vendredi 16 janvier 2015

France — raidissement contre les élèves instruits à la maison et traitement des « Je ne suis pas Charlie »


La ministre socialiste Belkacem
La ministre socialiste de l’Éducation en France a déclaré le 13 janvier :

« Je veux rappeler ici la nécessaire fermeté et le nécessaire travail d’éducation face aux propos et attitudes racistes et antisémites, face à la remise en cause du principe de laïcité et des principes et valeurs de la République. L’École de la République et ses fonctionnaires ne tolèrent pas l’intolérable. Ils réagissent immédiatement, avec fermeté, souci d’éducation et conformément au droit, c’est-à-dire dans le cadre des règlements intérieurs des écoles et établissements. Lorsque les faits nécessitent des sanctions, celles-ci sont proportionnées aux fautes commises, et systématiquement accompagnées d’un travail éducatif vis-à-vis des élèves, et d’une association des parents au caractère éducatif de la sanction. Notre rôle est de maintenir ces élèves, au même titre que tous les autres, dans le système éducatif. Je souhaite d’ailleurs que nous ayons une vigilance renforcée à l’égard des élèves instruits à domicile. »

Ces propos font suite à ceux de Nathalie Saint-Cricq, journaliste, responsable, depuis juin 2012, du service politique de la chaîne France 2. Elle déclarait au journal de 20 heures du 12 janvier 2015 « C’est justement ceux qui ne sont pas “Charlie” qu’il faut repérer, ceux qui, dans certains établissements scolaires ont refusé la minute de silence, ceux qui “balancent” sur les réseaux sociaux et ceux qui ne voient pas en quoi ce combat est le leur. Eh bien, ce sont eux que nous devons repérer, traiter, intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale. »









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Enfants précoces, doués ou surdoués ?


Arielle Adda, psychologue, a expliqué au Collège Latin le fonctionnement des enfants doués, également appelés précoces ou à hauts potentiels.





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jeudi 15 janvier 2015

Un des plus grands éditeurs britanniques appelle ses auteurs à ne pas parler de cochons...


L’éditeur britannique Oxford University Press conseille à ses auteurs de tenir compte d’autres cultures et de ne pas mentionner de cochons dans leurs livres.

L’appel de la maison d’édition d’éviter les mots liés aux cochons afin de ne pas offenser les musulmans et les juifs a été l’objet d’un débat sur la liberté d’expression dans l’émission de radio de la BBC Radio 4 Today. Les intervenants ont mentionné une lettre de l’éditeur demandant de ne pas utiliser les mots « cochon », « viande de porc » et « lard ».

Selon un porte-parole d’Oxford University Press, qui fait partie de l’université d’Oxford, les livres concernés sont destinés à l’étranger. « Le matériel éducatif publié au Royaume-Uni se vend dans 150 pays et c’est pourquoi nous devons tenir compte de toute une série de sensibilités et de différences culturelles ».



« Du politiquement correct insensé »

La décision de la maison d’édition a suscité un flot de voix critiques qui estiment qu’elle pratique « un politiquement correct insensé » et qui exigent que la liberté d’expression soit maintenue. Elles mettent également en doute que les musulmans et les juifs soient effectivement offensés par la mention d’animaux de la ferme dans un livre pour enfants.

Le monde compte environ 1,5 milliard de musulmans. La majorité des 49 pays à majorité musulmane possèdent une population jeune, ce qui selon le quotidien britannique The Independent en fait un marché important de matériel éducatif.

Oxford University Press, qui publie près de 6.000 nouveaux livres par an dans plus de 150 pays, est le plus grand éditeur universitaire du monde.




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mercredi 14 janvier 2015

J.-F. Lisée : pour moins de libertés dans des écoles de plus en plus « laïques »


Selon le Journal de Québec, Jean-François Lisée n’a pas l’intention de laisser le monopole du débat identitaire à Bernard Drainville et il peaufine sa position sur la laïcité.

Depuis la France, où il a passé les dernières semaines à s’occuper de son nouveau-né, le député de Rosemont milite pour que le Québec affirme la primauté de la norme sociale sur la religion. «Hors du temple, c’est la norme sociale, laïque, qui doit avoir préséance», plaide-t-il, dans un document obtenu par le Bureau parlementaire. Gageons que cette norme sociale sera bien à gauche, bien « progressiste ».

Mais le Québec ne doit pas refaire les erreurs commises par le gouvernement Marois, qui est allé trop vite en voulant bannir en bloc les signes religieux dans l’ensemble de la fonction publique, prévient l’aspirant chef péquiste.

Selon le député péquiste, les attentats perpétrés contre le journal satirique Charlie Hebdo à Paris constituent un tournant dans le débat sur la laïcité. «Il y a un avant et un après-Charlie.»
Et, pour respecter «l’esprit Charlie», la primauté de la norme sociale sur la religion devrait être au menu des cours d’Éthique et de culture religieuse que suivent les jeunes Québécois et être communiquée clairement aux nouveaux arrivants. Quelle est cette norme ? Qui la déterminera ?

Jean-François Lisée propose d'éteindre graduellement, sur une période de 15 ans, le financement public d’écoles à vocation religieuse. Pourquoi ? L'article du Journal de Montréal ne le dit pas. En outre, M. Lisée veut « Baliser strictement les écoles non subventionnées à vocation religieuse ».

De moins en moins de libertés dans des écoles de plus en plus « laïques ».... Afin d'intégrer les « immigrants » ? Les catholiques et protestants du Québec écoperont-ils encore ?





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lundi 12 janvier 2015

Rémi Brague : « Dans les gènes de l'islam, l'intolérance »



Rémi Brague est philosophe et historien de la pensée médiévale arabe et juive. Il est l’auteur, entre autres, de « Europe, la voie romaine » (1999), « La loi de Dieu. Histoire philosophique d’une alliance » (Gallimard, 2005), et de « Modérément moderne » (Flammarion, 2014). Il s’exprime au sujet des assassinats de Charlie Hebdo :
« L’attentat contre les dessinateurs de Charlie Hebdo rappelle de vieilles histoires qu’il me faut malheureusement rappeler ici.

À l’époque de Mahomet, dans l’Arabie du début du VIIe siècle, il n’y avait évidemment pas de journalistes, faute de journaux, d’imprimerie, etc. Mais il y avait des poètes. Leurs vers, transmis d’abord de bouche à oreille, pouvaient être louangeurs ou satiriques. Ils influençaient l’opinion, comme le font de nos jours les organes de presse. Lorsque Mahomet se mit à prêcher son dieu unique, prétendit en être le messager et se mit à légiférer en Son nom, déclarant ceci « permis » ou cela « interdit », certains de ces poètes se moquèrent de lui. Mahomet savait pardonner à ceux qui l’avaient combattu, mais ne tolérait pas qu’on mette en doute sa mission prophétique. Il demanda donc qui allait le débarrasser de ces poètes. Des volontaires se présentèrent et les assassinèrent. Ils tuèrent d’abord Ka'b ibn Achraf, un juif, puis Abou Afak, un vieillard, enfin Asma bint Marwan, une femme qui allaitait. Leurs meurtres sont racontés dans la plus ancienne biographie de Mahomet, « La vie de l’envoyé d’Allah » (Sirâ) d’Ibn Ichak, éditée par Ibn Hicham vers 830. Abdourrahman Badawi en a donné une traduction rocailleuse, mais intégrale (Beyrouth, Albouraq, 2001, 2 vol.), qu’on préférera aux nombreuses adaptations de ce texte, qui sont toutes plus ou moins romancées. Mahomet assura les assassins qu’ils n’avaient commis aucune faute, un peu dans l’esprit du verset du Coran : « Ce n’est pas vous qui les avez tués ; mais Dieu les a tués » (sourate VIII, verset 17 a).

On comprend l’embarras des musulmans d’aujourd’hui. Je ne possède pas de statistiques fondées sur des sondages d’opinion parmi eux, mais tout nous invite à croire que leur grande majorité désapprouve ces crimes. Et, en tout cas, ceux qui s’expriment les condamnent sans nuances. Ce qui est à leur honneur. Mais, au-delà du refus constamment réitéré, et d’ailleurs légitime, de l’« amalgame » et de la « stigmatisation », comment dire que ces agissements n’ont rien à voir avec l’islam ? Le Coran appelle Mahomet « le bel exemple » (sourate XXXIII, verset 21), qu’il est loisible, voire louable, d’imiter. Comment ne pas comprendre que certains se croient autorisés à commettre en son nom et pour le venger ce genre de crimes ? »

Il répondait aussi à Atlantico au sujet de ces attentats.

« À chaque attentat terroriste revendiqué par les djihadistes, l’origine de la radicalisation de l’islam fait débat. Enfermés dans des écrits d’une autre époque, certains croyants sont pris dans une spirale de violence sans fin. La faute à une religion qui peine à s’adapter à son temps.

Atlantico — Quelle est la marge de manœuvre de l’islam relativement à la parole de Mahomet ? Pour quelles raisons ?

Rémi Brague — Mais ce n’est pas la parole de Mahomet ! Le Coran, pour les musulmans, c’est la parole de Dieu, et en un sens très littéral, il a été dicté par Dieu. Dieu est pour eux l’auteur du Coran de la même façon que Flaubert est l’auteur de Madame Bovary. Mahomet n’a fait que prendre à la dictée. Il est certes le "bel exemple", ce pour quoi ses déclarations et ses actions (hadith) peuvent servir de sources de droit.

Tout le monde parle d’interpréter le Coran. Mais si c’est Dieu qui y dicte ses volontés, on ne pourra guère interpréter que le sens des mots. Le voile des femmes restera un voile ; on s’interrogera seulement sur sa longueur et son opacité.

Atlantico — Peut-on considérer que l’islam est piégé dans une interprétation figée de cette parole ? Quelles en sont les conséquences concrètes pour les musulmans ? Quel peut être le rapport de l’islam à la modernité ?

Rémi Brague — Il est déjà trompeur de parler de "théologie". C’est un mot chrétien, emprunté lui-même à Platon qui l’a forgé pour la première fois. Il désigne la tentative d’une exploration des mystères divins au moyen des instruments de la raison, et en particulier de la raison philosophique. Les philosophes arabes ont essayé quelque chose de tel, qui a tourné court.

Il faut plutôt chercher la réflexion des penseurs musulmans du côté de ce que l’on appelle le Kalâm, qui est une entreprise apologétique. On y cherche à montrer que les dogmes islamiques, supposés vrais et clairs en soi, sont plausibles, et que ceux des autres religions sont absurdes.

Le fait que l’islam soit vieux de quatorze siècles n’est pas décisif en soi. Si Mahomet avait vécu à la même époque que Joseph Smith, le prophète des Mormons, cela ne changerait rien. Ce qui est vraiment décisif, c’est l’idée d’une dictée d’un texte par Dieu, qui est éternel et omniscient.

"Islam" et "modernité", voilà deux mots sous lesquels on peut mettre mille choses. Tout dépend de ce que l’on entend par "islam". Le mot désigne une religion, une civilisation et des populations. Et la "modernité" est une période de l’histoire pendant laquelle sont apparues des choses plus ou moins bonnes. Bien des gens, dans les pays dans lesquels l’islam est la religion dominante, aspirent à certains aspects de la modernité. Ils se méfient d’autres. Et je les comprends. Nos sociétés "modernes" se portent-elles si bien que cela ?

Atlantico — Les différentes branches de l’islam sont-elles confrontées à la même difficulté ?

Rémi Brague — Le chiisme a formé un clergé, ce qui lui assure une certaine cohérence et de la discipline.

Atlantico — Il n’y a pas de clergé côté sunnite. Est-ce une raison des dérives ?

Rémi Brague — Non, mais l’absence d’un magistère interdit de distinguer ce qui représente légitimement l’islam et ce que l’on considère comme des déviations. Personne n’a le droit de dire : "tout ceci n’a rien à voir avec l’islam !"

Atlantico — Une institutionnalisation de l’islam est-elle possible ? À quelles conditions ?

Rémi Brague — Qui pourrait la réaliser ? Certainement pas les gouvernements occidentaux qui déclarent représentatifs les partenaires qu’ils choisissent de se donner, et qu’ils choisissent en fonction de leur docilité.

Atlantico — Il y a quand même différentes formes d’islam ?

Rémi Brague — Bien sûr, il y a des variétés selon les pays, le substrat culturel des peuples qui sont passés à l’islam est très divers. Il y a le sunnisme et le chiisme. Il y a de plus différentes écoles juridiques, quatre principales en islam sunnite. Il y a différentes confréries mystiques.

Rémi Brague — Reste que tous les musulmans sont d’accord sur l’authenticité du Coran, sur le caractère exemplaire de la vie de Mahomet, sur la direction de la prière et du pèlerinage vers la Mecque... Quant aux musulmans concrets, ou aux gens que l’on appelle ainsi, les plaquant de la sorte sur leur identité confessionnelle, leur rapport à leur religion est très varié, un peu comme chez les chrétiens. Avec cette différence que l’identité religieuse et l’identité culturelle sont plus étroitement liées.

Atlantico — Qui a aujourd’hui l’autorité en islam pour faire évoluer l’interprétation des textes, mais aussi pour sanctionner celles qui sont non conformes ? Le recteur d’al-Azhar ? À quelles conditions pourrait-il être amené à le faire ?

Rémi Brague — Restaurer le califat, qui était déjà l’ombre de lui-même quand Atatürk l’a officiellement supprimé en 1924, c’est depuis lors le rêve de beaucoup de musulmans. Ce rétablissement ne serait pas un mal, nous devrions peut-être même le souhaiter. Déjà, cela rendrait plus difficile l’autoproclamation d’un prétendu "califat" comme celui que l’on a avec les gens de ISIS.
Mais il faudrait pour cela que les musulmans se mettent d’accord entre eux. Le fondement dernier de quelque chose comme une doctrine officielle, une sorte d’orthodoxie, est l’accord unanime de la communauté. L’ennui est que l’on ne sait pas qui a le droit de formuler cet "accord unanime". Les autorités des établissements d’enseignement comme al-Azhar ne sont que de fait, et elles n’ont rien de contraignant. »

Sources : Le Point et Atlantico

Voir aussi

Rémi Brague sur l'islam, la culture classique et l'Europe

Meilleur « vivre-ensemble » grâce à la connaissance de l'autre ?

« Un Dieu, trois religions »

Histoire — « On a trop souvent mythifié el-Andalous »

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

Rémi Brague : « Notre modernité n’ose pas revendiquer ses racines chrétiennes »



dimanche 11 janvier 2015

Épreuve de français écrit: l'école privée supplante l'école publique

Il vaut mieux inscrire son enfant à l’école privée si on veut lui donner toutes les chances de pouvoir rédiger un court texte dans un français acceptable à la fin de ses études secondaires.

Le constat paraît implacable : les jeunes finissants de cinquième secondaire ont une bien meilleure maîtrise du français écrit s’ils ont fréquenté une école privée, plutôt qu’une école publique.

C’est ce qui ressort clairement, une fois de plus, des plus récentes données compilées par le ministère de l’Éducation, qui vient de rendre publics les résultats officiels de l’épreuve unique 2014 de français écrit de cinquième secondaire.

Entre les deux réseaux, force est d’admettre que l’écart se creuse.

En juin 2014, le taux de réussite de l’examen de français écrit des finissants du secondaire fréquentant le réseau public était de 74,5 pour cent. Au privé, il était de 90 pour cent.

L’écart atteint donc presque 16 points, soit trois de plus que l’année précédente. En 2013, le taux de réussite était de 79,6 pour cent au public et de 92,5 pour cent au privé.

Il est intéressant de noter que même si on s’en tient uniquement au réseau public, le nombre de jeunes finissants qui échouent le test de français a tendance à croître. On observe que le taux de réussite a chuté de cinq points en un an, passant de 79,6 pour cent en 2013 à 74,5 pour cent en 2014.

Depuis 2011, la performance du secteur public (qui était alors de 80,5 pour cent) est en baisse constante. Au contraire, celle du secteur privé s’est toujours maintenue au-dessus de 90 pour cent.

En clair, il faut conclure qu’un finissant sur 10 ayant fréquenté une école privée a échoué le test de français écrit, en juin dernier, alors que ce fut le cas pour un finissant sur quatre au secteur public.

Pourtant, les examens du ministère de l’Éducation ne semblent pas être d’une exigence démesurée.

Dans son texte de 500 mots, l’élève qui cumule 11 ans de scolarité peut commettre jusqu’à 14 fautes d’orthographe et conserver la mention « compétence acceptable ».

Et ce, même s’il a tout le loisir d’utiliser un dictionnaire, une grammaire et un recueil de conjugaisons.

Son court texte devra comporter plus de 35 fautes d’orthographe pour que l’élève perde automatiquement 50 pour cent des points.

L’épreuve écrite imposée aux jeunes de 5e secondaire consiste à écrire un texte d’opinion d’environ 500 mots sur un sujet donné. Ils ont 3 h 15 min pour compléter le travail.

L’évaluation est axée sur la qualité de l’argumentaire et la compréhension du mandat (30 pour cent), tandis que l’orthographe et la grammaire ne comptent que pour 20 pour cent de la note finale. La cohérence du texte (20 pour cent), la construction de phrases (25 pour cent) et la qualité du vocabulaire utilisé (5 pour cent) complètent le tableau.

La note de passage en français, qui cumule la cote obtenue en français écrit, en lecture et en expression orale, est de 60 pour cent. Mais pour chacune des composantes, une note de 50 pour cent suffit.

Le ministère mène présentement une analyse des résultats visant à comprendre pourquoi le taux de réussite fléchit d’une année à l’autre et pourquoi un tel écart se creuse entre l’école publique et l’école privée.

En fait, le taux de réussite varie beaucoup d’une école à l’autre et d’une région à l’autre, dans le réseau public.

Par exemple, la région de Montréal n’a pas enregistré une performance mémorable en juin dernier. Le taux de réussite de la Commission scolaire de Montréal a été de 69,6 pour cent, ce qui signifie que seulement deux élèves sur trois ont passé le test avec succès.

À Montréal, l’École internationale a obtenu un score enviable de 95,9 pour cent, tandis que l’École Eulalie-Durocher a dû se contenter d’un score de 43,9 pour cent.

Dans le réseau privé, toujours à Montréal, le Collège Jean-de-Brébeuf (96,3 pour cent), le Collège Jean-Eudes (98,8 pour cent) et le Collège Mont-Saint-Louis (99,6 pour cent) ont obtenu un score presque parfait.

À Québec, les élèves des écoles privées ont eux aussi une excellente maîtrise du français écrit, comme en témoigne la cote du Collège Jésus-Marie (97,9 pour cent) et du Collège Saint-Charles-Garnier (94,7 pour cent).

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, n’a pas donné suite à une demande d’entrevue. Le ministre prépare présentement un plan d’action visant à revoir l’enseignement du français au primaire et au secondaire, après avoir réduit le nombre d’heures de français (à la suite des autres gouvernements) pour augmenter les heures d’anglais (tripler en 30 ans pour l’ensemble de la scolarité) et d’autres matières. Sa stratégie, qui devrait être connue sous peu, doit mettre l’accent sur la compétence à acquérir en lecture et en écriture.

Au secteur public, 328 écoles ont participé à l’épreuve en juin dernier, contre 128 provenant du secteur privé.


Voir aussi

Épreuve uniforme de français : des résultats à la baisse

Québec — Triplement du nombre d'heures d'anglais en une trentaine d'années

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale »



mardi 6 janvier 2015

Les cours Griffon : un soutien scolaire en ligne


Les Cours Griffon proposent des cours de soutien scolaire et d’approfondissement pour les collégiens (matières : français, mathématiques, histoire et latin). Ces cours sont diffusés par internet et comportent des supports numériques (enseignement filmé) et papiers. Son fondateur, Xavier du Bellay, a accepté de répondre aux questions de Liberté scolaire.

— Pourquoi avoir fondé les Cours Griffon ?

Mon but est de rendre accessible au grand public une instruction de qualité, jusqu’ici réservée à trop peu d’élèves.

— En quoi consistent vos cours ?

Les Cours Griffon sont des cours diffusés par internet. Ils sont constitués de supports numériques et de supports papier.

L’enseignement de nos professeurs est filmé dans nos studios, et diffusé en « vidéo à la demande » sur notre plateforme internet lorsque l’élève veut suivre son cours. Au préalable, l’élève aura téléchargé et imprimé ses supports écrits, qui seront collés dans un cahier 24*32.

Il suit le cours du professeur et écrit dans son cahier en même temps. Les exercices que l’élève doit faire sont corrigés en vidéo par le professeur ensuite.

— À qui s’adressent ces cours ?

Ces cours s’adressent à tous les élèves de niveau collège, en complément de leur scolarité.

Les besoins des familles sont multiples :
  • Soutien scolaire pour des élèves ayant des bases faibles
  • Stage de remise à niveau pendant les vacances, mais depuis la maison et peu onéreux
  • Révisions avant la rentrée ou avant un examen
  • Approfondissement pour des élèves pas assez nourris intellectuellement en classe (niveau de la classe faible ; professeur absent ou défaillant ; élève précoce)
  • Complément de scolarité pour des enfants français expatriés
  • Solution originale pour les élèves rencontrant des difficultés scolaires (troubles de concentration ; phobie scolaire ; dyslexie ; dyscalculie ; …)

— Quelles matières et quelles classes proposez-vous ?

Nous proposons des cours de français, de mathématiques, d’histoire et de latin, de la 6e à la 3e, ainsi que des cours de remise à niveau en orthographe (grammaire, conjugaison, dictées analysées).

— Quels sont vos tarifs ?

L’intégralité de nos cours est disponible par abonnement familial, à partir de 10 euros par mois. La famille a accès à tous nos cours (toutes classes et toutes matières disponibles) et peut revoir les cours à volonté.

— Comment les élèves vivent-ils ces cours ? … et leurs parents ?

Les élèves sont étonnamment concentrés. Bien plus qu’en classe. Ils sont au calme et avancent à leur rythme. Comme ils travaillent par écrit tout au long du cours, ils sont physiquement et intellectuellement actifs. Le contenu du cours faisant appel à leur esprit d’analyse, ils ne s’ennuient pas. Ils n’ont pas l’impression de travailler, et pourtant ils travaillent 3 fois plus vite qu’en classe.

Les parents sont en général les premiers surpris de voir leur enfant aussi concentré et prêt à travailler, surtout si cela se passe moyennement en classe ! Et ils sont contents d’occuper intelligemment leurs collégiens, surtout pendant les vacances.

Pour consulter les témoignages.

— Quelles sont les particularités de ces cours ?

Pour mémoriser son cours, un élève a parfois plus besoin d’écrire et de le reformuler (la grande majorité des élèves), parfois plus besoin de le voir, parfois plus besoin de l’écouter. C’est ce que l’on appelle les mémoires kinesthésique, visuelle et auditive.

Les Cours Griffon prennent en compte ces différents besoins, afin de permettre à chacun de retrouver le support et la méthode d’apprentissage qui lui convient. Une même notion pourra être abordée plusieurs fois de façon différente. Nous faisons travailler toutes les capacités cognitives de l’élève.

— Ces supports de cours peuvent-ils être utilisés par un collège ?

Oui, ces cours peuvent aussi être utilisés en tant que cours magistral pour la classe inversée (cours suivi à la maison ; exercices faits en classe avec un professeur). Ceci peut permettre de développer une pédagogie impliquant davantage les élèves.

Pour les collèges hors contrat, cela permet des économies substantielles. Nous pouvons mettre en place des programmes dédiés et financièrement accessibles.

Nos professeurs sont tous diplômés (normaliens, agrégés, capes).

Pour découvrir des cours en accès libre : http://www.coursgriffon.fr

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dimanche 4 janvier 2015

Chine — l'école au cœur de la réussite sociale


Rémy Jost, nspecteur général honoraire de l’Éducation nationale, a étudié de près le système scolaire chinois. Nous reproduisons ici les éléments phares qu’il a exposés à PLOT, revue destinée aux professeurs de mathématiques de l’enseignement public.

Si le système chinois est perfectible, il dispose néanmoins de sérieux atouts qui pourraient inspirer le modèle français. Il y a par exemple une réelle volonté de réussite qui guide tout le système éducatif. L’organisation des établissements scolaires repose véritablement sur cette exigence, avec les mathématiques en point central.

L’école, facteur de cohésion sociale

Les Chinois ont une « haute idée de l’école » qui les encourage à avoir de grandes ambitions pour leurs enfants, en particulier dans les milieux les plus populaires et ruraux. Si la scolarité est normalement obligatoire jusqu’à 16 ans, elle n’est souvent pas respectée dans les campagnes profondes, signe de la disparité de cet immense pays en matière d’éducation.

Les valeurs de l’école portent sur le patriotisme, le civisme, la réussite par le travail, la persévérance et le respect. Ces valeurs sont d’ailleurs présentes dans toute la société chinoise, de même que la solidarité familiale qui prime l’individu. La réussite personnelle d’un élève a aussi pour but de faire réussir sa classe ou même de valoriser son école, ce qui vaut aussi chez les professeurs. Mais cette pression a des répercussions sur le bien-être des élèves chinois.

À travers l’exigence personnelle que requiert le système scolaire, les jeunes sont fortement responsabilisés. Rémy Jost explique par exemple que « tous les élèves sont responsables de la propreté de leur salle de classe » et chacun leur tour « la nettoient avec un balai et une serpillère ».

Une pédagogie de la réussite pour tous

Trois matières sont au cœur du système scolaire : le chinois, les mathématiques et l’anglais. Au lycée, elles sont enseignées tous les jours de la semaine.

Rémy Jost explique par exemple que « les élèves savent calculer mentalement avec une grande rapidité d’exécution ». Les Chinois apprennent à compter plus tôt qu’en France puisque « les tables de multiplication des multiples des nombres jusqu’à 25 sont maîtrisées dès la fin de l’école primaire ».

Pendant les cours, le professeur laisse un temps de réflexion personnelle et un temps de débat avec les élèves proches.

Le rythme est très différent par rapport à notre pays puisque les élèves ont chaque jour, du lundi au vendredi « 6 ou 7 séquences de cours de 40 à 45 minutes selon les provinces ». À la fin de chacune de ces séquences, il y a une pause de 10 minutes environ. En outre, deux fois par jour, « une séance de relaxation par massage des acupoints autour des yeux » est proposée.

Les examens sont aussi très présents dans le système éducatif chinois, de manière continue tout au long de l’année comme à la fin de chaque cycle. L’examen final s’appelle le gaokao. Il est préparé dès la première année de lycée qui dure trois ans en tout. Deux filières sont proposées aux élèves : l’une scientifique, l’autre littéraire. À l’approche du gaokao, le travail demandé aux élèves est très important. Le sport a également une place de choix dans les écoles chinoises. Une séance rapide de gymnastique a aussi lieu au moins une fois par jour. Le sport commence à être très pratiqué à l’école.

Les établissements n’ont pas peur d’investir de gros moyens financiers pour la réussite de leurs élèves. Par exemple, il n’est pas rare de voir le dernier matériel informatique au sein des écoles chinoises. L’usage du vidéoprojecteur se généralise également.

Le fameux slogan scandé aux États-Unis pour promouvoir les écoles à charte résume bien l’esprit pédagogique chinois : « Aucun enfant laissé de côté ». Le soutien scolaire est ainsi monnaie courante, aussi bien les soirs de la semaine que le samedi ou le dimanche. Rémy Jost explique que « les maîtres sont très engagés pour faire réussir leurs élèves ». Les professeurs ont une obligation de présence « d’au moins 40 à 45 heures par semaine » et restent souvent « plus de 60 heures dans les écoles primaires et les collèges » ! L’échec scolaire est donc presque inexistant, car les élèves les moins bons sont pris en charge pour qu’ils puissent compenser leurs insuffisances en temps voulu. Ce soutien personnalisé permet de compenser le nombre très élevé d’élèves par classe qui peut aller au-delà de 50. Ce sont les professeurs eux-mêmes qui donnent les cours particuliers à titre privé, ce qui permet à certains d’entre eux de « doubler leur salaire mensuel ».

Des professeurs très impliqués

Pour les professeurs, la formation est plutôt exigeante même si une vraie disparité existe entre les établissements en ville et à la campagne. En ville, la quasi-totalité des professeurs fait cinq ans d’études avant de passer un certificat de qualification puis « présentent leurs candidatures aux collectivités locales et à plusieurs chefs d’établissement ». La titularisation peut être longue (jusqu’à 10 ans). Tout au long de sa carrière, le professeur continue de bénéficier de formations. Il n’est pas rare non plus d’avoir des professeurs de lycée docteurs dans la discipline qu’ils enseignent, voire parfois au collège et au primaire. [Note du carnet : nous doutons que cela soit d’une grande utilité au primaire... Un docteur en littérature française n’enseigne pas nécessairemment mieux le français au primaire...]

Tous les jours, des devoirs sont effectués par les élèves, puis ramassés et corrigés le lendemain par leurs professeurs. Outre l’enseignement, un professeur est responsable du comportement des élèves. Il doit recevoir les parents qui le souhaitent et participe très régulièrement à des réunions avec les équipes de professeurs (les tests sont préparés de cette manière), avec le professeur principal d’une classe et le chef d’établissement.

La solidarité au sein d’une école est très forte. Les professeurs sont impliqués et prennent part à la renommée de leur établissement. Des concours de pédagogie sont organisés à tous les échelons (district, province, national). Si un professeur est jugé capable, « il est encouragé par ses collègues à se présenter à un concours ». Ainsi, il peut accroître la notoriété de son école.

Rémy Jost conclut sa présentation du système chinois par cette phrase : « la Chine investit de manière remarquable dans l’éducation de ses jeunes ». Et d’ajouter qu’il est « impressionné par ce dynamisme et cette confiance en la jeunesse ». Ce fort investissement de toute la société civile envers l’école s’est d’ailleurs traduit récemment par d’excellents résultats aux tests PISA.




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jeudi 1 janvier 2015

Japon — la natalité une nouvelle fois au plus bas en 2014


En 2014, le nombre estimé des naissances au Japon est de 1,001 million, soit le niveau le plus bas jamais enregistré dans ce pays à la population vieillissante, selon des statistiques officielles publiées jeudi.

C'est la quatrième année consécutive que le Japon enregistre un record à la baisse pour le nombre de nouveau-nés, selon le ministère de la Santé. Parallèlement, 1,269 million de personnes sont mortes en 2014, un chiffre en hausse pour la cinquième année consécutive.

D'après la presse locale, qui évoque une marge d'erreur d'un millier de bébés, le nombre de naissances pourrait en réalité être inférieur à un million.
La tendance devrait se poursuivre car «le nombre de femmes en âge de se reproduire est sur le déclin», a déclaré un porte-parole du ministère, cité par Kyodo News.

Le vieillissement de la population est un casse-tête pour la classe politique japonaise qui doit résoudre une équation impossible: le financement des pensions de retraites et la relance de la production et de la consommation par un nombre d'actifs en diminution pour un nombre de retraités en augmentation.

L'indice de fécondité au Japon plafonne à 1,4 enfant par femme, quand il en faudrait 2,1 pour assurer le renouvellement des générations.

Selon l'AFP, la principale raison de ce phénomène durable serait l'anxiété à l'égard de l'avenir, la peur de ne pas avoir assez de revenus pour subvenir aux besoins d'une famille. S'y ajoute un déficit d'infrastructures et modes de garde pour les jeunes enfants. C'est devenu une scie. L'AFP n'explique pas pourquoi la natalité était supérieure dans un Japon nettement plus pauvre il y a quelques décennies ou, aujourd'hui, dans des pays à faible infrastructure et monde de garde pour les enfants. Notons enfin que la natalité au Québec ne fait que baisser depuis 5 ans alors que l'infrastructure et modes de garde pour les enfants mis en place par le gouvernement ne font qu'augmenter.

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Mythe — C’est grâce à la République que l’enseignement est devenu obligatoire, public et gratuit

Le Centre national d'enseignement à distance (CNED) français enseigne aux jeunes enfants (voir ci-dessous) que c'est grâce à la République laïque que l’enseignement serait devenu obligatoire et gratuit en France.

Document qui fait croire que l'école gratuite et obligatoire est le fruit de la IIIe République
Histoire et géographie, par Catherine Laurent-Diaz, primaire cycle 3, niveau 3, CNED, 2013, p. 50

C’est faux : contrairement à une idée très répandue (et entretenue dans certains manuels, voir ci-dessus), la France n’a pas attendu 1789 et la République pour décréter que l’enseignement pouvait être gratuit et exister hors du giron de l’Église catholique. Le IIIe concile de Latran, en 1179 avait déjà formulé le principe de gratuité de l’enseignement1, même si ce privilège était réservé en priorité aux clercs. Au XVIe siècle, les collèges jésuites proposaient également un enseignement gratuit pour les garçons (non-clercs). À la même époque, dans le sud de la France, les écoles sont principalement laïques et dominées par les municipalités2.

La Révolution française va renverser l’avantage en faveur des écoles d'État. En 1792, Condorcet rend un Rapport sur l’instruction publique dans lequel il préconise la nationalisation et la gratuité de l’enseignement. Mais la loi fondatrice dans ce domaine, c’est la loi Falloux de 1850 qui institue la liberté de l’enseignement et distingue les écoles publiques, fondées et entretenues par les communes, des écoles libres, créées ou gérées par des particuliers. Ce n’est enfin que par la loi de 1881 que les écoles primaires françaises furent déclarées gratuites pour tous. Cependant la gratuité de l’enseignement et sa laïcité sont bien plus anciennes.

Selon Jean Sévillia « L’école laïque, gratuite et obligatoire » constitue un mythe fondateur de la IIIe République [après 1870]. Cependant ni le principe de la gratuité de l’enseignement ni celui de son obligation ne datent de cette époque : les petites écoles de l’Ancien Régime n’étaient pas payantes, les milliers de Frères des écoles chrétiennes donnaient un enseignement gratuit depuis 1681, pour instruire gratuitement les enfants du peuple ; et Louis XIV avait édicté l’obligation scolaire jusqu’à quatorze ans, en 1698.

En 1880 à la chambre des députés, Paul Bert, personnalité marquante du parti républicain, reconnaissait que 85 % des enfants étaient scolarisés dans le primaire mais mal scolarisés car ils l’étaient par l’Église.... l’important dans les lois Ferry, c’est la laïcité [ou le laïcisme]. En 1998, Jean-Michel Gaillard fit remarquer lors d’un colloque organisé à la Sorbonne, que « la laïcité loin d’être idéologiquement neutre, était un combat mené par les instituteurs contre la monarchie et le cléricalisme ». En décrétant la laïcité, Ferry veut en réalité que les enfants soient coupés des milliers de religieuses et de religieux qui se consacrent à l’enseignement primaire3.

« Théoriquement, l'« école obligatoire » date de Louis XIV et non de Jules Ferry. »4  Le principe de l'obligation scolaire se trouve déjà en 1698 dans un un édit de Louis XIV, même si celui-ci fut peu suivi d'effets. À l'étranger, il avait été mis en œuvre par la Prusse monarchique en 1717, ébauché par l'Autriche impériale en 1774 avant d'y devenir effectif en 1869.

Les frères des écoles chrétiennes dispensaient déjà aux enfants du peuple une instruction gratuite.

Et la loi Guizot en 1833, sous la monarchie donc, garantit la gratuité de l'école pour les indigents. Là où Jules Ferry va innover, c'est vrai, c'est en liant gratuité et obligation avec la laïcité militante5...

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France — « L’école laïque, gratuite et obligatoire » constitue un mythe fondateur






[1] « L’Église étant obligée, comme une bonne mère, de pourvoir aux besoins corporels et spirituels des pauvres, le concile ordonne qu’il y aura, pour l’instruction des pauvres clercs, en chaque église cathédrale, un maître à qui l’on assignera un bénéfice suffisant, et qui enseignera gratuitement ; que l’on rétablira les écoles dans les autres églises et dans les monastères, où il y a eu autrefois quelque fonds destiné à cet effet ; qu’on n’exigera rien pour la permission d’enseigner, et qu’on ne la refusera pas à celui qui en sera capable, parce que ce serait empêcher l’utilité de l’Église. » Source : http://catho.org/9.php?d=bq1#bb.

[2] Jacques Georgel, Anne-Marie Thorel, L’enseignement privé en France, du VIIIe au XXe siècle, Dalloz, 1995.

[3] Jean Sévillia, Historiquement correct, pour en finir avec le passé unique, p. 284.

[4] François Bluche, Louis XIV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 2002, p. 494.

[5] Jean Sévillia, Quand les catholiques étaient hors la loi, Perrin, 2005, p. 70.