lundi 16 novembre 2009

Livre sur le cours ECR : Au-delà des apparences

Guy Durand, célèbre éthicien, vient de publier un ouvrage sur le programme d'éthique et de culture religieuse.

Présentation de l'éditeur

Quel beau titre, quel objectif stimulant ! Mais malgré les apparences, quel salmigondis que le programme actuel !

On met sur le même pied religions, mythes, contes et fables. On présente les religions de manière superficielle, morcelée, partielle, parfois partiale. L’éthique est centrée sur la tolérance et la recherche de consensus : le programme donne peu de critères pour aider les jeunes à réfléchir et à décider. Loin de viser à transmettre un savoir ou des connaissances, le rôle du maître est réduit à celui d’accompagnateur et d’animateur neutre. Le programme souffre d’ailleurs de tous les défauts de la Réforme pédagogique et est loin de donner priorité à la culture chrétienne. Bref, il ne répond pas aux objectifs auxquels on s’attendait.

Au minimum s’impose donc de respecter la liberté de conscience et de religion des parents en accordant largement le droit à l’exemption.

Le propos ne se situe pas dans une perspective juridique, même s’il évoque ici et là le procès de Drummondville, mais bien éthique et psychopédagogique, voire incidemment politique. Dans l’analyse du volet religieux, l’auteur s’attarde au traitement fait au christianisme, parce que c’est la religion de la majorité et celle qu’il connaît le mieux.


Cours d'ECR — Au-delà des apparences
par Guy Durand
chez Guérin, éditeur
Montréal, 2009
160 pages
ISBN 978-2-7601-7141-1
12,00 $

Disponible dans toutes les bonnes librairies (si l'ouvrage n'est pas en magasin, commandez-le).

Le livre sera sûrement au kiosque de Guérin (emplacement 503, entre les stands de Gallimard et de Scholastic) au Salon du livre de Montréal en fin de semaine.

Peut également se commander en ligne Éditions Guérin section nouveautés.






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Comment créer une majorité en faveur de l'homoparentalité...dans les médias

On sait que c'est un des derniers combats « progressistes » : l'acceptation de ce que certains appellent l'homoparentalité. L'État québécois s'attelle à « sensibiliser » les enfants du primaire et les futurs enseignants à ce sujet ultra marginal grâce aux sous des contribuables. Visiblement une priorité. Toujours plus de rééducation, moins d'instruction.

Cette campagne a également lieu en Angleterre et en France, notamment sur les plateaux de télévision.

Le député et philosophe de profession, Christian Vanneste, était invité à une émission généralement de qualité, C dans l’Air dont l’animateur Yves Calvi maîtrise parfaitement le bon niveau d’information et la sérénité des débats. Voici ce qu'en dit Christian Vanneste sur son carnet :
Contrairement à ma participation à l’émission sur le démantèlement de la jungle, j’ai eu le désagréable sentiment hier d’être tombé dans une embuscade. Je me suis retrouvé seul contre trois : l’avocate du lobby, le président de l’APGL [Association des parents gays et lesbiens], et un psychiatre étonnamment de leur avis. Je tire de cette épreuve deux conclusions.

D’abord, il est étrange, et finalement assez drôle que les promoteurs acharnés d’un comportement ultra minoritaire se soient retrouvés majoritaires sur le plateau et en possession des légitimités du droit, de la « Science » et de la société civile, alors que les 1800 membres de l’APGL pèsent peu en face des 6 millions de personnes représentées par l’Union Nationale des Associations Familiales, ou même des 36 000 membres des seules Associations Familiales Catholiques (que les médias — comme par hasard — ignorent), alors que la plupart des spécialistes de la pédopsychiatrie, comme Marcel Rufo, comme Edwige Antier, Aldo Naouri, que les psychiatres ou psychanalystes comme Caroline Eliacheff, Tony Anatrella, Michel Schneider pensent différemment de celui qui s’est exprimé hier soir.

La remarque pleine de mépris du président de l’APGL sur notre département, le Nord, résonnait comme un aveu. Le microcosme parisien, la tête du poisson qu’est notre pays donnait raison à Gramsci (le poisson pourrit toujours par la tête). L’avocate a même été plus explicite hors antenne. À ma remarque : dans ma province, je suis majoritaire, elle a rétorqué « La Province, ça s’éduque », révélant deux aspects de l’idéologie homosexuelle : nous sommes supérieurs et nous allons vous imposer nos idées. Aristocratie et totalitarisme. On ne peut mieux souligner la totale opposition de ce lobby à la Démocratie, d’autant plus pernicieux qu’elle va à l’encontre de l’Intérêt général et repose sur des contre-vérités.


Le désir d'enfant des paires homosexuelles



On peut en pleurer, on peut en rire. Je prends la seconde option. Notre « psy » a joué les Grock de la société. Comme le célèbre clown qui voulait bouger le piano plutôt que le tabouret, le « psy » veut bouger les sociétés plutôt que les minorités qui la minent. Une série de reportages orientés ont étayé ce contresens : la banlieue, 70 ans en arrière (en arrière de quoi ?), les 2 femmes idéales, couveuses d’un petit garçon modèle (le pauvre !). Des affirmations totalement inexactes sur les enfants « élevés » par des homosexuels, fondées sur des enquêtes présentées comme crédibles alors qu’elles reposent sur des panels quantitativement insuffisants et sur des comparaisons faussées sont venues le conforter. En fait, les homosexuels sont peu nombreux, leurs couples durent peu, l’infidélité et le nombre élevé de partenaires, l’absence de projet paternel sont fréquents chez les hommes qui cultivent pour beaucoup leur désir narcissique d’être d’éternels adolescents. Le repli sur soi, le désir maternel malmené chez les femmes, la présence souvent addictive du sexe (la pornographie ferait partie de la « culture Gay », si l’on en croit Pink TV), le nombre élevé de suicides forment un ensemble qui doit entraîner à l’évidence la compassion dès que la victimisation n’est plus utilisée comme une arme perverse de domination. Toutes ces donnés statistiques sont à la portée de n’importe quel lecteur objectif (Que Sais-je ? sur l’homosexualité, de Jacques Corraze, PUF). Que cette pensée minoritaire et dangereuse pour la société et son avenir soit présentée comme positive relève de l’exploit, et repose sur les vrais pouvoirs de notre société : les médias et l’argent.

Elle est d’ailleurs parfaitement étrangère à de nombreuses personnes qui vivent leur homosexualité d’une manière strictement privée et sans exprimer de revendications absurdes.


L'émission est ici.







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dimanche 15 novembre 2009

Jacques Brassard, l'ex-ministre opposé au cours ECR a son carnet en ligne

Jacques Brassard, l'ex-ministre opposé au cours ECR qui s'est vu montrer la porte par le directeur du Quotidien du Saguenay a désormais son carnet en ligne.

Citons ce passage sur le cours ECR extrait d'un entretien accordé à l'Intelligence conséquente en 2008 :
Jacques Brassard — Les vieilles valeurs et la morale judéo-chrétienne sont toujours présentes au sein du peuple. Ces valeurs morales sont au cœur, rappelons-le, de la civilisation occidentale. Mais, partout en Occident (donc au Québec aussi), chez les élites intellectuelles et la classe politique, le relativisme moral et culturel contamine tout. Tout est confondu, le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux, et tout est justifiable : le fanatisme, l’extrémisme, l’à-plat-ventrisme, l’obscurantisme, la reddition. Même le terrorisme bénéficie de l’indulgence des progressistes car il est engendré, n’est-ce pas, par la misère. Ce qui est faux, mais de faire semblant de le croire justifie la complaisance à son égard. Rappelons-nous Pierre Falardeau se drapant dans les drapeaux du Hezbollah.

Le plus déplorable et le plus inquiétant, c’est que notre système d’éducation est infesté par cette idéologie relativiste. Le plus bel exemple, c’est le cours d’Éthique et de culture religieuse qui sera bientôt enseigné dans nos écoles. Le jeune et brillant intellectuel Mathieu Bock-Côté a bien raison de le qualifier « d’utopisme malfaisant ». « Certains esprits cocasses, écrit-il (et je suis bien d’accord avec lui), se réjouissent de la laïcisation de l’école alors qu’on s’apprête à la confier pour de bon à un nouveau clergé, au service de la religion multiculturelle avec ses dogmes et son catéchisme ». Cette nouvelle religion, qui s’enseigne déjà dans nos écoles, consiste en une macédoine socialo-écolo-pacifiste assaisonnée d’altermondialisme et de haine de soi — je veux dire d’exécration de la civilisation occidentale. Je constate chez mes petits-enfants l’adhésion à cette religion post-moderne. On n’est pas sorti du bois !






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samedi 14 novembre 2009

Belgique — Saint Nicolas sans croix

Après le drapeau québécois qu'il fallait dessiner sans croix dans une classe d'éthique et de culture religieuse pour être « ouvert », après le jugement de la Cour européenne des droits de l'Homme interdisant le crucifix dans les écoles italiennes, car il empêcherait les parents d'éduquer les enfants selon la volonté des parents non chrétiens (ne pas rire !), voici le saint Nicolas sans croix pour être « laïque ». Au nom de la « neutralité » de l’enseignement officiel, la ville d’Anvers a invité ses écoles à bannir tout signe extérieur de religion. Saint Nicolas, qui rend traditionnellement visite aux écoliers, a donc été privé de croix sur sa mitre ou sa robe.

Et c'est bien ce qu'ont également décidé les organisateurs de l'arrivée de saint Nicolas à Anvers ce samedi. Patron des écoliers, il est fêté le 6 décembre dans l'Europe du Nord. À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l'année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux.



S'il est vrai, comme le dit un des organisateurs de cette manifestation, que Saint Nicolas n'avait pas de mitre dans les représentations très anciennes, il était bien sûr représenté orné de croix, ne fût-ce que pour indiquer son rang d'évêque.

« La mise sous silence de traditions catholiques n’est plus quelque chose de nouveau », réagit le porte-parole du cardinal Danneels, primat de Belgique, qui refuse de se mêler de ce débat.

Même les dessins distribués aux enfants de maternelle ont été débarrassés de ce symbole de la religion catholique.

« Nous suivons les directives de l’administration communale », confie Brigitte Goeyvarts, directrice de l’école communale maternelle ’t Beertje. « Mais même sans avis, nous aurions procédé de la même manière. Notre école respecte toutes les convictions et nous ne voulons pas que quelqu’un s’offusque de certains symboles. Nous fêtons encore la Saint-Nicolas et Noël, mais nous nous taisons sur l’origine religieuse de ces fêtes. » À Noël, il y aura donc bien un sapin dans l’école, mais pas de crèche…

Lors d’un débat télévisé, le directeur général de l’enseignement communal d’Anvers a déclaré que, si le principe de la directive reste de mise, les écoles auront la permission d’accorder une dérogation au patron des écoliers.

Pour dire vrai, nous sommes étonnés que le Père Fouettard n'ait pas aussi été éliminé : il est bien noir. Il représente à l'origine l'étranger du Sud. En néerlandais, le Père Fouettard s'appelle d'ailleurs « Zwarte Piet » (Pierrot le Noir). Il est inacceptable que ce personnage sinistre, car il dispense des coups de martinet aux vilains garnements, soit encore associé à une pigmentation de la peau particulière. C'est encourager de dangereux stéréotypes xénophobes chez les jeunes enfants de l'Europe du Nord.






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vendredi 13 novembre 2009

La Grande Nouérrceurrr : portrait de famille monochrome, rictus, pénurie francocentrique et ânonnements

Il existe une mythologie simpliste de l'histoire québécoise : avant c'était mal et triste, aujourd'hui c'est bien et enfin joyeux. Toutes les statistiques sur l'augmentation des suicides chez les jeunes, du chômage, sur un lent appauvrissement (et l'obligation d'avoir deux salaires dans une famille), sur l'usage plus grand de drogues, du nombre toujours important d'avortements, du nombre croissant de familles décomposées n'y changeront rien.

C'est un article de foi et il faut propager le mythe (fabula propaganda est).

Nous avions déjà vu le traitement caricatural qu'en faisait un cahier de LIDEC (avec erreurs juridique, historique et papale en quelques cases).

Les éditions de la Pensée (rendues célèbres par un animateur radio pour leur parti-pris en faveur de Mme Françoise David) se devaient de contribuer à la propagation du mythe simpliste.

Le cahier-manuel d'ECR de 1re secondaire se penche donc sur les changements sociétaux qui ont suivi l'avènement de la Révolution tranquille.

Dans la colonne de gauche des scènes de vie des années 50, dans la colonne de droite des scènes correspondantes des années 2000.

Or qu'observe-t-on d'emblée ?

Le portrait de famille est monochrome (oui, bien sûr les photos l'étaient souvent, mais la vie l'était-elle ?), tout le monde est sérieux en 1950. Aujourd'hui, tout n'est que couleurs et sourires.

Dans la cour d'école, la religieuse qui surveille arbore un rictus autoritaire. Les enfants auraient encore été en proie à la pénurie de biens culturels et sujets à une culture franco-française peu ouverte sur le monde, alors qu'aujourd'hui règne l'abondance culturelle qui s'ouvre enfin sur une planète mondialisée (et non la standardisation et l'américanisation bien sûr).

Enfin, la classe des années 50 unisexe (quelle horreur !) est dominée par une religieuse qui semble ânonner à forte voix une leçon alors que les élèves sont passives sur leur banc. Rien à voir avec les classes d'aujourd'hui où les jeunes chimistes (à bas la culture classique !) travaillent et découvrent tout seuls par petits groupes et par l'expérience les sciences modernes sous l'œil approbateur d'une ravissante animatrice de classe souriante et bienveillante. Un esprit malveillant remarquera que dans la classe moderne les rôles valorisés sont tenus par des filles : l'animatrice, les deux filles qui manipulent un tube.

Page 56 — cahier-manuel d'éthique et de culture religieuse Entretiens II pour la 1re  secondaire des éditions La Pensée



Sur le mythe de la Grande Noirceur, lire 
  1. L'exemple du passé québécois à l'orée du XXIe siècle ;
  2. Le mythe de la Grande Noirceur et du Québec sous-développé ;
  3. Les collèges classiques ;
  4. Étatisme et déclin du Québec ;
  5. La Révolution tranquille: rupture ou tournant ?
Extraits :
À la veille de la Révolution tranquille, le Québec n'a rien d'une société sous-développée. La moitié des francophones occupent un emploi... dans le secteur des services! Dès 1931, le recensement montre que peu de gens vivaient encore de l'agriculture et que les 2/3 de la main-d'œuvre travaillaient dans le secteur secondaire (manufacturier) ou tertiaire (services). L'industrie manufacturière avait toujours crû ici au même rythme qu'en Ontario, et ce depuis la Confédération. Durant tout le XXe siècle, la proportion de travailleurs québécois œuvrant dans le secteur industriel est comparable aux proportions observées aux États-Unis et dans plusieurs pays européens.

On ne constate pas non plus de retard d'urbanisation dans la province. La migration vers les villes se fait à un rythme régulier depuis la fin du XIXe siècle. Le Québec affiche même un taux d'urbanisation supérieur à celui l'Ontario de 1900 jusqu'à la 2e Guerre mondiale, et allait se maintenir au-dessus de la moyenne canadienne par la suite (pour un seuil d'urbanisation de 10 000 habitants).

[...]

Il semblerait donc que les francophones du Québec n'ont jamais eu la mentalité des «nés pour un petit pain», et pour cause. En 1953, le Québec affichait le deuxième revenu par habitant le plus élevé au monde après les États-Unis (en excluant le reste du Canada). Avait-on réellement besoin de la Révolution tranquille et de l'intervention de l'État pour sortir les Québécois de cette prétendue «Grande Noirceur»? Absolument pas! Les Québécois s'étaient développés et modernisés par eux-mêmes, et depuis longtemps, sans l'aide de l'État.

[...]

Jean-Luc Migué dans Étatisme et déclin du Québec : Bilan de la Révolution tranquille renverse la vision conventionnelle et affirme que la Révolution tranquille, loin d'être la période d'effervescence qui a permis au Québec d'accéder à la modernité et de rattraper ses retards, s'est au contraire soldée par une dégénérescence économique, politique et sociale suite à une croissance spectaculaire de l'État. C'est à partir de ce moment que l'écart entre le niveau de vie des Québécois et des Ontariens a commencé à s'accroître, que le déclin de Montréal s'est accéléré au profit de Toronto, que les conflits linguistiques et politiques ont empiré, que des secteurs comme la santé et l'éducation ont subi les assauts d'une bureaucratie toujours plus envahissante. Le Québec reste bien sûr une société dynamique avec un niveau de vie enviable, mais c'est notre intégration à l'économie capitaliste nord-américaine qui nous apporte ces bienfaits. Tous les secteurs contrôlés par l'État sont, eux, perpétuellement en crise.
Pour ne pas ralentir le chargement de cette page par de trop nombreuses images en couleurs, nous avons stocké les cinq pages de cette activité (SAÉ) ici.

jeudi 12 novembre 2009

La Rue Sésame à 40 ans : faisons de l'ECR et parlons des enfants de Gaza

En plus de fêter cette année ses 40 ans, la Rue Sésame, célèbre émission de télévision éducative pour les jeunes enfants, sera diffusée prochainement aux enfants de Gaza pour leur parler de paix. On propose dans l'activité ci-dessous destinée aux enfants du premier cycle du primaire des écoles québécoises de se pencher sur les effets bénéfiques que cette diffusion pourrait avoir sur les enfants de Gaza. (Nous avions déjà vu par ailleurs le partage de la Palestine par consensus comme activité ECR.) Il y a vraiment des gens qui ne doutent de rien.

Extraits du site SCOOP! :

SCOOP! - La Rue Sésame a 40 ans!

par SCOOP! - Fiches pédagogiques
Savoirs essentiels : Stratégies de lecture : Identifier les mots nouveaux en combinant plusieurs sources d'information (relations lettres-sons, illustrations). Domaine du développement personnel.

LA RUE SÉSAME A 40 ANS!

Parution : 11 novembre 2009
RÉSUMÉ

En plus de fêter cette année ses 40 ans, la Rue Sésame, célèbre émission de télévision éducative pour les jeunes enfants, sera diffusée prochainement aux enfants de Gaza pour leur parler de paix.

DOMAINES
  • Arts plastiques
  • Développement personnel
  • Éthique et culture religieuse
  • Langue maternelle
  • Médias
  • Vivre ensemble et citoyenneté


Voyons de plus près comment des marionnettes peuvent faire passer un message de paix à des enfants vivants dans un contexte de guerre.

Objectifs

À la fin des activités, l'élève sera capable de :
- identifier les personnages de l'émission Rue Sésame grâce à des descriptions et des couleurs;
- lire des descriptions et les colorier selon les couleurs qui leur sont associées;
- chanter la comptine de l'alphabet, choisir une lettre et imprimer un dessin de celle-ci pour la colorier;
- situer Gaza sur Google Earth;
- visionner un reportage photos sur la vie des enfants à Gaza;
- tenter d'expliquer comment la Rue Sésame aidera les enfants de Gaza;
- connaître le Muppet Show et visionner un film mettant en vedette les personnages de cette émission.

Quelques liens avec le programme de formation de l'école québécoise :

[...]

Domaine des langues
Français, langue d'enseignement
Compétence : Lire des textes variés
Composante : Utiliser les stratégies, les connaissances et les techniques requises par la situation de lecture
Savoirs essentiels : Stratégies de lecture : Identifier les mots nouveaux en combinant plusieurs sources d'information (relations lettres-sons, illustrations)

Domaine du développement personnel
Éthique et culture religieuse
Compétence : Pratiquer le dialogue
Composantes : Organiser sa pensée, interagir avec les autres
Forme du dialogue : Conversation

Vivre-ensemble et citoyenneté
Axe de développement : Contribution à la culture de la paix






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Cours d'ECR vendu par les élèves

Les jeunes élèves vendent le cours ECR en répétant la doxa sur l'ouverture : « rester moins dans notre religion à nous ». Même thème répété par trois filles ainsi que par le professeur. « Notre religion » ? On a de la difficulté à croire que ces jeunes connaissent même « leur religion à eux ».

La vidéo a bien sûr été produite dans une optique favorable : une classe de grands (cela soulève moins la réprobation que des jeunes de 6 ans), on ne présente que des faits en classe lors du tournage (rien de scandaleux avec des grands), aucune question difficile de la part de la journaliste, aucune critique de la part des enfants. Le cours c'est vraiment le fun, on fait des sorties, on fait des activités amusantes, on visite, on parle, on apprend pas comme dans les autres cours. Du tourisme « pour s'ouvrir et comprendre la diversité culturelle », « sans trop juger ». Un reportage gentillet en faveur du cours d'Accommodements raisonnables 101.

Notons aussi le grand véhicule — puisqu'on parle du bouddhisme — que sont les enfants convaincus par leur prof comme outil de propagande.

Incidemment, l'école en question est une des écoles impliquées dans le procès de Drummondville.



Remarquez que le christianisme ne semble guère avoir une place privilégiée : nous sommes en novembre, les enfants ont vu l'hindouisme et voient le bouddhisme. Puis, chronologiquement viendra le judaïsme, le christianisme, l'islam et enfin, « chronologiquement », les spiritualités autochtones et l'athéisme. On sera loin de la nette prédominance du christianisme. Un évêque catholique rencontré récemment pensait que le cours passerait 75 % de son temps à voir le christianisme... On sera loin du compte.

Fantastique aussi le débat organisé, même sur une base bénévole, entre croyants et non-croyants, les parents vont être ravis alors que lors du procès de Drummondville, le responsable du MELS, M. Jacques Pettigrew, avait dit que ce n'était jamais le cas !

Enfin, une des jeunes filles dit également que le cours permet « de choisir ce qui peut nous aider ». La religion, une religion puisqu'on ne parle que de cela avant ? Une autre dit : « Ça m'a aidé à savoir dans quoi je me retrouvais plus. » À nouveau au niveau religieux, pour choisir sa spiritualité, c'est ça ? Dès le début de l'année alors qu'elles n'ont vu que l'hindouisme et le bouddhisme ? On a l'impression qu'elles répètent ce qu'on leur a dit que le cours leur permettra de faire. Accessoirement, on avait assuré les parents que le cours n'aurait pas d'effet sur la foi des enfants...






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Évêques du Portugal : résister à la rectitude politique dans l'éducation

Marquant l’ouverture de l’Assemblée plénière de la conférence épiscopale du Portugal, le discours de son président Mgr Jorge Ortiga, lundi, comportait un important passage relatif à « la famille et les valeurs » et l'éducation.

Extraits :
  1. Aujourd’hui, la famille est exposée au relativisme des valeurs qui dégénèrent en contre-valeurs : ruptures familiales, crise sociale de l’image du père, difficultés à assumer des engagements stables, graves ambiguïtés à propos de la relation d’autorité entre les parents et les enfants, nombre croissant de divorces, la plaie de l’avortement, le recours de plus en plus fréquent à la stérilisation et l’instauration d’une véritable et nette mentalité contraceptive.
  2. Si l’urgence éducative passe par la famille, nous ne pourrons jamais nous lasser d’annoncer son véritable statut ni de dénoncer des campagnes qui prétendent donner lui donner une orientation contraire à ces caractéristiques qui – nolens volens – revêtent une dimension culturelle et anthropologique et qui, pour cette raison, ne peuvent jamais être considérées comme dépassées ou rétrogrades.
  3. La « théorie du genre » continue de s’infiltrer, souvent de manière camouflée : or il s’agit d’une véritable idéologie dont le but est de redéfinir la famille, la relation matrimoniale, la procréation et l’adoption. Personne n’ignore les vrais problèmes auxquelles l’institution familiale doit quotidiennement faire face. Mais à la faveur de ces nouvelles problématiques, surgissent des tentatives de solution fondées sur les valeurs traditionnelles de liberté, d’égalité et de santé interprétées au-delà de leur signification véritables pour être confondues avec un ensemble d’ambiguïtés qui les éloigne d’une anthropologie sage et véritablement assise sur une culture authentique.
  4. Certaines conceptions de l’égalité prétendent qualifier la différence entre l’homme et la femme comme sans objet et proposent l’uniformisation de tous les individus, comme s’ils étaient sexuellement indifférenciés, avec comme conséquence inévitable le fait de considérer les orientations et les comportements sexuels comme équivalents. Ainsi juge-t-on que chaque individu a le droit de concrétiser librement, et souvent même de modifier ses propres choix selon ses préférences, motivées par une interprétation égoïste du don de la sexualité.
À propos de l’éducation, visant entre autres tacitement l’éducation sexuelle, Mgr Ortiga a plaidé pour une véritable subsidiarité qui respecte le droit des parents de choisir ce qu’ils estiment bon pour leurs enfants : « Pour que cela soit possible, l’éducation ne doit être totalement étatisée, de manière subreptice et obligatoire, comme semblent l'imposer de nombreuses politiques pseudo-éducatives. » Et d’inviter les parents à prendre leurs responsabilités :
« Dans de nombreux cas, peuvent être nécessaires des actions et des attitudes frontales, dans la manifestation d’un juste non-conformisme civique, afin que la liberté de choix des parents quant à l’éducation de leurs enfants soit respectée et clairement affirmée par les lois. »
Source






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Louis O'Neill sur le calendrier multiinterculturel

L'ex-ministre Louis O'Neill revient sur son carnet sur le calendrier multiinterculturel distribué cette année dans les écoles québcéoises.

Extraits (les gras ainsi que l'intertitre sont de nous) :
Le calendrier interculturel - multiculturel, diraient certains - que le ministère de l’Éducation distribue cette année dans les écoles constitue une véritable innovation. Il se veut l’annonciateur d’une ère nouvelle. Il est un produit dérivé du cours d’éthique et de culture religieuse. Ses concepteurs souhaitent qu’on s’en inspire au moment de planifier des activités scolaires. Ils sont d’accord en outre pour qu’y a y apporte des ajouts afin de tenir compte de « l’information culturelle » susceptible d’intéresser chaque milieu scolaire particulier.

[...]

L’innovation se manifeste dans une deuxième composante qui intègre une quantité impressionnante d’apports étrangers. À noter : les fêtes chinoise et vietnamienne des ancêtres, la neuvaine hindoue consacrée à la déesse Durga, la fête musulmane de la rupture du jeûne du mois du Ramadan, le Yom Kippour juif, la Soukkot juive, les fêtes chinoise et vietnamienne de la lune scintillante, la Pavarana bouddhiste, la Divali hindoue, le jour de naissance de Guru Nanak, l’Aïd al-Adha musulman, l’Achoura des musulmans chiites, la Maha Shivaratri hindoue, la période de la Maha Kumbh Mela (grand pèlerinage hindou), Le Bodhi bouddhiste, l’Hanoukah juive, la Parinirvana hindoue, la naissance du prophète Mohommed, la fête juive du Pourim, le festival hindou du printemps, le Nouvel An perse, la Rama Navami hindoue, la Magha pûja , le nouvel an solaire indien, sri-lankais et sikh, le Vesak bouddhiste. Une abondance de nouveautés qui submerge les points de repère traditionnels.

[Note du carnet : M. O'Neill ne mentionne pas la profusion de fêtes du politiquement correct et du chartisme : Journée des Nations-Unies, de l'UNICEF, de la tolérance, des droits de l'homme, contre le racisme...]

Pour faire place à autant d’innovations il a fallu sabrer quelque part, ce qui a conduit à supprimer des commémorations reliées à l’essor et au développement du christianisme. On a donc renvoyé aux limbes de la mémoire les noms de grands témoins de la foi dont les accomplissements spirituels et sociaux ont contribué à édifier la civilisation judéo-chrétienne : les premiers Apôtres, les Pêres de l’Eglise, le grand Augustin, Benoit de Nursie, François d’Assise, Thérèse d’Avila, Thomas d’Aquin, Ignace de Loyola, Thomas More, Vincent de Paul, Jean Baptiste de la Salle, François de Montmorency Laval, Marie de l’Incarnation, Marguerite D`Youville, Marguerite Bourgeois,etc. Une affaire d’espace. On ne pratique pas l’interculturalisme sans sacrifier des acquis.

[...]

La faisabilité

Mais l’exercice se complique quand il s’agit d’intéresser des jeunes de Baie-Comeau, Saguenay, Saint-Évariste , Batiscan, Saint-Stanislas , Saint-Tite ou d`ailleurs à la naissance de Bouddha, à l’Achoura, à la Maha Shavaratri, au jour de naissance de Guru Nanak, à la Maha Kumbh Mela ou encore au Vesak bouddhiste. C’est beaucoup demander à des enseignants dont certains possèdent une culture religieuse pour le moins rudimentaire.

La deuxième interrogation concerne l’identité québécoise. On sait qu’un des objectifs du nouveau cours est « d’ébranler le socle identitaire québécois ». On compte sur l’interculturalisme pour amener les jeunes d’ici à rompre avec leur passé, les déraciner culturellement, leur faire goûter le bonheur de flotter au-dessus des cultures particulières et celui d’expérimenter un nouvel universalisme branché sur la raison pure. Tant par ses ajouts que par ses silences le calendrier interculturel qu’on vient de nous servir fait partie des outils visant à ébranler ce socle identitaire. On peut parler ici d’une opération politique. Reste à savoir si on atteindra l’effet espéré.

Une dernière interrogation : dans cette opération, où loge la laïcité ? On dirait un calendrier polythéiste, un panthéon qui accueille toutes les divinités dans une ambiance de confusion et de bienveillante tolérance. On croirait un feuillet publicitaire visant la promotion d’une nouvelle religion qui se voit conférer le statut d’une religion d’État pouvant répondre aux aspirations les plus diverses. Il en découle une laïcité pleine de trous, imprégnée d’une religiosité brumeuse aux odeurs de sacristie. Sommes-nous toujours dans un espace laïque ?




Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Ou version PDF (8½″ x 11″) pour vos classes d'interculturalisme.






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Les garçons, sexe faible à l'école

Sauvons les garçons !, de Jean-Louis Auduc, s'inscrit non pas contre mais dans le droit-fil d'Allez les filles ! (Seuil, 1992) et de Quoi de neuf chez les filles ? (Nathan, 2007), des sociologues Christian Baudelot et Roger Establet.

Si les inégalités sociales dans l’accès à l’instruction sont désormais interrogées et donnent lieu à la mise en place de politiques publiques, il existe une autre fracture largement passée sous silence. Pourtant, là encore, les chiffres sont écrasants : garçons et filles ne sont pas égaux en classe. Sur les 150 000 jeunes sortant sans aucune qualification du système éducatif dont les médias nous parlent fréquemment, on ne dit pas que plus de 100 000 sont des garçons. Dès l’école primaire, les garçons manifestent un retard dans l’acquisition de la lecture et de l’écriture et engorgent les structures pour élèves en difficulté ou coupables de comportements violents. La fracture sexuée est souvent plus signifiante que la fracture sociale dans l’analyse des parcours scolaires. Les études traditionnelles, développées en termes d’inégalités économiques et culturelles, doivent évoluer pour faire une place à cette réalité dérangeante. L’échec scolaire a un sexe. Prétendre résoudre ce problème sociétal sans prendre en compte l’une de ses principales caractéristiques est illusoire.

Un mauvais score qui perdure du primaire au supérieur, puisque sept femmes sur dix ont un bac ou un diplôme postbac, contre six hommes sur dix. Selon des chiffres 2008-2009 du ministère de l'éducation, les filles sont 31 % à décrocher une mention bien ou très bien au bac S (qui n'attirent pas les scientifiques, mais les forts), contre 24 % de garçons.

Pourquoi un tel écart et un tel échec ? « Les filles, peu ou mal reconnues dans la maison, ont surinvesti dans l'école et elles y sont reconnues, explique l'auteur, directeur adjoint de l'IUFM de Paris-XII-Val-de-Marne à Créteil. A l'inverse, les garçons sont souvent reconnus dans leur famille, mais ils vivent une crise identitaire à l'école. (...) La conviction de leur supériorité confronte les garçons à des contradictions insolubles en ne se traduisant pas par une supériorité intellectuelle sur les filles de leur classe. »

Notons tout de suite que la précocité physique évidente des filles ne semble pas avoir effleuré l'auteur comme une explication possible sur la différence des résultats entre garçons et filles, pas plus que le fait que l'école valorise des attitudes traditionnellement « féminines » : l'écoute et l'obéissance.

Résultat pour l'auteur : les garçons sont amenés à dévaluer les savoirs scolaires et à se rebeller contre l'école. La spirale de l'échec est amorcée. Elle se vérifie jusque dans l'orientation, où les filles sont sous-représentées dans les filières dites courtes (CAP, BEP, bac STI, bac pro, etc.) En revanche, elles sont surreprésentées dans le supérieur, à l'exception des filières d'excellence, où les garçons repassent devant elles.

En effet, en dépit de parcours scolaires meilleurs, les filles choisissent moins fréquemment qu'eux les filières de l'élite. Une situation qui serait liée à un « atavisme culturel » qui empêche de « bousculer les frontières du masculin et du féminin à l'intérieur de la famille » selon l'auteur. Rappelons que, selon d'autres auteurs, il s'agit simplement d'une stratégie pour choisir des carrières qui permettront maternité et emploi (en évitant les domaines où les savoirs deviennent vite périmés). Selon une étude (de mars 2009) de la Caisse nationale d'allocations familiales, les deux tiers du travail parental et ménager reposent sur les femmes.

Pour l'auteur, la famille - celle qui élève et celle qu'on reproduit -, la voilà, la grande fautive... « Les discriminations professionnelles ne trouvent plus leurs racines dans les inégalités institutionnelles, que ce soit à l'école ou dans les lois, mais dans l'intimité des foyers et des consciences », écrit l'auteur. Des discriminations qui reposent sur des images traditionnelles des deux sexes et qui ont de fortes répercussions sur la scolarité des uns et des autres. On ne comprend cependant pas en quoi la lutte voulue par lutte contre ces stéréotypes résoudraient les problèmes des garçons !

L'auteur prétend que le fait de moins stimuler oralement que physiquement les garçons (qu'on souhaite plus forts) a une influence directe sur une acquisition du langage plus lente chez les enfants de sexe masculin. Et donc sur leur scolarité. On se demande qui véhicule ici les stéréotypes.

Beaucoup de garçons « ne se relèvent jamais du stéréotype que concrétise souvent l'éducation parentale selon lequel la communication verbale est une compétence essentiellement féminine », remarque Jean-Louis Auduc. À l'opposé, l'image de la femme, véhiculée dans certains milieux, « contribue à développer chez les filles des capacités d'écoute et d'ordre qui seront des atouts à l'école ». Et dans la société ? Un constat d'autant plus vrai à mesure que l'on descend dans l'échelle sociale, et finalement plus préjudiciable aux garçons des milieux défavorisés. Rois chez eux, ils sont désavoués à l'école, où, selon l'auteur, la mentalité machiste les place en position de rebelles, donc de refus et d'échec. Bref, si les garçons ne réussissent pas c'est parce que les garçons ne sont pas éduqués comme des filles.

Comment sortir de cette situation ? Pour l'auteur, en luttant contre les stéréotypes machistes et en limitant paradoxalement la mixité, propose l'auteur, qui ne milite pas pour autant en faveur du retour des classes unisexes, mais s'interroge « sur la pertinence de quelques activités où, pour mieux gérer la totalité de la classe, garçons et filles seraient séparés ».

Hypothèse pessimiste pour Le Monde mais pas irréaliste : on peut aussi imaginer que l'écart entre les genres diminuera avec la poursuite de la montée en puissance des filles. À force de se rapprocher des positions sociales des garçons, elles en adopteront aussi les codes et développeront à leur tour les aspects pervers encore propres aux stéréotypes du sexe « fort ». Mais s'agirait-il d'une victoire pour elles »?


C’est au portrait de cette douloureuse adaptation masculine à l’école que cet essai se consacre. Il s’agit de comprendre les raisons sociales et culturelles qui prédisposent les garçons à l’échec et les filles à la réussite afin de proposer des solutions concrètes à ce problème collectif.

Source : Le Monde et l'éditeur




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