lundi 24 novembre 2014

Manque de choix dans le public : des parents en colère


Le phénomène des fausses adresses est bien connu dans certaines écoles de la Commission scolaire de Montréal. Un problème qui crée de la tension entre des parents parce que les écoles qui ont la faveur des parents manquent déjà de place.

Radio-Canada indique que la situation est relativement simple. Des parents de l’extérieur du territoire où se situe une école publique avec un projet éducatif qui leur plaît souhaitent que leur enfant la fréquente. Ces parents demandent donc à des résidents du quartier de l’école visée la permission d’utiliser leur adresse pour y avoir accès.

Une manœuvre qui va à l’encontre du règlement de la CSDM.

Pour la société d’État, le problème est important : des écoles sont surpeuplées et un enfant inscrit à l’aide d’une fausse adresse peut prendre la place d’un autre qui lui, habite réellement le quartier. Apparemment, il n’est pas envisagé d’agrandir les écoles au profil recherché ou d’offrir plus d’écoles avec ce genre de projet éducatif.

À la Commission scolaire de Montréal, on est bien au fait de la situation, surtout présente dans les écoles St-André-Apôtre (Ahuntsic), Saint-Marc (Rosemont) et Louis-Colin (Ahuntsic). « Ça peut toucher même du personnel de l’établissement qui font des fausses adresses, je peux comprendre que ça peut être une petite bombe », explique Manon Bergeron, directrice de l’organisation scolaire à la CSDM.

Des parents semblent prêts à aller très loin pour que leur enfant fréquente l’école qu’ils désirent. Dans le quartier Ahuntsic, des demandes écrites ont circulé dans les boîtes aux lettres. Un résident de la rue Tolhurst a été sollicité pour qu’il prête son adresse. « J’ai été surpris de lire cette lettre-là, en fait j’ai lu qu’il voulait utiliser mon adresse. Je n’ai pas trouvé ça correct et je n’ai pas fait suite à cette lettre », raconte-t-il.

Les directions d’école n’ont pas l’intention de mener une vaste enquête pour dénicher les tricheurs. Sur le formulaire d’inscription, la CSDM a ajouté récemment que toute demande incluant une fausse adresse serait rejetée. Pour l’instant, c’est essentiellement la délation qui permet d’identifier les fausses adresses. Par exemple, à l’école Saint-Marc, un parent en a dénoncé un autre. « Je vous dirais que c’est délicat, mais c’est important que les gens sachent ça. On fait pas d’enquête pour vérifier chaque adresse », explique France Vézina, directrice de l’école Saint-Marc.




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samedi 22 novembre 2014

Moins les familles sont riches, moins elles utilisent les services de garde subventionnés


Selon une enquête de Institut de la statistique du Québec (ISQ) portant sur 2009, moins les familles sont riches, moins elles utilisent régulièrement les services de garde subventionnés. Un peu plus de 42 % des enfants de familles dont le revenu familial est inférieur à 20 000 $ ne sont pas confiés à ces services. La proportion baisse à 33,4 % pour des revenus entre 20 000 et 30 000 $, pour tomber à 13,5 % pour des revenus est supérieurs à 140 000 $. Dans la même logique, 51,2 % des enfants de parents sans diplôme secondaire ne sont pas confiés aux services de garde, une proportion qui tombe à 22,5 % s’ils ont un diplôme universitaire.

Cet écart tiendrait à une kyrielle de facteurs. Un besoin moindre de faire garder ses enfants quand on ne travaille pas, les valeurs familiales des nouveaux immigrants, aux valeurs des jeunes diplômés québécois. Mais aussi le fait qu’il y aurait moins de garderies dans les milieux défavorisés.




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Histoire — le 22 novembre


1806


À Québec, le 22 novembre 1806, le journal Le Canadien publie son premier numéro.

Il est fondé à Québec par le chef du Parti canadien, Pierre-Stanislas Bédard, avec l’appui de plusieurs chefs du mouvement réformiste naissant : François Blanchet, Jean-Thomas Taschereau, Louis Bourdages, Joseph-Bernard Planté et Joseph Levasseur Borgia.


Il se donne comme mission de dénoncer les abus commis par les autorités britanniques. Il prendra position pour le Parti canadien et contre son rival le Quebec Mercury. Sa devise sera « Fiat justitia ruat caelum », ce qui signifie « Que le ciel s’écroule, mais que justice soit faite ». Ce sera l’un des journaux les plus influents du XIXe siècle. Le journal s’est porté à la défense des Canadiens-français en dénonçant les abus commis par les autorités britanniques. En conséquence, il a eu nombre de problèmes avec les autorités de l’époque et plusieurs de ses directeurs ont été emprisonnés arbitrairement. Il cesse d’être publié en décembre 1909.

1919

Avant de se retrouver sur les flancs du Mont-Royal, l’Université de Montréal avait pignon sur rue au centre-ville, au coin des rues Ste-Catherine et St-Denis (où loge le pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM).



Le 22 novembre 1919, un incendie ravage l’immeuble principal de l’Université de Montréal sur la rue Saint-Denis. La reconstruction, entreprise l’année suivante, engloutit une partie des fonds de la première campagne de souscription, qui devaient servir à l’achat de matériel et à l’embauche de professeurs. Deux ans plus tard, deux autres incendies, l’un rue Saint-Denis et l’autre dans l’immeuble de l’École de médecine dentaire, rue Saint-Hubert, forcent l’Université à envisager sérieusement la possibilité de déménager dans un nouveau bâtiment, plus spacieux et plus conforme aux besoins de la communauté.







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jeudi 20 novembre 2014

Davantage de pouvoir aux écoles ?


Michel Pepin de la SRC se demande :
Les élections scolaires ont été un échec lamentable avec un taux de participation inférieur à 5 %.

En réaction, que prévoit faire le ministre de l’Éducation Yves Bolduc ?

Réduire le nombre de commissions scolaires.

Pour réaliser des économies ? Non, pas vraiment. Il s’agit plutôt de donner plus de pouvoir aux écoles, dit le ministre.
[...]

Le concept a quelque chose de très séduisant. Mais que signifie-t-il ?

Est-ce que chaque école aura sa liste de professeurs remplaçants ? Est-ce que chaque école choisira ses professeurs spécialistes et ses professionnels ? Est-ce que les professeurs auront un mot à dire sur les programmes d’enseignement ? Est-ce que les conseils d’établissement pourraient s’arroger des pouvoirs qu’ils n’ont pas actuellement ? Quels seront les nouveaux rôles des directions d’école ?

Le pouvoir aux écoles, très bien, mais quels pouvoirs ?

Le Parti libéral de Philippe Couillard a choisi de tenir les Québécois dans l’ignorance à l’égard de son projet de réforme globale du système d’éducation, à moins que nous assistions à une improvisation pure et simple.




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mercredi 19 novembre 2014

Le coût des garderies québécoises



 Lors de la création du programme, il en coûtait 5 685 $ au gouvernement par place dans les garderies subventionnées ; 15 ans plus tard, la même place coûte désormais 10 510 $ (en dollars constants), presque le double ! Depuis la fin des années 90, le nombre de places dans les CPE a augmenté de 130 %, mais les coûts du système ont augmenté de 326 % !


Si le coût par place en garderie s’était maintenu au même niveau qu’au moment de la création du programme, nous aurions pu économiser 10,1 milliards de dollars, ce qui représente environ 1 231 $ par Québécois (4 923 $ pour une famille de 2 adultes, 2 enfants).

Une bonne partie de l’explosion des coûts peut être imputée à la syndicalisation des garderies. À titre indicatif, voici combien coûte à l’État le fonds de pension des gardiennes :


En 2013-2014, les coûts ont littéralement explosé, plus de 80 millions de dollars, alors que quelques années auparavant on était sous la barre du 50 millions. À titre indicatif, une somme de 80 millions de dollars correspond à l’impôt sur le revenu de 25 000 Québécois, l’équivalent de la population de Thetford Mines.

Source :  Rapports annuels de gestion (via Antagoniste)


Voir aussi

Coût annuel des garderies au Québec : 2,3 milliards

Syndicats satisfaits : taux du nombre d’élèves par enseignant en baisse constante au moins jusqu’en 2015

Étude sur les garderies qui se paieraient d’elles-mêmes : la multiplication des pains

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Les éducatrices en milieu familial travaillent plus qu’en CPE pour un salaire équivalent

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire


lundi 17 novembre 2014

France — Où est l'école libre ?


Dès qu’il s’agit d’Éducation nationale en France, l’opinion publique distingue entre l’École publique et l’École privée sous contrat avec l’État appelée aussi École libre. Mais celle-ci est-elle vraiment libre ? Elle n’a pas la liberté des programmes scolaires ni la liberté de recrutement des enseignants dont la formation est calquée sur celle des professeurs de l’École publique. Elle n’a quasiment plus de liberté dans les méthodes d’enseignement. Sa spécificité et sa valeur ajoutée ne résident plus dans son caractère confessionnel, car rares sont les écoles catholiques qui ont encore une véritable approche chrétienne de l’enseignement. Comme dans l’École publique, les méthodes désastreuses d’éducation à la lecture qui créent de faux dyslexiques sont largement répandues. Ce qui la spécifie réside dans son indépendance de gestion de ses infrastructures, dans un surcroît d’autorité et d’éducation au respect envers les professeurs et dans une approche plus réaliste de l’enseignement. L’École catholique est-elle donc toujours une école libre ?

En réalité, la France compte un troisième système scolaire, car il existe aussi des écoles libres dans tous les aspects éducatifs : celles qui n’ont pas de contrat avec l’État.

Ces écoles indépendantes sont véritablement libres dans la mesure où elles sont libres de leurs méthodes pédagogiques, de leurs programmes et du choix de leurs équipes éducatives. Elles scolarisent 50.000 élèves dans environ 600 établissements (dont 159 de confession catholique), sont soumises à des inspections complètes de l’administration et ont une obligation de résultat vis-à-vis des parents. Elles utilisent des méthodes éprouvées, sont à taille humaine pour que l’élève soit au centre, sont fondées sur des projets éducatifs clairs et partagés avec les parents afin d’apporter une cohérence et un climat harmonieux nécessaire à la structuration et à l’épanouissement de l’enfant. Elles sont tournées résolument vers la transmission et l’assimilation des savoirs afin que les enfants soient riches des trésors de la connaissance et ne soient pas réduits à leur performance scolaire du moment.

Chaque année s’ouvrent en France de telles écoles qui apportent des enseignements solides et de qualité sur les fondamentaux (lecture, écriture, maths, littérature), qui offrent une deuxième chance à des enfants perdus et culpabilisés par les méthodes d’enseignement officielles. Les élèves n’y tutoient pas leurs maîtres, ne les appellent pas par leur prénom, ne découvrent pas la lecture à travers des méthodes désastreuses. Point de théorie du genre, de cours d’éducation sexuelle orientés par des programmes officiels qui déresponsabilisent ou par des lobbys LGBT.

Pour les parents qui sont le plus souvent issus des classes moyennes, qui ont plusieurs enfants, qui financent par l’impôt l’Éducation nationale, c’est un sacrifice matériel, car ils assurent les frais de scolarité (pas d’argent public dans ces écoles). Mais ils ont la garantie d’un enseignement qui sera respectueux de leurs valeurs éducatives et de leurs convictions.

Alors que l’Éducation nationale s’enfonce d’année en année dans la médiocrité et l’échec et que l’enseignement catholique abandonne toujours plus, d’année en année, sa vocation et sa spécificité, les écoles hors contrat se multiplient et constituent un exemple de réussite qui devrait inspirer.

Mais la France est encore trop enfermée dans l’idéologie étatiste et égalitariste pour l’accepter.

Source




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mercredi 12 novembre 2014

Écologisme : des éoliennes inutiles et coûteuses au Québec

Selon le Journal de Montréal, Hydro-Québec continue de se procurer de l’électricité dont elle n’a pas besoin et ses achats inutiles s’élèveront à 800 millions $ l’an prochain.

L’an prochain, la société d’État prévoit acheter 6,6 térawattheures (TWh) d’électricité à un coût unitaire moyen de 10,72 ¢ du kilowattheure. Un térawattheure peut alimenter 50 000 maisons.

Ces achats d’électricité à des producteurs privés qui possèdent des parcs éoliens, de petites centrales hydro-électriques et des centrales biomasse lui coûteront 650 millions $. À cela, il faut également ajouter une somme de 150 millions $ qu’Hydro-Québec versera à TransCanada Énergie pour garder fermée la centrale au gaz naturel de Bécancour.


« Une fuite en avant »

En 2015, 2016 et 2017, Hydro-Québec devra gérer des surplus annuels estimés à plus de 16 TWh. D’ici 2027, les surplus estimés seront de 169 TWh, pour une valeur totale de 17 milliards $.

« Une véritable fuite en avant », déplore l’analyste en énergie de l’Union des consommateurs (UC), Marc-Olivier Moisan-Plante. Selon ce dernier, Hydro-Québec a tellement d’électricité qu’elle ne sait plus qu’en faire. « Il n’y a aucune logique derrière cette façon de faire. Ce n’est certainement pas aux clients résidentiels d’Hydro-Québec de financer le développement de l’industrie éolienne au Québec », fait valoir l’analyste de l’Union des consommateurs.

Cette situation découle notamment d’une série d’engagements pris par le gouvernement du Québec qui imposent à Hydro-Québec d’acheter de l’électricité à prix fort à des producteurs privés.

Chute des prix à l’exportation, surplus d’électricité

Entre 2003 et 2008, Hydro-Québec Production a réussi à obtenir 8,37 cents le kilowattheure (kWh), en moyenne, sur le marché de court terme, qui accapare plus de 85 % de ses exportations. Or, depuis ce temps, le prix a fondu, pour une moyenne de 5,03 ¢/kWh entre 2009 et 2013 pour atteindre 4,4 ¢/kWh pour l’électricité vendue aux États-Unis.

Hydro achète donc de l’électricité éolienne à un prix deux fois plus élevé que le prix de vente à l’exportation d’une partie de ses surplus !

Ce fort recul des prix s’explique par le ralentissement de l’économie, mais surtout par le boom de la production du gaz de schiste, qui livre une forte concurrence à l’hydroélectricité.

À brève échéance, le Québec n’a guère le choix. Il lui faut honorer un gros contrat avec le Vermont et écouler les surplus accumulés en exportant davantage ou en attirant, grâce à des prix d’ami, plus d’entreprises énergivores au Québec, comme des alumineries ou des sociétés minières. Mais à long terme, il serait irresponsable de ne pas rétablir l’équilibre entre nos revenus et nos coûts. Le problème à résoudre est simple. D’une part, chaque milliard de kilowattheures qui s’ajoute coûte de 85 à 100 millions de dollars à produire. C’est 85 millions pour l’énergie de la Romaine, 100 millions pour celle des nouvelles éoliennes. Mais d’autre part, si on réussit à vendre ce milliard de kilowattheures aux Américains et à un nombre accru de multinationales énergivores, le revenu qu’on en tire n’est que de 40 millions. La différence sera payée par le consommateur québécois...

Impact sur la facture du consommateur

Les surplus d’électricité accumulés ainsi que les coûts des nouveaux approvisionnements vont continuer à avoir un impact sur la facture des clients de la société d’État.


Le 1er avril 2015, les clients d’Hydro-Québec pourraient se voir imposer une hausse des tarifs d’électricité de 7,6 %, soit une progression régulière de 3,9 % et une augmentation étalée de 3,7 %.

Le 1er avril dernier, Hydro-Québec a obtenu le feu vert de la Régie de l’énergie pour augmenter ses tarifs d’électricité résidentiels de 4,3 %.

La société d’État reconnaît que les achats d’énergie éolienne imposés par le gouvernement exerceront une pression à la hausse de 2 % sur ses coûts d’approvisionnement en électricité au Québec l’an prochain.

Réactions politiques

Le porte-parole de la CAQ en matière d’énergie et de ressources naturelles, Gérard Deltell, a dénoncé l’achat à perte d’électricité produite à l’aide d’éoliennes. Il a fait remarquer que le dernier appel d’offres pour l’achat de 450 kilowattheures supplémentaires allait coûter 140 millions $ par année aux contribuables québécois, et ce, pendant 20 ans.

« Pour nous, c’est clair qu’il faut mettre un terme à l’aventure de l’éolien. C’est une belle idée, c’est un beau projet, mais ce n’est pas rentable », a déclaré M. Deltell lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.


Voir aussi

Les éoliennes coûtent un milliard aux Québécois

Énergies alternatives : scandales, mythes et perspectives

Ex-ministre Brassard : Québec exploitera-t-il le gisement Old Harry ou laissera-t-il Terre-Neuve seule le faire ?

Les énergies vertes : un tonneau des Danaïdes

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne à l’école comme ailleurs

samedi 8 novembre 2014

Allemagne : prison pour une mère qui refuse que sa fille suive les cours d'éducation sexuelle


L’Allemagne ne menace pas seulement de prison les parents qui veulent éduquer leurs enfants à la maison. Elle emprisonne aussi les parents qui s’opposent à des cours d’éducation sexuelle qu’ils considèrent prématurés et hédonistes.

La répression judiciaire et policière outre-Rhin dans le domaine de la politique familiale et de l’éducation se poursuit.

Selon l’Association Besorgte Eltern (Parents inquiets), en Allemagne, des enfants tombent littéralement dans les pommes durant certains cours d’éducation sexuelle explicite ou refusent d’y retourner. Quand les enfants ne suivent plus ces classes, l’école menace les parents et dépose une plainte si les parents ne veulent pas obéir. Puis la justice condamne les parents à payer une amende. Si par principe, les parents refusent de payer l’amende, c’est la police qui se présente à leur domicile pour les mettre en prison !

Sous peu, une mère d’un des couples déjà menacés de prison devrait être mise derrière les barreaux.

Ce 15 novembre, une manifestation a lieu à Dresde pour demander d’arrêter les cours de sexualisation précoce dans les écoles primaires (Stoppt die Frühsexualisierung an Grundschulen). L’association Besorgte Eltern, qui a organisé sa dernière manifestation le 25 octobre contre ce programme à Augsbourg, lance un appel à l’aide au niveau international pour aider la famille Martens et pour dénoncer ces abus de pouvoir de la part de la machine gouvernementale.

La famille Martens vit dans une jolie maison avec ses neuf enfants. Le 24 octobre 2014, la police a voulu arrêter Madame Martens, car une de ses filles n’était pas allée en cours de sexualisation précoce donnée à l’école élémentaire il y a trois ans. Monsieur Martens a été emprisonné l’année dernière pour la même raison, car il avait refusé de payer une amende. Les Martens ont un bébé, leur neuvième enfant, que la mère doit allaiter. Un policier est venu frapper à la porte des Martens pour emmener la mère. La voyant tenir son nourrisson dans ses bras, le policier a décidé de ne pas intervenir et de laisser du temps à la mère pour pomper du lait pour le bébé pour quand elle serait en prison. En Allemagne, les parents touchés par ces affaires vivent dans la psychose et la peur, et filment et enregistrent tout pour avoir des preuves. C’est d’ailleurs en voyant la caméra qui le filmait que le policier a décidé de ne pas intervenir sur le champ.

Dans la vidéo ci-dessous qui date du 24 octobre, l’on voit un policier se rendre au domicile des parents et parler avec M. Martens. Le policier se tient devant la porte de la maison. Derrière M. Martens, se tient Mme Martens qui porte son nouveau-né dans ses bras et leurs enfants qui écoutent la conversation du policier. M. Martens dit au policier que leur seul moyen de défense est de montrer aux médias ce qui leur arrive, car la justice a échoué. « Nous avons déjà parlé hier. Vous avez dit que vous ne pouvez rien faire et que vous appliquez la loi. Mais nous ne trouvons pas du tout correct de séparer une mère de son nourrisson. Vous voulez faire votre boulot et arrêter ma femme ? », dit M. Martens au policier. « Non, nous n’allons pas le faire maintenant », répond le policier. « Nous ne voyons aucune faute de notre part et nous ne sommes pas prêts à payer les 30 euros. Il n’est pas question de la somme, mais du principe. La justice a simplement échoué et le droit est simplement bafoué. Un État qui doit garantir les droits fondamentaux fait exactement l’inverse », dit M. Martens. Le policier, voyant qu’une caméra le filme répond : « Comme votre femme allaite maintenant votre fils, je ne vais pas l’emmener. Je dois employer la force, mais je ne veux pas le faire maintenant. Je vous fais remarquer que l’affaire n’est pas finie. Le bureau du procureur veut faire appliquer la décision de justice. Quelqu’un va passer de nouveau. »



En Allemagne, pays qui compte plus de 1,6 million d’enfants de moins de 15 ans vivant dans la pauvreté (chiffre du 10 octobre 2014), la police et le Jugendamt (la DPJ locale) retirent tous les jours 100 enfants à leurs parents. Dans le cas de la famille Martens, une famille heureuse est menacée par le système allemand pour la simple raison que les parents refusent que leurs enfants d’âge primaire suivent des cours de sexualisation précoce imposée par l’État sans distinction.


Voir aussi

Experten warnen vor zu früher Aufklärung von Kindern (Frankfurter Allgemeine Zeitung, diffusion de 310.000 exemplaires) « Les experts s'inquiètent d'une éducation [sexuelle] précoce » (traduction en français d'un site tiers ici)

Haft für Vater, weil Tochter nicht zum Sexualkunde-Unterricht kam (« Prison pour le père car sa fille a manqué le cours d'éducation sexuelle »), journal régional WAZ, diffusion de 400.000 exemplaires

Allemagne — Un père en prison pour avoir refusé que sa fille suive un cours d’éducation sexuelle en primaire

Allemagne — Mère de douze enfants emprisonnée : elle refuse pour ses enfants le cours d’éducation sexuelle au primaire

Allemagne — juge refuse la garde des enfants pour empêcher l’émigration des parents

Police allemande enlève les enfants d’une famille instruits à la maison

École à la maison en Allemagne — Accompagnez-nous maintenant de gré ou plus tard de force »

Québec — Enfant envoyé par un juge en garderie pour le « socialiser » après que seuls les experts de la DPJ ont pu témoigner (suite : La DPJ recule après plus 3 ans d’interrogatoires, de tests et de procès : une famille recouvre sa liberté).

Allemagne — Parents inquiets protestent contre l’imposition de la théorie du genre


vendredi 7 novembre 2014

Lapsus ministériel : « On ne prône pas la scolarisation à l'école »


« On ne prône pas la scolarisation à l’école, mais c’est acceptable dans notre Loi de l’instruction publique. »

Voilà ce que le ministre de l’Éducation Yves Bolduc a déclaré le 5 novembre, à l’Assemblée nationale. Autrement dit, si vous envoyez vos enfants à l’école, ils ne seront pas scolarisés même si c’était acceptable. Évidemment, le ministre a commis un lapsus. Un beau lapsus. Il voulait probablement dire « à la maison » et non « à l’école ».

On notera également sa parfaite maîtrise de la stylistique française : « dans notre Loi » plutôt que « dans notre droit » ou « dans le cadre de la Loi sur l’instruction publique » ou « conforme à la Loi sur l’instruction publique ».

Sur le fond, les tribunaux ont sous-entendu que cette souplesse était nécessaire (voir la décision du juge Dugré dans l’affaire qui opposait la Yéchiva Toras Moché au Monopole de l’Éducation).
[169] Le Tribunal est d’avis que le Procureur général tente, par sa demande d’injonction interlocutoire, de judiciariser la fréquentation scolaire obligatoire imposée aux enfants âgés entre [de] 6 et [à] 16 ans et résidant au Québec. Or, le 1er juillet 1989, le législateur québécois a fait le choix de déjudiciariser l’obligation de fréquentation scolaire des enfants en adoptant les articles 14 à 18 de la L.i.p.[39]. Le libellé de ces articles et les débats parlementaires confirment l’intention du législateur[40].

[170] La déjudiciarisation de l’obligation de fréquentation scolaire des enfants âgés de 6 à16 ans faisait suite à l’arrêt de la Cour suprême du Canada rendu dans R. c. Jones.

[172] Il importe de souligner que les débats parlementaires[42] ayant mené à l’adoption de la L.E.P., le 1er juillet 1993, et par la suite à l’adoption de l’art 22 du Règlement, témoignent de la préoccupation du législateur d’édicter une soupape permettant à la L.E.P. d’être valide sur le plan constitutionnel suivant les enseignements de l’arrêt Jones.




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Le palmarès des écoles secondaires du Québec

Après quatre ans d'absence, Le Palmarès des écoles secondaires du Québec fait un grand retour dans les pages du Journal de Montréal et du Journal de Québec. Produit par l'Institut Fraser, le célèbre Palmarès dresse deux classements distincts : un pour les écoles publiques, un autre pour les collèges privés. Alors que le palmarès des écoles privées est dominé par des institutions dont la réputation d'excellence est déjà établie, celui des écoles publiques l'est surtout par des établissements à vocation particulière. Le palmarès complet est disponible ici (avec une interface de recherche en partie en anglais...) Le rapport complet est aussi disponible sous forme de PDF avec une explication détaillée des critères utilisés (54 pages en français).

Jean-de-Brébeuf en tête à Montréal

C'est le collège Jean-de-Brébeuf, à Montréal, qui arrive cette année en tête du classement. Dans le secteur public, le palmarès est dominé par les écoles d'éducation internationale de Laval et de McMasterville, qui se partagent, à égalité, la première position.

En revanche, plusieurs écoles publiques plus «traditionnelles» tirent admirablement leur épingle du jeu.

La palme de la plus grande amélioration revient à la polyvalente anglophone Bonaventure, en Gaspésie, qui effectue un bond prodigieux de 288 positions dans le classement.

À Thetford Mines, la polyvalente de Black Lake bondit quant à elle de 247 positions vers le haut.

«Pour moi, le fait saillant du Palmarès, c’est de voir des écoles s’améliorer de façon significative depuis cinq ans, parce que ça prouve que c’est possible de le faire. Environ 5 % des écoles ont progressé très rapidement», souligne Peter Cowley, directeur des études sur la performance des écoles à l’Institut Fraser.

«Un outil formidable»


Après plusieurs années d’absence de ce classement, en raison de la réforme du ministère, de la révision des épreuves et de l’insuffisance de données, M. Cowley se réjouit d’avoir pu mener à bien l’étude cette année. «Nous croyons qu’il s’agit d’un outil formidable pour les parents, mais également pour les enseignants et les dirigeants du milieu scolaire», dit l’expert, qui publie des palmarès semblables en Ontario et dans l’Ouest.

Habitué de la controverse, le chercheur ne craint pas la critique. «J’ai parlé au fil des ans avec une quantité innombrable d’enseignants, de commissions scolaires, de directeurs d’écoles, de syndicats. Il y a d’autres aspects de l’éducation qui ne sont pas mesurés, et j’accepte cette critique-là à 100 %, concède-t-il. Mais ces autres aspects ne sont pas mesurables.»

«Oui, il y a une relation entre le revenu des parents et le succès à l’école, mais le job de l’école publique, c’est de minimiser l’impact de ces différences, martèle-t-il. De belles histoires, il y en a dans toutes les provinces, y compris au Québec», fait-il valoir..

Cote globale sur 10

Écoles publiques


Écoles privées

CAPITALE-NATIONALE

   

Cardinal Roy  8,7

Jésus-Marie de Sillery
 9,4
Saint Patrick's H.S.  7,9

Séminaire Saint-François 8,7


De Rochebelle 
 7,0

Mont-Saint-Sacrement 8,6

de la Seigneurie
 6,4

Externat Saint-Jean Eudes 8,5

de l'Ancienne-Lorette
 6,4


des Pères maristes 8,3

CENTRE-DU-QUÉBEC





Le Tandem (Victoriaville)

 8,5

Clarétain (Victoriaville) 7,7

Monique-Proulx (Warwick)

 6,2

Notre-Dame-de-l'Assomption(Nicolet) 6,8

La Découverte(Aston)
 6,1

Collège Saint-Bernard (Drummondville) 6,7
Marie-Rivier (Drummondville)  6,1

La Samare (Plessisville)  5,9




CHAUDIÈRE-APPALACHES





de Black Lake

 7,1

Juvénat Notre-Dame du Saint-Laurent (Lévis) 8,9


Bon pasteur (L'Islet)
 6,6


Collège de Lévis 8,9

Saint-Charles (de Bellechasse)

 6,4


Jésus-Marie (Beauceville) 8,0
Marcelle-Malet (Lévis)
Thetford Mines

 6,3




de la rencontre (St-Pamphile)  6,2




ESTRIE





Mitchell-Montcalm(Sherbrooke)

 7,4


Séminaire de Sherbrooke
 9,4
Montignac (Lac-Mégantic)

 5,8


Salésien (Sherbrooke) 8,7
du Triolet (Sherbrooke)

 5,4


Mont-Notre-Dame (Sherbrooke) 8,4

du Tournesol (Windsor)

 5,4


Sacré-Cœur (Sherbrooke) 8,3
de l'Escale (Asbestos)

 5,4



Mont-Saint-Anne (Sherbrooke)
 7,1

LAURENTIDES




Saint-Gabriel – Sainte-Thérèse
 7,0


L’Académie Sainte-Thérèse
 9,3
Rive-Nord – Bois-des-Filion
 6,3

Externat Sacré-Cœur (Rosemère)
 8,8
Ste-Agathe Academy
 6,2

Académie Lafontaine (Saint-Jérôme)
 8,5
Rosemere High School
 6,1


Sacré-Cœur (Grenville-sur-la-Rouge)
 7,4

des Monts
(Sainte-Agathe-des-Monts)

 6,0

Académie Laurentienne (Val-Morin)
 7,4
Liberté-Jeunesse
(Ste-Marthe-sur-le-Lac)

 6,0



Cap-Jeunesse (Saint-Jérôme)
 6,0



d’Oka
 6,0



Mirabel
 6,0


LAVAL




École d’éducation internationale
 9,6

Collège Laval
 9,0
Horizon Jeunesse
 6,1

Letendre
 8,3
Laval Liberty
 5,5

Vanguard (Francophone)
 7,7
Laurier High School
 5,4

Notre Dame de Nareg
 6,4
Curé-Antoine-Labelle
 5,3

North Start
 5,9
Saint-Maxime
 5,3




MONTÉRÉGIE




École d’éducation internationale (Belœil)
 9,6

Durocher Saint-Lambert
 9,7
Saint-Edmond (Longueuil)
 7,1

Jean de La Mennais (La Prairie)
 9,3
du Chêne-Bleu (Pincourt)
 6,8

Marcellin-Champagnat (St-Jean-sur-Richelieu)
 9,3
Westwood (Hudson)
 6,7

Saint-Hilaire
 9,0
Polybel (Beloeil)
 6,5

Notre-Dame-de-Lourdes (Longueuil)
 8,9

MONTRÉAL

Écoles publiques
      

Écoles  privées
Collège Saint-Louis
 9,3

Jean-de-Brébeuf
 10,0
École internationale de Montréal
 8,9

Jean-Eudes
 9,9
Vincent Massey
 8,3

Saint-Anne-de-Lachine
 9,8
Royal West Academy
 8,0

Beaubois
 9,6
Montréal-Ouest
 8,0

Regina Assumpta
 9,6