mardi 16 août 2016

Un nouveau cours d'histoire du Québec et du Canada qui diviserait

En gestation depuis deux ans, le nouveau programme Histoire du Québec et du Canada fait progressivement son entrée au secondaire. Les écoles qui veulent l’enseigner dès cette année peuvent le faire ; mais il faudra attendre la rentrée 2017 avant que ce cours, axé sur les « particularités du parcours de la société québécoise », ne devienne obligatoire.

Le Soleil de Québec a mis la main sur le programme de troisième secondaire de ce nouveau cours, rédigé par le ministère de l’Éducation en date du 30 mai. Visant à remplacer le controversé cours Histoire et éducation à la citoyenneté, qui est enseigné depuis 2006, le nouveau cours opte pour une approche chronologique, en troisième puis en quatrième secondaire, au lieu d’une approche par thèmes, qui a été décriée par plusieurs enseignants ces dernières années. Ces derniers avaient l’impression d’être redondants, en racontant l’histoire plusieurs fois, selon différentes perspectives.


En mai, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a annoncé qu’il faudra une année de plus avant que le programme ne soit étendu à toutes les écoles. « On veut se donner le temps d’évaluer une cohorte au complet, car le cours n’a pas encore été donné en quatrième secondaire », justifie son attachée de presse Marie Deschamps.

Ce nouveau cours a toutefois eu la faveur de plusieurs écoles, qui ont décidé de plonger et de l’enseigner en troisième secondaire cette année, selon Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec. « La réforme n’est pas reportée, le ministre Proulx a simplement permis aux écoles qui ne se sentaient pas prêtes de retarder d’un an son application. Le matériel est disponible et la majorité des écoles vont de l’avant », souligne M. Bédard dans un échange de courriels.

Le ministère de l’Éducation pourrait encore y apporter quelques modifications en cours d’année. « Comme tout autre projet pilote, on va recevoir les commentaires et on est ouverts aux rétroactions des professeurs », indique Mme Deschamps.

Ajout de la notion d’esclavagisme

Entre la version préliminaire de janvier 2016 et celle de mai 2016, il n’y a eu que peu de changements dans le programme, a constaté Le Soleil. Le seul changement significatif est l’ajout de la notion d’esclavagisme en Nouvelle-France : le moment où les premiers esclaves ont mis les pieds au Canada et celui où l’esclavagisme a été aboli.

[Note du carnet : ce fut quand même un phénomène relativement marginal (à moins que le programme parle aussi de l’esclavage chez les Amérindiens ?), aucun navire négrier n’accostera en Canada.

Pour tout le XVIIe siècle, on n’a dénombré que 35 esclaves en Canada, dont 7 Noirs. Entre 1700 et 1760, on en a recensé quelque 2 000, Amérindiens et Noirs compris. En Canada, près des trois quarts des esclaves furent d’origine non pas africaine, mais bien amérindienne. Les populations autochtones avaient coutume d’asservir des prisonniers de guerre avant l’établissement des Français, mais cette réalité prend de l’ampleur avec l’expansion vers l’ouest. À compter des années 1670, les Français reçoivent de leurs partenaires autochtones des captifs en gage d’amitié, au cours d’échanges commerciaux ou diplomatiques. Les Illinois étaient particulièrement reconnus pour les raids qu’ils menaient contre les nations du sud-ouest dont ils ramenaient des captifs.

Contrairement aux esclaves de la Nouvelle-Angleterre, qui étaient surtout exploités dans un contexte agricole, les esclaves de la Nouvelle-France étaient exploités en milieu urbain, notamment à Montréal, comme domestiques.

Après 1760, le nombre de Noirs esclaves dans la colonie a augmenté considérablement, passant de 300 à plus de 800. Cette augmentation est en grande partie attribuable à l’arrivée des Loyalistes au Québec, après 1783, qui ont amené leurs propres esclaves.

Cet ajout au programme semble être une concession à des communautés ethniques récemment immigrées, comme en France où l’on ne parle que de la traite transatlantique et l’on escamote les autres traites négrières.]

Pour le reste, les mots conquête et assimilation s’y trouvent toujours pour décrire la bataille des plaines d’Abraham, en 1759, et ses conséquences. Le cours parle aussi de « nationalisme » quand vient le temps d’aborder la révolte des Patriotes, en 1837 et 1838.

La réforme du programme d’histoire a commencé sous Marie Malavoy, ex-ministre de l’Éducation du Parti québécois. Elle est basée sur un rapport, signé par le sociologue Jacques Beauchemin et l’historienne Nadia Fahmy-Eid, qui préconisait un renforcement de l’enseignement de l’histoire au secondaire. Les deux experts proposaient que l’histoire soit racontée en suivant la « trame nationale » de la province.

Des anglophones déçus du peu de changements

« On aurait aimé mieux que l’histoire soit enseignée de façon plus neutre. Que ça ne reflète pas les bons [francophones] et les méchants [anglophones], mais la contribution des différentes communautés à la construction du Québec », commente Rita Legault, directrice des communications du Quebec Community Groups Network (QCGN). [Note du carnet : est-ce que le rôle des Loyalistes et des Anglais est dépeint de manière « neutre » dans les manuels d’histoire américains quand il traite de leur guerre d’indépendance & amp ; nbsp;?]

Son organisme, qui avait fait des pressions au printemps pour que des modifications soient apportées au programme, est « déçu » de constater que peu de changements ont été faits. Selon Mme Legault, tous les élèves québécois auraient bénéficié d’un enseignement plus inclusif, « qui ne raconte pas seulement l’histoire du Québec, mais les histoires du Québec », souligne-t-elle. [Note du carnet & amp ; nbsp ; : voudrait-on que les immigrés s’identifient à une autre histoire que celle de la majorité francophone ? Afin d’encore moins bien les intégrer ?]

Le QCGN a encore espoir que de petits changements puissent s’opérer dans le programme d’avant 1840, mais mise maintenant sur le projet-pilote qui démarre en quatrième secondaire et qui touche à l’histoire plus récente. « On espère qu’après la Seconde Guerre mondiale, on va parler de l’apport des Juifs, des Italiens et des Grecs, par exemple », explique-t-elle.

Ces préoccupations sur la façon dont l’histoire est racontée n’ont toutefois par ralenti les neuf commissions scolaires anglophones du Québec, qui ont toutes décidé d’aller de l’avant et d’enseigner le nouveau programme d’histoire en septembre. Selon ces commissions scolaires, le nouveau programme est meilleur sur le plan pédagogique et plus facile à enseigner que l’ancien.

« L’ancien cours n’était pas parfait, on le reconnaît. Mais même si on a un meilleur contenant, on trouve qu’il manque des bouts dans le contenu », justifie Mme Legault.

Le cours de 3e secondaire divisé en quatre périodes
DES ORIGINES À 1608

L’expérience des Amérindiens et le projet de colonie

Expliquer comment les relations entre les peuples amérindiens et leur connaissance du territoire ont contribué à l’exploitation de ses ressources par les Français ainsi qu’à leurs tentatives d’établissement. Concepts : alliance, échange, environnement

DE 1608 À 1760

L’évolution de la société coloniale sous l’autorité de la métropole française

Expliquer les relations entre la société coloniale et la France. Concepts : adaptation, évangélisation, mercantilisme

DE 1760 À 1791

La Conquête et le changement d’empire

Expliquer comment le changement d’empire a marqué la réalité de la société coloniale. Concepts : allégeance, assimilation, constitution

DE 1791 À 1840

Les revendications et les luttes nationales

Expliquer la montée du nationalisme dans une colonie en quête d’autonomie politique. Concepts : bourgeoisie, nationalisme, parlementarisme

Extraits du programme

« Les jalons de l’expérience singulière du Québec se posent dès les premiers contacts avec le territoire nord-américain. La nation n’est jamais achevée ; elle est ouverte et changeante. »

« Au fil de leur apprentissage de l’histoire du Québec et du Canada, les élèves se questionnent sur leur identité et sur leur inscription en tant que sujet de l’histoire. »

« Le cours d’histoire est un espace de discussion et de recherche où l’esprit d’ouverture et la curiosité intellectuelle sont valorisés. »

« L’année 1840 constitue le point de bascule entre les deux années du programme en raison de l’importance des changements, par ailleurs complexes, qu’elle rappelle, cette date correspondant à l’émergence d’un État libéral moderne. »

« Alors que se développe la colonie, les populations amérindiennes se fragilisent, en proie aux guerres et aux épidémies. »

« Les Britanniques contrôlent une importante partie du territoire de la Nouvelle-France, dévastée par plusieurs années de guerre au détriment des populations, exténuées. »

« Les rébellions de 1837 et 1838 sont matées, des centaines de rebelles sont appréhendés, certains sont condamnés à l’exil et d’autres sont exécutés. »

En bref
Histoire du Québec et du Canada
Cours donné sur 2 ans de façon chronologique
3e secondaire : des origines jusqu’à 1840
4e secondaire : de 1840 à nos jours
100 heures de cours d’histoire par année

Source

samedi 13 août 2016

« Tu peux dire ce que tu veux, Zemmour, de toute façon on tient le programme scolaire ! »

Éric Zemmour ne croit pas au grand chef d’orchestre clandestin, la théorie du complot. Certes il existe des cercles où les dirigeants se retrouvent (Le Siècle, Bilderberg par exemple), mais c’est plus intelligent que cela, nous prévient-il. Il s’agit de minorités qui sont persuadées qu’elles détiennent une idéologie qu’il faut déployer sur toute la planète. À la manière de Lénine, elles pensent être l’avant-garde du peuple. Puis il y a entre des minorités des alliances et des réseaux. Il n’y a pas de théorie du complot, pense-t-il, il y a un agenda. Il faut détruire la culture française, enlever la mémoire aux Français. Cela fonctionne grâce à une alliance entre gauchistes et libéraux.



Cette alliance s’est faite dans la fin des années soixante. De Gaulle représente alors encore cette France rurale, catholique, patriarcale, mais cette France au pouvoir est rongée de l’intérieur. Le modèle anglo-saxon, protestant, séduit les jeunes par sa plus grande liberté individuelle, sa quête du bonheur, de la réussite, l’absence de tabou pour l’argent. Zemmour rappelle l’échange entre les deux normaliens Georges Pompidou et Alain Peyrefitte, deux ministres de de Gaulle, échange qui portait sur le lien entre un retard économique d’alors et le fond de culture catholique de la France. Georges Marchais, à l’instar de de Gaulle d’une certaine manière, est l’un des derniers représentants politiques d’une France enracinée.

Si de Gaulle a accordé l’indépendance à l’Algérie, c’est qu’il craignait de voir se transformer la France sous la pression démographique. Il sait que l’Histoire et déterminée par la démographie. Il accorde l’indépendance à l’Algérie pour assurer la prospérité économique à la France. De fait c’est ce qui est arrivé avec l’amorce des Trente glorieuses.

On pourrait croire que c’est de Gaulle le vainqueur de l’affrontement générationnel de mai 68. Mais dans la durée, les perdants sont devenus les vainqueurs. Ce qu’ils n’ont pas obtenu en mai 68, ils l’ont obtenu en accédant peu à peu au pouvoir. Cela s’est passé en trois phases :
  1. les années 70 : les jeunes sapent la société
  2. les années 80 : les jeunes vieillissent et prennent peu à peu le pouvoir
  3. les années 90 : les perdants de mai 68 sont au pouvoir, mais ils ne supportent plus la critique et imposent leur idéologie. Les mots se substituent à la réalité. On ne discute plus, on catalogue, on met des étiquettes : les opposants sont racistes, homophobes, antisémites.
Qu’en est-il alors de la liberté d’expression ?

La réplique d’Éric Zemmour est cinglante et immédiate : « La liberté d’expression est un mythe ! ». Nous fonctionnons encore sous le fameux adage de Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! » Ce qui conduit à pas de liberté du tout pour ceux qui ne sont pas de mon avis. La loi Pleven en 1972 est la première d’une longue série de lois liberticides, toutes votées à l’unanimité.

Les Anglo-saxons sont plus attachés que nous à la liberté, la liberté individuelle qui va avec l’acceptation de l’inégalité. Les Français sont plus égalitaires et par suite plus restrictifs quant aux libertés individuelles et collectives.

Dans un amphithéâtre bondé mais tout ouïe, le conférencier ne manque pas de rappeler qu’on lui restreint méthodiquement l’accès aux médias.
Éric Zemmour exprime son admiration pour Michel Houellebecq dont il lit le livre en ce moment. Il a un grand sens de l’humour, dit-il de lui, c’est un malin. « C’est un fieffé réactionnaire, mais il est plus malin que moi ! »

Pourquoi vous qualifie-t-on régulièrement d’anti-féministe ?

Nous sommes en plein dans la confusion, dans le nominalisme qui évite les débats. J’avance que le monde a disparu avec la disparition du père. L’enfant cherche l’affection auprès de sa mère, et le père doit être là pour éviter que l’enfant n’accapare sa mère qui ne saura pas contenir ce besoin. Le père, c’est celui qui dit Stop. Le travail à l’usine — la taylorisation — en mécanisant le travail de l’homme fut un premier coup porté à l’autorité du père.

Mais les femmes ont toujours travaillé à côté de leur mari. Ce sont elles qui allaient au marché vendre les produits de la ferme ou de l’atelier. C’est le premier capitalisme qui a mis les femmes à la maison. C’était un capitalisme d’épargne. C’est une brève période dans l’Histoire. Puis est venu le deuxième capitalisme, le capitalisme consumériste. La quête du bonheur par la consommation. Le bonheur devient le dictateur qui fait tourner la machine économique. Ce qui a fini par tuer le père.

Le féminisme est né d’une transposition du prolétariat marxiste aux femmes. Celles-ci sont le nouveau prolétariat qui va faire la révolution, selon Simone de Beauvoir. Le féminisme devient une idéologie totalitaire.

Légalisation du cannabis – Ottawa prévenu du risque pour la sécurité routière

Selon la Presse canadienne, la ministre de la Justice du Canada a été avertie que la légalisation de la marijuana « pourrait entraîner une augmentation significative » des cas de conduite avec facultés affaiblies par la drogue.

Dans une note de service classée secret et destinée à Jody Wilson-Raybould, des fonctionnaires fédéraux soulignent que ces cas ont bondi de façon considérable dans les États de Washington et du Colorado, qui ont légalisé la substance dans les dernières années. Sur les routes du Colorado, dans l’année qui a suivi la légalisation du cannabis, il y a eu une augmentation de 32 % de la mortalité liée à la conduite sous l’influence de marijuana, est-il précisé dans la note.


David Njuguna, en possession d’une carte lui permettant de transporter légalement de la marijuana médicale, venait d’acheter trois joints à un dispensaire moins d’une heure avant l’accident qui devait tuer un policier, Thomas Clardy, alors que la voiture de Njuguna le heurtait à 130 km/h.


Les juristes qui ont rédigé ces documents obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information ont aussi souligné qu’il n’existait actuellement aucune limite légale pour la drogue, et que certains groupes en réclamaient une.

Le secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice, Bill Blair, qui pilote le dossier de la légalisation du cannabis, reconnaît en entrevue qu’« il est possible qu’il y ait une hausse de ces cas dans un régime où la marijuana [à des fins récréatives] est légale ».

C’est pourquoi, selon l’ancien chef de police de Toronto, « il faut faire le travail en amont pour éduquer les Canadiens et offrir aux corps policiers et au système de justice les outils nécessaires pour contrôler ce comportement illégal sur nos routes ». Le gouvernement compte déposer un projet de loi sur la légalisation du cannabis au printemps 2017.

Le conducteur qui a tué une fillette de 8 ans à Longmont (Colorado) le 20 mai 2016 conduisait sous l’influence du cannabis

Cet horizon est beaucoup trop rapproché aux yeux de l’opposition, qui invite les libéraux à mettre la pédale douce plutôt que d’exposer la population à des risques. Le porte-parole conservateur en matière de sécurité publique, Alain Rayes, juge que le danger est « réel » et accuse le gouvernement de Justin Trudeau de « vouloir aller trop loin, trop vite ». Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a affirmé que « s’il n’y a pas quelque chose pour rassurer la population sur des normes et des règles très précises et strictes en ce qui concerne la sécurité routière, ça va être un obstacle majeur » à un appui au projet de loi.

Voir aussi

Cannabis — Des dégâts congénitaux à l’ADN ?

Le cannabis facilite le décrochage scolaire et le développement de la schizophrénie

Les enseignants du Colorado inquiets au sujet du cannabis dans les écoles publiques

Hausse des hospitalisations d’enfants exposés à la fumée secondaire de cannabis

Cannabis chez les adolescents : le QI en fumée

France — Démocratisation des drogues dites douces et forte augmentation pour les drogues dures

Les écoliers montagnais s’initient à la drogue à un âge moyen de 9,6 ans

Enquête sur le surpoids, la consommation de drogues, d’alcool et la sexualité des jeunes Québécois

Cannabis : pourquoi la légalisation n’est pas la solution

Cannabis : les ravages du laisser-faire

Le cannabis, pas si cool !

Le cannabis affaiblirait les défenses immunitaires

Une étude souligne les effets néfastes du cannabis sur le cerveau des adolescents

Québec : 40 % des élèves du secondaire se droguent (2007)

La proportion d’accidents vasculaires-cérébraux chez les moins de 55 ans est en hausse, alors qu’elle baisse chez les plus âgés

mercredi 10 août 2016

Enfants élevés par des couples homos deux fois plus susceptibles d'être déprimés et obèses

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Depression Research and Treatment, le taux de dépression, d’obésité et de tendances suicidaires chez les adultes élevés par des couples de même sexe est plus élevé que chez les adultes élevés par une famille traditionnelle formée par des parents hétérosexuels.

Selon l’étude, qui a suivi le développement des enfants jusqu’à l’âge adulte, 51 pour cent de ceux élevés par des couples de même sexe avaient souffert de dépression, comparé à seulement 19,7 pour cent pour ceux élevés dans le cadre de familles traditionnelles hétérosexuelles.

« À 28 ans, les enfants élevés par des parents de même sexe sont 2,25 fois plus susceptibles d’éprouver une dépression que les jeunes adultes de la population générale. La dépression chez l’adulte est associée à de plus fréquents cas de victimisation, d’obésité, de stigmatisation et d’éloignement envers un ou deux parents ».

Trente pour cent des adultes élevés dans des ménages homosexuels avaient des pensées suicidaires en comparaison à 7 pour cent des adultes issus de ménages traditionnels. Aussi, 71,9 pour cent des adultes élevés dans des foyers homosexuels étaient obèses, par rapport à 37 pour cent pour ceux éduqués dans des foyers hétérosexuels.

L’étude montre que les enfants élevés par des homos ont davantage été giflés ou frappés par un des parents ou gardiens. Davantage de ces enfants ont déclaré qu’ils avaient subi des attouchements sexuels, qu’ils avaient été forcés de pratiquer des caresses sexuelles ou qu’ils avaient été contraints à avoir des relations sexuelles.

L’étude contredit les prétentions des militants LGBTQQIAAP[1] selon lesquels il n’y a pas de différence entre le fait d’être élevé par des homosexuels ou par des hétérosexuels.

L’étude se fonde sur les données impartiales de l’Enquête longitudinale nationale sur la santé des adolescents. Elle a été dirigée par le professeur Paul Sullins de l’Initiative Leo. Il travaille avec le Département de sociologie de l’Université catholique d’Amérique depuis de nombreuses années.

La principale limite de l’étude est que la base de données nationale ne contient des informations sur les enfants élevés par seulement vingt couples de même sexe. Mais, ce très faible échantillon se comprend : il y a très peu d’enfants élevés par des homosexuels et encore moins pendant de nombreuses années. Malgré cela, comme le dit le sociologue Mark Regnerus au sujet de cette étude, « si l’estimation du nombre de ménages de même sexe dans les graphiques est imprécise, cela ne mine en rien l’importance des différences entre les groupes. »

L’étude a déjà été attaquée par des blogues LGBTQQIAAP qui ont tendance à bondir sur toute étude aux données négatives pour leur cause.

À la demande pressante de blogueurs homosexuels, en 2012, une enquête à l’encontre de Mark Regnerus de l’Université du Texas à Austin avait été diligentée par son université. Les militants voulaient le faire condamner et faire renvoyer de son poste après qu’il ait publié une étude aux conclusions similaires à celles de Paul Sullins. Bien que l’Université du Texas l’ait soutenu et la revue scientifique qui a publié son article n’est pas retiré celui-ci, il est toujours l’objet de critiques virulentes de la part des militants LGBTQQIAAP.

Un des sites militants ThinkProgress a tenté de salir Sullins en raison de sa foi et de sa prêtrise. L’auteur, l’éditorialiste Zack Ford, en rien un expert en recherche sociologique, a déclaré l’étude « extrêmement viciée » et a illustré son article d’une photo de Sullins dans son habit sacerdotal. Pour Zack Ford l’étude a été réalisée sur les enfants élevés par des homosexuels avant la légalisation du mariage homosexuel, suggérant par là que l’officialisation du mariage entraînerait une différence sensible dans les résultats des enfants. Malheureusement pour Zack Ford, des résultats publiés récemment dans un mémoire d’amicus curiae déposé par l’American College of Pediatricians le 3 avril 2015 devant la Cour suprême des États-Unis indiquent bien un effet possible du mariage homosexuel, mais dans un sens inverse à celui escompté par les militants LGBTQQIAAP : la situation des enfants élevés par des couples de même sexe pourrait empirer quand ces couples homosexuels se marient... Voir le diagramme ci-dessous qui résume les résultats mentionnés dans ce mémoire.



Les défenseurs progressistes aux États-Unis admettent généralement que les enfants s’en sortent le mieux lorsqu’ils sont élevés par leur propre père et mère. La sociologue Sara McLanahan (très « laïque ») de l’Université de Princeton et d’autres experts tout aussi laïques affirment depuis des décennies que les enfants s’en tirent mieux quand ils sont élevés dans des familles traditionnelles hétérosexuelles.




[1] LGBTQQIAAP = lesbiennes (d’où le L), les gays (G), les bisexuels (B), les trans (T), les « queer » ou allosexuels (Q), ceux qui « se posent des questions » (Q pour « en questionnement »), les intersexués (I), les asexuels (A), les alliés (A pour celles et ceux qui luttent auprès des LGBT contre l’homophobie) et les pansexuels (P pour les personnes qui peuvent être attirées par toute autre personne sans distinction de sexe ou de genre : femme, homme, personne trans, androgyne ou intersexuée). Il existe une version plus longue : LGBTQQIP2SAA qui inclut les « 2 S » les bispirituels, les berdaches des Premières nations qui possèderaient à la fois les esprits masculins et féminins.

Voir aussi

Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

Enfants de couples homosexuels : « toutes les études [militantes] sont invalides »

« Les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents »

Louis-Michel Lepeletier marquis de Saint-Fargeau est issu d’une illustre famille de parlementaires. Il est l'arrière-petit-fils de Michel Robert Le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, fils de Michel-Étienne Le Peletier de Saint-Fargeau (1736-1778) et de Suzanne-Louise Le Peletier de Beaupré (morte le 20 février 1762 à l’âge de 28 ans


Le 20 janvier 1793, il sera assassiné par un ancien garde du corps de Louis XVI après que Lepeletier ait voté la mort du roi.

Le plan d’éducation élaboré par Michel Lepeletier, présenté par Robespierre le 13 juillet 1793 (le jour même où Marat fut assassiné) fut voté le 13 août 1793 par les députés de la Convention, mais ne fut pas exécuté. Nombre de ses idées se retrouveront bien plus tard, au XIXe siècle, dans la pensée de Jules Ferry.

Extraits de ce fameux plan qui marquera la pensée de la gauche éducatrice :

« [...] D’abord, je remarque avec peine que jusqu’à six ans l’enfant échappe à la vigilance du législateur, et que cette portion importante de la vie reste abandonnée aux préjugés subsistants et à la merci des vieilles erreurs.

À six ans, la loi commence à exercer son influence : mais cette influence n’est que partielle, momentanée ; et par la nature même des choses, elle ne peut agir que sur le moindre nombre des individus qui composent la nation.

[...]

À douze, le pli est donné et l’impression des habitudes est gravée d’une manière durable.

[...]

Ici s’élève une question bien importante.

L’institution publique des enfants sera-t-elle d’obligation pour les parents, ou les parents auront-ils seulement la faculté de profiter de ce bienfait national ?

D’après les principes, tous doivent y être obligés.

Pour l’intérêt public, tous doivent y être obligés.

Dans peu d’années, tous doivent y être obligés

Mais dans le moment actuel, il vous semblera peut-être convenable d’accoutumer insensiblement les esprits à la pureté des maximes de notre nouvelle constitution. Je ne vous le propose qu’à regret ; je soumets à votre sagesse une modification que mon désir intime est que vous ne jugiez pas nécessaire. Elle consiste à décréter que d’ici à quatre ans l’institution publique ne sera que facultative pour les parents. Mais ce délai expire, lorsque nous aurons acquis, si je peux m’exprimer ainsi, la force et la maturité républicaines, je demande que quiconque refusera ses enfants à l’institution commune soit privé de l’exercice des droits de citoyen pendant tout le temps qu’il se sera soustrait à remplir ce devoir civique, et qu’il paye, en outre, double contribution dans la taxe des enfants, dont je vous parlerai dans la suite.

[...]
N’oublions pas quel est l’objet de cette première éducation commune à tous, égale pour tous. Nous voulons donner aux enfants les aptitudes physiques et morales qu’il importe à tous de retrouver dans le cours de la vie, quelle que soit la position particulière de chacun.

[...]

Nos premiers soins se porteront sur la portion physique de l’éducation.

Former un bon tempérament aux enfants, augmenter leurs forces, favoriser leur croissance, développer en eux vigueur, adresse, agilité ; les endurcir contre la fatigue, les intempéries des saisons, la privation momentanée des premiers besoins de la vie : voilà le but auquel nous devons tendre ; telles sont les habitudes heureuses que nous devons créer en eux ; tels sont les avantages physiques qui, pour tous en général, sont un bien précieux.

Les moyens pour remplir cet objet seront faciles dans le système de l’institution publique. Ce qui serait impraticable pour des enfants envoyés à l’école deux heures par jour, quelquefois deux heures seulement par semaine, et tout le reste du temps hors de la dépendance d’une commune discipline, se réalise ici sans effort.

Continuellement sous l’œil et dans la main d’une active surveillance, chaque heure sera marquée pour le sommeil, le repas, le travail, l’exercice, le délassement ; tout le régime de vie sera invariablement réglé ; les épreuves graduelles et successives seront déterminées ; les genres de travaux du corps seront désignés ; les exercices de gymnastique seront indiqués ; un règlement salutaire et uniforme prescrira tous ces détails, et une exécution constante et facile en assurera les bons effets.

Je désire que pour les besoins ordinaires de la vie, les enfants, privés de toute espèce de superfluité, soient restreints à l’absolu nécessaire.

Ils seront couchés durement, leur nourriture sera saine, mais frugale ; leur vêlement commode, mais grossier.

ll importe que, pour tous, l’habitude de l’enfance soit telle, qu’aucun n’ait à souffrir du passage de l’institution aux divers états de la société. L’enfant qui rentrera dans le sein d’une famille pauvre retrouvera toujours ce qu’il quitte ; il aura été accoutumé à vivre de peu, il n’aura pas changé d’existence : quant à l’enfant du riche, d’autres habitudes plus douces l’attendent, mais celles-là se contractent facilement. Et pour le riche lui-même, il peut exister dans la vie telles circonstances où il bénira l’âpre austérité et la salutaire rudesse de l’éducation de ses premiers ans.

Après la force et la santé, il est un bien que l’institution publique doit à tous, parce que pour tous il est d’un avantage inestimable, je veux dire l’accoutumance au travail.

Je ne parle point ici de telle ou telle industrie particulière, mais j’entends en général ce courage pour entreprendre une tâche pénible, cette action en l’exécutant, cette constance à la suivre, cette persévérance jusqu’à ce qu’elle soit achevée, qui caractérise l’homme laborieux.

Formez de tels hommes, et la République, composée bientôt de ces robustes éléments, verra doubler dans son sein les produits de l’agriculture et de l’industrie.

Formez de tels hommes, et vous verrez disparaître presque tous les crimes. Formez de tels hommes, et l’aspect hideux de la misère n’affligera plus vos regards. Créez dans vos jeunes élèves ce goût, ce besoin, cette habitude de travail, leur existence est assurée, ils ne dépendent plus que d’eux-mêmes.

J’ai regardé cette partie de l’éducation comme une des plus importantes. Dans l’emploi de la journée, tout le reste sera accessoire, le travail des mains sera la principale occupation. Un petit nombre d’heures en sera distrait ; tous les ressorts qui meuvent les hommes seront dirigés pour activer l’ardeur de notre laborieuse jeunesse.

Les pères de famille, les élèves, les maîtres, tous, par la loi que je vous propose, seront intéressés à produire dans les ateliers des enfants la masse la plus considérable de travail qu’il sera possible ; tous y seront excités par leur propre avantage.

Les uns, parce qu’ils y trouveront la diminution de la charge commune ; les autres, parce qu’ils y verront l’espérance d’être honorés et récompensés ; les enfants enfin, parce que le travail sera pour eux la source de quelques douceurs toujours proportionnées à la tâche qu’ils auront remplie.

ll est une foule d’emplois laborieux dont les enfants sont susceptibles.

Je propose que tous soient exercés à travailler à la terre : c’est la première, c’est la plus nécessaire, c’est la plus générale occupation de l’homme, partout d’ailleurs elle offre du pain.

On peut encore leur faire ramasser et répandre les matériaux sur les routes ; les localités, les saisons, les manufactures voisines de la maison d’institution offriront des ressources particulières. Enfin, un parti plus général ne serait peut-être pas impraticable.

Je vomirais qu’on établit dans les maisons mêmes d’institution divers genres de travaux auxquels tous les enfants sont propres, et qui, distribués et répartis dans tous ces établissements, grossiraient sensiblement pour la République la masse annuelle des productions manufacturées.

J’appelle sur cette vue importante d’économie politique l’attention et le génie des citoyens intelligents dans les arts. J’offre un programme à remplir sur cet objet, et je demande que la nation promette une honorable récompense pour tous ceux qui indiqueront un genre d’industrie facile qui soit propre à remplir la destination que je vous propose.

Régler sa vie, se plier au joug d’une exacte discipline sont encore deux habitudes importantes au bonheur de l’être social. Elles ne peuvent se prendre que dans l’enfance ; acquises à cet âge, elles deviennent une seconde nature.

On calculerait difficilement à quel point une vie réglée et bien ordonnée multiplie l’existence, moralise les actions de l’homme, fait entrer dans sa conduite tout ce qui est bien, et la remplit tellement d’actes utiles, qu’il n’y reste plus de place, si je puis parler ainsi, pour tout ce qui est vice ou désordre.

Je n’attache pas un moindre prix à l’habitude d’une austère discipline. Souvenons-nous que nous élevons des hommes destinés à jouir de la liberté, et qu’il n’existe pas de liberté sans obéissance aux lois. Ployés tous les jours et à tous les instants sous le joug d’une règle exacte, les élèves de la patrie se trouveront tous formés à la sainte dépendance des lois et des autorités légitimes. Voyez ce jeune soldat avant qu’il ne s’engage, et retrouvez-le après qu’il a servi quelque temps : ce n’est plus le même homme ; ce changement est pourtant l’ouvrage de quelques mois de discipline militaire.

Combien ce moyen ne sera-t-il pas plus efficace, étant dirigé sur les organes souples et flexibles de l’enfance, modifié avec philosophie et mis en œuvre avec habileté et intelligence.

Sans l’éducation commune et nationale, il est également impossible de créer les deux habitudes importantes que je viens de développer. Deux heures d’école ébaucheraient à peine l’ouvrage ; l’indépendance du reste du jour en effacerait jusqu’à la trace. Sans l’éducation nationale, il vous faut aussi renoncer à former ce que j’appelle les mœurs de l’enfant, qui bientôt, par ce plan, vont devenir les mœurs nationales ; et par là je veux dire la sociabilité ; son caractère, un langage qui ne soit point grossier, l’attitude et le port d’un homme libre, enfin des manières franches, également distantes de la politesse et de la rusticité. Entre citoyens égaux d’une même République, il faut que ces divers avantages de l’éducation soient répartis à tous : car on a beau dire, ces nuances, lorsqu’elles existent, créent d’incalculables différences et établissent de trop réelles inégalités entre les hommes.

Je ne sais si je m’abuse, mais il me semble que toutes les habitudes dont j’ai présenté jusqu’ici l’énumération sont une source féconde d’avantages pour les enfants et pour l’État ; ce sont les vrais fondements d’une salutaire éducation ; sans elles il n’existe pas d’éducation. Si, dans l’enfance, nous ne les donnons point à tous les citoyens, la nation ne peut pas être profondément régénérée.

[...]

Quelles sont les notions, quelles sont les connaissances que nous devons à nos élèves ? Toujours celles qui leur sont nécessaires pour l’état de citoyen, et dont l’utilité est commune à toutes les professions.

J’adopte entièrement, pour l’institution publique, la nomenclature que le Comité vous a présentée pour le cours des écoles primaires, apprendre à lire, écrire, compter, mesurer, recevoir des principes de morale, une connaissance sommaire de la constitution, des notions d’économie domestique et rurale, développer le don de la mémoire en y gravant les plus beaux récits de l’histoire des peuples libres et de la Révolution française ; voilà le nécessaire pour chaque citoyen ; voilà l’instruction qui est due à tous.

[...]

C’est d’après le principe que l’enfance est destinée à recevoir l’impression salutaire de l’habitude, que je voudrais qu’à cet âge il ne soit point parlé de religion, précisément parce que je n’aime point dans l’homme ce qu’il a toujours eu jusqu’à présent, une religion d’habitude.

Je regarde ce choix important comme devant être l’acte le plus réfléchi de la raison. Je désirerais que, pendant le cours entier de l’institution publique, l’enfant ne reçût que les instructions de la morale universelle, et non les enseignements d’aucune croyance particulière.

Je désirerais que ce ne fût qu’à douze ans, lorsqu’il sera rentré dans la société, qu’il adoptât un culte avec réflexion. ll me semble qu’il ne devrait choisir que lorsqu’il pourrait juger.

Cependant, d’après la disposition actuelle des esprits, surtout dans les campagnes, peut-être pourriez-vous craindre de porter le mécontentement et le scandale même au milieu de familles simples et innocentes, si les parents voyaient leurs enfants séparés jusqu’à douze ans des pratiques extérieures de tout culte religieux. Je soumets cette difficulté de circonstances à la sagesse de vos réflexions ; mais j’insiste, dans tous les cas, pour que cette partie d’enseignement n’entre point dans le cours de l’éducation nationale, ne soit point confiée aux instituteurs nationaux, et qu’il soit seulement permis (si vous jugez cette condescendance nécessaire) de conduire à certains jours et à certaines heures les enfants au temple le plus voisin, pour y apprendre et y pratiquer la religion à laquelle ils auront été voués par leurs familles.

Telles sont les bornes dans lesquelles se renferme le plan de l’institution publique.

Je peux le résumer en deux mots.

Donner à tous les habitudes physiques et les habitudes morales, les instructions et les connaissances qui, étant acquises dans l’enfance, influent sur tout le reste de la vie, qu’il importe à tous d’acquérir, qui ont une commune utilité pour tous, à quelque profession qu’ils se destinent, et qui doivent produire une masse sensible d’avantages pour la société, lorsqu’elle en aura également pourvu tous les membres qui sont destinés à la composer. [...]

»

La lecture de ce plan éducatif devant la Convention révolutionnaire suscita de nombreuses réactions. Soutenu par Danton et Robespierre, il fut combattu par l'abbé Grégoire. Il fut approuvé par les conventionnaires. « L’imagination, dit Robespierre en opinant pour l’adoption du plan d’éducation publique obligatoire, pose les bornes du possible ; mais quand on a le courage de bien faire, il faut franchir ces bornes... Je vois d’un côté la classe des riches qui repousse cette loi ; de l’autre le peuple qui la demande : je n’hésite plus, elle doit être adoptée. »

Danton qui déclara plus tard que les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents fit décréter la création de « maisons d’égalité » où les enfants seraient instruits, nourris et logés gratuitement et de classes où les citoyens qui voudraient garder leurs enfants pourraient les envoyer pour s’y instruire.

Lors de la séance du 22 frimaire an II (1794), Danton déclara « II est temps de rétablir ce grand principe qu’on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la république avant d’appartenir à leurs parents. Nous avons assez fait pour les affections, devons-nous dire aux parents, nous ne vous les arrachons pas, vos enfants, mais vous ne pouvez les soustraire à l’influence nationale. »

« Formule odieuse — selon Albert de Mun, adversaire de Jules Ferry — mais précieuse en même temps, qui démasque les rhéteurs, qui résume nettement les déclamations, et qui exprime en quatre mots ce que M. Spuller [un jacobin de l’époque de Jules Ferry] met aujourd’hui cent pages à dire moins bien ».

Robespierre, Danton et Barère insisteront publiquement à plusieurs reprises sur la primauté de l’État en matière d’éducation.

Robespierre prononce ainsi
le 18 floréal an II (mai 1794), Arch. parlem., 1/82/138/2, cette phrase :
« La patrie a seule le droit d’élever ses enfants ; elle ne peut confier ce dépôt à l’orgueil des familles ni aux préjugés des particuliers. »

Danton déclara ainsi 13 août 1793, (Arch. parlem., 1/72/126/2) :

« Mon fils ne m’appartient pas, il est à la République »

Danton ajoute le 22 frimaire an II, 12 décembre 1793 : Moniteur n° 84, 24 frimaire, 14 décembre, p. 339/2 :
« les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents »

« les enfants appartiennent à la famille générale, à la République, avant d’appartenir aux familles particulières » (source ici aussi)

Ces formules sont récurrentes dans les procès-verbaux du Comité d’instruction publique de la Convention. Le 18 décembre 1792, J.-B. Leclerc y déclare :
« Au moyen de l’instruction commune, vous déjouez toutes les passions funestes au bien public, vous dérobez le cœur des enfants à l’aristocratie des parents, à leur orgueil, à leur fanatisme. »

Napoléon réinstaura la puissance paternelle : « L’autorité des pères de famille doit être là pour suppléer les lois, corriger les mœurs et préparer l’obéissance ». (MALEVILLE, corédacteur du Code civil).

Voir aussi

Le Devoir de Montréal : « L’école n’est pas au service des parents. »

ECR — Nos enfants n’appartiennent pas à l’État

Marie Geiss-Galimard : « Pour les Allemands, les enfants sont la propriété de l’État »

Le cours ECR « pour former des citoyens complets » (les parents privés du cours étant incomplets ?)

Allemagne — Parents inquiets protestent contre l’imposition de la théorie du genre

Georges Leroux – le pluraliste jacobin (1 sur 2)

George Leroux : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance (des parents)

Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

Même dans la Suède très ouverte sur l'homosexualité, les homosexuels mariés ont trois fois plus de risque de se suicider que les autres personnes mariés. Tel est le résultat d’une étude publiée en mai dans l’European Journal of Epidemiology.

Les auteurs de l’étude ont noté que l’intolérance sociale au comportement homosexuel ne saurait expliquer facilement ce résultat, la Suède étant connue pour son acceptation de l’homosexualité. « Même dans un pays comparativement tolérant envers l’homosexualité comme la Suède, les personnes qui forment des couples homosexuels mariés encourent un risque plus élevé de suicide que celles mariés dans des unions hétérosexuelles », notent les auteurs de l’étude.

L’étude sur le suicide a porté sur plus de 6.000 couples mariés homosexuels en Suède

Intitulée « Le suicide chez les couples mariés en Suède : le risque est-il plus grand au sein des couples de même sexe ? », l’étude a utilisé les banques de données détaillées du gouvernement suédois pour comparer plus de six mille couples homosexuels (n = 6.456) aux couples hétérosexuels du pays (n = 1.181.723). Elle s'est penchée sur tous les couples mariés entre 1996 et 2009 et les a suivi jusqu’en 2011 pour ce qui a trait au suicide.

Ces recherches ont montré que le risque de suicide était dans l’ensemble 2,7 fois plus élevé chez les couples homosexuels, avec un intervalle de confiance à 95 % compris entre 1,5 et 4,8. Le risque est plus élevé chez les hommes (2,9) que chez les femmes (2,5).

Des risques élevés de pathologies diverses constatés dans les milieux homosexuels

Les résultats de ces études sont similaires à ceux de nombreuses autres recherches effectuées ces dernières années et qui ont constaté une forte corrélation entre le comportement homosexuel et un éventail de conséquences psychologiques négatives, y compris dans des pays connus pour leur forte acceptation du comportement homosexuel.

Celles qui ont été menées aux Pays-Bas, pays également tolérant en matière d’homosexualité, ont constaté que les homosexuels, mariés ou non, souffrent de taux significativement plus élevés de troubles de l’humeur, d’anxiété, de toxicomanie, de risque de se suicider, de troubles alimentaires et de crises d’angoisse.

Le comportement des homosexuels, qui se caractérise souvent des niveaux élevés de promiscuité et d’instabilité dans leurs relations interpersonnelles, se traduit par des taux d’infection par le VIH de 10 à 20 % dans les zones urbaines, ainsi que des risques élevés de contracter un herpès, le virus cancérigène d’Epstein-Barr, la syphilis, un cancer anal et d’autres pathologies.

Le programme d'éducation à la sexualité sexualité se lamente que certains ados redeviennent hétéros par pression sociale

Le programme du Monopole se lamente également que les jeunes qui sont ouverts et « flexibles » au niveau de l’identité sexuelle sont ramenés par la pression sociale « grandissante » à des rôles et identités stéréotypées « traditionnels » et « nuisibles » (voir ici). Rappelons que selon une étude, environ 70 % des ados qui se disaient LGBT se déclarent hétérosexuels par la suite

Voir aussi

Étude sur les maladies liées à l'activité homosexuelle masculine (MST, cancer)

Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques

Peut-on encore condamner le mariage homosexuel à l'école ?

États-Unis — Les homosexuels nettement moins heureux que les hétérosexuels

LGBT — Davantage exposés aux problèmes de santé, de tabagisme et d'alcoolisme

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels

Le cours d'éducation sexuelle ontarien évite-t-il l'augmentation du nombre de maladies vénériennes ? (Réponse sans surprise : non)

Cour suprême — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction » (quand on rappelle des faits peu plaisants de manière trop virulente pour les juges le long de l'Outaouais).

Enfants de couples homosexuels : « toutes les études [militantes] sont invalides »

VIH : En Île-de-France, 80 fois plus de contaminations chez les homosexuels

VIH : Les découvertes de séropositivité baissent dans tous les groupes, sauf chez les homosexuels

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels


Peut-on encore condamner le mariage homosexuel à l'école ?

Cette époque prétend être plus tolérante, défendre la liberté de parole et la « diversité ». Cette diversité ne semble pas s’appliquer à ce qui est le plus humain : les opinions, les systèmes culturels et les conceptions anthropologiques. On pourrait même dire que la société postmoderne cherche le consensus, que l’école a un énorme rôle pour imposer la doxa facilité par l'obligation scolaire et l'imposition d'un programme d'enseignement à toutes les écoles même dans des matières morales.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les gouvernements au Québec comme en France (avec les différents ministres de l’Éducation socialistes ou libéraux) imposent leurs cours idéologiques (ECR, éducation civique, histoire, éducation à la sexualité) et refusent toute exemption à ces mêmes cours « offerts » pour « promouvoir la diversité » (sexuelle, mais pas d'opinion !)

Pourra-t-on encore défendre dans les écoles (catholiques ou autres) la conception traditionnelle et orthodoxe du mariage ? Voici ce qu’en pensent les évêques catholiques d’Australie.


Extrait de la lettre pastorale des évêques d’Australie intitulée : « Don't mess with marriage »
Une redéfinition du mariage ayant pour but d’y inclure les relations homosexuelles aura des conséquences de grande ampleur pour nous tous.

Citons ici, à titre d’exemples, quelques faits tirés de la vie réelle qui se sont produits récemment.

– La ville de Cœur d’Alène, dans l’Idaho (É.-U.), a ordonné aux ministres du culte chrétiens de célébrer les mariages homosexuels, sous peine de se voir infliger 180 jours d’emprisonnement pour chaque jour où ils ne l’auraient pas fait, ainsi qu’une amende de 1 000 dollars par jour ; certains députés britanniques ont menacé de retirer l’autorisation de célébrer des mariages aux membres du clergé qui refusent de célébrer des « mariages homosexuels ».

– Aux Pays-Bas, en France, en Espagne, aux États-Unis et en Australie, des prêtres ont été menacés de poursuites en justice pour « propos incitant à la haine » parce qu’ils avaient défendu la conception du mariage correspondant à leur tradition religieuse ; la ville de Houston, dans l’état du Texas, a été jusqu’à contraindre des pasteurs à soumettre préalablement leurs sermons à un examen juridique, sous peine d’assignations à comparaître, dans le cas où ces sermons traiteraient de questions ayant un lien avec la sexualité.

– Dans le Colorado et l’Oregon, des tribunaux ont condamné à des amendes des pâtissiers qui avaient refusé, pour des motifs religieux ou de conscience, de fabriquer des gâteaux de mariage pour « mariages homosexuels » ; dans l’état du Nouveau-Mexique, un photographe spécialisé dans les photos de mariages a été condamné à payer une amende pour avoir refusé de faire des photos pour une telle cérémonie ; et dans l’Illinois, des agences de voyages ont été poursuivies en justice pour ne pas avoir organisé de voyages de noces pour des « mariages homosexuels ».

– La Yeshiva University de New York a été poursuivie en justice pour ne pas avoir fourni de logement à des « couples mariés homosexuels » et d’autres instituts universitaires catholiques ont été menacés d’actions en justice analogues.

– En Grande-Bretagne et dans certains états des É.-U., des agences d’adoption catholiques ont été obligées de fermer leurs portes parce qu’elles n’avaient pas confié d’enfants en adoption à des couples homosexuels : par exemple l’agence Evangelical Child Family Services (Illinois, É.-U.) a été fermée en raison de son refus de le faire.

– Dans certains états des É.-U., des organisations catholiques ont été contraintes d’étendre à leurs salariés homosexuels vivant en couple les avantages qu’elles accordaient à leurs salariés mariés.

– Dans le Nouveau Jersey, une agence de rencontres en ligne a été poursuivie en justice parce qu’elle n’avait pas fait bénéficier des couples homosexuels de ses prestations ; dans le comté de San Diego, un médecin s’est vu intenter un procès parce qu’il avait refusé de participer personnellement à la conception sans père d’un enfant, par le biais d’une insémination artificielle.

– Au Canada ainsi que dans plusieurs pays d’Europe, il a été ordonné à des parents de laisser leurs enfants en classe lors de cours d’éducation sexuelle pendant lesquels étaient enseignées la valeur positive de l’activité homosexuelle et son égalité avec l’activité conjugale hétérosexuelle. Par exemple, David et Tanya Parker s’étaient opposés à ce que leur enfant — en maternelle — reçoive des enseignements concernant le mariage homosexuel, après la légalisation de celui-ci par la Cour suprême du Massachusetts ; le résultat a été que l’on a passé les menottes à David et qu’il a été mis en état d’arrestation pour avoir essayé de faire sortir son fils de la classe pendant ce cours. On a dit à ces parents qu’ils n’avaient aucunement le droit d’agir ainsi.

– Le Barreau d’Angleterre a retiré à un groupe appelé « Christian Concern » l’autorisation d’utiliser ses locaux parce que ce groupe défendait le mariage traditionnel, ce qui — a déclaré le Barreau — est contraire à sa « politique de diversité ».

– Aux États-Unis, au Canada et au Danemark, des pasteurs ou des organisations religieuses ont été contraints à accepter que des mariages homosexuels soient célébrés dans leurs églises ou dans leurs salles : l’Ocean Grove Methodist Camp, dans le Nouveau Jersey (É.-U.), a été privé d’une partie des exemptions fiscales dont il bénéficiait, parce qu’il n’accepte pas la célébration d’unions homosexuelles civiles dans ses locaux.

– Des députés britanniques ont menacé d’interdire aux Églises de célébrer les mariages si elles n’acceptent pas de le faire aussi pour les homosexuels.

– Le grand rabbin d’Amsterdam et un évêque espagnol ont été menacés d’actions en justice pour « propos incitant à la haine » simplement parce qu’ils avaient réaffirmé le point de vue correspondant à leurs traditions religieuses.

– Le directeur adjoint des Services psychiatriques de l’État de Victoria, en Australie, a fait l’objet de pressions ayant pour but de le faire démissionner de son poste à la Commission de cet état chargée des Droits de l’Homme et de l’Égalité des Chances parce qu’il s’était associé à un groupe de 150 médecins qui avait affirmé, lors d’une enquête menée par le Sénat australien, que les enfants vivent mieux quand ils ont auprès d’eux un père et une mère ; dans plusieurs des états des É.-U. et en Angleterre, des psychologues ont également perdu leur emploi pour avoir affirmé qu’ils préfèrent le mariage traditionnel ou les familles qui sont fondées sur lui.

– Ayant permis les « mariages de personnes du même sexe », le Brésil a ensuite autorisé les mariages polygamiques et une forte pression pour que ces derniers soient également légalisés se fait sentir au Canada et dans d’autres pays du monde.

– Des entrepreneurs, des athlètes, des journalistes, des enseignants, des médecins et des infirmières, des leaders religieux et d’autres personnes qui, dans différents pays, s’étaient exprimés en faveur du mariage traditionnel ont été dénigrés dans les médias, ils se sont vus refuser des emplois ou des contrats d’affaires et ils ont été menacés de poursuites en justice.

C’est ainsi qu’une conception du mariage — celle qui le définit comme l’union d’un homme et d’une femme — qui était précédemment commune aux croyants et aux incroyants, à travers toute une variété de cultures et d’époques, devient de plus en plus une vérité que l’on ne peut plus dire. Redéfinir le mariage a des conséquences pour tout le monde.

Source, traduction française par Antoine de Guitaut.

Voir aussi

Québec — Le nouveau programme d'éducation sexuelle prônerait l'exploration sexuelle...?

Cour suprême — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction » (quand il s'agit des homosexuels)

Arrêt Whatcott : la Bible pas « haineuse », mais le juge Rothstein a-t-il tout lu ?

Tribunaux suprémacistes (arrêt Whatcott, suite)


Reproduire une annonce d'une revue homo et un verset biblique : un discours haineux ?

Cour suprême du Canada — limites aux propos chrétiens « haineux » « homophobes » ?

Selon la Juge puinée Deschamps de la Cour suprême : l'église catholique en faveur du créationnisme (C'est faux.) [Cette juge « très particulière » a démissionné malgré son jeune âge peu après.]

mercredi 3 août 2016

Le Pape François dénonce vivement la théorie du genre à l'école

Le Pape François a vivement critiqué la théorie du genre, alors qu’en Pologne pour la Journée mondiale de la Jeunesse, la semaine dernière, en disant qu’il était « terrible » pour les enfants à apprendre à l’école que le « genre » est un choix et que de telles choses équivalent à la destruction de l’idée que l’homme est fait en l’image de Dieu.

François a fait ses remarques lors d’une réunion privée avec les évêques de la Pologne lors de sa visite là-bas pour la Journée mondiale de la jeunesse. Le Vatican a publié le compte rendu de la réunion de mardi (en italien [l’original] et en traduction polonaise).

Nous reproduisons ci-dessous son intervention en italien puis la traduction de celle-ci en français.

Noi stiamo vivendo un momento di annientamento dell’uomo come immagine di Dio.

E qui vorrei concludere con questo aspetto, perché dietro a questo ci sono le ideologie. In Europa, in America, in America Latina, in Africa, in alcuni Paesi dell’Asia, ci sono vere colonizzazioni ideologiche. E una di queste - lo dico chiaramente con “nome e cognome” - è il gender! Oggi ai bambini – ai bambini! – a scuola si insegna questo: che il sesso ognuno lo può scegliere. E perché insegnano questo? Perché i libri sono quelli delle persone e delle istituzioni che ti danno i soldi. Sono le colonizzazioni ideologiche, sostenute anche da Paesi molto influenti. E questo è terribile. Parlando con Papa Benedetto, che sta bene e ha un pensiero chiaro, mi diceva: “Santità, questa è l’epoca del peccato contro Dio Creatore!”. E » intelligente ! Dio ha creato l’uomo e la donna ; Dio ha creato il mondo così, così, così…, e noi stiamo facendo il contrario. Dio ci ha dato uno stato “incolto”, perché noi lo facessimo diventare cultura; e poi, con questa cultura, facciamo cose che ci riportano allo stato “incolto”! Quello che ha detto Papa Benedetto dobbiamo pensarlo: “E’ l’epoca del peccato contro Dio Creatore!”. E questo ci aiuterà.

Nous vivons un moment d’anéantissement de l’homme comme image de Dieu.

Et là, je voudrais conclure sur cet aspect parce que, derrière cela, il y a des idéologies. En Europe, en Amérique, en Amérique latine, en Afrique, dans certains pays d’Asie, il y a de véritables colonisations idéologiques. Et une de celles-ci — je le dis clairement avec « le nom et le prénom » — est le « genre » ! Aujourd’hui, à l’école, on enseigne ceci aux enfants — aux enfants ! : que chacun peut choisir son sexe. Et pourquoi enseigne-t-on ceci ? Parce que les livres sont ceux des personnes et des institutions qui te donnent l’argent. Ce sont des colonisations idéologiques soutenues aussi par des pays très influents. Et c’est terrible. En parlant avec le pape Benoît, qui va bien et qui a une pensée claire, il me disait : « Sainteté, notre époque est celle du péché contre le Dieu créateur ! » C’est intelligent ! Dieu a créé l’homme et la femme ; Dieu a créé le monde comme ceci, comme ceci, comme cela… et nous faisons le contraire. Dieu nous a donné un état « inculte » pour que nous le fassions devenir culture ; et ensuite avec cette culture, nous faisons des choses qui nous ramènent à l’état « inculte » ! Ce que le pape Benoît a dit, nous devons y penser : « C’est l’époque du péché contre le Dieu Créateur ! ». Et cela nous aidera.

Le pape François a déjà condamné la théorie du genre à plusieurs reprises par le passé. En janvier 2015, aux Philippines, il l’avait qualifiée de « colonisation idéologique ».

« La théorie du genre est une erreur de l’esprit humain qui conduit à tant de confusions », avait-il déclaré à l’époque.

Voir aussi

La désincarnation du monde, ou la théorie du genre (bientôt dans toutes les écoles)

Québec — Le nouveau programme d'éducation sexuelle prônerait l'exploration sexuelle...?

Québec — éducation sexuelle : dispense en 1992, aucune exemption en 2015.

Détourner la lutte contre l’intimidation et intimider les hétérosexistes


lundi 1 août 2016

Complément au nouveau cours d'histoire du Québec


Nous avions déjà parlé ici du correctivisme politique le plus affligeant des nouveaux manuels d'histoire du Québec où, par exemple, « vous ne trouverez à peu près rien sur l’invasion de l’Espagne par les musulmans au 8e siècle. Mais on insiste lourdement sur le fait qu’ils s’en font chasser 800 ans plus tard. On passe sous silence les razzias et la pratique de l’esclavage, courantes chez les populations arabes. »

Nous pensons qu'il est bon de corriger ces lacunes qui ne sont sans doute pas innocentes (interculturalisme oblige[1]). Nous présentons donc une vidéo et un livre qui permettront de compléter les carences historiques des jeunes québécois soumis au programme unique du Monopole de l'Éducation.

L’anthropologue et économiste Tidiane N’Diaye est l’un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet.






Extraits :

« Les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait de traitements inhumains. La traite négrière a commencé lorsque l’émir arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un accord en 652 les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. Ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XXe siècle. »

« Sous l’avancée arabe, […] des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman. Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale. »

[1] Voir la déclaration intéressante de Mme Christiane Taubira, députée de la Guyane française, en 2006 qui disait qu’il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » Rappelons que ladite dame Taubira est à l'origine de la loi éponyme sur l'enseignement de l'esclavage qui ne reconnaît comme crime contre l'humanité que : « la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe ».



Voir aussi

Un million d'esclaves européens chez les Barbaresques

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part


Quatorze siècles d'esclavage et de traite négrière arabo-musulmane. Extraits d'un documentaire d'Arte.Extraits qui commencent bizarrement : « rien n'est comparable », pour ensuite montrer le contraire, à moins que la castration des esclaves noirs mâles dans le monde arabe rendent les choses incomparables...


Le documentaire d'Arte au complet : Les Esclaves oubliés  (le titre allemand Sklaven für den Orient indique qu'il s'agit de la traite orientale).

samedi 30 juillet 2016

Alaska — Retrait reconnu comme un droit et restrictions sur qui peut enseigner l'éducation sexuelle

Hier, un projet de loi est devenu loi en Alaska. Il permet aux parents de décider que leurs enfants ne doivent pas participer à certains tests normalisés. La nouvelle loi restreint aussi qui peut donner des cours d’éducation sexuelle et donne aux parents un outil puissant pour s’opposer au programme de « tronc ou socle commun » (common core) cher à l’administration Obama.

Le programme « socle commun » est une initiative éducative aux États-Unis qui précise ce que les élèves de la maternelle à la 12e année d’études devraient savoir en anglais langues et en mathématiques à la fin de chaque année scolaire.

Critiques

En 2012, Tom Loveless de la Brookings Institution s’est demandé si ces nouvelles normes auront un effet bénéfique. Il a également déclaré que les normes passées « avaient peu fait pour égaliser la réussite scolaire au sein des différents États » de l’Union. Certains conservateurs ont attaqué le programme comme une tentative de mainmise fédérale « par le haut » sur les programmes d’éducation locaux et des États. Le gouverneur de la Caroline du Sud Nikki Haley a affirmé que son État ne devrait pas « abandonner le contrôle de l’éducation au gouvernement fédéral ni le céder au consensus des autres États. »

Plus d’une centaine universitaires ont signé une lettre ouverte qui critique le socle commun parce qu’il diminue la place des sciences humaines dans les programmes scolaires : le « tronc commun adopte une vision pragmatique de l’éducation qui doit être rentable et le cœur de sa philosophie est, pour autant que nous puissions la comprendre, que trop éduquer les gens est un gaspillage de ressources ». Même si le socle commun ne prescrit officiellement que des normes minimales, les éditeurs concevront leurs manuels pour respecter ces normes minimales et certains craignent que ces manuels distribués sur l'ensemble des États-Unis ne deviennent de facto les normes fédérales et participent ainsi à un nivellement par le bas.

Mark Naison, professeur à l’université Fordham et cofondateur de l’Association des enseignants Badass, a soulevé une objection similaire : « La critique libérale du tronc commun consiste en ce qu’il s’agit d’une entreprise à but lucratif considérable qui coûte aux districts scolaires une énorme quantité d’argent et qui éliminent du cursus scolaire les matières que les enfants aiment, comme l’art et la musique. »

Certains parents craignent non seulement un nivellement par le bas dicté par d’autres États ou le fédéral, mais aussi que ce programme annonce une standardisation croissante de l’enseignement aux États-Unis, non seulement en anglais et en mathématiques, mais également dans d’autres matières comme l’histoire, l’éducation sexuelle et la morale.

Droit de retrait

Le député de l’Alaska Wes Keller a introduit le projet de loi 156 (HB156) l’année dernière. Le texte donne le droit aux parents de l’Alaska de décider de l’éducation des enfants. Une disposition importante de la loi permet aux parents de faire en sorte que leurs enfants ne participent pas aux tests normalisés organisés par l’État.

La loi permet également aux parents de retirer leurs enfants de certaines classes.

Cela ne change pas les normes éducatives de l’Alaska, qui sont essentiellement celles du socle commun, mais il s’agit d’une victoire pour les parents qui désiraient que leurs enfants puissent ne pas participer à certaines évaluations et à certaines classes, comme l’éducation sexuelle.

La chambre (basse) a adopté le projet de loi HB 156 en avril par un vote de 22 à 17. Le Sénat a approuvé une version modifiée de la mesure par 15 voix à 5. Après quelques allers et retours entre les chambres pour concilier les versions de la Chambre et du Sénat, le projet de loi a été adopté le 5 mai et est devenue loi sans la signature du gouverneur Bill Walker, il entrera en vigueur le 26 octobre.

Parents s’opposant à ce que Planned Parenthood participe à l’éducation sexuelle de leurs enfants à l’école (« Halte à la promiscuité planifiée »)

Restrictions sur qui peut enseigner le programme d’éducation sexuelle

Le projet de loi HB 156 exige également que toute personne qui enseigne des cours ou des programmes d’éducation sexuelle ait un certificat d’enseignement valide et qu’il soit employé par l’école ou qu’il soit supervisé par quelqu’un qui l’est. Le conseil scolaire local devra également approuver le matériel utilisé pendant le cours d’éducation sexuelle et l’instructeur surveillé par un enseignant. Les parents doivent être en mesure de prendre connaissance des titres de compétence de l’instructeur en éducation sexuelle et du matériel pédagogique utilisé par celui-ci.

L’ACLU déçue

La très « progressiste » Union américaine pour les libertés civiques (ACLU) s’est déclarée déçue de ces libertés et droits accordés aux parents. Elle a regretté la décision du gouverneur Walker de ne pas opposer son veto au projet de loi HB 156. Selon l’ACLU, le droit au retrait des enfants rendra plus difficile l’apprentissage de faits médicaux précis, fondés sur des données probantes, relatifs à la santé sexuelle et aux relations saines. En réalité, les parents en faveur du droit de retrait ne s’opposent pas aux faits médicaux précis, mais plutôt à l’idéologie sous-jacente à certains programmes ou activités présentées lors de la classe sur l’éducation sexuelle : l’hédonisme, la sexualisation précoce plutôt que l’abstinence à l’école, l’avortement comme un « choix banal », l’homosexualité comme une exploration normale, etc.

L’ACLU est également déçue que Planned Parenthood (principalement connue pour ses cliniques de contraception et ses avortoirs, voir liens ci-dessous) voie sa présence potentiellement limitée dans les classes de l’Alaska.

Mouvement de retraits à New York

New York est un exemple de l’efficacité d’une campagne de retraits individuels contre les programmes de test du socle commun. Les militants de base ont commencé un mouvement qui s’est répandu dans l’ensemble de l’État.

Le New York Post a rapporté que 20 pour cent des parents ont choisi de retirer leurs enfants des tests liés au socle commun l’année dernière. Dans la vallée du Bas-Hudson, le nombre de retraits signalés cette année était encore plus élevé, selon USA Today :

Certains responsables scolaires ont publié de leur propre chef mardi le nombre de retraits ; d’autres ont refusé, affirmant que ces chiffres devraient d’abord être signalés à leurs conseils scolaires ; d’autres enfin maintiennent un strict silence. Ceux qui ont répondu étaient responsables de près de 44 000 élèves, dont près de 10 000 avaient refusé de passer les tests, soit un taux de 24 pour cent.

Le Washington Post a signalé que le nombre de retraits était également élevé dans d’autres régions.

Quatre-vingt-six pour cent des élèves admissibles aux tests dans le district de Long Island de Comsewogue ont refusé de passer le test, alors que 89 pour cent des élèves à Dolgeville dans la vallée Mohawk ont dit « non ».

Newsday
informait que 49,7 pour cent de tous les élèves de Long Island ont refusé de se soumettre aux tests même si le comité de rédaction de Newsday a exhorté à plusieurs reprises les parents à ce que leurs enfants s’y soumettent.

Imposition par subventions fédérales interposées

Le Socle commun a pour but de créer des normes d’éducation à l’échelle nationale des États-Unis. Bien que le Socle commun ait été présenté comme une initiative de la National Governors Association (NGA) et du Conseil des chefs scolaires des États (CCSSO), le ministère fédéral (démocrate) de l’Éducation des États-Unis a été fortement impliqué dans les coulisses. Jusqu’à récemment, ce ministère liait l’octroi de dérogations au « No Child Left Behind Act » (« Aucun enfant laissé pour compte ») à l’adoption du socle commun.

La Loi « Chaque élève réussit » votée par le Congrès fédéral (à majorité républicaine) cette année interdit désormais le ministère de l’Éducation fédéral de tenter « d’influencer, d’encourager ou de contraindre l’adoption par un État de normes du socle commun ou d’autres normes scolaires communes à un nombre important d’autres États ». Mais la nouvelle loi fédérale stipule encore que les États doivent se conformer aux normes « Prêts pour une carrière et l’université », fondées sur le Socle commun, comme condition pour recevoir certains fonds fédéraux. Elle exige également que le ministre fédéral de l’éducation approuve les programmes de chaque État en matière de normes et d’évaluations.

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