vendredi 6 septembre 2024

Aujourd’hui, 93 % des élèves n’atteignent même pas le niveau médian de 1987

François Pierrad : « Aujourd’hui, 93 % des élèves n’atteignent même pas le niveau médian de 1987, selon le ministère de l’Éducation nationale ».

Selon une étude, les enfants de CSP+ [catégories supérieures] ont, en 2017, des performances sensiblement inférieures à celles des enfants d’ouvriers ou d’inactifs de 1987. Ainsi, une école « qui marche » est plus favorable aux catégories défavorisées qu’une école qui ne marche plus l’est à ceux qui sont censés « profiter » du système, rappelle le médiologue Jean-Yves Chevalier.

CSP+ comprend les chefs d’entreprise, les professions libérales, les professions à plus fort revenu du secteur privé (cadres, ingénieurs, chercheurs, etc.) ainsi que l’ensemble des fonctionnaires de catégorie A. Associée à un fort pouvoir d’achat la notion permet de regrouper de manière approximative la classe moyenne supérieure et les ménages aisés.

Après les scores soviétiques du taux de réussite au dernier baccalauréat, on a vu arriver dans l’enseignement supérieur des étudiants auréolés de mentions très bien et de notes « canon » dans toutes les disciplines. L’expérience des dernières années avait rendu les vieux professeurs méfiants. Ils étaient dubitatifs devant les performances de l’enseignement à distance. Il ne sert plus à rien de demander à un étudiant — ayant suivi un cursus de « maths expertes » (l’Éducation nationale excelle dans la dénomination ronflante) — de dériver une fonction avec un quotient, de résoudre une équation du second degré dont les coefficients ne sont pas entiers ou, pire, une inéquation.

Des professeurs de classe préparatoire ont demandé à leurs élèves de répondre à des questions simples, de celles qu’on posait, autrefois, à l’école primaire : « un terrain carré de 20 m de côté doit être entouré par un grillage, on dispose des piquets tous les 50 cm (en commençant par un sommet), combien faut-il de piquets ? ». Qu’un étudiant puisse répondre 80 000 (sans se moquer du professeur) est une indication.

 D’autres, plus pervers, ont ressorti des exercices d’un livre de CM2 [10-11 ans] du début des années 60. On n’ose indiquer ici le taux de réussite. « Combien y a-t-il de numéros de téléphone à dix chiffres commençant par 06 ? » « 80 », bien sûr. On arrête là les exemples dont on accordera qu’ils n’ont pas de portée statistique. Ils ont toutefois l’intérêt de montrer qu’un « bon » élève sorti du lycée a reçu en enseignement qui ne lui a pas permis d’appréhender des ordres de grandeur et d’acquérir, sinon une capacité à la réflexion critique, du moins un minimum de bon sens. On invite les lecteurs à faire des tests de ce genre autour d’eux.

On sait bien, depuis des années, que les tests de performance en mathématiques (mais pas seulement) mesurée par des enquêtes de type Pisa ou Timms, relèguent la France dans une position indigne de son histoire dans ce domaine. L’enquête Timms de 2019 place ainsi la France en avant-dernière position de l’OCDE et dernière en Europe (élèves de CM1 et de 4e). On en a un peu parlé, à l’époque, puis on a vite oublié (il est vrai que nous avons eu d’autres soucis depuis). En général, les commentaires pointent les inégalités du système et condamnent « l’élitisme » qui serait la caractéristique (à abattre) de notre école. L’élitisme… on sourit (jaune) en pensant aux piquets.

Le ministère de l’Éducation nationale dispose d’une direction, la DEPP (Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance), qui conduit des enquêtes très intéressantes et non susceptibles d’un biais statistique. Elle a fait passer les mêmes tests portant sur le calcul et la résolution de petits problèmes à des élèves de CM2 en 1987, 1999, 2007 et 2017 (avant la crise sanitaire, donc). Comme s’y attendent les pessimistes, les résultats ont chuté de manière très inquiétante entre 1987 et 2017, avec une pente (presque toujours descendante) variable entre les différentes dates.
Décrochage

La « massification » n’y est pour rien, puisqu’on parle de l’école primaire qui a toujours accueilli tous les enfants. Le principal enseignement de l’étude est lié au fait qu’elle a fourni, à chaque étape, des résultats en fonction de la catégorie socioprofessionnelle des parents. Sans surprise, les enfants de CSP + ont toujours de meilleurs résultats que les enfants d’ouvriers ou d’inactifs. La conclusion, extraordinairement éclairante et qui mérite d’être claironnée, est que les enfants de CSP + ont, en 2017, des performances sensiblement inférieures à celles des enfants d’ouvriers ou d’inactifs de 1987.

Ainsi, une école « qui marche » est plus favorable aux catégories défavorisées qu’une école qui ne marche plus l’est à ceux qui sont censés « profiter » du système. Par ailleurs, en 2017, 93 % des enfants obtiennent des résultats inférieurs à la médiane de 1987 (la médiane sépare un effectif en deux) : 56 % obtiennent des résultats qui les auraient placés en 1987 dans le décile inférieur (les 10 % les plus faibles), 1 % seulement obtenant un score qui les aurait placés dans le décile supérieur de 1987. Ces chiffres montrent l’importance du décrochage. On se demande ce que les sociologues de l’éducation pensent d’un tel désastre.

On peut alors à nouveaux frais interpréter le discours dominant condamnant l’élitisme, qui a conduit, pendant l’essentiel de la période, à réduire les programmes, critiquer les filières sélectives et demander toujours plus de « bienveillance » dans l’évaluation des contenus. La bourgeoisie traditionnelle n’était, certes, pas toujours très sympathique, mais on lui trouve finalement plus de qualités qu’à celle qui l’a remplacée. Elle disait à ses enfants « tu hériteras de l’usine, mais passe Polytechnique d’abord » ; elle avait pour cela besoin d’un système éducatif en état de marche dont pouvaient profiter, certes insuffisamment, les autres enfants, comme le montre l’étude de la DEPP.
Nouvelle élite anti-élitiste

Les nouveaux bien-pensants (et bien placés) sentent confusément que leur chère progéniture aura quelques difficultés à acquérir le niveau suffisant pour lui permettre d’intégrer les quelques filières encore exigeantes. Ils préfèrent que la sélection (car in fine il y en aura bien une) se fasse sur d’autres critères, relationnels et communicationnels (Sciences-Po est à cet égard un modèle) ou qu’elle se fasse dans une université anglo-saxonne payante. Le soutien apporté, depuis plus de trente ans, à tout ce qui — des sciences (?) de l’éducation à la sociologie post-Bourdieu — a puissamment contribué au délitement de l’institution scolaire n’a peut-être finalement pas d’autre explication que cette volonté des nouvelles « élites » (celles qui détestent l’élitisme) de choisir pour leurs enfants d’autres voies d’accès à la réussite que l’école méritocratique, les concours difficiles et donc peut-être pas sans risque.

Cette « déconstruction » de l’école et des savoirs s’est faite au nom de la défense des couches populaires. On a répété que l’acquisition des savoirs n’était là que pour légitimer et perpétuer la mise à l’écart des enfants issus de ces catégories. Si l’effondrement de l’école a pu se produire avec une ampleur particulière en France, c’est en partie — il y a bien sûr beaucoup d’autres facteurs — parce qu’il s’est fait sous le couvert du discours d’une sociologie devenue totalement idéologique (tout en se proclamant totalement scientifique), coupée du réel aussi bien que de sa devancière, la sociologie de Durkheim et de Mauss (là aussi le niveau baisse).

La convergence de son discours et des intérêts bien compris d’une nouvelle classe dirigeante a permis d’occulter la réalité du décrochage global dont les premières victimes sont bien sûr celles au nom desquels on avait entrepris la déconstruction. L’immense mérite de l’étude de la DEPP est de montrer que l’ancienne école donnait à ceux-ci, au contraire, une formation plus solide que celle que la nouvelle donne à tout le monde, et leur fournissait donc des armes pour penser et pour agir.
Déclin général

Déclin il y a bien, mais il est général, passé par pertes et profits par une élite qui pensait que le pays pouvait se passer d’une école exigeante comme il pouvait se passer d’industrie (les trajectoires du niveau scolaire et de la désindustrialisation sont parallèles). Il n’est plus question de transmettre une usine au fils ou à la fille polytechnicien, il n’y a plus d’usine. Le discours sur la « réindustrialisation » (au sens large) du pays est une aimable plaisanterie. Entre la crise de la recherche, l’incapacité à terminer avant les calendes l’EPR de Flamanville, les retards pris dans de nombreux domaines stratégiques pour la transition énergétique, l’incapacité à trouver un vaccin, l’affaire semble entendue.

« C’est tout le système, de l’école primaire à l’université, qui régresse depuis trop longtemps. Certains, en écoutant Sandrine Rousseau, économiste et vice-présidente d’université, ont pu s’en rendre compte. »

Les compétences requises sont hors de portée d’un nombre croissant d’étudiants (ce n’est pas leur faute) formés dans un système à la dérive. Il y a peu de chances que l’on construise un réacteur, un moteur à hydrogène, ou même que l’on sache gérer rationnellement une équipe après une formation tout autant coupée du réel — les erreurs signalées plus haut sont à cet égard significatives — que d’une maîtrise conceptuelle impossible à construire sur un socle aussi fragile. Des objectifs ambitieux dont on nous affirme presque qu’il suffit de les énoncer pour les réaliser, ne peuvent être atteints — ce qui reste de notre orgueil national dût-il en souffrir — par un pays avant-dernier en mathématiques.

Nous commençons à comprendre que l’échec de l’école n’est pas sans conséquences, qu’on a joué avec le feu en laissant les apprentis sorciers dynamiter l’édifice. Un niveau général en berne, c’est la double peine : un redressement économique compromis et l’impossibilité de réussir pour ceux qui n’ont que l’école. Les évaluations dont on a parlé concernent l’école primaire, le collège et le lycée, mais bien sûr les problèmes rencontrés à ces niveaux ne s’évanouissent pas ensuite par enchantement. C’est tout le système, de l’école primaire à l’université, qui régresse depuis trop longtemps. Certains, en écoutant Sandrine Rousseau, économiste et vice-présidente d’université, ont pu s’en rendre compte.

Source : Marianne

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France — L’insolent succès des écoles libres hors contrat (non subventionnée)

À rebours de la tendance générale en France, les écoles libres hors contrat ouvrent plusieurs centaines de classes en cette rentrée, souligne Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l’école dans le Journal du dimanche.

Ce lundi 2 septembre, 12 millions d’élèves prendront le chemin de l’école pour effectuer leur rentrée scolaire, dont 10 millions dans les écoles publiques. À cette occasion, L’institution scolaire connaît une crise très grave depuis plusieurs dizaines d’années. 27 % des élèves entrant en 6e ne savent pas lire ou compter convenablement (1).

Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) mesure les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres de l’OCDE. Cette évaluation se déroule tous les 3 ans et vise à tester les compétences des élèves de 15 ans en lecture, sciences et mathématiques. En 2024, l’on constate que la France a dégringolé à la 23e place sur 85 pays participants.

Un autre phénomène également inquiétant, mais rarement évoqué est celui de la fermeture de 3 000 classes à la rentrée (2 500 dans le public et 500 dans le privé sous contrat). Ceci résulte de la baisse du nombre de naissances. Ainsi, Mme Belloubet, ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, déclarait au Sénat le 9 avril 2023 que « depuis 2017 la France a perdu 400 000 élèves ».

Plus de 300 nouvelles classes dans les écoles libres hors contrat

Et pourtant un certain type d’écoles connaît une croissance insolente : les écoles libres hors contrat. Elles ouvrent en septembre 2024 plus de 300 classes, réparties dans 100 nouvelles écoles !

Les chiffres présentés dans ces deux graphiques montrent l’ampleur de ce phénomène :

En 30 ans, le nombre d’établissements est passé de 40 à près de 2 600, soit une multiplication par 65 ! 4,4 % des établissements scolaires en France sont désormais des écoles libres hors contrat. Et ils scolarisent 130 000 élèves, ce qui représente 6,5 % des élèves qui ne fréquentent pas l’école publique.

L’Administration prend depuis dix ans conscience de cette évolution et agit dans un domaine où elle excelle : la réglementation. Les lois se sont accumulées pour durcir les conditions d’ouverture, élargir et systématiser les inspections plus ou moins intrusives, parfois sous couvert de lutte contre l’islamisme alors que le nombre d’écoles de confession musulmane est modeste (58 recensées) et que — rappelons-le — la totalité des terroristes islamistes identifiés jusqu’ici sont passés par l’école publique.

Mais ces tracasseries n’ont aucun effet visiblement, les fondateurs d’écoles s’adaptent et se professionnalisent. Un créateur d’école en témoignait encore récemment : « Finalement, l’Administration nous oblige à être très rigoureux dès le départ, cela nous rend plus solides et rassure les familles ! ». La DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance), organisme statistique de l’Éducation nationale, leur consacre depuis deux ans une étude spécifique. Bref, de guerre lasse, le ministère apprend à « faire avec » les écoles libres hors contrat.

Fuite des familles vers le privé

Les familles du public qui le peuvent fuient vers le privé sous contrat [subventionné, mais moins libre quant au recrutement et programme scolaire] et ce phénomène s’étend de plus en plus fortement vers les écoles libres dites hors contrat, malgré les défis entre autres financiers que cela implique.

Que penser de cet évitement qui prend chaque année plus d’ampleur ? La crise de l’école publique remonte à plus de 50 ans, lorsque les pédagogistes ont considéré que le professeur, devenu enseignant n’avait « rien à transmettre » (2) et ont imposé des méthodes déstructurantes et déresponsabilisantes (méthode globale, fin de l’enseignement chronologique de l’Histoire, nouvelle classification des espèces en SVT, suppression des notes, etc.) Et ceci dans un contexte de contestation de toute autorité et de perte du pouvoir pour les directeurs d’établissement.

Par ailleurs, certains observateurs considèrent que le phénomène est aggravé par l’immigration liée au regroupement familial, des familles souvent concentrées aux mêmes endroits et dont les enfants se retrouvent dans les mêmes classes alors que le français n’est pas toujours leur langue maternelle, ce qui rend très difficile le travail des professeurs (3).

Du côté des écoles privées sous contrat, le constat est moins dramatique, mais n’est pas sans nuages pour autant. D’une part, elles sont souvent limitées dans l’ouverture de nouvelles classes en raison de « l’accord » Lang/Cloupet de 1992 qui limite à 20 % maximum le nombre de classes sous contrat.

Et d’autre part, elles traversent une crise d’identité. En effet, la plupart de ces écoles ont cessé d’être confessionnelles et ne font que « proposer » un enseignement religieux. Le catéchisme ou encore les prières ne font plus partie de l’emploi du temps de tous les élèves. Malgré le fameux « caractère propre » concédé par la loi Debré de 1959, elles se retrouvent piégées depuis l’abandon quasi général du contrat simple qui, lui, permet de conserver cette liberté, ce qui n’est pas le cas du contrat d’association. La façon dont s’est conclue la polémique autour du Collège Stanislas à Paris au printemps dernier l’illustre bien. Jusqu’ici tous les élèves suivaient les cours de catéchisme, ce ne sera plus le cas. Le Directeur diocésain a en effet écrit le 24 mai 2024 qu’à partir de cette rentrée, les temps de prières et le catéchisme « seront nécessairement facultatifs » (4), dans une école pourtant catholique.

27 % des écoles libres hors contrat sont confessionnelles, toutes confessions confondues (5). Leurs créateurs sont motivés par le souhait qu’ils ont d’offrir aux élèves une école en cohérence avec les croyances et les valeurs de leurs parents.


Et, tout comme les fondateurs des écoles aconfessionnelles, ils ne se résignent pas face à la baisse inexorable du niveau et veulent promouvoir des méthodes pédagogiques efficaces et éprouvées.

Finalement, tous ces fondateurs ont un point commun : ils ont pris en main ce problème et exercent leur droit à la liberté de l’enseignement. Ce faisant, nul doute qu’ils contribuent avec courage et détermination à résoudre la crise de l’école en France.


Sources :

1. DEPP – série études n° 2023-07, novembre 2023.
2. Témoignage de François-Xavier Bellamy in Les Déshérités ou l’urgence de transmettre — Plon.
3. « L’immigration, ce tabou dans l’effondrement du niveau scolaire ». Joachim Le Floch-Imad, Le Figaro du 7 décembre 2023.
4. Le Figaro du 31 mai 2024.
5. Fondation pour l’école



jeudi 5 septembre 2024

Australie — un pédophile reconnu coupable de 307 délits sexuels commis dans les garderies où il travaillait

Ashley Paul Griffith, un ancien éducateur, a été reconnu coupable ce lundi 2 septembre par le tribunal du Queensland de 307 délits sexuels commis sur des mineurs dans des centres d’accueil pour enfants où il travaillait à Brisbane (Australie) et à Pise (Italie) entre janvier 2007 et août 2022.

Des actes horribles qui s’étalent sur plus de 15 ans. Un ancien éducateur, prénommé Ashley Paul Griffith, a avoué lundi lors de l’ouverture de son procès devant le tribunal de district du Queensland (Australie) plus de 307 délits sexuels commis sur des enfants lorsqu’il officiait dans des garderies à Brisbane (Australie), mais aussi à Pise (Italie) entre janvier 2007 et août 2022.

L’homme de 46 ans était accusé de 190 actes illégaux et indécents commis sur un enfant de moins de 12 ans dont il avait la charge, de 28 viols, de 67 actes de fabrication de matériel d’exploitation d’enfants, de 4 actes de production de matériel d’exploitation d’enfants et d’un acte de distribution de matériel d’exploitation d’enfants.

À noter aussi que 13 chefs d’accusation ont été abandonnés au début de l’audience de lundi et que 60 victimes ont été citées au tribunal.

« Nous devrons faire face à cette situation tout au long de notre vie »

« Lorsqu’elle grandira, nous ferons face à cette situation au fur et à mesure qu’elle se présentera, mais nous devrons y faire face tout au long de notre vie (…) Nous pensons qu’il y a quelque chose de cassé dans le système, comment quelqu’un comme ça peut s’en tirer pendant si longtemps », a assuré le père de l’une des victimes, dont les propos ont été relayés par The Guardian.

La police fédérale australienne a indiqué que le principal suspect, qualifié pour s’occuper d’enfants, a probablement enregistré tous ses délits présumés sur des téléphones et des caméras au travail.

Un rapport de psychiatrie demandé pour le suspect

Ashley Paul Griffith a travaillé dans plusieurs garderies à Brisbane et à Sydney (Australie), ainsi qu’à Pise (Italie), même si aucun acte condamnable par la justice n’a été relevé dans certaines d’entre elles.

Le quadragénaire a été arrêté en octobre 2022 par des agents de la police du Queensland. La date de condamnation du pédophile n’a pas encore été fixée, mais il comparaîtra à nouveau devant le tribunal du district le 9 septembre prochain.

À la demande de la procureure de la Couronne, le tribunal a ordonné qu’un rapport de psychiatrie soit préparé dans le cadre d’un rapport préalable à la détermination de la peine.

Repenser l’enseignement de Philippe Nemo

Les sous-performances de notre système scolaire et universitaire sont cruellement mises en évidence aujourd’hui par les classements internationaux. La France, qui fut jadis un des « cerveaux du monde », semble engagée dans une baisse angoissante de son niveau intellectuel. On peut légitimement incriminer les structures d’un système mono­polistique centralisé dont l’expérience a suffisamment montré qu’en raison de sa taille, et parce qu’il est paralysé par le statut de la fonction publique et la cogestion syndicale, il ne peut plus fonctionner. On doit aussi mettre en cause les idéologies qui le dominent depuis des années : rejet de l’entreprise, égalitarisme, pédagogisme, inexplicable réticence à transmettre les savoirs.

Si l’on veut remonter la pente, il faut repenser tant les structures que les contenus d’enseignement. Il est indispensable d’instaurer un pluralisme permettant autonomie, émulation et responsabilité, ce qui pourra se faire au sein même du service public, par déconcentration ou décentralisation, mais aussi par le développement d’un secteur privé d’un nouveau type associant financement public et prestation par des acteurs non étatiques. Cette liberté retrouvée permettra de mettre sur pied un enseignement secondaire diversifié comportant, d’une part, des filières techniques et professionnelles d’excellence, d’autre part, un secondaire académique rompant avec le non-sens du « collège unique ». Ainsi pourront être formés les scientifiques, ingénieurs, médecins, administrateurs, experts en tous domaines dont la France a évidemment besoin si elle veut tenir son rang face aux nations qui menacent de la dépasser aujourd’hui sur les plans scientifique, économique et géopolitique.

Repenser l'enseignement
par Phillippe Nemo,
paru le 4 septembre 2024,
aux Presses universitaires de France,
à Paris,
272 pages,
ISBN-10 : 2130870155
ISBN-13 : 978-2130870159

Philippe Nemo est philosophe, spécialiste d’histoire des idées morales et politiques. Il est auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont trois portant déjà sur les problèmes d’éducation. Il a créé et dirige l’École professorale de Paris. Dernier ouvrage : La Philosophie de Hayek, coll. « Quadrige », PUF, 2023.

Le PIB réel par habitant poursuit son déclin au Canada, chômage également en hausse, retour aux niveaux de 2017

 

 

 

Le PIB réel par habitant poursuit son déclin au Canada. « On est une économie de consommation, alors qu’on devrait être une économie de production. La vraie valeur réside dans la conception, mais on semble préférer l’assemblage », dit Robert Asselin, du Conseil canadien des affaires. Robert Asselin préconise aussi une immigration plus sélective.




Le taux de chômage au Canada a atteint le mois dernier son niveau le plus élevé depuis mai 2017, à l'exception de la période pandémique de 2020 et 2021, alors qu'il s'est élevé à 6,6 %, en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport à juillet.

Selon Statistique Canada, même si le taux de chômage a progressé dans tous les groupes d'âge par rapport à août 2023, l'augmentation a été plus marquée chez les jeunes.

Chez les étudiants de 15 à 24 ans qui retournent progressivement sur les bancs d'école pour la nouvelle année scolaire, le taux de chômage s'est établi à 16,7 % en moyenne pour la période de mai à août, en hausse par rapport à 12,9 % en 2023.

Le marché du travail d'été a été encore plus difficile pour les étudiants noirs, chinois et sud-asiatiques, qui ont dû faire face à des taux de chômage considérablement plus élevés. Les étudiants noirs ont notamment été confrontés à un taux de chômage de 29,5 %, en hausse de 10,1 % par rapport à l'été 2023.

 

Voir aussi

Canada — la réduction du nombre d'étudiants étrangers a fait baisser le coût des loyers

Le Canada, 3e pays où les ménages sont les plus endettés

Banque Nationale : «Le Canada est pris dans un piège démographique »

Immigration : Trudeau a mis le Canada et le Québec dans le pétrin

67 % des Canadiens considèrent que les cibles d’immigration sont trop élevées (novembre 2023) 

Un système d'immigration qui appauvrit le pays ? Oui, les libéraux l'ont fait.

mercredi 4 septembre 2024

Canada — la réduction du nombre d'étudiants étrangers a fait baisser le coût des loyers

Selon un article du Globe and Mail (traduit ci-dessous), le plafonnement du nombre d'étudiants étrangers commence à porter ses fruits dans le marché locatif. À Kingston dans l'Ontario, des maisons auparavant louées par pièce à 5 étudiants différents pour un total de 4000 $ sont maintenant louées 2700 $ à des familles.

La réduction du nombre d'étudiants étrangers a fait baisser le coût des loyers de 11% à Surrey, en Colombie-Britannique, contre une augmentation de 27% l'été dernier.
 
 
Au cours des dix dernières années, la société de gestion immobilière d'Amélie Brack n'a eu aucun mal à louer les deux moitiés d'un duplex situé près du St. Lawrence College à Kingston, l'une des villes canadiennes à dominante étudiante les plus remarquables, réputée pour sa forte proportion d'étudiants venant de l'extérieur de la ville, avec les universités St Lawrence et Queen's situées dans la région.

Cette année, le logement n'a toujours pas été loué alors que le trimestre d'automne est sur le point de commencer - une première pour elle. Ce n'est pas le seul logement qui reste vide, car la demande de logements pour étudiants à Kingston a chuté de façon spectaculaire au cours des derniers mois.

« Jusqu'à l'année dernière, nous recevions entre 25 et 50 demandes par semaine au mois d'août. Cette année, c'est le silence. C'est assez surprenant », a déclaré Mme Brack, responsable de la location auprès de Limestone Property Management.

D'autres courtiers en location et gestionnaires de biens dans les grandes villes universitaires du Canada constatent le même ralentissement.

 

France — Statistiques des écoles indépendantes à la rentrée 2024 : l’État contre les attentes sociales ?

Créer son école a tenu sa traditionnelle conférence de presse de rentrée ce mercredi 4 septembre au sein de l’école Atouts-Plus de Monique Canto-Sperber, ancienne directrice de l’ENS de la rue d’Ulm, à Paris Ve.

116 OUVERTURES D'ÉCOLES LIBRES (HORS CONTRAT) À LA RENTRÉE 2024


À la rentrée 2024, on compte 116 ouvertures d’établissements indépendants (non subventionnés) ou de niveaux (contre 107 l’an dernier). Cela représente 76 groupes scolaires.

CARTE DES NOUVELLES ÉCOLES INDÉPENDANTES OUVRANT À LA RENTRÉE 2024

Consultez notre carte interactive en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://creer-son-ecole.com/annuaire-rentree-2024

UN NOMBRE D'ÉCOLES INDÉPENDANTES EN ACTIVITÉ EN FORTE CROISSANCE

Depuis 15 ans, le rythme des créations d’école est soutenu.

Si les fermetures d’école sont plus fréquentes depuis la COVID-19, l’augmentation nette reste importante : le paysage éducatif indépendant français compte 58 écoles en plus cette année, soit un nombre total de 2485 en activité actuellement.


Le nouveau cours Culture et citoyenneté québécoise reproduit les tares du cours Éthique et culture religieuse (ECR)

Un texte de Mathieu Bock-Côté paru dans le Journal de Québec :

Pascal Bérubé vient de sonner l’alarme: le nouveau cours Culture et citoyenneté québécoise, qui a pris le relais du cours Éthique et culture religieuse (ECR), semble reproduire ses tares.

On s’en souvient, le cours ECR est devenu un objet de polémique permanent lorsqu’on a compris qu’il avait surtout pour fonction d’imposer une propagande multiculturaliste aux étudiants québécois.

Ce cours poussait les jeunes Québécois à embrasser aveuglément les accommodements raisonnables, et à dédaigner leur propre culture.

D’ailleurs, ses théoriciens et concepteurs le reconnaissaient sans gêne: ils voulaient fragiliser la culture québécoise pour la rendre plus ouverte à la «diversité».

Idéologues

Autrement dit, à défaut de convaincre les adultes de la vertu de l’idéal diversitaire, on allait l’imposer aux enfants, plus facilement manipulables.

Je suis de ceux qui ont applaudi la disparition d’ECR.

Je note toutefois que dans le discours public, c’est la trop grande place accordée dans ce cours à la religion qui motivait son rejet. On lui reprochait d’avoir une vision sans nuance, trop positive, presque bigote, du fait religieux.

Si je rappelle tout cela, c’est que cela n’est pas sans lien avec les problèmes du cours qui l’a remplacé.

Certes, on a congédié les excès religieux du cours Culture et citoyenneté québécoise. [Le cours ECR supprimé était foncièrement relativiste en matière religieuse, mettant sur un pied d'égalité, les contes de Noël [Le Noël des souris dans un des manuels], les légendes autochtones, l'islam et le christianisme.

Pour l’avocat Me Mark Phillips qui a plaidé en Cour suprême sur le sujet, ECR est tout sauf un cours d’histoire des religions. En réalité, le programme ECR interdit de donner un tel cours :

Ainsi, le programme ECR interdit de présenter les religions de manière séquentielle et linéaire, mais prescrit qu’elles doivent être présentées en juxtaposition entre elles et avec des êtres mythiques et surnaturels. Ce qui ne veut pas dire, en passant, que tous les professeurs suivent ces prescriptions.
]


Mais on y a globalement recyclé tout le contenu idéologique d’ECR, tout en l’adaptant aux temps présents.

On y a même fourgué la fameuse référence à la discrimination «systémique» à laquelle François Legault s’était courageusement opposé en 2020 – on parlait alors de racisme systémique.

De même, il sert à normaliser des concepts absurdes comme celui du sexe assigné à la naissance, comme si un médecin, à la naissance de l’enfant, ne constatait pas son sexe, mais le décrétait arbitrairement. Ce nouveau cours normalise la théorie du genre.


Pour ce manuel de CCQ, le sexe est assigné à la naissance et associé à un genre. Cahier d'apprentissage de 1re secondaire, éditions CEC, 2024, à Anjou (Québec)

En fait, nous dit à sa façon Bérubé, le cours Culture et citoyenneté québécoise vire dans le wokisme.

Ce qui nous rappelle une chose simple: le ministère de l’Éducation, au Québec, mais ailleurs aussi en Occident, ne cherche pas à transmettre une culture et un patrimoine de civilisation.

Il veut faire de l’école le laboratoire à partir duquel construire une société multiculturaliste, néo-socialiste, écologiste radicale, honteuse d’être occidentale.

Les enfants sont ici des cobayes. Autrement dit, les idéologues du ministère, alliés aux idéologues déguisés en savants universitaires, se contrefichent de ce que veut le gouvernement du Québec. Ils ont construit un cours qui permet la poursuite d’ECR par d’autres moyens.

Le ministère de l’Éducation mène une politique qui n’a jamais été approuvée par la population et ses élus. C’est le cas d’autres ministères aussi.


Technocratie

On doit aussi nommer les agences bureaucratiques de l’État, comme la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui maquillent derrière la promotion des «droits» la promotion de l’idéologie diversitaire, en plus d’imaginer des discriminations partout.

Les Québécois, avec leurs impôts, paient d’immenses structures technocratiques qui se sont donné pour mission de les endoctriner.

D’un point de vue démocratique, il serait indispensable de sortir de ce piège.

[Il faudrait déjà simplement rendre ce cours optionnel... et rendre la liberté aux écoles surtout celles privées...]

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Argentine — « nous rejetons la diversité des identités sexuelles qui ne correspondent pas à la biologie »

« Le genre seul, c’est fini », a déclaré en commission parlementaire le ministre de la Justice Mariano Cuneo Libarona (ci-contre), revendiquant « l’égalité de traitement » hommes-femmes devant la loi. Des propos qui ont déclenché une vague de protestations dans les cercles dits progressistes.

« Nous rejetons la diversité des identités sexuelles qui ne correspondent pas à la biologie, ce sont des inventions subjectives », a déclaré mardi le ministre Mariano Cuneo Libarona en commission parlementaire sur les Femmes et la diversité, qui l’auditionnait sur la politique gouvernementale en la matière.

« Le genre seul, c’est fini. Pour nous les valeurs c’est la famille, qui est le centre de la société et de l’éducation », a-t-il ajouté, revendiquant pour credo libéral « l’égalité de traitement » hommes-femmes devant la loi. Et fustigeant au passage « l’hypocrisie », le « gaspillage inutile », « l’arnaque » d’organismes voués à la défense des femmes, de la diversité, inefficaces selon lui.

Le gouvernement de Javier Milei, au pouvoir depuis décembre, n’a jamais fait mystère de son hostilité envers la théorie de genre, selon lui un « fonds de commerce politique ». Il a aboli la moitié des ministères, dont celui de la Femme, fermé l’Institut contre les discriminations créé en 1995 et banni le langage inclusif dans l’armée et l’administration nationale.

En commissions, le ministre a été interpellé avec véhémence. « Peu importe ce que vous pensez, vous êtes ministre de la Justice et tenu d’appliquer la loi », a lancé Carla Carizzo, député de l’Union civique radicale (opposition, centre-gauche, membre de l’internationale socialiste). « Il ne vous manque plus que dire que nous sommes malades ! », a lancé le député homosexuel Maximiliano Ferraro, de la Coalition civique (centre).

Amnesty International Argentine a condamné un discours « qui promeut violence et haine contre la diversité », et la Fédération argentine LGBT+ des « propos inacceptables venant de qui devrait protéger nos droits, non leur porter atteinte ». L’université de Buenos Aires, principale du pays, a dénoncé jeudi un discours « ignorant les bases constitutionnelles et légales de la nation, et les droits de toutes les personnes, sans distinction de genre ou d’orientation sexuelle ».

Le député socialiste et militant LGBT Esteban Paulon a appelé à la démission du ministre, auquel le porte-parole présidentiel Manuel Adorni a cependant réaffirmé son soutien. « Nous ne voulons aucune discrimination, mais nous voulons que quiconque se perçoit comme il se perçoit n’exige pas que les autres reconnaissent cette auto-perception », a-t-il commenté.

mardi 3 septembre 2024

Poutine visite une école à Oulan-Bator malgré le mandat d'arrêt de la Cour internationale de La Haye

Le président russe Vladimir Poutine, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye pour « déportation illégale » d’enfants ukrainiens, va se rendre en Mongolie mardi. Le pays, un État membre de la CPI, est donc censé arrêter le président russe une fois rendu sur son territoire.

« M. Poutine effectuera une visite officielle en Mongolie le 3 septembre », a indiqué jeudi le Kremlin dans un communiqué. Il s’agira du premier déplacement du président russe sur le sol d’un État signataire du Statut de Rome, depuis l’émission par la CPI d’un mandat d’arrêt contre lui en mars 2023.

La Mongolie a signé le Statut de Rome en 2000, avant de le ratifier en 2002. Or, chaque État membre est tenu d’arrêter toute personne sur son sol qui est visée par un mandat d’arrêt de la CPI, ce qui est le cas de Vladimir Poutine. Le Kremlin a toujours fermement rejeté les accusations de la CPI à l’encontre du président russe.

Poutine à son arrivé en Mongolie pour une visite d'État. Il a été reçu avec tous les honneurs par la ministre des Affaires étrangères mongole Battsetseg : tapis rouge et pompe militaire.

À Moscou, cette politique est en effet tout à fait assumée. L’on assure qu’il s’agit de protéger des « réfugiés » provenant de zones de combat. En mai dernier, Maria Lvova-Belov annonçait ainsi l’arrivée de 100 enfants âgés de 3 à 17 ans, le plus souvent orphelins qui bénéficiaient de la citoyenneté russe grâce à une procédure expéditive. Une loi est modifiée à cet effet à l’été 2022 par décret présidentiel, pour accélérer l’attribution de la citoyenneté russe aux enfants et faciliter leur adoption.

Mme Lvova-Belova a affirmé que l’État russe était tout à fait disposé à réunir les enfants avec leurs parents s’ils se manifestaient.

Le 31 mai 2023, le service ukrainien de Radio Free Europe/Radio Liberty (organisme financé par le gouvernement des États-Unis) a rapporté que M. Zelenskiy avait déclaré que 371 enfants ukrainiens réfugiés en Russie étaient retournés en Ukraine.
 
La Mongolie accueille donc le président Poutine avec pompe. En Mongolie, le chef de l’État russe se rend « à l’invitation du président mongol Oukhna Khourelsoukh », d’après le Kremlin, « pour participer aux célébrations du 85e anniversaire de la victoire conjointe des forces armées soviétiques et mongoles sur les militaristes japonais » lors de la bataille de Khalkhin Gol.


Dans le cadre de cette visite, le président russe et son homologue mongol (ci-dessus au centre) ont été accueillis par un groupe de fillettes qui lui ont chanté « Framboise, tu es ma douce baie » en russe « сладкая ты моя ягода — малинка... ». Il existe quatre écoles russes à Oulan-Bator, la capitale mongole. La classe en question se trouve dans une école primaire de l’antenne locale de l’université russe d’économie Plekhanov.

L’école fait partie de l’antenne à Oulan-Bator de l’université russe d’économie Plekhanov, qui a ouvert ses portes le 1er septembre 1999. Aujourd’hui, c’est la seule université de Mongolie qui propose des programmes d’études conformes aux normes éducatives russes. L’antenne mongole forme 1 500 étudiants.

Poutine sous la yourte avec son homologue mongol