mardi 6 septembre 2011

Professeurs incompétents que l'on ne pourrait congédier, perception des syndicats par les Québécois

Mario Dumont avec Gilles Proulx sur les professeurs incompétents que l'on ne pourrait pas congédier et sur la perception syndicale.

Par la suite, Éric Duhaime analyse un sondage sur la perception des Canadiens et des Québécois sur les syndicats. Les Québécois perçoivent généralement plus négativement les syndicats que la moyenne canadienne.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

CERN : des modèles climatiques à corriger ?

La thèse officielle du réchauffement changement climatique veut qu'une très grande partie du réchauffement soit d’origine anthropique, essentiellement lié à la production de CO2. Des explications rivales expliquent une partie des réchauffements climatiques présent et historiques par le rayonnement cosmique et l'influence du soleil.

Les rayons cosmiques proviennent de l’explosion des supernovas dans notre galaxie. Or, en arrivant dans notre atmosphère, ils contribueraient à la formation des nuages, éléments clés du climat s’il en est.

Modèle de Svensmark :  ① Les rayons cosmiques frappent les atomes d'acide sulfurique. ② Ces atomes se trouvent ainsi pourvus de petites charges électriques qui font qu'ils s'attirent mutuellement. ③ Ils finissent par former de gros amas d'atomes ④ qui vont servir « d'ancres » pour les molécules d'eau. Une gouttelette, l'élément de base d'un nuage, se forme alors.

Les rayons cosmiques ionisent en effet des composés volatils présents dans l’atmosphère (gaz, particules…), c’est-à-dire qu’ils les chargent en électricité, ce qui leur permet de s’attirer. Cette ionisation favorise la condensation de l’humidité présente dans l’air. Ce phénomène s’appelle la nucléation. Cette nucléation forme de petits « amas » ionisés. Ce serait la toute première étape de la formation des nuages.

Mais le champ magnétique du soleil perturbe plus ou moins la présence des rayons cosmiques sur Terre, car l’activité solaire est fluctuante. Plus l’activité solaire est importante, moins les rayons cosmiques peuvent atteindre la Terre. Et moins de rayons cosmiques, cela signifierait donc moins de nuages. Moins de nuages impliqueraient plus de réchauffement climatique, car les nuages renvoient une partie du rayonnement solaire dans l’espace ! C’est en tout cas l’hypothèse du scientifique danois Henrik Svensmark.

Influence de l'activité solaire et des rayons cosmiques dans le modèle de Svensmark

Vérifier l'hypothèse de Svensmark

Comment se forment les nuages ? Des physiciens du CERN (Centre européen de recherche nucléaire) ont eu des « surprises » en cherchant à créer des aérosols de fines particules, comme ceux qui aident à la formation des nuages.

Leurs premiers résultats, publiés le 25 août dans la revue scientifique Nature, pourraient conduire à corriger certains modèles climatiques. « D'après nos premiers résultats, il est clair que le traitement de la formation des aérosols dans les modèles climatiques devra être substantiellement revu », a déclaré Jasper Kirkby, au nom de son équipe du CERN formée de plus de 60 savants.

Pour simuler les processus se déroulant dans l'atmosphère terrestre sous l'effet de rayons cosmiques de haute énergie venus de notre galaxie, les physiciens ont utilisé un accélérateur de particules et des chambres à brouillard. « Dans la première partie de notre expérience, nous avons mis de l'acide sulfurique et de l'ammoniac » dans ces chambres à brouillard, pour comprendre comment les aérosols sont créés dans la basse atmosphère, explique M. Kirkby.

Le faisceau de particules issues de l'accélérateur servait à simuler l'action des rayons cosmiques.

Le taux de production des aérosols s'est avéré dix à mille fois plus faible que ce qui est observé dans la basse atmosphère, même en prenant en compte l'effet positif des rayons cosmiques.

Cela signifie, selon les chercheurs, qu'outre l'acide sulfurique, l'ammoniac et la vapeur d'eau, il faut prendre en compte d'autres éléments pour aboutir aux taux de formation d'aérosols constatés dans la basse atmosphère, jusqu'à 1.000 m d'altitude. « Cela a été une grande surprise de découvrir que la formation d'aérosols dans la basse atmosphère n'est pas seulement due à l'acide sulfurique, l'eau et l'ammoniac », résume M. Kirkby, alors que « tous les modèles » supposent qu'ils suffisent pour former les noyaux de condensation.

Dans la moyenne troposphère (au dessus de 5.000 m d'altitude), les rayons cosmiques « augmentent significativement » — de deux à dix fois — la formation d'aérosols de fines particules en suspension dans l'atmosphère. Mais les particules créées « restent trop petites pour servir de germes aux gouttes des nuages », a-t-il précisé. L'équipe de l'expérience CLOUD (Rayons cosmiques créateurs de gouttelettes), qui vise à étudier le rôle des rayons cosmiques dans la création d'aérosols, compte poursuivre ses travaux pour trouver les autres éléments nécessaires à leur formation.

Progrès dans la compréhension

Avant cette expérience, les scientifiques pensaient donc que la combinaison d’acide sulfurique, d’ammoniac et d’eau suffisait à engendrer des aérosols en basse atmosphère. CLOUD a démontré qu’il n’en était rien. En effet, la chambre du CERN qui ne contenait que ces éléments a produit de dix à mille fois moins d’aérosols que dans le milieu naturel !

D’autres éléments entrent donc certainement en jeu, d’autres composés vaporeux, dont certains peut-être d’origine anthropique (ce qui impliquerait que la pollution favorise la formation des nuages et participe au refroidissement de la planète !) Quant à l’impact des amas ionisés par rayons cosmiques sur la formation des aérosols en basse atmosphère, l’expérience a confirmé qu’il était négligeable.

En revanche, CLOUD a permis de confirmer l’importance du rayonnement cosmique en moyenne atmosphère (troposphère), car il multiplie par dix la formation des amas. Et ceci rien qu’avec de l’acide sulfurique et de la vapeur d’eau ! Ce qui laisse penser aux scientifiques que les rayons cosmiques pourraient avoir une influence importante sur le climat, les amas ionisés renvoyant une part importante du rayonnement solaire.

L’expérience a aussi démontré que les amas ionisés par rayonnement cosmique sont de toute façon trop minuscules pour contribuer à eux seuls à la formation des aérosols (que ce soit en basse ou en moyenne atmosphère). Il manquerait un ou des « intermédiaires », que l’on doit encore trouver.

Les climato-sceptiques enthousiastes, les réchauffistes sceptiques

Avec ces conclusions en demi-teinte, chaque camp reste sur ses positions. Ainsi, Henrik Svensmark estime que son hypothèse de l’impact des rayons cosmiques sur la formation des nuages en sort renforcée (et par là même sa théorie sur le rôle des cycles solaires dans les changements climatiques).

Sans aller aussi loin, Piers Forster, climatologue au GIEC, trouve que le CLOUD est une expérience fort utile et attendue de longue date.


Le professeur Tom Harris explique en anglais (on attend les médias francophones...) les résultats de l'expérience du CERN.

A contrario, Mike Lockwood, un physicien spécialisé dans l’environnement, pense que l’expérience prouve que le rôle des particules nucléées par rayonnement cosmique est presque nul dans le processus de formation des nuages, même de moyenne atmosphère.

Le directeur du CLOUD, Jasper Kirkby, pense pouvoir réaliser toutes les expériences nécessaires d’ici au moins 5 ans. Et notamment générer de véritables petits nuages artificiels. On saurait alors « définitivement  » quelle est l’influence des rayons cosmiques dans la formation des nuages, voire sur le changement climatique. Affaire à suivre, donc.

Contrairement à ce que laisse entendre la grosse presse et les manuels scolaires, le débat sur les facteurs qui influent sur le climat reste ouvert même chez les  experts du climat.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 5 septembre 2011

Royaume-Uni : vingt-quatre « écoles libres » à la rentrée

Vingt-quatre « écoles libres », financées par l'État mais qui peuvent être gérées par les parents d'élèves, ouvrent leurs portes cette semaine au Royaume-Uni. Un concept qui suscite l'enthousiasme des parents et le scepticisme des syndicats, conservateurs par nature.

La création des « écoles libres » est laissée à l'initiative d'associations locales, de professeurs et même de parents d'élèves.

Les écoles libres sont une des promesses de campagne de David Cameron, dans le cadre de sa « Big society » basée sur un désengagement de l'État et une plus grande place laissée à la société civile. Ces établissements autonomes sont libres d'organiser leur enseignement comme ils l'entendent. Des écoles du même type, autonomes et financées par l'État, existaient bien déjà au Royaume-Uni (elles portent le nom d'« Académies »), mais elles ne pouvaient être ouvertes qu'à l'initiative d'organismes spécialisés, pas de citoyens.

Les parents recrutent les enseignants et décident du programme

Pour lancer une école libre, un certain nombre de conditions doivent être réunies. À la base de tout : les parents. À l'aide notamment une pétition, le groupe ou l'organisation qui veut créer l'établissement doit apporter la preuve qu'il existe une réelle demande locale des parents d'élèves. À cela s'ajoutent la présentation d'un projet éducatif et d'un plan financier. Si le dossier est validé par le ministère de l'Éducation, c'est l'État qui prend en charge les dépenses de l'établissement — qui reste gratuit pour les parents — et son implication s'arrête là. Le recrutement des professeurs, le nombre d'enfants par classe, le salaire des enseignants, l'organisation des emplois du temps et le contenu des programmes enseignés, eux, sont entièrement décidés par le comité directeur de l'établissement, c'est-à-dire le cas échéant par les parents eux-mêmes.

Les écoles libres doivent enseigner l'anglais, les mathématiques, les sciences et une forme d'instruction religieuse. Toutefois, elles ne sont pas obligées de suivre le programme national dans ces matières, pas plus que dans les autres sujets qu'elles enseignent.

Une école libre de Norwich restera ouverte six jours par semaine (elle fermera le dimanche) et pendant 51 semaines par an. D'autres écoles garderont les élèves en classe jusqu'à 17 h ou offriront des stages réguliers en fin de semaine.



Pour la rentrée 2011, ce sont donc 24 projets qui ont été validés, parmi plus de 300 dossiers déposés : huit ont été initiés par des groupes de parents, cinq par des professeurs, cinq autres par des organismes éducatifs et six sont des écoles existantes qui changent de modèle. En tout, l'investissement pour l'État avoisine les 150 millions d'euros. But affiché du gouvernement : fournir une meilleure éducation, prenant mieux en compte les besoins locaux, notamment dans les zones défavorisées. Mais pour certains syndicats enseignants, c'est là que le bât blesse. « Si vous regardez où les 24 établissements sont situés, comme l'a fait le Guardian, vous remarquerez qu'ils se trouvent en majorité dans des zones privilégiées, dénonce au Figaro la secrétaire générale d'ATL («Association of teachers and lecturers»), Mary Bousted. C'est donc une politique qui va utiliser l'argent public pour donner des privilèges à des parents déjà aisés, aux dépens des plus démunis ».




Les critiques s'inquiètent enfin du risque de dérives, notamment confessionnelles, des enseignements dispensés dans ces écoles. Le journal The Independent explique ainsi que parmi les écoles-test qui s'apprêtent à ouvrir leurs portes, cinq sont confessionnelles (deux juives, une sikhe, une hindoue et une anglicane). D'autres projets éducatifs font polémique, tel que celui rapporté par le Daily Telegraph d'une école de Manchester plaçant son enseignement sous le signe de «valeurs martiales», avec un encadrement confié à des militaires. Faisant fi des objections soulevées, le gouvernement est bien décidé à développer rapidement le concept : une seconde tranche d'écoles libres est déjà prévue pour l'an prochain. Parmi les projets retenus, The Independent relève le cas de Newark, au nord de Nottingham, qui enseignera la théorie créationniste dans le cadre du cours de religion, mais non de sciences. Le ministre de l'Éducation, Michael Gove, avait clairement déclaré que les projets d'école qui désirerait enseigner le créationnisme comme une science seraient refusés.

Les libéraux veulent plus d'écoles libres dans les zones défavorisées

Le vice-premier Ministre du gouvernement de coalition, le libéral Nick Clegg a déclaré que le programme des écoles libres était controversé et comportait des risques. Les membres du Parti libéral britannique avaient voté contre les écoles libres lors de leur conférence l'année passée.

Cette année, Nick Clegg affirme que «'il est certain que ces risques ont été atténués par les mesures prises par le gouvernement. M. Clegg désire que les établissements de prochaine tranche d'écoles libres se situent dans des banlieues défavorisées ou dans des zones où il existe une pénurie de places. Ceci afin de réduire la ségrégation actuelle qui sévit dans le système scolaire britannique.


Voir aussi

Écoles libres en Grande-Bretagne





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

RLQ, l'éducation et l'économie


FORUM SUR L’ÉDUCATION

RLQ GRAND-MONTRÉAL

LE SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2011
HOLIDAY INN LAVAL

Thème :
Éducation c. économie : l’avenir, au Québec, passe-t-il véritablement par l’école ?


PROGRAMME DE LA JOURNÉE

9 h 30 Accueil et inscription
10 h 00 Mot de bienvenue
10 h 10 Discours d’ouverture. Mme Joanne Marcotte, Co-fondatrice du Réseau Liberté-Québec
10 h 30 Éducation c. Entrepreneuriat. Capitaine Michel Dupuis,  Pêcherie Pierre-Paul Dupuis et fils
10 h 45 Critique et reconstruction du système scolaire québécois. M. Robert Deschamps,  Auteur du «Manifeste d’un surtaxé». Fondateur du RLQ GRAND-MONTRÉAL
12 h 00 Diner. Kiosques
13 h 30

Lucidité parentale c. système scolaire. M. Daniel Gagné, conjoint, PDG «Les placements Daniel Gagné. Inc»  Groupe Investors
Mme  Joane Côté, conjointe, Planificatrice financière, Groupe Investors. Présidente d’honneur de la «Fondation de la Cité de la santé de Laval»
14 h 00

Education c. Culture économique – Panel
M. Bernard Mooney,  Chroniqueur financier, Journal «Les Affaires». Auteur du livre intitulé : «Investir en bourse et s’enrichir»
Mme Oona Stock, Associée chez Secor. Fondatrice du «Focus Stratégique Québec»
M. Réjean Breton, Ex-professeur de droit à l’Université Laval. Spécialiste en droit du travail. Auteur du livre intitulé : «Les monopoles syndicaux dans nos écoles et nos villes»
M. Adrien Pouliot, Vice-président de la Commission politique de l’ADQ. Ex-président du Conseil de l’Institut économique de Montréal
16 h 30 Discours de clôture
M. Éric Duhaime, Chroniqueur politique Co-fondateur du Réseau Liberté-Québec

Coût :

25 $  Membres du RLQ
25 $  Étudiants (sur présentation d’une carte étudiante valide)
30 $  Non-membres

Holiday Inn Laval, 2900, boul. Le Carrefour, Laval, QC  H7T 2K9





Texte introductif du RLQ sur ce colloque
« Nous souhaitons parler d’éducation dans une perspective que l’on aborde rarement, soit : le coefficient de corrélation qui, dans toute société économiquement saine, doit exister entre formation scolaire et comportement socioéconomique.
Au Québec, il est clair que celui-ci se trouve déficitaire : le taux d’entrepreneuriat y atteint tout juste 7%, à peine 12% de la population y détient des placements, le taux d’épargne personnelle y représente un maigre 1.5% du revenu disponible, l’endettement autant individuel que collectif y prend des proportions dramatiques, la productivité y est si faible que la province se classe au 54e rang sur les 60 états nord-américains. 
À cet égard, il n’y a aucun doute que le système scolaire porte une responsabilité dans le développement des attitudes que les Québécois adoptent à l’endroit de l’économie. «Le redressement du système scolaire québécois ne viendra pas de l’intérieur», soutient Robert Deschamps, fondateur du RLQ GRAND-MONTRÉAL et concepteur de l’événement.
«La Ministre de l’éducation aura beau réunir tant qu’elle voudra les divers intervenants du monde de l’éducation, ceux-ci ne seront jamais aptes ni disposés à arrimer l’école à l’économie. Nous allons donc demander à ceux et celles qui la font véritablement tourner, cette économie, comment façonner l’éducation pour que celle-ci transmette aux générations futures une connaissance adéquate des rouages économiques».  »


Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

France — Manuel de morale et d'éducation civique pour le primaire

La France n'a pas imposé de cours d'éthique et de culture religieuse à ses écoles. Elle a opté pour la diffusion de connaissances littéraires et de culture religieuse dans d'autres matières comme le français, l'histoire et la géographie, ainsi que des cours d'instruction civique au primaire et au secondaire, des cours de morale au primaire et un cours de philosophie en terminale (dernière année du cégep).

Dès l’école primaire, selon la circulaire de la rentrée 2011, les élèves français devront consacrer chaque jour jour quelques minutes à un débat philosophique. Cet enseignement consiste à transmettre « des valeurs communes à tout honnête homme » (circulaire n°2011-131 du 25-08-2011) et permettre aux élèves de comprendre les notions morales. Selon les concepteurs de ce cours, la morale est un objet de connaissance au même titre que l’histoire, la géographie ou les sciences et doit donc faire l’objet d’une instruction.

Les Éditions des écoles viennent de publier un manuel de morale et d'éducation civique à destination des écoles primaires françaises.

Le livre est composé d'extraits de textes tirés des meilleures pages de la littérature universelle pour susciter la réflexion avant chaque leçon. Pour rendre ce travail pratique et vivant, le manuel introduit chaque leçon par la lecture de deux extraits d’œuvres littéraires qui posent un problème moral, afin de susciter la réflexion avant chaque leçon : Victor Hugo, La Fontaine, Kipling, Martin Luther King, Saint-Exupéry… À la suite de chaque extrait, les mots les plus difficiles sont expliqués pour faciliter la compréhension et permettre aux élèves d’enrichir leur vocabulaire.

Des questions de compréhension, de difficulté progressive, vous permettent de mener un entretien en classe. Ainsi, l’enseignement de la morale permet l’enseignement transversal du français.



Des petites leçons de philosophie morale structurées comme un petit cours de philosophie, les leçons définissent les termes et formulent les problématiques. Qu’est-ce que le bien et le mal, la dignité, le respect, la tolérance, l’honnêteté, l’égalité, la solidarité, le courage ? Quels rapports existent-ils entre ces notions ? Dans un style simple, clair et accessible aux enfants, Chantal Delsol propose une vraie initiation à la philosophie.

Ces leçons permettent aux enfants de comprendre qu’ils sont libres de conduire leurs actions mais qu’ils doivent pour cela observer certaines règles, et qu’ils sont responsables des conséquences de leurs actes. C’est en cela que résident la dignité et même la beauté de la vie humaine.

Des maximes, citations et proverbes à discuter et étudier en classe

« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », « L’amitié disparaît où l’égalité cesse », « On respecte un homme qui se respecte lui-même », chaque chapitre se termine par un choix de citations et de maximes qui permettent de susciter une réflexion de classe. Dix leçons d’instruction civique conformes au programme chacune introduite par des exercices d’observation et d’analyse de documents L’instruction civique présente les différentes institutions politiques et juridiques de la France. Elle introduit les notions de « vote », de « démocratie », de « séparation des pouvoirs », ainsi que les symboles de la République française, l’Union européenne, la francophonie, etc.

Quelques mots sur l’auteur : Chantal Delsol est membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques) et professeur de Philosophie à l’université de Paris-Est, où elle a fondé l’Institut de recherche Hannah Arendt. Elle est l’auteur d’essais, d’ouvrages de philosophie et de romans traduits en douze langues.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 4 septembre 2011

Angleterre — Cameron promet un tour de vis dans les écoles

David Cameron avec des élèves de Hackney
Après les émeutes urbaines de début août, le gouvernement de David Cameron est déterminé à prendre le problème à la racine : l'éducation. Le premier ministre et son ministre de l'Éducation, Michael Gove, ciblent particulièrement « une sous-classe éducative » : « les âmes perdues de notre système scolaire », qui n'ont guère d'autre destinée que d'aller grossir les rangs des gangs ou de remplir les cellules des prisons. David Cameron a identifié quelque 120.000 familles «brisées» qu'il souhaite remettre dans le droit chemin. Son credo: « qui aime bien, châtie bien ».

Pouvoir s'interposer physiquement

Pour remettre de l'ordre dans les salles de classe, le ministre de l'Éducation a détaillé jeudi son programme. Il veut renforcer la discipline et restaurer l'autorité des enseignants, au besoin en permettant l'usage de la force physique. On ne parle plus de châtiments corporels, abolis dans les établissements publics depuis 1987, mais de « contrainte physique ». Michael Gove entend se débarrasser d'une doctrine bureaucratique, baptisée « no touch rule », qui impose au corps enseignant de faire un rapport dès qu'un professeur est amené à toucher un élève. Il s'agit par exemple de pouvoir s'interposer lors d'une bagarre ou de saisir un enfant récalcitrant pour l'expulser de la classe. « Que ce soit bien clair, a averti le ministre. Les règles du jeu ont changé. »

Autorité et présence masculines

Parmi les moyens de restaurer l'autorité en classe, le gouvernement estime urgent de renforcer la présence d'enseignants masculins, capables de montrer à la fois « force et sensibilité ». Seul un quart des nouveaux professeurs sont des hommes et une école primaire sur quatre n'en compte pas parmi ses effectifs. Pour réduire ce déficit, le gouvernement lance un programme de reconversion de militaires dans l'enseignement, qui coïncide avec un plan de réduction des troupes dans l'armée. Une nouvelle école privée en projet à Manchester doit être encadrée uniquement par d'anciens soldats. Au programme : « tolérance zéro », « discipline immédiate et rapide », « élimination des difficultés de lecture et d'orthographe » et éloge des « valeurs martiales ».

Sans généraliser ce type d'académies, le gouvernement compte s'attaquer au cercle vicieux qui conduit de l'indiscipline à l'école vers la délinquance. Il est déterminé à enrayer l'absentéisme scolaire et à demander à un conseiller d'élaborer des sanctions appropriées envers les élèves qui sèchent l'école et leurs parents. Sur la sellette, les quelque 430 000 enfants qui manquent au moins 15 % des cours de l'année.

Ces mesures s'inscrivent dans l'arsenal répressif promu par le premier ministre depuis les émeutes, avec l'encouragement à de sévères sanctions des tribunaux et à la privation des droits sociaux des délinquants. Interrogé sur ce virage vendredi sur la BBC, David Cameron a répondu en se qualifiant de «conservateur de bon sens».

Familles décomposées, incitation à la dépendance

Pour plusieurs observateurs, il s'agit là du traitement des symptômes et non des causes de ce délitement de la jeunesse.  Pour Mélanie Phillips, « la famille mariée biparentale, la méritocratie éducative, le châtiment des criminels, l'identité nationale, l'application de la loi sur les stupéfiants et de nombreuses autres conventions fondamentales ont été jetés aux orties par une intelligentsia de gauche déterminée à mener une transformation révolutionnaire de la société. »


Mélanie Nicholas avec McKenzie le benjamin de ses 6 enfants
On apprenait cette semaine que le nombre de foyers anglais dont aucun membre n'avait jamais travaillé de leur vie avait doublé depuis la prise du pouvoir des travaillistes en 1997, il s'élève désormais à 300.000 foyers qui abritent plus de 300.000 enfants. Entre-temps, il y a actuellement 3,88 millions de foyers (dont les parents ne sont pas retraités)  où aucun des parents ne travaille pour l'instant, soit près de 20 % des familles du pays.  Plus de 1,83 million d'enfants vivent dans des foyers où personne ne travaille actuellement. Selon les statistiques de l'ONS, 91,3 % des pères mariés ont un travail alors que 81,7 % des pères concubins dans une famille biparentale avait un emploi. Seuls 57,3 % des « parents isolés » avaient un emploi.

Mélanie Nicholas (ci-dessus) est récemment devenue l'emblème des excès de la culture des droits sociaux dans la presse anglaise (et même indienne !) : à 38 ans elle a six enfants de deux pères différents. Elle a brièvement travaillé dans un bar comme jeune adulte. Aujourd'hui, elle touche de l'État 675 £ (1100 $) par semaine en cumulant diverses allocations. Son compagnon actuel, également dans la trentaine, a un peu travaillé à 18 ans comme maçon, depuis il est chômage.






† Hackney, arrondissement du Grand Londres, a été un des foyers des pillages de cet été. Le hackney est une race chevaline née à Hackney. En français, on parle de haquenée, un petit cheval aisé à monter, qui va l'amble et qui servait autrefois de monture aux dames. 

samedi 3 septembre 2011

Napoléon optionnel en cours d'histoire de France en France...




L'historien Dimitri Casali était l'invité de Robert Ménard dans son émission d'ITélé.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Marie-Michelle Poisson (présidente du MLQ) et le cours ECR


Marie-Michelle Poisson (présidente du Mouvement laïque québécois) et professeur de philosophie au cégep d'Ahuntsic décrit pourquoi elle s'oppose au programme d'éthique et de culture religieuse.

Désolé pour les crépitements de la bande son.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 2 septembre 2011

Québec — Les coûts de gestion scolaire grimpent plus vite que ceux de l'enseignement

La proportion d'argent public investie dans la gestion des écoles a continué de croître plus rapidement que les fonds injectés dans les services aux élèves depuis 2005, selon de nouvelles données du Monopole de l'Éducation du Québec.

Le taux de cadres par 1000 élèves a également augmenté plus rapidement que le taux d'enseignants par élève sur la même période, alors que ce taux est déjà lui-même en augmentation sans qu'on puisse affirmer qu'il y ait une amélioration des résultats puisque le Québec a perdu des places dans le classement PISA par exemple.

En entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, François Bonnardel de l'ADQ a fait valoir que les écoles devraient avoir davantage de pouvoirs, afin d'économiser des fonds et d'adapter le contenu des cours à la réalité des élèves. « C'est extrêmement décevant de voir le constat de ce rapport qui démontre qu'on se dirige exactement vers la même situation déplorable que dans le secteur de la santé, où on a presque aujourd'hui autant de postes administratifs que de services directs aux patients », a-t-il affirmé.

« C'est un échec de la part du gouvernement de voir qu'on continue de grossir un organigramme dans le système d'éducation » d'accuser François Bonnardel. «Les solutions, il y en a. Premièrement, abolir les commissions scolaires, mais donner aussi directement les services, les sous aux enseignants, donner plus d'autonomie aux directions d'écoles», a-t-il précisé.

De 2004-2005 à 2008-2009, selon les dernières données fournies par le Monopole de l'Éducation, les fonds dépensés à des fins administratives pour chaque élève ont grimpé de 29 %. L'enseignement, lui, a vu son enveloppe augmenter de 21 % par élève. En 2008-2009, chaque élève québécois coûtait 517 $ en frais administratifs au réseau. En 2004-2005, ce montant se fixait plutôt à 402 $.

Par ailleurs, le rapport du ministère de l'Éducation révèle aussi que le nombre d'élèves est en diminution constante dans le réseau des commissions scolaires. En 2004-2005, 1 065 476 élèves s'assoyaient chaque jour sur les bancs d'école, alors que 995 773 élèves faisaient de même en 2008-2009, les dernières données disponibles. Il s'agit d'une diminution de 6,5 % de l'effectif scolaire. Le secteur primaire s'est particulièrement amaigri, perdant 63 097 élèves en cinq ans.

Voir aussi

Québec — Dépenses par élève en hausse constante

Québec — De nombreuses classes et écoles en construction




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Zita dernière impératrice d'Autriche au Québec, conférence de son petit-fils S.A.I.R. l'archiduc Rudolf

La dernière impératrice d'Autriche, Zita, de son nom de naissance Zite princesse de Bourbon-Parme, une francophone de naissance, a vécu en exil au Canada une dizaine d'années, dont huit à Sillery, Québec. Son fils, Otto de Habsbourg, est mort récemment.

Née en 1892, morte à 97 ans en 1989, la dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, Zite de Bourbon-Parme vécut près d'un siècle de bouleversements historiques : de 1916 (date de son accession au trône) à 1918, les efforts désespérés de l'empereur Charles Ier, son époux, pour sortir son pays du conflit mondial ; en 1918, l'écroulement de l'Empire austro-hongrois et l'exil de la dynastie dans une totale misère ; en 1921, la relégation du couple impérial à Madère, où Charles Ier mourut en 1922. Veuve à 30 ans, Zita se voua à l'éducation de ses huit enfants, préparant Otto, l'aîné, à prendre la succession. À partir de 1930, les Habsbourg soutinrent la résistance antinazie. Après un exil de soixante-trois ans en Amérique, le retour de Zita en Autriche, en 1982, fut un triomphe. Son enterrement donna lieu en 1989 à des funérailles nationales aux réminiscences impériales (voir ci-dessous).


Le neveu du président Mitterrand, Frédéric Mitterrand, décrit l'enterrement de Zita


Ce sont les religieuses de Sainte Jeanne d'Arc de Québec qui ont hébergé la famille impériale, de 1939 à 1948. L'Impératrice Zita, qui a connu le sommet de la gloire, de la richesse et de la sécurité, a ensuite subi le rejet et l'exil dans une extrême pauvreté. Veuve à 30 ans, enceinte de son huitième enfant, menacée de mort, ce fut 63 ans d'exil d'un pays à l'autre avec huit orphelins. L'amour profond de son époux et de ses enfants fut l'axe complet de cette vie toute baignée et réconfortée dans la fidélité à sa foi.



— Qui demande à entrer ? — Zite, sa majesté l'impératrice et reine ! — Nous ne la connaissons pas.  — Qui demande à entrer ? — Zite, une pécheresse mortelle. — Entrez donc.

Elle choisit le Québec pour l'unique raison de la culture et de l’éducation chrétiennes que ses enfants ont pu y recevoir dans les institutions francophones de Québec.

Nous avons reçu le message suivant d'un regroupement de citoyens qui organise une réunion en souvenir de Zita et milite en faveur de sa béatification. Nous pensons qu'il s'agit d'une page d'histoire intéressante — inconnue de la plupart des Québécois — qui vaut la peine d'être rappelée.

« Nous avons invité l'aîné de ses petits-fils, Son Altesse Impériale et Royale l'Archiduc Rudolf d'Autriche – père de huit enfants et homme de très grande foi – à venir nous donner une causerie-conférence sur la vie de ses grands-parents.

C'est donc une invitation pressante que je vous fais. Nous n'avons pas les moyens des médias pour annoncer cet événement. Je me fie donc sur le concours de nos ami(e)s et je vous demande de diffuser l'invitation parmi vos contacts internet du Grand Montréal et banlieues. D'abord, c'est de la visite royale de marque. Son Altesse sera accompagnée de son épouse l'Archiduchesse Marie Hélène d'Autriche et de leur fils l'Archiduc Michael. S'il vous plaît, invitez tous ceux et celles qui ont à cœur la défense et promotion de la famille et de l'éducation chrétiennes.

Mercredi le 14 septembre 2011 à 19 h 00

Centre Leonardo da Vinci

Théâtre Melissa et Lino Saputo

8370, boul. Lacordaire

Montréal (St-Léonard) QC

H1R 3Y6

Adresse courriel : CentreLeonardoDaVinci.com

Une contribution volontaire de 10 $ est suggérée. »



À lire sur le sujet



Zita, impératrice courage
par Jean Sévillia

  • publié chez Perrin
  • Collection : Tempus
  • Paris, 2003
  • 343 pages
  • ISBN-10: 2262021058
  • ISBN-13: 978-2262021054


L'auteur, Jean Sévillia, rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, a publié chez Perrin Le Chouan du Tyrol : Andreas Hofer contre Napoléon, Le Terrorisme intellectuel et Historiquement correct.








Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)