mardi 14 juin 2022

Études de médecine : la fin de l’eldorado belge pour les Français ?

Les étudiants français sont toujours plus nombreux à tenter leur chance en Belgique en 2021, ils étaient près de 35 % à présenter l’examen d’entrée là-bas. Mais le remplacement de cet examen par un concours pourrait changer la donne, d’autant qu’il devrait s’accompagner de la baisse du nombre de non-résidents, donc de Français, autorisés à étudier.

Examen d’entrée aux études de médecine en Belgique (francophone) en 2007

Petite révolution en Belgique francophone. Qui pourrait rejaillir sur les très nombreux étudiants français qui y vont pour tenter médecine. À partir de 2023, l’examen d’entrée en études de médecine-dentisterie en Fédération Wallonie-Bruxelles sera remplacé par un concours d’entrée. Une réforme qui reverrait à la baisse le pourcentage d’étudiants étrangers autorisés à y faire leur cursus. Ce n’est pas la première fois que nos voisins belges modifient les modalités de sélection en médecine. Au milieu des années 1990, la décision est prise de réglementer l’offre médicale en fixant chaque année un nombre de médecins agréés par l’institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Sans tergiverser, la Flandre met en place un examen d’entrée, qui devient en 2017 un concours, respectant ainsi le nombre de numéros Inami qui lui est accordé. À l’inverse, la Fédération Wallonie-Bruxelles teste différents filtrages (en fin de troisième année, en fin de première année), passe plusieurs années sans aucune sélection, avant d’instaurer en 2017 un examen d’entrée. Mais les francophones diplôment toujours un nombre de médecins dépassant le nombre de numéros Inami qui leur est attribué, piochant chaque année dans le stock de numéros des années suivantes et constituant ainsi une « dette » grandissante. « Il faut bien le reconnaître, cela a constitué une certaine cacophonie », admet Vincent Blondel, le recteur de l’université catholique de Louvain.

Satisfaction des universités

Pendant plus d’un demi-siècle, cette dichotomie entre les néerlandophones et les francophones empoisonna la vie politique belge. Les tensions étaient telles que, en 2021, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, tapa du poing sur la table. Via un projet de loi, il menaça de mettre en place un système de délivrance d’attestations de contingentement en fin de première année d’études, qui seules permettraient d’obtenir un numéro Inami, laissant ainsi les autres étudiants ayant réussi leurs examens sans perspective. Un projet inacceptable pour les francophones. Des négociations s’ouvrirent entre le gouvernement fédéral, compétent sur les questions de santé, et le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, chargé de gérer l’enseignement supérieur dans la partie francophone du pays. Les deux parties parvinrent finalement à un accord au printemps 2022. En échange de la garantie que tous les étudiants recevraient bien un numéro Inami à l’issue de leurs études, et d’un calcul « plus fin » des besoins en matière d’offre médicale par la commission de planification fédérale, la Fédération Wallonie-Bruxelles s’engagea à remplacer à partir de 2023 son examen par un concours d’entrée, comme le pratique déjà la Flandre. Pour 2028, les quotas sont fixés à 744 pour la partie francophone et 1 104 pour la partie néerlandophone. Ils évolueront en fonction des besoins pour les années suivantes.

« Je ne dis pas que c’est le grand soir, mais je pense que cela va apaiser les relations entre les communautés. On a la preuve qu’on est capables de fonctionner ensemble sur la base d’un fédéralisme mature », se réjouit auprès du Figaro Valérie Glatigny, ministre du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment chargée de l’enseignement supérieur.

« Nous clôturons un chapitre épineux qui s’est éternisé pendant plus de vingt-cinq ans. Nous repartons d’une feuille blanche sur la base d’une estimation objective des besoins par la commission de planification fédérale », réagit le ministre fédéral de la Santé. Les universités concernées, au nombre de cinq, se disent également satisfaites. « C’est la solution la plus respectable au vu de l’épée de Damoclès qui planait au-dessus de la tête des étudiants », commente Nicolas Mavroudakis, doyen de la faculté de médecine à L’ULB [Bruxelles]. « C’est une bonne solution, je suis heureux de l’issue de ces négociations », renchérit Vincent Blondel, le recteur de L’UCL [Louvain-La-Neuve, mais avec un hôpital universitaire à Bruxelles]. « Ça permet aux étudiants d’étudier sereinement », complète Françoise Smets, doyenne de la faculté de médecine de L’UCL.

Les étudiants sont quant à eux partagés. Si tous se félicitent de la garantie d’obtenir un numéro Inami à la sortie de leurs études, certains rappellent leur opposition à toute forme de sélection, qu’elle prenne la forme d’un examen ou d’un concours. « Les étudiants soulignent que l’enseignement secondaire en Belgique est très inégalitaire et donc que, s’il y a une sélection dès l’entrée en études de médecine, ceux qui ont été moins favorisés dans le secondaire seront pénalisés », résume Françoise Smets. 

« L’enseignement secondaire belge est connu pour être l’un des plus inégalitaires de L’OCDE », insiste Yazdan, en deuxième année à L’UCL. Ceux qui ont le plus de chance de réussir « sont ceux qui viennent d’un milieu favorisé. Le concours va renforcer le caractère élitiste des études de médecine et favoriser un entre-soi social dans la profession », estime Lucas van Molle, président de la Fédération des étudiants francophones (FEF). « Nous pouvons comprendre cette position, reprend Françoise Smets. Mais nous pensons qu’une sélection reste indispensable pour plusieurs raisons. Et qu’il vaut mieux qu’elle ait lieu à l’entrée pour éviter à ceux qui échouent de perdre un an, deux ans ou trois ans, et pour faire disparaître toute idée de compétition entre étudiants par la suite. » Tiziana, en quatrième année à l’ULB, est également d’avis qu’« il faut bien sélectionner quelque part ». « Il y a beaucoup de jeunes qui veulent faire médecine. On ne peut pas prendre tout le monde… De toute façon, le vrai problème, ce n’est pas “concours ou examen ?” Pour moi, la question, c’est de savoir si, sur le long terme, le nombre de médecins sera suffisant. »

Côté flamand, les réactions sont plus que mitigées.

« Pas certain que tous les doyens flamands voient cet accord d’un bon œil », glisse un francophone. « Certains sont encore très rancuniers, parce que la Fédération Wallonie-Bruxelles ne s’est pas mise en ordre aussi vite et efficacement que la Flandre. » Par la voix de sa vice-présidente, Valérie Van Peel, le parti [nationaliste flamand] N-VA dénonce quant à lui un « pardon général », et ce « seulement en échange de la promesse d’organiser un concours d’admission ». La ministre Valérie Glatigny l’assure pourtant : l’examen d’entrée en médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles aura bel et bien lieu cet été pour la dernière fois. Ou plutôt pour les dernières fois, puisque deux sessions sont organisées, une le 5 juillet, l’autre le 27 août. Les candidats peuvent se présenter soit à la première, soit à la deuxième, soit aux deux. L’examen est composé de deux épreuves comportant chacune quatre matières : une de connaissance et compréhension des matières scientifiques (chimie, biologie, physique, mathématiques), l’autre de communication et analyse critique de l’information. Pour être reçu, un candidat doit obtenir une moyenne supérieure à 10 sur 20 dans chacune des deux parties, avec un minimum de 8 sur 20 dans chacune des huit matières. Cet examen est extrêmement sélectif. En 2021, 5443 candidats s’étaient présentés à la session de juillet, 3975 à la session d’août. 483 avaient été retenus à la première session (soit 8,9 %), 744 à la seconde (soit 18,7 %).

Adieu aux notes minimales

Dès 2023, l’examen sera remplacé par un concours d’entrée, qui devrait avoir lieu en une session unique organisée à la fin du mois d’août. Les modalités de ce concours ne sont pas encore totalement définies, mais les huit matières qui composaient déjà l’examen d’entrée devraient être maintenues. « La vraie différence, c’est que, plutôt que de prendre tous ceux qui ont plus de 10/20, on prendra le nombre d’étudiants qui a été négocié », explique Vincent Blondel. Autre différence de taille : adieu les notes minimales dans chacune des matières. Troisième différence : la baisse du pourcentage d’étudiants non-résidents autorisés à suivre des études de médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles. « Le gouvernement envisage une réduction du nombre maximal (de non-résidents, NDLR), passant de 30 % à 15 %, afin de garantir une offre de soins suffisante à la population et de limiter le risque de pénurie lié à des praticiens qui quittent le territoire au terme de leurs études, et ne contribuent donc pas au renouvellement de la force de travail », est-il indiqué dans le communiqué du 26 mai. Ce changement « envisagé » pourrait bouleverser la donne pour les jeunes étrangers désireux de devenir médecins. Notamment les étudiants français, qui sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Belgique, attirés par la proximité des universités, la qualité de la formation et l’utilisation du français comme langue d’études et de travail. En 2017, 13,4 % des jeunes qui présentaient l’examen d’entrée en études de médecine étaient de nationalité française ; en 2021, ils étaient près de 35 %. Plus globalement, aujourd’hui, la moitié des candidats à l’examen d’entrée sont non-résidents. Le quota maximum de 30 % d’étudiants non-résidents a été atteint pour la première fois l’année dernière. À l’avenir, si ce quota diminue de moitié, il pourrait être atteint chaque année. La fin de l’eldorado belge pour les étudiants francophones, venus de France et d’ailleurs ?

Le concours va renforcer le caractère élitiste des études de médecine et favoriser un entre-soi social.

Lucas van MOLLE, président de La Fédération des étudiants Francophones FEF


lundi 13 juin 2022

Pour la sixième année consécutive, l’Algérie est privée d’Internet pour cause de Bac.

Pour la sixième année consécutive, l’Algérie est privée d’Internet pour cause de bac. Les épreuves de l’examen de fin du cycle secondaire ont démarré ce dimanche 12 juin et les principaux services de messagerie et les réseaux sociaux étaient inaccessibles dès la matinée.

La promesse de ne pas bloquer la connexion cette année n’a pas été tenue. Même la connexion filaire a été perturbée.

La mesure a été prise pour éviter la triche. L’avènement d’Internet et des réseaux sociaux fait craindre aux autorités une fraude massive et une fuite des sujets à grande échelle. Depuis quelques années, l’obsession de lutter contre la triche a pris le dessus sur le reste, bien que les épisodes de grande fuite des sujets ne soient pas très fréquents.

Le plus mémorable est celui de 1992. À l’époque, ni Internet ni la téléphonie mobile et ses terminaux n’existaient pas encore mais l’examen a dû être refait à cause de l’ampleur de la fraude. D’où les critiques qui ciblent les mesures actuelles de blocage de la connexion.

Le scénario de 1992 est la preuve que les méthodes « classiques » de triche peuvent être aussi, sinon plus, dévastatrices que ce que permettent aujourd’hui les nouvelles technologies.

De plus, des techniques existent pour limiter les velléités de fraude, ou même les annihiler, comme l’interdiction des terminaux dans les salles d’examen et le brouillage du réseau dans les environs le temps que durent les épreuves. Mais c’est, semble-t-il, le « risque zéro » qui est recherché, un objectif pas évident à atteindre ni dans les examens scolaires ni dans d’autres domaines.

L’Algérie a aussi durci sa législation en la matière. Un amendement du Code pénal effectué en 2020 prévoit des peines de prison allant jusqu’à 10 ans pour toute tentative de fraude ou de fuite des sujets, et jusqu’à 15 ans si la fuite cause l’annulation partielle ou totale de l’examen.

Un problème de fond

Cette année les autorités ont frappé très fort contre des responsables indélicats pris la main dans le sac à l’occasion des épreuves du Brevet de l’enseignement moyen (BEM) qui ont eu lieu la semaine passée (du 6 au 8 juin).

dimanche 12 juin 2022

« J’ai détruit mon corps en pensant que ça irait mieux » : les regrets de Mila*, redevenue femme

Après sept ans de testostérone et plusieurs opérations chirurgicales, le retour à la case départ pour cette « détransitionneuse » ne peut pas être total. Récit du Figaro (30 mai 2022).

« Je n’ai plus de seins. Je n’ai plus d’utérus. Je n’ai plus d’ovaires. Je dois dealer [composer] avec les conséquences désastreuses de ma transition », écrivait Mila, fin 2021.

L’époque où elle s’appelait « il » est révolue. À 26 ans, Mila* a tourné la page de la transidentité. La jeune fille qui s’était transformée en homme est redevenue une femme. Un gars, une fille… Depuis un peu plus d’un an, Mila est ce que l’on appelle une « détransitionneuse ». Sa chevelure châtain, plaquée en arrière, encadre un visage aux traits fins. Sa voix a retrouvé des tonalités moins graves. À l’état civil pourtant, elle est encore un homme. Une étape qu’il lui reste à franchir, car il faut le temps de prouver à la justice qu’elle ne reviendra pas une nouvelle fois en arrière. Aujourd’hui, elle déroule d’une voix posée les années où elle a vécu dans la peau d’un homme. Comme un souvenir déjà ancien.

Mais après sept ans de testostérone et plusieurs opérations chirurgicales, le retour à la case départ ne peut pas être total. « J’ai détruit mon corps, mais on m’y a aidée. J’ai détruit mon corps en pensant que ça irait mieux. (…) Je n’ai plus de seins. Je n’ai plus d’utérus. Je n’ai plus d’ovaires. Je dois dealer [faire face] avec les conséquences désastreuses de ma transition », écrivait-elle fin 2021, traversée par une « terrible colère ». Un an plus tard, la colère s’est atténuée. Mila a repris le fil de sa vie là où elle l’avait laissé, à l’adolescence. Comme si sa transition n’avait été qu’une parenthèse. « Je me suis refait la même coupe de cheveux qu’à l’époque. Je me suis enfin penchée sur les problèmes que j’avais occultés en transitionnant », explique-t-elle. Quel regard porte-t-elle cette période ? À l’adolescence, élève d’un collège catholique d’une petite ville de province, Mila comprend qu’elle est attirée par les filles. Au lycée, ses préférences se confirment. Mais être « une fille qui aime les filles » la met mal à l’aise. Elle en conclut qu’elle était destinée à être un garçon. D’autant qu’en pleine agitation du vote de la loi mariage pour tous, elle se fait traiter de « sale lesbienne ». Sur des forums dédiés à la communauté trans, sa conviction d’être née dans le mauvais corps se renforce. « Cela fait un peu bizarre au début. Il y a des moments de doute où l’on se demande si on n’est pas en train de s’inventer une vie. Mais à 16 ans et demi, le cerveau arrive facilement à s’accrocher à cette idée. Et puis une fois qu’on s’est lancé, il semble impossible d’en sortir », témoigne-t-elle.

Arrivée à Paris, elle se tourne vers des associations trans où on lui conseille un médecin complaisant qui délivre des ordonnances de testostérones sans poser trop de questions. « Au premier rendez-vous, il m’a dit : “Quand je vous vois, je vois un homme”. Cela a été très rapide », rapporte Mila. Le jour de ses 18 ans, elle se fait sa première piqûre d’hormones. Pendant quelques années, ce traitement lui suffit, car son corps se métamorphose rapidement. Sa voix mue. Elle devient « velue comme un ours ». Son visage et ses épaules s’épaississent. Et puis, peu à peu, Mila ne supporte plus son corps. « Mon sexe, mes seins me dérangeaient. Avec la “testo”, j’ai pris du poids et un début de ventre est apparu. Je suis devenue obsessionnelle, je comptais toutes mes calories. J’étais au bord de l’anorexie », se souvient-elle. Amère, elle dénonce : « Pendant toute cette période, je n’ai eu aucun suivi psychologique. »

« J’étais comme anesthésiée »

Un peu avant ses 21 ans, elle subit une première opération — une hystérectomie — pour se débarrasser de douleurs gynécologiques et faciliter son changement de sexe. Certes, elle n’a « jamais voulu avoir d’enfants » mais savoir que l’on ne pourra jamais en avoir est « différent ». En 2018, un tribunal acte son changement de sexe à l’état civil. Mila, devenue Milo, commence sa vie d’adulte comme « Monsieur ». Pour faire correspondre complètement ses papiers à son identité, elle subit une mammectomie (ablation des seins) un an plus tard. Son dernier lien avec la féminité est rompu. Reste un torse « plat et balafré ».

« À cette époque, j’étais clairement en dépression, décrypte-t-elle. Mon mal-être est allé crescendo. Après les régimes drastiques, j’ai développé une tendance à la boulimie. Je ne voyais plus personne en dehors de ma famille. Je n’avais plus de vie amoureuse. Ma vie sociale était détruite. Pourtant, à aucun moment je ne remettais en cause ma transidentité. J’étais comme anesthésiée, déconnectée de mes émotions. » C’est en poussant la porte d’un psy que Mila recommence à se poser des questions. Elle fait également une rencontre décisive avec une femme qui a suivi le même chemin qu’elle : « Ensemble, nous avons pu avancer, nous poser toutes les questions qui étaient trop difficiles à affronter seules. Sans son soutien, ce cheminement aurait été impossible ». Le retour en arrière ne se fait pas d’un coup. Pendant quelques mois, Mila se considère comme « non binaire ». « Une étape jusqu’au jour où j’ai compris que je n’étais pas et ne serais jamais un homme. Et surtout compris que j’étais une femme. »

« Réveillée d’un long cauchemar »

Pour se retrouver, il ne suffit pas d’arrêter la testostérone. En l’absence d’ovaires, Mila doit prendre des œstrogènes pour renouer avec sa féminité. Il lui faut aussi accepter l’irréversible. « Aujourd’hui, je suis mutilée. Cela a été un gros deuil de me rendre compte que les médecins m’avaient laissé me stériliser à 21 ans et que j’avais ruiné mon corps, confie-t-elle. Heureusement, j’ai échappé à un début de calvitie. J’ai pu retrouver mon visage et ma peau n’a pas été trop abîmée. » Avec le recul, elle analyse ce passage vers un autre genre comme une forme « misogynie intériorisée » qu’elle a finalement réussi à surmonter. Aujourd’hui, Mila éprouve le sentiment de s’être « réveillée d’un long cauchemar » et a accepté d’avoir fait fausse route. Elle refuse de laisser le désarroi altérer son grand sourire. Sa seule inquiétude est pour les enfants trans et les adolescents qui s’engagent dans une transition.

« Avant 25 ans, le cerveau n’a pas fini de se développer. Souvent, les regrets apparaissent à partir de cette période de la vie, quand les tourments de l’adolescence ont fini de nous tirailler. Comment est-ce possible de laisser des mineurs prendre ce type de décision ? C’est une aberration totale », interpelle-t-elle. Alors, bien qu’il lui ait fallu du temps pour accepter de raconter son histoire, de faire confiance, elle juge important de faire entendre sa voix pour mettre en garde.

*Le prénom a été modifié.

Voir aussi 

États-Unis — Biden élimine aide fédérale aux écoles qui ne permettront pas aux transgenres d’utiliser les espaces féminins  

Trudeaupie — Le Canada recense sa population selon cinq « identités de genre »

Ados transgenres, des dégâts irréversibles  

Alabama — Interdiction des traitements pour les mineurs qui se disent « trans »  

L’opinion sur l’utilisation des bloqueurs de puberté aux États-Unis est en train de changer 

Biden signe décret qui permet aux étudiants nés hommes de concourir chez les femmes s’ils se sentent femmes

Zemmour : Arrêter la puberté des enfants est criminel et le ministre de l’Éducation adoube cela ! (vidéos) 

La justice britannique recommande l’arrêt des transitions de genre avant 16 ans

Ministère de la Justice du Québec finance les pronoms trans

États-Unis — Viol d’une élève dans les toilettes pour filles, sodomisée par un élève trans, couvert par des autorités scolaires (m à j) 

France — l’extrême gauche et les lobbies LGBT menacent de brûler une école catholique « usine à fachos » 

Effacement des femmes : Teen Vogue parle de « non-propriétaire de prostate » 

Québec — Hausse des changements de sexe à l’état civil 

Né homme, la justice ordonne qu’il soit déclaré « mère » de son enfant 

Superman woke fait un four (était La Guerre contre l’homme hétéro avec Playboy et Superman) 

La religion woke, une taxonomie  

Questionnements de genre chez les enfants : un colloque pour éclairer parents et professionnels  

Le Sénat du Canada adopte en priorité le projet de loi C-4 interdisant les « thérapies de conversion »  

Un nageur qui se dit femme pulvérise les records de natation féminine aux États-Unis

Pressions, censure : les coulisses des médias de grand chemin

Aude Lancelin est une journaliste de gauche. Après un long parcours dans les médias de grands chemins (notamment comme ex-directrice adjointe de L’Obs puis de Marianne) elle a fondé le média indépendant QG. Elle a tiré de sa longue expérience la conviction que plus rien de décisif ne pouvait être accompli dans des endroits abîmés par le pouvoir, les intérêts industriels privés, ou les agendas politiques secrets.

Comment lutter contre la puissance des médias de masse qui façonnent l'opinion et orientent les choix politiques ?

Extrait sur Bernard-Henri Lévy, ce cuistre

Extrait sur le pouvoir de Google sur la presse française


samedi 11 juin 2022

Le plus gros bobard ? Un an plus tard, toujours aucune preuve de tombes anonymes dans les anciens pensionnats indiens...

Texte de Louis Fournier, écrivain et journaliste à la retraite, paru dans le Devoir le 11 juin 2022.

Il y a un an, le 27 mai 2021, on annonçait la découverte, par géoradar, de ce qu’on a décrit comme les restes de quelque 200 enfants autochtones disparus. Ces enfants auraient été enterrés dans un cimetière secret, situé dans un verger, près de l’ancien pensionnat des Oblats de Marie-Immaculée établi dans la réserve de Kamloops en Colombie-Britannique. On a d’abord parlé d’une fosse commune, une nouvelle démentie, mais qui est restée dans notre imaginaire, puis de tombes anonymes, ce qui n’est pas encore avéré.

En effet, nous n’avons aucune preuve matérielle de cette présumée découverte, car le géoradar est une technologie qui n’identifie pas directement les restes humains. Selon l’anthropologue qui a fait la recherche, seule une excavation serait probante. Mais la communauté autochtone locale est divisée sur le sujet et on peut douter sérieusement que des fouilles puissent avoir lieu. Qui donc établira alors la véracité des faits ?

Selon le Centre canadien de vérité et réconciliation, 51 élèves sont décédés durant les 80 ans d’existence du pensionnat. Grâce aux recherches de l’historien Jacques Rouillard, on connaît maintenant les lieux de sépulture de plus de la moitié de ces enfants, selon les informations disponibles. Quatre d’entre eux sont inhumés à Kamloops dans le cimetière de leur réserve situé non loin du pensionnat, ce qui fait douter de l’existence d’un autre lieu de sépulture secret. Vingt-quatre autres enfants sont enterrés dans le cimetière de leur propre réserve. L’historien a pu consulter les certificats de décès conservés dans les registres d’état civil de la province. Ces enfants ne sont donc pas disparus. Comment croire alors que les dépouilles de 200 enfants aient pu être enfouies près de l’école, à l’insu des familles et du conseil de bande ?

Depuis l’annonce de Kamloops, des groupes autochtones ont fait part de la « découverte » par géoradar de centaines de tombes anonymes, dans des cimetières abandonnés et déjà connus. Dans le cas du pensionnat des Oblats à Marieval en Saskatchewan, les 750 tombes étaient celles de personnes de tous âges, dont plusieurs n’étaient pas des Autochtones, a révélé l’enquête d’un journaliste de la CBC. Un certain lobby autochtone évoque le spectre de la « disparition » de milliers d’enfants. La Commission de vérité et réconciliation a qualifié l’existence des pensionnats de « génocide culturel », mais jamais elle n’a parlé de génocide physique.

Si des enfants sont disparus, n’est-ce pas parce que le ministère fédéral des Affaires indiennes refusait de payer les frais pour rapatrier les corps dans les réserves, empêchant ainsi les familles de les enterrer chez elles ? Le gouvernement Trudeau, déjà pétri de repentance, doit assumer les conséquences de cette politique odieuse. Et n’oublions pas que le système colonial des pensionnats autochtones fut créé et financé par l’État canadien en vue d’assimiler ces enfants.

Les souffrances, les luttes et la résilience des Autochtones ne peuvent qu’inspirer la plus grande bienveillance. Mais la victimisation à outrance n’aidera pas leur cause, qui est aussi la nôtre : la vérité et la réconciliation. Le meilleur chemin vers la réconciliation n’est-il pas de chercher et de connaître toute la vérité ? Les médias, dont c’est la mission, doivent nous aider à aller au fond des choses.


Billet du 27 mai 2022 (jour anniversaire de la « découverte »)

L’absence de preuves liées à la panique morale qui a suivi la prétendue découverte de sépultures d’enfants morts à Kamloops et ailleurs dans l’Ouest est répercutée dans la presse américaine. Extraits d’un article du New York Post.

[…]

Jacques Rouillard,
professeur à l’Université de Montréal,
a déclaré que
si un génocide culturel
avait eu lieu à l’école de Kamloops,
« il devrait y avoir des fouilles ».
Mais « tout est resté flou.
Les Canadiens se sentent coupables
alors ils se taisent. »


Mais un groupe d’une douzaine d’universitaires canadiens ne croit pas à toute cette histoire.

« Pas un seul corps n’a été retrouvé », a déclaré au [New Yok] Post Jacques Rouillard, qui est professeur émérite au département d’histoire de l’Université de Montréal. « Après […] des mois de récriminations et de dénonciations, où sont les restes des enfants enterrés au pensionnat indien de Kamloops ? ».

Le porte-parole de Tk’emlúps te Secwépemc, Larry Read, a confirmé au [New York] Post cette semaine qu’aucun corps n’a encore été exhumé de l’école de Kamloops et qu’aucune date n’a été fixée pour commencer les fouilles. Il a ajouté que le rapport montrant les résultats du radar à pénétration de sol (GPR) n’a pas été publié par la communauté, mais qu’il pourrait l’être à l’avenir.

M. Rouillard, qui a été le premier à défendre ce qu’il a appelé l’absence totale de preuves de l’existence de fosses communes dans un essai publié en janvier, ne nie pas que de sévices auraient pu être commis dans les pensionnats.

Mais lui et d’autres personnes remettent en question le récit surchargé de l’école de Kamloops, selon lequel des enfants auraient été assassinés et enterrés dans ce qui, selon certains anciens élèves, était un verger de pommiers.

[…] Le 17 mai 2021, la communauté avait engagé Sarah Beaulieu, une jeune anthropologue de l’Université de la vallée du Fraser, pour scanner et étudier le site. Mme Beaulieu a scanné le site entre le 21 et le 23 mai et le groupe a annoncé ses découvertes choquantes le 27 mai.

Mme Beaulieu a déclaré que les capteurs à distance avaient détecté des « anomalies » et ce qu’on appelle des « reflets » qui indiquent que des restes d’enfants pourraient être enterrés sur le site. Mme Beaulieu n’a pas répondu aux courriels envoyés par le [New York] Post.

[…] Comme M. Rouillard, Tom Flanagan, professeur émérite de sciences politiques à l’Université de Calgary, ne croit en rien à l’histoire.

« C’est le plus grand bobard de l’histoire canadienne », a déclaré Flanagan au Post. « Toute cette histoire de tombes non marquées et d’enfants disparus a déclenché une panique morale. Ils en sont venus à croire des choses pour lesquelles il n’y a aucune preuve et l’histoire a pris vie d’elle-même. »

Étrangement, Rouillard, Flanagan et leurs associés ont une sorte d’allié en la personne d’Eldon Yellowhorn, professeur et président fondateur du département d’études indigènes de l’Université de Fraser Valley — là même où travaille Sarah Beaulieu.

M. Yellowhorn, qui a grandi dans une ferme de la réserve indienne de Peigan et dont plusieurs membres de la famille ont fréquenté les pensionnats, est à la fois archéologue et anthropologue. Il fait partie de la nation Pied-Noir. Depuis 2009, il recherche et identifie les tombes des enfants autochtones ayant fréquenté les pensionnats du Canada, après avoir été engagé par la puissante Commission vérité et réconciliation du Canada.

Cependant, bon nombre des tombes qu’il a identifiées dans les pensionnats d’autres régions du pays proviennent de véritables cimetières et la façon dont ils sont morts n’est pas toujours claire.

Certains de ceux qui ont été trouvés avaient succombé à la maladie, a déclaré Yellowhorn, citant un cimetière où il est apparu que de nombreux enfants avaient péri de la grippe espagnole il y a un peu plus d’un siècle.

« Je peux comprendre pourquoi certaines personnes sont sceptiques quant au cas de Kamloops », a déclaré Yellowhorn au Post. « Tout cela est très nouveau. Il y a beaucoup de désinformation qui circule. Les gens parlent sous le coup de l’émotion ».

Pour Yellowhorn, les preuves réelles de la présence d’un charnier sur le site de Kamloops sont minces.

« Tout ce que le radar vous montre, c’est qu’il y a des anomalies ou des reflets », a-t-il dit. « La seule façon d’en être certain est de fouiller la terre et de vérifier ce qui se trouve en dessous. Nous ne sommes pas encore arrivés au point où nous pouvons le faire. C’est un travail énorme. »

Malgré son propre scepticisme, M. Yellowhorn affirme qu’il est tout à fait possible que si des fouilles sont un jour menées à Kamloops — de véritables restes humains soient découverts, un peu comme ce fut le cas en 2014 en Irlande après que le géoradar révéla des anomalies dans l’un des célèbres foyers pour mères et bébés du pays.

La professeure canadienne Frances Widdowson a déclaré que personne n’ose mettre en doute la parole des chefs autochtones au Canada de nos jours, ce qui rend difficile la vérification de leurs affirmations concernant les restes enterrés d’enfants.

Les gardiens du savoir, après tout, ne peuvent pas être remis en question, car cela serait perçu comme un « manque de respect » », a écrit Widdowson dans « The American Conservative » en février. Widdowson est un ancien professeur titulaire de l’université Mont-Royal à Calgary.

Widdowson a écrit que les propos « macabres » sur les enfants autochtones enterrés circulent depuis plus de 25 ans et sont « maintenant fermement ancrés dans la conscience canadienne ». Mais elle ajoute qu’il n’y a toujours pas de preuves tangibles.

Les professeurs canadiens contestent également les rapports selon lesquels au moins 150 000 enfants indigènes furent contraints de fréquenter les pensionnats, ce qui est aujourd’hui accepté comme parole d’évangile au Canada.

Flanagan et d’autres affirment que ce chiffre est au mieux trompeur, car un grand pourcentage de parents indiens ont volontairement opté pour les pensionnats, car c’était le seul moyen pour leurs enfants de recevoir une éducation.

Tomson Highway, Cri pur et dur, est un auteur-compositeur et pianiste canadien bien connu. Aujourd’hui âgé de 70 ans, il était le plus jeune d’une famille de 12 enfants qui vivaient dans une tente plantée sur un banc de neige sur une île d’un lac dans le nord-ouest du Manitoba. […]

 « J’y suis allé parce que mon père le voulait », dit Highway à propos de son père, un chasseur de caribous et champion de traîneau à chiens qui était analphabète. « Mon frère aîné était également analphabète. Il ne voulait pas que la même chose arrive à nous autres, les enfants. Alors nous y sommes allés. »

Highway a dit que l’école Guy Hill n’était pas parfaite et qu’il a été témoin et victime de certains sévices. Mais « je n’ai pas vu de morts étranges », a-t-il dit. « La plupart des Blancs qui étaient là étaient gentils. L’éducation que j’y ai reçue… m’a préparé à la vie. »

 

Source : New York Post


Billet originel du 26 mai 2022

Extrait et résumé d’un texte de Brian Giesbrecht, juge à la retraite de la Cour provinciale du Manitoba, de Nina Green, chercheuse indépendante, et Tom Flanagan, professeur émérite de sciences politiques à l’Université de Calgary.

Neuf affirmations des libéraux concernant le convoi d'Ottawa contredites officiellement

Le bureau du ministre de la Sécurité publique @marcomendicino affirme désormais qu’on a mal compris le ministre lorsqu’il a déclaré que la police avait conseillé au gouvernement libéral d’utiliser la Loi sur les mesures d’urgence. Pourtant, le ministre l’a affirmé au moins une douzaine de fois en Chambre. Qu’y avait-il à mal comprendre ?

Plusieurs témoignages clés minent la justification donnée par le Premier ministre Justin Trudeau quand il invoqua la Loi sur les mesures d’urgence pour écraser les manifestants pacifiques du « convoi de la liberté » à Ottawa en février.

Tout au long des manifestations, les libéraux et les médias de grand chemin ont fait un certain nombre d’affirmations sur le convoi, allant de la participation d’extrémistes, du financement par des étrangers et des millionnaires. À ce jour, toutes ces affirmations ont été remises en question par les responsables de l’application des lois et les responsables de la collecte de fonds.

Plusieurs ministres du cabinet Trudeau ont affirmé en février que des extrémistes étrangers finançaient le convoi pour saper la démocratie canadienne. Parmi ces ministres figurait le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, qui a déclaré — sans preuve — que bon nombre des dons « provenaient de l’étranger ». Le ministre de la Protection civile, Bill Blair, a également affirmé que des « entités étrangères » étaient à l’origine des manifestations.

Des médias, dont le Toronto Star et la CBC, ont également publié des articles suggérant à tort que le convoi était financé par des fonds étrangers. La CBC a été forcée de retirer un article qui affirmait que le soutien au convoi venait principalement de l’étranger.

Le député libéral Taleeb Noormohamed a également comparé les dons pour le convoi au « financement du terrorisme » et a appelé les organismes de surveillance du financement du terrorisme à enquêter sur les plateformes de collecte de fonds.

True North a répertorié neuf cas où des officiels ont catégoriquement réfuté les affirmations du gouvernement libéral concernant le Convoi de la liberté.

1. Pas de riches donateurs étrangers

Lors d’un comité des finances de la Chambre des communes le 17 mars, le président de GoFundMe, Juan Benitex, a rejeté les allégations selon lesquelles des millionnaires étrangers avaient financé le Convoi de la liberté. Selon Benitez, sa plate-forme « n’a découvert » aucun grand donateur qui l’aurait alerté quant à une possible influence étrangère.

« Y a-t-il eu de gros donateurs qui sortaient du lot, qui auraient soulevé des signaux d’alarme en essayant peut-être d’influencer le résultat de cette manifestation ? » a demandé le député conservateur Ed Fast lors du témoignage.

« Nous n’avons pas découvert cela, non », a déclaré Benitez. « Lorsque nous avons examiné les dons, nous n’avons pas identifié de dons ou de schémas de dons significatifs. »

L’avocate générale de GoFundMe, Kim Wilford, a également confirmé que le don le plus important était de 30 000 $ et provenait du Canada.

2. La GRC n’a aucune preuve de financement terroriste

Bien que le gouvernement libéral ait traité les dons pour aider le convoi comme du financement de terrorisme et du blanchiment d’argent, un chef de la GRC a déclaré que la police fédérale n’avait vu aucune preuve d’implication terroriste dans le financement du convoi.

Le directeur de la criminalité financière de la GRC, Denis Beaudoin, a déclaré aux parlementaires lors d’une réunion du comité des finances de la Chambre des communes le 7 mars que l’activité terroriste n’était pas sur leur radar.

« CANAFE s’est présenté devant notre comité », a déclaré le député conservateur Philip Lawrence à Beaudoin. « Ils ont fourni des informations intéressantes sur le flux d’argent lors de la collecte et le financement des manifestations — ils n’ont vu aucune preuve d’activité terroriste. Avez-vous vu des preuves d’activités terroristes dans le financement de ces manifestations et blocages illégaux ? »

« Non, je n’en ai pas vu », a déclaré Beaudoin.

3. Le convoi a été financé par des Canadiens, pas des étrangers

Selon les dirigeants des plateformes de financement participatif GoFundMe et GiveSendGo, la grande majorité des fonds donnés au Convoi de la liberté provenaient de Canadiens et non de sources étrangères.

« Nos dossiers montrent que 88 % des fonds donnés provenaient du Canada et 86 % des donateurs venaient du Canada », a déclaré le président de GoFundMe, Juan Benitez, au comité de sécurité publique des Communes le 3 mars.

Les dirigeants de GiveSendGo ont également déclaré que 63 % des fonds donnés à leur plateforme provenaient du Canada.

« La plupart des dons étaient inférieurs à cent dollars », a déclaré le cofondateur de GiveSendGo, Jacob Wells, lors de la même réunion. « C’est assez cohérent d’un bout à l’autre. »

4. Un responsable de CANAFE affirme que des gens exaspérés, et non des terroristes, ont financé le convoi

Le directeur adjoint du renseignement du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE), Barry MacKillop, a également mis fin aux allégations selon lesquelles l’argent recueilli pour le Convoi de la liberté constituait du financement du terrorisme.

Selon MacKillop, les fonds provenaient des poches de Canadiens qui en avaient assez des mesures COVID-19.

« C’était leur propre argent. Ce n’était pas de l’argent qui finançait du terrorisme et ne constituait en aucune façon du blanchiment d’argent », a déclaré MacKillop au comité des finances de la Chambre des communes le 24 février.

« Ce sont des gens qui ont soutenu la cause avant qu’elle ne soit déclarée illégale. Il y avait des gens dans le monde qui en avaient marre de COVID et qui étaient bouleversés et ont vu les manifestations. Je crois qu’ils voulaient juste soutenir la cause. »

5. Aucun extrémiste étranger impliqué dans le convoi

Dans un autre témoignage devant le comité de la sécurité publique des Communes le 10 février, MacKillop a déclaré aux députés qu’il n’y avait aucun signe que ce qui se passait à Ottawa était une forme d’extrémisme violent à motivation idéologique.

« L’argent… ce qui se passe à Ottawa n’a pas été identifié à ma connaissance comme de l’extrémisme violent à motivation idéologique », a déclaré MacKillop.

6. Aucune arme à feu découverte lors de la répression

Le 24 mars, le chef par intérim de la police d’Ottawa, Steve Bell, a déclaré aux parlementaires devant le comité de la sécurité publique de la Chambre des communes qu’aucune arme à feu chargée n’avait été découverte lorsque la police est intervenue pour arrêter les camionneurs et leurs partisans.

« Il s’agit d’une question simple, chef par intérim. Des armes ont-elles été trouvées ? Des armes à feu chargées ont-elles été trouvées ? Oui ou non ? » a demandé le député conservateur Dane Lloyd.

« Non, aucune relative à une quelconque accusation », a déclaré Bell.

Avant l’aveu de Bell, plusieurs médias avaient répandu l’histoire selon laquelle des armes à feu chargées avaient été trouvées lors de la manifestation. Plus récemment, le journaliste pigiste Justin Ling avait publié un article dans le Toronto Star prétendant la même chose.

7. Tentative d’incendie non liée au convoi

Le Service de police d’Ottawa a officiellement contesté les affirmations des députés et des médias selon lesquelles la tentative d’incendie criminel du 6 février dans un immeuble résidentiel était liée aux manifestations du Convoi de la liberté.

De nombreux politiciens libéraux et néo-démocrates, dont le chef néo-démocrate Jagmeet Singh, ont répandu la fausse affirmation selon laquelle les participants au convoi étaient impliqués dans la tentative d’incendier le bâtiment alors que des habitants se trouvaient toujours à l’intérieur.

« (Les manifestants) ont harcelé les employés des entreprises locales, à tel point que les entreprises ont dû fermer pendant trois semaines. Il y a eu une tentative d’incendie criminel et les portes ont été barrées à l’aide de menottes afin que, si un incendie s’y déclarait, des personnes brûlent vives à l’intérieur du bâtiment », a déclaré la députée libérale Jennifer O’Connell le 19 février.

Selon les déclarations de la police d’Ottawa, aucun suspect n’a été impliqué de quelque manière que ce soit dans les manifestations.

8. Les forces de l’ordre n’ont pas demandé l’invocation de la loi sur les mesures d’urgence

Contrairement aux affirmations du ministre libéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino, la police n’a pas demandé au gouvernement fédéral d’invoquer la Loi sur les mesures d’urgence pour faire face aux manifestants du Convoi de la liberté.

La commissaire de la GRC, Brenda Lucki, a déclaré au sénateur Vernon White qu’il n’avait « jamais été question » de recourir à des pouvoirs d’urgence.

« Non, il n’a jamais été question de demander la loi sur les mesures d’urgence », a déclaré Lucki.

Mendicino a affirmé à plusieurs reprises qu’une telle demande avait été faite par la police et le gouvernement libéral l’a citée tout en essayant de justifier l’invocation sans précédent de Trudeau.

« Ce n’est qu’après avoir reçu l’avis des forces de l’ordre que nous avons invoqué la loi sur les mesures d’urgence », a déclaré Mendicino.

L’affirmation de Mendicino a encore été discréditée par le chef par intérim de la police d’Ottawa, Steve Bell, en mai, alors qu’il déclarait que les forces de police de la ville n’avaient pas demandé au gouvernement d’utiliser la loi.


 

9. Femme qui a dansé sur un monument aux morts n’était pas affiliée au convoi

La femme qui a été surprise en train de danser sur la tombe du Soldat inconnu pendant les manifestations du convoi de la liberté a admis qu’elle n’était en aucun cas associée aux camionneurs du convoi.

« Il n’y avait aucun lien établi avec les camionneurs du Convoi de la liberté », a déclaré la porte-parole du Service de police d’Ottawa, Carole Macpherson.

Le Premier ministre Justin Trudeau a qualifié l’incident de « profanation le 31 janvier et l’a lié au Convoi de la liberté.

« Je sais que vous vous posez des questions sur ce que vous avez vu dans notre capitale cette fin de semaine », a lu Trudeau à partir d’une déclaration préparée. « La liberté d’expression, de réunion et d’association est la pierre angulaire de la démocratie, alors que le symbolisme nazi, l’imagerie raciste et la profanation des monuments aux morts ne le sont pas. »

Source : TNC

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vendredi 10 juin 2022

Russie — Le rejet du processus de Bologne et les convulsions idéologiques de l'élite

Nous avions déjà rapporté que la Russie avait signalé sa volonté de sortir du processus universitaire européen dit « de Bologne ». Le processus de Bologne est un processus de rapprochement des systèmes d’études supérieures européens amorcé en 1998 et qui a conduit à la création en 2010 de l’espace européen de l’enseignement supérieur, constitué de 48 États. Cet espace concerne principalement les États de l’Espace économique européen ainsi que, notamment, la Turquie et jusqu’à présent la Russie. Il s’agit du processus de réforme du système d’enseignement supérieur au niveau international, qui a débuté en 1999 à l’Université de Bologne, dont il tire son nom. Cet accord a permis la mise en place d’un système presque unifié de reconnaissance et d’équivalence des qualifications universitaires. De nombreux États européens adhèrent au processus. Toutefois, depuis trois ans, on assiste à un abandon progressif de la convention.

Nous reproduisons ci-dessous l’opinion d’Alexandre Guelievitch Douguine sur le processus de Bologne. Douguine, né à Moscou le 7 janvier 1962, est un intellectuel et théoricien politique nationaliste russe. Il est l’auteur de nombreux essais. Il a été le conseiller du président de la Douma d’État Guennadi Selezniov, ainsi que de Sergueï Narychkine, membre dirigeant du parti Russie unie, pour les questions stratégiques et géopolitiques.


Parlons du rejet du processus de Bologne. Le point central est une question de principe. L’introduction du système de Bologne faisait partie d’un projet global : la pleine intégration de la Russie dans le monde global, ce qui signifie l’adoption sans restrictions de toutes les normes et règles de l’Occident. Il ne s’agissait pas seulement d’éducation, mais de la principale stratégie du gouvernement russe depuis 1991. L’adaptation de tous les niveaux de vie — éducation, économie, culture, science, politique, technologie, mode, art, éducation, sports, médias — aux normes de l’Occident moderne était le principal objectif de toutes les réformes. Cela s’appliquait à tout et constituait l’objectif principal des autorités, tant sous Eltsine que sous Poutine. La mise en œuvre du système de Bologne est un élément mineur de cette stratégie globale.

Bien sûr, il y a une différence entre les années 1990 et les années 2000. Sous Eltsine, l’acceptation totale des normes et modèles occidentaux s’accompagnait d’une intégration dans le monde global et d’une volonté de tout sacrifier pour elle, y compris la souveraineté et l’indépendance. La standardisation est donc allée de pair avec la dé-souverainisation.

Sous Poutine, la souveraineté a été proclamée comme la valeur la plus élevée, mais l’occidentalisation et la standardisation se sont poursuivies. Apparemment, suivant l’exemple de Pierre le Grand, Poutine a décidé d’utiliser la technologie occidentale pour renforcer le pays et, à un moment donné, en s’appuyant sur ces normes empruntées, de frapper un grand coup. Pierre lui-même a ouvert une fenêtre sur l’Europe pour les canons russes. Dans le même temps, Pierre brisait également la tradition russe, alors que Poutine a hérité d’une société dans laquelle la tradition était déjà brisée.

Si l’on accepte l’hypothèse selon laquelle Poutine poursuivait une stratégie consistant à copier le système occidental dans le but de renforcer la souveraineté russe, et il n’y a pas d’autre hypothèse intelligible, alors avec le début de l’OMU [Opération militaire en Ukraine] est venu le moment de vérité : il était temps de contre-attaquer, l’Occident, qui s’était entêté à essayer de nous arracher l’Ukraine en trompant et en hypnotisant la population naïve de la Petite Russie, était touché. Là encore, il y a un parallèle avec Pierre : celui qu’évoque la bataille de Poltava [contre la Suède en Ukraine en 1709], modèle que la Russie actuelle s’entête à poursuivre depuis février 2022. Tout s’emboîte.

Cependant, il y a une différence entre le XVIIIe siècle et le XXIe siècle : la technologie occidentale moderne est inextricablement liée à l’idéologie, la technologie elle-même porte un code clair de globalisme et de libéralisme. Ni les biens ni les objets ne sont idéologiquement neutres, et encore moins les méthodes d’enseignement et les disciplines universitaires, que la Russie actuelle a servilement copiées au cours des 30 dernières années. Au début, c’était un signe de défaite, puis un « plan astucieux » pour se concentrer et se préparer à une attaque en représailles. Maintenant, que faire de ces éléments, technologies et institutions que la Russie a copiés de l’Occident ? Pas seulement le système éducatif, mais tout le reste : les technologies de l’information, les institutions financières, les codes culturels, les mécanismes du marché, la mondialisation de la main-d’œuvre et de l’approvisionnement en énergie, et même la démocratie elle-même, le parlementarisme, les élections, les droits de l’homme, bref, tout…

Plus de médecins seront formés au Québec

Devant la pénurie de main-d’œuvre qui touche également le domaine de la santé, le Québec formera davantage de médecins afin de rééquilibrer l’offre et la demande de services médicaux, ont annoncé, vendredi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, et la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann.

Ainsi, pour les trois prochaines années, le nombre d’admissions au doctorat en médecine augmentera pour atteindre 1021 nouveaux étudiants au programme en 2024-2025.

« L’augmentation des admissions en médecine pour les trois prochaines années nous permettra d’améliorer la prise en charge des Québécois par un médecin, a déclaré Christian Dubé. C’est d’ailleurs l’une des priorités de notre Plan santé. Pour y parvenir, il faut s’assurer de la disponibilité de la main-d’œuvre clinique, et tout particulièrement des médecins. »

Graphique fourni par Christian Dubé
 
En plus de ces augmentations annoncées par Québec, les facultés de médecine de la province se sont engagées à augmenter le nombre de nouveaux étudiants dans le contingent régulier à 1050 pour 2025-2026.

« L’accès de la population québécoise aux services de santé dépend notamment de notre capacité à assurer une relève médicale adéquate pour les prochaines années […] Les capacités de formation et les places disponibles dans celles-ci sont sans cesse réévaluées et adaptées de manière cohérente avec les enjeux observés sur le terrain à travers le Québec », a précisé pour sa part Danielle McCann.

Combien formés à l’université anglophone McGill ?

Au Québec, le programme de médecine est offert par quatre facultés :

  1. Université Laval à Québec
  2. Université McGill (campus de Montréal et celui de l’Outaouais)
  3. Université de Montréal (campus de Montréal et celui de Trois-Rivières)
  4. Université de Sherbrooke (campus de Sherbrooke et celui de Saguenay)

Une université sur quatre (avec deux campus) qui forme des médecins est donc anglophone.

On ne connaît pas la répartition des nouvelles places en fonction des facultés de médecine. Or, on ne voit pas pourquoi le Québec paierait pour la formation de médecins anglophones, la langue officielle étant le français. En outre, former un médecin à McGill, c’est s’exposer à un risque plus grand que ce diplômé fortement subventionné par le contribuable québécois pendant ses longues études s’exile, les diplômés anglophones étant plus enclins à quitter le Québec.


Étude — Aucune perte d'apprentissage en lecture parmi les élèves en Suède pendant la pandémie

La pandémie de COVID-19 a entraîné des fermetures d'écoles dans le monde entier, avec un risque de perte d'apprentissage.

La Suède a maintenu les écoles primaires ouvertes, mais on ne sait pas si l'absence des élèves et des enseignants et les facteurs de stress liés à la pandémie ont eu un effet négatif sur l'enseignement et les progrès des élèves. Dans une étude (Anna Eva Hallin et al., 2022) dont les résultats sont publiés dans l'International Journal of Educational Research, les résultats d'évaluation de la lecture de 97 073 élèves suédois du primaire (de la 1re à la 3e année) ont été analysées pour étudier la perte d'apprentissage potentielle.

Les résultats ont montré que les résultats de décodage de mots et de compréhension de lecture n'étaient pas inférieurs pendant la pandémie par rapport à ceux précédant la pandémie, que les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés n'étaient pas particulièrement touchés et que la proportion d'élèves ayant de faibles compétences en décodage n'avait pas augmenté pendant la pandémie .

Les auteurs concluent que d'avoir gardé les écoles primaires ouvertes a été avantageux pour les élèves en Suède.

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L’Afrique du Sud dans la tourmente de la corruption

Le président sud-africain, sur la défensive après des accusations de corruption autour d’une affaire gênante de cambriolage, a éludé vendredi les questions sur cet épineux sujet lors d’une conférence de presse, après une nouvelle séance houleuse au Parlement.

« Le vol qui a eu lieu dans ma ferme de Phala Phala [Nord du pays] en 2020 fait l’objet d’une plainte et il faut laisser la justice suivre son cours », a répété Cyril Ramaphosa malgré les relances, accusant les journalistes de continuer à « glisser les mêmes questions sous une autre forme ».

« Je ne répondrai pas aux questions sur le sujet à ce stade, je suivrai les conseils qui m’ont été donnés », a ajouté le chef d’État, qui s’exprimait pour la première fois en conférence de presse sur ce qui est désormais appelé « le scandale de la ferme ».

La séance au Parlement qui devait être centrée sur le vote du budget a une nouvelle fois été agitée vendredi, après une session déjà houleuse la veille. Des députés de la gauche radicale qui perturbaient la séance par des interruptions répétées ont à nouveau été expulsés de force.

M. Ramaphosa, 69 ans, est visé par une plainte déposée la semaine dernière par l’ex-chef du renseignement, Arthur Fraser. Ce dernier l’accuse d’avoir dissimulé à la police et au fisc un cambriolage dans l’une de ses propriétés, au cours duquel l’équivalent de 3,8 millions d’euros en liquide a été trouvé caché dans du mobilier.

Le président à la tête d’une importante fortune personnelle a reconnu que de l’argent avait été volé, mais conteste le montant annoncé. Il nie avoir jamais volé d’agent à quiconque, a dénoncé de « sales coups » et des « intimidations ».

L’argent dérobé, dont le montant avancé est exagéré, était tiré de la vente d’animaux, a-t-il expliqué, dénonçant des « motivations politiques ».

Ces accusations interviennent alors que l’ANC, parti au pouvoir, doit décider d’ici décembre de présenter ou non Cyril Ramaphosa comme candidat pour un second mandat à la présidentielle de 2024.

M. Ramaphosa a déclaré qu’il se présenterait devant la commission « intégrité » du parti, qui a pour règle de suspendre systématiquement les membres faisant l’objet de poursuites pénales. Aucune date n’a été fixée.

Successeur de Jacob Zuma, poussé à la démission en 2018 après une série de scandales, l’actuel président est attendu sur le front de la corruption qu’il a promis d’éradiquer.

La médiatrice de la République a ouvert une enquête publique sur l’affaire. Le chef d’État l’a suspendue jeudi, dans le cadre d’une longue procédure de destitution déjà en cours.

Un passé controversé

En août 2017, Ramaphosa a été impliqué dans un scandale où il aurait entretenu plusieurs relations extraconjugales et aurait versé de l’argent à des individus pour taire l’affaire. 

Le président sud-africain a également été critiqué pour la conduite de ses intérêts commerciaux, bien qu’il n’ait jamais été inculpé d’activité illégale dans aucune de ces controverses. Sa fortune suscite des questions. Parmi les relations commerciales controversées : 

  • sa participation dans la Glencore (une importante entreprise anglo-suisse de négoce, courtage et d’extraction de matières premières),
  • des allégations de bénéfices illégaux à la suite d’accords de livraison de charbon à la société publique d’électricité Eskom, bénéfices illégaux qu’il a fermement niés.
  • son emploi au conseil d’administration de la minière Lonmin où il préconisa de traiter de la manière forte les mineurs grévistes peu avant le massacre de Marikana dans les locaux de la Lonmin à Marikana. Le 15 août 2012, il avait appelé à une action résolue contre la grève des mineurs de Marikana, grève qu’il avait qualifiée de conduite « ignoblement criminelle » et qui nécessitait une « action concomitante ». Plus tard, Ramaphosa admit et regretta son implication dans cette tragédie et déclara qu’elle aurait pu être évitée si des plans d’urgence avaient été élaborés avant la grève. 

Son fils, Andile Ramaphosa, a été reconnu coupable d’avoir accepté des paiements totalisant 2 millions de rands (environ 200 000 $) de Bosasa, une société de sécurité impliquée dans la corruption et la capture de l’État par la Commission Zondo.

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