mardi 4 décembre 2012

Collèges et lycées du XXIe siècle : la révolution de l'autonomie ?


Pour que chaque élève trouve enfin toute sa place à l’école, mieux vaut libérer les initiatives des enseignants sur le terrain que renforcer des consignes nationales uniformes. Le mouvement encore bien chaotique vers une plus grande autonomie des collèges et des lycées le permet. Comment l’approfondir et en faire l’axe principal d’une refondation de l’Education nationale ?

Si on y parvient, tout sera changé : un État recentré sur ses missions fondamentales, un établissement public maître de son projet et de ses moyens, une dynamique de la confiance, une nouvelle gestion.

Une révolution salutaire dans une société actuelle en crise ? En effet, le grand spectacle d’une vie publique médiatisée paraît peu propice à l’éducation, peu favorable à la compréhension mutuelle. Ce livre apporte une réponse. Sa fiche signalétique pourrait se formuler ainsi : Finalité : l’humanisme. Principes : autonomie et responsabilité. Politique : la coopération. Cadre : la décentralisation.

Lieu : l’établissement scolaire et son réseau. Mise en ouvre : confiance collective et management éducatif.

Les auteurs

Daniel Mallet, inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche, ancien élève de l’ENA, président du Cercle « Responsabilités éducatives et renouveau », est l’auteur d’ouvrages sur le système éducatif.

Maurice Berrard, inspecteur d’académie, docteur en anthropologie, fondateur de la revue Éducation & Management, est l’auteur d’ouvrages dans le domaine de l’éducation.

Collèges et lycées du XXIe siècle : la révolution de l'autonomie ?
par Daniel Mallet et Maurice Berrard
publié chez Armand Collin
à Paris
paru le 17 octobre 2012
192 pages.
EAN13 : 9782200277741




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Le Pape, l'école catholique et les évêques français

Le troisuème et dernier groupe d’évêques français a été reçu vendredi par le pape Benoît XVI. Dans son discours, le Saint-Père leur a parlé longuement de la nouvelle évangélisation, et il a abordé le problème délicat des écoles catholiques.

Lors de la dernière assemblée plénière, la Conférence épiscopale de France (CEF) a créé un Conseil pour l’enseignement catholique dont les membres sont le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, Mgr Éric Aumonier, évêque de Versailles et Mgr Alain Planet, évêque de Carcassonne et Narbonne. Le texte sur l’école catholique n’a pas pu être finalisé et les nombreuses divergences sur le sujet font craindre à certains un nouveau retard. Dans certains diocèses, l’évêque tente de reprendre la main sur un système qui a été mutualisé et confisqué par le niveau national. Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, en avait fait les frais il y a quelques années.

Déjà, à la mi-novembre, le cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, avait rappelé aux évêques français l’impératif de défense de l’enseignement catholique. Une affirmation qui n’a pas plu à certains évêques français.

Cette fois, c’est le pape qui n’y va pas de main morte :
« La jeunesse étant l’espoir et l’avenir de l’Église et du monde, je ne veux pas omettre de mentionner l’importance de l’éducation catholique. Elle accomplit une tâche admirable, souvent difficile, rendue possible par le dévouement inlassable de formateurs : prêtres, personnes consacrées ou laïcs. Au-delà du savoir transmis, le témoignage de vie des formateurs doit permettre aux jeunes d’assimiler les valeurs humaines et chrétiennes afin de tendre à la recherche et à l’amour du vrai et du beau (cf. Gaudium et spes, n° 15). Continuez de les encourager et de leur ouvrir de nouvelles perspectives pour qu’ils bénéficient aussi de l’évangélisation. »
Ainsi, le pape demande clairement aux évêques de recruter dans les écoles catholiques des enseignants et des cadres qui puissent donner l’exemple d’une vie chrétienne assumée, ce qui est bien loin d’être le cas aujourd’hui.

Et le pape insiste sur la responsabilité de l’école catholique aujourd’hui, alors qu’elle accueille 20 % des élèves de France :
« Quant aux écoles catholiques qui ont façonné la vie chrétienne et culturelle de votre pays, elles ont aujourd’hui une responsabilité historique. Lieux de transmission du savoir et de formation de la personne, d’accueil inconditionnel et d’apprentissage de la vie en commun, elles bénéficient souvent d’un prestige mérité. Trouver les chemins pour que la transmission de la foi demeure au centre de leur projet éducatif, est nécessaire. La nouvelle évangélisation passe par ces écoles et par l’œuvre multiforme de l’éducation catholique qui sous-tend de nombreuses initiatives et mouvements dont l’Église est reconnaissante. L’éducation aux valeurs chrétiennes donne les clés de la culture de votre pays. En ouvrant à l’espérance et à la liberté authentique, elle continuera de lui apporter dynamisme et créativité. L’ardeur apportée à la nouvelle évangélisation sera notre meilleure contribution à l’épanouissement de la société humaine et la meilleure réponse aux défis de toute sorte qui se posent à tous en ce début du troisième millénaire. »
Aux évêques qui se posent la question des moyens de la nouvelle évangélisation en France, la solution est donc toute trouvée : remettre la transmission de la foi au cœur du projet éducatif des écoles catholiques. Et si les ouvriers manquent, que nos évêques n’hésitent pas à mettre la main à la pâte !

Source



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France — Ces matières que les profs ont du mal à enseigner

Le Figaro revient sur ces matières polémiques que les enseignants ont du mal à aborder dans les écoles qui enseignent le programme gouvernemental.

Croisades, holocauste juif, colonisation, sexualité, « lutte à l'homophobie », darwinisme… Les enseignants se plaignent de plus en plus de leurs difficultés à traiter de certains sujets devenus « sensibles » du fait notamment des pressions religieuses venues des élèves et de leurs parents.

« Madame, je n'ai pas le droit d'écrire “Yahvé”. Comment je fais pour le contrôle ? » Question d'une collégienne à sa professeur d'histoire-géographie dans un établissement de l'Essonne. « Dans une classe de troisième, certains élèves en sont venus aux mains lors d'un cours sur la décolonisation », poursuit l'enseignante.

D'ordre religieux ou identitaire, il est des questions qui fâchent à l'école. Et embarrassent les professeurs au quotidien. Le sujet est cher à Vincent Peillon. Drapé de sa foi laïque, le ministre de l'Éducation le répète à l'envi: il ne tolérera aucune entorse à la laïcité républicaine. (Voir une analyse de son dernier livre.) Le 22 novembre, en ouverture du Salon de l'éducation, il évoquait encore ces « professeurs qui ne peuvent enseigner certaines matières librement ». Tout en précisant quelques jours plus tard que les programmes des fameux cours de morale laïque ne seraient pas définis avant la rentrée 2015…

Parmi les disciplines concernées, l'histoire arrive en tête. Les Croisades, la Shoah, la guerre d'Algérie, l'histoire des religions, la colonisation, l'immigration, les événements du Proche-Orient… Intrinsèquement, la discipline cumule, de l'école primaire à la terminale, les sujets « sensibles ».

« Tout ce qui touche à l'identité des élèves peut devenir un sujet chaud. Et comme les ados sont en recherche d'identité… » Antoine Tresgots, délégué national au syndicat Unsa, est professeur d'histoire-géographie dans un lycée près de Montargis (Loiret). Il a en tête la réaction brutale de cette jeune fille noire, qui, lors d'un cours sur l'esclavage, choisit d'utiliser le pronom « nous » pour désigner les esclaves et « vous » pour les esclavagistes. « Certains sujets exigent un travail d'objectivation, de mise à distance. D'autres en revanche sont non négociables. Des remarques telles que “les musulmans croient que…” ou “Jésus, ce n'est pas possible parce que…» n'ont rien à faire dans ma classe. » Quant au refus de certains parents de voir leur enfant apprendre une leçon sur l'islam, il ne peut que le juger « absurde ».

« Nous ne sommes pas “empêchés” de travailler », avance prudemment Serge Lacassie, président de l'association des professeurs de biologie et géologie, avant de parler de « positions extrémistes marginales », dans sa discipline, les sciences et vie de la terre. Il faut dire qu'en «SVT» [sciences de la vie et de la Terre], deux sujets d'importance peuvent susciter des tensions. « Les questions de sexualité, de procréation, de contraception et d'avortement sont parfois difficiles à aborder, explique-t-il. Certains garçons ont par ailleurs une vision de la femme qui n'est pas celle de la République française. »

Darwin contesté

Les professeurs se heurtent aussi aux oppositions suscitées par la théorie de l'évolution du naturaliste anglais Darwin. Une théorie réfutée, au nom du créationnisme, par des tenants d'un islam radical. « Comment expliquer, dans ces conditions, que la Terre a 4,6 milliards d'années. Et comment parler de roches de plus de 100 millions d'années ? » interroge le professeur. Certains élèves n'ont pas hésité à rendre des copies blanches. Au-delà, Serge Lacassie déplore les incidences de ces discours extrémistes sur l'ensemble de la science : « On se méfie des sciences et des experts. »

« Il faut imposer la différence entre les faits scientifiques et les croyances personnelles», martèle de son côté Valérie Sipahimalani, professeur de SVT au lycée Jules-Ferry dans le IXe arrondissement parisien. Elle décrit des cas d'élèves placés « en situation de conflit de loyauté ». « Il est nécessaire d'enseigner la démarche scientifique qui se situe à la croisée de la science et de la philosophie. Dans le fait scientifique, il n'y a rien à croire, mais tout à démontrer », ajoute-t-elle. Confrontée à « des réactions à brûle-pourpoint » telles que « l'homme n'est pas un animal puisque c'est une créature de Dieu », elle préfère que les élèves « disent ».

« La théorie de l'évolution, unificatrice de la biologie, est entrée dans les programmes du lycée depuis 2001. Et de ce point de vue, la France est un des pays les plus avancés », avance cependant la professeur. Aux États-Unis, berceau du créationnisme, où se sont développées au début des années 1990 les thèses de du « dessein intelligent », la théorie de l'évolution est régulièrement mise à mal dans les écoles dont les conseils d'administration, élus, peuvent modifier les programmes. Et ce, alors même que la Cour suprême a tranché sur le sujet en 1987. En 2007, dans de nombreux pays, collèges, lycées et universités avaient ainsi reçu L'Atlas de la création, ouvrage imprimé en Turquie prétendant démontrer que l'évolution n'était pas une doctrine, mais de la propagande antireligieuse.

Mais comment, dans leurs classes, les professeurs font-ils face à ces fins de non-recevoir ? En 2004, un rapport de l'Inspection générale de l'éducation nationale s'est intéressé au problème. À noter au passage que parmi les inspecteurs généraux ayant participé à ce rapport, figure un dénommé Jean-Paul Delahaye, conseiller spécial du ministre de l'Éducation nationale tout juste promu, le 21 novembre, à la Direction générale de l'enseignement scolaire (Dgesco). Les conclusions de ce rapport devraient donc inspirer son action à la tête de l'instance chargée, entre autres, d'élaborer les programmes.

Face aux difficultés, certains enseignants pratiquent « une autocensure préventive », explique le rapport. En histoire, il relève le cas d'un professeur faisant cours, coran sur le bureau, afin d'y recourir dès que des contestations se manifestent. En biologie, des enseignants avouent ne plus aborder la reproduction avec « les classes difficiles ». Et certaines jeunes recrues expliquent « candidement » présenter la science « comme une croyance comme les autres ». Mais il y a aussi « les plus aguerris », parmi lesquels certains ont le sentiment de livrer « un combat contre l'obscurantisme », tandis que d'autres regrettent de devoir consacrer autant de temps à la défense de la laïcité, « aux dépens de l'enseignement ».

« Une gestion quotidienne du fait religieux dans les établissements »

Professeur d'histoire-géographie à Rouen (Seine-Maritime), Anthony Lozac'h fait partie de ces aguerris, qui connaissent les ressorts du sujet et peuvent en jouer de manière pédagogique. Lorsqu'en éducation civique, il a choisi de poser la question : « peut-on caricaturer Mahomet ? », le débat a été « vif », mais il a eu le sentiment de remplir sa « mission éducative ». « Nous sommes sur une corde raide. Il ne faut pas tomber dans la complaisance ou céder à des opinions liberticides. Il faut faire vivre nos valeurs démocratiques, notamment par l'exercice du débat, qui ne s'improvise pas », conclut-il.

Enfin, si l'histoire, l'éducation civique et la biologie sont les premières matières à faire les frais du fait religieux, aucune discipline n'y échappe, comme le décrit le rapport de l'Éducation nationale. En littérature, Voltaire est enterré, Madame Bovary répudiée, tandis qu'Harry Potter est accusé de satanisme par une mère évangélique.

Conjugué à une institution scolaire dont la légitimité n'est plus si évidente, le sujet se pose avec d'autant plus d'acuité. L'école est moins protégée, les parents plus intrusifs. Un fait qui dépasse les disciplines et la salle de classe. Valérie Sipahimalani parle ainsi de « gestion quotidienne du fait religieux ». « Dans les établissements publics, je constate qu'élèves et parents adoptent souvent des positions confessionnelles », explique-t-elle, évoquant des refus de voyages scolaires pour cause de jour de Chabbat, de voile interdit ou de transfusion sanguine impossible chez les Témoins de Jéhovah. Et l'école primaire aussi est concernée. « Ils ont de la chance les musulmans, ils ne mangent pas de porc »… Une remarque d'écolier de CE2 (troisième année du primaire) qui en dit long à la fois sur la qualité de la restauration scolaire et sur les débats dans la cour de récréation. Quant à l'histoire de cet enfant de 10 ans brandissant avec fierté sa copie en proclamant : « J'ai eu une meilleure note que mes copains musulmans à mon contrôle sur l'islam ! », elle illustre amplement cette confusion des genres entre croyances et enseignement.




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Les parents veulent s'investir dans les devoirs de leurs enfants

À l’heure où le ministère de l’éducation nationale est à la recherche d’un scénario pour supprimer les devoirs à la maison — suppression préconisée dans le rapport issu de la concertation pour la « refondation de l’école » convoquée cet été —, Séverine Kakpo, enseignante-chercheuse en sciences de l’éducation, publie une enquête sur la mobilisation des familles populaires autour de cet enjeu. Un travail de terrain d’une année environ que cette ex-professeure de lettres en Seine-Saint-Denis a mené, dans les quartiers populaires de la périphérie parisienne, auprès d’une vingtaine de familles dont les enfants sont scolarisés à la charnière de l’école primaire et du collège. Les résultats de ce travail ethnographique viennent étayer les données de l’Insee : loin du cliché sur la «  démission parentale », les familles populaires ont foi en l’utilité des devoirs, s’investissent chaque soir — ou presque. Et si l’abolition des devoirs, officiellement interdits depuis 1956, n’était pas le véritable enjeu ?

S'appuyant sur les résultats d'une enquête ethnographique conduite auprès de familles appartenant aux couches sociales modestes mais encore suffisamment préservées par la précarisation de l'emploi et des conditions de vie pour s'autoriser le développement de « dispositions scolastiques », le livre de Séverine Kapko opère une plongée dans le quotidien de la préoccupation scolaire des familles et montre comment les parents transforment leur foyer en institution de sous-traitance scolaire mais aussi en institution pédagogique autonome puisqu'ils sont bien souvent prescripteurs de travail « en plus ». L'enquête montre que ces familles qui donnent, sur le plan social, tous les gages de conformité aux attendus de l'école font souvent, sur le plan des savoirs, l'expérience d'une profonde désorientation, peinant à se retrouver dans les méandres opaques du curriculum scolaire contemporain (programmes changé à dessein selon des gens comme Alain Finkielkraut pour empêcher la reproduction des élites, alors que le résultat inverse a été obtenu !)

Les familles sont déçues, comme un des pères interrogés, face à des manuels comme celui de sciences de la vie et de la terre de son fils : « Il n'y a que des images, pas trop de textes, que de l'illustration… » L'apprentissage de la lecture, avec la méthode désormais « semi-globale », désarçonne aussi. « Ils apprennent à lire par cœur » des mots entiers, s'étonne une mère qui s'étonne de cette méthode contraire au code de l'écriture..

À l'autre bout de l'échelle sociale, bien des familles réprouvent également certaines de ces pédagogies. « La différence tient au fait que les familles plus aisées comprennent la démarche », estime Séverine Kakpo qui semble désapprouver la « désorientation des parents ». Il n'empêche : mêmes ces familles plus aisées n'adhèrent pas et vont chercher ailleurs — du côté des établissements privés sous contrat, voire hors contrat, et des organismes de soutien (les percepteurs modernes) — ce que l'école n'apporte pas à leurs enfants.

Certaines développent en outre des formes actives de résistance pédagogique : ils continuent à enseigner à l'ancienne, achètent des livres d'apprentissage de la lecture syllabique, demandent à leurs enfants d'apprendre des faits, des règles, des dates, font des dictées. Au grand chagrin des pédagogistes modernes en cour. Ouvrant la « boîte noire » des pédagogies familiales, l'ouvrage analyse la manière dont les parents réinterprètent le curriculum et met en évidence l'existence de dissonances entre codes scolaires et codes familiaux.

Les devoirs à la maison,
Mobilisation et désorientation des familles populaires
de Séverine Kakpo
aux Presses universitaires de France (PUF)
publié en septembre 2012
192 pages.

Voir aussi

« Les moments passés avec les enfants sur les devoirs sont précieux »

Pourquoi 68 % des Français sont opposés à la suppression des devoirs scolaires





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lundi 3 décembre 2012

Royaume-Uni — Les Britanniques favorables à l’enseignement du christianisme à l’école

Selon un sondage YouGov réalisé sur un panel représentatif de 1 832 personnes pour l’Université d’Oxford, 64 % des Britanniques pensent que le christianisme doit être enseigné à l’école afin d’aider les enfants à bien comprendre l’histoire du Royaume-Uni.

Cinquante-sept pour cent des sujets de sa Majesté pensent aussi qu’une bonne compréhension du christianisme est essentielle pour permettre aux plus jeunes d’appréhender la culture et le mode de vie britanniques.

En outre, 44 % souhaitent par conséquent qu’une plus grande attention soit accordée à son enseignement dans l’éducation religieuse dispensée à l’école. Mais 37 % s’inquiètent du manque de connaissances des enseignants sur le christianisme…

Plus de la moitié des Britanniques interrogés pensent qu’il est important que les enfants connaissent l’histoire du christianisme (58 %), les grandes fêtes chrétiennes (56 %) et la façon dont cette religion distingue le bien du mal (51 %).




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samedi 1 décembre 2012

Impasse sur les années SIDA dans le film Les Invisibles

C'est aujourd'hui la journée mondiale du sida. En France, un film Les Invisibles est sorti le 28 novembre. Il a été adulé par les gros médias conformistes : « un film sur l'homosexualité piquante et assumée » ou encore « Poignant et bouleversant ».

Petit débat autour du film et pourquoi celui-ci fait l'impasse sur les années SIDA, le choix comme témoins de vieillards sympas, l'occultation des aspects les plus sordides (les backrooms). Pour Éric Zemmour, il s'agit d'un film de propagande qui vise à faire des homosexuels de nouveaux héros.






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vendredi 30 novembre 2012

L'école de l'État « n'a pas suffisamment travaillé sur les mentalités »

Remarques franches de la part de la ministre française des Droits des femmes.

« C'est le rôle de l'école que de véhiculer des valeurs, c'est le rôle de l'école de venir contrecarrer que la société envoie en permanence qui sont des messages d'inégalités, de stéréotypes. L'école trop souvent conforte les schémas et les stéréotypes nous lui demandons de les contrecarrer ».

L'inégalité est d'abord la différence (tant valorisée par ailleurs) entre l'homme et la femme. Les stéréotypes la culture. La ministre veut changer la mentalité et la culture des élèves captifs de l'État.

Afin de lutter contre ces prétendues inégalités, un enseignement idéologique supplémentaire, cette fois à l'égalité entre les filles et les garçons va être mis en place « dès la dernière section de maternelle jusqu'à la fin de la primaire ». Cela doit être mis en œuvre dans cinq académies [grandes commissions scolaires] différentes à titre expérimental dans les mois à venir, « puis généralisé l'année suivante ».

« On est en 2012, on regarde les chiffres, tout est inscrit dans la loi et pourtant les inégalités sont bel et bien là. On est très loin du compte. L'égalité réelle, c'est une génération dans laquelle on va regarder pourquoi les lois ne s'appliquent pas, on rentre dans le dur des choses. On comprend très vite que les lois ne s'appliquent pas parce que on a eu beau adopter des textes on n'a pas suffisamment travaillé sur les mentalités. Ce qui est a la racine des inégalités, c'est un certain nombre de stéréotypes, de constructions qui enferment chaque sexe dans un rôle préétabli ».

L'indifférenciation donc comme dernier Grand Soir...

Rappelons cette autre idée de cette ministre de la gauche sociale pour banaliser l'homosexualité à l'école. Pour cette ministre des Droits des femmes (des femmes!) il faut mentionner systématiquement l'orientation sexuelle des personnages historiques dans les manuels, enfin uniquement le mentionner quand ils sont des homosexuels :
« Aujourd'hui, ces manuels s'obstinent à passer sous silence l'orientation LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) de certains personnages historiques ou auteurs, même quand elle explique une grande partie de leur œuvre comme Rimbaud. »
Pour Le Nouvel Observateur, de gauche, cette petite phrase n’aurait pas tant fait réagir, si la porte-parole du gouvernement avait fait l’économie d’un mot. Un seul. L’adverbe "même". Parce que, s’il paraît normal d’évoquer l’homosexualité d’un auteur ou d’un personnage historique dès lors que son orientation sexuelle éclaire son œuvre ou la trajectoire d’un personnage, pourquoi s’y intéresser dans le cas où cela n’aurait eu aucune incidence connue ? Car, en plaçant l’adverbe "même", Najat Vallaud-Belkacem entend bien systématiser cette mention, même si cela ne venait pas à éclairer le passage enseigné.




« Ils ne savent pas quoi faire pour rétablir la compétitivité industrielle de la France, mais ils veulent changer les programmes. C'est toujours la même chose. Je rassure la ministre : les livres sont déjà de la propagande. Ça continue. Ils veulent faire la promotion de l'homosexualité. »


Voir aussi

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre





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jeudi 29 novembre 2012

Autriche — son école et son plein emploi







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Des garderies poursuivent l'État pour concurrence déloyale

Des propriétaires de garderies privées non subventionnées se préparent à déposer une requête en recours collectif contre le ministère de la Famille qu'ils accusent de concurrence déloyale.

Le 12 novembre dernier, le ministère de la Famille a donné le feu vert à la création de 13 000 places en garderies d'État, annoncées en 2011 par le gouvernement Charest, en plus de s'engager à lancer un appel d'offre pour 15 000 places supplémentaires, en février prochain.

Le gouvernement péquiste a indiqué que ces places fortement subventionnées à 7$, seront toutes accordées à de nouveaux CPE (garderies d'État). Cette décision pourrait fort probablement être néfaste pour les 600 garderies privées non subventionnées de la province.

«Malheureusement, nous perdrons des enfants. Nous en perdons aussitôt que les parents ont un appel pour une place à 7$», a exprimé Jaleh Raissi, propriétaire de deux installations privées, situées sur la Rive-Sud de Montréal.

Elle a souligné que dans des établissements non subventionnés, ce sont les parents qui paient 100 % de la note, de 35 $ à 38 $ par jour selon les garderies. « Ils peuvent recevoir un crédit d'impôt du gouvernement couvrant une partie de la somme. Mais plusieurs n'ont rien parce que leurs revenus sont trop élevés », a-t-elle poursuivi.

L'Alliance des garderies privées non subventionnées pilote le projet de recours collectif au nom des propriétaires d'établissements non subventionnées comme Jaleh Raissi. « Nous avons fourni un service pendant de longues années et le gouvernement vient de nous bannir du système », a déclaré Khalid Daher, président de l'Alliance et propriétaire de la garderie Joyeuses Marguerires.

L'homme travaille avec un cabinet d'avocats montréalais pour préparer le dépôt de la requête en recours collectif. Selon lui, la poursuite sera intentée le plus rapidement possible, en 2013.

L'Alliance veut réclamer obtenir des dédommagements en raison des préjudices subis par l'écartement des appels d'offres et la concurrence déloyale du gouvernement. L'annulation de l'appel d'offre en cours et des subventions pour les garderies non subventionnées seront également réclamées.

« Sinon, ce sera la fin pour nos garderies parce que nous allons perdre encore plus d'enfants. Nos taux d'occupation oscillent déjà de 55 % à 66 % », a déploré M. Daher, soulignant que plusieurs propriétaires ont investi de 500 000 $ à plus d'un million dans leur garderie. Le pire, c'est qu'environ 600 garderies privées sont actuellement subventionnées dans la province pour offrir des places à 7 $.







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Québec — chômage des immigrés africains et arabes à 21,3 %


En 2011, le taux de chômage des nouveaux arrivants venus d’Afrique ou du Moyen-Orient s’élevait à 21,3 % alors que celui de travailleurs venus d’Europe se situait à 9,4 %. Au Canada, le taux de chômage atteignait 5,5 %.

Les nouveaux arrivants ont davantage de difficulté à trouver un emploi. Le taux de chômage des immigrants établis au Québec se situait à 12,4 % en 2011 tandis que celui des natifs du Québec atteignait 7,0 %.

Les immigrés gagnaient en moyenne 63 % du salaire moyen des Canadiens en 2006, contre 85 % en 1985.

Au Québec, parmi les immigrants, ceux ayant obtenu leur dernier diplôme au Canada affichent le taux de chômage le plus faible (8,5 % en 2009), soit seulement 0,9 point de plus que celui des natifs.

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