l’entreprise, pour se retirer dans un « cocon » qui n’a pas de fonction sociale et s’oppose non seulement au métier, mais à la mission sociale et politique de la famille traditionnelle. La famille moderne désocialise et dépolitise. Comme l’écrivait Philippe Ariès :
[...] la famille a changé de sens. Elle apparaît beaucoup moins qu’autrefois comme l’élément fondamental d’une société. Elle est une manière de ne plus être seul contre une société qui sépare et qui isole.
Dans le contexte moderne, la famille a un sens antisocial.
Si la famille survit, ce n’est donc plus en tant que cellule sociale vivante, mais comme une institution diminuée. Les parents en tout ce qui touche la formation et l’éducation s’en sont remis aux spécialistes et n’ont guère conservé le sentiment d’avoir un héritage moral à transmettre. Et puis, il existe des raisons moins nobles ou plus pressantes de s’éloigner de ces tâches trop ardues prises en main par les experts : le manque de temps, l’ambition professionnelle, l’avidité.
Cependant, l’école à son tour s’est trouvée assez embêtée pour remplir une besogne qui la dépassait. La famille inapte à socialiser n’a jamais été remplacée. Ce mal est déjà ancien. Rebel without a Cause, le célèbre film de Nicholas Ray (1955), témoigne de cette crise. L’adolescence est une invention moderne, et même protestante. Mais la « solution » suggérée par Nicholas Ray, la restauration de l’autorité paternelle (on se souvient du père faible joué par Jim Backus) n’a pas été retenue par le gouvernement du Québec. L’État éducateur a remplacé petit à petit une famille incapable de socialiser ses membres et de leur transmettre son capital moral et spirituel.
Il est vrai que l’État moderne bénéficie en un sens de cette désocialisation générale; il doit toutefois en compenser les effets pervers. Le cours d’éthique et de culture religieuse, qui fait de l’école un « laboratoire social » et non un lieu de transmission du savoir, répond comme il peut, et d’ailleurs comme il veut, aux misères d’une société qui doit être enseignée parce qu’elle n’est plus vécue. Pour le sociologue Frédéric Le Play, contemporain d’un Empire britannique à l’apogée de sa puissance, « la cause fondamentale de la grandeur de l’Angleterre » ne se trouve ni dans la royauté, ni dans la noblesse, ni dans le parlement, ni même dans une « combinaison harmonieuse de ces trois éléments » :
Il existe donc dans la constitution britannique, écrit-il, un pouvoir qui est à la fois plus sage et plus stable que les trois principales autorités de son organisme politique; qui, aux bonnes époques, développe la prospérité en déférant l’action gouvernementale aux vertus de la royauté, aux talents de la noblesse et au mécanisme du parlement; qui, aux époques de défaillance de ces trois institutions, intervient plus directement pour conjurer l’effet des catastrophes intérieures ou des empiètements de l’étranger; qui enfin a fait grandir la nation anglaise plus qu’aucun peuple connu, depuis la fondation de l’Heptarchie, jusqu’à l’époque de gloire et de prospérité qui a immédiatement suivi la paix de 1815. Ce pouvoir prépondérant dans la constitution sociale de l’Angleterre est la famille anglo-saxonne (La Constitution de l’Angleterre, Livre II, ch. VII).
Les pères et les mères qui ont combattu pour la liberté religieuse dans l’affaire du cours ÉCR ont montré la voie d’une véritable restauration politique : elle commence par le rétablissement de l’autorité sociale des parents.
[...]
Un des enseignements qu’il faut retirer de l’imposition de ce cours est que le despotisme démocratique ne se contente pas d’une centralisation administrative. Il vise une véritable centralisation spirituelle, dont l’école est le principal instrument. Le régime moderne n’est pas d’abord un régime politique (politiquement, l’État québécois est impotent et le prouve constamment devant les groupes de pression), il est essentiellement religieux. Chez les nations catholiques, comme la nation canadienne-française, l’étatisme comporte par surcroît, le plus souvent, un élément anticatholique virulent. L’État laïciste y possède encore plus qu’en pays protestants un caractère quasiment théocratique qui explique en partie le projet ÉCR. On y devine, agissante, une dogmatique implicite qui veut changer les cœurs, modifier les comportements, agir sur les mœurs, établir, en somme, une Contre-Église.
L’État a pris la place des parents comme procureur de l’école et des professeurs. L’étatisme profite d’un processus de désocialisation qui dure depuis plusieurs siècles et qui justifie l’État dans ses interventions. Mais ce processus, l’État, paradoxalement, le stimule toujours davantage en voulant y remédier. C’est le cercle vicieux de l’étatisme.
La transmission familiale a été remplacée, dès le plus jeune âge des enfants, par celle d’éducateurs professionnels, qui sont en gros, de la garderie jusqu’à l’université, des fonctionnaires. Les parents n’abandonnent pas leurs enfants aux experts par indifférence. La famille, quoi qu’on en dise, résiste. N’est-ce pas surtout parce qu’elle sert de refuge ? La famille est un lieu de plus en plus séparé de la société civile. La notion récente de cocooning correspond à sa nouvelle vocation. On fuit le monde extérieur et son stress, l’État ou l’entreprise, pour se retirer dans un « cocon » qui n’a pas de fonction sociale et s’oppose non seulement au métier, mais à la mission sociale et politique de la famille traditionnelle. La famille moderne désocialise et dépolitise. Comme l’écrivait Philippe Ariès :
[...] la famille a changé de sens. Elle apparaît beaucoup moins qu’autrefois comme l’élément fondamental d’une société. Elle est une manière de ne plus être seul contre une société qui sépare et qui isole.
Dans le contexte moderne, la famille a un sens antisocial.
Si la famille survit, ce n’est donc plus en tant que cellule sociale vivante, mais comme une institution diminuée. Les parents en tout ce qui touche la formation et l’éducation s’en sont remis aux spécialistes et n’ont guère conservé le sentiment d’avoir un héritage moral à transmettre. Et puis, il existe des raisons moins nobles ou plus pressantes de s’éloigner de ces tâches trop ardues prises en main par les experts : le manque de temps, l’ambition professionnelle, l’avidité.
Cependant, l’école à son tour s’est trouvée assez embêtée pour remplir une besogne qui la dépassait. La famille inapte à socialiser n’a jamais été remplacée. Ce mal est déjà ancien. Rebel without a Cause, le célèbre film de Nicholas Ray (1955), témoigne de cette crise. L’adolescence est une invention moderne, et même protestante. Mais la « solution » suggérée par Nicholas Ray, la restauration de l’autorité paternelle (on se souvient du père faible joué par Jim Backus) n’a pas été retenue par le gouvernement du Québec. L’État éducateur a remplacé petit à petit une famille incapable de socialiser ses membres et de leur transmettre son capital moral et spirituel.
Il est vrai que l’État moderne bénéficie en un sens de cette désocialisation générale; il doit toutefois en compenser les effets pervers. Le cours d’éthique et de culture religieuse, qui fait de l’école un « laboratoire social » et non un lieu de transmission du savoir, répond comme il peut, et d’ailleurs comme il veut, aux misères d’une société qui doit être enseignée parce qu’elle n’est plus vécue. Pour le sociologue Frédéric Le Play, contemporain d’un Empire britannique à l’apogée de sa puissance, « la cause fondamentale de la grandeur de l’Angleterre » ne se trouve ni dans la royauté, ni dans la noblesse, ni dans le parlement, ni même dans une « combinaison harmonieuse de ces trois éléments » :
Il existe donc dans la constitution britannique, écrit-il, un pouvoir qui est à la fois plus sage et plus stable que les trois principales autorités de son organisme politique; qui, aux bonnes époques, développe la prospérité en déférant l’action gouvernementale aux vertus de la royauté, aux talents de la noblesse et au mécanisme du parlement; qui, aux époques de défaillance de ces trois institutions, intervient plus directement pour conjurer l’effet des catastrophes intérieures ou des empiètements de l’étranger; qui enfin a fait grandir la nation anglaise plus qu’aucun peuple connu, depuis la fondation de l’Heptarchie, jusqu’à l’époque de gloire et de prospérité qui a immédiatement suivi la paix de 1815. Ce pouvoir prépondérant dans la constitution sociale de l’Angleterre est la famille anglo-saxonne (La Constitution de l’Angleterre, Livre II, ch. VII).
Les pères et les mères qui ont combattu pour la liberté religieuse dans l’affaire du cours ÉCR ont montré la voie d’une véritable restauration politique : elle commence par le rétablissement de l’autorité sociale des parents.
[...]
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vendredi 4 mai 2012
(Mis à jour) PLQ en tête d'un second sondage... Merci les « étudiants » ?
Mise à jour, le 4 mai 2012
Plus des deux tiers (68 %) des Québécois appuient la position du gouvernement d'étaler sur sept ans la hausse de 1625 $ des droits de scolarité. Il s'agit d'une augmentation de 9 % depuis mars 2012.
Une proportion de 38 % des gens se dit «totalement» en faveur de cette position.
Le tiers (32 %) de la population se dit plutôt favorable à la position des étudiants qui est de réclamer le gel des droits de scolarité. Une faible proportion de 12 % dit les appuyer « totalement ».
Sur la hausse des droits de scolarité, « les gens prennent une position forte pour le gouvernement et c'est très rare en ce moment », analyse le vice-président de CROP, Youri Rivest, en rappelant le faible taux de satisfaction globale à l'égard du gouvernement Charest.
Le sondage a été mené en ligne mercredi et hier, soit quelques jours après que le gouvernement eut déposé l'offre d'étaler la hausse sur sept ans plutôt que cinq et d'apporter certaines bonifications au régime de prêts et bourses.
La satisfaction à l'égard du gouvernement Charest a augmenté de façon importante, conséquence probable de l'approbation par la population de sa position dans l'affrontement avec les étudiants.
Cela ne se matérialise pas pour autant en intentions de vote - le Parti libéral (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) font du surplace tandis que le Parti québécois (PQ) de Pauline Marois encaisse un nouveau recul.
C'est ce que constate la maison CROP dans un sondage mené pour La Presse auprès de 800 internautes (l'intervalle de confiance est cependant assez grand). Réalisée mercredi et hier, l'enquête constate que l'insatisfaction a diminué de six points, à 67 %. Elle avait atteint 73 % à la fin du mois d'avril, mais depuis le début de l'année, le taux d'insatisfaction semblait figé à 70 %. Inversement, les « satisfaits », qui comptaient pour 24 % des répondants à la fin du mois d'avril, sont désormais 32 %. « C'est une hausse marquée et étonnante, car si les baisses sont parfois subites, les remontées se font sur une plus longue période », observe Youri Rivest, vice-président de CROP.
Quelques centaines de jeunes manifestants, inscrits dans un établissement scolaire ou universitaire plutôt qu'étudiants, « en colère » ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal, mardi 24 avril au soir, fracassant des vitrines et vandalisant plusieurs véhicules. Un policier a été blessé légèrement et trois manifestants ont été arrêtés dans la foulée, pour méfaits et bris de conditions. On a pu voir un des manifestants brandir un drapeau soviétique bien rouge...
Ce qui fait penser à une citation de l'aphoriste colombien Nicolás Gómez Dávila :
Entre-temps, on apprend que le Parti libéral du Québec, dont le chef Jean Charest est pourtant à un nadir dans les sondages, est redevenu le premier parti du Québec à la suite de ce boycott prolongé...
Il serait quand même paradoxal que M. Charest, honni par une immense partie de la population québécois, soit magistralement reconduit par cette « élite universitaire militante » qui pensait le faire céder. Les révolutionnaires en herbe, ces prétendus apprentis intellectuels qui s'y croient vraiment, accoucheraient ainsi d'un nouveau mandat pour le parti le plus inflexible face à la hausse de frais de scolarité... Bravo ! Des génies !
Ce qui nous rappelle cette autre citation de Nicolás Gómez Dávila :
« Les idées de gauche engendrent les révolutions, les révolutions engendrent les idées de droite »
Plus des deux tiers (68 %) des Québécois appuient la position du gouvernement d'étaler sur sept ans la hausse de 1625 $ des droits de scolarité. Il s'agit d'une augmentation de 9 % depuis mars 2012.
Une proportion de 38 % des gens se dit «totalement» en faveur de cette position.
Le tiers (32 %) de la population se dit plutôt favorable à la position des étudiants qui est de réclamer le gel des droits de scolarité. Une faible proportion de 12 % dit les appuyer « totalement ».
Sur la hausse des droits de scolarité, « les gens prennent une position forte pour le gouvernement et c'est très rare en ce moment », analyse le vice-président de CROP, Youri Rivest, en rappelant le faible taux de satisfaction globale à l'égard du gouvernement Charest.Le sondage a été mené en ligne mercredi et hier, soit quelques jours après que le gouvernement eut déposé l'offre d'étaler la hausse sur sept ans plutôt que cinq et d'apporter certaines bonifications au régime de prêts et bourses.
La satisfaction à l'égard du gouvernement Charest a augmenté de façon importante, conséquence probable de l'approbation par la population de sa position dans l'affrontement avec les étudiants.
Cela ne se matérialise pas pour autant en intentions de vote - le Parti libéral (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) font du surplace tandis que le Parti québécois (PQ) de Pauline Marois encaisse un nouveau recul.
C'est ce que constate la maison CROP dans un sondage mené pour La Presse auprès de 800 internautes (l'intervalle de confiance est cependant assez grand). Réalisée mercredi et hier, l'enquête constate que l'insatisfaction a diminué de six points, à 67 %. Elle avait atteint 73 % à la fin du mois d'avril, mais depuis le début de l'année, le taux d'insatisfaction semblait figé à 70 %. Inversement, les « satisfaits », qui comptaient pour 24 % des répondants à la fin du mois d'avril, sont désormais 32 %. « C'est une hausse marquée et étonnante, car si les baisses sont parfois subites, les remontées se font sur une plus longue période », observe Youri Rivest, vice-président de CROP.
Quelques centaines de jeunes manifestants, inscrits dans un établissement scolaire ou universitaire plutôt qu'étudiants, « en colère » ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal, mardi 24 avril au soir, fracassant des vitrines et vandalisant plusieurs véhicules. Un policier a été blessé légèrement et trois manifestants ont été arrêtés dans la foulée, pour méfaits et bris de conditions. On a pu voir un des manifestants brandir un drapeau soviétique bien rouge...Ce qui fait penser à une citation de l'aphoriste colombien Nicolás Gómez Dávila :
Entre-temps, on apprend que le Parti libéral du Québec, dont le chef Jean Charest est pourtant à un nadir dans les sondages, est redevenu le premier parti du Québec à la suite de ce boycott prolongé...
Il serait quand même paradoxal que M. Charest, honni par une immense partie de la population québécois, soit magistralement reconduit par cette « élite universitaire militante » qui pensait le faire céder. Les révolutionnaires en herbe, ces prétendus apprentis intellectuels qui s'y croient vraiment, accoucheraient ainsi d'un nouveau mandat pour le parti le plus inflexible face à la hausse de frais de scolarité... Bravo ! Des génies !
Ce qui nous rappelle cette autre citation de Nicolás Gómez Dávila :
« Les idées de gauche engendrent les révolutions, les révolutions engendrent les idées de droite »
Scolies pour un texte implicite, tome II
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
jeudi 3 mai 2012
L’utopie pédagogique : courte histoire des maîtres penseurs de l’enseignement
Dans Les pédagogues, Essai historique sur l’utopie pédagogique, l’historien Jean de Viguerie évoque Erasme, Rousseau, Piaget et quelques autres…
À l’heure où l’enseignement est au cœur des débats politiques, Jean de Viguerie, historien de l’Ancien Régime et de la Révolution publie un ouvrage intitulé Les pédagogues, Essai historique sur l’utopie pédagogique (Éditions du Cerf), dans lequel il pointe du doigt la faillite de l’éducation officielle. Ancien lauréat de l’Académie française, il est l’invité d’Annet Sauty de Chalon.
Écoutez l'entretien (une trentaine de minutes) :
« Lorsqu’il n’y a plus de maître, tous deviennent maîtres. Lorsque tout le monde est maître, tout le monde est esclave ». Cette pensée de Bossuet, si on la réserve au domaine de l’éducation, met en lumière le rapport toujours délicat entre les aînés, dépositaires du savoir, et les jeunes intelligences, appelées à l’assimiler. Cette question fondamentale de la transmission via l’école n’est évidemment pas nouvelle. Mais les théories constructivistes destinées à modeler – souvent à tout prix – un être humain jugé comme objet n’émergèrent qu’au XVIe siècle.
Pour Jean de Viguerie, ces théories, sans être semblables entre elles, se distinguent radicalement des méthodes de transmission traditionnelles héritées de la scolastique médiévale. Spécialiste de l’Ancien Régime et de la Révolution, professeur émérite des universités et lauréat du prix Marcellin Guérin de l’Académie française, Jean de Viguerie recense dans ce court essai ce qu’il appelle les « pédagogues », au fil de quatorze portraits allant d’Érasme, auteur du fameux De pueris sur l’éducation des enfants (1529), à Philippe Meirieu, théoricien référent de l’enseignement post-années soixante. Ces doctrinaires font l’objet d’une analyse détaillée : Coménius, Locke et bien sûr Rousseau dont on commémore à la fois la naissance (1712) et la publication de l’Émile ou de l’éducation (1762).
On trouve également Condorcet ou, moins connu, Victor Considérant.
L’époque contemporaine nous oblige à évoquer la figure de Jean Piaget dont Jean de Viguerie souligne l’influence considérable. Dans cet entretien, l’auteur récuse l’efficacité des pédagogies nouvelles mais il reconnaît aussi le mérite de certaines approches « non autoritaires », classant à part une personne comme Montessori. Et puis, Jean de Viguerie a le mérite de savoir de quoi il parle, regrettant que les praticiens de l’éducation n’en soient que rarement les théoriciens, clivage qui laisse finalement libre cours à l’utopie, aux fantaisies parfois dévastatrices nées de l’abstraction, lesquelles trouvèrent un écho favorable chez les idéologues et les politiques au milieu du XXe siècle.
L'utopie pédagogique annonce la « réussite de tous » mais, en même temps, elle proscrit les véritables moyens d'apprendre et dévalue le savoir. Elle se targue de placer l'enfant au cœur du système scolaire — l'enfant « sujet » et non « objet » — mais en même temps elle lui refuse l'intelligence innée, la mémoire et l'appétit de savoir. Elle s'empare de lui, le façonne et le manipule. Toute la faillite vient de là. Libérons l'enfant de sa tutelle oppressive en en dénonçant l'utopie.
« Prenez une route opposée avec votre élève ; qu’il croie toujours être le maître, et que ce soit toujours vous qui le soyez. Il n’y a point d’assujettissement si parfait que celui qui garde l’apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même. Le pauvre enfant qui ne sait rien, qui ne peut rien, qui ne connaît rien, n’est-il pas à votre merci ? »
J.-J. Rousseau, Émile ou de l'éducation, livre II
Jean de VIGUERIE est professeur émérite des universités, historien de l’Ancien régime et de la Révolution, ainsi que des questions éducatives. Lauréat du prix Marcellin Guérin de l’Académie française, il a publié Les pédagogues, Essai historique sur l’utopie pédagogique (éditions du Cerf - 14€)
Source
Voir aussiÀ l’heure où l’enseignement est au cœur des débats politiques, Jean de Viguerie, historien de l’Ancien Régime et de la Révolution publie un ouvrage intitulé Les pédagogues, Essai historique sur l’utopie pédagogique (Éditions du Cerf), dans lequel il pointe du doigt la faillite de l’éducation officielle. Ancien lauréat de l’Académie française, il est l’invité d’Annet Sauty de Chalon.
Écoutez l'entretien (une trentaine de minutes) :
« Lorsqu’il n’y a plus de maître, tous deviennent maîtres. Lorsque tout le monde est maître, tout le monde est esclave ». Cette pensée de Bossuet, si on la réserve au domaine de l’éducation, met en lumière le rapport toujours délicat entre les aînés, dépositaires du savoir, et les jeunes intelligences, appelées à l’assimiler. Cette question fondamentale de la transmission via l’école n’est évidemment pas nouvelle. Mais les théories constructivistes destinées à modeler – souvent à tout prix – un être humain jugé comme objet n’émergèrent qu’au XVIe siècle.
Pour Jean de Viguerie, ces théories, sans être semblables entre elles, se distinguent radicalement des méthodes de transmission traditionnelles héritées de la scolastique médiévale. Spécialiste de l’Ancien Régime et de la Révolution, professeur émérite des universités et lauréat du prix Marcellin Guérin de l’Académie française, Jean de Viguerie recense dans ce court essai ce qu’il appelle les « pédagogues », au fil de quatorze portraits allant d’Érasme, auteur du fameux De pueris sur l’éducation des enfants (1529), à Philippe Meirieu, théoricien référent de l’enseignement post-années soixante. Ces doctrinaires font l’objet d’une analyse détaillée : Coménius, Locke et bien sûr Rousseau dont on commémore à la fois la naissance (1712) et la publication de l’Émile ou de l’éducation (1762).
On trouve également Condorcet ou, moins connu, Victor Considérant.
L’époque contemporaine nous oblige à évoquer la figure de Jean Piaget dont Jean de Viguerie souligne l’influence considérable. Dans cet entretien, l’auteur récuse l’efficacité des pédagogies nouvelles mais il reconnaît aussi le mérite de certaines approches « non autoritaires », classant à part une personne comme Montessori. Et puis, Jean de Viguerie a le mérite de savoir de quoi il parle, regrettant que les praticiens de l’éducation n’en soient que rarement les théoriciens, clivage qui laisse finalement libre cours à l’utopie, aux fantaisies parfois dévastatrices nées de l’abstraction, lesquelles trouvèrent un écho favorable chez les idéologues et les politiques au milieu du XXe siècle.
L'utopie pédagogique annonce la « réussite de tous » mais, en même temps, elle proscrit les véritables moyens d'apprendre et dévalue le savoir. Elle se targue de placer l'enfant au cœur du système scolaire — l'enfant « sujet » et non « objet » — mais en même temps elle lui refuse l'intelligence innée, la mémoire et l'appétit de savoir. Elle s'empare de lui, le façonne et le manipule. Toute la faillite vient de là. Libérons l'enfant de sa tutelle oppressive en en dénonçant l'utopie.
« La lecture est le fléau de l’enfance »
J.-J. Rousseau, Émile ou de l'éducation, livre II
« Je hais les livres ; ils n’apprennent qu’à parler de ce qu’on ne sait pas. »
J.-J. Rousseau, Émile ou de l'éducation, livre III
« Prenez une route opposée avec votre élève ; qu’il croie toujours être le maître, et que ce soit toujours vous qui le soyez. Il n’y a point d’assujettissement si parfait que celui qui garde l’apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même. Le pauvre enfant qui ne sait rien, qui ne peut rien, qui ne connaît rien, n’est-il pas à votre merci ? »
J.-J. Rousseau, Émile ou de l'éducation, livre II
Jean de VIGUERIE est professeur émérite des universités, historien de l’Ancien régime et de la Révolution, ainsi que des questions éducatives. Lauréat du prix Marcellin Guérin de l’Académie française, il a publié Les pédagogues, Essai historique sur l’utopie pédagogique (éditions du Cerf - 14€)
Source
Condorcet : L’éducation publique doit-elle se borner à l’instruction ?
Mythe — C’est grâce à la Révolution française et à la République que l’enseignement est devenu public et gratuit
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mardi 1 mai 2012
Le Vatican insiste sur le droit des parents d'instruire leurs enfants à la maison
Le Vatican insiste sur le rôle « fondamental » des parents dans l’éducation de leurs enfants et plaide pour la contribution des jeunes dans la société, dans une intervention au Siège de l’ONU à New-York.
La délégation du Saint-Siège à New York, est intervenue au cours de la 45e Session de la Conférence sur la population et le développement, le 24 avril.
La délégation du Saint-Siège confie sa préoccupation face à une « tendance déconcertante » : « le désir de la part de certains de minimiser le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants, comme pour suggérer que ce n’est pas le rôle des parents, mais celui de l’État. »
Pour le Saint-Siège, « il est important que la relation naturelle et donc essentielle entre les parents et leurs enfants soit affirmée et soutenue, non pas affaiblie ».
À ce titre, il souligne que, si l’État a une « responsabilité » pour « fournir des services d’éducation », cependant le « droit d’éduquer » est une « responsabilité fondamentale » des parents, institutions religieuses et communautés locales. L’État doit donc « respecter les choix que font les parents pour leurs enfants et éviter les tentatives d’endoctrinement idéologique ».
En ce sens, le système éducationnel fonctionne « correctement » lorsqu’il inclue la « participation des parents, de la famille, des organisations religieuses et d’autres organisations de la société civile et du secteur privé » dans la planification et la mise en œuvre de politiques éducationnelles.
De même, les parents ont « le droit et le devoir » de choisir les écoles de leurs enfants, y compris à domicile, insiste-t-il, rappelant à ce sujet qu’il existe « 250.000 écoles catholiques dans le monde ».
« C'est énorme », a déclaré Jérémie Lorrig, directeur des relations avec les médias de la HSLDA, un organisme d'aide juridique aux parents éducateurs. « Avoir le soutien de l'ambassadeur du Vatican est inestimable pour le mouvement d'instruction à la maison. »
Un nombre croissant de parents choisissent d'éduquer leurs enfants à la maison en raison de la mauvaise qualité des écoles disponibles, ou parce que les écoles de plus en plus de promouvoir les valeurs qui entrent en conflit avec leurs valeurs morales, philosophiques ou religieuses.
Traduction des passages importants du document du Vatican
Nous présentons ici les passages de l’allocution prononcée le 24 avril 2012, dans le cadre de la 45e session sur la population et le développement, par Mgr Francis Chullikat, chef de la délégation du Saint Siège à l’ONU, relatifs à la liberté des parents de choisir l’éducation de leurs enfants. Ces extraits présentent en effet de manière claire et intéressante comment la position de l’Église s’articule avec le droit international en matière de liberté scolaire.
La délégation du Saint-Siège à New York, est intervenue au cours de la 45e Session de la Conférence sur la population et le développement, le 24 avril.
La délégation du Saint-Siège confie sa préoccupation face à une « tendance déconcertante » : « le désir de la part de certains de minimiser le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants, comme pour suggérer que ce n’est pas le rôle des parents, mais celui de l’État. »
Pour le Saint-Siège, « il est important que la relation naturelle et donc essentielle entre les parents et leurs enfants soit affirmée et soutenue, non pas affaiblie ».
À ce titre, il souligne que, si l’État a une « responsabilité » pour « fournir des services d’éducation », cependant le « droit d’éduquer » est une « responsabilité fondamentale » des parents, institutions religieuses et communautés locales. L’État doit donc « respecter les choix que font les parents pour leurs enfants et éviter les tentatives d’endoctrinement idéologique ».
En ce sens, le système éducationnel fonctionne « correctement » lorsqu’il inclue la « participation des parents, de la famille, des organisations religieuses et d’autres organisations de la société civile et du secteur privé » dans la planification et la mise en œuvre de politiques éducationnelles.
De même, les parents ont « le droit et le devoir » de choisir les écoles de leurs enfants, y compris à domicile, insiste-t-il, rappelant à ce sujet qu’il existe « 250.000 écoles catholiques dans le monde ».
« C'est énorme », a déclaré Jérémie Lorrig, directeur des relations avec les médias de la HSLDA, un organisme d'aide juridique aux parents éducateurs. « Avoir le soutien de l'ambassadeur du Vatican est inestimable pour le mouvement d'instruction à la maison. »
Un nombre croissant de parents choisissent d'éduquer leurs enfants à la maison en raison de la mauvaise qualité des écoles disponibles, ou parce que les écoles de plus en plus de promouvoir les valeurs qui entrent en conflit avec leurs valeurs morales, philosophiques ou religieuses.
Traduction des passages importants du document du Vatican
Nous présentons ici les passages de l’allocution prononcée le 24 avril 2012, dans le cadre de la 45e session sur la population et le développement, par Mgr Francis Chullikat, chef de la délégation du Saint Siège à l’ONU, relatifs à la liberté des parents de choisir l’éducation de leurs enfants. Ces extraits présentent en effet de manière claire et intéressante comment la position de l’Église s’articule avec le droit international en matière de liberté scolaire.
« Monsieur le Président,
« Ma délégation vous est reconnaissante de ce que, dans son rapport sur le suivi des programmes de population centré sur les adolescents et la jeunesse (E/CN9/2012/5), le Secrétaire général ait affirmé l’importance des familles dans la formation des adolescents et de la jeunesse, et, partant, les droits et les responsabilités de leurs parents. La famille est la cellule originelle de la société, la fondation première des liens sociaux et le lieu où les relations de demain – nuptiales, parentales, filiales, fraternelles – sont cultivées. Chaque famille, fondée sur l’union indissoluble entre un homme et une femme, accomplit sa mission qui est d’être une cellule vivante de la société, une pépinière des vertus, une école de coexistence constructive et paisible, un instrument d’harmonie et un environnement privilégié où la vie humaine est accueillie et protégée, de manière joyeuse et responsable, depuis son commencement jusqu’à son terme naturel. A cet égard, la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage, et l’inviolabilité de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, doivent être affirmées.
« Depuis quelque temps déjà ma délégation a remarqué une tendance déconcertante, à savoir le désir de quelques-uns de minimiser le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants, de manière à suggérer d’une façon ou d’une autre qu’il ne s’agit pas du rôle des parents, mais de l’État. A cet égard il importe que la relation naturelle et donc essentielle entre les parents et leurs enfants soit affirmée et soutenue, et non point sapée. La Déclaration universelle des droits de l’homme (UDHR) affirme que « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (art. 26, 3), et la Convention sur les droits de l’enfant affirme que « la responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents » (art. 18, 1). Ces principes sont d’une particulière importance en ce qui concerne toutes les affaires relatives aux enfants, y compris, par exemple, par rapport à leur accès à l’éducation et aux activités de communication, et aux services concernant leur santé et leur bien-être, y compris dans les domaines de l’amour humain, de la sexualité humaine, du mariage et de la famille, ainsi que par rapport à la confidentialité et au respect de la vie privée dans ces domaines. Il n’est pas étonnant qu’en de multiples occasions le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement fasse explicitement référence au rôle essentiel des parents en ce qui concerne leurs enfants, et que toutes les politiques et tous les programmes relatifs aux enfants soient dans la ligne de la Convention sur les droits de l’enfant (cf. par ex. les principes 10 et 11 ; 6.7, 6.15, 7.37 et 10.12). […]
« Le système éducatif fonctionne correctement lorsqu’il inclut la participation, pour l’organisation et la mise en œuvre des politiques éducatives, des parents, de la famille, des organisations religieuses et d’autres organisations de la société civile, et aussi le secteur privé. Le but de l’éducation doit s’élargir à la formation de la personne, à la transmission des valeurs, à une éthique du travail, et au sens de la solidarité de l’ensemble de la famille humaine. Dans le cadre de ce processus éducatif, l’État doit respecter les choix des parents pour leurs enfants et éviter les tentatives d’endoctrinement idéologique. Comme l’affirme le droit international, les États sont appelés à respecter la liberté des parents de choisir pour leurs enfants des écoles autres que celles établies par les autorités publiques, d’assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions, ce qui s’applique également à leur droit de porter des jugements par rapport aux questions morales qui regardent leurs enfants. Il y a environ 250 000 écoles catholiques à travers le monde. L’école catholique assiste les parents qui ont le droit et le devoir de choisir les écoles, y compris l’école à la maison, et ils doivent posséder le droit de ce faire, droit qui à son tour, doit être respecté et facilité par l’État. Les parents doivent coopérer de manière étroite avec les enseignants qui, de leur côté, doivent collaborer avec les parents. [….] »
+ Mgr Francis Chullikat
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Pompidou à Aron sur Mai 68 : gagner du temps, parier sur l'entêtement des étudiants
En juillet 1968, le président Georges Pompidou envoya une lettre à Raymond Aron, dans laquelle il expliqua comment il avait réussi à mater l’émeute.
« Dans une affaire de cet ordre, tout se joue sur l’opinion. Deux issues se présentaient à moi : se fier à la répression la plus brutale et la plus déterminée. Mais je n’en avais pas le goût, et l’aurais-je eu que la révolte de l’opinion m’aurait obligé à reculer.
« Ou céder du terrain et gagner du temps. Ce que j’ai fait. Les étudiants se sont entêtés, mais ils étaient de moins en moins nombreux et de plus en plus impopulaires. Le moment venu, je prenais l’offensive sans douleur. »
« Dans une affaire de cet ordre, tout se joue sur l’opinion. Deux issues se présentaient à moi : se fier à la répression la plus brutale et la plus déterminée. Mais je n’en avais pas le goût, et l’aurais-je eu que la révolte de l’opinion m’aurait obligé à reculer.
« Ou céder du terrain et gagner du temps. Ce que j’ai fait. Les étudiants se sont entêtés, mais ils étaient de moins en moins nombreux et de plus en plus impopulaires. Le moment venu, je prenais l’offensive sans douleur. »
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Singulière faible participation aux votes de boycott des études universitaires
Gilbert Lavoie, dans Le Soleil, se pose la question de la singulière faible participation lors des votes de boycott :
Le 12 avril, l'association des étudiants inscrits aux études supérieures de l'Université Laval a convoqué une assemblée générale extraordinaire de ses 11 700 membres pour le 20 avril. La grève était à l'ordre du jour. Seulement 449 étudiants ont répondu à l'appel!
Ce soir-là, 243 ont voté à main levée pour le retour à la grève, 199 s'y sont opposés, et 7 se sont abstenus.
Deux cent quarante-trois personnes qui décident du sort de 11 700 étudiants, ça va s'ils sont des élus, mais ce n'est pas le cas ici. Où donc étaient les autres ? Hier, j'ai appelé à leur association. Personne n'a été en mesure de m'expliquer un tel taux d'absentéisme.
Pourtant, ces 11 700 étudiants étaient sensibilisés au conflit : ils avaient déjà voté pour un débrayage de deux semaines le 21 mars. Là aussi, ils avaient pris un vote à main levée. Mais le 4 avril, lorsqu'on leur a proposé de reconduire le mandat de grève, ils ont été consultés par vote électronique. La participation a été 10 fois plus importante : 4 764 personnes ont voté et elles ont rejeté la grève dans une proportion de 51,5 %.
Un résultat aussi serré aurait dû inciter un plus grand nombre à participer au vote du 20 avril. Mais ils ne se sont pas présentés. Et qui plus est, leur association est revenue au vote à main levée. Résultat, ils sont en grève pour une période illimitée.
Selon l'association, le faible taux de participation est peut-être imputable au fait que le 20 avril était la dernière journée de cours pour plusieurs étudiants. Ont-ils cru qu'ils ne seraient pas touchés? Si oui, ils ont erré : la grève a compromis la tenue de leurs examens.
Le mandat de grève qui a été voté stipule que quatre situations seulement pourraient mettre fin au débrayage :
- le gouvernement cède aux demandes des étudiants;
- le nombre de grévistes baisse sous les 100 000;
- le gouvernement et trois associations étudiantes concluent une entente;
- un autre gouvernement se fait élire.
Depuis le début, Gabriel Nadeau-Dubois répète continuellement que 170 000 étudiants sont en grève. C'est vrai, mais quelle proportion a pris part aux votes de grève? Si le cas de l'Université Laval se retrouve ailleurs, le chiffre de 170 000 ne veut rien dire. Je vois mal, par exemple, comment on peut se targuer de détenir un appui populaire quand 243 non-élus envoient 11 700 personnes en grève.
Pour le reste, je veux bien m'apitoyer sur le sort des étudiants dont la session est compromise, mais je n'ai pas de sympathie pour ceux et celles qui n'ont même pas pris la peine d'aller voter.
La suite des choses? La Fédération étudiante universitaire du Québec et la FECQ doivent faire une contre-proposition cette semaine. Le gouvernement a fait un «petit» pas sur les modalités du dégel la semaine dernière, mais la négociation ou la médiation sera impossible si les étudiants sont intraitables sur le maintien du gel. La semaine dernière, ils réclamaient que Jean Charest prenne le dossier en main. Il a répondu vendredi : «Mon gouvernement n'acceptera jamais d'agir ou de céder sous le coup de la violence et du chantage.»
À part une démission, il n'y a plus d'autres recours après le premier ministre. Si les étudiants ne comprennent pas cette règle et demeurent braqués, ils n'iront nulle part.
Et tout comme ceux et celles qui ne se sont pas prévalus de leurs droits de vote, ils devront en assumer les conséquences.
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Globe & Mail : le réveil des étudiants québécois sera dur...
Le journal de centre gauche torontois The Globe & Mail n'est pas tendre avec les étudiants québécois :
Les étudiants du Québec sont comme nuls autres, nous dit-on. Nous avons besoin de comprendre que les frais de scolarité ne sont pas le véritable enjeu. Le véritable enjeu serait la justice sociale. Le vrai enjeu est la promesse faite pendant la Révolution tranquille que les universités seraient éventuellement gratuites. La vraie question est la lutte contre la classe dirigeante, les entreprises cupides, les sables bitumineux [de l'Alberta], et le capitalisme tout entier, l'élite néo-libérale. Bien sûr, puisque les universités coûtent en réalité de l'argent, quelqu'un devra payer. Qui ? Les cupides entreprises !
Le groupe de protestation le plus militant, la CLASSÉ (dont le télégénique porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, est devenu une célébrité à la télévision francophone), a beaucoup d'autres idées sur la justice sociale. Il veut boycotter le « régime apartheid » d'Israël. Il veut que les cours, les plans de cours et les ouvrages à lire soient « féminisés ». Il veut mettre fin au libre-échange. Ça vous donne une idée.
Selon Pierre Martin, professeur en sciences politiques à l'Université de Montréal, les étudiants du Québec vivent dans un monde à part. Ils ne savent pas ce qui se passe dans le reste du Canada et ils s'en moquent. « Le système universitaire québécois est un système distinct dans le sens où très peu d'étudiants envisageraient d'aller ailleurs », a-t-il déclaré à As It Happens. « Le système est très autarcique. » Maintenant, je comprends : ces jeunes vivent sur une autre planète.
En fait, les étudiants du Québec ont de bonnes raisons d'être furieux. Ils devraient être furieux contre ces professeurs qui leur disent que leur cause est juste et qui les ont trompés en pensant que la justice sociale ne peut être atteinte que si les cupides entreprises sont mises au pas. Ils devraient être encore plus furieux envers tous ces bureaucrates gouvernementaux ou universitaires qui les ont trompés en leur faisant croire que l'éducation qu'ils reçoivent leur permettra de s'épanouir et de prospérer dans la société.
La vérité c'est que l'éducation qui leur est dispensée coûte beaucoup trop cher. Les manifestants ne sont pas des étudiants en gestion, en sciences ou en génie, qui ont de meilleures choses à faire que de lancer des projectiles sur les policiers. Ils sont inscrits en sociologie, en anthropologie, en philosophie, en arts, ou en études victimaires dont les diplômes [en sciences « molles »] sont de plus en plus inutiles dans un monde qui exige de plus en plus des compétences « dures ». Le monde ne sera pas bienveillant à leur égard. Ce sont les serveuses et les baristas de demain et ils ne le savent même pas, parce que les adultes dans leur vie les ont tenus loin de ces réalités et ont encouragé leur fuite irréaliste.
Un diplôme universitaire ne garantit plus automatiquement un travail décent et une vie agréable. Selon un reportage dévastateur de l'Associated Press la semaine dernière, plus de 50 pour cent des diplômés universitaires récents aux États-Unis sont au chômage ou travaillent dans des emplois qui ne nécessitent pas des baccalauréats [licences]. Ils ont plus de chances de travailler comme « serveurs, barmen ou dans dans la restauration que comme ingénieurs, physiciens, chimistes ou mathématiciens réunis. »
Le Canada est également inondé de diplômés en socio et en pyscho. Et ces diplômés qui refusent de quitter leur douillette zone de confort — linguistique, géographique ou idéologique — ont des perspectives d'avenir encore plus sombres. Quelqu'un aurait dû le leur dire. Tôt ou tard, ils vont s'en rendre compte, mais le réveil sera dur.
Voir aussi
53% of Recent College Grads Are Jobless or Underemployed
Ten Faces Behind The Incredible Law School Underemployment Crisis
Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »
Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine
La bulle universitaire aux États-Unis va-t-elle crever ?
Les étudiants du Québec sont comme nuls autres, nous dit-on. Nous avons besoin de comprendre que les frais de scolarité ne sont pas le véritable enjeu. Le véritable enjeu serait la justice sociale. Le vrai enjeu est la promesse faite pendant la Révolution tranquille que les universités seraient éventuellement gratuites. La vraie question est la lutte contre la classe dirigeante, les entreprises cupides, les sables bitumineux [de l'Alberta], et le capitalisme tout entier, l'élite néo-libérale. Bien sûr, puisque les universités coûtent en réalité de l'argent, quelqu'un devra payer. Qui ? Les cupides entreprises !
Le groupe de protestation le plus militant, la CLASSÉ (dont le télégénique porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, est devenu une célébrité à la télévision francophone), a beaucoup d'autres idées sur la justice sociale. Il veut boycotter le « régime apartheid » d'Israël. Il veut que les cours, les plans de cours et les ouvrages à lire soient « féminisés ». Il veut mettre fin au libre-échange. Ça vous donne une idée.
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| « Les étudiants québécois » manifestent |
En fait, les étudiants du Québec ont de bonnes raisons d'être furieux. Ils devraient être furieux contre ces professeurs qui leur disent que leur cause est juste et qui les ont trompés en pensant que la justice sociale ne peut être atteinte que si les cupides entreprises sont mises au pas. Ils devraient être encore plus furieux envers tous ces bureaucrates gouvernementaux ou universitaires qui les ont trompés en leur faisant croire que l'éducation qu'ils reçoivent leur permettra de s'épanouir et de prospérer dans la société.
La vérité c'est que l'éducation qui leur est dispensée coûte beaucoup trop cher. Les manifestants ne sont pas des étudiants en gestion, en sciences ou en génie, qui ont de meilleures choses à faire que de lancer des projectiles sur les policiers. Ils sont inscrits en sociologie, en anthropologie, en philosophie, en arts, ou en études victimaires dont les diplômes [en sciences « molles »] sont de plus en plus inutiles dans un monde qui exige de plus en plus des compétences « dures ». Le monde ne sera pas bienveillant à leur égard. Ce sont les serveuses et les baristas de demain et ils ne le savent même pas, parce que les adultes dans leur vie les ont tenus loin de ces réalités et ont encouragé leur fuite irréaliste.
Un diplôme universitaire ne garantit plus automatiquement un travail décent et une vie agréable. Selon un reportage dévastateur de l'Associated Press la semaine dernière, plus de 50 pour cent des diplômés universitaires récents aux États-Unis sont au chômage ou travaillent dans des emplois qui ne nécessitent pas des baccalauréats [licences]. Ils ont plus de chances de travailler comme « serveurs, barmen ou dans dans la restauration que comme ingénieurs, physiciens, chimistes ou mathématiciens réunis. »
Le Canada est également inondé de diplômés en socio et en pyscho. Et ces diplômés qui refusent de quitter leur douillette zone de confort — linguistique, géographique ou idéologique — ont des perspectives d'avenir encore plus sombres. Quelqu'un aurait dû le leur dire. Tôt ou tard, ils vont s'en rendre compte, mais le réveil sera dur.
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