lundi 19 avril 2010

Journée internationale de la Terre-Mère : l'ONU marquera le 22 avril

L'initiative approuvée par l'ONU le 22 avril 2009 en assemblée plénière [version anglaise plus longue] veut, enfin, reconnaître les droits de Mère Nature, 60 ans après la proclamation des droits de l'homme.

L'initiative fut conduite par le président bolivien « indigéniste » Evo Morales et bénéficia de l'appui de plus de 60 pays membres. Son auteur ? Leonardo Boff, théologien de la libération, qui put s'adresser à l'assemblée plénière grâce à l'hospitalité de la délégation brésilienne qui l'avait apporté dans ses bagages. Evo Morales est connu comme assurant la promotion dans son pays de la Pachamama, la planète-mère.

En février, d'Escoto, un autre prêtre « progressiste » et Boff ont donné le coup d'envoi à Managua, sous le patronage du président nicaraguayen Daniel Ortega, au projet de Déclaration universelle du bien commun de la Terre-Mère et de l'humanité, destinée à être présentée lors de la première Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère qui se tiendra à Cochabamba, en Bolivie, du 20 au 22 avril. Ce « Sommet de Cochabamba » bénéficie du soutien du Forum social mondial.

Ce sommet est organisé par les néomarxistes indigénistes de l'Amérique du Sud comme réponse indigéniste au sommet de Copenhague capitaliste et occidental.

Voici un avant-goût de la déclaration :
« La Terre forme avec l'Humanité une entité unique, complexe et sacrée… Il y a un lien de parenté entre tous les êtres vivants parce que tous sont porteurs du même code génétique de base qui fonde l'unité sacrée de la vie dans ses formes multiples, c'est pourquoi l'Humanité fait partie de la communauté de vie et constitue le moment de conscience et d'intelligence de la Terre elle-même, faisant que l'être humain, homme et femme, est la Terre-même qui parle, pense, sent, aime, soigne et vénère… Le Bien Commun de la Terre et de l'Humanité exige que nous comprenions la Terre comme vivante et sujet de dignité. Nul ne peut se l'approprier de manière individuelle, elle ne doit pas faire l'objet de commerce, ni subir d'agression systématique de la part de quelque mode de production que ce soit… »
Quant à Leonardo Boff, il s'est exprimé sans ambiguïté à Buenos Aires :
Plus il y a de diversité, mieux c'est. De même pour les cultures. Plus il y a d'expressions religieuses, plus il y a de facettes de Dieu. Qui se manifeste de mille manières… Nous sommes tous frères et sœurs à partir de cette racine. Nous le savons par notre bagage scientifique, saint François le savait. Même chose pour un ver, un chimpanzé ou pour nous autres. Tous frères ou cousins germains. Peut-être bien le chimpanzé tient-il cachés les deux gènes qui le différencient de l'homme, peut-être est-il l'avenir de l'humain.

L'espèce humaine est condamnée à faire ce qu'elle fait parce qu'elle est un parasite de la Terre… Il vaut bien mieux pour la Terre que disparaisse ce cancer. La Terre peut continuer tranquillement de développer une autre forme de vie, une autre infrastructure biologique candidate à notre remplacement. Porteuse de spiritualité… Les religions abrahamiques sont les plus violentes, parce qu'elles se croient porteuses de vérité, comme le Pape à Ratisbonne. Ce qu'il faut, c'est de la spiritualité, par des credos et des doctrines.
Plus d'info des fervents de la Terre-Mère.

Voir aussi :

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

Cérémonie, prière, danse sacrées dans une école laïque publique.

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne.







Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Économiste : contrairement à une idée reçue, la révolution contraceptive a renforcé la puissance des hommes

Selon l’analyse d’un économiste, contrairement à une idée reçue, la révolution contraceptive a renforcé la puissance des hommes et elle est foncièrement sexiste.

Dans un article intitulé « Bitter Pill » (Pilule amère) paru dans le dernier numéro du magazine First Things, l’économiste Timothy Reichert analyse l’effet de la révolution contraceptive en termes sociologiques et économiques.

Pour Reichert, la contraception sépare le « marché » traditionnel de l’accouplement en deux marchés distincts : celui du mariage et celui du sexe libre créé par la réduction importante du coût du sexe désormais séparé de la reproduction. Mais, il poursuit, bien que cette situation ne soit pas intrinsèquement mauvaise d’un point de vue économique, s’il existe un « déséquilibre » entre ces deux marchés alors « le prix du mariage ou du sexe penche en faveur d’un des deux sexes ».

Alors qu’autrefois, « le marché du mariage était, par définition, occupé par approximativement le même nombre d’hommes et de femmes ; il n’y plus aucune garantie, une fois le marché divisé en deux, que les hommes et les femmes se répartissent de manière à occuper de manière égale ces deux marchés. »

Et, selon Reichert, il s’avère que les femmes sont plus nombreuses sur le marché du mariage que les hommes, en raison de leur intérêt naturel à élever des enfants dans des foyers stables. Alors que, selon l’économiste, les hommes peuvent se reproduire bien plus tard dans la vie que les femmes et que la nature ne leur impose pas les mêmes contraintes pour mettre au monde un enfant. Ils ont donc nettement moins d’intérêt à passer d’un marché à l’autre.

« Le résultat est facile à observer » d’écrire Reichert. Alors que les femmes ont un plus fort pouvoir de négociation dans le marché du sexe puisqu’elles sont les « ressources rares », « la situation est très différente dès que ces mêmes femmes choisissent le marché du mariage ». « Le manque relatif d’hommes à marier signifie que la concurrence entre femmes pour ces hommes est nettement plus féroce aujourd’hui qu’elle ne l’était pour les précédentes générations de femmes. »

« À la longue, cela signifie que les marchés qu’elles concluent deviennent moins bons pour elles et s’améliorent pour les hommes. »

Le mariage en tant qu’institution perd en conséquence sa nature contractuelle qui vise à encourager la naissance d’enfants et protéger les femmes, mais devient quelque chose « de plus fragile qui ressemble le marché au comptant. » La conséquence est que « les hommes profitent de plus en plus du commerce créé par le mariage et les femmes de moins en moins ».

Reichert énumère quelques-unes des retombées nuisibles de cette redistribution : un plus haut taux de divorce, un marché de l’immobilier plus cher, car il doit loger plus de personnes indépendantes, l’infidélité facilitée et une plus grande demande en faveur de l’avortement.

Pour ce qui est de l’augmentation des avortements, Reichert déclare que les femmes qui ont investi dans une future carrière « exigent l’avortement » de manière prévisible, si la contraception a échoué.

« Le coût d’une grossesse non désirée aujourd’hui n’est plus un mariage forcé » selon Reichert, « mais plutôt la perte d’un investissement considérable en capital humain prévu pour participer au marché du travail durant les premières phases de la vie. Ceci augmente la demande en avortements (qui évite cette perte en capital humain). »

L’économiste soutient que l’impact sur les enfants reflète inévitablement l’impact sur leur mère : « Étant donné que le bien-être des femmes détermine en grande partie le bien-être des enfants, cette redistribution a été en partie financée par une perte de bien-être pour les enfants. » « En d’autres termes, plus les femmes s’en tirent mal, plus les enfants qu’elles élèvent s’en tirent mal. Globalement, les femmes et les enfants sont les grands perdants de la société contraceptive. »

Reichert conclut en écrivant que la redistribution du bien-être due à la contraception est « profonde – et alarmante. »

« Les sociétés se structurent autour de nombreux objectifs, mais une de leurs principales raisons d'être est la protection des faibles », écrit-il. « Cela signifie les vieux, les jeunes, les femmes enceintes et celles qui élèvent de jeunes enfants ». La contraception sape cet impératif et, ce faisant, elle sape la légitimité du contrat social.

« Quand le tissu social d'une société est programmé pour passer de la protection des faibles à la satisfaction des forts, elle ne peut pas survivre à longue échéance. »






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 18 avril 2010

Principe de précaution mur à mur, sauf en éducation ?

Le principe de précaution — en français démodé, la prudence — a récemment été érigé en étalon de toutes les décisions gouvernementales, décisions de plus en plus centralisées et souvent planétaires.

On a donc eu récemment la grippe porcine A/H1N1 décrétée pandémie mondiale par l'OMS et qui aurait fait moins de morts que la grippe saisonnière. Mais, principe de précaution oblige, les gouvernements se sont précipités pour dépenser des milliards en campagnes de vaccination et de propagande peu suivies dans plusieurs pays (pas le Québec où nos médias centralisés ont réussi à « informer » les citoyens). Gouvernements qui se retrouvent avec des millions de doses inutilisées. Ce cafouillage serait d'ailleurs la faute des nouveaux médias selon l'OMS !

On a actuellement le « nuage de cendres » qui — principe de précaution oblige — immobilise le trafic aérien européen. Plusieurs compagnies aériennes commencent à mettre en doute la réalité des menaces basées sur des modèles informatiques du Met Office britannique (voir Cli​ma​te​gate) et non des mesures empiriques. Voir « Vols d'essai concluants pour KLM et Lufthansa » et « Après KLM et Lufthansa, Air France a bravé le nuage de cendres entre Roissy et Toulouse ».

Qu'en est-il de l'éducation ?

Tout à coup là, en éducation, plus de principe de précaution, mais un monopole de plus en plus grand de la part de l'État sur les programmes et en matières de pédagogie. Il suffit de contempler le panorama québécois : réformes à gogo appliquées à toutes les écoles même privées sans subventions, impositions d'en haut du « renouveau pédagogique », du cours d'éthique et de culture religieuse à toutes les cohortes en même temps, sans aucune exemption même sur demande motivée des parents. Des experts s'opposent à ces réformes, identifient des risques, des dangers, Aucune importance, il faut les appliquer à tous !

Non, quand il s'agit d'imposer l'ordre du jour « éducatif » des gouvernements, plus aucune prudence apparemment, mais un monopole jacobin intolérant au nom de la tolérance et de gestion de la diversité.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Chevaliers de Colomb votent massivement contre une résolution qui disait appuyer les évêques catholiques dans le dossier ECR

Les Chevaliers de Colomb du Québec, un groupe d'entraide catholique constitué de 569 conseils regroupant plus de 104 000 membres en règle, se réunissaient cette fin de semaine au Manoir Richelieu dans le Charlevoix (voir photo à gauche).

Vendredi soir, l'assemblée générale des Chevaliers devait passer en revue une série de résolutions proposées par ses conseils régionaux.

Une de ces résolutions, la numéro 16, portait sur la position des évêques catholiques du Québec et du cours d'éthique et de culture religieuse.

Elle se lisait ainsi :
ATTENDU QUE les Chevaliers de Colomb du Québec ont opté pour appuyer la position de l’Assemblée des Évêques catholiques du Québec (AECQ) en ce qui a trait au cours d’Éthique et Culture Religieuse (ECR) ;

ATTENDU QUE la position de la Coalition pour la Liberté en éducation en éducation (CLÉ) diverge de la position de nos Évêques ;

ATTENDU QUE dans une société laïque où l’école n’assume plus la responsabilité de l’enseignement de la catéchèse, la responsabilité de l’éducation chrétienne des enfants revient aux parents, supportés par des agents de pastorale au niveau paroissial ;

ATTENDU QUE des portes s’ouvrent et que de belles réalisations sont déjà en cours dans plusieurs communautés chrétiennes pour l’éducation de la foi des jeunes et même, des adultes ;

IL EST PROPOSÉ, APPUYÉ ET RÉSOLU :

QUE l’Ordre des Chevaliers de Colomb du Québec appuie la position de l’Assemblée des Évêques catholiques du Québec (AECQ) de même que les recommandations faites par eux à la Ministre de l’Éducation, Madame Michelle Courchesne, à la suite de leur dernière réunion en septembre 2009.

[Résolution proposée par plusieurs conseils de Mauricie et Trois-Rivières, siège du diocèse de Mgr Veillette un des évêques identifiés comme le plus en faveur du cours ECR.]
Cette résolution est en apparence inoffensive et aurait dû rallier les Chevaliers, malgré une certaine naïveté (la ministre Courchesne a déjà répondu aux évêques inquiets de la mise en œuvre du programme ECR pour dire en substance que rien ne changerait) et d'un attendu hors sujet (même en admettant que la catéchèse donne de beaux fruits, pourquoi ne pas être pour l'exemption au cours ECR, pourquoi faudrait-il y défaire ce que l'école fera dans le cours ECR ?)

Mais voilà, un des attendus attaquait la position de la CLÉ : le libre choix des parents et donc la possibilité d'obtenir une exemption au cours ECR.

Or, l'année passée, les Chevaliers de Colomb avaient approuvé la position de la CLÉ en matière de libre choix à l'unanimité, au déplaisir de quelques représentants épiscopaux présents.

Vendredi soir, donc, la résolution n° 16 qui visait principalement à se dissocier de la CLÉ a été présentée. Un court débat suit la présentation de la résolution. On y rappelle les différentes positions du Vatican sur le sujet y compris celles du préfet Grocholewski contre les cours de culture religieuse prétendument neutres et des textes de Vatican II qui identifient clairement les parents catholiques comme les premiers éducateurs de leurs enfants et ceux qui, dans les cas concrets, doivent prendre les décisions relatives à l'éducation de leurs enfants (Gaudium et Spes, § 43, n° 2).

Vint ensuite le vote : 5 délégués pour la résolution, près de 400 présents contre. Un rejet massif, quasi unanime. Les membres des Chevaliers de Colomb ont confirmé par ce vote leur appui aux parents et à la CLÉ, ils ont réitéré leur préférence pour le libre choix et le droit à l’exemption du cours ÉCR. La position beaucoup plus résignée et atone de certains évêques catholiques du Québec n'a pas su convaincre ni rallier les Chevaliers.

M. Sylvain Lamontagne, président de la CLÉ, s'est félicité de cet appui réitéré des Chevaliers de Colomb : « C'est une très bonne nouvelle. Les membres des Chevaliers de Colomb ont confirmé leur appui aux parents et à la CLÉ pour le libre choix et le droit à l’exemption du cours ÉCR. Ce que nous demandons c’est que le gros bon sens soit entendu. »








Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 16 avril 2010

La Chine tente de stériliser 10 000 parents qui ne respectent pas la politique de l'enfant unique

L'agence de planification familiale a arrêté des centaines de personnes contre leur gré dans le cadre d'une campagne de stérilisation de 10 000 hommes et femmes qui sont soupçonnés d'avoir enfreint les strictes politiques chinoises de limitation de naissance.

Environ 1 3000 personnes sont détenues dans des bureaux bondés et dans de mauvaises conditions à travers la petite ville (un demi-million d'habitants) de P'ouning (Puning) dans la province de Canton (Kouangtong, Guandong) dans le Sud-Est de la Chine. Selon le Quotidien du Sud rural (南方农村报), ils sont forcés d'écouter des « conférences » sur les règles gouvernementales qui limitent la taille de la famille.

Les autorités de P'ouning ont lancé le 7 avril 2010 une campagne de 20 jours pour la limitation des naissances, car de nombreux couples ont quitté la région à la recherche de travail dans les usines et ont ainsi réussi à avoir plus d'enfants que ne le permettent les limites établies par le gouvernement.

Le district a l'intention de stériliser 9 559 femmes ou leur maris qui sont soupçonnés d'avoir l'intention de vouloir avoir un second ou même un troisième enfant. Le Quotidien du Sud rural rapporte que près de la moitié d'entre eux ont accepté de collaborer.


Source






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

jeudi 15 avril 2010

Le cardinal Zenon Grocholewski insiste sur l'importance de l'enseignement religieux pour véritablement comprendre autrui

Le cardinal Zenon Grocholewski insiste sur l'importance de l'enseignement religieux catholique dans les écoles comme d’un « outil privilégié pour la compréhension et l'acceptation d’autrui »

Le 8 avril 2010, lors du 15e Forum européen sur l'enseignement de la religion qui se tenait à Rome, le préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, le cardinal Zenon Grocholewski a rappelé l'importance de l'enseignement de la religion dans les écoles « comme outil privilégié pour la compréhension et l'acceptation d’autrui ».

Le préfet a mis en garde contre « Un enseignement religieux qui se contente de présenter les différentes religions dans une perspective comparative qui peut causer de la confusion ou entraîner les élèves vers le relativisme et l'indifférence religieuse. »

Aujourd'hui, « dans un environnement multiethnique et multireligieux », il est pour le préfet « d’autant plus important d’avoir un enseignement confessionnel de haute qualité, capable de maintenir l'identité distincte de cet enseignement, de servir d’introduction aux élèves à la connaissance de la religion catholique et de créer ainsi les conditions nécessaires à la formation d’une identité bien ancrée seule capable de soutenir le dialogue avec les autres religions. » Il faut donc condamner le choix de « certains pays » qui « par leurs politiques ou lois scolaires cherchent à influencer le contenu de l'enseignement religieux et à réduire les droits des parents et des responsables religieux. »

Source : Ora di religione strumento di « educazione interculturale »

Voir aussi :

Lettre circulaire du 5 mai 2009 aux présidents des conférences épiscopales sur l'enseignement de la religion dans l'école .

Le Vatican désapprouve l’enseignement « neutre » de la religion.








Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

France — écoles privées plus performantes que les écoles publiques

Le ministère de l'Éducation nationale français a établi la « valeur ajoutée » des lycées français. Cette valeur est la différence, en positif ou en négatif, entre le pourcentage de bacheliers en 2009, c'est-à-dire du diplôme des études collégiales au Québec, et celui qu'on attend de lui, compte tenu des origines sociales des élèves, de leur âge et de leurs notes.

La liste des cent lycées les plus performants – toujours en fonction de leur valeur ajoutée en matière de réussite au bac – est une pierre dans le jardin du service public : les établissements privés sous contrat monopolisent 62 places sur les 100 premières. La valeur ajoutée tenant compte de leur recrutement, on ne peut leur opposer le reproche traditionnel d'être « des médecins qui ne soignent que les bien portants ». Si l'on s'intéresse aux seules 20 premières places, 13 sont occupées par le privé sous contrat. Les écoles indépendantes, également appelées écoles hors contrat, n'ont pas été évaluées. Le premier établissement public recensé est le lycée Gaston-Monnerville de Kourou (Guyane), à la 5e place, avec 95 % de réussite pour 71 % de taux attendu, soit une valeur ajoutée de 24 %.

Les "recettes" de ces établissements sont, pour l'essentiel, connues : stabilité et cohésion de l'équipe, attention portée aux élèves, haut niveau d'exigence, pratique des différentes formes d'accompagnement ou de soutien, moyens supplémentaires, ouverture aux familles, une forte implication des parents qui s'impliquent dans l'éducation de leurs enfants, un contrat tacite avec les enfants qui connaissent l'importance de cette implication de la part de leurs parents personnalité du proviseur…

Pour en savoir plus : émissions radio.

Les indicateurs en question.







Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

France — l'État ferme de plus en plus de classes dans les écoles privées malgré leur forte fréquentation

L'Etat ferme de plus en plus de classes sous contrat malgré des effectifs stables ou en progression : fort sentiment d'injustice chez les professeurs de l'Enseignement catholique sous contrat

Les enseignants protestent et expliquent leurs revendications. « Des actions seront menées ».</P>

Depuis quelques jours, les enseignants des écoles catholiques du réseau de Josselin manifestent contre les fermetures de postes qu'ils jugent abusives dans le Morbihan. « Non aux fermetures abusives de classes ! » crient tous les enseignants des écoles privées.

« Depuis quelques années, nous assistons à une dégradation progressive des moyens alloués à l'enseignement [privé subventionné] » ajoute David Salaun, directeur de l'école Saint-Gildas. Cette année encore, c'est au total 15 contrats de professeurs qui seront supprimés dans l'enseignement catholique dans le département breton du Morbihan malgré des effectifs stables.

Les conséquences sont dramatiques car des écoles qui devaient fermer un demi-poste se voient retirer un contrat entier ; des écoles qui ne s'attendaient pas à le faire doivent fermer des postes ; des écoles qui auraient dû ouvrir des postes ne le peuvent plus. « Entre les fermetures, les ouvertures non retenues ou moins importantes que prévu, cela représente une cinquantaine d'écoles, soit 20 % des établissements du département ! » annonce un autre enseignant.

Ces retraits vont, une fois encore, contribuer à la dégradation des conditions de travail des élèves et des enseignants alors que la situation est déjà tendue dans les établissements où de nombreuses classes sont surchargées. Une pétition est disponible dans chaque établissement que les parents pourront signer.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 14 avril 2010

Alberta — les garçons et les filles séparés

À Calgary, l'école catholique Sacred Heart séparera les filles et les garçons à la prochaine rentrée prochaine. La mesure concerne les classes de la maternelle à la sixième année. Il s'agit de la première fois qu'une école de Calgary sépare les enfants dans un même établissement.

Dans quelques mois, les élèves seront donc séparés. Les filles et les garçons se retrouveront seulement aux récréations et aux événements spéciaux.

La directrice de l'établissement, Diane Chomik, souhaite adapter les méthodes d'enseignement au sexe de l'enfant. Les méthodes seront plus actives pour les garçons et plus calmes pour les filles. Mme Chomik estime que chaque élève pourra y gagner en confiance et ainsi obtenir de meilleurs résultats.

Cet argument a d'ailleurs gagné le cœur de la plupart des parents des élèves de l'école. C'est notamment le cas d'Elizabeth Kenyon. Cette dernière pense que son garçon sera plus concentré en classe. De son côté, Bernard Ashrer croit qu'il y aura moins de concurrence et que les enfants apprendront mieux.

Quelques parents réticents

Quelques parents, comme Katherine Chappell, pensent néanmoins retirer leurs enfants de l'école. La professeure en éducation Yvette d'Entremont n'est pas convaincue non plus. Elle reconnaît que dans l'ensemble, les filles et les garçons apprennent différemment, mais elle insiste pour dire que certaines filles aiment bouger et que certains garçons aiment s'asseoir et lire.

Mme d'Entremont ajoute que le fait d'avoir des garçons et des filles dans la même classe permet à un professeur de varier ses stratégies d'enseignement, ce qui est une bonne chose, estime-t-elle.

Le programme de l'école catholique Sacred Heart pourrait s'étendre à d'autres écoles catholiques s'il s'avère satisfaisant.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Désintérêt croissant des femmes pour la pilule

Le magazine Elle a publié un article sur le désintérêt croissant des femmes pour la pilule. Bien que la pilule reste « le moyen de contraception le plus utilisé en France » — avec près de 60 % de femmes sous contraceptifs qui l'utilisent — un récent rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) montre qu'une « défiance croissante se fait jour ».

Selon ce rapport, « la montée des préoccupations écologiques, qui développe une aspiration à des méthodes naturelles, et la crainte des effets à long terme d'une imprégnation hormonale (...) alimentent un climat de suspicion, voire de ras-le-bol » à l'égard de la contraception orale. Pour la sociologue Nathalie Bajos, directrice de recherche à l'Inserm, ce changement est dû à l'évolution des mentalités  : alors que la pilule était perçue comme outil de libération dans les années 70, ses contraintes sont aujourd'hui plus visibles, l'enjeu de « libération » ayant disparu. Le rapport de l'IGAS va dans ce sens : « la prise quotidienne de la pilule tend à être perçue comme une contrainte (...) et une lassitude tend à s'installer avec le temps. Un rapide calcul montre que la prise de la pilule par une femme pendant la durée de sa vie féconde, de 17 à 50 ans environ, représente la gestion au quotidien de plus de 8000 comprimés. Ceux-ci doivent être absorbés trois semaines sur quatre sans aucun oubli, sans épisode de diarrhée ou de vomissements, sans décalage horaire, en respectant rigoureusement l'intervalle de temps entre deux plaquettes. On comprend, au regard de ces faits très concrets, la difficulté d'effectuer un tel parcours sans faute ».

Alors que la France est plongée dans la politique du tout-pilule depuis les années 1970, la gynécologue Elisabeth Aubény, présidente de l'Association française pour la contraception, explique que « la pilule est devenue une obligation, d'où la difficulté pour certaines femmes d'adhérer à quelque chose qui leur paraît imposé ». À l'échelle mondiale, « seules 8 % des femmes sous contraception utilisaient la pilule » en 2007, ce qui fait de la France une exception. Si Nathalie Bajos évoque une norme contraceptive en France, selon une enquête de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), 1 femme sur 5 sous pilule oublie de la prendre au moins une fois par mois. Entre autres raisons d'une prise irrégulière, comme l'évolution des modes de vie, se trouve le fait que « la pilule n'est pas un médicament comme un autre » et qu'elle suscite chez certaines femmes une attitude ambivalente : « le désir ou non de grossesse est un sentiment très complexe dans lequel la femme met en jeu énormément de choses conscientes ou inconscientes » souligne Véronique Séhier, membre de la commission contraception du mouvement français du planning familial.

Un encadré complétant l'article fait état d'une étude publiée dans le British Medical Journal selon laquelle la pilule ne présenterait pas de danger pour la santé des femmes, mais diminuerait les risques de cancers des ovaires, et du colon. La prise de pilule entrainerait, toutes classes d'âges confondues, « une diminution de mortalité de 12 % ». D'autres sources indiquent pourtant des dangers liés à la pilule (Cf. Problèmes de santé liés à la contraception orale). Le Quotidien du médecin du 14 avril 2010 indique notamment que « l'effet délétère principal de la contraception orale estroprogestative (EP) en termes de fréquence est le risque de thrombose veineuse ». Elle est donc particulièrement contre-indiquée après une phlébite.

Sources : Elle (Catherine Robin) 09/04/10 - Le Quotidien du médecin (Pr. Christian Quéreux, Dr Odile Maurice) 14/04/10, via Généthique.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)