jeudi 20 octobre 2011

PLQ — Réduction importante du budget des commissions scolaires

Le budget des commissions scolaires du Québec sera comprimé de près de 50 % d’ici 2015, a précisé la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, jeudi, à Radio-Canada.

Le gouvernement Charest compte réorganiser l’appareil administratif des 69 commissions scolaires de la province, en réduisant sa taille et en confiant plus de responsabilités aux écoles et à ses directeurs. Les commissions scolaires deviendraient par conséquent davantage des « répartiteurs » de ressources financières et humaines.

« Il faudrait plus voir ça comme une coop de services. Une commission scolaire, c'est un endroit où je devrais avoir des services en commun que je peux aller prendre parce que je suis une école qui a tel ou tel besoin », a déclaré Mme Beauchamp à la société d’État.

Selon la ministre Beauchamp, le budget des 69 commissions scolaires sera comprimé de 100 millions de $ par pour passer de 571 millions de $ à 271 millions $ d’ici 2015.

Les établissements scolaires établiront eux-mêmes leurs priorités et réclameront les budgets nécessaires à leur commission scolaire. Des montants supplémentaires pourraient être octroyés aux meilleures institutions.

La ministre a cependant précisé, au cours de la même entrevue, que le projet devra dans un premier temps être adopté lors du congrès du Parti libéral du Québec, qui se déroulera à Québec cette fin de semaine.

La révision du rôle des commissions scolaires et l'autonomie des écoles font en effet partie des 76 propositions qui feront l'objet d'un débat au sein des partisans libéraux lors du congrès du parti.

La Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) de François Legault prône, pour sa part, l’abolition complète des commissions scolaires. Selon cette coalition, il est nécessaire de mettre fin à un système à trois paliers en éducation, soit le ministère, la commission scolaire et l'école, et redonner le pouvoir aux écoles.

Pour ce carnet, il est bien évidemment bon que les mêmes services soient rendus à moindre coût, mais le pouvoir ne doit pas tant être rendu aux écoles (et sans doute une autre partie au ministère), mais aux parents et à la société civile locale. Du pouvoir bureaucratique rendu aux écoles ne garantira pas nécessairement plus de liberté pédagogique ou de programme aux écoles. Il faut des réformes plus profondes au Québec pour atteindre ces objectifs.





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Diplômer tout le monde au Québec : médailles en chocolat ?

L'ex-ministre Joseph Facal revient sur la manière d'améliorer le taux de diplomation au Québec. Rappelons aussi que le D.E.S. est un diplôme qui n'existe pas en général en Europe (on obtient le bac en France ou non, et celui-ci correspond à un D.E.C au Québec). Ce qui n'empêche pas les comparaisons boiteuses entre le taux de diplômés du D.E.S. (et autres diplômes équivalents au Québec) et le bac en France. Facile d'avoir un taux supérieur.

« Tous les enseignants vous confirmeront que de nombreux enfants n’ont pas les compétences en lecture ou en écriture qu’ils devraient normalement posséder au niveau scolaire où ils sont parvenus.

Cependant, pour le gouvernement du Québec, ce qui compte vraiment, c’est la quantité de « diplômes » que l’on distribue. L’objectif est que le taux de diplomation au secondaire passe de 72 % à 80 %  d’ici 2020. Avant-hier, le journaliste Régys Caron nous apprenait comment on s’y prend pour calculer ce taux de diplomation.

Vous et moi avons connu deux types de diplômes au secondaire : le diplôme d’études secondaires (DES), qui ouvre les portes du cégep, et le diplôme d’études professionnelles (DEP), qui débouche sur le marché du travail.

C’était une autre époque. Désormais, si votre jeune a d’immenses problèmes dès la 1ère ou la 2ième année du secondaire, ne désespérez pas : il lui suffira d’avoir assisté à 200 heures de cours de français, 150 heures de mathématiques et 100 heures d’anglais, et il se verra décerner un Certificat en formation pour métier semi-spécialisé (CFMSS).

Vous avez bien lu. Il suffit d’avoir été présent pendant ces heures, pas d’avoir réussi une épreuve vérifiant les apprentissages.

Ce « diplôme » a quatre petits frères et sœurs. On trouve aussi le Certificat d’études professionnelles (CEP), l’Attestation d’études professionnelles (AEP), le Certificat de formation en entreprise et récupération (CEFER) et le Certificat préparatoire au marché du travail (CPMT).

Ajoutez-y les classiques DEP et DES et vous avez sept « diplômes » qui entrent dans le calcul du taux de diplomation global. Vous voulez donner une image tronquée et jovialiste de la réussite scolaire ? Multipliez les attestations et enlevez toute exigence afin d’être sûr que chacun ou presque aura son « diplôme ». Il suffisait d’y penser.

Il est certes normal qu’il y ait des parcours scolaires courts pour ceux qui renoncent à de longues études. Cependant, mélanger les diplômes qui valident un niveau de connaissances vérifié avec des attestations de pure présence remises à des jeunes qui, dans bien des cas, sont des analphabètes fonctionnels, c’est comme mélanger des médailles sportives avec des médailles achetées à la chocolaterie.

Oui, je sais, il faut être PO-SI-TIF. L’an dernier, le taux de décrochage était soudainement plus bas de 6 % que l’année précédente.  Un bond en avant de notre « réussite » scolaire ? Mais non, on avait simplement compté les abandons au mois d’août plutôt qu’en janvier, pour refléter que nous sommes les champions du « raccrochage » à l’éducation aux adultes.

Que de niaiseries on fait au Québec au nom de l’« estime de soi » des jeunes, du positivisme et pour cacher la réalité !

Le démographe Alfred Sauvy disait jadis que le chiffre est un être délicat : torturez-le et il avouera tout ce que vous voulez. »





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France — « Dépistage précoce des enfants à risque : projet tabou ! »


Pour Éric Zemmour, le dépistage précoce en maternelle des enfants à risque serait un projet tabou en France par culpabilité coloniale et peur de la « stigmatisation » sociale et ethnique. L'Éducation nationale serait le royaume de la paranoïa où l'on traque le « péché de langue ». La discrimination ce serait mal. Par sa très grande féminisation, l'école de la République serait devenue un énorme gynécée.





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Hong Kong — fin de l'enseignement sous tutelle confessionnelle

Le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong, a entamé jeudi 19 octobre une grève de la faim de trois jours pour critiquer la décision « injuste » de la Cour d’appel finale de Hong Kong du jeudi 13 octobre de rejeter l’appel de l’Église catholique au sujet de l’inconstitutionnalité de la loi sur l’éducation de 2004. Selon le cardinal Zen, cette décision, également critiquée par les anglicans et les méthodistes à la tête d’écoles confessionnelles, va aboutir à détruire l’éducation catholique, considérée comme « l’un des meilleurs systèmes éducatif de la région pour sa qualité et son efficacité ».

La Cour suprême a rejeté le recours de l’Eglise sur l’inconstitutionnalité de la loi sur l’éducation de 2004. L’Église avait déjà perdu en première instance en 2005, puis en appel en 2010.

Cette loi prévoit la disparition des conseils d’administration des écoles privées sous contrat d’association avec l’Etat, dont les membres sont nommés par le diocèse ou les congrégations religieuses. Ces conseils doivent être remplacés par un « comité de gestion intégré », qui doit comprendre des représentants des enseignants, des parents d'élèves et des anciens élèves, de manière à ce que l'ensemble de ces groupes représente au minimum 40 % des sièges. Et le comité de gestion sera indépendant des organes de tutelle (en l’occurrence de l’Église).

Il s’agit bien entendu d’une ingérence du gouvernement chinois qui a décidé de mettre la main sur les écoles privées de Hong Kong (tant catholiques que protestantes ou bouddhistes) qui font l’essentiel de l’enseignement sur le territoire. Une des particularités du système éducatif à Hong Kong est en effet que les établissements publics y sont relativement peu nombreux, les autorités britanniques ayant préféré s’appuyer sur un certain nombre d’institutions – notamment religieuses – pour créer, gérer et animer les écoles du territoire.

Plainte fondée sur la Loi fondamentale hongkongaise

L’Église catholique avait déposé une première fois plainte en décembre 2005, arguant de l’inconstitutionnalité de la loi. La plainte s’appuyait principalement sur l’article 141 de la Loi fondamentale, le texte constitutionnel en vigueur à Hong Kong depuis la rétrocession à la Chine populaire en 1997. Cet article prévoit en effet que « les organisations religieuses peuvent, selon leur pratique antérieure, continuer à animer les séminaires et autres écoles, hôpitaux et établissements de soins ainsi qu’à fournir d’autres services sociaux ». L’Église s’était aussi appuyée sur les articles 136 et 137, relatifs à l’autonomie et à la liberté des instances scolaires.

La première plainte avait été rejetée en novembre 2006. L’évêque de Hong Kong, au nom duquel la plainte était déposée, était alors allé en appel. Il avait perdu une seconde fois en 2010, malgré la présentation par le Bureau pour l’éducation catholique du diocèse d’une longue pétition de Hongkongais demandant que l’Église catholique soit exemptée d’appliquer la réforme.

Dans leur arrêt, les juges de la Cour d’appel avaient alors estimé que la Loi fondamentale autorisait le gouvernement à formuler une politique en matière d’éducation visant à un « meilleur développement des structures en place » et protégeait les organisations religieuses contre toute politique discriminatoire à leur encontre, mais ne prévoyait pas qu’elles doivent continuer à gérer les écoles de la même manière qu’auparavant.

Les méthodistes prêts à abandonner leurs écoles

L’évêque de Hong Kong avait décidé de faire appel de ce jugement en dernière instance, auprès de la Cour d’appel finale qui vient de rendre son jugement, arguant que la loi ne visait pas les activités religieuses des écoles, et que ces écoles restaient libres de nommer la majorité des membres des comités.

En janvier 2010, sur les 845 écoles primaires et secondaires de Hong Kong, 445 avaient réformé leurs structures de manière à se conformer à la loi de 2004, et avaient reçu pour cela les aides financières prévues par la loi de 2004. Les 400 écoles qui ne l’avaient pas fait étaient principalement celles sous tutelle religieuse, notamment catholique et protestante.

Côté des protestants, les méthodistes avaient déclaré qu’ils étaient prêts à abandonner les 18 écoles dont ils ont la charge plutôt que de mettre en place les comités exigés par la loi. Les anglicans (96 écoles) avaient quant à eux fait savoir qu’en dernier recours, les comités de gestion intégrés seraient mis en place dans leurs établissements, mais qu’ils n’étaient pas d’accord avec l’esprit de la loi.




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mercredi 19 octobre 2011

Cour suprême — Un hyperlien n’est pas un acte de diffamation


La Cour suprême du Canada a rendu mercredi matin un jugement qui aura d’importantes implications sur Internet.
Le plus haut tribunal du pays a statué que l’inclusion d’hyperliens menant à des articles prétendument diffamatoires ne constitue pas, en soi, un acte de diffamation.

Pour qu’il y ait diffamation, ont dit six des neuf juges de la Cour suprême, il faut qu’il y ait diffusion de propos diffamatoires. Or, les juges estiment que l’inclusion d’un hyperlien ne constitue pas un acte de diffusion, mais équivaut plutôt à une note de bas de page, qui renvoie à une autre source, sans toutefois en répéter le contenu. Et c’est là la nuance importante. Autrement dit, si vous mettez un simple hyperlien vers un texte potentiellement diffamatoire, vous ne risquez pas d’être poursuivis. Si vous mettez l’hyperlien, mais qu’en plus, vous citez un passage diffamatoire, vous vous exposez à des poursuites.

Considérer un hyperlien comme un acte de diffusion aurait eu « pour effet de créer une présomption de responsabilité à l’égard de tous ceux qui créent des hyperliens. Cela restreindrait gravement la circulation de l’information dans l’Internet et, partant, la liberté d’expression », précise le jugement.

L'arrêt :  Wayne Crookes contre Jon Newton.




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Corée du Sud — la course à la réussite


En Corée du Sud, une société ultra compétitive, l'impératif de réussite conduit de plus en plus de familles à inscrire leurs enfants dans des cours du soir privés, les hagwons.

Ces instituts privés prolifèrent dans le pays. On en recense pas moins de 25 000 dans la seule ville de Séoul. Mathématiques, anglais et coréen sont les matières phares. Le phénomène est apparu il y a une quinzaine d'années et touche aujourd'hui huit écoliers sur dix.





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Animez vos cours d'histoire et d'ECR avec Historiquement incorrect



En France, plus que jamais, le passé s’invite dans le débat d’idées, mais sur le mode polémique. Qu’il s’agisse de définir l’identité nationale ou de s’interroger sur les fondements de la laïcité, que la controverse porte sur l’héritage de l’Occupation ou sur les séquelles de la décolonisation, qu’il soit question de la réforme des programmes d’histoire à l’école ou de la création d’un nouveau musée de l’histoire de France, tout est matière à dispute.

Mais la discussion est biaisée au départ, car les préjugés idéologiques, les tabous du moment et les intérêts partisans interfèrent dans le débat. L’histoire devient dès lors un champ de bataille où s’affrontent les passions contemporaines, le passé n’étant que le masque du présent. Réinterprétée afin de satisfaire aux canons politiques, sociaux et moraux d’aujourd’hui, l’histoire est ainsi déformée.

Une manipulation qui se traduit par des procédés contraires à la juste méthode historique : anachronisme, manichéisme, amputation de la réalité. En douze chapitres, en voici autant de grands exemples. Quelle a été la part des Arabes dans la transmission du savoir antique au Moyen âge ? L’Église a-t-elle fait obstacle à la science ? À qui a profité la colonisation ? La Première et la Deuxième Guerre mondiale ont-elles été menées au nom des droits de l’homme ? Quel rôle l’immigration a-t-elle joué dans la construction de la France ? Quelle est la place de l’islam dans notre histoire nationale ? Pour aborder ces sujets brûlants, ce livre n’hésite pas à sortir des chemins balisés par le politiquement correct.

Extrait
 « S'appuyant sur les travaux les plus récents des historiens, ce livre confronte les acquis de la recherche avec les faits, en rappelant des éléments occultés ou déformés par le prêt-à-penser et en s'efforçant d'échapper aux passions rétrospectives qu'il dénonce.
En histoire, le politiquement correct se traduit par trois symptômes principaux. En premier lieu l'anachronisme, le passé étant jugé selon les critères politiques moraux, mentaux et culturels d'aujourd'hui. En deuxième lieu le manichéisme, l'histoire étant conçue comme la lutte du bien et du mal, mais un bien et un mal définis selon les normes actuellement dominantes. En troisième lieu l'esprit réducteur, la complexité du passé étant gommée au profit d'un ou deux facteurs explicatifs qui, en occupant tout le champ de la connaissance, faussent l'interprétation de la réalité. Ce sont ces trois péchés de l'historien qui ont été traqués ici.

[...]
Prétendre changer l'histoire est un projet totalitaire : « Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur, celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé », écrivit George Orwell dans 1984.
Face au laminoir de l'historiquement correct, l'incorrection s'impose donc. Elle est à la fois un réflexe de salubrité publique et une nécessité intime, celle de la liberté d'esprit.

[Au sujet d'un livre à succès de Frédéric Lenoir, auteur que recommandait vivement le député libéral M. Pigeon lors d'une conférence où il était venu défendre l'imposition du cours ECR pour s'enfuir ensuite devant les critiques de membres du public.]

Comment Jésus est devenu Dieu. Dès l'intitulé, le propos du livre est explicite : aux yeux de Frédéric Lenoir, Jésus n'est pas né Dieu, il l'est devenu. Il n'était qu'un homme, en réalité, mais un homme exceptionnel : une sorte de prophète, prêchant l'amour et la solidarité entre tous. Ce n'est que longtemps après sa mort, étape par étape, qu'il a été divinisé. Il l'a été pour des raisons politiques, au IVe siècle, sous la pression des empereurs romains, désireux de renforcer leur pouvoir en s'appuyant sur la religion chrétienne.

Le Jésus de Frédéric Lenoir, qui nie la nature divine du Christ et refuse l'idée que Dieu a pu donner son Fils aux hommes par amour pour eux, n'est pas celui du christianisme. C'est la liberté de l'auteur, assurément, d'adhérer ou non à la foi chrétienne. Mais sur le plan historique, ses affirmations se heurtent à un obstacle. Ainsi que le remarque Bernard Sesboué, prêtre qui a répondu à Lenoir en historien, si la foi peut être discutée à l'infini, il existe un terrain qui a son objectivité : l'histoire de la foi. Or, rappelle Sesboué, « dès l'époque apostolique, les chrétiens ont cru que Jésus de Nazareth était Fils de Dieu et donc Dieu au sens fort de ce terme ». Le Jésus de Fréderic Lenoir, purement humain, est une reconstruction postérieure à Jésus.
Jésus au goût du jour

Paru en 2010, le livre de Lenoir n'est pas le premier du genre. Quoi de plus facile que de fabriquer un Jésus au goût du jour, en prenant la pose avantageuse de l'esprit non conformiste ? À ce jeu, il y a cent cinquante ans, Renan faisait scandale. Aujourd'hui, ses émules sont écoutés comme des oracles officiels.

En 1994, Jacques Duquesne, journaliste en vue et spécialiste des questions religieuses, fait lui paraître un Jésus bien accueilli par les médias, confraternité oblige. L'ouvrage prétend rien moins que révéler la véritable histoire du Christ, celle qui a été occultée. « Le livre s'appelle Jésus tout simplement observe un hebdomadaire. Mais il aurait pu s'appeler Le Vrai Jésus. Ou, plus provocateur, Jésus tel que l'Église ne l'a jamais raconté. Ou, plus iconoclaste encore, Jésus tel qu'on vous l'a caché. » Prétendant pourfendre les « légendes » racontées par l'Église, Duquesne leur oppose, affirme-t-il, le point de vue des historiens et des scientifiques. « Je crois utile, précise-t-il, de sortir les gens d'un certain fondamentalisme. » Justification fourre-tout expéditive, car son livre remet en cause la virginité de Marie, les miracles de Jésus, la Résurrection, le péché originel et la Rédemption. Pour quelqu'un qui continue de se dire catholique, ce n'est pas tout à fait rien.

Des exégètes comme Charles Perrot ou Pierre Grelot, qui ont passé leur vie à étudier la vie du Christ d'après les sources disponibles, pointent les défauts de méthode de l'ouvrage de Dusquesne. Son auteur utilise les Évangiles, comme une documentation de journaliste, y puisant ce qui vient à l'appui de sa thèse et rejetant le reste, puis mixe le tout avec ses propres lectures, dans le but de répondre aux questions sur Jésus de l'homme de la rue. « Le résultat n'est qu'un Jésus superficiel et faux », conclut Pierre Grelot. Ajoutant, en désignant Jacques Duquesne : « J'ose mettre en question sa foi catholique authentique. »

Mais face à une vedette médiatique, que pèse l'avis d'un exégète ? Le Jésus de Duquesne  est un best-seller  — 400 000 exemplaires vendus — et le livre, adapté pour la télévision par Serge Moati en 1999, est programmé par TF1 en plusieurs épisodes. Pour Noël, délicate attention envers les chrétiens.

Chapitres

  • Le Jésus de l'histoire et le Jésus de la foi
  • Ce que l'Occident médiéval doit aux Arabes et ce qu'il ne leur doit pas
  • Galilée, l'Église et la science
  • Colonisation : la France est-elle coupable ?
  • Nous ne comprenons plus la Grande Guerre
  • La Seconde Guerre mondiale au prisme de la Solution finale
  • Le Vatican contre Hitler
  • Chrétiens et Juifs à travers l'histoire
  • Identité nationale, identités françaises
  • La France et l'islam : une longue confrontation

Historiquement incorrect
par Jean Sévillia
chez Fayard
Paris, octobre 2011
360 pages
ISBN 13 : 9782213655222



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mardi 18 octobre 2011

CPE s'arment pour une bataille juridique contre le gouvernement

La Presse de Montréal rapporte que des parents dont les enfants fréquentent un centre de la petite enfance sont en pleine campagne de financement en vue d'une bataille juridique pour faire annuler une directive du gouvernement interdisant la religion dans les services de garde communautaire. La coalition qui a porté la cause devant les tribunaux réunit des parents juifs, orthodoxes et catholiques, de même que l'Association des CPE de la communauté juive et l'Association des parents catholiques.

Une lettre signée par des parents circule depuis quelques semaines dans les centres de la petite enfance (CPE) de la communauté juive afin d'amasser des fonds. Une contribution de 120 $ par enfant est suggérée.

« La Fédération CJA a accepté de financer la majeure partie de la contestation judiciaire, mais chaque CPE qui est membre de l'Association des CPE de la communauté juive a été sollicité pour engager des fonds en proportion du nombre d'inscriptions », indique la lettre écrite en anglais que La Presse a obtenue.

Cette lettre a notamment été distribuée aux parents des CPE du Y Ben Weider et du Y Ouest-de-l'Île. On y lit que l'engagement de chacun des CPE se chiffre à 9 500 $.

Une lettre semblable circule dans l'ensemble des CPE de la communauté juive, explique Sandy Jesion, coprésident de la coalition Québécois pour l'égalité du droit à la garde, en précisant qu'il s'agit d'une initiative des parents.

« Dans le CPE que fréquente ma fille de 4 ans, c'est ma femme et moi qui avons rédigé la lettre. Nous l'avons distribuée aux parents en allant conduire notre fille le matin et la chercher le soir. La réponse est bonne. »

Danielle Sabbah, présidente de l'Association des CPE de la communauté juive, précise de son côté que l'association est partie prenante de la bataille juridique, à la demande des parents.

Mais « aucun CPE ne gère cela [la campagne de financement]. Nous avons expliqué clairement aux parents que ni les directeurs ni le conseil d'administration n'ont le droit de s'immiscer là-dedans ».


La directive du gouvernement, visant à interdire toute forme d'initiation à la pratique religieuse dans les services de garde, est entrée en vigueur le 1er juin. Les CPE et garderies qui ne s'y soumettent pas risquent de perdre leurs subventions.

La requête devant les tribunaux vise à faire annuler cette directive. Les demandeurs veulent aussi une ordonnance de la cour pour en suspendre son application, le temps que la cause soit entendue.

Vives tensions

En attendant, les tensions sont vives dans les services de garde. La directive est floue, les éducatrices ne savent plus ce qu'elles ont le droit de faire ou non, si bien qu'elles refusent désormais de faire certains bricolages ou d'accompagner les enfants dans leurs chants, explique la présidente de l'Association des CPE de la communauté juive, Danielle Sabbah.

Les petits ne comprennent pas, car pour eux, le CPE est la continuité de la maison. « Nous sommes convaincus que nous n'avons pas de religion dans nos CPE. Nous avons de la culture et de la tradition », ajoute Mme Sabbah.

Des inspections ont été faites dans quelques services de garde depuis le 1er juin, toujours dans le cadre légal des activités d'inspection, soit la délivrance ou le renouvellement d'un permis ou une vérification à la suite d'une plainte. Aucun constat d'infraction n'a été rapporté, indique le porte-parole du ministère de la Famille et des Aînés, Étienne Gauthier.




Garderies catholiques aussi

Rappelons que des garderies catholiques de sœurs salésiennes de Don Bosco sont également impliquées dans cette dispute qui voit à nouveau le gouvernement évincer les parents dans l'éducation de leurs enfants.

La Presse de Montréal révélait il y a neuf mois que les travaux entourant cette décision ont été mouvementés au comité chargé de conseiller la ministre Yolande James sur sa directive interdisant l'enseignement religieux dans les garderies subventionnées. Un spécialiste des relations interculturelles a claqué la porte après la première réunion. La représentante des garderies juives l'a imité plus tard. Et la porte-parole des CPE catholiques s'est sentie flouée par un gouvernement qui, selon elle, a imposé ses vues au comité.

La directive avait été plutôt mal accueillie par les principales intéressées - les garderies religieuses, que les médias traditionnels n'avaient pas interrogés depuis l'annonce de la ministre. Elles reprochent au gouvernement de les avoir invitées à un comité-conseil sans écouter leurs doléances.

« Les parents ne sont pas prêts à accepter ça. Ils sont prêts à s'unir à d'autres groupes pour faire entendre leur voix », a affirmé à La Presse sœur Ethel Rousselle, responsable de trois des cinq CPE des sœurs salésiennes de Don Bosco.

Elle a siégé au comité-conseil créé par la ministre. « J'ai été déçue. J'ai accepté de faire partie de ce comité parce que je pensais qu'on pourrait travailler ensemble. Mais la directive était déjà toute tracée, les choses étaient pas mal décidées. Ç'a été difficile pour nous d'émettre des opinions », a-t-elle affirmé. Sœur Rousselle a tout de même siégé au comité jusqu'à la fin des travaux.





Danielle Sabbah de Québécois pour l’égalité du droit à la garde subventionnée a déclaré que la directrice d'une garderie catholique avait été informée par des bureaucrates que les bambins pourraient continuer à chanter la populaire chanson Au Clair de la lune pour autant que le dernier vers « Pour l'amour de Dieu » soit omis...

Voir aussi

Répression religieuse plus sévère dans les garderies que dans les écoles

Garderies discriminatoires : elles privilégient les athées et agnostiques




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Célébrité instruite à la maison : la violoniste virtuose Hilary Hahn

Parmi les célébrités instruites à la maison, on retrouve la jeune violoniste virtuose Hilary Hahn. La voici interprétant le troisième mouvement, l'allegro, du BWV 1043 :


Hilary Hahn est née le 26 novembre 1979 à Lexington (Virginie, États-Unis). En cinquième année, Hilary Hahn a quitté l'école pour poursuivre son instruction à la maison. D'une part parce qu'elle voulait avoir plus d'indépendance et plus de temps pour pratiquer la musique et lire plus, d'autre part parce que plusieurs de ses amies avaient commencé à être instruites à la maison et que cela semblait amusant.

La souplesse de l'éducation à domicile lui a permis de mieux préparer sa carrière. Après avoir quitté l'école habituelle, Hilary a cessé de suivre ses leçons de musique à Baltimore, où elle habitait. Leçons qu'elle suivait depuis ses quatre ans. Désormais, elle allait quelques fois par semaines à Philadelphie avec son père pour y suivre les cours du prestigieux Institut de musique Curtis. Elle y étudie avec Jascha Brodsky, dernier élève vivant du célèbre maître violoniste belge Eugène Ysaÿe. Elle travaillera avec lui pendant sept ans, jusqu'à la mort de Brodsky âgé de 89 ans. Elle est vite repérée pour sa maîtrise technique et ses interprétations originales des œuvres de Jean Sébastien Bach. Sa notoriété dépasse rapidement les frontières américaines; en 1995, à 15 ans, Hilary Hahn donne à Munich son premier concert international en exécutant le concerto pour violon de Beethoven. Outre l'anglais, sa langue maternelle, Hilary Hahn parle l'allemand, le français et un peu de japonais.

Dans la vidéo ci-dessous, Hilary Hahn est interrogée par une présentatrice de la télé allemande. À partir de 1 minute 0 seconde, Hilary explique pourquoi elle a quitté l'école publique. La présentatrice allemande en a les yeux écarquillés. Il faut en effet savoir qu'en Allemagne l'instruction à la maison est interdite (sauf force majeure pour les grabataires notamment). Notons que, lors de sa défense en Cour suprême dans l'affaire de l'imposition sans exemption aucune du cours ECR,  le procureur du Québec n'a pas hésité à utiliser les exemples de l'Allemagne jacobine en la matière (Appell-Irrgang c. Allemagne) pour défendre la préséance de l'État sur les parents dans l'éducation de leurs enfants.


Source en sus de la vidéo


Voir aussi 

France — L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson n'a jamais été à l'école

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dimanche 16 octobre 2011

Prix des subventions des garderies dites à 7 $

Une garderie privée subventionnée reçoit de l'État 34,50$ par jour pour chaque enfant de plus de 18 mois et 51,70$ pour chaque poupon, d'après les données de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ). C'est 37,80$ et 58,60$ dans le cas d'un centre de la petite enfance (CPE). Selon le ministère de la Famille, cette différence s'expliquerait [!?!?] entre autres par le fait qu'une garderie est à but lucratif contrairement à un CPE.

Rappellons que les parents, le plus souvent des mères, « rétrogrades » selon d'aucuns, qui garderaient eux-mêmes leurs jeunes enfants ne reçoivent pas un sou de l'État.

Source




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