jeudi 4 février 2010

Le cardinal Ouellet met Charest en garde

Le cardinal Marc Ouellet prévient le gouvernement Charest qu’il subira la colère de la population s’il persiste à imposer le cours d’éthique et de culture religieuse à l’ensemble des élèves du Québec.

Même si le gouvernement n'est pas fautif juridiquement parlant [Note du carnet : ceci est très discutable puisque le procureur général du Québec a déclaré que la décision de Drummondville ne concerne que la famille Lavallée et aucune autre], Mgr Ouellet soutient que la population se sent brimée dans ses droits parce qu'on ne respecte pas le droit des parents d'avoir une exemption et que ce cours nie la prédominance de la religion catholique dans l'histoire du Québec.« En saine démocratie, rappelle-t-il, le droit de choisir est fondamental. Avoir le choix entre le cours d'éthique et un cours de culture biblique, ce n'est pas l'idéal, mais ça serait un premier pas si le gouvernement ne veut pas l'exemption à la demande des parents. »

« Quand on limite la liberté des gens, tôt ou tard, ça nous rebondit dans la face. Quand on enlève la liberté de choix en matière religieuse, je vous assure que c’est ressenti comme une violation », a lancé l’archevêque de Québec, au cours de sa rencontre annuelle avec les représentants de la presse, jeudi matin.

Monseigneur Ouellet déplore que le cours, imposé dans les écoles primaires et secondaires depuis l’automne 2008 par le gouvernement, place la religion catholique sur un pied d’égalité avec toutes les autres religions pratiquées à travers le monde.

Il regrette que le gouvernement force les parents mécontents à se tourner vers les tribunaux pour obtenir la possibilité que leurs enfants ne se voient pas imposer ce cours gouvernemental.

Le cardinal Marc Ouellet rencontre les médias, la partie sur ECR à partir de 2 minutes 45.


Mgr Ouellet a rappelé la déclaration de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, en septembre, soulignant qu'après une année les indices s'accumulaient pour démontrer que de sérieux correctifs s'imposaient pour que le programme soit fidèle à ses objectifs et remplisse ses promesses.

Sondage non scientifique de TVA sur le sujet (capture d'écran prise à 1 h 52 le 5 février 2010)


Sources : Journal de Québec et Le Soleil






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mercredi 3 février 2010

Encore beaucoup de travail chez les élèves pour les tenants de la modernité

Une partie appréciable des jeunes Français pense que les filles sont faites pour la maternité et les garçons pour le travail. Horresco referens ! La femme ? Elle se caractérise avant tout par ses atouts physiques — féminité et séduction — puis par la maternité et la sensibilité, selon la grande majorité des 800 adolescents interrogés par Ipsos Santé.

Quant à l'homme, il se distingue avant tout par sa virilité, son machisme et son travail, affirment les 15-18 ans. Le pédopsychiatre Philippe Jeammet tente d'expliquer :

« À force de dire que nous sommes tous pareils, ce discours peut devenir contre-productif. On essaie d'abolir les différences mais les adolescents s'y raccrochent. »

La mixité, au lieu de rapprocher les garçons et les filles, pourrait même accentuer le recours à des clichés de genres. « Face à un risque de confusion plus grand, de perte d'identité, les jeunes se raccrochent aux différences de base, souligne Philippe Jeammet. Des études scandinaves ont montré que les jeux auxquels s'intéressent les enfants sont plus marqués par sexe dans les classes mixtes. »

À l'heure des quotas de femmes dans les partis politiques ou dans les conseils d'administration, les jeunes garçons seraient presque réfractaires à l'air du temps. Ving-neuf pour cente d'entre eux ne sont pas d'accord pour dire que les tâches doivent être réparties équitablement entre hommes et femmes. Un choix de vie que les jeunes filles plébiscitent de leur côté à 92 %.






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Le Centre justice et foi des jésuites défend le cours ECR

Décidément, les défenseurs du programme d'éthique et de culture religieuse se seraient-ils donné le mot près de deux mois après la publication de l'étude de Joëlle Quérin ? Le Centre justice et foi de la compagnie de Jésus a également fait paraître une lettre dans Le Devoir pour voler au secours du controversé programme d'ECR imposé par l'État québécois à tous les écoliers dès six ans. Le texte est également disponible ici. Les commentaires à cette lettre sur le site du Devoir y sont majoritairement très négatifs.

Comme l'a souligné le site ethique-et-culture-religieuse.com, l'auteur de cette lettre, Élisabeth Garant, « est directrice générale du Centre justice et foi et de la revue Relations, des œuvres de la Compagnie de Jésus. Auparavant, elle a travaillé douze ans au Centre justice et foi comme responsable du secteur Vivre ensemble dont les activités portent principalement sur les enjeux de pluralisme et d’immigration. Elle est consultante à la Commission des affaires sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada depuis 5 ans. Elle a aussi été porte-parole pour les questions d’immigration à la Ligue des droits et libertés du Québec de 2003 à 2007. Elle est détentrice d’une maîtrise en service social. »

Relevons deux choses dans la lettre de Mme Garant : un aveu et un paragraphe aux affirmations très discutables pour le moins.

L'aveu tout d'abord, on l'entend incidemment de plus en plus  : « Bien sûr, le cours ECR n'est pas parfait. Il amorce à peine sa deuxième année de mise en œuvre. » Depuis quand faut-il imposer à tous un sujet aussi controversé qu'on admet pourtant imparfait ? L'école québécoise comme laboratoire et chantier permanent, c'est cela ? Il n'y a donc aucune autre priorité ?

Enfin, citons Mme Garant :
« Il faut tout de même se rappeler que l'enseignement confessionnel à l'école a été un échec pédagogique. Les jeunes qui l'ont reçu n'ont pratiquement rien assimilé de notre patrimoine religieux. Et de nombreux professeurs enseignaient alors un contenu auquel ils n'adhéraient pas. Socialement et politiquement, cette voie n'est plus praticable. Et pour les croyants, elle n'est même plus souhaitable puisque le défi de la prise en charge de l'éducation de la foi par les paroisses s'est avéré finalement fort positif. »
  1. Pourquoi Mme Garant parle-t-elle de « notre patrimoine religieux » plutôt que de christianisme ? Elle ne parle de christianisme qu'une seule fois dans sa lettre et c'est pour y ajouter les spiritualités autochtones comme « traditions fondatrices » du Québec. Ce qu'il faudrait démontrer, car, de prime abord, ces spiritualités autochtones n'ont laissé à peu près aucune trace dans la société québécoise de tous les jours, si ce n'est dans les manuels du Monopole de l'Éducation.

  2. Mme Garant prétend que l'éducation de la foi par les paroisses s'est avérée très positive. Il faudrait à nouveau étayer cela avec des faits. Et puis qu'est-ce qui empêche de faire une bonne introduction au christianisme à l'école et, pour les parents plus pratiquants, des suppléments en paroisse ? Cela toucherait certainement plus d'enfants. On ne peut que s'étonner de l'attitude béate de certains catholiques qui se réjouissent de toutes les réductions et amputations qui leur sont infligées. Il est vrai que le théologien et témoin gouvernemental Gilles Routhier appelle l'Église catholique du Québec à vivre sa Pâques, sa kénose, sa mort en quelque sorte.

  3. Qu'est-ce qui permet de croire à la directrice générale du Centre justice et foi que le programme ECR n'aura pas exactement les mêmes effets sur les élèves que l'ancien programme : ils n'assimileront « pratiquement rien de notre patrimoine religieux » ? Après tout, les maîtres ne sont toujours pas plus formés, pas plus convaincus de ce qu'ils doivent enseigner (sont-ils tous des pluralistes normatifs ?), le temps consacré au christianisme est encore plus réduit ! Ne parlons pas du volet éthique qui ne prétend même plus présenter une vision morale cohérente avec la foi catholique.

  4. Enfin pour ce qui est du défaitisme de son constat « Socialement et politiquement, cette voie n'est plus praticable. », est-ce que cela signifie que les jésuites du Centre justice et foi sont en faveur de l'enseignement du cours ECR dans les écoles privées catholiques ? Est-ce socialement et politiquement impossible de s'y opposer pour eux ? Ce ne semble pas être le cas de ces autres jésuites qui dirigent le collège Loyola, pour eux il y a mieux et plus exigeant que le programme d'éthique et de culture religieuse.






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Manifeste des partisans « des grandes orientations du Québec moderne »

Le Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal, très actif dans la promotion du programme ECR, héberge le manifeste des partisans d'un Québec « pluraliste » qui défendent l'imposition du programme unique ECR par l'État (on n'est pas à une contradiction près dans ces milieux qui pensent pour nous). Il a également été publié dans Le Devoir de ce jour.

Rien de bien neuf, sauf qu'ils fournissent eux-mêmes la clé de lecture de leur manifeste prévisible : « Force est de constater qu’ils y projettent leurs propres préférences, postulant qu’elles font l’objet d’un vaste consensus. » Ces partisans semblent prétendre être l'incarnation du sens de l'histoire et « des grandes orientations du Québec moderne », bref de ces merveilles imposées d'en haut au Québec depuis quelques décennies. Car il ne faut pas s'y tromper : sans leur volontarisme, les hochets idéologiques de ces gens qui disent incarner la modernité ouverte et généreuse n'auraient pas été imposés à tous les Québécois et à leurs enfants. Sans ces universitaires fort actifs sur la scène politico-éducative et sans leur vision prétendument « pluraliste », il n'y aurait eu sans doute aucun besoin de poursuite en justice de la part de deux parents pour essayer de voir leurs choix éducatifs respecter.

Parmi les initiateurs de ce texte, on retrouve les pères du programme gouvernemental unique d'ECR : Luc Bégin, expert-conseil auprès du monopole de l'Éducation pour le programme Éthique et culture religieuse, Georges Leroux qui s'est décrit comme jacobin quand à titre de témoin gouvernemental il est venu défendre l'imposition de ce cours à tous, et Daniel Weinstock qui s'est dit en faveur de la charia en Ontario.






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Supplément éthique : l'avortement en France

Dans sa chronique de ce matin, Éric Zemmour a dénoncé la campagne pro-avortement. Il remarque que depuis 35 ans sont pratiqués en moyenne 200 000 avortements par an. Les conséquences démographiques sont saisissantes : cela représente 7 millions de personnes ! La France ne compterait pas 65 millions d'habitants mais 72 !



Éric Zemmour rappelle aussi que 72 % des avortements sont pratiqués sur des femmes sous pilules. La généralisation de la contraception n'a pas entraîné la disparition de l'avortement, contrairement à ce qu'on avait laissé entendre. Notre corps nous appartient, disaient les féministes dans les années 70. La réalité est toute autre : leur corps ne leur appartient pas, preuve en est ! Pourquoi toujours privilégier le renoncement à l'enfant ?

Le journaliste du Figaro et chroniqueur sur RTL rappelle aussi la portée limitée de la loi sur l'avortement. La loi de 1975 sur l'IVG était une « loi de pis-aller compassionnel » qui tolérait l'avortement comme un moindre mal. Mais « on est passé de la loi compassionnelle à un droit acquis » regrette Éric Zemmour.

Il a également dénoncé la campagne du Planning familial en Île-de-France et les récents propos du ministre de la Santé, Madame Bachelot, sur l'avortement comme composant obligatoire de l'offre de santé : « Roselyne Bachelot veut faire de l'IVG une composante obligatoire de l'offre de santé [...] comme si tomber enceinte était une maladie grave ». Éric Zemmour se dit choqué par l'expression « offre de santé » utilisée par le ministre de la Santé : « on en parle avec l'air détaché qu'on prendrait pour parler de l'opération de l'appendicite ». À force d'en parler ainsi, cela « prend des allures un peu macabres. On songe, effrayés, que nous avons tous été des foetus », et comme en France [comme au Canada], « on peut le tuer tant qu'il n'est pas sorti du ventre de sa mère », on se dit donc rétrospectivement « qu'on l'a échappé belle ».






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mardi 2 février 2010

La HSLDA déterminée à défendre en justice ses membres menacés par la DPJ

Selon la HSLDA, une association sans but lucratif qui défend les parents-éducateurs, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) aurait envoyé ces dernières semaines des mises en demeure à quatre familles québécoises les obligeant à s'enregistrer auprès d'une école en utilisant les formulaires de ces écoles, et en s'engageant à écrire les examens, souvent plus d'une fois par an. On veut aussi obliger les parents à adopter le programme scolaire contesté du Québec (sans quoi il serait difficile aux enfants de l'école-maison, même les meilleurs, de réussir au mieux ces examens).

Pour la HSLDA, il s'agit de contraintes et d'exigences inacceptables pour leurs membres s'ils doivent pouvoir conserver le droit d'instruire leurs enfants à la maison conformément à leurs convictions religieuses et dans l'intérêt supérieur de chaque enfant. La HSLDA semble décidée d'aller en justice pour défendre ces droits.






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lundi 1 février 2010

Corée du Sud, lutte contre l'avortement illégal renforcée

Le ministre de la Santé, du Bien-être et des Affaires familiales de la Corée du Sud, Jôn Jai-Huî (전재희), a annoncé au début du mois de janvier que la pratique des avortements illégaux, jusqu'ici tolérée dans ce pays, allait faire désormais l'objet de poursuites systématiques. En 2005, 340 000 avortements furent enregistrés. Seuls 4 % de ceux-ci répondaient aux critères légaux, à savoir un danger pour la santé de la mère, un viol, un inceste ou de graves désordres génétiques. Une seule poursuite avait été intentée en Corée du Sud cette année-là. Il n'y existe que très peu de réticence morale à l'avortement si ce n'est parmi les petites minorités chrétiennes.

Les pouvoirs publics ont indirectement promu le recours à l'avortement, en mobilisant tous les moyens pour réduire la natalité depuis 1970 pour favoriser à court terme la croissance économique : avoir plus de deux enfants était dénoncé comme un acte antipatriotique et les hommes acceptant de se faire stériliser étaient dispensés de service militaire jusque vers 1990. De la sorte, les hommes et les femmes ont pu investir plus de temps au travail et se consacrer aux joies de la société de consommation. Le taux de fécondité a chuté depuis lors de 4,5 enfants par femme à 1,19. Maintenant, avec la crise économique et le vieillissement dramatique de la population, la Corée du Sud perçoit les problèmes liés à ce véritable suicide collectif ce qui l'incite à réprimer les avortements illégaux.

En novembre 2009, le président Li Myung-bak (이명박) demandaient que le pays entreprenne des actions « audacieuses » pour augmenter sa natalité.

Aujourd'hui la Corée manque de filles et l'on voit fleurir, dans Séoul, des panneaux publicitaires qui portent ce message simple : « L'avortement avorte l'avenir. »


Source : New York Times.





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Débat autour d'un dessin animé sur l'homosexualité destiné aux enfants de 8 à 10 ans



Béatrice Bourges était l'invité de J.J Bourdin sur RMC pour commenter le projet d'un dessin animé pour les élèves de CM1 (4e primaire) et CM2 (5e) sur l'homosexualité. Suit l'intervention du directeur de l'organisation « SOS homophobie » qui prétend que le modèle hétérosexuel n'est pas le « modèle dominant »...

Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant, dénonce les deux atteintes graves que l'Education nationale a récemment portées au principe de neutralité auquel elle est soumise. Première atteinte : le projet de diffusion du film « Le Baiser de la Lune », subventionné par de nombreux organismes publics, auprès des élèves de CM1 et CM2 « destiné, comme l’explique M. Watel, réalisateur du film, à aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe ». Il y ridiculise au passage « le regard archaïque d’une grand-mère sur les relations amoureuses ». Lors de sa diffusion dans les classes, il sera accompagné d’un livret pédagogique et d’« exercices ludiques amenant les élèves à réfléchir sur les relations amoureuses : norme, stéréotypes, relations amoureuses entre personnes du même sexe ».

Cette intrusion dans l’intimité et la conscience de si jeunes enfants, au mépris du respect qui leur est dû et sans égard pour la responsabilité éducative de leurs parents, ressemble fort à un conditionnement. Elle n’est pas légitime au regard des obligations de service public de l’Éducation nationale. Elle est grave au regard de l’atteinte portée aux droits et devoirs des familles.

Deuxième atteinte : les élus lycéens du Conseil académique de la vie lycéenne de Paris ont organisé jusqu’au 15 janvier un concours contre les discriminations dont l’affiche indiquait clairement une similitude entre couple homosexuel et couple hétérosexuel. Sous couvert de lutte contre les discriminations, ces initiatives manifestent en réalité une volonté affirmée de promouvoir l’homosexualité dans les établissements scolaires, au mépris du respect de l'enfant, et à des âges cruciaux pour son développement.

Rappelons que le Québec a également décidé qu'une nouvelle priorité s'imposait qui devait mobiliser neuf ministères, non pas la lutte contre l'ignorance, les mauvais résultats scolaires, l'éducation économique, le piètre état du français, non : la lutte contre l'homophobie.

Mise à jour : Le site de gauche Rue89 (fondé par des anciens de Libération) s'inquiète d'un rétropédalage de l'Éducation nationale sur ce dossier.







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Crucifix dans les classes : l'Italie a fait appel

L'Italie a fait appel de sa condamnation en novembre pour la présence de crucifix dans les salles de classe, a-t-on appris vendredi auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg.

Plus précisément, il s'agit d'une « demande de renvoi devant la Grande Chambre », qui va être examinée par un collège de cinq juges. Ce collège accepte la demande si l'affaire soulève « une question grave de caractère général » ou « une question grave » relative à l'interprétation de la Convention européenne des droits de l'Homme.






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Zemmour : « L’école, éternel lieu de propagande pour la gauche »

Prenant prétexte des premiers « pass contraception » destinés aux jeunes filles mineures délivrés par une infimière scolaire en Poitou-Charentes et qu'impose la socialiste Ségolène Royal, Éric Zemmour revient sur la prédilection de la gauche pour remodeler les enfants selon ses préjugés.

Le « pass contraception », gratuit, se présente comme un carnet de chèques restaurant, avec des tickets pour une visite chez un médecin et chez un gynécologue ainsi qu'un bon d'échange en pharmacie pour un moyen contraceptif, le tout pour une valeur totale de 144 euros. L'opération va coûter 400.000 euros à la région Poitou-Charentes.



La chronique d'Eric Zemmour sur RTL (07/01/10)


Extraits de la chronique d'Éric Zemmour :
« Depuis Mai 68, la gauche a décidé que l’école n’était plus un sanctuaire du savoir, mais que la vie devait y entrer,en tout cas,sa conception de la vie.

[…]

La pression idéologique sur les enfants est souvent insupportable. On hurle au totalitarisme à propos des pays communistes de jadis,où les profs incitaient les élèves à dénoncer leurs parents qui ne pensaient pas selon la ligne du Parti. En sommes-nous si loin ? Pas tant que ça,c’est une très vieille habitude à gauche. Il faut se souvenir que la République de Jules Ferry a fondé l’école publique et obligatoire pour éduquer les enfants,évidemment, pour les instruire, mais aussi et surtout pour arracher les consciences à l’Église.

Les républicains enseignèrent alors une vision de l’Histoire, disons partiale. Enfin, au moins, ils faisaient apprendre l’histoire de France aux enfants de notre pays. Pour les mœurs, ils se cantonnaient à une reprise des lois de l’Église sans le dogme chrétien. Depuis 68, la gauche pense que la révolution politique passe par la subversion de la morale traditionnelle, d’où son offensive sur les plus jeunes, les esprits malléables, afin de les conditionner. Et vous constaterez que son service de propagande est redoutablement efficace. »






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