lundi 16 mai 2016

Olivier Postel-Vinay : Comment se fâcher en famille autour du réchauffement climatique




Conférence donnée par Olivier Postel-Vinay le 5 mars 2016 devant le Cercle Frédéric Bastiat

Olivier Postel-Vinay est philosophe de formation, journaliste. Il a été, entre autres, rédacteur en chef de Science et vie, de La Recherche et de Courrier international.

Lors de son passage au Grand Journal de Canal+




Olivier Postel-Vinay déclare que la plupart des climatologues, des journalistes, des politiques sont « climatocroyants » et que c’est devenu une sorte de doxa, d’opinion reconnue par tous. Les médias nous inondent de cette opinion dominante. Le « réchauffement climatique » est devenu une véritable croyance collective, alimentée par les climatologues, pour qui c’est aussi une croyance, alors que l’on pense que les scientifiques vont consacrer leur vie à chercher la vérité et à creuser en toute objectivité ce qui peut l’être. Olivier Postel-Vinay n’est pas un adepte de la théorie du complot. Il suit l’affaire du réchauffement climatique depuis les années 80 de par son métier de journaliste scientifique. Il est arrivé à la conclusion que les climatologues prétendent en savoir plus qu’ils n’en savent vraiment. Il souligne les conflits d’intérêts des chercheurs qui travaillent sur le climat, conflits financiers, mais aussi intellectuels où en prétendant faire de la science on fait de l’idéologie. Il conclut par « Cette question du changement climatique, elle est mal posée, elle est mal gérée, elle est mal traitée et ça devient de l’intox ! »

Olivier Postel-Vinay présente ainsi son livre : « Le changement climatique fournit à mes yeux un matériau de choix pour analyser la comédie du pouvoir et des croyances dans le monde contemporain. Autour de la thèse : la Terre se réchauffe du fait des activités humaines, l’affrontement est violent. D’un côté, les “climatozélotes” qui pensent qu’il n’y a plus de doute et qui ont fait de cette thèse une croyance absolue. De l’autre, les “climatosceptiques” qui pensent avoir relevé suffisamment d’incohérences dans les présentations et les chiffres pour afficher un scepticisme argumenté.

La comédie du climat
de Olivier Postel-Vinay
chez JC Lattès
paru le 28 octobre 2015
à Paris
250 pages
ISBN-10: 2709647001


Voir aussi

Le crépuscule du mouvement réchauffiste ?

dimanche 15 mai 2016

Pays-Bas— Une victime de viol obtient d'être euthanasiée pour mettre fin à son traumatisme

La jeune femme avait subi plusieurs abus sexuels durant son adolescence. En expliquant que le traumatisme était insurmontable, elle a obtenu d’être euthanasiée par l’État néerlandais.

La décision crée la polémique. La Commission néerlandaise à l’Euthanasie (CNE) a autorisé l’année dernière une jeune femme victime d’abus sexuels à mourir grâce à l’assistance de médecins. Ce cas vient seulement d’être rendu public par la commission, soulevant un vif débat quant à l’opportunité d’une telle décision. Les spécialistes ont estimé que son traumatisme était incurable, et que l’euthanasie serait pour elle une forme de libération.

Plusieurs abus sexuels pendant l’enfance

La jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, mais dont l’identité n’a pas été révélée, avait subi plusieurs abus sexuels alors qu’elle avait entre cinq et 15 ans. Selon plusieurs psychiatres, qui ont longuement examiné la jeune femme, son traumatisme était « insupportable » et « incurable » comme l’explique CBS News. La jeune femme souffrait d’anorexie, de dépression chronique, de tendances à l’automutilation, d’hallucinations et restait alitée en permanence.

Conformément au droit hollandais, qui a légalisé l’euthanasie en 2002, la jeune femme a donc reçu une dose létale de médicament. Selon les juristes de la CNE, lui refuser l’euthanasie aurait été illégal, la loi de 2002 autorisant l’euthanasie pour les personnes dont les souffrances sont jugées « sans solution ».

56 personnes en 2015

D’après les statistiques publiées par la Commission, cette jeune femme fait partie des 56 personnes dont l’euthanasie a été légalement autorisée en 2015 aux Pays-Bas. Un nombre qui comporte une proportion élevée de citoyens étrangers, venus spécialement dans le pays pour bénéficier d’une mort assistée.

Si aux Pays-Bas la nouvelle est passée quelque peu inaperçue, elle a relancé un débat difficile au Royaume-Uni ou les pro-euthanasie réclament une loi de longue date. Le député travailliste Robert Flello a balayé cette idée, en argumentant que ce cas était l’exemple type de ce qu’il refusait. Il a expliqué que c’était comme dire aux victimes de viol « vous devez être punie par la peine de mort ».


Source

samedi 14 mai 2016

Alsace — Les protestants étudient la Bible, les catholiques font du jardinage et cultivent « l’ouverture sur les différentes religions »...?

En Alsace et en Moselle, des cours particuliers sont dispensés dans les écoles. À Bischwiller (Bas-Rhin), les écoliers reçoivent un enseignement religieux. Il peut être axé catholique, protestant ou israélite. Les élèves dispensés à la demande des parents suivent de leur côté un cours de morale.



Une heure par semaine, les enfants plongent dans les références bibliques avec l'intervenante du cours protestant. « J'ai appris qu'on doit vivre ensemble, qu'on doit se serrer les coudes et que Jésus nous soutient », récite une élève. L'intervenante du cours catholique se défend de tout prosélytisme : « le but est de leur apprendre différentes choses et d'avoir une ouverture d'esprit sur les différentes religions ».

« Un enseignement complémentaire, un autre point de vue »

Pour Myriam Eber, directrice de l'école élémentaire Erlenberg, ces cours font partie de l'identité alsacienne. « Ce n'est pas en opposition avec la laïcité. C'est un enseignement complémentaire, un autre point de vue », confie-t-elle à France 3. De nombreux parents apprécient, d'autres s'y opposent et estiment que cet enseignement n'a pas sa place à l'école. Il y a 15 ans, 70 % des élèves suivaient ces cours. Ils ne sont plus que 53 % aujourd'hui.

Le reportage ne dit pas combien de ces enfants sont désormais musulmans ni quels cours ils suivent, s'ils en suivent un.


Alain Finkielkraut et Mathieu Bock-Côté — Heurts et malheurs de la société multiculturelle



Répliques – France – Culture – Samedi 14 mai 2016

L'extension des mouvements migratoires en Europe a eu, pour effet, d'accroître l’hétérogénéité des sociétés d'accueil et de relancer le problème de l'intégration. Faut-il d'ailleurs parler encore d'intégration ? Le mot lui-même est devenu problématique.

Substitué au terme d'assimilation jugé niveleur et même colonial, il est à son tour contesté. Les plus ardents défenseurs de la diversité lui préfèrent aujourd'hui l'expression de société inclusive.

Avec nos invités, nous verrons ce que recouvre cette querelle sémantique. Comment vivre ensemble avec nos différences culturelles, religieuses, ethniques ou sexuées ?

Intervenants

Alain Renaut : professeur de philosophie politique et d'éthique à la Sorbonne

Mathieu Bock-Côté : sociologue et chargé de cours à HEC Montréal et à l'Université de Sherbrooke. Il est aussi chroniqueur au Journal de Montréal et collaborateur au Figaro Vox.

Bibliographie

Couverture du livre
L'injustifiable et l'extrême : manifeste pour une philosophie appliquée
par Alain Renaut,
au Pommier,
Paris,
paru en 2015.













Le multiculturalisme comme religion politique
par Mathieu Bock-Côté,
publié aux éditions du Cerf,
paru en 2016.


Le code et le glaive : après l'Europe, la nation ?
Le code et le glaive : après l'Europe, la nation ?
par Régis Debray,
chez Albin Michel,
paru en 1999.

La crise de l’éducation : extrait de la Crise de la culture
par Hannah Arendt,
aux éditions Gallimard/Folioplus classiques,
paru en 2007


La religion dans les limites de la simple raison
La religion dans les limites de la simple raison
par Emmanuel Kant,
chez Vrin,
2000














Rue Jean-Pierre Timbaud : une vie de famille entre barbus et bobos
par Géraldine Smith
chez Stock,
par en 2016





vendredi 13 mai 2016

Après le Club des Cinq et la Comtesse de Ségur, les éditeurs « modernisent » Martine, mais est-elle seulement d'accord ?

Après le Club des Cinq caviardé et la Comtesse de Ségur épurée, les éditeurs « modernisent » Martine, mais est-elle seulement d'accord ? Tout à coup, le respect de l'œuvre de l'artiste n'aurait plus guère d'importance...





Couverture de 1969 La couverture de l'album Martine au zoo imprimé en 1969 montre la petite culotte de l'héroïne. L'image ne figure pas sur l'édition de 2016.

Martine porte bien ses 62 ans. Sur les illustrations délicieusement vintage de Marcel Marlier, elle n’a pas pris une ride. Les textes accompagnant les aventures de la jeune héroïne, par contre, fleurent bon une époque révolue. Rôles stéréotypés assumés, amples explications à lire ou intonations moralistes risquent de laisser perplexes certains petits lecteurs peu habitués à lire ou les adultes en lutte contre les stéréotypes d’aujourd’hui.

L’héroïne plaît pourtant toujours aux plus jeunes, surtout aux filles de 4 à 9 ans. Il se vend chaque année un million de ses aventures en France, plaçant le personnage au sixième rang dans l’univers des héros jeunesse. Pourquoi faudrait-il donc changer Martine ?

Le Bureau d'approbation du matériel didactique du Québec qui s'amuse à traquer les stéréotypes « genrés » dans les manuels serait fort peu content : les garçons bricolent ! Si les éditeurs ont fait la chasse aux « stéréotypes » dans le texte, les illustrations originales en véhiculent encore. Dans Martine fête son anniversaire, les garçons montent un étal de jeux, tandis que Martine se fait belle.
Depuis le décès du dessinateur Marcel Marlier, en 2011, aucun nouveau titre n’est sorti. La maison d’édition a donc décidé de donner ce qui serait « un coup de jeune » aux livres existants. Pas une mèche des cheveux de la brunette n’a bougé, mais les textes ont complètement changé. Ils ont été raccourcis et « modernisés ». «Nous voulions faire redécouvrir Martine à une génération d’enfants de 2016 qui pouvaient se retrouver en décalage avec les textes d’origine», avance Céline Charvet, responsable du département jeunesse chez Casterman.

Bien qu'elle ait deux frères, Martine se retrouve seule avec sa mère à écosser les pois. Si les textes de la nouvelle édition ont été révisés par l'éditeur pour éliminer les « stéréotypes de genre » désormais honnis, les images en reproduisent néanmoins certains.
Vingt albums actualisés sont déjà en rayon, et les autres seront retravaillés d’ici à janvier 2017. Révolution: dans les nouvelles versions, le chien Patapouf ne parle plus. «Ça nous semblait suranné», remarque la responsable. Les envolées didactiques ont aussi diminué. Ainsi, dans Martine fait la cuisine, toutes les recettes ont disparu. « À l’époque, ça avait du sens car il n’y avait pas beaucoup d’ouvrages pour les enfants. [Dans les années 50 et 60 !?... et l'explosion de la bédé pour enfants ? Bizarre...] Nous avons voulu gommer le côté livre de cuisine déguisé pour créer une vraie histoire. »

Autre siècle, autres principes éducatifs, dit l'éditeur

Effacés aussi les encouragements à se dépasser et les commentaires un brin moralisateurs. Exit, dans Martine petit rat de l’opéra, cette injonction à se surpasser : «Les premières leçons ne furent pas faciles du tout pour Martine. Mais à présent, elle est la meilleure de la classe.» À la fin de Martine au zoo, l’ancien album concluait: « Il faudra revenir une autre fois, ce qui prouve qu’on n’a jamais fini de s’instruire. » En 2016, la fillette et son petit frère, Jean, quittent le parc animalier car leur mère les attend à la sortie. Au début du même album, la maman a déjà fait une première apparition pour acheter les billets d’entrée. Rien de tout cela dans le texte original. Car, dans le monde d’antan, Martine vivait des aventures sans aucun contrôle parental. Ainsi, dans Martine en voyage, l’aînée et son cadet passent une nuit dehors, et leur mère se montre à peine inquiète. Dans la nouvelle version, l’aventure a été transformée en rêve.

Exit le prince charmant. Dans l'édition originale de Martine petit rat de l'opéra, elle rêve qu'elle devient danseuse étoile, que le prince arrive et la transforme en princesse. Dans la nouvelle version, elle n'a plus besoin du prince pour rêver de jouer une princesse sur scène.

Il a été plus difficile, par contre, de sortir des stéréotypes de genre induits par les dessins. Dans Martine fête son anniversaire, on voit toujours la petite héroïne se faire belle [quelle horreur !] alors que Jean sort ses outils pour construire un stand de jeu. «Pour ne pas toucher aux illustrations tout en finesse de Marcel Marlier, nous avons adapté les textes dans la mesure du possible.» Ainsi, au détour des albums, on aperçoit Jean qui fait la vaisselle ou, en classe, une activité de découverte du tricot pour filles et garçons. De même, lorsque Martine se rêve en danseuse étoile, elle n’attend plus l’arrivée du prince charmant.

Pourtant les petits garçons (ici Jean le petit frère de Martine) faisait la vaisselle dans les années 50 et 60...
Le tourne-disque de Maman

Autre adaptation jugée nécessaire, les objets d’un autre temps, tels un tourne-disque ou un antique casque à sécher les cheveux, trouvent une explication logique à leur présence: ils ont été prêtés par la maman. Car si Martine a mis un pied dans le XXIe siècle, la dynamique petite fille vit toujours dans un monde sans ordinateurs, une bulle de tranquillité intemporelle que l’éditeur n’a pas voulu casser. Tout comme le regard toujours enthousiaste et bienveillant que la brunette porte sur le monde qu’elle découvre.

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Bandes dessinées — Quand Hergé expurgeait un missionnaire chez les Esquimaux (au Canada d'abord, devenu scandinave)

Comtesse de Ségur épurée

La Comtesse de Ségur déchiffrée : son vocabulaire est-il encore compris aujourd’hui ?

« Le Club des Cinq » caviardé car trop politiquement (et religieusement) incorrect et à la langue trop compliquée

Faites attention à quelles bandes dessinées vos enfants lisent (Bichon, Titeuf, Mauvais Genre)

Le Petit Chaperon rouge serait trop sexiste

Le ministère en France n'approuve pas les manuels. « Seul le régime de Vichy s’est permis cela. » Et bien au Québec, c'est comme sous Vichy.

jeudi 12 mai 2016

Le PLQ contre la prédominance du français au Québec ?


Motion présentée le 11 mai 2016, mise au voix le 12 mai. Elle a été approuvée par les députés du PQ, de la CAQ et de QS et opposée par les députés du PLQ :

« Que l’Assemblée nationale réaffirme la primauté du français, la langue officielle du Québec;

Qu’elle réitère que la protection du français est une responsabilité historique et un devoir quotidien du gouvernement du Québec;

Qu’elle réaffirme le caractère toujours essentiel de la Charte de la langue française;

Enfin, que l’Assemblée nationale prenne acte du jugement de la Cour d’appel du Québec concernant la langue d’affichage, prononcé le 28 avril 2015, et qu’elle demande au gouvernement du Québec d’introduire une modification à la Charte de la langue française afin d’assurer la nette prédominance du français dans l’affichage commercial au Québec. »

La vidéo du vote :


La réforme de l'enseignement de l'histoire au secondaire reportée par le ministre Proulx (PLQ, ex-ADQ)


La réforme de l’enseignement de l’histoire du Québec et du Canada au secondaire n’aura pas lieu à l’automne prochain comme prévu, a appris La Presse Canadienne.

Selon une source au ministère de l’Éducation et d’autres sources bien au fait du dossier, le ministre Sébastien Proulx (ci-contre) a reporté la mise en œuvre du nouveau programme « Histoire du Québec et du Canada » dans toutes les écoles secondaires, prévue en septembre.

Des organisations des Premières Nations et de la communauté anglophone, notamment, critiquent le nouveau programme parce qu’il refléterait, selon eux, une idéologie trop « nationaliste » niant la contribution des allophones à l’histoire du Québec.

Ce nouveau programme, étalé sur deux ans, a fait l’objet de projets-pilotes dans une trentaine d’écoles du Québec, d’abord en troisième secondaire, dès septembre 2014, puis en quatrième secondaire, à l’automne 2015, en vue d’une application obligatoire généralisée l’automne prochain.

Or, ces projets-pilotes se poursuivront pendant que le ministère de l’Éducation apportera des modifications au programme, a-t-on appris cette semaine. En attendant, l’ancien programme sera toujours enseigné dans les autres écoles du Québec.

La réforme, amorcée par l’ancien gouvernement péquiste en février 2014, est le fruit d’un rapport réalisé par les universitaires Jacques Beauchemin et Nadia Fahmy-Eid, à la suite d’une consultation de quelques semaines. Cette réforme avait ensuite été suspendue par les libéraux à leur arrivée au pouvoir en avril 2014, mais elle avait été finalement remise sur les rails par le ministre Yves Bolduc, et conservée par son successeur, François Blais.

Le troisième libéral aux commandes à l’Éducation, Sébastien Proulx, donne maintenant un coup de frein à cette réforme.

« Voilà une excellente nouvelle », s’est réjouie Sylvia Martin-Laforge, directrice de Quebec Community Groups Network, un organisme sans but lucratif, financé par Ottawa, qui défend les intérêts des Anglo-Québécois. « Nous en venons à la conclusion que le ministre (Proulx) n’était pas satisfait du programme. (Le ministère) était prêt à aller de l’avant, mais le ministre a eu le courage de dire non », a-t-elle déclaré à la Presse canadienne.

Mme Martin-Laforge espère maintenant que le nouveau programme ne présentera pas les communautés culturelles de façon stéréotypée et ne les dépeindra pas comme des « méchants ».
Des méchants...Rien de moins.




On se rappellera que M. Sébastien Proulx, avant de joindre opportunément les rangs de la députation du PLQ le 8 juin 2015, avait été député de l’ADQ pour Trois-Rivières (2007-2008) et qu’il avait même été le chef parlementaire de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec. Transfuge assumé, M. Sébastien Proulx travaille pour Philippe Couillard depuis son élection au poste de Premier ministre.

M. Sébastien Proulx avait assez mollement (et sottement à moins que cela n’ait été à dessein) interrogé la ministre de l’Éducation du Québec à l’époque sur le programme obligatoire d’éthique et de culture religieuse au parlement québécois. Les délégués des parents opposés à l’imposition d’un seul programme et partisans du choix parental en matière de formation morale et religieuse lui avaient pourtant apporté des arguments plus porteurs que ceux que M. Sébastien utilisera peu après leur rencontre à Québec.

Voici donc sa navrante intervention à l’Assemblée nationale le mercredi 22 octobre 2008 :
Contenu du programme Éthique et culture religieuse

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui, M. le Président. D’abord, je vais vous saluer pour cette première journée. Ma question sera à la ministre de l’Éducation.

Vous savez, dans le cours d’éthique et culture religieuse, beaucoup de gens se font entendre depuis un certain temps. Peut-être parce que le cours est commencé, les gens apprennent à connaître le contenu. Je ne sais pas si, M. le Président, vous avez eu la chance... ou si la ministre a lu la chronique de Richard Martineau, la semaine dernière, qui s’intitulait Dessine-moi un drapeau. Je vous fais lecture d’un paragraphe, M. le Président.

« Discussion dans l’auto, l’autre jour, avec une de mes filles. » C’est Richard Martineau qui dit : Comment tu trouves ça, ton cours d’éthique ? Alors, elle répond qu’elle trouve le prof très dynamique, et elle dit : « Cette semaine, on va redessiner le drapeau québécois. Le prof dit qu’il n’est plus représentatif de la nouvelle réalité parce qu’il y a une croix dessus. Il faut en créer un autre qui refléterait mieux le Québec d’aujourd’hui... »

M. le Président, le drapeau québécois, c’est celui qui est à côté de vous, c’est celui pour lequel tous les parlementaires devraient avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de respect. Est-ce que la ministre tolère qu’un enseignant, au Québec, dise à des étudiants que ce drapeau-là n’est pas digne de tous les Québécois ?

Le Président : Mme la ministre de l’Éducation.

Des voix :...

Le Président : S’il vous plaît ! S’il vous plaît ! La question a été posée. Mme la ministre de l’Éducation.

Mme Michelle Courchesne

Mme Courchesne : M. le Président, c’est bien sûr que je veux réitérer, en cette Chambre, que nous avons un profond respect pour notre drapeau québécois, et ça va tout à fait de soi par ailleurs que nous puissions, dans nos salles de classe, pouvoir enseigner à nos jeunes tout autant ce respect, mais aussi d’enseigner, dans ce cours, ce que veut dire la participation citoyenne et comment on devient un citoyen responsable. Et on peut apprendre à devenir un citoyen responsable dès le plus jeune âge, M. le Président.

Puisqu’on parle du cours d’éthique religieuse, je tiens à souligner à cette Assemblée qu’il se peut, qu’il se peut qu’il y ait des accrocs de parcours puisque c’était un défi énorme de pouvoir changer un cours sur 11 années d’enseignement. Mais, M. le Président, moi, je suis très reconnaissante à l’égard de tous les enseignants du Québec qui ont relevé le défi et qui relèvent le défi en ce moment. Et je sais que nous avons davantage, davantage, je dirais, rassuré les parents sur ce cours-là. Et, autant il y a certains qui puissent encore ne pas être d’accord, moi, j’ai, à mon bureau, une très grande majorité de parents qui apprennent à fréquenter ce cours et qui sont très positifs...

(15 h 40)

Le Président : En conclusion, Mme la ministre.

Mme Courchesne :... à cet égard-là, M. le Président.

Le Président : Merci, Mme la ministre. M. le député de Trois-Rivières, pour l’additionnelle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui. M. le Président, Mme la ministre n’est pas sans savoir, M. le Président, que, la semaine dernière, il y avait entre 1 500 et 2 000 personnes qui marchaient à Montréal pour justement décrier le cours d’éthique et de culture religieuse.

Est-ce que la ministre, à tout le moins, s’engage à ce que des événements comme celui-là ne se reproduisent plus ? Quelles démarches avez-vous faites, M. le Président, pour que cela ne se reproduise plus et qu’un enseignant montre à des enfants que notre drapeau, il est dépassé aujourd’hui ?

Le Président : Mme la ministre, à vous la parole.

Mme Michelle Courchesne

Mme Courchesne : M. le Président, c’est évident que, lorsqu’on attire à notre attention des éléments comme celui-là, c’est évident que nous remontons la filière et que nous allons à la source pour nous assurer des propos qui doivent être correctement tenus dans toutes les salles de classe.

Mais, M. le Président, je tiens à dire à cette Assemblée, pour votre information, que, sur 1 million d’enfants qui fréquentent nos écoles aujourd’hui, il y a 1 112 qui ont fait une demande d’exemption. M. le Président, c’est à peu près 1 %. Alors, je pense qu’on doit encore une fois dire que, comme société québécoise, nous relevons un très beau défi pour apprendre à mieux vivre ensemble au Québec.

Le Président : Merci, Mme la ministre. M. le député...

Des voix :...

Le Président : S’il vous plaît ! M. le député du Lac-Saint-Jean.



Eugénie Bastié : « Jamais les filles n'ont autant été traitées de putes et de salopes... »

Eugénie Bastié s’en prend, dans un livre que Le Point appelle « polémique », aux contradictions du « néoféminisme ».



Dans Adieu mademoiselle, vous ciblez le néo-féministe. Mais c’est quoi, ce néo-féminisme ?

C’est un féminisme à la fois groupusculaire et institutionnel, et qui dicte une doxa dans l’air du temps. Il impose une vision du monde. On l’a vu avec la suppression du mot « mademoiselle », la suppression du délai de réflexion pour l’avortement, les ABCD de l’inégalité qui ont échoué... On se détache de l’objet concret de la vie des femmes pour s’enferrer dans des luttes symboliques contre un patriarcat qu’on prétend déconstruire. Par ailleurs, je m’érige contre la notion même de « féminisme ». On pouvait très bien considérer que la condition ouvrière au XIXe siècle était abominable sans adhérer au marxisme, qui est une relecture de l’histoire sous le prisme de la lutte des classes. De même, on peut très bien considérer que la femme a été dominée dans certaines circonstances et certaines époques sans adhérer au prisme d’un féminisme qui consiste à relire toute l’histoire sous le paradigme d’un dominant-dominé. Je dénonce cette idée d’un patriarcat, autrement dit d’un complot millénaire des hommes contre les femmes.


Vous vous en prenez à des « ayatollettes » qui « luttent sans relâche pour un monde déjà advenu ». Mais quid de l’égalité salariale ? [À ce sujet lire : Wall Street Journal : « Il n’y a pas d’écart salarial hommes-femmes » et Idées fausses sur les différences salariales entre hommes et femmes] Du harcèlement ? Les femmes sont par exemple ultra-minoritaires dans des professions aussi différentes que chef d’orchestre ou joueur d’échecs...

Mais l’horizon, c’est quoi ? L’égalité quantitative partout ? Pour moi, le féminisme en tant que combat politique, c’était la libération de la femme de sa sujétion domestique. Vous ne pouvez pas exiger du 50-50 partout. Je crois fondamentalement en une différence des sexes, qui se déploient de manière différente. Vouloir à tout prix que les femmes soient patronnes du CAC40 n’est pas forcément un épanouissement exceptionnel. Peut-être faudrait-il réfléchir au fait qu’une femme puisse apporter une vision autre de l’économie. Alors, oui, il subsiste des inégalités salariales. Mais ce palier incompressible que l’on observe dans toutes les études est principalement dû au fait que les femmes continuent à choisir le temps partiel plus que les hommes. Certains pensent que c’est subi. Moi, j’estime que c’est aussi choisi, parce que la femme a un rapport particulier aux enfants en bas âge et qu’elle veut continuer à s’en occuper, bien que trente ou quarante ans de propagande féministe leur aient dit de sortir du foyer.

Parce que les femmes font des enfants, elles n’auraient donc pas le droit à l’égalité salariale !?

Je dis simplement qu’il y a une différenciation fondamentale entre les hommes et les femmes, qui est le privilège exorbitant de la maternité. Cela introduit des différences dans la vie concrète des femmes. En effet, une femme est moins performante et moins disponible sur le marché du travail, parce qu’elle a des enfants. Du coup, beaucoup d’employeurs rechignent à les employer dans cette tranche d’âge. Ces différences systémiques sont dues à des différences de sexe. Soit on décide d’abolir cette différence et on dit aux femmes d’aller congeler leurs ovocytes pour pouvoir être aussi disponibles que les hommes, soit on essaye de réfléchir à une économie qui prenne plus en compte cette différence.

Et pourquoi l’homme ne pourrait-il pas s’occuper de sa progéniture ?

Parce que, de facto, la mère a plus envie de s’occuper de ses enfants. C’est une réalité dans toutes les enquêtes d’opinion. Aujourd’hui, encore un tiers des femmes voudraient être mères au foyer, parce qu’il y a un lien particulier entre la mère et l’enfant.

Vous vous moquez des féministes qui se battent pour modifier les noms des rues. Mais que seulement 4 % des rues françaises portent des noms de femmes, ça ne vous choque pas ?

C’est l’idée d’imposer par le haut une réécriture de l’histoire sous un prisme moderne. Tant mieux si aujourd’hui elles réussissent suffisamment dans leur vie pour qu’on leur donne un nom de rue. Mais ce qui m’exaspère, c’est l’idée d’exhumer des femmes parfois inconnues dans l’histoire pour en faire des icônes rétroactives. Et puis, il me semble qu’il y a d’autres priorités. Est-ce que ça va changer concrètement la vie des femmes ? Permettez-moi d’en douter...

Que pensez-vous des Femen ?

C’est un réveil du féminisme spectaculaire soixante-huitard. Elles ont débarqué des pays de l’Est où il y a eu un décalage historique, puisque la révolution sexuelle et le libéralisme sont arrivés beaucoup plus tard. Du coup, elles sont complètement décalées et outrancières quand elles miment un avortement dans l’église de la Madeleine, alors que ça fait quarante ans que l’avortement est légal en France. Mais je leur reconnais une certaine forme, non pas d’honnêteté intellectuelle, mais de courage, comme à Caroline Fourest d’ailleurs, car elles englobent toutes les religions dans une universelle détestation. Elles ne font pas de tri entre les croyances comme le font certaines féministes...

« L’esprit conservateur est le souci de ce qui tient ensemble le monde de manière invisible »

Conserver ce qui est, « empêcher que le monde ne se défasse »… Le philosophe Jacques Dewitte nous a fait l’honneur d’un long entretien sur l’esprit conservateur de la pensée d’Albert Camus. Première partie, la suite sur revuelimite.fr la semaine prochaine.

Max-Erwann Gastineau — La pensée d’Albert Camus révèle, selon vous, la prégnance d’un « esprit conservateur ». Comment définiriez-vous cet esprit ?

Jacques Dewitte — L’« esprit révolutionnaire » se manifeste par une non-adhésion au monde, un désir inextinguible d’en découdre avec le donné, ce que j’appelle le déjà-là. A rebours, l’esprit conservateur se manifeste par un souci du monde, une sollicitude envers des êtres et des choses qui le façonnent. Cette disposition affective est fondamentale, car elle implique que certaines choses méritent d’être conservées : la culture, la langue, des paysages, des traditions. Mais conservation ne signifie pas une simple préservation ; il s’agit d’entretenir et de prolonger ce qui a été légué.

Cette sensibilité apparaît chez Albert Camus de plusieurs manières. Dans L’Homme révolté, il part de ce postulat : l’homme est un être de révolte. « Je me révolte, donc je suis ». Mais ce « Non » ontologique s’adosse chez Camus à un « Oui », c’est-à-dire à un attachement à la beauté intrinsèque du monde et de la vie. Chez Camus, il s’agit d’un « oui » au soleil, au midi, aux plages d’Alger, à cette beauté qui, dans sa jeunesse, le comblait alors qu’il vivait dans une immense pauvreté.

Ce souci du monde est au fondement même de la pensée écologique. Pourtant nombre d’écologistes continuent de raisonner en termes de changement et de progrès, notamment sur les questions dites sociétales. N’y a-t-il pas là contradiction ?


Je ne connais pas dans le détail ce mouvement. Il y a en tout cas une incompatibilité évidente entre l’inspiration générale, qui devrait être ce souci du monde, et une adhésion à différents mouvements d’émancipation radicale, d’ordre anthropologique. Si le mouvement écologique est une prise de conscience de la démesure technologique, cette conscience devrait s’étendre aux limites inhérentes à la condition humaine et ne pas adhérer aux projets divers, mais convergents, qui voudraient s’en prendre à la condition sexuée, à l’énigme de la naissance et à la condition mortelle, qui favorisent le caractère interchangeable de toute chose et de tout être. Je constate aussi qu’une autre branche de l’écologie, qui s’exprime chez les défenseurs de la « cause animale », manifeste fréquemment une véritable haine de l’humanité.

La pensée écologique devrait réfléchir davantage sur l’expérience historique du XXe siècle, et en particulier celle du communisme, qui a montré qu’un projet révolutionnaire d’émancipation radicale, cherchant à réaliser un nouveau Paradis sur terre, avait conduit à un Enfer pire que ce que l’on cherchait à dépasser. D’où, chez ceux qui ont médité sur ce destin, notamment Leszek Kolakowski, une réhabilitation de l’idée chrétienne de péché originel, idée certes « réactionnaire », mais que l’on peut comprendre comme la conscience de la finitude et de la faillibilité humaine.

mardi 10 mai 2016

La « radicalisation » à Maisonneuve : la faute aux méchants préjugés et aux médias qui risquent de renforcer la « radicalisation »

Le Devoir s’est fait l’écho complaisant d’une étude (l’article ne comprend aucune critique de l’« étude ») portant sur « la radicalisation religieuse conduisant à la violence ».

Rappelons les faits : au cours de l’automne 2014 et de l’hiver 2015, le Québec a fait face à un phénomène inédit et inquiétant : le départ de plusieurs jeunes vers la Syrie, a priori pour rejoindre les rangs de l’État islamique.

Une douzaine de jeunes issus de l’immigration et de l’école québécoise « du dialogue » et « du vivre ensemble » fréquentant le collège de Maisonneuve avaient été arrêtés par la Gendarmerie royale du Canada.

Aujourd’hui encore, afin de lutter contre la radicalisation islamique et le climat d’intimidation qui règne dans ce cégep multiethnique, le gouvernement du Québec a décidé de dépenser, d’investir 400 000 $ au Collège de Maisonneuve pour y « implanter des mesures d’appui au vivre ensemble ». Quand on parle de climat d’intimidation, il faut bien comprendre que les plaintes émanaient de membres du personnel qui dénonçaient l’intimidation mise en place par des groupes d’élèves qui avaient pris le contrôle de certains secteurs de l’établissement, notamment un coin de la bibliothèque...

Revenons au rapport que le Devoir résume aimablement. Pour ceux-ci (Le Devoir et le rapport), les « récents cas de radicalisation d’étudiants du Collège de Maisonneuve ont eu des conséquences négatives sur la communauté du cégep. Au point que, si rien n’est fait, d’autres cas de radicalisation pourraient survenir, conclut un rapport rendu public mardi par un institut de recherche collégial et dont Le Devoir a obtenu copie. »

« La manière dont la société traite de la radicalisation peut entraîner la radicalisation. On ne dit pas que ça crée mécaniquement la radicalisation, mais qu’un de ses effets collatéraux est que ça peut conduire certaines personnes à se radicaliser », explique au Devoir Frédéric Dejean, chercheur à l’Institut de recherche sur l’intégration professionnelle des immigrants (IRIPI) et auteur du rapport Les étudiants face à la radicalisation religieuse pouvant conduire à la violence.

[Frédéric Dejean est aussi partie prenante : il enseigne au Collège de Maisonneuve et les excellents services interculturels dont il parle (voir ci-dessous) sont aussi ceux où il travaille... Il n’est pas un observateur externe. Est-il vraiment un rapporteur objectif ?]

[...]

Les étudiants, qu’ils soient réellement musulmans ou portant simplement un nom ou un accessoire (hijab, barbe) associé à cette religion [on porte le hijab sans être musulmane ?], ont vécu une stigmatisation sans précédent. « Comme si le fantôme [des récents événements] était encore dans les couloirs », note M. Dejean. « Ils ont vécu un choc. »

[...]

Ça fait une trentaine d’années qu’on fait de l’interculturel et on a d’excellents services, très dynamiques, mais il y a des outils de prévention qui devront avoir une coloration nouvelle », souligne M. Dejean.

[...]

Le rapport insiste également sur le fait que la marginalisation, qu’elle soit socioéconomique ou culturelle, contribue à créer un terrain propice à la radicalisation. « On a remarqué que le sentiment d’appartenance au Québec chez plusieurs jeunes, notamment ceux issus de l’immigration, était absent », indique le chercheur.


Fallait-il ne pas parler dans les médias des élèves radicalisés pour favoriser l’interculturalisme ?

Le rapport pointe aussi le rôle des médias (la commission Bouchard-Taylor avait déjà trouvé identifier les médias comme bouc émissaire mal pensant) :

« Les intervenants rencontrés ont expliqué les conséquences des événements, et de leur traitement par les médias, sur les étudiants. L’un d’entre eux affirme qu’il “en résulte une perte totale de confiance en ces jeunes, un climat de suspicion” (intervenant 5) qui peut se traduire par une détérioration de l’image de la religion musulmane, un rejet — ou du moins une craite [sic] — de toute forme de différence culturelle, des préjugés ou des amalgames sur n’importe quel citoyen musulman ou arabe. »

Résumons :
  • il n’y a pas vraiment de radicalisation islamiste (au mieux elle est globalement « religieuse » due à une marginalisation socioéconomique ou culturelle), et s’il y en a, c’est de notre faute.
  • Aucune critique de l’école interculturelle québécoise que le monde entier nous envie... Et pourtant tous ces cours d’éthique et de culture religieuse, de « dialogue », d’exercices interculturels constants de vivre ensemble ? Combien de temps faudra-t-il encore consacrer à la « thérapie » des jeunes dans les écoles et cégeps ? Où est ce fameux enrichissement interculturel ?
  • La provenance religieuse des élèves n’aurait que peu d’effet sur le sentiment d’appartenance au Québec, c’est au mieux une question de marginalisation socioéconomique (!!) ou « culturelle ». Est-ce que tous les pauvres ou toutes les cultures connaissent ce même manque d’identification ? Et si la marginalisation était volontaire dans certains cas et non subie par les pauvres immigrants rejetés par les Québécois soupçonneux et perclus de préjugés ? Certaines pratiques religieuses ne visent-elles pas précisément à séparer la « Oumma » des autres (les mécréants) ? Voir le sociologue Gilles Kepel qui parle de « sécession culturelle » volontaire.
  • L’immigration récente n’aurait pas d’effet sur l’augmentation de la radicalisation « religieuse » ou alors comment comprendre le silence entourant la question ? Pourquoi on ne demande pas de réduire un certain type d’immigration afin de mieux intégrer ceux qui sont déjà là ?
  • Les médias et les préjugés idiots envers les différences culturelles, voilà un coupable facilement trouvé à de futures nouvelles radicalisations alors que des acteurs de terrain, comme le rapporteur Dejean, offrent d’excellents services au cégep de Maisonneuve.
  • Entretemps, si rien n’est fait (par ici les subventions et les plans d’action pilotés par des sociologues de l’interculturel ! c’est vrai que l’immigration est enrichissante pour d’aucuns), on risque plus de radicalisation (ça ressemble à un chantage ou une défausse).

Voir aussi

Novlangue : « implanter des mesures d’appui au vivre ensemble »

Étude — Plus on est « progressiste », plus idéaliserait-on ou nierait-on la réalité ?

L’effacement du réel

Étude — Baisse de « solidarité » corrélée à l’augmentation du nombre d’étrangers