dimanche 3 septembre 2023

Jeunes ukrainiens scolarisés en anglais à Québec (mais en français en France)

Ils sont inscrits à l'école anglaise au Québec et dans une ville très majoritairement francophone.

Il est temps de songer à éliminer l'exception héritée d'une autre époque qui permet aux "immigrants temporaires" de s'inscrire à l'école anglaise.
 

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Étude — Les consommateurs de marijuana présentent des niveaux élevés de plomb et de cadmium

Des chercheurs ont constaté que les consommateurs de marijuana présentaient des niveaux considérablement plus élevés de métaux tels que le plomb et le cadmium dans le sang et l’urine. L’étude, qui est l’une des plus importantes de ce type, a analysé les données de plus de 7 000 participants à l’enquête nationale sur la santé et la nutrition (National Health and Nutrition Examination Survey).

Alors que l’on avait émis l’hypothèse que le cannabis pouvait être une source d’exposition aux métaux en raison de sa capacité à capter les métaux du sol, l’étude confirme que la consommation de cannabis est en effet une source d’exposition méconnue. Les résultats plaident en faveur d’une intensification des recherches sur la consommation de cannabis et les contaminants, d’autant plus que la légalisation du cannabis continue de s’étendre aux États-Unis et qu’elle est rentrée en vigueur en 2018 au Canada.


Faits marquants :
  • Les consommateurs de marijuana présentent des taux de plomb plus élevés dans le sang (1.27 μg/dL) et dans l’urine (1,21 μg/g de créatinine) que les non-consommateurs.
  • Cette étude est la première à mesurer les niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de marijuana, ce qui en fait l’une des études les plus vastes et les plus complètes sur ce sujet à ce jour.
  • Alors que la consommation de marijuana devient de plus en plus courante et que plus de la moitié de la population américaine vit dans des régions où elle est légale, l’étude soulève des inquiétudes quant à l’absence de lignes directrices fédérales sur les contaminants du cannabis.
Le plomb
 
Le plomb (Pb) est un métal lourd connu pour ses effets néfastes sur la santé humaine, particulièrement associé à des effets néfastes sur le développement neurologique des enfants et à des maladies cardiovasculaires chez les adultes ; les organisations de santé reconnaissent qu’il n’existe pas de niveau d’exposition au Pb sans danger. Le Pb est persistant dans l’environnement, et présente des risques liés à l’exposition. Nos résultats indiquent que la consommation de marijuana était l’une de ces sources d’exposition non réglementées. Contrairement à notre étude, une récente étude en laboratoire sur les aérosols n’a pas trouvé de Pb dans la fumée de cannabis. Cependant, les auteurs ont indiqué que la marijuana utilisée dans leur étude avait été cultivée dans un environnement contrôlé et réglementé en matière de contaminants. Nos résultats suggèrent donc que la marijuana n’est pas toujours cultivée de cette manière et qu’elle peut être contaminée par des métaux tels que le Pb. Des engrais et de l’eau d’irrigation de moindre qualité ou des sols contaminés par le Pb peuvent également contribuer à des niveaux plus élevés de Pb dans la plante de cannabis.

Le cadmium

« Le cadmium est absorbé dans le système rénal et est filtré par les reins. Par conséquent, le cadmium urinaire reflète la charge corporelle totale, la quantité absorbée sur une longue période d’exposition chronique ».

Le cadmium est un élément naturel utilisé dans des produits tels que les piles, les pigments, les revêtements métalliques et les plastiques. Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), il est également présent dans la fumée de cigarette et absorbé dans les aliments d’origine végétale et animale consommés par l’homme.

Consommé en grandes quantités, le cadmium peut provoquer des problèmes d’estomac et, inhalé à des niveaux élevés, il peut entraîner des lésions pulmonaires, voire la mort. Le cadmium est considéré comme un agent cancérigène.

« L’exposition à de faibles niveaux de cadmium dans l’air, les aliments, l’eau et, en particulier, dans la fumée de tabac peut, au fil du temps, accumuler du cadmium dans les reins et provoquer des maladies rénales et une fragilité osseuse », note le CDC.
 
Source de l’étude : Université de Columbia

Une recherche menée à la Mailman School of Public Health de l’Université de Columbia a détecté des niveaux importants de métaux dans le sang et l’urine des consommateurs de marijuana, concluant que la marijuana peut être une source importante et sous-estimée d’exposition au plomb et au cadmium. 

Il s’agit d’une des premières études à faire état des niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de marijuana et très probablement de l’étude la plus importante à ce jour, qui établit un lien entre la consommation de marijuana déclarée par les intéressés et les mesures internes de l’exposition aux métaux, plutôt que de se contenter d’examiner les niveaux de métaux présents dans la plante de cannabis.

Cinq métaux ont été mesurés dans le sang et 16 dans l’urine. Crédit : Neuroscience News

Les résultats sont publiés en ligne dans la revue Environmental Health Perspectives,

vendredi 1 septembre 2023

1er trimestre 2023, le Canada le mauvais élève de l'OCDE en termes de PIB/habitant (m à j 2e trimestre)

Mise à jour 

L'économie canadienne s'est contractée de 1,6% en rythme annualisé au deuxième trimestre, sa plus mauvaise performance depuis sept ans, pénalisée par un recul des exportations.

Les chiffres du produit intérieur brut (PIB) publiés mercredi par Statistique Canada, l'institut national de la statistique, sont les plus mauvais depuis ceux du deuxième trimestre 2009.

Billet du 1er septembre

Le revenu réel des ménages par habitant a augmenté de 0,9 % dans l’OCDE au premier trimestre 2023, dépassant la croissance du PIB réel par habitant s’élevant à 0,3 % (graphique ci-dessous). C’est le troisième trimestre consécutif que le revenu réel des ménages par habitant augmente dans l’OCDE, et la plus forte hausse trimestrielle depuis le premier trimestre (T1) 2021, les revenus étant alors dopés par les programmes d’assistance liés à la pandémie.

Malgré l’augmentation globale du revenu réel des ménages par habitant, la situation est contrastée dans les pays de l’OCDE au 1er trimestre 2023. Sur les 21 pays pour lesquels des données sont disponibles, 11 ont enregistré une hausse, tandis que dix ont enregistré une baisse. Parmi les économies du G7, le revenu réel des ménages par habitant a augmenté en Italie et aux États-Unis, tandis qu’il a diminué au Canada, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Le Canada a enregistré la plus forte baisse du revenu réel des ménages par habitant (-2,2 %), en partie à cause de transferts publics aux ménages plus faibles qu’au trimestre précédent, lorsque des indemnités supplémentaires au titre du coût de la vie ont été versées. (Des transferts financés par une augmentation de la dette et de la masse monétaire et donc l’inflation.) En Allemagne, le PIB réel par habitant et le revenu réel des ménages par habitant ont tous deux diminué pour le deuxième trimestre consécutif.

L’Italie a enregistré la plus forte hausse du revenu réel des ménages par habitant au premier trimestre 2023 (3,3 %), la croissance des prix de l’énergie s’étant ralentie après le pic du trimestre précédent, ce qui a amélioré les revenus des ménages mesurés en termes réels. Aux États-Unis, la hausse du revenu réel des ménages par habitant (1,7 %) est principalement due à une diminution des impôts à payer au T1 2023 après une hausse en 2022 en raison de l’augmentation des salaires, du report du paiement des impôts de 2020 et de fortes plus-values.

Parmi les autres pays de l’OCDE, la Pologne a connu une forte croissance du PIB réel par habitant (3,9 %) et du revenu réel des ménages par habitant (3,5 %). Des augmentations importantes du revenu réel des ménages.

Le coût de la vie au Canada est aussi un des plus élevés dans l’OCDE. Le Canada arrive en 6e position du palmarès de la cherté de la vie en 2022. Israël est en tête avec un coût de la vie de 38 % au-dessus de la moyenne de l’OCDE, devant la Suisse à 37 %, le Canada à 17 % au-dessus de la moyenne. Sous la moyenne de l’OCDE, on trouve la Belgique à 5 % en dessous et la France à 8 % en dessous.

Indices des niveaux de prix 

Total, OCDE=100,202 2 ou dernières données disponibles
Source : Prix : Niveaux de prix comparés

Notons que le nombre d’habitants au Canada serait sous-évalué d’un million, est-ce à dire que le PIB/habitant est encore moins haut ?

Camoufler le déclassement économique en augmentant l’immigration et le PIB brut

Pour David Rosenberg dans les colonnes du Globe and Mail, d’un point de vue général, l’économie canadienne est enlisée dans des fondamentaux faibles. La situation budgétaire est hors de contrôle et il n’y a aucune tentative sérieuse à Ottawa pour promouvoir la stabilité fiscale. Le taux de croissance du PIB réel de 1,9 % d’une année sur l’autre, alors que le rythme de croissance de la population est de 2,4 % par an, grâce à l’explosion de l’immigration, est en trompe-l’œil. Cela signifie que l’économie, en termes réels par habitant, se contracte de 0,5 % sur une base annuelle.

Le véritable problème de l’économie canadienne réside dans sa composition. Elle dépend trop des dépenses de consommation, qui ont augmenté de plus de 20 % au cours de la dernière décennie (croissance notamment due à l’immigration). Le secteur du logement a connu une croissance à un chiffre plus proche de la moyenne. Il s’agit là de sources de croissance non productives. Les dépenses d’investissement des entreprises en machines/équipements et en usines se sont contractées de 10 % chacune au cours des dix dernières années. Les dépenses sont effectuées dans les mauvais secteurs de l’économie en termes de génération d’effets multiplicateurs positifs durables.

Ce qui est choquant, c’est qu’il n’y a eu aucune croissance dans ces domaines productifs du secteur privé au cours de la dernière décennie. Ce scénario est le fruit d’un gouvernement qui n’a pas eu la volonté d’utiliser le système fiscal et réglementaire pour promouvoir l’investissement en capital — il se concentre plutôt sur la redistribution du revenu national. Ainsi, la productivité au Canada a baissé de 1,4 % d’une année sur l’autre et s’est carrément contractée séquentiellement pendant quatre trimestres consécutifs et pendant 10 des 11 derniers.

C’est ce qui manque au Canada, et c’est bien triste, car la croissance de la productivité est le gage de la prospérité économique future. Au lieu de cela, Ottawa a tenté de camoufler la situation en lançant le programme d’immigration le plus agressif depuis que le CP s’est lancé dans la construction du chemin de fer transcontinental à la fin des années 1870.

 

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La richesse par habitant est en recul depuis un an au Canada. Selon les estimations officielles, le PIB canadien a augmenté de 1,4 % en juin dernier par rapport à la même période un an auparavant. Mais lorsqu’on rapporte ces chiffres en proportion de la population, on constate que le Canada en est à son quatrième trimestre de croissance négative d’affilée, et qu’en un an, son PIB par habitant n’a pas augmenté, mais a diminué de 1,7 %.
 

jeudi 31 août 2023

Balarama Holness affirme que l'immigration constitue le réservoir électoral croissant des fédéralistes

Balarama Holness (ci-contre) songe à se présenter comme chef du Parti libéral du Québec (PLQ), le parti ouvertement fédéraliste. 

 « En ce moment, dans une course à la chefferie, ça serait un bon match. Les gens du parti veulent quelqu’un qui va amener du changement. La réflexion est en cours […] Si l’autre sondage sort sans le nom de Marc et que j’ai un quart, là, ma réflexion sera sérieuse », a-t-il affirmé.

Le potentiel candidat admet toutefois que ses positions politiques ne reflètent pas l’intérêt des régions. Puis, il n’a aucun appui dans le caucus, dit-il.

« Une candidature comme la mienne serait très forte à Montréal » et « auprès des membres », dit-il.  

Néanmoins, il estime que le PLQ aura besoin « de deux décennies pour se renforcer en région, le temps qu’il y ait des changements démographiques. »

Il semble que M. Holness soit un adepte de la théorie du Grand Remplacement. 

Selon Wikipédia, « le grand remplacement est une théorie complotiste d'extrême droite introduite [qui] affirme qu'il existerait [...] un processus de substitution de la population française et européenne par une population non européenne [...]. Ce processus conduirait à un changement de civilisation soutenu, voire organisé, par une élite politique, intellectuelle et médiatique qualifiée de "remplaciste" ».

Source : La Presse

En Israël, le taux de fécondité en 2022 était de 3 enfants par femme (1,49 au Québec; 1,80 en France; 1,39 en Suisse et 1,53 en Belgique)

Si l’on peut être tenté de pointer du doigt les juifs religieux ou les musulmans israéliens pour expliquer le taux de fécondité élevé d’Israël, ce n’est qu’une partie de l’explication.

Les ultra-orthodoxes israéliens ont effectivement un taux de fécondité extrêmement élevé — plus de 6,6 enfants par femme — mais il est en légère baisse. Et ils ne représentent qu’environ 13 % de la population. Dans le même temps, le taux de fécondité des Arabes est tombé à trois, alors qu’il était incroyablement élevé en 1960 (9,3 enfants/femme).

En réalité, le taux de natalité élevé des couples juifs traditionnels (religieux et conservateurs, mais pas ultra-orthodoxes) et des « laïques » en Israël, qui constituent la majeure partie du pays explique également la bonne santé démographique d’Israël. Les juifs pratiquants (religieux, mais pas ultra-orthodoxes) ont en moyenne quatre enfants, tandis que les femmes laïques en ont en moyenne deux.

Lorsqu’on les interroge, les Israéliens déclarent que la taille idéale de la famille est de trois enfants, alors qu’en Amérique du Nord, en Europe et en Australie, la taille idéale de la famille est considérée comme étant de deux enfants. 

« Quiconque vit ici est censé avoir des enfants », a déclaré Sigal Gooldin, sociologue à l’Université hébraïque, au New York Times. « Dans une conversation informelle, on vous demandera combien d’enfants vous avez et si vous répondez un, les gens vous demanderont pourquoi un seul, et si vous répondez deux, pourquoi seulement deux ? »


La raison pour laquelle les couples modérément religieux et non religieux choisissent de procréer si souvent est un mystère pour la plupart des démographes, car elle va à l’encontre des tendances observées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

Les Israéliennes travaillent pratiquement au même rythme qu’au Canada, avec un taux de participation à la population active de 59 %, contre 61 % au Canada. Mais leur congé de maternité est beaucoup plus court : environ trois mois contre 18 au Canada. Comme le reste de l’Occident, elles disposent d’un solide filet de sécurité sociale, avec des garderies subventionnées et des soins de santé publics. Mais ils partagent aussi certaines des difficultés rencontrées des pays à faible natalité — les prix des logements et dans les supermarchés, notamment, sont extrêmement élevés.

Le prix des nouveaux logements atteints des sommets en Israël: 5701 €/m²

Le véritable secret des taux de fécondité israéliens semble être d’ordre culturel. La famille est au centre absolu de la vie israélienne. Se marier et avoir des enfants est la valeur culturelle la plus importante. (Toute personne juive en Israël ou dans la diaspora témoignera de l’immense pression exercée sur elle pour qu’elle se marie — c’est comme si une grande tragédie s’abattait si vous aviez le malheur de rester célibataire après 26 ans).

Le traumatisme générationnel de l’Holocauste explique sans doute en partie cette attitude. La population juive mondiale est toujours inférieure à ce qu’elle était avant la Seconde Guerre mondiale et les Israéliens ont le sentiment qu’ils ont le devoir de reconstituer ce nombre.

Mais surtout, les enfants sont considérés comme une bénédiction et non comme un fardeau. Selon Danielle Kubes dans le National Post, « j’entends souvent mes amis canadiens se plaindre du coût des enfants et de l’impact que l’augmentation du nombre d’humains aura sur le changement climatique, je n’ai jamais entendu un Israélien faire de même. »

Au Canada, un millénarial (né entre le début des années 1980 et la fin des années 1990) sur cinq déclare retarder activement la naissance d’enfants parce qu’il estime ne pas avoir les moyens de fonder une famille, selon une enquête réalisée en 2018 par le cabinet de conseil BDO Canada. Mais les difficultés économiques n’ont pas tendance à empêcher les Israéliens d’avoir des enfants. Ajouter un lit superposé à un appartement de deux chambres n’est pas une grosse affaire. On se dit que l’argent viendra.

« Nous avons certainement besoin de plus d’argent et nos dépenses augmentent », a déclaré Ron Ganot, un Israélien qui vend des voitures d’enfant, au Christian Science Monitor.  « Mais je veux une famille nombreuse et le coût de la vie ne nous arrêtera pas. » [Israël arrivait en tête du palmarès de la cherté de la vie en 2022 (38% au-dessus de la moyenne de l'OCDE, devant la Suisse à 37%, le Canada à 17% au-dessus de la moyenne, la Belgique 5 % en dessous et la France à 8 % en dessous.]

Pas de bombe à retardement démographique arabe

 

  •  Le nombre de naissances juives israéliennes en 2022 (137 566) était 71 % plus élevé qu’en 1995 (80 400), tandis que le nombre de naissances arabes israéliennes en 2022 (43 417) était 19 % plus élevé qu’en 1995 (36 500), comme l’indique le Bulletin mensuel de février 2023 du Bureau central des statistiques d’Israël (ICBS).
  • En 2022, les naissances juives (137 566) représentaient 76 % du total des naissances (180 983), contre 69 % en 1995.
  • Le taux de fécondité (nombre de naissances par femme) des femmes juives laïques israéliennes a eu tendance à augmenter au cours des 25 dernières années.
  • Les femmes juives israéliennes — qui sont les deuxièmes après l’Islande en termes de participation à la main-d’œuvre — sont les seules à connaître une corrélation directe entre l’augmentation du taux de fécondité, d’une part, et l’augmentation de l’urbanisation, de l’éducation, des revenus, de l’intégration sur le marché du travail et de l’âge du mariage, d’autre part.
  • En 1969, le taux de fécondité arabe en Israël était supérieur de six naissances au taux juif. En 2015, les deux taux de fécondité étaient de 3,13 naissances par femme, reflétant l’occidentalisation spectaculaire de la démographie arabe, déclenchée par l’amélioration du statut social des femmes, l’âge du mariage plus élevé (24 ans), une plus grande participation à la vie active et une période de reproduction plus courte (25-45 ans au lieu de 16-55 ans). Selon le Bulletin mensuel des statistiques d’Israël, en 2021, le taux de fécondité juif était de 3,13 (et de 3,27 avec un père juif né en Israël), tandis que le taux de fécondité arabe global était de 2,85 et le taux de fécondité musulman de 3 (taux de fécondité arabe en Judée et en Samarie : 3,02). Le taux de fécondité moyen de l’OCDE est de 1,61 naissance par femme.
  • Selon Yoram Ettinger, la croissance unique du taux de fécondité juif en Israël est attribuable à l’optimisme, au patriotisme, à l’attachement aux racines juives, à la solidarité communautaire, à une mentalité de pionnier et à une diminution du nombre d’avortements (34 % depuis 1990).
  • En 2022, il y a eu 45 271 décès de juifs israéliens, contre 31 575 en 1996, soit une augmentation de 43 %, alors que la taille de la population a presque doublé au cours de la même période. Cette évolution reflète le rajeunissement de la société. En 2022, il y a eu 6 314 décès d’Arabes israéliens, contre 3 089 en 1996, soit une augmentation de 104 %, ce qui reflète une société de plus en plus âgée.
  • En 2021, l’espérance de vie des hommes israéliens était de 80,5 et celle des femmes israéliennes de 84,6. L’espérance de vie des Arabes israéliens, bien que plus faible (78 pour les hommes et 82 pour les femmes), est plus élevée que celle des Américains (73,2 pour les hommes et 79,1 pour les femmes). L’espérance de vie des Arabes de Judée et de Samarie est de 74 ans pour les hommes et de 78 ans pour les femmes.
  • En 2022, le nombre de décès de juifs israéliens représentait 33 % des naissances juives, contre 40 % en 1995, ce qui est symptomatique d’une société qui rajeunit. En 2022, le nombre de décès d’Arabes israéliens représentait 14,5 % des naissances arabes, contre 8 % en 1995, ce qui est symptomatique d’une société qui vieillit.
  • Depuis 1995, la tendance démographique a élargi le segment jeune de la population juive d’Israël, ce qui constitue une base solide pour l’amélioration de la démographie et de l’économie.
  • La tendance démographique juive positive est encore renforcée par l’immigration nette d’Israël, qui consiste en une alya (immigration juive) annuelle, renforcée par une émigration en baisse : de 14 200 émigrants nets en 1990 à 10 800 en 2020 (alors que la population a doublé), ce qui est plus élevé que les 7 000 émigrants nets annuels moyens de ces dernières années. (Les chiffres de 2020 peuvent refléter l’impact de COVID-19 sur les voyages aériens).

 

Poids des « pieux », des ultra-orthodoxes

Le taux de croissance annuel de la population ultra-orthodoxe d’Israël, 4 %, est supérieur à tout autre groupe de population dans les pays développés. Ce taux de croissance unique repose sur des taux de fécondité élevés, des niveaux de vie et des soins médicaux modernes et un jeune âge au premier mariage.
 
La population ultra-orthodoxe d’Israël est très jeune, avec près de 60 % de ses membres âgés de moins de 20 ans, contre 31 % de la population générale. En 2021, la population ultra-orthodoxe s’élevait à environ 1 226 000, contre quelque 750 000 en 2009, et constitue actuellement 12,9 % de la population totale. Selon les prévisions du Bureau central des statistiques, sa taille relative passera à 16 % en 2030 et comptera deux millions de personnes d’ici 2033. Il y a eu une légère baisse des taux de fécondité des ultra-orthodoxes au cours de la dernière décennie et demie, passant de 7,5 naissances vivantes par femme entre 2003 et 2005 à 6,9 entre 2017 et 2019. Parmi les autres femmes juives israéliennes, le taux de fécondité moyen est de 4,3. pour les femmes religieuses, 3,0 pour les femmes traditionnelles religieuses, 2,4 pour les femmes traditionnelles non religieuses et 2,1 pour les femmes laïques.

 

mercredi 30 août 2023

Québec — Un enseignant en haut de l'échelle salariale gagne entre 92 000 et 96 000 $ /an (2023)

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Canada — Un million de résidents non permanents de plus que les chiffres officiels

Benjamin Tal, économiste en chef adjoint de aux Marchés des capitaux CIBC, a déclaré lors de la réunion du gouvernement libéral à Charlottetown que le sous-dénombrement dans les statistiques officielles signifie que le Canada sous-estime le nombre de nouveaux logements nécessaires pour répondre aux besoins croissants du pays en matière de logement. C'est ce qu'affirme le Globe and Mail en ce jour.

Benjamin Tal, économiste en chef adjoint aux Marchés des capitaux CIBC, à Toronto, le 7 juin 2019

Un économiste de renom a averti les ministres fédéraux, lors de leur retraite ministérielle la semaine dernière, qu’il y a environ un million de résidents non permanents de plus au Canada, y compris les étudiants étrangers, que ne le suggèrent les estimations du gouvernement.

Cette mise en garde a été formulée par Benjamin Tal, économiste en chef adjoint chez Marchés des capitaux CIBC. Il a déclaré à l’assemblée du gouvernement libéral à Charlottetown que le sous-dénombrement dans les statistiques officielles signifie que le Canada sous-estime le nombre de nouveaux logements nécessaires pour répondre aux besoins croissants du pays en matière de logement.

M. Tal a déclaré dans une interview que le gouvernement estimait à environ un million le nombre de résidents non permanents dans le pays en 2021. Or, son analyse a révélé que ce nombre était plus proche de deux millions. La principale raison de cet écart est que le gouvernement ne compte pas les personnes qui restent dans le pays après l’expiration de leur visa.

Selon M. Tal, Statistique Canada part du principe que les détenteurs de visas de résident temporaire, y compris les étudiants étrangers, quittent le pays 30 jours après l’expiration de leur visa. « Leur logiciel, leur codage, suppose que vous avez quitté le pays 30 jours après l’expiration de votre visa, bien que vous n’ayez pas quitté le pays », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la majorité des résidents temporaires ne quittent pas le pays dans ce délai et que nombre d’entre eux demandent à prolonger leur séjour au Canada.

Dans un rapport sur ses conclusions, publié mercredi, M. Tal déclare que « l’implication pratique de ce sous-dénombrement est que la crise de l’accessibilité au logement à laquelle le Canada est confronté est en réalité plus grave que ce que l’on croit, et qu’elle appelle une action politique encore plus urgente et agressive ».

Le gouvernement fédéral a porté ses objectifs en matière d’immigration à des niveaux historiquement élevés. Il vise désormais à admettre environ 500 000 nouveaux résidents permanents cette année et les deux années suivantes. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte des étudiants étrangers titulaires d’un visa ou d’un permis de travail temporaire.

Il n’existe actuellement aucune limite fédérale au nombre de visas d’étudiants délivrés chaque année. Lors du conseil des ministres de la semaine dernière, le ministre du Logement, Sean Fraser, a déclaré à la presse que le gouvernement devrait envisager de plafonner le programme, qui, selon lui, a connu une « croissance explosive » et a exercé une pression sur les marchés du logement.

Le coût élevé de la location et de l’achat d’un logement est devenu une question politique délicate. Les conservateurs fédéraux ont fait valoir que les libéraux du Premier ministre Justin Trudeau devaient faire davantage pour remédier à la pénurie de logements.

M. Tal a déclaré au Globe and Mail que la méthode de Statistique Canada consistant à supposer que les détenteurs de visas expirés quittent le pays après 30 jours ne représente qu’environ 750 000 des quelque millions de résidents non permanents qui, selon lui, ne figurent pas dans les chiffres officiels.

Par ailleurs, 250 000 autres personnes — pour la plupart des étudiants étrangers — ne figurent pas dans les données de recensement. Les formulaires de recensement les plus récents indiquaient que les étudiants devaient fournir leurs informations s’ils vivaient dans leur résidence principale. Mais on leur a dit de ne pas remplir le formulaire de recensement s’ils retournaient vivre chez leurs parents pendant l’année.

M. Tal a déclaré que le système était déroutant pour les étudiants et que tous ne remplissaient pas le questionnaire, dans certains cas parce qu’ils pensaient que leur résidence principale se trouvait à l’étranger.

« C’est pourquoi même Statistique Canada estime que le recensement continue de sous-estimer les résidents non permanents titulaires d’un visa valide au Canada », a-t-il déclaré, en utilisant l’abréviation de « résident non permanent ».

Selon lui, les lacunes du recensement ont des répercussions sur la politique du logement, car la Société canadienne d’hypothèques et de logement, la société d’État fédérale responsable du logement, utilise les données du recensement pour établir ses prévisions, sur lesquelles s’appuient largement les planificateurs dans tout le Canada.

« Si votre point de départ est trop bas, vos prévisions seront beaucoup trop basses, ce qui se traduira par un processus de planification sous-optimal », a déclaré M. Tal.

Le rapport qu’il a rédigé sur les résultats de l’étude précise que les chiffres sont prudents.

Un document d’information rédigé par Henry Lotin, fondateur de Integrative Trade and Economics et ancien économiste fédéral, est d’accord avec les conclusions de M. Tal. Il affirme que « plus d’un million de personnes manquent dans la population officielle, en grande partie à cause des détenteurs de visas expirés qui restent au Canada dans l’attente d’un nouveau visa ».

Statistique Canada devrait modifier ses méthodes de comptage afin d’inclure les détenteurs de visas expirés, selon le document de M. Lotin.

Humour — L'enseignement en temps de pénuries

mardi 29 août 2023

L'échec en matière de drogues : L’« approvisionnement sûr » du gouvernement libéral alimente une nouvelle crise des opioïdes

Les partisans d’un « approvisionnement plus sûr » veulent vous faire croire que leurs solutions à la crise de la toxicomanie au Canada fonctionnent. Ils affirment qu’en fournissant aux consommateurs de drogues des substituts gratuits et financés par le gouvernement pour des substances illicites potentiellement contaminées, les surdoses peuvent être réduites et des vies peuvent être sauvées.


Le Canada est aux prises avec une crise des opioïdes qui a tué plus de 35 000 personnes depuis 2016. Alors, pourquoi ne pas soutenir cette solution ? Eh bien, il s’avère qu’une grande partie de ce qui a été dit au sujet de l’approvisionnement plus sûr est exagérée ou simplement fausse.

Selon un certain nombre de médecins spécialistes de la toxicomanie, une grande partie des médicaments censément plus sûrs distribués gratuitement dans le cadre de programmes financés par le gouvernement ne sont pas consommés par les personnes auxquelles ils sont destinés. Au contraire, ces médicaments sont vendus sur le marché noir à des prix défiant toute concurrence, généralement pour financer l’achat de fentanyl illicite. Les programmes d’approvisionnement plus sûr n’endiguent pas le marché du fentanyl, ils le subventionnent.

Les médecins signalent également qu’en raison de cette revente sur le marché noir (officiellement appelée « détournement »), les communautés à travers le Canada ont été inondées d’opioïdes bon marché. Selon certains des experts avec lesquels je me suis entretenu, cette situation a entraîné une baisse du prix de l’hydromorphone (le principal opioïde distribué dans les sites d’approvisionnement plus sûr) estimée à 70-95 % dans les villes dotées de programmes d’approvisionnement plus sûr.

Les consommateurs de drogues ont déclaré aux médecins spécialistes de la toxicomanie que, tel un geyser, l’hydromorphone détournée s’écoule de ces villes vers d’autres marchés où les opioïdes sont plus rares et se vendent à des prix plus élevés. L’hydromorphone serait revendue dans tout le Canada et même dans d’autres pays, ce qui remplit les poches des trafiquants de drogue et des gangs. 


Selon une étude de 2017 publiée dans Psychopharmacology, une revue scientifique à comité de lecture, l’hydromorphone a « des effets subjectifs et physiologiques similaires à ceux de l’héroïne », mais est « plus puissante que l’héroïne ». Une autre étude de 1990, publiée dans The Journal of the International Association for the Study of Pain, estime que l’hydromorphone est en fait cinq fois plus puissante que l’héroïne.

L’augmentation spectaculaire de la disponibilité et de l’accessibilité de l’hydromorphone a eu des conséquences négatives. Les médecins signalent une nouvelle vague de dépendances aux opioïdes, particulièrement prononcée chez les jeunes.

Les programmes de traitement axés sur le rétablissement ont également été dévastés. Les médecins spécialistes de la toxicomanie signalent que de nombreux patients qui s’épanouissaient dans leur rétablissement rechutent aujourd’hui. Les patients abandonnent le traitement pour s’inscrire à des programmes d’approvisionnement plus sûrs, ou sont ramenés à la dépendance par l’hydromorphone abondante et bon marché achetée dans la rue.

Lorsque les toxicomanes consomment effectivement leur approvisionnement plus sûr, les résultats peuvent malgré tout être désastreux. Plusieurs personnes interrogées ont confirmé que les comprimés d’hydromorphone, conçus pour être consommés par voie orale, sont souvent écrasés pour être injectés par voie intraveineuse, ce qui peut entraîner des infections atroces et défigurantes ayant paralysé certains patients.

 

Après examen des principaux documents gouvernementaux et avoir pris contact avec Santé Canada et les ministères concernés en Ontario et en Colombie-Britannique, il semble évident que les décideurs politiques canadiens sont conscients de bon nombre de ces problèmes, mais qu’ils ne sont pas intéressés à les résoudre ou qu’ils tentent activement d’empêcher le public de prendre conscience du désastre qu’a été la sécurisation de l’approvisionnement.