mardi 5 janvier 2021

Québec — Les pédiatres réclament la réouverture des écoles le 11 janvier

L’Association des pédiatres du Québec presse le gouvernement Legault de rouvrir les écoles le 11 janvier et même de réévaluer la possibilité d’autoriser les activités sportives chez les jeunes, chez lesquels on observe « une augmentation alarmante » de la détresse psychologique et des problèmes de santé mentale.

C’est ce qu’on peut lire dans une lettre transmise lundi en fin de journée au Premier ministre, François Legault, au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, et au directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, dont Le Journal a obtenu copie.

« Nous demandons au Premier ministre de maintenir la date du 11 janvier 2021 pour le retour à l’école de nos jeunes, en prenant par ailleurs toutes les mesures nécessaires pour dépister et prévenir la propagation du virus dans les milieux scolaires ainsi que les autres secteurs de la société », peut-on lire dans cette missive signée notamment par le président de l’Association, le Dr Marc Lebel.

Les pédiatres font valoir que les écoles ne constituent pas les principaux foyers de contamination, puisque la grande majorité des éclosions en milieu scolaire comptent cinq cas et moins de COVID-19.

Les cas recensés dans les écoles sont plutôt le reflet de la transmission communautaire, affirment-ils.

Ces médecins sont aussi particulièrement inquiets des « conséquences actuellement dramatiques sur la santé mentale, la motivation et la réussite scolaire des adolescents », en plus des impacts particulièrement néfastes pour certains de l’absence de sport et de socialisation, combinée à une surutilisation des écrans.

Ils affirment par ailleurs « qu’une prolongation de la fermeture des écoles pour une courte période signifie probablement une fermeture indéfinie qui pourrait se maintenir durant des semaines, voire des mois, puisqu’une diminution significative et rapide des cas de COVID-19 à ce stade-ci est improbable ».

« La lutte primordiale et acharnée contre la COVID-19 ne doit pas se faire au détriment de toute une génération de jeunes », ajoutent-ils.

Une conférence de presse du Premier ministre François Legault est prévue mercredi. Plusieurs experts réclament un confinement plus strict afin de freiner la propagation de la COVID-19 au Québec. La réouverture des écoles, d’abord annoncée pour le 11 janvier, est loin d’être assurée.

Source : Journal de Québec

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Plus d’un jeune sur trois souffre d’anxiété ou de dépression

« Il y a une augmentation de l’anxiété [chez les jeunes] dans nos cabinets, on voit que le recours à la médication augmente. La toxicomanie bat des records et on ne parle pas de l’usage pathologique de l’Internet », a fait savoir lundi le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de l’Association des pédiatres du Québec. Or, selon celle-ci dernier, les jeunes sont devenus des cibles faciles pour rassurer la population, inquiétée par le discours gouvernemental sur la résurgence des infections.

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Le coronavirus affecte peu les jeunes de moins de 20 ans. Selon le CDC, le taux de survie des jeunes infectés est de 99 997 % (scénario 5). Il est de 99,98 pour les moins de 50 ans (dans le même ordre que celui de la grippe saisonnière établi à 0,01 %).

Rappelons que l’Islande comme la Suède n’ont jamais fermé ni leurs garderies ni leurs écoles jusqu’à 16 ans. Une étude conjointe entre les autorités de santé publique en Suède et celles en Finlande, où presque tous les élèves ont été tenus à l’écart de l’école pendant deux mois, a révélé que les approches différentes adoptées par ces deux pays (absence ou présence à l’école) n’avaient entraîné aucune différence mesurable sur les taux de contagion dans la population.  En Islande, les autorités qui ont testé dix pour cent de la population n’ont trouvé (fin avril) aucun cas d’un enfant ayant infecté un adulte.

Cela signifie que — que les écoles soient ouvertes ou non — les enfants sont moins à risque de la Covid-19 que de la grippe, qui tue à titre d’exemple en moyenne 40 à 50 enfants en Angleterre et au Pays de Galles chaque année. Contrairement à la grippe, les écoles ne sont pas des foyers de contagion de Covid-19, et en Suède, les enseignants présentaient le même risque d’attraper la Covid-19 que les membres d’autres professions.

La pandémie de COVID-19 a eu un « impact brutal » sur la santé mentale des jeunes adultes au Québec, alors que plus d’un tiers d’entre eux souffrent de symptômes d’anxiété et même de dépression.

Selon un rapport européen, Là où le COVID-19 chez les enfants a été détecté et les contacts suivis, aucun contact adulte dans le cadre scolaire n’a été détecté comme positif au SRAS-CoV-2 pendant la période de suivi. La conclusion de ces enquêtes est que les enfants ne sont pas les principaux moteurs de la transmission du SRAS-CoV-2 aux adultes en milieu scolaire.

Nos droits et libertés n’ont jamais été aussi menacés alors que les confinements n'ont pas prouvé leur efficacité globale


Lettre ouverte d’Éric Duhaime, candidat à la chefferie du Parti conservateur du Québec :

Québec, le mardi 5 janvier 2021

À mesdames Dominique Anglade et Manon Massé
À messieurs Francois Legault et Paul Saint-Pierre Plamondon

Lundi prochain, le 11 janvier, le deuxième confinement imposé aux Québécois devrait normalement prendre fin.

Les quatre partis politiques que vous dirigez sont unanimes à approuver le confinement comme manière de contrer le coronavirus.

Pourtant, le Québec continue depuis neuf mois d’afficher le pire bilan au pays en termes de décès et de cas, bien que nous subissons les mesures les plus abusives depuis le premier jour de l’état d’urgence sanitaire.

Le gouvernement, appuyé par les trois autres partis, poursuit sa stratégie et blâme des sous-groupes de la société ou des lieux de rassemblements pour justifier ses piètres résultats. Nous avons eu droit à un véritable défilé de boucs émissaires : des récalcitrants, aux gyms, à la semaine de relâche, aux covidiots, au karaoké, à une coiffeuse de Thetford Mines, aux manifestants, aux restos et aux bars, aux jeunes, aux complotistes, en passant par les centres d’achat et les derniers en date, les « touristatas » !

Le coupable de la dissémination du virus se trouve pourtant ailleurs. Les Québécois ont été parmi les plus « dociles et obéissants » depuis le tout début de la crise. Ils ne sont notamment pas responsables de l’hécatombe du printemps dernier dans les CHSLD. Curieusement, à ce sujet, le gouvernement ne veut plus aller de l’avant avec une commission d’enquête publique et indépendante en vue de comprendre les causes de cette véritable tragédie nationale.

La peur, la panique et coercition ne constituent pas une stratégie efficace en vue d’enrayer un virus.

Rappelons-nous que l’approche basée sur le confinement fut inspirée en mars dernier par les modèles épidémiologiques de l’Imperial College, sous la direction du professeur Neil Ferguson, selon lesquelles il y aurait plus de 60 000 décès au Québec. Or ces modèles épidémiologiques ont été fortement contredits par la réalité, tant au Québec que partout ailleurs dans le monde.

Avant de prolonger encore davantage, presque dix mois plus tard, le confinement qui tue le Québec à petit feu, avant de chercher de nouveaux boucs émissaires pour expliquer l’échec québécois, j’aimerais, par la présente, vous implorer de prendre connaissance de recherches empiriques sérieuses qui démontrent, de plus en plus, que ce n’est pas en fermant des commerces, des écoles, des patinoires ou des bureaux qu’on contrôle la transmission du virus.

Par exemple, l’American Institute for Economic Research (AIER) publiait récemment une recension de 26 études, de partout dans le monde, des plus grands cerveaux du globe, qui arrivent toutes à la conclusion qu’il n’y a pas de preuve scientifique que le confinement ralentit la propagation de la COVID-19.

Lockdowns Do Not Control the Coronavirus: The Evidence

 Même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rejette, depuis maintenant des mois, le confinement comme méthode de lutte à la COVID.

​Là où il y a unanimité sur le confinement, c’est sur les multiples conséquences désastreuses qu’il a à mesure qu’il se prolonge : détresse psychologique, problèmes de santé physique, suicides, décrochages scolaires, faillites, perte des droits et libertés individuels, explosion de la dette publique, et j’en passe.

En un mot, le confinement comporte des avantages hypothétiques et possiblement nuls, mais des désavantages certains et très graves. C’est indiscutablement la mauvaise approche à suivre.

D’autant plus que dans une démocratie comme la nôtre, quand on souhaite restreindre la liberté et les droits des citoyens, le fardeau de la preuve repose sur les épaules des confineurs, pas l’inverse. Or, les données les plus à jour proposent qu’il n’y ait pas de corrélation entre vos mesures liberticides et l’élimination du virus.

Plutôt que de demander aux gens de se confiner toujours davantage, fournissez-nous, d’abord et avant tout, les études scientifiques que vous utilisez pour soutenir ce nouveau confinement.

De nombreux Québécois, et j’en suis, ne croient plus le gouvernement lorsqu’il dit prendre des décisions basées sur la science. Le tristement célèbre épisode de la fermeture arbitraire des restaurants, il y a plus de trois mois, sans recommandation de la Santé publique, n’a fait qu’alimenter notre sain scepticisme.

Après plus de neuf mois de sacrifices extrêmes qui causent des ravages à tous les niveaux au sein de la société québécoise, le temps est venu de cesser de diviser les Québécois et de s’engager plutôt dans un dialogue constructif, en vue de trouver des mesures mieux ciblées, plus efficaces, respectueuses des individus et davantage basées sur les évidences scientifiques.

Je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de mes sentiments distinguées.

Éric Duhaime

Candidat à la chefferie du Parti conservateur du Québec


Le nombre de morts par million dans l'Union européenne converge malgré la grande diversité des politiques de lutte contre la Covid-19, certaines très strictes, d'autres nettement moins.

lundi 4 janvier 2021

Pasteur (M.Div.) démocrate dans prière inaugurale du Congrès : ignorance crasse et correctivisme politique

L’élu démocrate Emanuel Cleaver a provoqué la fureur en clôturant une prière du Congrès avec les mots « amen et a woman » (un homme et une femme).

Le pasteur du Missouri a été invité à prononcer la prière pour ouvrir le 117e Congrès américain dimanche.

Cleaver a également mentionné le dieu hindou Brahma alors qu’il faisait sa prière au Congrès.

Le pasteur Cleaver a déclaré :

We ask it in the name of the monotheistic God, Brahma, and “god” known by many names by many different faiths. Amen and a woman.
Soit :
Nous le demandons au nom du Dieu monothéiste, Brahma, et « dieu » connu sous de nombreux noms par de nombreuses religions différentes. Amen (ou un homme) et une femme.


Cleaver (ci-contre) est un pasteur méthodiste ordonné, titulaire d’une maîtrise en théologie (M. Div) de la Saint Paul School of Theology, un séminaire méthodiste uni à Leawood au Kansas. Il est surprenant qu’il ne sache pas que « amen » n’a aucun rapport avec « men » (homme) ni que Brahma n’est pas un dieu « monothéiste » (les religions ou leurs adeptes sont monothéistes…), mais le premier membre de la Trimūrti, la trinité des déités hindoues majeures, avec Vichnou et Çiva. Amen est un mot hébreu (אמן) qui signifie « vraiment, assurément », il a été transmis par le grec (ἀμήν) et le latin tel quel. Il est souvent traduit par « ainsi soit-il ». Le mot est aussi utilisé en arabe (آمين, âmîne). Ce degré d’ignorance est consternant de la part d’un diplômé en théologie.

La prière « diversitaire » a été prononcée peu après qu’un comité tenu par les démocrates a proposé des changements dans les règles de la Chambre pour « honorer toutes les identités de genre » et éliminer les mots genrés tels que « père », « mère », « fils » et « fille ».

Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre (élue avec une minorité des voix), a annoncé la proposition, affirmant que cette décision ferait de la chambre basse la « plus inclusive de l’histoire » pour les personnes transgenres et non binaires.

Les nouvelles règles de la maison supprimeraient les références spécifiques au genre telles que « homme », « femme », « mari », « belle-mère », « cousin », « oncle », « tante », « nièce », « neuve », « bru », « gendre » et « épouse » dans le texte de 45 pages qui régit la Chambre.

Il semble que Nancy Pelosi a oublié de bannir deux de ces termes genrés de sa courte biographie sur Twitter.



dimanche 27 décembre 2020

Autriche — la Cour suprême juge illégal le port obligatoire du masque à l’école

Le port obligatoire du masque à l’école et l’enseignement en alternance, deux mesures prises par le gouvernement autrichien au printemps afin de tenter d’endiguer la pandémie de coronavirus, sont des dispositions « illégales », a estimé mercredi la Cour constitutionnelle.

« Pour faire face aux conséquences de la COVID-19 dans le système scolaire, un décret publié par le ministre de l’éducation en mai 2020 a ordonné que les classes soient divisées en deux groupes et enseignées alternativement à l’école », a écrit la Cour dans un communiqué.

En Autriche, certains écoliers avaient cours le lundi et le mardi et les autres le mercredi, le jeudi et le vendredi seulement. Ils devaient rester à la maison le reste de la semaine.

« En outre, il a été décidé que toutes les personnes présentes dans le bâtiment scolaire, sauf pendant les heures de cours, devaient porter un dispositif de protection couvrant la zone de la bouche et du nez », a-t-elle ajouté.

« Dans sa décision publiée aujourd’hui, la Cour constitutionnelle a jugé que les dispositions contestées étaient illégales », ont fait savoir les juges.

Deux enfants et leurs parents avaient fait appel devant la Cour constitutionnelle, faisant valoir que ces dispositions violaient le principe d’égalité, le droit à la vie privée et le droit à l’éducation.

« Le ministre n’a pas pu expliquer de manière compréhensible pourquoi il considérait les mesures contestées comme nécessaires », a détaillé la Cour.

L’Autriche est gouvernée depuis janvier par une coalition entre les conservateurs et les écologistes. Le ministère de l’Éducation est occupé par les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz.

samedi 26 décembre 2020

Université du Michigan publie une liste de mots à bannir : pique-nique, liste noire, indigène seraient racistes

Le groupe de travail Les Mots importent (« Words Matter Task Force ») de l’Université du Michigan mis en place par le département d’informatique a répertorié plus de deux douzaines de mots et d’expressions pouvant être perçues, selon lui, comme offensants pour certaines personnes et a fourni un terme alternatif qui pourrait ou devrait être utilisé à la place.

« Pour communiquer efficacement avec les clients, il est important que les services informatiques évaluent les termes et les conventions linguistiques qui peuvent entraver une communication efficace, nuire au moral et empêcher délibérément ou par inadvertance les gens de se sentir acceptés et ne favorisent pas une culture inclusive saine », note le groupe de travail.

Il n’est pas clair si les employés qui ne respectent pas ces recommandations seront sanctionnés.

Au lieu de dire « fou » (crazy), le personnel est encouragé à dire « impensable ».

 

Le type de bobard qui entoure le mot pique-nique ici de la part du Musée de l’esclavage de Pennsylvanie

 

Le mot « pique-nique » semble être interdit en raison de rumeurs sur Internet selon lesquelles ce mor serait associé aux lynchages de noirs aux États-Unis (« pick a nigger »). En réalité le mot pique-nique vient du mot français « pique-nique », un terme attesté dès 1694 et utilisé pour décrire un rassemblement social dans lequel les participants ont chacun contribué avec une portion de nourriture (chacun pique une nique [un peu]). Le sens est ensuite évolué pour désigner un repas champêtre, généralement pris sur l’herbe et en commun. Stendhal écrivait ainsi en 1842 « Il faisait chaud, cet été-là, et les plaisirs champêtres étaient à la mode (…) souvent (…) on faisait des pique-niques à Maisons, à Meudon, à Bissy » (Lamiel).
 
Ajoutons que le mot « pique-nique » était universel et facilement traduisible d’une langue à l’autre.

Entrée du Dictionnaire historique de la langue française
 
 
La liste des mots honnis en question :


lundi 21 décembre 2020

« Joyeux Noël ! », un geste de bienvenue et d'intégration

Chronique de Nathalie Elgrably-Lévi :

Il fut une époque où souhaiter « Joyeux Noël » était naturel et bien accueilli de tous, indépendamment des croyances de chacun. Mais les temps ont changé.

Aujourd’hui, partout en Occident, Noël est un mot tabou qu’il faut rayer de son vocabulaire, sans quoi l’insoumis s’expose aux foudres des intégristes de la laïcité et du multiculturalisme.

Aberration

Pourquoi ? Parce que souhaiter « Joyeuses Fêtes » à un non-chrétien serait plus « inclusif » que le traditionnel « Joyeux Noël ». Quelle aberration !

D’abord, dans une société judéo-chrétienne où la vaste majorité des citoyens fêtent Noël, certains par tradition, d’autres par conviction, et d’autres encore simplement par plaisir, c’est justement le fait de souhaiter « Joyeux Noël » qui symbolise l’inclusion. Par ces paroles, la majorité indique à la minorité qu’elle n’est pas mise à l’écart, mais au contraire qu’elle est incluse dans ce qui a toujours été l’événement le plus important de l’année. C’est une invitation à s’unir pour partager l’héritage culturel du pays d’accueil. On peut difficilement imaginer plus inclusif que ça !

Négationnisme

Ensuite, que ça plaise ou non, Noël commémore la naissance de Jésus. Quel mal y a-t-il donc à appeler chaque fête par son nom et lui reconnaître sa signification ? Pourquoi diluer Noël dans des expressions aseptisées et génériques ? Dénaturer une fête, ce n’est pas de l’inclusion, c’est du négationnisme.

Certes, l’État doit être laïc. Mais la société, elle, n’y est pas tenue. Ce n’est donc pas parce qu’une société est accueillante et tolérante qu’elle doit gommer ses traditions et renier son patrimoine culturel. Et ce n’est pas rejeter l’autre que d’affirmer sa propre identité et célébrer son héritage et ses valeurs. Au contraire ! La nature a horreur du vide. Si l’Occident renonce à son identité judéo-chrétienne, une autre s’imposera et dominera. « Joyeux Noël » est donc bien plus qu’un simple souhait. C’est un acte de résistance contre une disparition tranquille.

Quelles sont les origines des Québécois canadiens français ?

Les Canadiens français sont les descendants des pionniers venus s’établir en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Tout au cours de cette période et des siècles qui ont suivi, des immigrants d’origines autres que françaises se sont aussi établis sur le territoire de ce qui est aujourd’hui la province de Québec et se sont intégrés à des degrés divers à la population canadienne-française.

Les mesures réalisées sur divers groupes de fondateurs font ressortir la prédominance de la contribution française, mais elles montrent aussi que celle des autres immigrants, quoique bien inférieure, n’est pas négligeable.

Au cours des siècles, des Amérindiens ont épousé des Canadiens français et se sont ainsi intégrés à la population d’origine européenne. La mesure de ce métissage et de la contribution des Amérindiens au bassin génétique canadien-français a depuis plusieurs années suscité l’intérêt des chercheurs et soulevé bien des controverses. Les avis étaient partagés, certains estimant sur la base généalogie que cette contribution se situait à moins de 1 % du pool génique [1], alors que d’autres considèrent qu’elle est certainement sous-estimée, car il aurait existé des préjugés défavorables à consigner sur un registre paroissial un ancêtre amérindien (Denys Delâge dans [2]) et qu’elle pourrait même être de l’ordre de 5 à 10 % (Jacques Beaugrand dans [2]). Dans leur étude, Bherer et ses collègues (2011) ont trouvé que 47 % des 2221 généalogies analysées comportaient au moins un fondateur (souvent très éloigné) amérindien. Sur la base de ces généalogies, les fondateurs amérindiens représentaient 1,2 % de l’ensemble des fondateurs, mais leur contribution génétique n’était que de 0,2 % (ils ont eu moins d’enfants que d’autres ancêtres).

On entend régulièrement des affirmations douteuses par rapport à ce groupe ethnique, visant à conforter des dogmes idéologiques ou des modes (il est chic auprès de certains de déclarer avoir un ancêtre indien ou de se dire métissé). Parfois, on entend dire que le Québécois de souche n’existerait plus, que le sang français aurait été fortement dilué sous les vagues successives d’immigrants ou encore par métissage avec les Amérindiens. Selon les excellents travaux publiés en 2005 par la chercheuse Hélène Vézina, les Canadiens français nés entre 1945 et 1965 ont un bagage héréditaire qui provient à 95 % de la France et le reste de la Grande-Bretagne (1,5 %), des Amérindiens (1,4 %), des autres pays européens (2 %). Les 0,6 % restants sont inconnus. Les principaux résultats des travaux de la chercheuse sont résumés dans le tableau ci-dessous [3].

 Origine génétique des individus nés entre 1945 et 1965

Contribution génétique
des ancêtres (%)
  Hommes    Femmes
France 90,8 88,7
Grande-Bretagne 1,9 1,0
Allemagne 0,5 0,2
Irlande 0,6 0,5
Autre pays européen 1,4 0,6
Acadie 3,6 6,4
Amérindiens 0,8 1,9
Inconnue 0,5 0,8

Dans des travaux plus récents [4], Hélène Vézina a mesuré la contribution des ancêtres amérindiens aux généalogies de 794 participants résidant sur l’île de Montréal, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, en Gaspésie et sur la Côte-Nord. Les ancêtres amérindiens ont été identifiés à partir de sources généalogiques et des données génétiques provenant de l’analyse de l’ADN mitochondrial des participants. Les résultats indiquent que, dans chacune des régions, plus de la moitié des participants ont au moins un ancêtre amérindien dans leur généalogie, et cette proportion atteint même 85 % sur l’île de Montréal. Bien que la majorité des participants soient porteurs de gènes reçus de fondateurs lointains amérindiens, la contribution génétique totale de ces ancêtres aux quatre groupes régionaux demeure cependant assez faible. En effet, elle est de moins de 1 % au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur l’île de Montréal et dépasse à peine cette valeur sur la Côte-Nord et en Gaspésie. (Un ancêtre, il y a 10 générations, soit il y a environ 250 ans, ne contribue habituellement qu’à 1/1024e du patrimoine génétique, ce chiffre peut augmenter si le même fondateur apparaît à plusieurs endroits de l’arbre généalogique.)

Les travaux d’analyse génétique d’Hélène Vézina se poursuivent, mais comme elle concluait son étude de 2012 « si l’on considère l’ensemble des fondateurs qui ont participé à la constitution du pool génique des Québécois d’origine canadienne-française, l’impact de la contribution amérindienne est faible et le chiffre précédemment avancé de 1 % pourrait s’avérer assez juste. »


La population européenne éclipsa assez tôt la population autochtone. Les interactions entre les groupes raciaux étaient assez différentes en Amérique du Nord à ce qui se passa en Amérique centrale et du Sud. Les tribus ont maintenu leurs propres communautés insulaires et la plupart des scénarios de mariages interraciaux ont eu lieu dans ce contexte tribal et non dans la vallée du Saint-Laurent.

Sources :

[1] Beauregard, Y., 1993. « Mythe ou réalité. Les origines amérindiennes des Québécois : entrevue avec Hubert Charbonneau », Cap-aux-diamants, 34, pp. 38-42.

[2] Dubé, C., 2008. « Un génome bien accommodant », Québec Sciences, été 2008 : pp. 41-43.

[3] Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042

[4] Vézina, H., 2012, « L’apport des données génétiques à la mesure généalogique des origines amérindiennes des Canadiens français », Cahiers québécois de démographie, Volume 41, Printemps 2012, pp. 87–105.


dimanche 20 décembre 2020

Explosion de jeunes ados qui se disent « transgenres » à l'école... Épidémie psychologique à la mode ?

Le nombre d’adolescents qui se présentent aux cliniques d’identité de genre avec une dysphorie du genre a grimpé en flèche ces dernières années au Canada. Alors qu’un nombre croissant de jeunes disent avoir besoin d’aide, certains parents, des professionnels de la santé mentale et d’autres s’inquiètent de la façon dont ils sont traités.

La fille de Mary était à l’école primaire lorsqu’elle s’est dite d’abord bisexuelle, puis lesbienne. Mais ce qui s’est passé lorsque la fille est entrée en 9e année dans une école secondaire en Ontario était inattendu. La jeune femme a voulu rencontrer d’autres élèves LGBTQ, dont un garçon transgenre. Puis, l’année suivante, cet automne, le garçon n’était plus seul : au moins une demi-douzaine d’autres filles biologiques du même groupe d’amis élargis, y compris la fille de Mary, se sont dites transgenres.

« C’est devenu beaucoup plus important en un an », a déclaré la mère, qui a demandé que son nom complet et celui de l’école ne soient pas divulgués au National Post pour protéger la vie privée de la famille. « Cela ne semble pas statistiquement possible. » Pourtant, une école primaire de l’est de l’Ontario a connu le même phénomène il y a quatre ans. Quelques mois après la présentation d’un groupe extérieur sur l’identité de genre à une classe de 7e année [habituellement 12/13 ans], au moins cinq des 32 élèves ont déclaré qu’ils étaient transgenres, a déclaré Carolyn, un parent de l’école. Son fils de 11 ans était parmi eux, annonçant qu’il était une « demi-fille ». « On leur a dit en quelque sorte (à l’école) que si vous n’êtes pas à l’aise dans votre corps, vous pourriez être transgenre », a déclaré la mère, qui est également assistante sociale et conseille les jeunes en difficulté. « Cela a fait tilt pour plusieurs enfants dans cette classe. »

Ces surprenantes éclosions de dysphorie de genre — le sentiment d’avoir une identité de genre différente de son sexe de naissance — sont apparues alors que le nombre d’adolescents canadiens qui se présentent aux cliniques d’identité de genre avec dysphorie a grimpé en flèche ces dernières années, une grande majorité d’entre eux étant des filles.

Certains experts expliquent cette soudaine poussée par des facteurs comme une « contagion sociale » au sein de groupes de connaissances. Voir à ce sujet : Jordan Peterson et les jeunes « trans » (M-à-j avis de Debra Soh sur l’augmentation de ceux-ci) et Démystifier les mythes diversitaires sur le sexe et l’identité de genre.

Beaucoup de ces jeunes patients souffrent de divers autres problèmes de santé mentale. Mais le « traitement » standard proposé par les militants transgenres est ce que l’on appelle l’« affirmation » — une acceptation immédiate de la conviction d’un patient que son genre est différent de son sexe biologique. Suit souvent la transition médicale : des médicaments qui bloquent la puberté, puis des hormones sexuelles comme la testostérone et des modifications chirurgicales.

Les critiques condamnent le fait que ces militants s’abstiennent de traiter ces problèmes psychologiques complexes et multiformes et ne proposent que des traitements médicaux qui peuvent être irréversibles.

Sadie, qui a demandé que son nom complet ne soit pas publié, a déclaré que l’hôpital de Colombie-Britannique pour enfants lui a prescrit de la testostérone alors qu’elle avait 17 ans, après seulement deux heures de séances avec des psychologues. Elle pensait alors qu’elle était un garçon trans. « Même moi, je pensais que cela allait trop vite et pourtant je le voulais », a déclaré Sadie. « Je me souviens d’une [thérapeute], je parlais d’anxiété, de dépression et elle me répondait : “Oh oui, cela disparaîtra une fois que vous prendrez des T.” Et j’ai pensé : “Oh, pas très utile, mais merci, je suppose.” » Aujourd’hui âgée de 21 ans, elle dit avoir un genre fluide ou non binaire et qu’elle était reconnaissante de ne jamais avoir modifié médicalement son corps.

Les « détransitionneurs » partagent des inquiétudes similaires, il s’agit de personnes qui ont « transitionné » de sexe et en viennent à regretter leur décision. Un nouveau groupe canadien détrans (https://detranscanada.com/) fait partie de ce qui pourrait bien devenir une cohorte grandissante.

Les écoles promeuvent aussi parfois activement la transition entre les sexes, acceptant même les changements de nom sans en informer les parents. Pam Buffone, une résidente d’Ottawa, a déclaré au National Post que son enfant de six ans est rentrée à la maison bouleversée après une leçon sur l’identité de genre dans laquelle son enseignante a dit que « les garçons ne sont pas réels et les filles ne sont pas réelles ». Le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario prévoit une audience sur la plainte de la mère à ce sujet. Voir à ce sujet : Jordan Peterson : La théorie du genre n’a pas sa place en classe (M-à-j : poursuite judiciaire).

« Ce qui se passe au Canada est une expérience médicale incontrôlée sur des enfants sans aucune surveillance indépendante ni aucune obligation de suivi médical », a déclaré Buffone, qui dirige le Canada Gender Report, un groupe qui soulève des questions sur ces problèmes. « Nous avançons totalement à l’aveuglette. »

On assiste à un certain ressac. À la demande d’une mère, un juge de la Colombie-Britannique a imposé une injonction pour retarder temporairement une mastectomie à une fille de 17 ans qui dit être un garçon. Mais plutôt que de faire une pause et de réévaluer les méthodes actuelles, la législation soumise par le gouvernement libéral de Justin Trudeau à l’examen du Parlement pourrait encore renforcer la solution prônée par la coterie LGBTQ2SAI+ : l’affirmation. C’est ainsi que le projet de loi C-6 interdit la « thérapie de conversion », les traitements conçus pour corriger l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, ce projet de loi pourrait aboutir à criminaliser les options non médicales, comme la psychothérapie, pour traiter la dysphorie de genre. Voir : Est-il permis d’être LGBT, d’être mal dans sa peau et de vouloir devenir hétéro « cisgenre » ?

Pendant ce temps, certains autres pays qui ont connu des tendances similaires reconsidèrent cette stratégie. La Haute Cour du Royaume-Uni a statué plus tôt ce mois-ci qu’il était très peu probable que des enfants de moins de 16 ans puissent dûment consentir à prendre des bloqueurs de puberté. La Haute Cour a suggéré qu’une ordonnance du tribunal s’imposerait pour autoriser ce traitement « expérimental ». Voir La justice britannique recommande l’arrêt des transitions de genre avant 16 ans.

Le gouvernement suédois de centre gauche a mis de côté son plan visant à abaisser l’âge minimum pour la chirurgie de changement de sexe, et a préféré lancer une révision du traitement de la dysphorie de genre.

Au Canada, le nombre de clients mineurs dans 10 cliniques de genre à travers le pays augmente régulièrement. Ce nombre est passé de presque zéro en 2004 à plus de 1000 en 2016, selon Trans Youth Can !, une étude sur le traitement hormonal de la dysphorie. Plus de 80 % étaient des enfants nés filles qui se disent des garçons et les deux tiers se sont présentés aux cliniques à 14 ou 15 ans, selon les données du projet.

En Ontario, l’assurance-maladie provinciale a remboursé une chirurgie de changement de sexe pour 1460 personnes en 2018 alors que ce nombre n’était que de 59 en 2010, rapporte l’Association professionnelle canadienne pour la santé des transgenres. On ne sait pas combien d’entre elles étaient mineures.

Pour mettre en lumière des perspectives plus critiques, le National Post s’est entretenu avec sept parents d’enfants qui se sont révélés transgenres, des jeunes qui ont abandonné ou inversé leur transition, et des scientifiques sceptiques quant à l’approche thérapeutique dominante. Les non-experts ont demandé que leurs noms complets ne soient pas publiés, craignant d’exacerber les tensions familiales ou d’exposer les enfants au harcèlement.

Les parents ont affirmé être d’esprit ouvert quant à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, mais ils estimaient que l’on encourageait avec précipitation leurs propres enfants vers la « transition ». Ils ont décrit les souffrances émotionnelles et psychologiques de leur progéniture — dépression, anxiété, troubles de l’alimentation, automutilation, TDAH, brimades — avant que celle-ci déclare brusquement au milieu de la puberté ou du début de l’adolescence qu’ils étaient transgenres. Certains ont abandonné par la suite cette identification à des transgenres.

Chris, qui vit dans la région du Grand Toronto, a déclaré que sa fille souffrait de dépression et d’anxiété, mais qu’elle semblait par ailleurs être une fille « typique », jusqu’à ce qu’elle déclare, l’été après la 9e année, qu’il était un garçon. Il s’est avéré qu’elle avait déjà adopté un prénom à consonance masculine et des pronoms masculins à l’école ; le personnel de l’école a expliqué plus tard qu’il n’informait pas les familles de tels changements de peur que les parents ne soient pas d’accord…

Chris a déclaré que le personnel de la clinique transgenre de l’Hôpital pour enfants malade de Toronto avait recommandé, après la deuxième de deux séances relativement brèves, que l’enfant commence à bloquer la puberté. Techniquement appelés « agonistes de l’hormone de libération de la gonatropine », les médicaments gagnent essentiellement du temps, permettant à un jeune de décider s’il veut faire la transition avant que des caractéristiques plus masculines ou féminines ne s’installent.

On ne sait pas si les médicaments expérimentaux pourraient avoir des effets négatifs à long terme sur des questions telles que le développement des os et du cerveau a conclu la décision du tribunal britannique. Certaines recherches préliminaires, en revanche, ont suggéré qu’elles réduisent la probabilité que les personnes transgenres se suicident. Chris, convaincu qu’il était trop tôt pour faire une telle démarche et inquiet des effets secondaires des médicaments, n’a jamais ramené son adolescent à la clinique.

M., une mère d’une ville de taille moyenne de l’Ontario, a déclaré que sa fille avait déclaré à 15 ans — « à l’improviste », alors qu’elle souffrait d’une grave anxiété — qu’elle était transgenre, et a clairement indiqué qu’elle souhaitait passer rapidement à un traitement à la testostérone et subir une chirurgie de changement de sexe.

À son lycée, il y avait « neuf ou dix » autres « filles de naissance » qui se disaient garçons trans, y compris une copine qui était déjà en transition médicale.

« Cela m’a brisé le cœur d’entendre une de ses amies prendre des hormones, entendre sa voix commencer à changer », a déclaré M. « J’étais terrifié à propos de ma fille, parce que tu n’en reviens pas. » Finalement, elle n’a pas fait de transition médicale, semble plus heureuse et se considère comme bisexuelle ou lesbienne, selon la mère.

James Cantor a une théorie pour expliquer le flot soudain de filles se déclarant être des garçons trans à l’adolescence. Ancien scientifique du comportement sexuel au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de l’Ontario, Cantor critique le traitement actuel. Il pense que ces filles sont tout simplement mal diagnostiquées, tout comme les problèmes de santé mentale d’une génération précédente ont souvent été imputés à des souvenirs réprimés d’abus sexuels durant l’enfance, théorie depuis largement discréditée. Cantor soupçonne que beaucoup souffrent d’un trouble de la personnalité limite (TPL), une condition marquée en partie par une identité de soi peu sûre et des pensées suicidaires.

« En tant que clinicien-chercheur, il faut être curieux », de déclarer Ken Zucker, qui a dirigé la clinique de genre du CAMH jusqu’à sa fermeture en 2015. « Nous voyons désormais un ensemble d’enfants que nous ne voyions jamais auparavant. Que se passe-t-il ? … Quiconque voit des adolescents atteints de dysphorie du genre doit y réfléchir. » Un article très controversé publié en 2018 par le professeur de santé publique de l’Université Brown, le Dr Lisa Littman, a même inventé un terme pour le phénomène possible — dysphorie de genre à apparition rapide (ROGD) — et a émis l’hypothèse que ce phénomène récent s’expliquerait par une contagion sociale.

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Bobard : le New-York Times s'excuse de s’être laissé avoir par un affabulateur

Dean Baquet, rédacteur en chef du journal, a déclaré vendredi que l’échec n’était pas imputable à un journaliste. « Je pense que c’était un échec institutionnel », a-t-il lancé.

Le New York Times a reconnu vendredi qu’il ne pouvait pas confirmer les récits d’un individu résidant au Canada, qui racontait avoir commis des atrocités pour l’État islamique en Syrie.

Cette histoire était au cœur d’un feuilleton audio du journal intitulé « Califat » en 2018.

La série avait remporté un prix Peabody, le tout premier obtenu par le New York Times pour un de ses balados. Elle était également finaliste pour un prix Pulitzer.

Le NY Times a ajouté une correction audio au début de chacun des 12 épisodes de la série. Il a publié vendredi une contre-enquête. La journaliste Rukmini Callimachi sera réaffectée à l’extérieur du domaine du terrorisme, a indiqué le journal.

Le Times a chargé une équipe d’enquêteurs de se pencher sur l’histoire après que la police canadienne a arrêté en septembre Shehroze Chaudhry, alias Abu Huzayfah, pour avoir commis un canular terroriste. Il a déclaré au Times qu’en tant que soldat de l’État islamique, il avait tiré à la tête d’une victime et en avait poignardé une autre au cœur.

L’histoire de Chaudhry s’est effondrée après un examen plus approfondi. Les enquêteurs ont conclu qu’ils ne pouvaient pas être sûrs qu’il s’était jamais rendu en Syrie et qu’il n’avait presque certainement pas commis les atrocités qu’il avait revendiquées. Des preuves supposées qu’il a proposées pour étayer son histoire, y compris des photos de Syrie, ont été recueillies auprès d’autres sources. Le Times a conclu qu’il était un « affabulateur » qui a concocté des histoires pour échapper à sa vie routinière dans une banlieue de Toronto ou chez ses grands-parents au Pakistan.

Le Times avait pourtant de nombreuses raisons de se méfier du récit de Chaudhry, puisqu’un épisode de « Califat » était consacré à des divergences dans son histoire et à sa propre vérification des faits. Mais Baquet a comparé cela à un biais de confirmation, la volonté de croire ce qui semblait être une bonne histoire.

« C’est l’un de ces cas où je pense que nous n’avons tout simplement pas écouté assez fort ce qui remettait en question l’histoire ou les signes que l’histoire n’était pas aussi forte que nous le pensions », a-t-il déclaré.

Dans une interview avec la radio subventionnée progressiste NPR, Baquet a déclaré que les rédacteurs habitués à réviser des pièces écrites étaient plus respectueux du matériel audio présentant un fil narratif convaincant.

Déclaration qui a suscité l’ire de Madhulika Sikka, une ancienne cadre de NPR qui était également productrice exécutive audio au Washington Post avant de se lancer dans l’édition. Elle a tweeté que si les produits audio étaient évalués selon des règles différentes de celles du reste de la salle de rédaction, le problème venait de la salle de rédaction, pas du médium.

« S’il s’était agi d’un article imprimé, y aurait-il eu des règles différentes appliquées ? » Sikka a déclaré dans une interview. « Je ne sais pas. C’est l’implication de la citation de Dean Baquet que j’ai trouvée répréhensible. »

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