jeudi 5 novembre 2009

Symbole religieux restreindrait le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions

Passage cocasse dans l'affaire du crucifix dans les écoles italiennes. Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l'homme déclare que :
« 57. La Cour estime que l'exposition obligatoire d'un symbole d'une confession donnée dans l'exercice de la fonction publique relativement à des situations spécifiques relevant du contrôle gouvernemental, en particulier dans les salles de classe, restreint le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire. La Cour considère que cette mesure emporte violation de ces droits car les restrictions sont incompatibles avec le devoir incombant à l'État de respecter la neutralité dans l'exercice de la fonction publique, en particulier dans le domaine de l'éducation. »
Donc, ces éminences juridiques, ces docteurs du droit déclarent qu'un symbole passif accroché à un mur empêcherait les parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions...

Au Québec, nous avons par contre un juge qui prétend lui qu'un programme obligatoire où l'enfant est confronté à 6 ou 7 religions, toutes traitées sur un pied d'égalité (au mieux), toutes dites aussi légitimes les unes que les autres, envers lesquels l'enfant doit faire preuve d'ouverture et de respect absolu tant au plan verbal que non verbal ne restreindrait pas le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire !

Car en classe d'ECR, l’élève n’est pas seulement appelé à donner son avis ; il doit aussi porter un jugement normatif sur les croyances et valeurs des autres :
« Il nomme des comportements ou des attitudes qui contribuent ou nuisent à la vie de groupe. Il reconnaît ses besoins et nomme ses responsabilités à l’égard des autres. Il considère certaines options ou actions possibles et en reconnaît des effets sur lui et sur les autres. Il privilégie des actions favorisant la vie de groupe en fonction du vivre-ensemble. Il fait des liens avec d’autres situations similaires. Il fait un retour sur ses apprentissages et sur sa démarche. »

(Programme ECR du primaire, page 297)

L’enfant est donc sollicité pour porter un jugement normatif sur les autres et leurs valeurs. Soyons clairs : est-ce que la réprobation de l'homosexualité, de l'avortement, de la théorie du genre, du libertinage nuit à la vie de groupe ? Expliquez-vous, cher élève, et faites un retour sur vos apprentissages en classe d'ECR...

Non content de sommer l’enfant de dénoncer ses camarades en repérant ce qui dans leurs croyances pourrait être contraire au respect de l’autre ou à la facilitation de la vie en commun, probablement selon les critères du politiquement correct, le programme lui demande en outre de porter un jugement normatif sur le fonds même de ses croyances en dénonçant ce qui en elle relève du stéréotype ou du préjugé. L’enfant est ainsi requis de :
« cerner des causes et des effets des préjugés et des stéréotypes présents dans la situation. »

(Programme du primaire page 298)

Rappelons cette autre injonction faite aux enfants :
« Être attentif à ses manifestations non verbales de communication et à celles des autres. »

« Se soucier de l’autre et prendre en considération ses sentiments, ses perceptions ou ses idées. »

(Programme du primaire, p. 283)

L’enfant est désormais enjoint non seulement de critiquer les idées des autres, mais aussi de sonder leurs arrière-pensées. Ordre lui est donné de prêter attention aux manifestations non verbales de communication de ses petits camarades. Un silence désapprobateur, un regard fuyant, une attitude de mutisme seront dès lors traqués comme autant de signes d’adhésion faible ou pire de désapprobation potentielle, et jugés comme tels. L’enfant dissident n’aura même plus la possibilité ou le droit de se réfugier dans l’intimité de son for intérieur ou de s’évader dans l’imagination du merveilleux puisque les signes mêmes de repli sur l’intériorité ou un monde extérieur au monde politiquement correct pourront être examinés, suivis, interprétés et traqués comme des signes de manque d'ouverture en matières de valeurs, le nouveau péché capital.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 4 novembre 2009

Remplacement de la transmission de la culture par des cours de droits de l'Homme et d'antiracisme

Le philosophe Alain Finkielkraut évoque, le 4 septembre 2009 sur France 2, les dérives de l'enseignement en France qui remplacerait la transmission de la culture par des cours de droits de l'Homme et d'antiracisme. Insistance qui, selon ce carnet, constitue un aveu tacite que l'immigration n'est pas qu'un uniquement enrichissement, mais également une cause de tensions sociales profondes en France.



Incidemment, il suffit de consulter le volet éthique des manuels d'ECR pour voir exactement le même phénomène à l'œuvre au Québec.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Réunion d'information sur le cours ECR

Le samedi 7 novembre à 13 h 30

Conférenciers :
  • Mme Joëlle Quérin, doctorante en sociologie ;
  • M. Patrick Andries, maîtrise en sciences.

La conférence sera suivie d'un goûter (café, jus, biscuits) qui laissera place aux échanges informels.


Lieu :
5615, avenue Woodbury
Montréal
(Québec)

à quelques minutes à pied de l'Université de Montréal



Renseignements & Inscription :

Louise Deschênes
Tél : 450-585-7114
Courriel : Louise_piano<arrobe>hotmail.com

Cotisation : 10 $/couple 7 $/personne seule



Afficher Réunion ECR, 5615 avenue Woodbury sur une carte plus grande

Faut-il continuer à réprimer les propos qui peuvent exposer à la haine ou au mépris, des « pré-crimes » ?

Supplément éthique pour élèves soumis aux débats orientés trop prévisibles sur la lutte contre la haine dans les manuels ECR.

Échanges intéressants extraits du Hansard, le journal des débats du parlement fédéral, sur ce qu'il faut faire de la Loi canadienne sur les droits de la personne, et particulièrement de l’article 13 qui réprime pour l'instant les propos « susceptibles d’exposer à la haine ou au mépris des personnes appartenant à un groupe identifiable ». (Notons qu'on n'a pas l'impression en lisant les manuels ECR que le mépris envers les homophobes, les racistes, les misogynes et les autres « rétrogrades » soit vraiment une mauvaise chose.)

M. Ezra Levant — Je crois que la liberté d’expression, la primauté du droit et les freins et contrepoids prévus pour les tribunaux quasi judiciaires [des droits de la personne au Canada et dans les provinces] ne sont la propriété d’aucun parti ni d’aucune idéologie. Ils appartiennent à tous ceux qui croient à la valeur du débat et de la discussion. J’estime que la liberté d’expression fait partie des valeurs canadiennes.

Je voudrais donner lecture de quelques notes que j’ai préparées.

Le mois dernier, l’article 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne — la clause de censure — a été déclaré inconstitutionnel. Athanasios Hadjis, vice-président du Tribunal canadien des droits de la personne, a décidé que cet article enfreint la Charte. Il a jugé que la Commission canadienne des droits de la personne est devenue tyrannique et l’a qualifiée d’« agressive » et « militante ». En mars, un autre membre du tribunal, Edward Lustig, a décidé que le comportement de la commission était « troublant et décevant ». Il a dit qu’il suivrait M. Hadjis sur la question de la constitutionnalité de cette disposition. M. Hadjis a déjà été président d’une importante organisation multiculturelle montréalaise et avait été nommé au tribunal par le premier ministre Chrétien. M. Lustig avait été nommé par le premier ministre Harper.
Voilà donc où en sont les choses aujourd’hui. Les membres conservateurs et libéraux du tribunal sont d’accord pour dire que la commission échappe à tout contrôle. Le tribunal n’appliquera pas cette loi illégale. Il a jugé que la commission viole les droits de la personne tels que la liberté d’expression.

Comment en sommes-nous arrivés là? Pour comprendre ce que fait la commission, nous devons d’abord comprendre ce qu’elle ne fait pas. Elle n’aide pas les minorités. Elle n’aide ni les immigrants ni les homosexuels. En fait, à part deux cas, toutes les poursuites de censure intentées au cours de la dernière décennie sont le fait d’une seule et même personne, un avocat blanc et privilégié portant le nom de Richard Warman. C’était au départ un employé de la commission, qui a commencé à déposer des plaintes pendant qu’il y travaillait. Ses propres collègues enquêtaient sur ces plaintes. Il va sans dire qu’il a gagné tous ses procès et s’est donc fait attribuer des dizaines de milliers de dollars non imposables. Quand M. Warman a quitté la commission, il y a cinq ans, pour travailler au ministère de la Défense nationale, il a continué à déposer des plaintes. Bien qu’il ne travaille plus à la commission, celle-ci paie encore ses dépenses: déplacements, hôtels, stationnement, repas et même des honoraires. La commission ne paie personne d’autre au Canada pour déposer des plaintes. L’article 13 est en réalité la loi personnelle de Richard Warman. Sans lui, il n’y aurait pas de poursuites. Cela en soi soulève des questions de conflits d’intérêts, d’abus de pouvoir et de poursuites malveillantes.

Mais ce n’est pas pour cela que M. Hadjis et M. Lustig ont rejeté l’article 13. Comme je l’ai mentionné, ils ont dit de la commission qu’elle était « troublante », « décevante », « agressive » et « militante ». Je vais vous donner des exemples de ce comportement. Je crois que vous en serez choqués.

J’avais moi-même peine à y croire au début. Je serai donc heureux de produire des preuves documentaires à l’appui de ce que j’avance. Presque tout ce que je dis vient de témoignages donnés sous serment par des employés de la commission. En voici quelques exemples. M. Warman fait une chose à laquelle les Canadiens ne s’attendent pas de la part d’un fonctionnaire fédéral. Depuis près de 10 ans, il est membre d’organisations néo-nazies telles que Stormfront, Vanguard et Canadian Heritage Alliance. Il a en fait rempli des formulaires d’adhésion, puis est allé sur leurs sites Web pour écrire des textes racistes et haineux, disant par exemple que les homosexuels sont un « cancer » de la société et que les agents de police devraient être loyaux envers « leur race », ou encore que les juifs tels que votre collègue, Irwin Cotler, sont « des ordures ».

Très sérieusement, il a fait tout cela pendant qu’il était employé de la commission. Il a écrit des centaines de messages racistes de ce genre et a persuadé d’autres membres du personnel de la commission d’en faire autant. Au moins sept employés sont membres d’organisations nazies. L’année dernière, un enquêteur de la commission, Dean Stacey, a reconnu sous serment qu’il était l’un d’entre eux et a désigné, parmi les autres, ses deux assistants ainsi que Sandy Kozak, Giacomo Vigna et leur gestionnaire, John Chamberlin. Ils ont tous accès à des comptes d’organisations néo-nazies.

Il y a quelques années, MM. Warman, Vigna et Stacey se sont assis ensemble devant un ordinateur de la commission et se sont branchés sur un compte leur appartenant dans un site néo-nazi. Pour brouiller les pistes, ils ont piraté le compte Internet sans fil d’une dénommée Nelly Hechme pour que leurs messages ne puissent pas être rattachés à la commission. Un agent de sécurité de Bell Canada a témoigné à cet effet, et la GRC a enquêté pendant des mois sur ce piratage de compte. Le dossier de cette enquête demeure officiellement « sans solution », mais la commission est le seul suspect.

Je pourrais poursuivre longtemps. Je pourrais mentionner l’absence d’un code d’éthique écrit ou signaler que Mme Kozak, de la commission, a été engagée après avoir été renvoyée par un service de police pour corruption, que la commission emprunte illégalement des éléments de preuve dans les casiers de la police sans obtenir un mandat de perquisition, que M. Stacey déclare à qui veut l’entendre que ce genre de comportement ne contrevient pas aux règles puisque la commission n’en a aucune. Et, au lieu de faire le ménage dans ce fouillis lamentable, la dirigeante de la commission nommée par les conservateurs, Jennifer Lynch, défend ces comportements et s’en prend à quiconque les critique.

L’article 13 n’a pas été rejeté pour la seule raison que la censure est contraire aux valeurs canadiennes, au libéralisme et à notre Charte. Il a été rejeté parce que la commission elle-même est devenue une menace aux droits de la personne et que les membres tant libéraux que conservateurs du tribunal refusent de maintenir cette situation une minute de plus. J’espère que tous les membres de votre comité ressentiront le même dégoût devant ce que je viens de signaler. Je peux parler de tout cela aux médias ou dans mon carnet Web. M. Steyn peut le faire aussi. Toutefois, seuls les membres du comité et les parlementaires peuvent mettre fin à ces agissements.

[...]

M. Mark Steyn — Je veux confirmer ce qu’Ezra Levant vient de dire. Il y a quelque chose qui ne va pas du tout dans la notion des droits de la personne de l’État canadien. Jusqu’au mois dernier, l’article 13 a donné lieu à 100 % de condamnations. Même Saddam Hussein et Kim Jong-il savaient qu’on ne peut pas maintenir un racket aussi évident.

En vertu de l’article 13, des citoyens sont soumis à vie à une interdiction de parler, non pas en Union soviétique ou en Arabie saoudite, mais au Canada. L’article 13 permet d’intenter des poursuites non pour des crimes, mais pour des « pré-crimes », c’est-à-dire des crimes qui n’ont pas encore été commis. Soit dit en passant, le mot « pré-crime » est tiré du roman contre-utopique de science-fiction écrit en 1956 par Philip K. Dick. Un demi-siècle plus tard, voilà que, dans l’une des sociétés démocratiques les plus anciennes et les plus stables de la planète, c’est devenu une réalité. Jusqu’à l’intervention de la revue Maclean’s et la mienne, l’année dernière, le procès intenté en vertu de l’article 13 de Marc Lemire devait avoir lieu à huis clos. Oui, des procès secrets, non à Beijing ou à Téhéran, mais ici même à Ottawa. Il ne revient pas à Maclean’s ou à moi-même d’exiger que, dans ce pays, les procès n’aient pas lieu en secret. Cela vous incombe à vous, à vos collègues et au Parlement du Canada.

L’article 13 contraste avec l’ensemble du patrimoine juridique du pays, qui remonte aussi loin que la Magna Carta. À cette époque, vous vous en souviendrez, en 1215, les droits de la personne voulaient dire que les agissements du roi pouvaient être restreints par ses sujets. Huit siècles plus tard, les pseudo-apparatchiks canadiens des droits de la personne ont complètement retourné cette notion. Aujourd’hui, les droits de la personne signifient que les sujets sont restreints par la Couronne au nom de prétendus droits collectifs ne pouvant être réglementés que par l’État.

Permettez-moi de citer un éminent expert de ce domaine :
... des droits collectifs sans droits individuels aboutissent à la tyrannie. De plus, l’inflation des droits — tendance à définir tout ce qu’on souhaite comme un droit — finit par saper la légitimité d’un ensemble défendable de droits.

... le droit à la liberté d’expression n’est pas... un luxe bourgeois lapidaire, c’est la condition préalable à l’obtention de n’importe quel autre droit.
Ces paroles sont celles qu’a écrites le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, dans son livre Human Rights as Politics and Idolatry. Je suis entièrement d’accord avec lui que la liberté d’expression est le fondement sur lequel reposent tous les autres droits. Je rejette les attaques lancées contre elle par la Commission canadienne des droits de la personne.

L’article 13 est profondément destructif. Le Canada compte quelque 33 millions d’habitants. Pourtant, comme l’a signalé Ezra, une seule personne est responsable de la totalité des poursuites intentées en vertu de l’article 13 depuis 2002. Je suis sûr que certains d’entre vous connaissent Matthew Hopkins qui, en 1645, s’était érigé en chasseur en chef de sorcières de l’Angleterre et avait fait le tour du pays pour les capturer et les livrer en contrepartie d’une livre par sorcière. En 2002, Richard Warman s’est érigé en censeur en chef du Canada et a fait le tour d’Internet à la recherche de prétendus fauteurs de haine pour les convertir en lucratives primes non imposables totalisant des milliers de dollars. Le chasseur de haine Richard Warman et ses alliés de la commission ont abusé de l’approbation constitutionnelle extrêmement étroite que la Cour suprême a donnée à l’article 13 dans l’arrêt Taylor pour instituer une espèce d’inquisition personnelle pour lui-même et ses amis.

Si vous abrogez l’article 13, absolument rien ne changera au Canada, sauf pour Richard Warman, Dean Stacey et d’autres fonctionnaires malhonnêtes, qui devront écrire leurs textes antisémites, homophobes et racistes à leur propre compte.

Permettez-moi de citer le plus récent exemple de condamnation en vertu de l’article 13. Le seul chef d’accusation pour lequel Marc Lemire a été jugé coupable il y a un mois était d’avoir fait paraître sur son site Web un texte écrit par quelqu’un d’autre. Le texte a été lu au total par huit personnes du Canada, ce qui représente 0,8 personne par province ou 0,6153 Canadien si on tient compte aussi des territoires. En fait, la quasi-totalité de cette fraction de Canadien qui a consulté ce site Web et a lu ce texte était représentée par Richard Warman et sa clique de néo-nazis de la Commission des droits de la personne, qui devaient saliver à la perspective de livrer une autre sorcière pouvant rapporter une prime.

En d’autres termes, personne au Canada n’a vu ce texte sur Internet. Personne au Canada ne l’a lu. Rien n’était moins susceptible d’exposer quelqu’un à la haine ou au mépris qu’un texte non lu affiché sur un site Web sans public. Pourtant, les contribuables canadiens ont payé pour que Jennifer Lynch et les fétichistes nazis de la commission enquêtent pendant six ans sur ce texte non lu qui ne représentait rien du tout.

Pour obtenir cette condamnation, ces employés psychologiquement perturbés de la Commission des droits de la personne ont écrit et distribué bien plus de textes haineux de leur cru. Comme l’ont confirmé les récentes décisions des juges Lustig et Hadjis, il n’y a aucune justification pour ce que Richard Warman et la CCDP ont fait.

Voilà la triste vérité concernant la situation de cet organisme dégoûtant au début du XXIe siècle. Il y aurait moins de messages haineux au Canada — je dis bien moins — si les contribuables n’avaient pas à payer des employés de la CCDP pour écrire et diffuser ces messages.

Il arrive que des institutions fassent des choses tellement abominables qu’elles ne sont plus susceptibles de rédemption. Il ne reste plus alors qu’à leur enlever leurs pouvoirs, comme cela s’est fait dans le cas de la GRC pour les questions de renseignement, ou à les faire disparaître purement et simplement, comme on l’a fait il n’y a pas si longtemps dans le cas d’un régiment canadien. La Commission canadienne des droits de la personne ne devrait pas plus échapper à la responsabilité de ses actes que la Gendarmerie royale du Canada ou les Forces canadiennes.

J’exhorte le Parlement à affirmer son rôle de surveillance et à ordonner une enquête complète sur la commission, ses enquêteurs, leur appartenance à des sites Web nazis, leurs conflits d’intérêts, leur contamination des preuves et leurs relations avec Richard Warman.

Les principes sur lesquels se fonde l’article 13 sont incompatibles avec une société libre. Ses effets n’ont rien à voir avec la paix de la Reine. Son utilisation par les agents de la Commission canadienne des droits de la personne a été corrompue au-delà de toute rédemption. Il est temps pour les représentants du peuple à la Chambre des communes de défendre les vrais droits de la personne et de mettre fin à ce spectacle grotesque.

[...]

Le député M. Joe Comartin — Je dois dire, monsieur Levant, que vos arguments semblent raisonnables en théorie, mais qu’en réalité, la publication et la diffusion dans le monde de Mein Kampf n’a donné aucun résultat. Elles n’ont pas empêché Hitler de prendre le pouvoir. Elles n’ont pas empêché l’Holocauste.

Il y a bien sûr des arguments contraires. Comme M. Steyn l’a dit plus tôt, il peut être avantageux de laisser sortir ces idées et d’en permettre la discussion. Cela peut aboutir à l’effet recherché. N’empêche que cela a aussi pour conséquence de perpétuer ces propos haineux, méchants et scandaleux.

M. Mark Steyn — Cette analyse paraît raisonnable : certaines choses sont si terribles qu’il vaut mieux ne pas les laisser sortir en public. Le problème de ce point de vue, c’est que la République de Weimar, l’Allemagne, a eu, pendant 12 ans avant l’arrivée des nazis au pouvoir, sa propre version de l’article 13. C’était très semblable aux dispositions législatives canadiennes contre les messages haineux.

Quelque 200 procès ont été faits au Parti nazi pour ses discours antisémites. À un moment donné, la Bavière a émis une ordonnance interdisant à Hitler de prononcer des discours en public. Le seul résultat, comme l’a dit Ezra, a été de lui donner du prestige et d’en faire un héros: « Que dit-il de si dangereux que l’État veut lui interdire de parler? » Si Hitler reparaissait en public aujourd’hui — je ne sais pas où il serait, il aurait 128 ans et vivrait quelque part dans la jungle sud-américaine —, il mourrait de rire en voyant les lois adoptées en Europe contre les gens qui nient l’Holocauste parce que cela lui donnerait la preuve que ses idées demeurent puissantes et dangereuses.

La leçon à tirer de l’expérience allemande, c’est que pendant 12 ans, avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler, l’Allemagne avait toutes les lois et tous les articles 13 du monde contre les messages de haine, mais que cela n’a rien fait d’autre que de donner du prestige à Adolf Hitler et aux nazis et de favoriser leur arrivée au pouvoir.

[...]

M. Ezra Levant — Je suis moi-même juif. Je pense et je me lie comme un juif. De toute évidence, l’Holocauste est un sujet très délicat pour les juifs et d’autres. Pourtant, je suis d’accord avec la communauté juive de Berlin qui, le mois dernier, a déclaré être en faveur de la publication de Mein Kampf. Pourquoi la communauté juive berlinoise appuierait-elle la publication de Mein Kampf ? Pour apprendre aux gens l’horreur que représentait l’Holocauste.


La transcription au complet.

Voir aussi : « Extirper l'hérésie et le blasphème » ?



mardi 3 novembre 2009

Le crucifix à l’école italienne violerait les droits de l’homme…

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné l'Italie pour « violation de l'article 2 du Protocole no 1 conjointement avec l'article 9 de la Convention » européenne des droits de l'homme, en raison de la présence de crucifix dans les salles de classe, et elle « alloue 5 000 euros (EUR) à la requérante pour dommage moral ».

La requérante était une femme d'origine finlandaise qui avait porté plainte en 2002 parce qu'il y avait des crucifix dans les salles de classe de ses enfants.

En 2005, le tribunal administratif avait rejeté le recours de cette femme, jugeant que le crucifix était à la fois le symbole de l'histoire et de la culture italiennes, et par conséquent de l'identité italienne. En 2006, le Conseil d'État avait rejeté son pourvoi, en déclarant que la croix était un « symbole adéquat pour illustrer les fondements de nos valeurs civiques ». Elle s'était alors adressée à la Cour européenne des droits de l'homme.

Réaction de Mariastella Gelmini, ministre italien de l'Éducation, à l'arrêt de la Cour :
« La présence du crucifix dans les classes ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c'est un symbole de notre tradition. L'histoire d'Italie passe aussi à travers des symboles: en les supprimant on supprime une partie de nous-mêmes. Dans notre pays, personne ne veut imposer la religion catholique. Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité. Notre Constitution reconnaît en outre, justement, une valeur particulière à la religion catholique. »
Le père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège :
« La sentence de la Cour européenne a été accueillie au Vatican avec stupeur et amertume. Le crucifix a toujours été un signe d'offrande d'amour de Dieu et d'union et d'accueil pour toute l'humanité. On regrette qu'il soit considéré comme un signe de division, d'exclusion, ou de limitation de la liberté. Ce n'est pas cela, et cela ne l'est pas dans la perception commune de notre peuple. En particulier, il est grave de vouloir mettre aux marges du monde éducatif un signe fondamental de l'importance des valeurs religieuses dans l'histoire et dans la culture italienne. La religion apporte une précieuse contribution pour la formation et la croissance morale des personnes, et elle est une composante essentielle de notre civilisation. C'est une erreur myope que de vouloir l'exclure de la réalité éducative. On est ensuite stupéfait qu'une cour européenne intervienne lourdement dans une matière très profondément liée à l'identité historique, culturelle, spirituelle du peuple italien. Ce n'est pas le chemin pour être attiré à aimer et à partager davantage l'idée européenne, qu'en tant que catholiques italiens, nous avons fortement soutenue depuis l'origine. Il semble que l'on veuille méconnaître le rôle du christianisme dans la formation de l'identité européenne, qui, au contraire, a été et demeure essentielle ».
Le sénateur Mauro Cutrufo, vice-maire de Rome :
« La sentence de la cour européenne des Droits de l'homme de Strasbourg, me laisse stupéfait. En ne reconnaissant pas les racines judéo-chrétiennes et en ne les insérant pas dans la Constitution, l'Union européenne a commis une première erreur, parce qu'elle a tenté d'effacer d'un coup l'histoire et l'identité de l'Europe elle-même, au nom d'un laïcisme pas mieux précisé qui n'a rien à voir avec la laïcité. C'est maintenant la tour de la Cour européenne des Droits de l'homme qui rejette de fait la présence du crucifix dans les salles de classe et cela me semble objectivement un peu trop. L'Italie et l'Europe ont une histoire et une culture qu'une sentence ne pourra pas effacer. Le dialogue interreligieux passe par la tolérance et le respect, non par une guerre contre le crucifix, qui est au contraire un symbole de bonté et de paix qui, par tradition, trouve depuis toujours sa place dans les salles de classe de nos écoles. »
Voir aussi Symbole religieux restreindrait le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions (comparaison avec imposition cours ECR au Québec)




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Le cours ECR dans la culture populaire : partialité et perte de temps ?

Qu'on nous pardonne cette incursion dans le domaine de la culture télévisuelle populaire, mais il semble bien que certains humoristes ne soient pas impressionnés par le cours gouvernemental d'éthique et de culture religieuse imposé à tous les enfants du Québec (sauf ceux de la C.S. de Kativik, les juifs orthodoxes, etc.)

C'est ainsi que Marc Labrèche en la personne de Dona la culturiste parle du cours d'ECR en termes de « perte de temps » et « d'introduction partiale aux notions d'éthique et de culture religieuse ». Bien sûr, il ne s'agit que d'une parodie et, dans la vraie vie, les cours d'ECR sont donnés de manière impartiale et par du personnel compétent.

Ah, non, on m'informe que des parents se plaignent de la partialité des professeurs et que les évêques catholiques du Québec estiment que le personnel est mal formé. Désolé, au temps pour moi.








Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 30 octobre 2009

Le Monopole de l'Éducation au service des lobbies dits progressistes avec vos sous

Nous avions déjà parlé de cette dernière priorité du Monopole de l'Éducation : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État. Peu d'écoles se sont intéressées à ces formations de promotion de l'homoparentalité. Les lobbies en faveur de celle-ci se tournent vers les universités « afin d'informer » les futurs enseignants et lutter contre une prétendue « homophobie » alors qu'il s'agit d'offrir aux enfants la chance d'avoir un père et une mère.

Gary Sutherland, Antonio Ortega et leur fils Raphaël. Photo fournie par la coalition des familles homoparentales.

Nous reprenons ici les extraits et commentaires de Carl Bergeron :


S. Galipeau. EN FINIR AVEC L’HOMOPHOBIE, La Presse, 30/10/2009.

Nous sommes un vendredi matin, dans un cours de sociologie, école et société, offert aux étudiants du bac en éducation, à l’UQAM. Au programme: une toute nouvelle formation, financée par le ministère de l’Éducation, développée et offerte par la Coalition des familles homoparentales : Regard sur les familles homoparentales.

[…]

D’après les chiffres du recensement de 2006 de Statistique Canada, plus de 4000 couples de même sexe vivent avec des enfants au pays. Au Québec, on estime que plusieurs milliers d’enfants vivent dans des familles homoparentales [4000 couples dans le Canada tout entier, mais des milliers d'enfants au Québec : l'incongruité statistique est quelque peu gênante — NDLR]. Un enfant par école, environ. Ce chiffre ne peut être appelé qu’à augmenter avec les années. Depuis 2002, la loi permet aux couples de même sexe d’adopter. D’où l’intérêt d’une telle formation, qui vise à briser une foule de tabous, visiblement persistants. [Quels « tabous » ? « L'homoparentalité » est abordée régulièrement dans les médias de masse, en plus de bénéficier d'un soutien financier, légal et institutionnel de l'État. — NDLR]

« L’idée, c’est d’ouvrir la réalité enseignante à toute cette diversité, explique Hélène Belley, l’enseignante, qui a eu l’idée d’inviter la Coalition dans le cadre de son cours. L’école n’est pas isolée. Elle est inscrite dans une société plurielle, dit-elle. Un enseignant qui laisserait passer des commentaires homophobes, par exemple, je pense que malheureusement, ce serait un enseignant qui raterait son coup. »

D’abord, la théorie : pendant toute la première moitié du cours, les formateurs se sont efforcés, études scientifiques à l’appui, de déboulonner une foule de mythes. Qu’on se le dise, ce n’est pas l’orientation sexuelle qui fait, ou non, un bon parent. [L'enjeu soulevé par « l'homoparentalité » n'est pas d'abord l'orientation sexuelle, mais la différence sexuelle. On est soit père, soit mère, et non seul « parent ». La différence sexuelle est précisément ce qui fonde la « famille », d'où le non-sens des « familles homoparentales ». — NDLR]

[...]

La formation a été développée par la Coalition des familles homoparentales, approuvée par des chercheurs des universités McGill et UQAM, et financée par le ministère de l’Éducation, à raison d’une subvention de 80 000 $. Elle comprend un cours, et surtout une trousse, avec témoignages vidéo, dépliants, et cahiers d’activités, à faire en classe avec les élèves. Offerte gratuitement à tous les intervenants qui travaillent de près ou de loin avec les enfants, à Montréal comme à Québec. Jusqu’à maintenant, ce sont surtout les universités, les cégeps et les syndicats qui se sont montrés intéressés. Seules trois écoles ont à ce jour reçu la formation.
Voir aussi le commentaire de Brigitte Bédard :
De quoi j'me MELS?

Vous connaissez la dernière trouvaille du MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) ? Si non, vos enfants ou vos petits-enfants, eux, l’apprendront cet automne. Dès la première année du primaire, on leur présentera la « Trousse homoparentale », concoctée spécialement pour eux. Ils sauront tout ! Du « mariage » jusqu’à la « conception ». [Note du carnet : nous pensons qu'ils sauront tout ce que ces lobbies veulent bien écrire dans ces trousses.]

Le MELS veut faire « tomber les tabous ». Les journaux l’ont répété béatement. Un tabou ? S’cusez mais… faudrait relire ce que le mot “ tabou ” veut dire. Un “ tabou ” est ce sur quoi on fait silence, par crainte ou par pudeur. En ce qui concerne “ l’homoparentalité ” et tout ce qui se rattache à l’homosexualité, on trouve de tout, sauf du silence, de la crainte ou de la pudeur !

Suite ici.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

jeudi 29 octobre 2009

La tentation autoritaire, par Mathieu Bock-Côté

Lettre ouverte envoyée à la Presse par Mathieu Bock-Côté et publiée ce jeudi :
Dans un article proposant une mise à jour du débat sur le multiculturalisme, La Presse (27 octobre) nous apprend que les Québécois demeurent très majoritairement opposés aux accommodements raisonnables. Cet article aligne aussi une série de déclarations de représentants d'une certaine intelligentsia multiculturaliste manifestant leur exaspération devant une telle réalité. Pour une fois, la langue de bois cède sa place à une franchise qui permet d'apercevoir le caractère radical d'une idéologie en mauvais terme avec la démocratie libérale.

Dès les premières lignes de l'article, la table est mise : « Même s'ils admettent n'être que rarement ou même jamais exposés dans la vraie vie à un réel accommodement raisonnable basé sur la religion, 68 % des Québécois estiment qu'il y en a trop. » On connait la thèse : la critique du multiculturalisme reposerait d'abord sur l'ignorance et aurait plus à voir avec un délire fantasmatique qu'avec un constat de l'échec de l'intégration à la société d'accueil. Exiger des immigrés qu'ils prennent le pli identitaire de la majorité serait symptomatique d'une vision anachronique de l'intégration.

Le constat est néanmoins incontournable, on se trouve devant une opposition « de principe » au multiculturalisme, comme le reconnaît Marie McAndrew, qui n'y voit pourtant pas une raison d'en finir avec son application. « Heureusement que les droits sont protégés par les chartes et qu'ils ne sont pas soumis à la volonté de la majorité. » [Note du carnet : Parlez-en aux parents qui ne veulent pas du cours ECR et qui demandent que leur foi sincère soit respectée comme celle de la famille Multani et son poignard sikh.] Il s'agit d'une inversion de la démocratie qui repose non plus sur l'expression de la souveraineté populaire, mais sur sa neutralisation. Malgré l'opposition démocratique au multiculturalisme, ce dernier, sacralisé, prend désormais l'allure d'une nouvelle religion d'État et d'un nouveau régime politique qui assimile sa contestation à une manifestation d'intolérance.

On le devine, l'intelligentsia multiculturaliste est encore traumatisée par la crise des accommodements raisonnables. Le nouveau cours Éthique et culture religieuse, de l'aveu même de ses théoriciens, s'inscrit dans cette perspective, et devrait convaincre les Québécois des vertus du pluralisme identitaire. Pour ses défenseurs [Note du carnet: notamment Gérard Bouchard au procès de Drummondville], si ce cours avait été appliqué auparavant, il n'y aurait jamais eu de crise des accommodements raisonnables, car la conscience collective aurait correctement intériorisé les vertus de la « diversité ».

Il faut donc fabriquer un nouveau peuple, en misant sur les mouvements migratoires pour transformer les Québécois francophones en une communauté parmi d'autres dans une société mosaïque, comme le souhaite Daniel Weinstock. « Quand Montréal comptera un aussi haut pourcentage d'immigrants que Toronto, ces questions ne se poseront plus avec autant d'acuité. »

Une fois accomplie, cette transformation identitaire cessera de contraster à son désavantage l'identité québécoise par rapport à l'identité canadienne, car la première exprimerait encore un héritage historique particulier alors que la seconde aurait été intégralement reprogrammée dans la valorisation de la diversité. « Manifestement, la préoccupation identitaire des Québécois est plus forte que dans le reste du Canada. Le Canadien anglais, c'est déjà un 'post-ethnique', une personne qui peut aussi bien être de souche écossaise que polonaise ou sud-américaine. Les Québécois, eux, ont toujours cette idée qu'ils ont un 'nous' à protéger. » Tant que les Québécois se considéreront comme porteurs d'un héritage historique distinctif et qu'ils demanderont aux immigrés de se l'approprier pour s'intégrer pleinement à la collectivité, il faut en comprendre qu'ils seront en retard sur le plan de l'évolution identitaire. L'identité nationale est ainsi reléguée à la préhistoire de la modernité.

On doit tirer de cette vision des choses deux grandes conclusions. D'abord, l'intelligentsia pluraliste est de plus en plus isolée dans sa promotion du multiculturalisme et fait le choix de radicaliser son application. À défaut de convaincre le peuple, elle veut le censurer le temps d'en fabriquer un nouveau [Note du carnet : grâce à l'école et l'immigration de masse]. Son dérapage idéologique est porteur d'une tentation autoritaire.

Ensuite, elle n'hésitera pas à diaboliser l'immense majorité qui s'entête à définir la société à partir de son héritage fondateur. Le multiculturalisme n'entre plus seulement en contradiction avec l'identité nationale. Il est désormais clairement contradictoire avec la démocratie libérale.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 28 octobre 2009

La nationalisation des enfants, parents pédophiles jusqu'à preuve du contraire...

Le Daily Mail d'Angleterre rapporte qu'une administration locale a interdit à des parents de surveiller leurs enfants sur une aire de jeux jusqu'à ce que leurs dossiers criminels aient pu être vérifiés.

On a appris aujourd'hui que des parents ont été exclus de deux aires de jeux à Watford. Leurs enfants seront surveillés par des « guides des jeux » approuvés par l'administration locale. C'est derrière la clôture qui délimite le périmètre de la zone de jeux que les parents devront regarder leurs enfants.

Le conseil d'arrondissement de Watford prétend simplement suivre les directives du gouvernement et ne peut permettre à des adultes de se déplacer sur les aires de récréation sans que leur dossier criminel n'ait été consulté.

Les parents, pour leur part, sont furieux de se voir considérés comme des « pédophiles potentiels » et considèrent cette interdiction comme une « plaisanterie ».

Marcella Bergin, 35 ans, mère de cinq enfants, s'est dite dégoûtée quand on lui a appris qu'elle ne pourrait accompagner ses enfants dans le parc.

La mairesse d'arrondissement, Dorothy Thornhill, a déclaré que l'arrondissement ne faisait que mettre en oeuvre les politiques gouvernementales dans les aires de jeux à Vicarage Road et Leggatts Way.

Elle a affirmé : « Malheureusement, à notre époque, il est impossible de laisser des adultes déambuler, sans contrôle préalable, avec des enfants dans un parc pour enfants. Cette aire de jeux n'est pas un lieu de rencontre pour adultes.

« Nous avons passé en revue nos façons de faire, et même si, auparavant, les surveillants de parc laissaient des parents accompagner leurs enfants, cela n'est désormais plus possible. »






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Une étude de l’Université de Cambridge portant sur l’éducation à l’école primaire recommande que la scolarisation formelle des enfants ne commence qu’à l’âge de six ans, c’est-à-dire un an plus tard que la norme actuelle au Royaume-Uni.

Cette étude de 608 pages, la « Cambridge Primary Review », basée sur 28 enquêtes et 1052 observations écrites par 14 auteurs, 66 consultants en recherche et un conseil consultatif, dit qu’il n’y a aucune preuve que l’enseignement formel ait bénéficié aux jeunes enfants, et que d’introduire des enfants à l’âge de cinq dans la structure et la discipline d’une salle de classe pourrait même être nocif.

Gillian Pugh, présidente de l’étude, a déclaré : « Les enfants âgés de quatre ou cinq ans (…) commencent tout juste à « s’ouvrir » à l’apprentissage et ils peuvent « se fermer » si on les oblige trop tôt à suivre un programme rigide. »

« Si vous présentez à un enfant un programme trop formel avant qu’il n’y soit prêt, a poursuivi Mme Pugh, alors vous ne tenez pas compte de son niveau de connaissances ni de sa capacité de développement. »

« Lorsque des enfants subissent déjà des échecs à l’âge de quatre ans et demi, il est très difficile de leur faire réintégrer le système. Ils ne vont pas apprendre à lire, écrire et compter, si vous les avez éloignés » de déclarer Mme Pugh.

Le rapport recommande que jusqu’à l’âge de six ans les enfants continuent plutôt à apprendre de façon informelle, en s’amusant, ainsi qu’on le fait à la garderie.

En Finlande, aussi bien qu’en Allemagne et en Suède, les enfants commencent l’école l’année de leurs sept ans. En France, les enfants commencent leurs études à l’âge de six ans. Or, la Finlande est considérée comme le pays d’Europe ayant le meilleur système d’éducation, les élèves du pays remportant régulièrement les meilleures notes pour l’alphabétisation et les sciences aux examens du Programme d’évaluation international des étudiants PISA.

La coutume en Angleterre est de commencer l’école à cinq ans, de même qu’au pays de Galles, en Écosse et aux Pays-Bas, mais ce sont les seuls pays d’Europe à faire cela. L’étude rapporte que cette coutume provient des exigences des propriétaires d’usine de l’époque victorienne et met en garde contre la connotation stalinienne d’une « théorie étatique de l’apprentissage » imposée par une « machine de surveillance et de responsabilité ».

Le gouvernement a refusé de prendre l’étude en considération, la qualifiant de décevante et périmée. Le ministre des Écoles, Vernon Coaker, a dit qu’en fait les recommandations de l’étude désavantageraient les écoliers britanniques.

« Il est vraiment décevant qu’une étude qui se prétend exhaustive ne soit absolument pas au courant de plusieurs changements majeurs survenus à l’école primaire », a-t-il dit. « Le monde a progressé depuis que l’étude a commencé. Nous voulons nous assurer que les enfants jouent et apprennent dès la petite enfance et donner aux parents le choix que leur enfant commence l’école au mois de septembre qui suit leur quatrième anniversaire. »

Les syndicats de professeurs ont entériné l’étude et critiquent la réponse du gouvernement.

« Il est absolument extraordinaire que le gouvernement ait décidé d’ignorer les recommandations de l’étude de Cambridge » a déclaré Christine Blower, secrétaire générale du Syndicat national des enseignants (NUT).

« Tout gouvernement digne de ce nom, plus particulièrement à la veille d'une élection générale, se serait inspiré de cette étude immensément riche pour nourrir sa réflexion politique. »

le rapport de l’Université Cambridge corrobore une étude précédente, rendue publique en 2007 par le Curriculum, Evaluation and Management Center (CEM) de l’Université Durham, et présentée à la conférence de l’Association européenne pour l’apprentissage et l’Instruction (EARLI).

L’étude Durham avait trouvé qu’en dépit des grands changements advenus ces dix dernières années dans l'éducation préscolaire au Royaume-Uni, le développement et les compétences des enfants au début de leur scolarisation ne diffèrent pas aujourd'hui de ce qu'ils étaient avant l'introduction du programme de la petite enfance.

« L'objectif de cette étude est de fournir une perspective unique sur l'évolution des profils des enfants qui commencent l'école en Angleterre pendant une période de changement rapide », a déclaré le Dr Christine Merrell de la Durham University.

« On aurait pu s'attendre à ce que les programmes importants du gouvernement donnent lieu à quelques changements mesurables dans notre échantillon de près de 35.000 enfants », même si aucun avantage n’était évident au départ.

Ces deux études confirment l’évaluation du programme SureStart effectuée en 2005; celle-ci n’avait également trouvé aucune amélioration globale chez les enfants des milieux défavorisés qui constituaient les cibles de ce programme à son origine. Depuis 2004, tous les enfants de 3 et 4 ans peuvent s’inscrire dans ce programme d’éducation gratuite destinée à la petite enfance.

Rappelons que des études antérieures ont démontré des désavantages notables liés à une garde trop précoce des enfants d'âge préscolaire. C'est ainsi que le Bureau national de recherche économique, un organisme renommé de recherche des États-Unis, a récemment publié ce qui est l'étude la plus complète et la plus récente sur le système de garderie du Québec. Dans leur résumé, les professeurs d'économie Michael Baker, Jonathan Gruber et Kevin Milligan écrivent que l'introduction de ce programme a eu des conséquences négatives autant sur les parents que sur les enfants:
« [N]ous avons découvert des preuves frappantes que les enfants ont subi des détériorations dans un éventail d'aspects comportementaux et liés à la santé, allant de l'agression aux aptitudes motrices et sociales en passant par la maladie. Notre analyse suggère aussi que le nouveau programme de garderie a mené à des pratiques parentales plus hostiles et moins cohérentes ainsi qu'à une détérioration de la santé parentale et des relations parentales. »






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)