jeudi 22 septembre 2011

À l'école, la lutte contre « l'homophobie » doit-elle se faire par la promotion de l'homosexualité ?

Un organisme en Colombie-Britannique, Culture Guard, s'est donné pour mission de dénoncer ce qu'il considère être « des mensonges et de la corruption morale » sous le couvert de la lutte contre l'homophobie.

« Je pense que les parents seront indignés et à juste titre en colère quand ils découvriront ce qu'on inculque à leurs enfants. J'espère que les parents poursuivront en justice leurs conseils scolaires locaux » de déclarer Kari Simpson, présidente de Culture Guard, une organisation qui vise à préserver les valeurs familiales traditionnelles et les droits parentaux.

Les mensonges

Mme Simpson a découvert ce qu'elle considère être la pointe de l'iceberg d'une stratégie conçue pour endoctriner les enfants dans ce qu'elle nomme le « militantisme culturel homosexiste » quand elle est tombée sur Out in Schools (OIS), nom que l'on pourrait traduire par « Sortie du placard à l'école ». Ce programme s'adresse aux élèves âgés de 13 à 18 ans et vise à présenter « des films homosexuels » dans les écoles de Colombie-Britannique afin de « faciliter la discussion avec les jeunes sur l'intimidation, l'homophobie et les stéréotypes » et de fournir un « espace sûr pour explorer ces questions. »

« Sortie du placard à l'école » (OIS) se vante de proposer une « initiative de sensibilisation » qui «  exploite les puissants médias que sont le film et la vidéo pour susciter l'intérêt des jeunes et des enseignants quant aux questions liées à l'homophobie et la violence. » Cette initiative prétend vouloir faire « la promotion de collectivités plus sûres et plus diverses dénuées de discrimination et d'intimidation. »

Mais derrière ces mots mielleux et consensuels, selon Kari Simpson, se cachent une réalité et un dessein bien plus sinistres peu perceptibles au premier abord. Mme Simpson en veut pour preuve les scènes d'hommes qui s'embrassent (voir vidéo ci-dessous) projetées lors des présentations d'OIS. Il ne s'agit pas pour la présidente de Culture Guard de rendre les écoles sûres, mais d'éliminer chez les enfants, dans un premier temps, une répugnance envers l'homosexualité, puis de leur rendre l'homosexualité « normale » et finalement de les inciter à pratiquer l'homosexualité (afin de ne pas juger sans connaître).

Évaluer sérieusement ce genre de programmes

Pour Kari Simpson, si ce programme visait réellement à diminuer l'intimidation, son succès se mesurerait par la diminution d'insultes et d'autres incidents violents à l'école (« Oh,  le gros lard », « le minus, le nabot  », « l'idiot à deux neurones », etc.) Or, il ne s'agit pas de cela, OIS ne mesure l'impact de son programme qu'en termes de visibilité homosexuelle.

Le responsable éducation chez OIS, Ross Johnstone, a déclaré à The Dependent que l'impact du programme se « mesure en fonction de la la visibilité des ressources homosexuelles et des questions homosexuelles abordées au sein de l'école. »

« Nous voulons que les enseignants incluent des évènements historiques LGBT importants dans leurs cours. Mettre à la disposition des enseignants et des étudiants des ressources "queer" utiles pour les aider à résoudre leurs problèmes. Placarder des affiches anti-intimidation sur les murs et créer des espaces respectueux et inclusif ».

Séduction et corruption

La préoccupation majeure de Simpson quant au programme OIS est qu'il détourne les jeunes élèves vers un « activisme sexuel » sous couvert de promotion de la santé et de la sécurité, notamment par le biais d'un concours de brefs messages d'intérêt public (MIP). Ces courts messages à la radio ou à la télévision ont pour but explicite de modifier les attitudes et les comportements des gens.

L'OIS explique clairement sur son site que le but du Courcours annuel des MIP de la jeunesse anti-homophobe est de changer les attitudes des gens envers l'homosexualité. « Les messages soumis à candidatures doivent avoir un contenu antihomophobe et promouvoir des écoles plus sûres, dénuées d'intimidation et d'homophobie. » Les jeunes réalisateurs du film primé verront leur message diffusé sur grand écran lors du Festival annuel du film queer (FFQ) de Vancouver. Pour Mme Simpson, il s'agit là d'une récompense qui pourrait séduire plus d'un jeune ado qui veut briller devant les feux de la rampe.

Plainte en justice

Mardi dernier, Mme Simpson a déposé une plainte auprès du service de police de Vancouver alléguant que le conseil scolaire de Vancouver, ainsi que l'OIS et QFF (Queer Film Festival), exposait des personnes, dont certaines âgées de moins de 18 ans, à du matériel pornographique obscène qui enfreint le Code criminel.

Dans sa plainte, Kari Simpson mentionne le cas du film « Vie et mort d'un gang porno » dont le site QFF fait la promotion. Ce film est accessible via un lien sur le site d'OIS. Les enfants qui suivent les liens à partir du programme scolaire approuvé mis en place par OIS se verront présenter une bande-annonce du film (voir ci-dessous) qui comprend des actes homosexuels et zoophiles explicites, de la violence extrême, des meurtres et de la nécrophilie.

Avertissement : Les vidéos ci-dessous sont explicites (bien qu'elles aient été en grande partie épurées), elles contiennent de brefs extraits de scènes de sexualité homosexuelle et de violence extrême.







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Éthique — « La famille, c'est sacré »


Publicité d'une marque de chaussures (Eram).

Nous qui croyions que le sacré n'existait plus... Une pique contre les « cathos » ? Mais quelle « famille » : une famille bobo lesbienne qui « fait » un enfant mulâtre (garçon ou fille ?)  Brouiller l'identité sexuelle, l'identité ethnique, la filiation ?

Quel rapport avec les chaussures ?



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Éthique — conception virginale au XXIe siècle





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École privée catholique doit préciser aux parents que le cours d'ECR ne fait pas la promotion d'une religion

Le Séminaire Sainte-Trinité de Montarville, en banlieue de Montréal, a dû envoyer en 2010 la lettre suivante aux  parents dont les enfants y sont inscrits pour les informer qu'ils ne pourront plus bénéficier d'une déduction fiscale pour couvrir une partie des frais d'inscription de leurs enfants au Séminaire, la partie pendant laquelle l'enfant recevait une formation religieuse.

Cliquer sur la page pour l'agrandir

Il est intéressant de remarquer qu'il ait fallu faire remarquer aux parents que le cours ECR n'est pas un cours de religion. Savent-ils précisément ce qu'on enseigne dans cette école ? Croyaient-ils que ce programme était juste comme l'ancien programme confessionnel ? Cette ignorance explique-t-il la léthargie de certains parents sur le sujet ?

Il semble, en outre, que le Séminaire ne donne plus aucun cours — même facultatif — qui fasse « la promotion des enseignements spirituels d'une association religieuse donnée et le respect des doctrines et des observances spirituelles sur lesquelles s'appuient ces renseignements » puisqu'« il  n'est plus possible de considérer une portion des frais de scolarité comme étant attribuable à de l'enseignement religieux. »

Une école catholique ?





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mercredi 21 septembre 2011

Laïcité et éthique chrétienne

Billet de Jean Laberge, professeur de philosophie au cégep du Vieux-Montréal, à propos de La culture religieuse n’est pas la foi. Identité Québec et laïcité, par Guy Durand, Montréal, Éditions des oliviers, 2011, 148 p.

« Dans son introduction au Québec en quête de laïcité (Écosociété, 2011), Normand Baillargeon signale d’entrée de jeu qu’à propos du débat sur la laïcité au Québec, certains participants « considèrent que la conversation démocratique sur le thème de la laïcité n’a pas lieu d’être », puisqu’ils «considèrent […] que sa discussion [de la laïcité] n’a pas lieu d’être, puisque les réponses qu’il faut lui donner sont d’avance connues – et qu’il suffirait de les réaffirmer dans une forme ou l’autre de retour à des valeurs dites ‘traditionnelles’ présumées définir ‘le’ Québec sub specie aeternitatis. » (p. 12). C’est ainsi que la position sur la laïcité que défend le théologien et éthicien Guy Durand se trouve d’emblée disqualifiée.

Corrigeons tout de suite l’erreur consistant à croire que Guy Durand n’aurait peu ou prou d’intérêt à discuter du problème de la laïcité au Québec. Au contraire. L’auteur, en effet, n’est pas à son premier essai sur le sujet puisqu’en 2004, il publiait Le Québec et la laïcité. Avancées et dérives. (Éditions Varia), ainsi que Le cours ECR. Au-delà des apparences (Guérin, 2009). Ce dernier essai constitue un solide examen critique des présupposés douteux et des principes de laïcité discutables qui ont conduit à l’élaboration et à l’implantation de ce cours que plusieurs contestent, Éthique et culture religieuse.

Ce qui disqualifie Guy Durand aux yeux de Normand Baillargeon et de Jean-Marc Piotte, c’est que le théologien conçoit la culture identitaire québécoise comme irrémédiablement liée au christianisme de sorte que la laïcité au Québec ne saurait faire fi de la part cruciale jouée par l'héritage chrétien. Puisque, selon Baillargeon et Piotte, la religion se trouve par définition exclue de la laïcité, la question posée par la laïcité étant dans quelle mesure l’État québécois doit prendre ses distances vis-à-vis les religions, la position de Durand, faisant consister l’identité québécoise comme incluant l’héritage chrétien, est a priori exclue. Ils ont bien tort.

Il n'est pas dans mon intention de faire le compte rendu de l'ouvrage remarquable de Durand qui défend fort bien sa thèse. Dans le premier chapitre, Durand recueille de très nombreux témoignages de Québécois qui, aujourd’hui comme hier, ont façonné le Québec par l’héritage chrétien et ce, dans tous les domaines d’activités, voire même dans les institutions démocratiques elles-mêmes du Québec. On sait que la question de la laïcité de l’État québécois s’est cristallisée autour du fameux crucifix de l’Assemblée nationale. Les tenants de la laïcité intégrale ou stricte l'ont en horreur, même des croyants. Durand plaide pour conserver le crucifix car il fait partie de notre fibre d'être québécois, que nous soyons ou non des croyants, voire chrétiens.

J’ajouterais à la longue liste de Durand, la figure marquante de Michel Chartrand (1916-2010), dont le militantisme dans les jeunesses catholiques a préparé une vie consacrée à fond à la justice sociale. C’est l’abbé Lionel Groulx qui maria Michel et Simone en 1942 à la Basilique Notre-Dame de Montréal. La justice sociale ainsi que la solidarité sont des valeurs issues directement du christianisme.

Comment ne pas mentionner également le docteur Camille Laurin, le père de la loi 101, qui caressa à l’âge de vingt-ans, au séminaire de L’Assomption, le sacerdoce ? La liste est longue, voire étonnante. Elle révèle que l’histoire du Québec fut marquée en profondeur par le catholicisme, et que faire fi de cet ancrage historique indélébile dans l’être identitaire québécois n'est rien de moins qu’aberrant.

Certes, la position de Durand n’est pas celle d’un Mgr Ouellet qui ne voit que dans le retour à une église catholique ultramontaine et triomphante la seule voie de salut pour les Québécois d’aujourd’hui. Durand n’est heureusement pas de cette école. Il affirme toutefois que le refus de prendre en compte l’héritage chrétien dans l’identité du Québec d’aujourd’hui est aberrant : « …la christianophobie, écrit-il, est la réaction d’une nation qui ne s’aime pas. » (p. 37)

En effet, dans une nation qui fut « colonisée », les chaînes de notre passé de colonisation sont lourdes à porter, et reviennent aujourd’hui nous hanter. Le refus et le dénigrement de notre histoire, de notre héritage chrétien en particulier, en sont les signes manifestes.

Sergio Leone, le réalisateur des fameux westerns-spaghetti, bon athée et anarchiste, n’a pu s’empêcher d’user d’images religieuses chrétiennes dans son cinéma que la longue tradition catholique lui a légué en héritage. Ainsi, dans son tout premier film, Pour une poignée de dollars, « l’homme sans nom » (Clint Eastwood) incarne en l’ange Gabriel, envoyé par Dieu à Nazareth (San Miguel) afin de protéger la Sainte Famille incarnée par Marisol (Marianne Koch) et son mari, Julian, ainsi que leur enfant nommé « Jesus ». La famille resta une valeur centrale pour le réalisateur italien, et on sait combien la famiglia est si importante chez les Italiens.

De son côté, le réalisateur québécois, Bernard Émond, érige ses films, dont la trilogie des vertus théologales, sur des valeurs explicitement chrétiennes. Bernard Émond revendique nommément l’héritage chrétien, tout en se disant agnostique. Sans doute, Émond constitue la figure actuelle la plus signifiante et vivante de l'identité québécoise. Durand cite Émond diagnostiquant la crise actuelle des valeurs et le vide spirituel au Québec par le rejet de l’héritage chrétien. (p. 31) « Conservateur de gauche », Émond entend « préserver notre héritage [chrétien], sans nier pour autant ses erreurs ». (ibid.) Commentant la position d’Émond, Durand écrit : « Les valeurs chrétiennes sont nécessaires à la vie. Reprises et réinventées. Particulièrement les trois vertus théologales : foi, espérance et charité. » (ibid.) Et de citer Émond :

…L’espérance renverse l’ordre du monde sans espoir. La charité renverse l’ordre d’un monde égoïste. La foi renverse l’ordre d’un monde désenchanté et cynique. Pour moi, la redécouverte du patrimoine chrétien n’a pas seulement une importance, disons, culturelle ; il y a quelque chose de plus profond qui se joue là, à tout le moins sur le plan des valeurs. (ibid.)

Il y a là en effet quelque chose d’important, d’essentiel, que Bernard Émond déterre. En somme, il s’agit de l’éthique chrétienne de l’agapè. Agapè est le terme grec désignant l’amour. C’est saint Paul qui écrit : « Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés…, s’il me manque l’amour (agapè), je ne gagne rien. » (I Corinthiens 13 3). On a pris l’habitude de traduire le grec agapè par le latin caritas, charité en français. Malheureusement, le mot charité évoque le plus souvent l’idée du don des biens fait aux pauvres. Saint Paul le dit : même si je donne mon argent aux pauvres, je ne témoigne pas pour autant de l’amour-agapè. Ce type d’amour est la vertu la plus haute qui soit. C’est celle du don de soi total. C’est donc cette vieille vertu dite « théologale », l’amour-don, qu’a redécouvert Bernard Émond et qu’il exhibe dans ses films admirables.

À mon sens, on tient avec l’éthique chrétienne de l’amour-don, le cœur de notre identité québécoise. C’est le joyau de notre identité comme être québécois. Nous devons être fiers de nous ainsi que de nos ancêtres qui se mesurèrent à cet idéal sublime de vie. Aussi, dans notre concept québécois de laïcité, il nous faut impérativement y joindre la pièce essentielle qui est celle de l’éthique chrétienne de l’amour-don.

L’éthique chrétienne de l’amour-don ne se suffit pas de respecter les différences, voire d’effacer les différences, où tout devient neutre et propre, comme l’appel de leur vœu les tenants de la laïcité stricte ou intégrale. L’amour-don aime l’autre comme soi-même. Aussi, faut-il au préalable s’aimer soi-même comme peuple et nation. La christianophobie, comme l’appelle Durand, de certains d’entre nous, montre à l’évidence qu’on ne s’aime pas, et si on ne s’aime pas soi-même, inutile d’essayer d’aimer les autres.

Pour ma part, je plaide en philosophie morale pour une éthique de la vertu remontant à Aristote. C'est la visée de mon récent essai Plaidoyer pour une morale du bien (Liber, 2011). L'éthique chrétienne de l'amour-don se situe dans son prolongement ; Thomas d'Aquin en est le génial initiateur. Nous avons au Québec une tradition aristotélicienne et thomiste de premier ordre qu'il nous faut également redécouvrir. »





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samedi 17 septembre 2011

Trop de règlements pour les garderies ?




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Montréal — Signe des temps

En y mettant les formes, j'ai fait remarquer à la nouvelle propriétaire asiatique du dépanneur près de chez moi : « You will have to learn French. » Elle m'a répondu tout sourire : « Sorry, no time ! »

Denise Bombardier, Le Devoir, 17/IX/2011


Voilà sans doute pourquoi le gouvernement libéral et l'ADQ désirent enseigner plus et plus tôt l'anglais aux jeunes francophones. Même si cette précocité à petite dose est de peu d'effet dans la maîtrise d'une langue étrangère « source d'un extraordinaire ferment culturel » qui « concrétis[e] le rêve espérantiste » comme disait l'ancien Premier ministre nationaliste Bernard Landry. Évidemment, comme le fait remarquer cette commerçante, les élèves ne disposent pas d'un temps infini, plus de temps à l'anglais, plus tôt, cela signifie sacrifier d'autres matières enseignées en français (voir les liens ci-dessous).

Ces cours d'anglais permettent aux jeunes francophones, même des régions éloignés, d'améliorer leur bulletin : c'est ainsi que les jeunes francophones d'Abitibi réussissent nettement mieux leurs examens d'anglais que de français. Excellent donc.

Mais les jeunes Montréalais francophones (déjà minoritaires dans leur tranche d'âge) ont-ils vraiment besoin d'être plus bilingues, plus tôt ? Comment le français s'imposera-t-il dans les cours de récréation, chez les commerçants du coin si tous les francophones sont bilingues et qu'on leur répète dès la prime enfance qu'il est excellent d'être « ouvert » sur ce plan ?

Si l'ignorance n'est pas une force contrairement à ce que disait George Orwell — bien que parfois... —, elle est certainement le symptôme d'une force : nul besoin d'apprendre une langue locale sans guère d'importance et dont tous les locuteurs natifs (et clients potentiels) sont formés à parler la langue dominante. En outre, on leur intime de ne plus rejeter l'anglais au Québec, car ce serait mesquin, l'anglais serait une composante originale qui enrichit le Québec, s'en détourner serait criminel même selon Gérard Bouchard. Son frère, le nationaliste et ancien Premier ministre Lucien, se félicitait d'ailleurs en anglais de cet accueil fait à l'anglais au Québec même chez les nationalistes francophones :  « it's becoming hard to find a bilingual francophone nationalist who doesn't welcome opportunities to practice his or her English. » Il semble que ces nationalistes auront à l'avenir de plus en plus d'occasions de se réjouir de pratiquer leur anglais à Montréal.


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Anglicisation de Laval : le mythe des enfants de la Loi 101 ?

Québec — Premier cycle du secondaire, moins de temps pour le français

Écoles lavalloises — vague d'immigration, pauvreté et tensions raciales 

Legault sur l'immigration et les lois linguistiques en éducation : timide surplace ?

Élèves de l'école publique à Montréal : le français perd du terrain depuis 1998 tandis que l'anglais demeure stable

L'enseignement du français délaissé par le gouvernement du Québec, plus d'anglais imposé à tous

Quatre cents heures d'anglais de plus, centaine d'heures de français de moins ?

79 % des Québécois — et 90 % des Québécois francophones — estiment que la loi 101 est une nécessité au Québec

Rappel : l'ADQ [avant dérive] en 2008 préconisait de « remettre l'apprentissage du français au premier plan »

Lacunes importantes en français chez les étudiants des cégeps et des universités

Faible fécondité qui stagne, immigration massive : le Grand Montréal s'anglicise rapidement




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vendredi 16 septembre 2011

France révision programme d'histoire : élimination de l'histoire du français et de la francophonie américaine

Clovis, Saint Louis ou François Ier, mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges [début du secondaire] français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Éducation nationale française : il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à « l'enseignement des civilisations extra-européennes », de l'empire du Mali à la Chine des Hans. Au lycée (secondaire V et cégep), par contre, c'est l'eurocentrisme qui déplace les récits historiques français et ceux de son influence en Afrique et au Levant.

C'est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l'historien Dimitri Casali dans son salutaire Altermanuel d'histoire de France (Perrin) superbement illustré. Cet l'ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou en pratique imposés) par les professeurs de collège.

Disparition des textes fondateurs du français 

Ce ne sont pas seulement des personnages historiques, des périodes et des règnes majeurs qui sont écartés, réduits à la portion congrue ou devenus optionnels. Des textes fondateurs, des traités et des lois décisives sont tout simplement passés à la trappe: le serment de Strasbourg (842), l'un des plus anciens textes en langue romane, le lointain ancêtre du français ; le partage de Verdun (843), qui dessine une nouvelle carte de l'Europe d'où sont issus les États européens ; l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l'usage du français dans l'administration à la place du latin, constituant ainsi une étape clé dans l'unification du royaume de France.

On trouver ci-dessous quelques extraits de cet Altermanuel qui se penche sur l'élimination de ces repères quant à l'apparition du français et son imposition progressive, entre autres par François Ier


 Le serment de Strasbourg de 842, un des premiers textes en ancien français,
 omis des programmes


Le 15 septembre — Journée internationale pour la liberté de l’instruction

JIPLIComme un pied de nez à la rentrée scolaire, c’est aujourd’hui la Journée internationale pour la liberté de l’instruction. L’occasion de souligner que l’école n’a pas le monopole de la dictée. Certains parents font en effet le choix d’instruire leurs enfants eux-mêmes et à domicile, loin des tableaux noirs et des devoirs.

Anne a tout juste 16 ans. Elle vient d’avoir son bac [D.EC. québécois] scientifique. Un examen qu’elle a préparé loin des salles de classe, puisqu’elle n’a pas mis un pied à l’école depuis la primaire. Si sa sœur a été déscolarisée en 5e « parce qu’elle était trop précoce et n’avait pas beaucoup d’amis », Anne s’ennuyait déjà en maternelle et s’y sentait un peu perdue. « Quand mes parents m’ont proposé de rester à la maison à l’époque du CP, j’ai dit oui sans hésiter. » Alors que la plupart des enfants de son âge se bousculaient à la récré, Anne étudiait, au calme, ses cours par correspondance. « J’avais ma mère pour moi seule, qui m’expliquait et me re-expliquait s’il le fallait. » L’après-midi était réservé aux sorties au musée, au sport ou aux visites chez ses copains. « Je les voyais partir tôt à l’école et faire leurs devoirs jusqu’à 19 heures. J’étais bien contente de ne pas vivre ça. »

Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas l’école qui est obligatoire en France, mais l’instruction. Pour enseigner à la maison, les parents doivent simplement informer le maire et l’Inspection académique. S’il n’existe aucun recensement précis sur le nombre d’enfants concernés, les associations d’instruction en famille en dénombrent 3 000, et y ajoutent les 28 000 élèves qui suivent des cours privés ou publics (CNED) par correspondance.
« Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants »
(Déclaration universelle des droits de l'homme, 1948, article 26.3)
Pourquoi ces parents ne laissent pas à l’école le soin d’instruire ? « Il y a d’une part ceux qui refusent l’institution, qu’ils considèrent comme un lieu d’embrigadement, de formatage, contraire au développement des capacités de l’enfant », estime Philippe Meirieu, professeur à l’université Lumière Lyon-II. « D’autre part, certains parents pensent que l’école va mal aujourd’hui, avec ses problèmes de violence et d’échec scolaire. Ils ne souhaitent donc pas lui confier leurs enfants. » Faute de confiance en l’école, les parents s’improvisent professeurs.

Source Le Figaro

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A+ pour l’enseignement à la maison selon une étude des universités Concordia et Mount Allison






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jeudi 15 septembre 2011

France — forts investissements en éducation à Mayotte

Les deux îles de Mayotte, Grande-terre et Petite-Terre, sont françaises. Elles sont situées dans le canal du Mozambique au large de l'Afrique orientale australe. À la suite de la consultation référendaire de la population du 29 mars 2009 (95,2 % de votes favorables), cette ancienne collectivité d'outre-mer est devenue un département d'outre-mer ; ce référendum fut uniquement local, aucune consultation du peuple français n'a jamais été effectuée. La départementalisation de Mayotte s'accompagne d'investissements très importants, notamment en éducation.

L’éducation à Mayotte coûte à l'État français 262,2 millions € en 2010 pour 81 506 élèves alors que le produit intérieur brut de Mayotte n'est que 910 millions € en 2005. C'est dire l'importance des transferts financiers de la métropole.

Budget en éducation en forte croissance

Ces 262 millions € sont bien insuffisants pour suivre la croissance démographique et l’immigration clandestine. Si Mayotte comptait 47 246 habitants en 1974, 33 ans plus tard, en 2007, cette population avait plus de quadruplé pour atteindre 186 452 habitants.

Dans le primaire de nombreuses écoles sont dans un état lamentable, les communes en cessation de paiement n’ayant pas les moyens de les entretenir. Dans beaucoup d’écoles fonctionne le système des rotations, la moitié des élèves ayant classe le matin et l’autre l’après-midi. Pour faire disparaître ce système, il faudrait construire 450 classes en primaire d’ici 2015. Une classe coûte en moyenne 200 000 €, soit un investissement de 90 millions € supplémentaires. Les communes dans ce département très pauvre n’ont pas les moyens de financer une telle somme qui sera à la charge de l’État. Si la croissance démographique et l’immigration ne sont pas maitrisées, cet effort sera insuffisant.

Mauvais résultats scolaires

À l’évaluation nationale des CM2 (5e année du primaire) Mayotte arrive bonne dernière des 31 académies françaises (de très grosses commissions scolaires) derrière les 4 autres départements d'outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Réunion et Guyane). En français, 8 % des élèves de Mayotte ont des acquis très solides (31 % à l’échelle de la France) et 57 % ont des acquis insuffisants (7 % à l'échelle nationale). En mathématiques 7 % ont des acquis très solides, 54 % insuffisants contre 36 % et 10 % en métropole. Sur les autres années, on constate cependant un léger progrès. Pour le bac 42,7 % des candidats ont été admis au premier groupe, toutes filières confondues, contre 76,8 % en Métropole. Mais, après le rattrapage, la proportion des reçus atteint 68,9 % contre 85,6 % en métropole, ce qui fait supposer que des consignes d’indulgence ont été données comme l’affirme un professeur métropolitain : « Pour se donner bonne conscience et pour ne pas reconnaître cette politique de l’échec, les inspecteurs donneront comme consigne aux correcteurs d’être très cléments au moment du (…) bac. Ainsi, 70 % des lycéens l’obtiendront ».

Notons qu’il y avait 2807 candidats au baccalauréat (DEC québécois) sur une classe d’âge d’environ 7000 soit environ 40 % contre 70 % en métropole.

Cantines fortement subventionnées

Les écoles élémentaires et maternelles de Mayotte bénéficient d’une aide de l’État, pour la distribution de collations aux élèves. Chaque goûter distribué revient à 1,20 euros, dont, seuls 0,20 centimes sont à la charge des parents. Pour les seules écoles de la capitale Mamoudzou (53 000 habitants), le montant alloué dépasse ainsi les 2 millions d’euros. A la fin du mois de juin 2011, plusieurs écoles n’avaient jamais bénéficié de distribution de goûters alors que cette subvention a pourtant été effectivement versée par l’État français…

Développement des études supérieures, mais y aura-t-il des débouchés ?

Dès maintenant certaines études supérieures, en particulier, droit, BTS (brevet de technicien), sont possibles à Mayotte où un centre universitaire est prévu en septembre prochain. On y prévoit à terme 3000 puis 5000 étudiants. Quelles seront les disciplines enseignées ?  L’aquaculture avec l’aide de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et la culture afro-arabo musulman.

Le marché de l’emploi a ainsi reculé de 30 % en 2010. Quatre mille jeunes, chaque année, se présentent sur le marché du travail, alors que l’île n’offre que 2000 emplois par an, dont une grande part d’emplois aidés ?

Les exportations de l’aquaculture, seule ressource de l’île ont baissé de 27% avec une production passée de 120 tonnes en 2007 à un peu plus de 60 tonnes en 2010. Quant aux recettes tirées des cultures de rente, quasi exclusivement l’ylang-ylang et la vanille, leur part est désormais anecdotique.




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Quels pays ont la plus forte proportion de femmes diplômées de l'université ?


Plus de filles que de garçons terminent leurs études secondaires dans 32 des 34 pays qui sont membres de l'OCDE, selon un nouveau rapport publié cette semaine. Seules les écoles allemandes et suisses diplôment plus de garçons que de filles (principalement parce que le décrochage y est presque inconnu).

Par ailleurs, les femmes diplômées de l'université sont de nos jours beaucoup plus nombreuses que les diplômés de sexe masculin. Globalement, elles représentaient 58 % des diplômés au sein des États membres de l'OCDE en 2009, l'année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles, contre 54 % en 2000.

Toutefois, les hommes continuent de dominer les sciences
 : 60 % des diplômés en sciences sont des hommes. Les femmes représentent près des trois quarts des diplômes de deuxième cycle en santé et dans les études sociales, et près des deux tiers dans les humanités et les arts.Les différences dans le taux de diplomation entre les pays sont parfois frappantes. En Estonie, près de deux tiers des diplômés universitaires sont des femmes. Beaucoup se dirigent vers des carrières d'enseignantes : 92 % des étudiants en éducation sont des femmes. En revanche, au Japon, un peu plus 40 % des diplômés appartiennent à la gent féminine, et l'enseignement reste relativement mâle quand on le compare à la norme des pays riches.









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