Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED), un organisme à but non lucratif qui offre un soutien aux familles qui scolarisent leurs enfants à domicile au Québec, affirme que des familles n’arrivent pas à se procurer des ressources et des services par l’entremise des centres de services scolaires.
L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED), un organisme à but non lucratif qui offre un soutien aux familles qui scolarisent leurs enfants à domicile au Québec, affirme que des familles n’arrivent pas à se procurer des ressources et des services par l’entremise des centres de services scolaires.
Au Québec, le Règlement sur l’enseignement à la maison, issu de la Loi sur l’instruction publique, encadre les familles-éducatrices et détermine certaines des conditions et des modalités qui doivent être remplies pour qu’un enfant puisse être scolarisé de cette façon.
Le règlement, relativement récent, prévoit également le soutien et l’encadrement que doivent fournir les commissions scolaires et les centres de services scolaires (CSS) à ces enfants.
Or, selon des sondages récents réalisés par l’AQED auprès de ses membres, plus du tiers des 196 familles répondantes ont confirmé avoir essuyé un refus pour au moins un service garanti par la loi. Plus du tiers des familles ont également affirmé que la lourdeur des démarches afin d’accéder à un service les a découragées.
L’AQED soutient qu’elle se retrouve entre deux chaises, à devoir rendre des comptes au ministère de l’Éducation, mais à devoir quémander les CSS pour des services.
« Même si les CSS sont subventionnés par le gouvernement pour offrir ces services, les familles-éducatrices font face à des situations aberrantes et inacceptables en ne recevant pas les services auxquels elles ont droit », mentionne l’organisme.
« On est encore dans une espèce de système à trois », déplore la responsable des relations publiques de l’AQED, Émilie Salesse Gauthier. L’organisme soutient avoir envoyé des demandes d’accès à l’information dans tous les CSS pour tenter de comprendre comment est distribué l’argent qu’ils reçoivent pour soutenir les enfants éduqués à la maison. « On nous dit que les (CSS) ont de l’argent pour nous, mais qu’est-ce qu’ils ont fait avec cet argent-là ? s’interroge Mme Salesse Gauthier. Pourquoi on ne met pas cet argent quelque part où les familles en ont besoin ? »
« L’idée avec le règlement, c’était d’enlever cette dynamique-là, d’enlever des façons de faire différentes à travers les CSS. […] On s’est fait avoir sur toute la ligne », déplore-t-elle, avant d’ajouter que cet enjeu fera l’objet d’un point d’information au début du congrès 7 septembre.
Le congrès est l’occasion pour les familles-éducatrices de se rencontrer et de dénicher une foule d’informations pour l’éducation à domicile.
L’AQED soutient que depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec, la collaboration est plus difficile avec le gouvernement. « On n’a pas eu d’écoute, ajoute Mme Salesse Gauthier. Il n’y a pas d’ouverture à travailler ensemble pour essayer de trouver des solutions. »
L’AQED affirme avoir fait depuis deux ans des demandes répétées pour rencontrer le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, mais sans succès. Le ministère de l’Éducation n’a pas répondu à une demande de commentaires de La Presse Canadienne envoyée mercredi.
Retour à la normale après la COVID-19
Le nombre d’enfants scolarisés à la maison est de retour à la normale au Québec après des années record marquées par la pandémie de la COVID-19.
En date du 14 août 2024, il y avait 6002 enfants déclarés en enseignement à la maison, selon les chiffres du ministère de l’Éducation. Au plus fort de la pandémie, près du double d’enfants étaient scolarisés à la maison, soit 11 947 en 2020-2021 et 11 379 en 2021-2022.
Pour Émilie Salesse Gauthier, la peur de la transmission de la maladie, la difficulté pour les parents de jongler avec les exigences scolaires pendant le confinement – comme l’école à distance pour plusieurs enfants dans le même foyer – et des enjeux de services inadéquats ont pu motiver un plus grand nombre de familles à faire le saut.
Amazon Prime Video a choisi de ne pas renouveler My Lady Jane pour une deuxième saison. La nouvelle arrive sept semaines après que les huit épisodes de la première saison de la série ont été diffusés en rafale avec peu de promotion le 27 juin.
La nouvelle n'est pas tout à fait surprenante. La série n'a pas trouvé un public suffisamment large, n'entrant jamais dans le palmarès des 10 meilleures diffusions hebdomadaires de Nielsen pour les séries originales.
Créée par Gemma Burgess d'après les romans de fiction historique de 2016, My Lady Jane aborde l'histoire alternative de l'un des monarques anglais dont le règne a été le plus court, Lady Jane Grey, alias la Reine des neuf jours, au XVIe siècle.
Le roi d'Angleterre, Édouard IV, était noir, homosexuel et même handicapé.
« Mêlant intrigues de palais et vision fantastique des classes sociales », la série se déroule dans un monde habité par des Éthiens, des humains capables de prendre une forme animale, qui sont mis au ban de la société par la classe dirigeante des humains normaux, connue sous le nom de Verity.
À partir de cette rentrée scolaire, le nouveau cours intitulé Culture et citoyenneté québécoise (CCQ) deviendra obligatoire dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec. Ce cours remplace le programme d'Éthique et culture religieuse (ECR), que le gouvernement Legault avait promis de réformer dès 2019.
Cependant, plusieurs enseignants expriment des réserves quant à la mise en place de ce nouveau programme.
Comme l'indique le changement de nom, l'aspect religieux disparaît du curriculum, laissant place à un volet sociologique. Les apprentissages sont désormais centrés sur le Québec et sa culture.
L’implantation obligatoire du programme à l'échelle provinciale était initialement prévue pour 2023-2024, après une phase pilote impliquant 29 écoles. De nombreux éducateurs avaient alors demandé un report, demande à laquelle le ministère de l’Éducation avait finalement accédé.
Le Ministère avait donné aux écoles la possibilité de choisir entre le cours de CCQ ou d’ECR pour l'année 2023-2024. Toutefois, à partir de cet automne, le cours de CCQ devient obligatoire.
Aux yeux de nombreux éducateurs, il serait cependant préférable de repousser encore le lancement du programme, ou au moins de l'introduire progressivement, en raison des divers problèmes soulevés.
Outre la quantité de matière à enseigner, plusieurs enseignants soulignent également la complexité et la délicatesse de certains sujets comme le consentement sexuel et les violences sexuelles, par exemple.
Selon la SRC, Félix Deschamps, enseignant de CCQ à l'école Félix-Leclerc de Pointe-Claire, se sent somme toute assez prêt pour transmettre la majorité de la matière du nouveau cours à ses étudiants. Il dit avoir participé aux formations facultatives et indique qu'il est habitué aux changements de dernière minute en raison de sa réalité de "jeune prof".
L'enseignant fait partie de ceux dont les manuels scolaires ne sont pas prêts, mais il croit tout de même avoir accès à suffisamment de matériel et de ressources pour préparer ses cours.
Il formule cependant des réticences quant à l’enseignement de la sexualité, expliquant que la plupart des gens qui ont étudié pour devenir enseignants d'ECR ne s'attendaient pas à devoir aborder les questions entourant la sexualité.
"C’est difficile à enseigner, souligne-t-il. En secondaire 4, on doit parler des violences sexuelles. J’ai peut-être des élèves qui ont vécu des violences sexuelles et je ne me sens pas outillé, malgré la formation, pour ça."
L'enseignant ajoute qu'il a eu dans ses classes des élèves qu'il dit homophobes et transphobes avec qui aborder certains sujets était difficile, de peur de blesser les autres élèves de la classe. Il admet ainsi qu’il aurait été particulièrement difficile pour lui d’aborder les questions d’homosexualité et d’identité de genre, chose qu’il n’aura pas à faire cette année.
Dans notre réalité, on a une certaine clientèle qui ne répond pas bien du tout à ce contenu, dont les parents ont déjà fait des demandes d’exemption.
Une citation de Félix Deschamps, enseignant de CCQ à l'école Félix-Leclerc de Pointe-Claire
M. Deschamps affirme qu'il a eu vent que certains collègues vont tout simplement faire fi du volet sexualité.
Des milliers d’élèves supplémentaires débarqueront cet automne sur les bancs des cégeps [collège d’études préuniversitaires, le diplôme des cégeps = bac en France], lesquels sont forcés dans certains cas d’installer des classes modulaires et d’allonger les périodes de cours pour affronter la hausse de l’effectif scolaire. Au moins un établissement a dû refuser des élèves, faute d’espace.
Le collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, a installé sur son terrain deux complexes modulaires abritant une vingtaine de salles de classe.
La Fédération étudiante collégiale du Québec s’inquiète sérieusement de cette situation.
« Quand un cégep en arrive à refuser 1000 demandes par manque d’espace, ce n’est pas simplement un problème local, c’est un signal d’alarme pour tout le réseau », estime son président, Antoine Dervieux.
Ce genre de situation montre clairement que nos cégeps sont à bout de souffle et qu’ils ne peuvent plus répondre aux besoins croissants des étudiants.
Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec
« Nos installations permanentes sont insuffisantes », explique le directeur général du cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, Philippe Nasr.
Cet automne, l’établissement compte 450 élèves de plus qu’à la dernière rentrée. Et 800 de plus qu’il y a deux ans. D’ici 2029, il s’attend à accueillir 7500 élèves, soit 1000 de plus qu’en ce moment.
« C’est une très grande progression », souligne M. Nasr.
Des cours du soir y seront donnés pour la première fois, cet automne. Le but : éponger la hausse du nombre d’élèves en prolongeant les périodes de cours.
L’an prochain, un plus petit projet d’agrandissement permettra l’ajout d’une trentaine de salles de classe.
En attendant, le cégep doit multiplier les solutions créatives pour compenser l’espace manquant, y compris la location de locaux à l’extérieur.
« On a pas mal exploré toutes les options possibles. On veut quand même offrir des installations adaptées », poursuit M. Nasr.
Le cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil, mise aussi sur les classes modulaires.
L’effectif de l’établissement de Longueuil a bondi de près de 1000 élèves par rapport à l’an dernier, une hausse de 9 %.
Sur son site web, le cégep assure que ses classes modulaires sont « lumineuses, climatisées et technologiques » pour accueillir les étudiants.
Dans un mémoire déposé ce mercredi, la Fédération étudiante collégiale du Québec dit craindre que les fameuses « roulottes » ne deviennent une réponse permanente au problème.
« On pense que ça devrait rester temporaire », dit Antoine Dervieux.
Avec 300 élèves supplémentaires attendus à l’automne, le cégep du Vieux Montréal a lui aussi atteint sa limite.
« On est à la limite de ce qu’on peut accueillir », indique sa directrice générale, Mylène Boisclair.
Voyant venir la vague, l’établissement avait déposé il y a plusieurs années une demande de projet d’agrandissement. À la place, Québec lui a accordé des fonds pour la location de locaux.
« On a beaucoup parlé de la vétusté des établissements d’enseignement primaire et secondaire, mais c’est aussi le cas pour beaucoup d’établissements collégiaux », souligne Mme Boisclair.
Les établissements qui débordent n’ont pas vu le pire. D’ici 2032, plus de 24 000 élèves supplémentaires débarqueront sur les bancs des cégeps, une hausse de 14 %.
Selon les plus récentes prévisions du ministère de l’Enseignement supérieur, le sommet de la vague devrait être atteint en 2026 et se concentrer dans les cégeps du Grand Montréal, la croissance devant ensuite ralentir graduellement.
La Presse attribue cette hausse aux naissances de petits-enfants de baby-boomers
Il y aura donc 6437 d’élèves supplémentaires prévus dans les cégeps à l’automne 2024 par rapport à 2022, soit une hausse de 3,7 %.
La Presse n’ose pas parler de l’immigration pour expliquer cette augmentation. Pour elle, cette hausse est due à « L’arrivée des petits-enfants des baby-boomers se fait sentir dans le réseau collégial, où les classes modulaires se multiplient depuis l’an dernier pour absorber la hausse de l’effectif. »
Puis, citant Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, « Le baby-boom a pris tout le monde par surprise au primaire. Ç’a été la même chose au secondaire. Là, [les mêmes élèves] arrivent au cégep. On aurait dû être préparés. »
Aucun essor des naissances au Québec n’explique bien sûr cette hausse de 6500 élèves supplémentaires. Il y a eu près de 20 000 naissances de moins au Québec en 2005 (âge de nombreux cégépiens) qu’en 1990 par exemple. Bien qu’il soit vrai qu’il y ait une assez grande fluctuation des naissances dans les années 90 et 2000.
Il se peut qu’une partie des problèmes soit liée à une augmentation de la natalité passagère du début des années 2000 conjuguée à un déplacement des familles vers des banlieues plus éloignées. Mais cela n’explique pas le manque de places au cégep du Vieux-Montréal ni la prévision que « d’ici 2032, plus de 24 000 élèves supplémentaires débarqueront sur les bancs des cégeps, une hausse de 14 %. » alors que les naissances sont en baisse constante depuis 2009 (88 891 naissances en 2009, 83 855 en 2017, 77 950 en 2023).
Une des thèses d’Arnold Toynbee dans sa monumentale Étude de l’histoire (12 volumes) est que « Les civilisations meurent de suicide et non de meurtre. »
La pulsion suicidaire est bien avancée, si on en juge par l’actualité.
Dans le cadre de la convention des « Démocrates » américains à Chicago, des manifestants scandent « N* que les tribunaux, n*que l’État, vous ne pouvez pas nous forcer à procréer. » Le cortège comprend des personnes déguisées en pilules abortives.
Protesters in Chicago who are marching against the DNC chant “F*ck the courts, f*ck the state, you can’t make us procreate.”
La communauté d’East Kilbride « incapable de dormir » après une horrible attaque d’un gang à la machette L’incident a laissé la main d’une victime « coupée » et une autre a dû être opérée.
Le migrant qui a décapité sa victime et fait jaillir ses intestins alors qu’il était encore en vie pourrait éviter d’être expulsé d’Allemagne « parce qu’il revient probablement de Somalie ».
Un homme de 20 ans est accusé de meurtre et de relations sexuelles avec un cadavre après qu’une femme a été poignardée à mort dans le Kent.
Pendant ce temps, les victimes de la semaine dernière de cette perverse pathologie imposée à des nations autrefois civilisées sont déjà oubliées, mais si vous vous posez la question :
Leanne Lucas, professeur de yoga à Southport, avait été réadmise à l’hôpital en raison de difficultés respiratoires.
Le révérend Paul Murphy et le lieutenant-colonel Mark Teeton se remettent des attaques perpétrées devant leurs casernes à Galway et dans le Kent.
Une fillette australienne de 11 ans attend de subir une opération de chirurgie esthétique à la suite des blessures subies lors de l’attentat de Leicester Square.
La « diversité » est l’endroit où les nations meurent — parce qu’il n’est pas naturel pour les sociétés humaines de vivre ainsi.
HISTOIRE DIVERSITAIRE DU JOUR QUI FAIT CHAUD AU CŒUR
Dans la ville de Sønderborg, dans le sud profond du Schleswig septentrional, les tensions ethniques se limitaient autrefois aux Danois et aux Allemands. Mais nous avons dépassé ce stade. Une jeune fille de 17 ans se promenait près du « centre pour migrants » local lorsqu’elle a été poussée au sol par un homme qui a tenté de la déshabiller.
Heureusement, elle a pu le repousser en l’aspergeant de poivre de Cayenne. L’agresseur s’est enfui et reste en liberté. Au moins, la pauvre adolescente n’a pas été violée. C’est une bonne nouvelle, n’est-ce pas ?
Il est illégal de posséder et d’utiliser du poivre de Cayenne, et la jeune fille sera donc probablement inculpée pour cela.
La jeune femme devra donc payer une amende de 500 couronnes pour avoir refusé d’être violée. Certains lecteurs se souviendront du terme qu’une Suédoise a utilisé pour qualifier les hommes scandinaves qui sont restés près d’une piscine municipale pendant que les « migrants » locaux agressaient sexuellement sa fille et ses amies : « des mangins » — mort-valise de « man » et « vagin ». C’est parce que Knud Kirsten et les autorités refusent de protéger les filles des prédateurs qu’ils ont lâchés sur le territoire que cette adolescente est obligée de se défendre du mieux qu’elle peut. Aujourd’hui, Knud Kirsten aggrave encore la situation en disant aux victimes : « Couchez-vous et pensez à la diversité ! »
Si vous souhaitez exprimer votre point de vue sur l’un de ces sujets, les troupes d’intervention de Keir Starmer le sectaire frapperont à votre porte.
Le site web Gates of Vienna note la différence de traitement entre la soi-disant « extrême droite » britannique, condamnée et emprisonnée dans les jours qui ont suivi les émeutes provoquées par les coups de couteau de Southport, et l’indifférence léthargique qui règne depuis des décennies à l’égard des violeurs en bande organisée de milliers et de milliers de jeunes filles anglaises à Rotherham, Rochdale, Telford, Oxford… Comme l’a montré la remarquable célérité des troupes de Starmer, pour les dirigeants britanniques, le vrai problème n’est pas celui des poignardeurs multiculturels, mais celui des membres de la classe ouvrière blanche qui s’obstinent à vouloir les remarquer. Sir Keir s’est donc engagé dans une politique consciente : poignarder le messager.
Sir Keir libère des criminels violents de ses prisons afin de faire de la place aux twitteurs dissidents. Et, pour le plus grand plaisir des commentateurs Internet « anti-migrants » qui se font coffrer selon le bon plaisir de Sa Majesté britannique, ces prisons sont de plus en plus souvent dirigées par des gangs islamiques.
Un suicide civilisationnel, pimenté de meurtres.
(Source de la sélection des histoires diversitaires du jour)
Connexe
La deuxième journée de la Convention nationale du parti démocrate à Chicago a commencé de façon étrange lors du caucus des femmes... Que la joie et l'optimisme soient au rendez-vous !
Après les demandeurs d’asile et les travailleurs temporaires, le gouvernement Legault veut se donner les moyens de réduire le nombre d’étudiants étrangers sur le territoire québécois.
La gouvernement de la CAQ (Coalition pour l'avenir du Québec) déposera cet automne un projet de loi pour encadrer les inscriptions d’étudiants internationaux dans les établissements d’enseignement supérieur.
Au début 2024 le Globe and Mail révélait que 19 % des immigrants qui sont admis au Canada à titre d’étudiants étrangers… n’étudient pas ! Il s’agit de données officielles compilées par Statistique Canada.
La catégorie des étudiants contribue à l’explosion du nombre de nouveaux arrivants au Canada. De 637 000 en 2019, le nombre est passé à 807 000 trois ans plus tard. Qu’on y songe : 19 % de ces 800 000 qui n’étudient pas vraiment, cela représente plus de 150 000 faux étudiants.
De surcroît, on aurait laissé se développer des collèges privés qui ne sont pas des établissements d’éducation. Ils agissent simplement comme vecteurs qui facilitent l’entrée au Canada en faisant délivrer de (faux) visas d’étudiants. Faux collèges et faux étudiants.
La grande partie des étudiants étrangers étudient en anglais au Québec…
M. Legault a toutefois refusé de dire si la nouvelle loi visera également les universités anglophones McGill et Concordia, où étudient une grande partie des 120 0000 (!!) étudiants étrangers.
« Nous allons déposer le projet de loi cet automne, ce sera le moment de poser ce type de questions », a-t-il répondu à une journaliste anglophone.
Par contre, les établissements en région (surtout francophones donc) ne seront pas affectés, a précisé le Premier ministre québécois.
Québec se basera sur plusieurs facteurs pour déterminer combien de personnes un cégep ou une université pourra accueillir, dont « le type d’établissement, le nombre d’étudiants étrangers par établissement, la région, le niveau d’études, etc. ».
Travailleurs temporaires
Le gouvernement Legault cherche par tous les moyens à diminuer le nombre de 600 000 immigrants temporaire présentement sur le territoire québécois.
Mardi, le Premier ministre a confirmé la mise en place d’un gel de six mois pour le Programme des travailleurs étrangers temporaires dans la région de Montréal.
« On doit absolument réduire le nombre d’immigrants à Montréal pour protéger le français » a-t-il plaidé.
Mesure homéopathique ?
Plusieurs domaines seront toutefois exemptés, parmi ceux-ci la santé, l’éducation, la construction, l’agriculture et la transformation alimentaire, ainsi que les emplois ré rémunérés au-delà de la médiane québécoise, soit 57 137 $.
La mesure, qui pourrait être prolongée au terme de la période de six mois, devrait toucher environ 3 500 immigrants temporaires.
En réplique aux « mesurettes » annoncées mardi par le gouvernement Legault, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, déposera d’ici octobre « un plan de réduction drastique » de l’immigration permanente et temporaire « dans toutes les catégories ».
Les forces armées israéliennes se sont pliées en quatre le 4 août pour accueillir une nouvelle vague de recrues. Les centres d'incorporation de Jérusalem et de Tel Hachomer, près de Tel Aviv, ont été adaptés pour apaiser les sensibilités religieuses des futurs appelés. Aucune femme soldat n'est en vue, afin de ne pas offenser les jeunes hommes qui ont grandi dans un environnement strictement séparé par sexe.
Des manifestants ultra-orthodoxes pénètrent dans le bureau de recrutement de l'armée israélienne à la base de Tel Hachomer afin de protester contre la conscription des étudiants des yechivas, le 6 août 2024.
Mais sans grand résultat. Sur le premier groupe de 900 membres de la communauté ultra-orthodoxe convoqués à des entretiens de pré- enrôlement et à des examens médicaux, seuls 48 se sont présentés. Les autres ont obéi à leurs rabbins : restez à l'écart et concentrez-vous sur vos études.
Israël est en guerre sur plusieurs fronts, mais une partie importante de sa population - les ultra-orthodoxes, ou Haredim, qui représentent 14 % de l'ensemble des Israéliens - refuse de prendre part à la guerre. Ils revendiquent un rôle sacré, celui de continuer à étudier la Torah et le Talmud en toutes circonstances. En outre, la vie militaire corromprait ces jeunes hommes cloîtrés, disent-ils. Le rabbin Yitzhak Yosef, ancien grand rabbin d'Israël, a appelé les étudiants à émigrer s'ils sont contraints de s'enrôler. Certains d'entre eux sont arrivés dans les centres d'incorporation en criant : « Plutôt mourir que de s'enrôler ».
Cette situation crée un casse-tête pour Benjamin Nétanyahou, le premier ministre israélien. Il est réticent à accepter un cessez-le-feu à Gaza, ce qui oblige l'armée à s'appuyer fortement sur un groupe limité de conscrits et de réservistes fatigués. Quelque 63 000 jeunes hommes haredi sont considérés comme éligibles à la conscription, mais s'il appliquait l'appel, il perdrait le soutien des partis ultra-orthodoxes, un élément clé de sa coalition au pouvoir.
M. Nétanyahou traîne les pieds sur cette question, bien que la Cour suprême ait jugé que l'exemption historique des étudiants haredi était inégalitaire et donc illégale. La coalition a tenté de proposer une vague série de quotas d'enrôlement dans l'espoir de satisfaire la Cour, ou au moins de faire gagner du temps au gouvernement. Entre-temps, le procureur général, qui fait preuve d'indépendance, a mis en colère les ministres d'extrême droite de M. Nétanyahou en annulant les prestations sociales pour ceux qui refusent de s'enrôler.
La querelle autour du projet ne reflète pas seulement le fossé entre les ultra-orthodoxes et le reste de la société israélienne. Elle a également ravivé la lutte entre un système juridique déterminé à faire appliquer les décisions de la Cour suprême et le gouvernement de M. Nétanyahou, qui s'était efforcé de réduire l'indépendance de la Cour avant que la guerre n'éclate à Gaza le 7 octobre.
Le différend a également aggravé l'inimitié entre M. Nétanyahou et Yoav Gallant, son ministre de la défense. M. Gallant, soucieux de renforcer les rangs des forces armées, a refusé de coopérer avec M. Netanyahu dans ses tentatives de parvenir à un accord en coulisses avec ses partenaires de la coalition.
Reportage intéressant de la CBC sur le sujet du 16 août:
(en anglais, sous-titrage traduit automatiquement. Si les sous-titres ne s'affichent pas, cliquer sur la boîte sous-titre en bas à droite, puis sur la molette et choisir la langue)
Bloomberg ajoute ce lundi 11 août :
Les groupes de pression des entreprises soutiennent que le programme des travailleurs étrangers temporaires — conçu à l’origine pour aider les agriculteurs à faire face aux besoins de main-d’œuvre saisonnière — est essentiel pour pourvoir les postes vacants.
Mais dans des villes comme Toronto, l’état du marché du travail met à mal leurs arguments. La plus grande métropole du Canada ne manque pas de jeunes travailleurs disponibles. En juillet, la région comptait plus de 120 000 chômeurs âgés de 15 à 24 ans, soit une augmentation de 50 % en seulement deux ans, selon les données de Statistique Canada.
[…]
Collectivement, les grandes chaînes de restauration et de vente au détail constituent le plus grand groupe d’employeurs utilisant le programme pour embaucher ces types de travailleurs, mais leur dépendance au système est impossible à quantifier en raison de l’utilisation rampante de sociétés numérotées dans les données gouvernementales.
Rien qu’en Ontario, Tim Hortons a embauché au moins 714 travailleurs étrangers temporaires l’année dernière, contre 58 en 2019. Mais quelque 92 % de ces postes en 2023 étaient répertoriés sous des sociétés de portefeuille qui ne portaient pas le nom de la franchise.
L’utilisation du programme peut non seulement rendre l’accès à l’emploi plus difficile pour les jeunes, mais aussi entraîner une baisse des salaires pour les postes de débutants, où ils sont en concurrence avec les travailleurs étrangers.
Billet originel du 11 août
Eddy Armando Chioc Sactic, un travailleur étranger temporaire originaire du Guatemala, désherbe un champ d’aubergines à la Ferme Chez Mario à Sainte-Madeleine, au Québec, le 4 juillet.
Les employeurs canadiens continuent d’intensifier leur recrutement de travailleurs à bas salaire par le biais du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) cette année, une tendance qui va à l’encontre des plans du gouvernement fédéral visant à restreindre l’immigration dans le pays.
Au cours du premier trimestre 2024, les employeurs ont reçu l’autorisation du gouvernement d’embaucher 28 730 personnes dans le cadre du volet « bas salaires » du programme des TET, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres d’Emploi et Développement social Canada (ESDC). Il s’agit du nombre trimestriel d’approbations le plus élevé jamais enregistré par le gouvernement depuis 2016.
Dans l’ensemble, les employeurs ont été autorisés à embaucher plus de 71 000 travailleurs dans tous les volets du programme entre janvier et mars, ce qui représente une baisse par rapport au trimestre précédent, mais une hausse de 13 % par rapport à la même période de l’année précédente.
« Nous assistons à une croissance incroyable du programme alors que le chômage ne cesse d’augmenter », a déclaré Catherine Connelly, professeur à l’université McMaster et auteur de Enduring Work : Experiences with Canada’s Temporary Foreign Worker Program. “Je suis certaine qu’il y a des personnes [locales] qui pourraient occuper au moins une partie de ces postes.”
En mars, le gouvernement fédéral a déclaré qu’il réduirait la part des résidents temporaires à 5 % de la population totale au cours des trois prochaines années, car il craint que la croissance rapide de la population ne mette à mal l’accès au logement et aux soins de santé. (Les écoles sont également débordées.)
Mais depuis cette annonce, les chiffres n’ont cessé de grimper. Le nombre de résidents temporaires — un mélange de travailleurs, d’étudiants étrangers et de demandeurs d’asile — est passé à 2,8 millions, soit 6,8 % de la population, selon les estimations les plus récentes de Statistique Canada. (Le programme des TET ne représente qu’une petite partie des détenteurs de visas.)
Il existait une règle selon laquelle, pour certaines professions, un travailleur étranger temporaire ne pouvait être recruté si le taux de chômage était égal ou supérieur à 6 % dans une région.
En raison des événements récents, la Banque du Canada pense qu’il faudra plus de temps que prévu pour que le gouvernement atteigne son objectif de 5 %. La semaine dernière, la banque centrale a revu à la hausse ses projections de croissance démographique (pour les 15 ans et plus), les faisant passer de 1 % à 1,7 % en moyenne en 2025 et 2026. (La banque doit tenir compte de la croissance démographique dans le cadre de ses prévisions économiques). Elle s’attend à une croissance de 3,3 % cette année, similaire à l’expansion fulgurante observée en 2023.
« Une incertitude considérable continue d’entourer la trajectoire future des flux nets [de résidents non permanents] », indique le Rapport sur la politique monétaire de la banque.
Les économistes de Bay Street ont également exprimé des doutes quant au calendrier fixé par Ottawa pour réduire la population des résidents temporaires. « La croissance rapide et continue des admissions de travailleurs temporaires et d’étudiants étrangers suggère que les premières réductions pourraient ne pas avoir lieu avant la fin de 2024 ou même plus tard, ce qui rendra plus difficile l’atteinte des objectifs déjà ambitieux du plan », a déclaré Marc Desormeaux, économiste principal chez Valeurs mobilières Desjardins, dans une note récente à l’intention des clients.
Le gouvernement fédéral présentera officiellement ses plans cet automne, en même temps que ses objectifs habituels en matière d’admissions de résidents permanents. Jusqu’à présent, Ottawa a imposé un plafond temporaire à la délivrance de visas d’études et a resserré certains aspects du programme des travailleurs étrangers temporaires.
Néanmoins, ce programme est plus favorable aux employeurs qu’il ne l’était il y a quelques années. Après les changements apportés en 2022, les entreprises de la plupart des secteurs peuvent embaucher jusqu’à 20 % de leur personnel dans la catégorie des bas salaires du programme des TET ; le plafond précédent était de 10 %. En outre, les employeurs des secteurs de l’hôtellerie et de la vente au détail peuvent utiliser le programme pour embaucher certaines professions à bas salaires lorsque le taux de chômage local est égal ou supérieur à 6 % ; auparavant, ils ne le pouvaient pas.
Le marché du travail était tendu en 2021 et 2022, ce qui a incité le gouvernement à élargir l’accès aux travailleurs étrangers temporaires. Mais la situation a radicalement changé au cours des deux dernières années. Le nombre d’offres d’emploi a chuté de 44 % par rapport à un pic d’environ un million, et le taux de chômage est passé de 4,8 % à 6,4 %. Le taux de chômage est particulièrement élevé chez les jeunes et les immigrants récents.
Malgré cela, le programme des TET demeure très prisé par les employeurs. Dans certains secteurs, les entreprises sont autorisées à embaucher plus de travailleurs dans la catégorie des bas salaires que dans celle de l’agriculture. Les cuisiniers et les préposés aux comptoirs alimentaires sont parmi les travailleurs à bas salaires les plus recherchés.
Les chiffres du CESD se rapportent à la partie employeur de la procédure d’embauche. Pour obtenir une approbation, les entreprises doivent démontrer qu’elles ne peuvent pas trouver un citoyen canadien ou un résident permanent pour occuper le poste. Ensuite, les travailleurs étrangers doivent obtenir un permis pour commencer à travailler.
La professeure Connelly s’attend à ce que les gens se braquent davantage contre le programme si les entreprises font appel à des travailleurs étrangers alors que les conditions de travail se détériorent.
« Cela tranche singulièrement avec tout ce que l’on nous a dit précédemment, à savoir que le programme des travailleurs étrangers temporaires n’était utilisé que lorsque les employeurs avaient désespérément besoin d’embaucher et qu’ils ne pouvaient pas trouver de Canadiens », a-t-elle déclaré.
La religion fait son retour dans les écoles publiques américaines, et les républicains mènent la charge. En avril, Ron DeSantis, gouverneur de Floride, a signé un projet de loi autorisant la présence du clergé dans les écoles publiques (le Texas et la Louisiane ont adopté des lois similaires). En juin, la Louisiane a adopté une loi exigeant que les Dix Commandements soient affichés dans toutes les salles de classe des écoles publiques. Une semaine plus tard, le superintendant de l'Oklahoma a ordonné à toutes les écoles publiques d'enseigner la Bible.
L'Amérique est très religieuse par rapport à d'autres pays riches. En 2018, une étude de Pew, un institut de sondage, a révélé que 53 % des Américains déclarent que la religion est importante dans leur vie, alors que seuls 27 % des Canadiens, 22 % des Espagnols et 10 % des Britanniques sont de cet avis. Mais le tableau est contrasté. Les républicains sont beaucoup plus susceptibles que les démocrates de s'identifier à la religion (61 % contre 37 %). Les États du Sud sont aussi généralement plus religieux que les autres. Alors que 77 % des adultes de l'Alabama et du Mississippi se déclarent très religieux, ce n'est le cas que d'un tiers des adultes du New Hampshire et du Massachusetts.
Il n'est donc pas surprenant que la pression en faveur de l'introduction de la religion à l'école provienne principalement des États du Sud dirigés par les républicains. De nombreuses personnes, profondément sceptiques à l'égard de la religion dans les écoles publiques, s'y opposent. La Cour suprême a généralement statué en faveur de la séparation de l'Église et de l'État, à quelques exceptions près.
Parmi les arguments avancés, on a tendance à oublier les preuves de l'impact de la religion sur les résultats scolaires. Les recherches montrent que les élèves religieux réussissent mieux à l'école. Les élèves pieux ont de meilleures notes, sont plus assidus et font plus d'années d'études supérieures.
Peut-être la crainte de Dieu motive-t-elle ces élèves studieux et pieux. « Certains enfants croient vraiment que Dieu les observe, que Dieu intervient dans leur vie ou qu'Il les juge d'une manière ou d'une autre “, explique Ilana Horwitz, professeur adjoint à l'université de Tulane et auteur de « God, Grades, and Graduation » (Dieu, les notes et les diplômes). « Cela incite les enfants à se comporter d'une manière qu'ils pensent être agréable à Dieu ». Selon le Dr Horwitz, un enfant qui va régulièrement à l'église sera également surveillé par un plus grand nombre d'adultes au sein de la communauté. Il y réfléchira peut-être à deux fois avant de voler à l'étalage ou de sécher l'école. Des études montrent que les enfants plus religieux boivent et consomment moins de drogues et ont moins de partenaires sexuels que leurs camarades.
« Beaucoup de communautés religieuses sont des communautés d'apprentissage », explique Michael Wear, fondateur du Centre for Christianity and Public Life, une organisation à but non lucratif, et ancien collaborateur du président Barack Obama à la Maison Blanche. « Elles lisent ensemble, dialoguent ensemble et acquièrent toutes sortes de compétences. »
Les récalcitrants, comme ceux qui intentent des procès pour empêcher la mise en œuvre de ces nouvelles lois dans les écoles, considèrent peut-être ces résultats comme des indicateurs de la solidité des familles et des sociétés. Les parents qui peuvent assister à des offices hebdomadaires ou enseigner Dieu à leurs enfants sont peut-être tout simplement plus stables. Pourtant, une étude de l'université de Stanford et de l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill a montré que, même au sein d'une famille, l'enfant le plus croyant obtient les meilleurs résultats à l'école.
Bien que les études universitaires semblent confirmer l'impact positif de la religiosité sur les résultats scolaires, certaines lacunes subsistent. Tout d'abord, les athées obtiennent également de meilleurs résultats scolaires que les personnes légèrement croyantes. Alors que les élèves religieux semblent être motivés par Dieu, les athées semblent être motivés par la recherche de la connaissance ou le plaisir de la polémique et de la contradiction. Deuxièmement, la religion n'entraîne de meilleurs résultats que pour certaines personnes. La religiosité est surtout utile aux enfants de la classe ouvrière et de la classe moyenne. Les enfants pauvres ont trop d'obstacles à surmonter, explique le Dr Horwitz, et les enfants riches réussiront probablement bien malgré tout. Enfin, les enfants religieux obtiennent de moins bons résultats dans un domaine : l'obtention d'un diplôme dans une université très sélective. Ils ont tendance à accorder la priorité à leur famille et à leur communauté ; la poursuite d'une éducation prétendument d'élite est moins importante pour eux.
La population Amish nord-américaine a augmenté d’environ 223 000 depuis 2000, passant d’environ 177 910 en 2000 à 400 910 en 2024, soit une augmentation de 125 %.
Population amish en 2024 (2023) :
- Population : 400 910 (384 290) - Croissance de la population : +16 620 (+10 670) - Taux de croissance annuel : +4,52% (+2,85%) - Districts/assemblées: 3 038 (2 914) - États-Unis : 394 720 (378 190) - Canada : 6 190 (6 100) - Bolivie : 95 (90)
Billet du 5 août 2022
Tendances de croissance, 2000-2022. La population Amish nord-américaine a augmenté d’environ 195 710 depuis 2000, passant d’environ 177 910 en 2000 à 373 620 en 2022, soit une augmentation de 110 %. La population Amish double environ tous les 20 ans. Depuis 2000, le nombre de districts est passé de 1 335 à 2 827, soit une augmentation de 1 492 districts. La même période a vu un gain net de 303 colonies, y compris des colonies dans six nouveaux États (Colorado, Nebraska, Nouveau-Mexique, Dakota du Sud, Vermont et Wyoming) et trois nouvelles provinces (Manitoba, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard).
Raisons de la croissance démographique. Les principaux moteurs de la croissance sont des familles nucléaires importantes (cinq enfants ou plus en moyenne) et un taux de rétention moyen (enfants amish qui rejoignent l’église en tant que jeunes adultes) de 85 % ou plus. Quelques étrangers ont rejoint les amishs, mais la croissance provient presque entièrement de la communauté amish.
Raisons de la création de nouvelles colonies. Les amish établissent de nouvelles colonies pour diverses raisons, notamment le désir de :
terres agricoles fertiles à des prix raisonnables,
travail non agricole dans des professions menuelles spécialisées,
isolement rural propice à leur mode de vie familial traditionnel,
des environnements sociaux et physiques (climat, gouvernements, services, économie) propices à leur mode de vie,
la proximité de la famille ou d’autres groupes religieux amish similaires, et
un moyen de résoudre les conflits doctrinaux ou au sein de la communauté.
La croissance de la population amish a connu un fort dynamisme qui contraste singulièrement avec les populations blanches « modernes » sécularisées qui se contractent rapidement (cette contraction sera visible quand la génération du baby boom commencera à mourir). C’est notamment le cas des Canadiens français qui, avec 1,5 enfant en moyenne par femme, voient chaque génération diminuer de plus de 25 %.
À ce rythme, les amish devraient atteindre le million d’adeptes (adultes et enfants) vers 2060. Il est peu probable qu’ils s’établissent au Québec puisque les politiques scolaires y sont opposées aux écoles de type amish : les amish n’enseignent pas les programmes modernes, leurs enseignants ne vont pas à l’université. Voir le traitement que Québec a réservé aux mennonites pourtant plus modernistes (les mennonites ont des voitures, des téléphones cellulaires, l’internet, mais ils refusent d'envoyer leurs enfants dans des écoles dont ils ne maîtrisent ni le recrutement ni le programme).