mardi 18 octobre 2011

CPE s'arment pour une bataille juridique contre le gouvernement

La Presse de Montréal rapporte que des parents dont les enfants fréquentent un centre de la petite enfance sont en pleine campagne de financement en vue d'une bataille juridique pour faire annuler une directive du gouvernement interdisant la religion dans les services de garde communautaire. La coalition qui a porté la cause devant les tribunaux réunit des parents juifs, orthodoxes et catholiques, de même que l'Association des CPE de la communauté juive et l'Association des parents catholiques.

Une lettre signée par des parents circule depuis quelques semaines dans les centres de la petite enfance (CPE) de la communauté juive afin d'amasser des fonds. Une contribution de 120 $ par enfant est suggérée.

« La Fédération CJA a accepté de financer la majeure partie de la contestation judiciaire, mais chaque CPE qui est membre de l'Association des CPE de la communauté juive a été sollicité pour engager des fonds en proportion du nombre d'inscriptions », indique la lettre écrite en anglais que La Presse a obtenue.

Cette lettre a notamment été distribuée aux parents des CPE du Y Ben Weider et du Y Ouest-de-l'Île. On y lit que l'engagement de chacun des CPE se chiffre à 9 500 $.

Une lettre semblable circule dans l'ensemble des CPE de la communauté juive, explique Sandy Jesion, coprésident de la coalition Québécois pour l'égalité du droit à la garde, en précisant qu'il s'agit d'une initiative des parents.

« Dans le CPE que fréquente ma fille de 4 ans, c'est ma femme et moi qui avons rédigé la lettre. Nous l'avons distribuée aux parents en allant conduire notre fille le matin et la chercher le soir. La réponse est bonne. »

Danielle Sabbah, présidente de l'Association des CPE de la communauté juive, précise de son côté que l'association est partie prenante de la bataille juridique, à la demande des parents.

Mais « aucun CPE ne gère cela [la campagne de financement]. Nous avons expliqué clairement aux parents que ni les directeurs ni le conseil d'administration n'ont le droit de s'immiscer là-dedans ».


La directive du gouvernement, visant à interdire toute forme d'initiation à la pratique religieuse dans les services de garde, est entrée en vigueur le 1er juin. Les CPE et garderies qui ne s'y soumettent pas risquent de perdre leurs subventions.

La requête devant les tribunaux vise à faire annuler cette directive. Les demandeurs veulent aussi une ordonnance de la cour pour en suspendre son application, le temps que la cause soit entendue.

Vives tensions

En attendant, les tensions sont vives dans les services de garde. La directive est floue, les éducatrices ne savent plus ce qu'elles ont le droit de faire ou non, si bien qu'elles refusent désormais de faire certains bricolages ou d'accompagner les enfants dans leurs chants, explique la présidente de l'Association des CPE de la communauté juive, Danielle Sabbah.

Les petits ne comprennent pas, car pour eux, le CPE est la continuité de la maison. « Nous sommes convaincus que nous n'avons pas de religion dans nos CPE. Nous avons de la culture et de la tradition », ajoute Mme Sabbah.

Des inspections ont été faites dans quelques services de garde depuis le 1er juin, toujours dans le cadre légal des activités d'inspection, soit la délivrance ou le renouvellement d'un permis ou une vérification à la suite d'une plainte. Aucun constat d'infraction n'a été rapporté, indique le porte-parole du ministère de la Famille et des Aînés, Étienne Gauthier.




Garderies catholiques aussi

Rappelons que des garderies catholiques de sœurs salésiennes de Don Bosco sont également impliquées dans cette dispute qui voit à nouveau le gouvernement évincer les parents dans l'éducation de leurs enfants.

La Presse de Montréal révélait il y a neuf mois que les travaux entourant cette décision ont été mouvementés au comité chargé de conseiller la ministre Yolande James sur sa directive interdisant l'enseignement religieux dans les garderies subventionnées. Un spécialiste des relations interculturelles a claqué la porte après la première réunion. La représentante des garderies juives l'a imité plus tard. Et la porte-parole des CPE catholiques s'est sentie flouée par un gouvernement qui, selon elle, a imposé ses vues au comité.

La directive avait été plutôt mal accueillie par les principales intéressées - les garderies religieuses, que les médias traditionnels n'avaient pas interrogés depuis l'annonce de la ministre. Elles reprochent au gouvernement de les avoir invitées à un comité-conseil sans écouter leurs doléances.

« Les parents ne sont pas prêts à accepter ça. Ils sont prêts à s'unir à d'autres groupes pour faire entendre leur voix », a affirmé à La Presse sœur Ethel Rousselle, responsable de trois des cinq CPE des sœurs salésiennes de Don Bosco.

Elle a siégé au comité-conseil créé par la ministre. « J'ai été déçue. J'ai accepté de faire partie de ce comité parce que je pensais qu'on pourrait travailler ensemble. Mais la directive était déjà toute tracée, les choses étaient pas mal décidées. Ç'a été difficile pour nous d'émettre des opinions », a-t-elle affirmé. Sœur Rousselle a tout de même siégé au comité jusqu'à la fin des travaux.





Danielle Sabbah de Québécois pour l’égalité du droit à la garde subventionnée a déclaré que la directrice d'une garderie catholique avait été informée par des bureaucrates que les bambins pourraient continuer à chanter la populaire chanson Au Clair de la lune pour autant que le dernier vers « Pour l'amour de Dieu » soit omis...

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Célébrité instruite à la maison : la violoniste virtuose Hilary Hahn

Parmi les célébrités instruites à la maison, on retrouve la jeune violoniste virtuose Hilary Hahn. La voici interprétant le troisième mouvement, l'allegro, du BWV 1043 :


Hilary Hahn est née le 26 novembre 1979 à Lexington (Virginie, États-Unis). En cinquième année, Hilary Hahn a quitté l'école pour poursuivre son instruction à la maison. D'une part parce qu'elle voulait avoir plus d'indépendance et plus de temps pour pratiquer la musique et lire plus, d'autre part parce que plusieurs de ses amies avaient commencé à être instruites à la maison et que cela semblait amusant.

La souplesse de l'éducation à domicile lui a permis de mieux préparer sa carrière. Après avoir quitté l'école habituelle, Hilary a cessé de suivre ses leçons de musique à Baltimore, où elle habitait. Leçons qu'elle suivait depuis ses quatre ans. Désormais, elle allait quelques fois par semaines à Philadelphie avec son père pour y suivre les cours du prestigieux Institut de musique Curtis. Elle y étudie avec Jascha Brodsky, dernier élève vivant du célèbre maître violoniste belge Eugène Ysaÿe. Elle travaillera avec lui pendant sept ans, jusqu'à la mort de Brodsky âgé de 89 ans. Elle est vite repérée pour sa maîtrise technique et ses interprétations originales des œuvres de Jean Sébastien Bach. Sa notoriété dépasse rapidement les frontières américaines; en 1995, à 15 ans, Hilary Hahn donne à Munich son premier concert international en exécutant le concerto pour violon de Beethoven. Outre l'anglais, sa langue maternelle, Hilary Hahn parle l'allemand, le français et un peu de japonais.

Dans la vidéo ci-dessous, Hilary Hahn est interrogée par une présentatrice de la télé allemande. À partir de 1 minute 0 seconde, Hilary explique pourquoi elle a quitté l'école publique. La présentatrice allemande en a les yeux écarquillés. Il faut en effet savoir qu'en Allemagne l'instruction à la maison est interdite (sauf force majeure pour les grabataires notamment). Notons que, lors de sa défense en Cour suprême dans l'affaire de l'imposition sans exemption aucune du cours ECR,  le procureur du Québec n'a pas hésité à utiliser les exemples de l'Allemagne jacobine en la matière (Appell-Irrgang c. Allemagne) pour défendre la préséance de l'État sur les parents dans l'éducation de leurs enfants.


Source en sus de la vidéo


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dimanche 16 octobre 2011

Prix des subventions des garderies dites à 7 $

Une garderie privée subventionnée reçoit de l'État 34,50$ par jour pour chaque enfant de plus de 18 mois et 51,70$ pour chaque poupon, d'après les données de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ). C'est 37,80$ et 58,60$ dans le cas d'un centre de la petite enfance (CPE). Selon le ministère de la Famille, cette différence s'expliquerait [!?!?] entre autres par le fait qu'une garderie est à but lucratif contrairement à un CPE.

Rappellons que les parents, le plus souvent des mères, « rétrogrades » selon d'aucuns, qui garderaient eux-mêmes leurs jeunes enfants ne reçoivent pas un sou de l'État.

Source




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samedi 15 octobre 2011

Seuls 30 % des Ontariens pensent que l'État devrait continuer à rembourser tous les avortements

Selon un sondage réalisé par la firme AbacusData, la majorité des Ontariens s'oppose à ce que des fonds publics financent les avortements effectués dans leur province. Plus de six Ontariens sur dix s'opposent au statu quo et refusent que l'État continue de rembourser tous les avortements dans la province alors que seuls trente pour cent soutiennent cette subvention.

L'Ontario ne publie pas de chiffres précis sur le nombre d'avortements annuels dans la province et le coût associé au financement public de ceux-ci. On estime que l'Ontario dépense au moins 30 millions de $ par an à ce poste.

Saviez-vous que l'Ontario dépense au moins 30 millions de $ par an pour subventionner les avortements ?
Le sondage a en outre révélé que 48 pour cent des Ontariens veulent que toutes les informations sur l'avortement —  le nombre d'avortements et le coût associé à ceux-ci — soient divulguées, alors que seuls 21 pour cent ne pensent pas que ces chiffres devraient être publiés. Par ailleurs, 91 pour cent des répondants n'avaient aucune idée que la province dépense au moins 30 millions de dollars sur l'avortement. Cela est sans doute lié au fait que l'Ontario ne publie pas de chiffres à ce sujet. Pourquoi ce manque de transparence de la part du gouvernement ?

Laquelle de ces options se rapproche-t-elle de votre sentiment ?

Bien que l'immense majorité (81 %) des Ontariens soient contre l'interdiction de tous les avortements, seuls 30 %  pensent que la province devrait payer les frais liés à tous les avortements,  par contre 41 % sont prêts à ce que la province paie pour les avortements qui présentent une urgence médicale.

Vaste majorité des Canadiens contre le statu quo juridique

Rappelons que dans un autre sondage, pan-canadien et réalisé en avril 2011 cette fois, Abacus Data avait avait trouvé que 59 % des Canadiens pensaient que la Loi devrait restreindre l'accès à l'avortement (27 % interdit dès la conception, 32 % interdit après 3 ou 6 mois) et que seuls 22 % des Canadiens sont favorables à la politique actuelle d'avortement illimité.

Notons que 63 % des femmes étaient pour des restrictions à la mi-grossesse, comparativement à 57 % des hommes.

Quand la vie humaine devrait-elle être protégée ?







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jeudi 13 octobre 2011

Ontario — Les parents se rebiffent contre le nouveau programme de lutte contre l'« homophobie »

Partie d'un article de Susan Martinuk sur la dérive activiste « anti-homophobe » dans les écoles torontoises :


« La philosophie enseignée en classe à une génération sera la philosophie du gouvernement de la suivante. » 
Abraham Lincoln

Le Conseil scolaire de Toronto est visiblement d’accord avec Abraham Lincoln. C'est pourquoi le Conseil — qui n'a jamais été timide quand il s’agit de militer pour les changements idéologiques qu'il juge nécessaires pour la société — impose désormais aux étudiants un programme «  androgyne »  qui remet en cause les identités sexuelles traditionnelles qui doit être intégré dans tous les domaines de la maternelle à la 12e année.

Le programme « Combattre l'homophobie et l'hétérosexisme » vise à fournir « des stratégies d'enseignement, des liens entre les diverses matières, des programmes, une liste de conférenciers, de spectacles, les coordonnées des organismes communautaires [LGBTQ],  les noms de livres, de vidéo, de sites Web destinés aux enseignants, aux administrateurs et aux communautés scolaires de la maternelle à la 12e année sur tout le territoire du Conseil scolaire de Toronto »





Mais personne n'est dupe. Le titre affiche clairement le véritable objectif : normaliser tous les choix sexuels dans l'esprit des jeunes enfants et diaboliser tous ceux qui ne désirent pas participer à cette expérience sociale à grande échelle. Le guide mentionne même qu'il est censé être « un outil puissant de changement social » (p. 5).

L’ennui c’est qu’un grand nombre de parents n’endosse pas le programme et que, au contraire, ils se lèvent pour lutter contre la mise en œuvre de ce programme. Des annonces pleine page ont paru dans les journaux avec cette légende en gras « Je suis une fille. Ne m'apprenez pas à me demander si je suis un garçon, transsexuelle, transgenre, intersexuée ou bispirituelle. » (Le mot bispirituel désigne une personne qui abriterait un esprit masculin et féminin.)

On peut se rendre compte de l’inopportunité de ce programme pour les écoliers de six ans et moins qui veulent juste jouer et faire une sieste. Au lieu de cela, ils devront lire des ouvrages comme Gloria va à la Gay Pride ou feuilleter Le Garçon vêtu d’une robe.

Ils pourront encore lire des contes de fées, mais dès la 3e année (9 ans), on leur demandera de réécrire leurs propres versions où les identités et rôles sexuels traditionnels seront remis en cause. Quand ils ne réécriront pas des contes, on leur fera lire Êtes-vous un garçon ou une fille ?  pour les aider à repenser leur orientation et identité sexuelles.


Un des aspects troublants du programme est sa focalisation sur les défilés de la « fierté homosexuelle ». On pousse les enfants à chercher des images des défilés de ces dernières années, à les imprimer et les « partager » en classe. Ils peuvent même faire des affiches pour le char allégorique du Conseil scolaire qui fait partie du défilé/spectacle annuel à Toronto.

Or, ceux qui savent ce qui se passe lors des défilés de la « fierté homo » voient tout de suite le problème – et surtout avec des enfants qui doivent naviguer sur Internet pour y trouver des images. Certains sites Internet aseptisent les tenues et les activités de ce défilé, mais d'autres reflètent la réalité crue de ce que ces parades sont devenues.

Allez-y, googlez ! Les enfants verront des gens portant des sous-vêtements (au mieux), des dessous étranges et une multitude de tenues qui mettent à nu le postérieur. Ils seront exposés au concept de partouzes à trois, aux orgies et au sadomasochisme.

Ce guide erre dans son principe général quand il pense pouvoir enseigner aux enfants que le comportement considéré normal par des générations de traditions philosophiques, religieuses et culturelles est désormais inacceptable.

C’est ainsi que, même si le « mariage » homosexuel est désormais légal, cela ne veut pas dire qu’il bénéficie d’un appui massif dans la société. La plupart des sondages démontrent que l’appui en faveur du « mariage » de même sexe se situe toujours autour de la barre des 50 pour cent. [Note du carnet : encore s’agit-il d’un appui désincarné qui n’engage à rien envers une idée que les médias concourent à rendre acceptable, il faudrait voir l’appui réel de ces mêmes gens à l’idée que leurs enfants « épousent » des individus de même sexe.]

Il n'est pas plus raisonnable pour les écoles publiques de scruter toutes les matières à l’aune des pratiques sexuelles des gens. C’est en réalité le comble du révisionnisme en histoire que de définir ses acteurs en fonction de leur sexualité et de supposer que leurs penchants sexuels ont joué un rôle majeur dans leur contribution à l'histoire.

Malheureusement, il ne suffit plus d'apprendre aux élèves que tous les êtres humains sont créés égaux et méritent les mêmes droits, privilèges et respect. Au lieu de cela, ils vont apprendre que l'identité se limite à la sexualité et cela ne permettra en rien de construire des ponts afin de mieux accepter ceux qui sont différents.

Il est grand temps que les écoles publiques abandonnent l'arène de l’activisme social et se concentrent sur la transmission d’outils pédagogiques réels dont les écoliers ont besoin pour réussir dans la vie.



Vidéo des parents outrés
par le nouveau programme de lutte contre « l'homophobie et l'hétérosexisme ».



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Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

Lutter contre l'« homophobie » à 4 ans, c'est la Loi !

Ontario — L'intolérance de la lutte contre « l'intolérance hétérosexiste »

Priorité en éducation selon le syndicat CSQ : lutter contre l'hétérosexisme...

Cours à la sexualité — parent catholique obtient une exemption au Québec

Lutter concrètement contre le décrochage en faisant... la promotion de l'homosexualité ?







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Écoles différentes et pédagogies alternatives




Écoles Montessori et Freinet et instruction à domicile





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lundi 10 octobre 2011

Pour 42 % des Québécois, l'immigration est une menace pour la culture québécoise

Les Québécois sont partagés à savoir si l’arrivée d’immigrants dans la province constitue une menace pour la culture québécoise ou un enrichissement.

Un sondage réalisé pour le compte d’Hebdos Québec, dont les résultats ont été publiés lundi, révèle que 42% des Québécois craignent que l’immigration nuise à leur culture. Le groupe formé des personnes âgées de 40 à 59 ans est le plus inquiet pour la culture québécoise face à l’arrivée d’immigrants.

À l’opposé, 39% des répondants ont dit croire que l’immigration permettait d’enrichir la culture québécoise. Les résidents d’Outremont et de Ville Mont-Royal ont dit croire à 65% que l’arrivée d’immigrants pouvait enrichir la culture du Québec. Il s’agit du plus fort taux de la province.

Questionnés sur leurs réactions face aux mariages interculturels, les répondants ont encore une fois été partagés. Près d’un participant sur deux (47 %) a répondu qu’il serait heureux si leur enfant leur annonçait son mariage avec une personne d’une origine ethnique différente.

Toutefois, 44% des gens ont indiqué qu’une union interculturelle les dérangerait. 

Source Métro



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(MàJ) La Californie s'apprête à subventionner les étudiants universitaires installés illégalement dans l'État

Luis Garcia, à gauche, un enseignant à Los Angeles et d'autres activistes
pro-immigrants manifestent en faveur du « DREAM Act »
au centre-ville de Los Angeles.
Mise à jour le 9 octobre : Le gouverneur de Californie a ratifié, samedi 8 octobre 2011, la « loi du rêve » ou « Dream Act », qui avait été votée par le Parlement de l’Etat. Cette loi est en faveur des étudiants sans papiers, qui seront autorisés à recevoir des bourses pour terminer leurs études supérieures.

Chaque année, près de 25 000 élèves sans permis de rési­dence légaux obti­ennent leur diplôme d'études secon­daires en Cali­fornie.

Plus tôt cette année, la Cour suprême des États-Unis a confirmé la consti­tu­tion­nalité de la politique cali­for­nienne qui accorde des droits d'inscription univer­sitaire réduits, réservé habi­tuellement aux résidents de Californie, aux immi­grants illégaux. Les citoyens amé­ricains résidant dans les autres États et les autres étudiants étran­gers doivent, pour leur part, payer des droits d'inscription nette­ment plus élevés pour étudier dans le réseau unive­r­sitaire de l'État de Californie.

La loi DREAM (Développement, assistance et éducation pour les étrangers mineurs) permettra aux jeunes immigrés qui sont arrivés aux États-Unis illégalement avant l'âge de 16 ans de bénéficier de bourses et autres aides financières afin de suivre un enseignement universitaire.

Pour des raisons techniques, la loi DREAM a été divisée en deux textes législatifs distincts. La première partie (AB 130), qui ne coûterait rien à l'État de Californie, permet aux jeunes immigrants illégaux de faire une demande pour obtenir une bourse universitaire non gouvernementale. La seconde partie (AB 131) permettra à ces candidats « sans-papiers » d'obtenir une bourse ou d'autres formes d'aides financées par l'État de Californie.

Le projet de loi AB 130 a été promulgué par le gouverneur de Californie, Jerry Brown, le 25 juillet 2011.

Le 25 août, la Commission budgétaire sénatoriale a approuvé le projet de loi AB 131 qui permet aux immigrés illégaux ayant étudié aux moins trois ans dans une école secondaire californienne d'obtenir une bourse ou d'autres aides de l'État.

L'AB 131 doit maintenant être présenté au Sénat de l'État, probablement dès la semaine prochaine. Si le projet de loi est approuvé, ce qui est fort probable, il sera renvoyé à l'Assemblée pour une dernière lecture et approbation. Dernière étape : il sera probablement présenté au gouverneur Jerry Brown, qui a déjà exprimé un certain soutien pour ce projet de loi, avant la fin du mois de septembre.

Les opposants à ce projet de loi ont exprimé leur inquiétude sur deux plans : cette loi encourage l'immigration illégale et elle privera d'aides des citoyens américains et des immigrés arrivés légalement au pays. Pour les partisans, il est de l'intérêt de la Californie que les enfants d'immigrés illégaux puissent avoir une formation universitaire subventionnée. Selon le membre de l'Assemblée californienne, Gil Cedillo, qui a introduit la loi DREAM, si le projet de loi AB 131 devait être promulgué, il en coûterait 30 millions de dollars de plus par an au Trésor californien.

La Californie est un État au bord de la faillite chronique : la dette cumulée de l'État est de 130 milliards de $  à laquelle devrait s'ajouter un déficit public prévu d'une douzaine de milliards de $ pour 2011. Ces chiffres n'incluent pas les obligations envers les futurs retraités de l'État dont les fonds de pension et d'assurance maladie sont sous-financés alors que de nombreux fonctionnaires nés lors du pic de naissance de l'après-guerre commencent à prendre leur retraite.



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samedi 8 octobre 2011

Ère chrétienne, ère commune ou ère nouvelle ?

Lettre ouverte de Guy Durand publiée dans la Voix de l'Est.

Selon un article paru le 25 septembre dans le quotidien anglais Daily Telegraph, la BBC a récemment recommandé à ses présentateurs de bannir les expressions «avant et après Jésus-Christ», pour ne pas porter atteinte aux non-chrétiens et respecter le pluralisme de nos sociétés. La radio a donc décidé de remplacer ces expressions par un sobre et neutre «avant ou après l'ère commune».

L'idée est avancée ailleurs, par exemple, dans certains cahiers d'étudiants pour le cours Éthique et culture religieuse, où l'on parle d'Ére nouvelle (Voir mon livre Le cours d'ÉCR. Au-delà des apparences, Guérin, p. 42).

La suggestion a soulevé la controverse chez les journalistes de la BBC. Elle me semble tout à fait inappropriée, voire saugrenue et délétère.

D'abord, parce qu'elle est vague. Elle substitue à un point de repère temporel précis, compris de tous, une expression vague, difficile à comprendre. D'autant plus que dans certains pays, malgré la datation internationale, on continue de signaler les dates selon l'histoire nationale. Pire, cette ère commune n'a rien de commun pour de nombreux pays comme le Japon, la Chine, l'Inde, le Cambodge. L'expression constitue plutôt une insulte à leur culture. Enfin, sous prétexte de respect des non-chrétiens, elle imposerait hypocritement un repère historique chrétien, car, ne nous faisons pas d'illusion, cette supposée ère commune commencerait de toute façon à la naissance de Jésus (ou 4-5 ans après, puisque les historiens qui ont déterminé cette date au VIe siècle ont fait une erreur de quelques années), de même que le choix du 1er  janvier comme premier jour de l'année a été fait progressivement dans les divers pays chrétiens au cours des XVIe  et XVIIe  siècles après J-C

Bref, il y a là une concession au multiculturalisme à la mode dans plusieurs milieux occidentaux, voire la manifestation d'une rectitude politique liée à une certaine honte de la civilisation chrétienne.




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Le ministère n'approuve pas les manuels.
« Seul le régime de Vichy s’est permis cela. »

Une polémique enfle actuellement en France autour des manuels de « sciences » qui enseignent la théorie rhétorique1 du genre (voir ici, ici et ).

Polémique qui force le gouvernement « de droite » de Sarkozy à publier des « éléments de langage » pour que ses fonctionnaires puissent répondre aux contestataires et aux journalistes.

Cet argumentaire ministériel a fuité (on le retrouve ici).

Ce qui est intéressant pour nous au Québec, c'est la différence dans les politiques de production des manuels et l'absence d'approbation gouvernementale des manuels en France, contrairement au Québec.

En effet :




Or, au Québec, le Monopole de l'Éducation a un Bureau d'approbation du matériel didactique (BAMD) dont la fonction est d'« approuve[r] les ouvrages indispensables à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire et secondaire, ouvrages correspondant à ce qu’il est convenu d’appeler le matériel didactique de base, qui comprend deux types d’ouvrages : les ensembles didactiques et les ouvrages de référence d’usage courant. Un ensemble didactique est composé d’une série d’instruments dont un manuel imprimé à l’usage de l’élève et un guide d’enseignement imprimé ou numérique. Il peut inclure d’autres éléments numériques. »

Selon, le journaliste Christian Rioux du Devoir, le BAMD s'est mérité le sobriquet de « politburo  » chez les éditeurs de manuels scolaires québécois.

Parmi les fonctions essentielles du BAMD, la chasse aux écarts par rapport au politiquement correct :

1.2 Les aspects socioculturels 
    Les aspects socioculturels consistent à s'assurer que le matériel représente adéquatement la diversité de la société québécoise et qu’il est exempt de discrimination. 
    Critère  Représentation démocratique et pluraliste de la société Il s’agit de s’assurer de retrouver :
  • une juste représentation (25 p. 100) des personnages des groupes minoritaires;
  • des rapports égalitaires entre les personnages des deux sexes;
  • une représentation diversifiée et non stéréotypée des caractéristiques personnelles ou sociales;
  • une interaction des personnages de groupes minoritaires dans des situations de la vie courante;
  • une rédaction non sexiste des textes.
Ces impératifs nés du correctivisme socioculturel  idéologique conduisent parfois à des situations politiquement correctes mais non conformes à la réalité : une fille du côté des hommes au Mur des lamentations à Jérusalem.

D'un point de vue idéologique et philosophique, il n'est pas, par exemple, innocent que le mot « péché » n'apparaisse nulle part dans les manuels d'éthique et de culture religieuse du primaire que nous avons lus, pas plus que dans le programme. Silence qui oblige les manuels à ne pas parler des causes du Déluge, thème pourtant suggéré par le programme et le plus souvent repris par les manuels. Mutisme volontaire comme l'a avoué lors d'une conférence une représentante du BAMD : « Un de nos experts nous a dit qu'il valait mieux ne pas le faire ». L'identité de ces experts du BAMD est au demeurant tenue jalousement secrète. 

Mais le BAMD applique d'autres critères qui briment également la liberté et l'innovation pédagogiques, puisque tous les manuels2 au Québec passent dans la moulinette du BAMD :

Adéquation de la conception de l’apprentissage et des propositions d’approches pédagogiques avec les exigences d'une approche par compétences, telle que préconisée par le Programme de formation.

Adéquation de l’évaluation des apprentissages avec une approche par compétences 

Québec, Vichy, même volonté de contrôle idéologique de tous les manuels scolaires ?





[1] Judith Butler, philosophe et professeur de rhétorique et de littérature à Berkeley, est une des figures fondatrices de la théorie du genre.
[2] Pour être complet, il faut préciser que les cahiers d'exercice (ou d'activités) ne sont pas soumis à l'autorisation du BAMD.