lundi 21 décembre 2009

Zürich — pas de chant de Noël religieux dans les écoles publiques


Juste avant Noël, le Département de l’Instruction publique du canton de Zürich a diffusé des lignes directrices dans lesquelles il déconseille « les participations actives à des activités et chants à contenu religieux » dans les écoles publiques.

De tels chants pourraient porter atteinte aux sentiments religieux des enfants avec d’autres croyances. L’information est relatée le 18 décembre sur le site internet du journal Landbote. Selon la directrice de l’Instruction publique Regine Äppli (socialiste) les lignes directrices ne signifient pas que les écoles doivent fêter Noël sans Jésus : « Il s’agit simplement d’un avis visant à faire respecter la liberté religieuse ancrée dans la Constitution » a-t-elle déclaré au journal.

« Voilà longtemps que nous ne chantons plus de chants de Noël dans lesquels Jésus est appelé fils de Dieu », souligne pour sa part Veronika Wyder, directrice de l’école primaire Gutenberg/Zelgi à Winterthour. « Nous transmettons ce message : c’est la fête de la paix sur Terre. Il faut se rencontrer et se soutenir les uns les autres ». Pour elle, les lignes directrices entrent parfaitement dans le cadre de sa pratique.

Source



Ihr Kinderlein kommet






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Jeter les souches au feu de la Saint-Jean

Lettre d'un lecteur publiée dans Le Devoir de ce jour :
Benoît XVI a déjà dit, en parlant du refus de l'Union européenne de reconnaître ses racines chrétiennes, qu'il s'agissait au fond d'une haine de soi inconsciente.

N'est-ce pas cette haine de soi qui anime les promoteurs du cours d'éthique et de culture religieuse ? Ce sont les mêmes qui détruisent l'enseignement de notre histoire et qui abrutissent les jeunes avec leur déconcertante réforme de l'éducation. Ils n'endoctrinent pas, ils « construisent une culture commune ». Comme si l'un n'empêchait pas l'autre

Les sophismes de Georges Leroux et compagnie masquent mal ce qu'Alain Finkielkraut a nommé « L'ingratitude », cette espèce de refus global généralisé qui se cache ici derrière un optimisme insignifiant et des vœux pieux sur le « vivre ensemble ».

Au fond, les promoteurs de ce cours bidon et malsain n'ont-ils pas tout simplement décidé, avec Gérard Bouchard, de « jeter les souches au feu de la Saint-Jean »?

*****

Yves Randon - Cap-Rouge


Voir aussi : Gérard Bouchard voudrait-il voir disparaître les Québécois de souche ? (avec extrait de l'article de Gérard Bouchard auquel fait allusion M. Randon)






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La marche des Rois


Minuit chrétien


Es ist ein Ros' entsprungen de Praetorius


Puer natus in Bethlehem. Unde gaudet Ierusalem.


Gloria in excelsis Deo de Vivaldi.


Kommet ihr Hirten


O beautiful Star of Bethlehem


Noël roumain



Hristos se naşte (Christ est né), canon roumain






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Supplément ECR, pour contrer l'unanimisme écologiste des manuels et cahiers

Quelques vidéos de la chaîne franco-allemande d'Arte datant de quelques années (on y parle encore de forte activité solaire, alors que le soleil connaît actuellement une activité ralentie et peu de taches depuis quelques années).

Enfin, ça change de Radio Canada et du matériel pédagogique des écoles québécoises.




















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dimanche 20 décembre 2009

Joyeux Noël !

Quatorze collégiens américains déguisés en moines qui ont fait vœu de silence donne une interprétation très personnelle, particulièrement créative du célébrissime « Alleluia  » du Messie de Haendel.







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L'école thérapeutique : faire de parfaits petits chartistes accommodants

Carl Bergeron consacre un éditorial à la mission idéologique de l'école québécoise. Extrait.


(Photo : Ivanoh Demers, La Presse)
« La popularité de ces “Caravanes de la tolérance” dans les écoles secondaires de la province a sans aucun doute été stimulée par l’introduction du cours d’Éthique et culture religieuse, il y a moins de deux ans. »

Frédéric Nicoloff, Désautels, Radio-Canada, 16 novembre 2009

« On a vu, avec la polémique révélatrice qui a entouré l’étude de Joëlle Quérin sur le cours d’Éthique et culture religieuse, combien le ministère de l’Éducation se laissait facilement détourner par des idéologues qui ont moins à cœur la transmission des connaissances et de la culture que l’inculcation de “normes et de comportements” à visées idéologiques. Bien sûr, nous étions plusieurs à le savoir, mais il était savoureux, pour une fois, de voir la critique du multiculturalisme sortir des marges pour entrer sérieusement dans l’espace public officiel. Nous avons pu voir, dans les quelques réactions des concepteurs du cours ECR, une défense concentrée sur des intérêts de caste, lesquels sont visiblement des intérêts multiculturalistes, mais aussi des intérêts socioconstructivistes. Le cours ECR, dans l’esprit du programme de l’école québécoise, passe par le multiculturalisme pour servir une idéologie de la rééducation perpétuelle et de la déstructuration identitaire — qui est aussi celle de l’État thérapeutique.

Sous le joug de l’État thérapeutique, les “apprenants” sont soumis à des exercices et à des “ateliers” mis au point par des “experts” en tous genres (les “sachants”, pour reprendre la formule mordante de Mario Roy). Dans le cadre de ces exercices, qui se déroulent toujours en commun, et donc dans un cadre qui décourage l’autonomie et l’intériorité critique, les “apprenants” sont amenés à confesser leurs péchés, réels ou imaginés, au confessionnal de la “différence” : tel jeune avouera qu’il “stigmatise” les petits gros, tel autre dira qu’il a des préjugés envers les Noirs, tandis que le sportif arrogant admettra détester les “fifs”. Les uns après les autres, ils adopteront les “normes et comportements” que leur auront inculqués les “sachants”. [Note du carnet : en classe, il existe aussi des « évaluants » : l'élève lui-même, des groupes d'élèves ou le gentil professeur-animateur.]

La “discrimination” existe partout dans le monde et porterait la menace constante de “génocides”, l’Holocauste — pour ne pas le nommer — n’ayant été rien d’autre qu’une “discrimination” qui aurait dégénéré à l’extrême. Exposés à des images en série de la cruauté humaine, qu’on leur met sous les yeux sans d’autre explication que la plainte vertueuse du “plus jamais ça”, les “apprenants” subissent dans l’indifférence de la société un terrorisme émotionnel qui les éloigne chaque fois un peu plus de l’aventure de la culture et de l’histoire. Nous sommes loin de l’école traditionnelle, souhaitée de la majorité des Québécois, qui ferait de la transmission de la culture et des connaissances le fondement de sa mission d’éducation. L’école dont on parle ici est un “camp de formation”, où les jeunes sont appelés à “participer” à des scénarios édifiants et interactifs dont la dynamique fondamentale exclut toute forme d’expérience intellectuelle. La plupart de ces jeunes, qui sont encore des enfants et ne savent rien de la vie, sortent des “camps de formation” de l’État avec le même slogan dans la bouche : “Il est urgent d’agir et de dénoncer“. Voilà un signe qui ne trompe pas sur la nature de l’enseignement reçu. L’école québécoise est au sens premier un lieu d’endoctrinement (et non, le mot n’est pas trop fort). Les mots ne sont jamais trop forts lorsqu’ils sont justes.

Le cours ECR n’est qu’une partie du tout, mais une partie capitale. C’est aussi un instrument de légitimation de pratiques parallèles de rééducation, qui tournent pour l’essentiel autour de l’idéologie anti-discrimination. Ces pratiques, qui sont nées avec la montée en puissance du politiquement correct, ainsi que, il faut bien le dire, avec l’augmentation des subventions gouvernementales aux associations militantes, viennent empiéter année après année sur le temps alloué à l’enseignement des connaissances. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le volet religieux qui est le plus dangereux dans le cours ECR, mais son volet “éthique”. Dans le volet “éthique” vous retrouverez l’expression philosophique de la réforme scolaire, notamment par le biais de la “compétence du dialogue”, qui vise explicitement, comme l’a montré Quérin, la “transformation sociale” — autre nom du “socioconstructivisme”. »


Suite ici






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« Joyeux mois de décembre ! » et « Joyeux Hannoël ! »


Montréal — Les habitants et les badauds ont découvert avec surprise la banderole de la Société des commerçants de l’avenue du Mont-Royal. Le slogan « Joyeux décembre !» remplace le « Joyeux Noël ! » traditionnel trop québécois.

La Société des commerçants de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR) explique que cette nouvelle formule est notamment l’occasion d’inclure toutes les traditions et ainsi de souligner l’aspect communautaire.





Joyeux mois de décembre ! et Joyeux Hannoël !


Denise Bombardier s'insurge à la 9e minute de l'émission radio ci-dessous contre l'effacement de la culture québécoise et de Noël qui poussent certains à imprimer des sacs sur le Plateau-Mont-Royal qui souhaitent un « Joyeux mois de décembre ! », ce n'est même plus « Joyeux Fêtes ! ». Plateau-Mont-Royal où tous les candidats de M. Bergeron, converti à la religion musulmane, ont été élus selon Mme Bombardier.



Par ailleurs, Mme Bombardier note l'hypocrisie de ceux qui oublient un peu vite que les sables bitumineux de l'Alberta permettent au Canada de mieux résister à la crise et que, par la péréquation, le Québec en profite. La chroniqueuse ne mentionne pas de chiffres. Rappelons alors que le Québec reçoit 8,34 milliards de dollars en paiements de péréquation du gouvernement fédéral. C’est 13,2 % du budget du Québec. Si l’on tient compte de l’assiette fiscale de l’Alberta, cette province envoie donc tous les ans 1,3 milliard de dollars au Québec.






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samedi 19 décembre 2009

Joëlle Quérin répond à ses détracteurs chez Denise Bombardier

Une Joëlle Quérin, soumise à une grande pression par les gardiens du temple interculturel parfois condescendants, répond à ses détracteurs chez Denise Bombardier le 16 décembre 2009.



Deux remarques :
  1. Les parents de la CLÉ ne sont pas que des catholiques très pratiquants qui demanderaient le retour de la religion à l'école. On voit bien à quoi a été résumé par les médias le combat de la CLÉ. D'une part, la CLÉ regroupe des catholiques, mais aussi des protestants, des orthodoxes et même des athées qui ne veulent pas que l'État décident pour eux de la formation morale et philosophique de leurs enfants. D'autre part, la CLÉ est d'abord pour le libre choix en cette matière et dans un premier temps l'exemption des enfants au cours ECR. Mme Bombardier n'aurait-elle pas suivi le dossier de Drummondville ?

  2. Sous pression, Joëlle Quérin répond ici : « Je n'ai pas vu d'images de burqa [c.-à-d. voile intégral avec un grillage] dans les manuels », mais une semaine plus tôt elle parlait d'un manuel ECR montrant une rentrée scolaire avec des élèves dont une fille en niqab (qui lui dévoile les yeux). Il aurait été bon de sauter sur l'occasion et de mentionner ce niqab.



Boucher, Martial. Rond-Point Cahier d'exercices, de contenu et de projets de recherche. Éthique et culture religieuse. Fascicule B. 2e année du 1er cycle du secondaire, Montréal, Lidec, 2007, p. II


Quelques pages plus loin, on trouve cette description du hidjab.


Boucher, Martial. Rond-Point Cahier d'exercices, de contenu et de projets de recherche. Éthique et culture religieuse. Fascicule B. 2e année du 1er cycle du secondaire, Montréal, Lidec, 2007, p. 84


Ensuite, la réplique vaseuse de Louis Rousseau, un éminent professeur d'université, nous dit-on, qui attaque l'étude de Mme Quérin.







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Cours d'éthique et culture religieuse : au-delà des apparences

Lettre ouverte du théologien Guy Durand publiée dans la Voix de l'Est ce samedi :
« 
Les journaux de mercredi, 16 décembre, ont publié plusieurs textes sur le cour ECR, à la suite de l'étude de Joëlle Quérin. Pour se faire une opinion sur le sujet, il faut aller au-delà des apparences.

Les objectifs du programme (favoriser le vivre ensemble, promouvoir le bien commun, réfléchir sur la culture commune, etc.) sont irréprochables, encore faudrait-il voir ce que ces mots signifient réellement, comment ces objectifs se traduisent dans le programme lui-même et dans les manuels et comment ils s'équilibrent avec l'objectif dominant de tolérance (tout se vaut ; tout est légitime ; les religions, légendes et contes animaliers sont sur le même pied). Le programme signale qu'il faut donner priorité à la tradition chrétienne : encore là, il faut voir comment cela se traduit dans la structure du programme et les contenus proposés. Or, après une analyse minutieuse, il semble que cela soit quasi impossible à réaliser, compte tenu de la manière dont le programme est structuré (présentation morcelée, parcellaire et superficielle) et comme l'illustrent la quinzaine de manuels consultés, particulièrement au primaire.

Avant de critiquer, dit un intervenant, il faudrait voir ce qui se passe dans les classes. Je crois effectivement que l'ensemble des enseignants prendront des libertés avec le programme et donneront des cours « meilleurs » que ce que le programme prescrit.

Cependant, il faudrait considérer ce que le programme attend des enseignants, à savoir qu'ils n'ont pas à transmettre de savoirs, qu'ils n'ont pas à donner leur opinion. Ils ne sont que de animateurs qui suscitent la discussion entre les élèves, sauf si des affirmations vont contre la charte des droits, notamment l'égalité homme-femme.

Certains intervenants parlent du « très solide bagage de connaissances clairement prescrit » [note du carnet : ce dont nous doutons, le programme prescrit très peu de contenu au-delà de vagues compétences et des indications de fréquence d'étude des différentes traditions religieuses, il ne cite à la fin que quelques exemples indicatifs] au secondaire mais, par delà les remarques déjà faites, que dire du primaire ? Dès le premier cycle, le programme signale huit religions, à quoi il ajoute « autres religions » et « autres expressions » (à savoir sectes et athéisme). Des enfants de six et sept ans que l'on met en confrontation avec valeurs et des points de vues différents de ceux de leur milieu familial.

Il faut peut-être une commission parlementaire pour débattre de la question. Il serait encore plus simple et plus rapide de permettre l'exemption en attendant de faire des modifications pour améliorer le programme, ou encore de proposer une alternative centrée sur la culture chrétienne qui a fait ce pays (qu'on le veuille ou non) et qui marque encore son identité, comme celle de l'Occident.

Guy Durand
auteur du livre Le cours ECR: au-delà des apparences
Dunham
 »







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vendredi 18 décembre 2009

Jean-François Lisée, trois questions aux promoteurs du cours ECR

Jean-François Lisée sur son carnet a trois questions à poser aux concepteurs du cours d'éthique et de culture religieuse :
Je suis avec intérêt le débat ouvert depuis une semaine, où devrions-nous dire relancé, sur la teneur du cours Éthique et culture religieuse que nos enfants vont suivre pendant l’intégralité de leur parcours primaire et secondaire.

Ayant lu les textes des uns et des autres, j’ai trois questions à poser aux promoteurs du cours :

1. Un des principaux concepteurs du cours, Georges Leroux, dans un texte fondateur, a écrit : « On doit surtout faire l’effort de concevoir une éducation où les droits qui légitiment la décision de la Cour suprême [sur le port du kirpan à l'école], tout autant que la culture religieuse qui en exprime la requête, sont compris de tous et font partie de leur conception de la vie en commun. »

Ma question : Si cette question devait être abordée pendant un des cours et que des élèves affirmaient, comme l’immense majorité de leurs parents, qu’ils sont en désaccord avec la décision de la Cour suprême de laisser les jeunes Sikhs porter un Kirpan à l’école, l’enseignant doit-il tenter de convaincre les élèves qu’ils ont tort et que la Cour a raison ?

2. M. Leroux écrit aussi que le programme « doit inculquer le respect absolu de toute position religieuse ».

Ma question: si dans un cours, un élève critique la religion catholique parce qu’elle ne permet aux femmes de devenir prêtres ou papes, ou met en cause l’absence de preuve scientifique démontrant la réalité de la réincarnation hindoue, ou soulève le fait qu’une stricte interprétation de la charia va à l’encontre des droits humains, ou encore si un élève se demande tout haut d’où vient la femme de Caïn, cela est-il réprimé par l’enseignant comme un manque de respect d’une position religieuse ?

3. Dans le Petit Guide ÉCR-101, écrit par le coordonnateur des équipes de rédaction du programme, Denis Watters, il est écrit que « l’enseignant doit intervenir immédiatement pour que cela cesse sur-le-champ » dans le cas où «un élève manifeste des gestes ou des paroles qui vont à l’encontre de la reconnaissance de l’autre».

Ma question: Jusqu’où cela va-t-il ? Un élève athée qui tient à affirmer clairement (notons que le cours se prolonge jusqu’en secondaire V) qu’il considère comme des sottises le changement de l’eau en vin doit-il cesser sur-le-champ de dire ce qu’il croît[sic] ? Un élève juif qui estime que le récit de l’arrivée du Christ (et de son exécution par des juifs) est une erreur historique grave, qui est la source de l’antisémitisme, doit-il taire son opinion, car ce serait une « atteinte en classe à la dignité de la personne ou au bien commun [qui] doit immédiatement être dénoncé parce qu’elle n’est pas tolérée dans notre société » (dixit Watters) ?

Un parent intéressé aimerait connaître les réponses.






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