jeudi 11 septembre 2014

Institut Fraser : les écoles privées du Québec offrent un choix important aux parents

Au moment où les élèves et les enseignants québécois font leur rentrée scolaire, il vaut la peine de s’arrêter un instant pour faire le point sur l’état de l’éducation au Québec.

Il ne fait aucun doute qu’une très bonne éducation est essentielle à la réussite au XXIe siècle. Un diplôme d’école secondaire réduit considérablement le risque de connaître un faible revenu et le chômage.

Pour l'Institut Fraser, le rôle déterminant que joue l’éducation dans la réussite future d’un enfant et sa contribution à la société explique l’importance accordée par les parents et les gouvernements non seulement à l’efficacité du système d’éducation, mais à son dynamisme. À cet égard, il est crucial, d’une part, de soutenir les parents en leur garantissant des choix et la possibilité d’orienter la scolarité de leurs enfants et, d’autre part, de stimuler la concurrence entre les écoles.

Force est de constater, nous rappelle l'Institut, les avantages d’offrir aux parents de tels choix qui favorisent la concurrence entre les écoles. Grâce aux recherches novatrices de Caroline Hoxby au début des années 1990 et aux études publiées par la suite, on s’aperçoit de plus en plus des bienfaits qu’en tirent les élèves, le système d’éducation dans son ensemble (y compris les écoles publiques), l’économie en général, et même les enseignants.

Heureusement, le système d’éducation primaire et secondaire au Canada est relativement bon selon les résultats d'épreuves internationales. Toutefois, on devrait y apporter des améliorations. Non seulement le Canada recule dans le classement international aux enquêtes PISA, mais nous avons encore de grandes difficultés, notamment en ce qui concerne l’éducation des Autochtones et des populations à risque, et les écoles des quartiers défavorisés. Ajoutons un bémol : ces épreuves internationales n'évaluent que des compétences simples, elles n'évaluent pas la culture générale (trop diverse de par le monde) ni des notions complexes en mathématiques et en sciences. Les élèves n'y font pas de dissertation ou de démonstration mathématiques, pas plus qu'ils ne mobilisent des notions complexes comme les intégrales ou le calcul différentiel en mathématiques. Cela explique que certains pays font très bien dans le test PISA (la Finlande par exemple) alors que les universités se plaignent de voir débarquer des études avec un faible bagage mathématique.

La décentralisation du système d’éducation primaire et secondaire au Canada est l’un des principaux facteurs qui contribuent à son succès. En dehors de l’éducation des Autochtones, le gouvernement fédéral ne joue aucun rôle. Les provinces sont donc libres d’essayer différents modèles de financement, de règlementation et de prestation des services dans ce domaine.

Le système d’éducation québécois est unique et fonctionne relativement bien. Contrairement à l’Ontario et aux provinces de l’Atlantique, le Québec s’en remet à des écoles privées dynamiques, qui sont séparées et distinctes du système scolaire public, pour offrir aux parents une bonne partie des choix nécessaires à une éducation efficace. Il faut cependant regretter le manque de liberté pédagogique des écoles québécoises privées.

Un élève québécois sur huit fréquente une école privée : c’est le taux de fréquentation le plus élevé au pays. Selon le classement PISA, les élèves québécois qui fréquentent les écoles privées obtiennent de meilleurs résultats en mathématique que ceux qui fréquentent les écoles publiques.

Les écoles privées proposent une solution de rechange au système public. Ces établissements offrent notamment différentes méthodes d’enseignements (dans certaines limites puisque par exemple le monopole de l'éducation du Québec ne permet pas d'enseigner le programme ECR d'un point de vue catholique). Le Québec et les quatre provinces de l’Ouest offrent du financement aux écoles privées. Cela fait près de cinquante ans que le Québec finance ses écoles privées. Au début, près de 80 % du financement par élève était public alors qu’aujourd’hui il est de l’ordre de 55 à 60 %.

Contrairement à l’Ontario, à la Saskatchewan et à l’Alberta, qui ont des écoles publiques catholiques, le Québec ne propose plus d’enseignement religieux particulier dans les écoles publiques. En Ontario et en Alberta, on trouve également des écoles publiques catholiques francophones. Par ailleurs, le système public québécois ne comporte pas d’écoles à charte entièrement financées par les contribuables, comme c’est le cas en Alberta. Ces écoles se distinguent par le fait qu’elles ont plus d’autonomie et de souplesse pour établir les programmes scolaires, et pour embaucher et licencier les enseignants.

Pour l'Institut Fraser, ce manque relatif de choix au sein du système public par rapport à certaines autres provinces canadiennes rend les écoles privées du Québec d’autant plus importantes. Celles-ci répondent non seulement aux préférences linguistiques, religieuses et en matière de philosophie de l’enseignement des parents québécois, mais contribuent aussi à la bonne performance scolaire globale des élèves québécois.

Le choix des parents en matière d’éducation, qui requiert la concurrence entre établissements scolaires, est un élément incontournable d’un système d’éducation efficace, qui fonctionne bien. On peut cependant en faire plus en s’inspirant des autres provinces canadiennes et d’autres pays. L’amélioration des choix et la concurrence – au sein du système public ainsi qu’entre écoles publiques et indépendantes – sont les facteurs déterminants de la réussite des élèves québécois à l’avenir.

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lundi 8 septembre 2014

Prison pour une Irlandaise qui instruit ses enfants à la maison

Des délinquants
Monica O’Connor a 47 ans et six enfants : cette Irlandaise n’a ni tué, ni volé, elle travaille chez elle. Elle a accueilli chez elle 22 enfants en tant que famille d’accueil et exerce la profession d’assistante aux accouchements à domicile. C’est une femme épanouie et ses enfants vont bien.

Tous ont été scolarisés à domicile ; les deux cadets le sont encore.

Et c’est là que cette histoire ordinaire de gens heureux dérape : aux termes d’une nouvelle loi, Monica O’Connor a été condamnée à la prison pour avoir violé une nouvelle loi qui, sans interdire l’école à la maison, la rend très difficile.
La peine fut modeste : Monica a passé trois heures en prison, mercredi. Symbolique – mais justement, très symbolique d’une volonté de montrer que l'État prend le pas sur les parents même dans leur domicile, un geste symbolique pour bien illustrer que les parents ne sont pas les premiers éducateurs de leurs enfants.

Elle a été poursuivie par une toute nouvelle agence de « protection de l’enfance », TUSLA, qui pourrait bien engager de nouvelles poursuites contre Monica l’année prochaine et qui a également fait condamner son mari Edward O’Neill, qui donne une partie des cours et qui doit encore purger sa peine.

L’ingérence dans la vie familiale est évidente et, au demeurant, interdite par la Constitution irlandaise. Mais celle-ci ne peut être directement invoquée devant les juridictions de première instance. Monica O’Connor a décidé d’en rester là sur le plan judiciaire et de ne pas faire appel. Selon elle, TUSLA recherche précisément à donner une telle ampleur à l’affaire et les deux parents ne veulent pas lui donner cette satisfaction.

L’Irlande n’interdit pas l’école à la maison, mais depuis l’entrée en vigueur relativement récente de la loi en 2000, les parents qui font ce choix doivent obtenir un permis au terme d’une évaluation de la part des autorités. Tant qu’ils n’ont pas cette permission de l’État, les enfants sont considérés comme faisant l’école buissonnière. Depuis peu, la toute nouvelle agence TUSLA a été chargée de vérifier que les parents se conforment à cette loi. Si les parents ratent leur examen ou refusent de suivre le processus, ils sont désormais obligés d’inscrire leurs enfants à l’école locale.

En lançant la procédure contre Monica et Edward O’Neill, les pouvoirs publics tentent selon une association de scolarisation à domicile de faire pression sur tous les parents qui font ce choix, afin qu’ils s’enregistrent.

Monica souligne qu’elle avait accepté sans difficulté d’être évaluée pour pouvoir accueillir des enfants qui n’étaient pas les siens : « Après tout, l’État en avait la responsabilité finale. » Mais pour les siens, pas question !

Pour avoir refusé d’enregistrer leurs enfants comme scolarisés à domicile, les O’Neill ont déjà été condamnés à une amende de 2.000 euros (2800 $) en juin 2013, puis de 1.300 euros en décembre 2013. Refusant de payer, ils ont été condamnés à 10 jours de prison. Monica a été relâchée – en libération conditionnelle – au bout de trois heures, pour « bonne conduite ». Elle devra « rester sobre » et ne pas « fréquenter les tavernes », aux termes de sa libération conditionnelle...





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samedi 6 septembre 2014

Lutte contre les stéréotypes : le règne de l'indistinct

L'écrivain Denis Tillinac revient sur la nomination de l'égérie de la lutte contre les stéréotypes sexués, Najat Belkacem, au poste de ministre de l'Éducation en France.

Il y a de la cohérence dans cette frénésie éradicatrice, avatar sénile de la “déconstruction” soixante-huitarde. Elle tétanise Hollande et Valls, qui n’y adhèrent pas mais n’ont plus beaucoup de billes dans leur sac à malice. D’où leur aval, par pur opportunisme, à une approche syncrétiste de la vie sociale qui mixerait les corps, les cœurs et les esprits dans l’enfer de l’indifférencié.

Ses sectateurs comptent sur l’école “républicaine” pour accommoder les loupiots à leur sauce androgyne. Avis aux instits et aux parents “normaux” : l’entreprise camoufle derrière des “ABCD de l’égalité” faussement anodins la négation du distinguo le plus fondamental de l’histoire humaine, celui qui a vertébré, fertilisé et enluminé toutes les civilisations : l’altérité du masculin et du féminin.

Les “stéréotypes” vilipendés par la gauche, il ne faut pas les détruire, mais les consolider. Il faut inculquer au petit garçon le respect de la féminité incarnée par sa mère, aux fins qu’en prenant de l’âge il comprenne le sens de la pudeur, de la galanterie et autres délicatesses sans l’usage desquelles il sera au mieux un goujat, au pire un prédateur. Il faut apprendre aux petites filles que leur avenir sera foncièrement différent de celui d’un garçon de leur âge, en sorte qu’à l’adolescence elles puissent assumer leur féminité sans y laisser des plumes. Ça ne les empêchera  pas d’entrer à Polytechnique si elles sont bonnes en maths.

Certes, les gosses ont déjà pigé à la maternelle qu’ils seront des mecs ou des nanas. Un zizi qui pointe son nez, ça ne peut pas s’occulter, même en affligeant son propriétaire d’une jupe et en lui offrant à Noël une poupée plutôt qu’une épée. À l’heure des premiers flirts, les plus godiches découvrent sous la couette que le désir de la minette et celui du dadais ne sont pas tissés sur la même trame. Tôt ou tard, ils mesureront la différence à l’aune de la maternité: neuf mois dans un ventre, ça fait un sacré bail, et les abdomens masculins ne s’arrondissent qu’avec le concours de la gastronomie lourde.

Reste qu’en dévaluant l’altérité dans les cervelles enfantines, on aggrave le désarmement des psychismes et on gâche par anticipation les noces immémoriales de l’animus et de l’anima. De Mars et Vénus. De la Vierge et de son Fils. De Tristan et d’Yseult. De Roméo et de Juliette. Du Même et de l’Autre.

Autant dire qu’on prémédite sciemment le règne des barbares dans le culte de l’indistinct, avec en perspective une guerre des sexes sans merci. Rien de moins. Qu’une jolie femme aux yeux de velours soit commise à cette vilaine tâche ne doit qu’inciter davantage à la vigilance : la fraction de la gauche dont Mme Vallaud-Belkacem a choisi d’être le porte-voix, par conviction ou par arrivisme, rêve de hâter l’avènement d’une variante molle et dans le vent du Meilleur des mondes de Huxley. Ça fait froid dans le dos.






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« Trop de parents ont perdu confiance en l'école »

La porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun, mère de trois enfants, agrégée de lettres modernes et ancien professeur en lycée, réagit à la nomination de Najat Vallaud-Belkacem comme ministre de l’Éducation en France. Nous pensons que son diagnostic aura des échos auprès des parents québécois.

Quel signal cette nomination envoie-t-elle aux parents ?

Un signal inquiétant, car elle n’a à son actif que des actions de promotion des revendications LGBT et de préparation des mentalités pour les faire accepter. L’épisode des « ABCD de l’égalité » est révélateur : l’intention affichée, c’était l’égalité homme/femme.

C’est malin, personne ne peut être contre l’égalité homme-femme. Sauf que les contenus pédagogiques promouvaient l’indifférenciation. L’objectif réel des « ABCD de l’égalité » et du dispositif qui va prendre leur suite, c’est de poser le premier terme d’un syllogisme qui consiste à dire : « Un homme et une femme, c’est pareil ; donc un père et une mère, c’est pareil ; donc on peut avoir deux pères ou deux mères. »

Plus largement, Najat Vallaud-Belkacem est représentative de la dimension libérale-libertaire de la gauche ; avec le refus des limites naturelles et biologiques et l’accroissement du marché des désirs à satisfaire, cette nouvelle gauche pactise avec un libéralisme radical.

Son féminisme ne vous convainc pas ?

Malgré son sourire, elle a une conception du féminisme très étriquée ; c’est un féminisme des quotas. Dans la loi sur l’égalité femmes-hommes, par exemple, elle a réduit le congé parental quand il est pris par la mère seule et non par les deux parents : c’est une intrusion dans l’intimité des familles. L’État n’a pas à prescrire un fonctionnement normatif dans les soins à donner aux enfants ou la répartition des tâches ménagères.

On veut nous faire marcher au pas de l’oie ! J’aurais préféré des mesures qui permettent effectivement aux mères de travailler, comme l’ouverture de nouvelles crèches.

Sa nomination n’est-elle pas dans la logique de l’évolution d’une école qui se préoccupe plus d’égalité que de transmission ?

Oui, et c’est mettre les problèmes dans le mauvais ordre : l’égalité ne se décrète pas, elle est le fruit d’une éducation réussie. Aujourd’hui, on demande à l’école à peu près tout : faire des écocitoyens, « changer les mentalités », amener les élèves à s’interroger sur leur orientation et leur identité sexuelle… à peu près tout, sauf l’essentiel, qui est d’apprendre, de transmettre et de travailler. Or c’est bien par l’instruction et par l’effort que l’on peut atteindre l’objectif d’égalité.

Si l’égalité a pris toute la place, n’est-ce pas justement parce que la gauche a un problème avec la notion même de transmission ?

Oui, mais pas seulement. La pensée de gauche souffre de quatre contresens.

Le premier porte sur la transmission : il faut assumer que la relation du maître à l’élève est asymétrique ; la transmission du savoir est une chance pour l’élève et non une contrainte.

Le second porte sur le respect : que faut-il dire aux élèves ? Le respect que vous devez témoigner à vos camarades, ce n’est pas à raison de leur appartenance à telle ou telle catégorie, c’est à raison de votre responsabilité de créer du lien avec votre prochain, quels que soient par ailleurs ses traits distinctifs. La pensée de gauche fonctionne par segments de population : avec des programmes scolaires de lutte contre l’homophobie, les élèves apprendront peut-être que c’est mal de chahuter leurs petits camarades qui leur semblent efféminés (sans être homosexuels pour autant d’ailleurs !), mais alors les incivilités se déporteront sur ceux qui sont trop gros, ou sur ceux qui deviennent des souffre-douleur, parce qu’ils sont plus petits ou plus faibles. Mais si l’on demande aux élèves de pratiquer la vertu de gentillesse avec leur prochain parce qu’il est leur camarade, et pour cette seule raison, c’est beaucoup plus efficace. Dans le privé, la relation avec les parents et les élèves est aussi différente…

C’est le troisième contresens, en effet, sur le principe de subsidiarité. Sur les sujets qui touchent à l’intimité des enfants, donc évidemment en matière de sexualité, l’école ne devrait pas s’arroger le monopole de la parole légitime. Parce que, sur ces sujets-là, tout est fonction du degré de maturité de l’enfant, et les parents sont les mieux placés pour le connaître.

Dernier contresens, enfin, la volonté d’avoir des résultats uniformisés par classe d’âge alors que tous les élèves n’ont pas la même maturité ni les mêmes appétences. La tendance lourde de ces dernières années est celle d’une translation des élèves du public vers le privé, pour ceux qui le peuvent du moins. C’est un camouflet pour l’enseignement public. Or la caractéristique des établissements privés, c’est justement qu’on y valorise la transmission, la gentillesse envers les camarades, on y considère les parents comme les premiers éducateurs de leurs enfants, et les élèves bénéficient d’une attention individualisée. Et tout cela à moindre coût : les effectifs d’enseignants dans les établissements catholiques sont restés stables depuis cinq ans, alors qu’ils comptent 25 000 élèves de plus dans la même période et que les subventions publiques n’entrent que pour moitié dans leur budget.

Le succès du privé ne traduit-il pas surtout la crise de confiance envers une école qui, comme le disait Vincent Peillon, veut arracher les enfants à l’influence de leurs parents ?

De fait, trop de parents ont perdu confiance. Il faut méditer l’épisode des journées de retrait de l’école. Quoi que l’on ait pu dire de son initiatrice ou de certaines outrances, ça a été une réaction instinctive des parents. Des gens qui n’auraient peut-être pas été capables de déjouer les pièges sémantiques de Mme Vallaud-Belkacem, mais qui ont senti au fond d’eux qu’il y avait dans ces « ABCD de l’égalité » non pas des grands principes généraux et sympathiques, mais des éléments fondamentalement malsains. Quel désaveu pour l’école publique que ce vaste mouvement de désobéissance civile !

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Livres LGBTQ à l'école québécoise — Les gens dits « homophobes » ont droit à leur opinion, mais l'école rééduquera leurs enfants ?



 




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vendredi 5 septembre 2014

Épreuve uniforme de français : des résultats à la baisse

Monsieur Jacques Maurais vient de faire une mise à jour des statistiques portant sur les résultats de l’épreuve uniforme de français :

Selon la Programmation relative au suivi de la situation linguistique 2008-2013 (en ligne sur le site de l’Office québécois de la langue française), il était prévu de mettre à jour les indicateurs sur « les taux de réussite aux épreuves de français de différentes clientèles ». L’Office avait consacré un chapitre de son bilan de 2008 à la maîtrise du français : on y trouvait des tableaux et des graphiques présentant les taux de réussite à l’épreuve unique de français de 5e secondaire et ceux de l’épreuve unique de langue et de littérature du collégial.

Comme l’Office n’a pas produit de bilan en 2013 (et pour cacher le fait, les dirigeants préfèrent dire que l’Office n’a pas produit de synthèse), je me vois cette année encore contraint à faire le travail que l’Office n’a pas fait, en mettant moi-même à jour les indicateurs de maîtrise du français au collégial (ceux du secondaire ne sont pas facilement accessibles et ils n’ont pas été mis à jour depuis 2008, date du premier, et aussi du dernier, bilan produit par l’OQLF). Précisons que pour établir des « séries longues » de statistiques, il faut recourir aux données publiées dans le bilan de l’OQLF de 2008 puisque le site du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science n’offre pas les résultats à l’épreuve uniforme de français antérieurs à l’année scolaire 2009-2010.

Avec le dernier rapport mis en ligne par le Ministère (résultats de 2012-2013), nous avons des données qui s’étalent sur 16 ans. La conclusion saute aux yeux : la tendance de la réussite à l’épreuve de français est clairement à la baisse malgré une légère remontée en 2011 et 2012.



Le bilan de 2008 de l’OQLF explique en détail la grille de correction du Ministère et je me contente de renvoyer à ces explications (spéc. p. 165). Rappelons simplement que la grille comprend trois critères. Je ne présenterai ici que les résultats au critère « maîtrise de la langue » et au sous-critère « orthographe d’usage et orthographe grammaticale ».

Le taux de réussite au critère « maîtrise de la langue » affiche lui aussi une tendance à la baisse. Rappelons que pour réussir au critère de maîtrise de la langue, il fallait avoir au moins la cote C, soit 30 fautes ou moins. En d’autres termes, pour réussir, l’élève ne peut avoir plus de 30 fautes dans un texte qui contient en moyenne 900 mots.



L’orthographe grammaticale et l’orthographe d’usage constituent un sous-critère. Par conséquent, une note inférieure à C ne signifie pas un échec. L’évaluation se fait selon le barème suivant :
A = de 0 à 3 fautes
B = de 4 à 7 fautes
C+ = de 8 à 11 fautes
C = de 12 à 15 fautes
D = de 16 à 20 fautes
E = de 21 à 30 fautes
F = plus de 31 fautes
Dans le graphique qui suit nous faisons l’hypothèse que la cote C est un seuil et que les cotes A, B, C+ et C équivalent à la réussite. On voit que, sur 16 ans, les résultats sont à la baisse ici aussi.




Cliquer ici pour lire la mise à jour de l’année dernière

Voir aussi

Québec — Triplement du nombre d'heures d'anglais en une trentaine d'années

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale »



 

Suisse – Un site Internet pour dénoncer les « profs gauchistes »

Polémique en Suisse après la mise en ligne ce dimanche par les jeunes de l'Union démocratique du Centre (UDC) d'un site Internet visant à dénoncer les professeurs classés trop à gauche. L'UDC, parti classé le plus à droite sur l'échiquier politique suisse, modèle affiché pour le Front National, souvent qualifié de populiste par certains observateurs, est le premier parti du pays. Le projet intitulé « Freie Schulen » (écoles libres) dénonce « l'influence politique unilatérale » prodiguée dans les écoles suisses, et prétend lutter contre « l'endoctrinement gauchiste en classe ». Plus précisément, les enseignants déviants sont accusés de « dénigrer des partis ou des hommes politiques » ainsi que de déformer les contextes politiques, historiques et économiques, nuisant ainsi au patriotisme suisse. Sur le site Freie-Schulen.ch – qui se veut une plateforme de débat interactive s'adressant aux élèves du secondaire et aux étudiants – on trouve un formulaire de réclamation où l'on peut rapporter un incident. Les témoignages sélectionnés sont ensuite publiés, l'anonymat des professeurs étant en principe préservé. À l'origine du projet, Anian Liebrand, le président des jeunes de l'UDC, se défend d'avoir créé une plateforme de délation. « Nous publions uniquement les messages dont on connaît l'expéditeur, qui sont pertinents et que nous avons soigneusement vérifié à l'avance », affirme-t-il dans la charte d'utilisation du site.

Des rubriques de « savoirs alternatifs » contre les « contenus pédagogiques de gauche »
 
 
Toujours pour lutter contre l'endoctrinement, le site propose également un volet « connaissances alternatives » visant à réinformer les étudiants subissant les « contenus pédagogiques de gauche ». On y trouve pêle-mêle différentes rubriques aux contenus hétéroclites : entre autres, un résumé patriotique de l'histoire suisse, une dénonciation de la mainmise de Bruxelles et de l'ONU sur le pays et une remise en cause du réchauffement climatique (sobrement intitulée Éco-fascisme et mensonge climatique). Un mélange composite, entre théorie du complot et ré-information, qui n'est pas sans rappeler le site Égalité et réconciliation d'Alain Soral. vL'initiative des jeunes agrariens a immédiatement provoqué un cortège d'indignation dans le pays. « Les profs sont terriblement choqués  » a affirmé un responsable syndical. Raphaël Pomey, journaliste au Matin.ch, s'interroge sur la légitimité de la méthode employée. « Que l'on veille à ne pas laisser les classes se transformer en salles de meetings politiques, pourquoi pas. Mais est-ce vraiment le rôle d'un parti de se substituer aux parents et aux associations de parents d'élèves pour contrôler cela ? Pas sûr. » Il relève un paradoxe, et non des moindres : « encourager des ados à “balancer” anonymement des adultes déjà constamment sous pression est un procédé assez étonnant de la part d'une formation politique qui se veut garante des valeurs traditionnelles. »





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mardi 2 septembre 2014

Victoire partielle et tardive pour une famille allemande qui instruit ses enfants à la maison

La famille Wunderlich en 2014
Allemagne – Voilà un an, quasiment jour pour jour, que la famille Wunderlich de Wembach lès Darmstadt dans la Hesse (centre-ouest du pays) a reçu la visite musclée de la police allemande. Vingt agents de police et de l’office de la jeunesse de Darmstadt se présentèrent le 29 août 2013 devant la porte du domicile des Wunderlich. Ils voulaient rentrer. Ils s’étaient munis d’un bélier. Ils auraient probablement cassé la porte si M. Wunderlich ne l’avait pas ouverte.

Quand Petra et Dirk Wunderlich refermèrent la porte après cette visite, leurs enfants n’étaient plus là. Les agents de l’Office de la jeunesse, aidés de la police, avaient enlevé leurs trois jeunes filles et leur garçon âgés alors de 7 à 14 ans.

Petra et Dirk Wunderlich refusaient que leurs enfants aillent à l’école. Ce couple est d’avis que l’école bride la créativité des enfants. En outre, l’éducation comprend l’inculcation de valeurs qui, selon eux, ne doivent pas être transmises par l’école.

Les enfants restèrent trois semaines dans un foyer gouvernemental. Les parents purent leur rendre à l’occasion du huitième anniversaire de la cadette. Après avoir accepté le 19 septembre 2013, lors d’une audience au tribunal local de Darmstadt, d’envoyer leurs enfants à l’école, ceux-ci ont été libérés et rendus aux parents.

L’Oberlandesgericht (tribunal régional supérieur) de Francfort sur le Main (centre-ouest du pays) a décidé cette semaine que les parents devaient recouvrer leur autorité parentale sans restriction. Ainsi, la Cour a annulé la décision de la Cour de district de Darmstadt de 2012 qui retirait aux parents leurs droits de garde, leur choix de l’école et de résidence des enfants.

Le tribunal régional supérieur reconnaît que les parents doivent toujours envoyer les enfants à l’école. Le tribunal continue de considérer que de ne pas envoyer les enfants à l’école menace le bien des enfants. Car, outre la « simple transmission de connaissances », la fréquentation de l’école permettrait aux enfants « de s’intégrer dans la société ». Les parents s'exposent toujours à des poursuites : conformément à la Loi sur l’Éducation de la Hesse ils pourraient faire face à des amendes ou à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois.

Toutefois, le tribunal supérieur a déclaré que retirer le droit de garde aux parents était une mesure disproportionnée. Enfin, une enquête des acquis scolaires a démontré que les enfants avaient un niveau d’instruction élevé et que leurs compétences sociales étaient satisfaisantes. En outre, les parents s’occupent bien de leurs enfants.

Le couple Wunderlich regrette que le tribunal continue de penser que l’enseignement à domicile mette en péril le bien-être des enfants. « Tant que ce mode d’instruction restera interdit, de déclarer Petra et Dirk Wunderlich, ces violences extrêmes » qu’ils ont dû subir se reproduiront encore et encore. « Et ce n’est tout simplement pas acceptable ! »

« Bien que nous ne craignions plus que nos enfants soient enlevés tant que nous vivons dans la Hesse, ce genre de chose peut encore arriver à d’autres personnes en Allemagne », a ajouté M. Wunderlich. « Nous craignons d’écrasantes amendes allant jusqu’à 75.000 $ et la prison. Cela ne devrait pas être toléré dans un pays civilisé. »

Le directeur du « rayonnement mondial » de la HSLDA, Michael Donnelly — qui était en Allemagne pour se rendre à un forum international sur la famille à Moscou où l’instruction à domicile devient de plus en plus populaire et est protégée par la loi — s’est entretenu de l’affaire avec la famille Wunderlich.

Il s’est félicité de la décision, mais s’est dit préoccupé par certains passages troublants de la décision. « Nous nous félicitons de ce jugement qui renverse un décision scandaleuse de la part d’un tribunal », a-t-il dit. « Mais cette décision ne va pas assez loin. Le tribunal a rendu à contrecœur la garde aux parents et a, en outre, signalé aux autorités locales qu’ils devraient poursuivre les Wunderlichs en justice ou leur imposer une amende. »

« Un tel comportement dans un pays démocratique pose problème », a déclaré Donnelly.

Sources : Die Welt et la HSLDA

Voir aussi

Allemagne — juge refuse la garde des enfants pour empêcher l'émigration des parents

Éducation, démographie : la surprenante Russie (Emmanuel Todd)





À qui appartient Ashya King : à ses parents ou à la médecine britannique ?

Marie Delarue s'interroge sur le cas d'Ashya King.
Ashya King, 5 ans, moribond, a été « enlevé » par ses parents. Soucieux de le soustraire aux traitements qui lui sont administrés par la médecine britannique afin de les remplacer par d’autres, indisponibles en Grande-Bretagne, ils ont traversé l’Europe du nord au sud avec leur enfant. Et avec un mandat d’Interpol aux fesses.

Il faut dire que les parents sont Témoins de Jéhovah. Une circonstance très aggravante. Le procureur de Cherbourg, où ils avaient débarqué par ferry, l’a assuré : « Même si on n’a pas le pouvoir de soigner les enfants contre le gré des parents, c’est une difficulté qu’on a avec les Témoins de Jéhovah notamment, on veut au moins entrer en contact avec eux et essayer de voir ce qui se passe. »

Vœu exaucé. Le contact a été établi et les parents interpellés dans un hôtel près de Malaga. Comme – ou mieux, on l’espère ? – des criminels endurcis, ils ont été transférés à Madrid pour y comparaître devant un juge. Le petit Ashya est dans un hôpital de Malaga, les autres enfants du couple à la garde de leurs aînés, majeurs.

Qui sont Brett King (51 ans) et Naghemeh King (45 ans), arrêtés par la police espagnole ? Que font-ils dans la vie ? Sont-ils de bons ou de mauvais parents ? Attentifs ou non au bien-être de leur enfant ? Peut-on, enfin, les réduire de façon caricaturale à leurs convictions religieuses – lesquelles, il faut le souligner, ne sont pas interdites ?

Le point crucial étant, assurent les médecins, la sonde gastrique par laquelle l’enfant est nourri, le père a publié une vidéo pour prouver que le petit Ashya ne manquait pas de soins. Et qu’il était de nouveau heureux, pour autant que sa tumeur au cerveau lui permette encore de l’être, au milieu des siens. « Il sourit beaucoup plus, il interagit avec nous, mais je voulais dire pourquoi nous l’avons retiré de l’hôpital », ajoute-t-il, expliquant que son épouse et lui avaient cherché à l’étranger « un traitement de radiothérapie utilisant des protons que le service public de santé britannique NHS n’offre pas pour l’instant ».

Cet enfant est mourant. Ses parents, désespérés, tentent une dernière chance, courent après une ultime thérapie. Est-ce criminel ? Et derrière cette question s’en profile évidemment une autre : à qui « appartient » cet enfant de 5 ans ? Est-il la propriété de ses parents ou celle de la médecine ? Et jusqu’où cette dernière est-elle autorisée à s’acharner sur un enfant manifestement condamné, dont l’ultime désir est sans doute de finir dans les bras de ses père et mère…




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lundi 1 septembre 2014

France — l'Éducation Nationale est-elle au bord du naufrage ?


La ministre
 Najat Belkacem
Pour la directrice générale de la Fondation pour l'École Anne Coffinier, l'école publique, abandonnée par l'État, agonise lentement mais sûrement. Une situation que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem risque d'aggraver.

« Voici que Najat Vallaud-Belkacem est placée à la tête de l'Éducation nationale, elle qui est l'emblème même de l'idéologisation à outrance de l'école. La réalité dépasse la fiction. Alors que tous appelaient à un apaisement après les tensions suscitées par l'ABCD de l'égalité et sa paradoxale suppression-généralisation, une telle nomination interpelle fortement.

Le président cherche-t-il à faire mieux passer le tournant libéral qu'il a été contraint d'opérer en économie en donnant à sa base militante une compensation sociétale (notre pauvre école étant désormais ravalée au rôle de laboratoire sociétal, cessant d'être une institution consacrée à l'instruction des citoyens) ?

Il est fascinant de constater que c'est l'État lui-même, au plus haut niveau, qui aura tué l'école républicaine, en la détournant si ostensiblement de sa mission légitime qui est d'instruire.

Cette nomination porte en tout cas le coup de grâce à l'Éducation nationale. Ce n'est pas que la personne du ministre soit décisive: on sait depuis longtemps que c'est une marionnette à laquelle on ne consent de pouvoir que pour autant qu'il s'exerce dans le sens souverainement déterminé par les syndicats enseignants. Mais cette décision constitue tout de même un symbole qui démoralisera à coup sûr les derniers résistants de l'intérieur qui, envers et contre toute la bêtise technocratique qui les opprimait, instruisaient jour après jour leurs élèves avec un dévouement admirable, malgré les programmes aussi mal fichus que changeants et un cadre administratif infantilisant et oppressant.

Il est fascinant de constater que c'est l'État lui-même, au plus haut niveau, qui aura tué l'école républicaine, en la détournant si ostensiblement de sa mission légitime qui est d'instruire. Il n'y aura pas eu besoin d'un grand complot « ultralibéral » pour venir à bout de l'école publique. Cette thèse apparaît aujourd'hui pour ce qu'elle a toujours été : un fantasme sans fondement. Non, il suffit pour assassiner l'école républicaine d'avoir des responsables politiques et administratifs ne croyant plus au devoir sacré de transmettre, comme l'a montré en 2008 Philippe Nemo dans Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?

Rien n'est plus urgent que de sanctuariser l'école, de la préserver des querelles politiques, pour lui laisser faire son travail : transmettre la culture d'une génération à l'autre par un travail lent et humble, selon des programmes scolaires progressifs, structurés et cohérents. Les professeurs ne doivent plus être évalués sur leur docilité à l'égard de circulaires politisées mais sur le niveau scolaire de leurs élèves. Mais c'est bien le signal contraire qui est passé par la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, ou par le projet de supprimer les notes ou encore par l'improbable taux de réussite record enregistré cette année au baccalauréat. Pendant ce temps, l'école publique française agonise. Socialement, elle est la plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE. Elle est aussi la plus inapte à assurer la formation des élèves les plus en difficulté, qui décrochent plus que dans les autres pays. L'OCDE tire la sonnette d'alarme, mais le gouvernement refuse d'en tirer des conséquences. Il n'y aura pas de « choc Pisa » en France [note du carnet : contrairement à l'Allemagne] malgré nos piètres performances à ce test de référence.

Aucune réforme d'envergure ne se profile, bien au contraire. Force est de constater qu'il n'y a plus rien à attendre de l'Éducation nationale.

Aucune réforme d'envergure ne se profile, bien au contraire. Force est de constater qu'il n'y a plus rien à attendre de l'Éducation nationale. Il n'y a donc pas de raison d'immoler plus longtemps nos enfants sur cet autel au nom d'une fidélité à l'école publique, et à l'idéal qu'elle a pu incarner.

Dans un tel état de nécessité, il faut sortir des sentiers battus. Si le navire de l'Éducation nationale s'obstine à foncer dans les icebergs, il n'est point d'autre solution que de mettre à l'eau de multiples nefs. Les enfants d'abord ! C'est ce que font tous ces parents qui ont retiré cette rentrée leurs enfants de l'école publique pour le privé. Aucune lâcheté à cela, mais bien plutôt la réaction mûre et déterminée de parents qui se savent être les premiers éducateurs et responsables de leurs enfants, quoi qu'en dise le gouvernement.

Mais les places sont rares dans le privé, puisque l'État organise sciemment la pénurie de places en refusant de financer le développement des écoles sous contrat. Les parents sont ainsi conduits à ouvrir de nouvelles écoles libres. Soixante et une, c'est le nombre des nouvelles écoles indépendantes qui ouvriront leurs portes à la rentrée, contre trente-sept l'an dernier. L'essor des créations d'école est un signe d'espérance. Ce mouvement de la société civile n'est-il pas de bon augure sur la capacité du peuple français à se prendre lui-même en main et à innover dans le contexte de la défaillance croissante de l'État ? »

Source




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C'est la rentrée !






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