mercredi 11 novembre 2020

Histoire — Il y a 102 ans, l’armistice…

Quelques documents :






L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5h15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre.


Rappel, le déclenchement de la guerre

Yves-Marie Adeline nous plonge dans l'incroyable succession d'événements de l'année 1914 : le début de la première guerre mondiale et le commencement des bouleversements qui changeront pour toujours la France, l'Europe et le monde. Une fresque passionnante !


«Jeunesse j'écoute» instrumentalise détresse des adolescents blancs pour les culpabiliser

« Jeunesse j’écoute » est un organisme sans but lucratif. Il a reçu 7,8 millions de $ de subventions gouvernementales en 2019. Vos impôts à l’œuvre dans la rééducation de vos enfants.

Selon Mathieu Bock-Coté il « instrumentalise la détresse des adolescents pour imposer les concepts de la gauche radicale américaine et racialiser sur le mode culpabilisateur la jeune génération. »

Ah, les joies de l’immigration de masse diverse et du multiculturalisme.


Note  : la  page en question https://jeunessejecoute.ca/information/etant-blanc-que-dois-je-savoir-du-privilege-blanc/ a été retirée par JeunesseJécoute sans explication. En voici son contenu pour mémoire.

Capsule de Télé Québec accuserait de racisme ceux qui rejettent que racisme systémique existerait au Québec

La chaîne publique Télé-Québec diffuse une capsule censément pédagogique sur le « racisme systémique » destinée aux élèves du secondaire, alors que cette notion est contestée par des intellectuels comme Mathieu Bock-Côté, le Premier ministre François Legault et son gouvernement.

La vidéo d’un peu plus de cinq minutes présentée dans la section « En classe » du site web de Télé-Québec prétend d’entrée de jeu que le concept fait l’objet d’une incompréhension. « On confondrait le mot systémique avec systématique. On en déduirait que ça veut dire que tous les blancs sont systématiquement racistes, partout, tout le temps », dit Maïtée Labrecque-Saganash, une des trois animateurs de la capsule.

Pourtant les critiques comme le Premier ministre François Legault et son gouvernement rejettent le terme en l’associant justement à un concept qui ferait référence à un système de discrimination. « Je répète ce que j’ai dit depuis longtemps : on a, malheureusement, au Québec, des gens qui sont racistes dans toutes les parties de notre société, puis il faut lutter contre le racisme, mais la grande majorité des Québécois ne sont pas racistes. C’est dans ce sens-là que je dis : il n’y a pas un système en place qui fait qu’on s’organise pour discriminer », avait-il notamment déclaré le 2 juin dernier, dans la foulée des manifestations aux États-Unis après le décès de George Floyd aux mains de policiers.

L’ex-chef péquiste Jean-François Lisée, qui a relayé la vidéo sur Twitter mardi, a interpellé le gouvernement caquiste, mardi, pour dénoncer le fait que Télé-Québec « offre une vidéo faisant la promotion du concept de #racismesystémique destinée aux étudiants du secondaire ».

« Pas dans le cursus »

Du côté du diffuseur public, toutefois, on explique que la série de capsules a d’abord été créée pour accompagner le documentaire Briser le code, de Fabrice Vil, militant communautariste noir, diffusé le 29 janvier dernier. Mathieu Bock-Côté a qualifié de Fabrice Vil de « commissaire de la diversité ». Il s’agirait selon le diffuseur public (vos impôts) d’une sorte de « lexique » pour expliquer certains termes polémiques liés au débat sur le racisme, comme celui du « privilège blanc » ou de « l’appropriation culturelle ». La question est bien sûr de savoir si ces termes sont définis de manière militante ou non.

Ainsi, le contenu n’a pas été créé dans le cadre du cursus scolaire, même s’il est présenté dans la section « En classe » du site web, insiste Catherine Leboeuf, chef du service des relations publiques et de presse de Télé-Québec. « Télé-Québec en classe offre de nos contenus, des contenus qu’on a déjà, pour permettre à des enseignants, à des parents, des étudiants, de comprendre certaines notions. Donc, ils ont repris ces capsules-là », dit-elle.

L’environnement dans lequel la vidéo est présentée explique pourtant clairement que le contenu est destiné aux élèves de niveau secondaire et que la matière peut être utilisée dans les cours « Éthique et culture religieuse, Histoire et éducation à la citoyenneté, Monde contemporain ». Ce sont bien sûr les cours à la plus grande charge idéologique où l’enseignement peut choisir d’orienter le débat sur les terrains favoris de la gauche « anticoloniale », woke et multiculturaliste.

Judith Lussier et financement public

Cette vidéo est financée par le Fonds des Médias du Canada (vos impôts) et grâce à la collaboration de Télé-Québec (vos impôts)… Elle a été écrite par Judith Lussier qui est coutumière des vidéos militantes woke (diversitaires, féminisme radicale, LGBTQ, multiculturalisme). Correctivisme politique garanti. 

Selon Jean-François Lisée Cette vidéo d’État affirme que ceux, comme lui et les membres du gouvernement, « qui s’opposaient à un débat biaisé du PLQ sur le #racismesystémique font preuve de (roulement de tambour)… “racisme” ».  

Québec se dissocie mollement

Au cabinet de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, on se dissocie du contenu de la vidéo. « Soyons clairs : nous ne partageons pas la vision de cette capsule. Il y a du racisme au Québec, mais celui-ci n’est pas érigé en système », affirme l’attaché de presse de Mme Roy.

« Le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de s’immiscer dans les contenus produits par des médias ou chaînes publiques », ajoute-t-il toutefois.

Cette réponse n’a pas satisfait Jean-François Lisée qui accuserait de racisme ceux qui s’opposent à une consultation sur le racisme systémique au Québec.

Le racisme systémique ne devrait pas être enseigné aux élèves du secondaire, estime le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

Il appelle donc Télé-Québec à retirer de la section « En classe » une capsule qui aborde ce concept dont le gouvernement Legault refuse toujours de reconnaître l’existence, du moins dans la province./p>

« Moi, aux dernières nouvelles, je n’ai jamais entendu qu’au sein du ministère de l’Éducation, on ait pris une nouvelle orientation dans le cadre de laquelle on enseigne ces notions-là à l’école secondaire. [Mais] je pense qu’il faut que la capsule existe, puis on peut en débattre. C’est ça, une démocratie », a indiqué Paul St-Pierre Plamondon, en point de presse, mercredi./p>

La porte-parole de Québec solidaire en matière d’éducation, Christine Labrie, croit plutôt qu’il ne revient pas aux politiciens de décider de ce qui doit être enseigné ou non à l’école. Ah, chiche ! Plus de cours d’éthique de culture religieuse ?

Description de la vidéo par Télé Québec :

Nos trois animateurs analysent les mythes reçus sur le racisme systémique et vulgarisent ce concept mécompris. 

Niveaux visés :
Secondaire 1, Secondaire 2, Secondaire 3, Secondaire 4, Secondaire 5
 

Matières visées :
Éthique et culture religieuse, Histoire et éducation à la citoyenneté, Monde contemporain
 

Types d’utilisateurs :
Élève secondaire

Voir aussi

Vos impôts à l’œuvre : Télé-Québec et le féminisme extrémiste (Judith Lussier)

Cours d’éducation à la sexualité, l’imposition de la théorie du genre est cruciale… (Lili Boisvert, activiste progressiste qui fait des capsules militantes sur Télé-Québec avec Judth Lussier)

mardi 10 novembre 2020

France — Chute inquiétante du niveau des élèves dans les quartiers immigrés

Le ministère de l'Éducation nationale français a communiqué les résultats d'évaluations sur le niveau des élèves réalisées à la rentrée. Les élèves dans les quartiers immigrés (dits à éducation prioritaire) sont les plus touchés par le confinement.

La crise du coronavirus a frappé tous les milieux, notamment les établissements scolaires. Alors que le premier semestre 2020 a été marqué par la fermeture des établissements scolaires dès le mois de mars, l’impact du confinement sur le niveau des élèves s’avère particulièrement lourd. Comme le rapporte Europe 1, l'Education nationale a en effet dévoilé lundi 10 novembre les résultats des évaluations nationales menées à la rentrée dans les établissements scolaires. Si le ministère parle ainsi d'une situation préoccupante, imputable aux mesures prises pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, elle met surtout en lumière des baisses de niveau particulièrement fortes dans les niveaux charnières du CP (6/7 ans) et CE1 (7/8 ans).

De faibles et ruineux progrès réduits à néant

En CE1 particulièrement, les baisses de niveau concernent notamment la lecture et l'écriture. Dans les quartiers difficiles où les classes de CP-CE1 avaient été dédoublées à grands frais pour favoriser l'apprentissage, le confinement a ainsi balayé tous les progrès. « Moi ce qui m'inquiète, c'est que le ministère est sourd à nos demandes qui remontent quand même au premier confinement, d'allègement des programmes. Ce serait pourtant une façon de pouvoir sereinement aborder l'enseignement dans l'année. Pour nous et pour les élèves, aussi », explique à Europe 1 Jean-François Clair, prof de maths en sixième dans un collège d'éducation prioritaire. Pour le moment, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a indiqué qu’il n’était pas question d'alléger les programmes.

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Très faible impact du dédoublement très coûteux des classes en « banlieues difficiles »

France — dédoublement des classes en banlieues, fermeture de 200 à 300 classes en milieu rural

France — Classes dédoublées en banlieues immigrées, l'intendance ne suit pas

lundi 9 novembre 2020

Les Québécois les plus anti-Trump... Informés par des médias partiaux ?

Selon des chiffres d’un sondage fourni par Jean-François Lisée, les Québécois sont les chauds partisans de Joe Biden. M. Lisée s’en réjouit.


C’est possible. Mais que prouveraient ces chiffres ? Que les gens au Québec utilisent un filtre (TVA, SRC, La Presse, Le Journal de Montréal) pour avoir de l’« information » sur la politique américaine et que ce filtre (en français) est très biaisé unanimement en faveur de Biden ? Ou plutôt, unanimement contre Trump, car personne ne sait vraiment ce que Biden représente ?  Unanimité nettement moins perceptible dans le Canada anglais où les gens obtiennent souvent leurs informations à la source : ils regardent, écoutent et lisent les médias américains en nettement plus grand nombre.

Cette unanimité des médias québécois nous laisse d’ailleurs songeurs : quel avantage un groupe comme TVA/Journal de Montréal a-t-il à n’être qu’une pâle copie moins subventionnée de Radio-Canada ? Ce consensus qui parcourt les médias est vrai pour toute une série de sujets : la politique américaine, la défense des valeurs progressistes, mais aussi la gestion de la pandémie (peu critiquée dans tous les médias subventionnés).

C’est très différent de ce que l’on observe dans d’autres pays. Ce consensus est-il dû à l’étroitesse du marché québécois ? Tous les journalistes québécois se connaissent, beaucoup savent que leur poste est précaire et que leur prochain employeur pourrait leur reprocher de ne pas suivre le mouvement.  Nous attendons qu’un seul média québécois produise une tribune comme celle-ci (tirée du Figaro). Nous n’avons rien lu de positif sur Trump dans les médias québécois.

Christopher Caldwell: “Le Bilan de Trump a été, à bien des égards, impressionnant”.

Christopher Caldwell est éditeur à la Claremont Review of Books (Los Angeles), contributeur d’opinion au « New York Times » et auteur d’« Une révolution sous nos yeux » (L’Artilleur) et « The Age of Entitlement: America Since the Sixties ». Il est membre du comité de rédaction de la revue « Commentaire ». L’essayiste et journaliste américain affirme que sans la crise du coronavirus Donald Trump aurait probablement été réélu. Il attribue les bons scores du président sortant à ses résultats économiques.

LE FIGARO. — Alors que beaucoup prédisaient une victoire facile pour Joe Biden, l’élection a été très serrée. Qu’est-ce que ce décalage révèle ?

Christopher CALDWELL. — Évidemment un échec des journalistes et des sondeurs. Considéré, à juste titre, comme une faute professionnelle. Mais cela reflète aussi un problème plus profond. Avec la mondialisation, les citoyens occidentaux ont cédé une grande partie de leur pouvoir de décision démocratique à des experts : banquiers centraux, concepteurs d’algorithmes de moteurs de recherche, épidémiologistes… mais aussi sondeurs et journalistes. Donald Trump, comme d’autres populistes, ne fait pas confiance aux motivations de ces experts. Il se méfie de leur expertise même. Il dit qu’ils ne servent pas le pays, mais l’exploitent. Un échec comme celui des sondeurs de mardi semble confirmer le point de vue de Trump.

— Quelles sont les sources de la popularité de Donald Trump dans une partie de l’Amérique ?

Il ne s’agit pas juste d’une partie de l’Amérique ! Trump a remporté 85 % des comtés des États-Unis en 2016 et fera probablement un score aussi bon cette année. Pourquoi ? L’explication est analogue à celle que fait en France votre Christophe Guilluy, qui voit une fracture entre ces lieux qui participent à l’économie mondiale et ces quartiers périphériques qui n’y participent pas. Les démocrates représentent les élites financières et technologiques des villes mondialisées, et ceux qui en dépendent, surtout les minorités raciales et sexuelles qui bénéficient de leur hégémonie sur l’appareil judiciaire des droits de l’homme. Trump représente le reste. Cela aboutit à une division du pays à 50-50.

— Que retiendra-t-on du mandat de Donald Trump ? Quel est son bilan en termes de politique intérieure et extérieure ?

Une loi de réduction d’impôt mise à part, Trump n’a adopté aucune loi digne d’être mentionnée — aucune. Ce n’est pas une faute qui lui est propre. C’est le résultat d’un effondrement des institutions américaines. Le plan baroque de réforme des soins de santé de Barack Obama et la réforme de l’éducation de George W. Bush, bâclés l’un et l’autre, sont les seules lois importantes de ce siècle. Mais la législation n’est pas le seul moyen de changer un pays, et le bilan de Trump a été, à bien des égards, impressionnant. Il a été élu pour mettre fin aux interventions dites « humanitaires » et il l’a fait. Il a annulé l’« accord » de Barack Obama qui aurait donné à l’Iran une voie vers les armes nucléaires. Trump a, de surcroît, renforcé la position d’Israël au Moyen-Orient. Son insistance pour que les pays européens participent davantage aux coûts de leur propre défense a été grossière et peut-être impopulaire parmi les alliés. Mais comme la plupart des citoyens européens le savent, il a raison. De nombreux Américains admirent l’économie d’exportation allemande, mais ils ne souhaitent pas la subventionner. Et il a complètement changé la façon dont les Américains des deux parties pensent leur dépendance aux produits chinois bon marché. C’est en réalité une victoire pour la nuance : le commerce est bon, mais pas en tout temps et en tout lieu. Lorsqu’un pays industriel supposé avancé est incapable de fabriquer des masques chirurgicaux, des lingettes pour les mains et de l’ibuprofène pendant une pandémie, c’est qu’il a poussé la mondialisation trop loin. Mais la plus grande réussite de Trump concerne l’économie. D’autres présidents ont permis une croissance économique régulière. Mais pendant les trois premières années de la présidence Trump, une part disproportionnée des gains est allée aux travailleurs à faible revenu. Il a apporté une croissance salariale de près de 5 % pour les travailleurs du quart le plus bas des revenus. Il s’agissait du premier nivellement soutenu des revenus et des richesses depuis le siècle dernier. C’est pourquoi les électeurs des régions oubliées du pays ont voté pour Trump en 2016. C’est pourquoi un nombre surprenant de jeunes Latinos et de Noirs s’est tourné vers sa candidature cette année. Pourquoi les politiques économiques de Trump ont-elles eu des effets aussi égalitaires ? Ce n’est toujours pas très clair. Peut-être ses restrictions à l’immigration ont-elles réduit la concurrence salariale pour les pauvres américains. Quelle qu’en soit la raison, les futurs présidents souhaiteront l’étudier. Le coronavirus a tout inversé, mais les électeurs s’en sont souvenus et une majorité d’entre eux approuvent sa politique économique, même maintenant.

— S’il n’y avait pas eu la crise du coronavirus, aurions-nous assisté à une vague trumpiste ?

Trump aurait probablement été réélu facilement, car le point central de la campagne aurait été l’économie, pas les manifestations raciales et les émeutes urbaines du début de l’été. Malheureusement pour lui, le Wisconsin, un État crucial qu’il a remporté en 2016 et perdu en 2020, a été dévasté à la fois par le virus et les émeutes des jours précédant les élections. Une véritable « vague » Trump aurait été peu probable. Mais il faut néanmoins souligner que les républicains ont réussi une bien meilleure performance qu’attendue aux élections législatives de cette semaine.

— L’Amérique sort de cette élection plus divisée que jamais. Comment réconcilier les deux Amériques ?

Ce qui est le plus inquiétant, ce n’est pas que les deux Amériques soient divisées sur ce que le pays devrait faire, c’est l’état normal des affaires dans une démocratie. C’est que les deux parties ne puissent plus s’entendre sur ce que le pays devrait être.

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dimanche 8 novembre 2020

Nouvelle politique woke des Guides (Girl Scouts) de Californie du Nord

Les guides/éclaireuses de Californie du Nord ont officiellement adopté la philosophie woke dans leur nouvelle politique destinée aux bénévoles.


Les cheffes de troupes devront affirmer que nous vivons dans une société systémiquement raciste ou risqueront d'être renvoyés. Quiconque s'identifie comme une «fille» peut participer (les hommes trans qui se disent femmes aussi) L'utilisation des pronoms choisis par les jeunes éclaireuses devra être respecté. Leur politique ici. Extraits traduits ci-dessous.

Code de culture des Guides de la Californie du Nord pour l'équité et l'appartenance Chez GSNorCal, nous faisons partie d'un mouvement visant à renforcer l'équité, l'inclusion, la diversité et l'appartenance. Nous travaillons pour mettre fin à toutes les formes d'oppression, à commencer par le racisme.

SE DÉCOUVRIR dans un monde raciste et injuste

  • Je comprends que notre monde a été construit sur le racisme structurel.
  • Je reconnais qu'il existe des intersections entre le racisme et toutes les formes d'oppression.
  • Je reconnais que les Blancs bénéficient de privilèges non mérités basés sur la couleur de la peau.
  • J'honore l'héritage des combattants de la liberté qui m'ont précédé.
  • J'apprends des termes clés pour m'autonomiser en tant qu'étudiant en justice sociale.

Qui peut être une éclaireuse?

Notre programme de guide s'adresse à toutes les jeunes qui s'identifie comme filles, y compris les filles cisgenres et transgenres. Chaque enfant et chaque famille est responsable de la manière dont il s'identifie et son identité de genre peut changer avec le temps. Par exemple, si une fille qui a déjà été Guide commence à s'identifier comme non conforme au genre, créative de genre ou non binaire, elle continuera d'être accueillie chez les Guides.

Remarquez les pronoms de genre

Parce que les jeunes, les bénévoles et le personnel des Guides expriment leur identité de genre de différentes manières, vous remarquerez que nous utilisons une variété de pronoms de genre tout au long de cette politique, y compris elle/sa, il/lui et eux/leur [pour parler d'une seule personne afin de ne pas choisir le sexe].

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Le wokisme : des protestants puritains athées

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Scouts Canada s'excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

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Pédophilie en Grande-Bretagne : que fait la hiérarchie ? (660 personnes arrêtées, des médecins, des chefs scouts, des travailleurs sociaux, des professeurs et d'anciens policiers)    

Chasser la religion et la remplacer par la spiritualité (notamment Scouts du Canada)

France — Ces parents qui veulent continuer l'école à la maison

Pour lutter contre les dérives observées dans certaines familles sous emprise de l’islamisme, le gouvernement Macron souhaite interdire l’enseignement hors de l’école. Ce qui inquiète les tenants de l’enseignement à domicile.

Le chemin de l’école est court chez les Stevenson. Des chambres des enfants aux deux pièces dédiées à l’apprentissage, il n’y a que quelques mètres. Deux salles de classe à la maison où chacun y trouve son pupitre, sa trousse et ses cahiers. L’une d’elles accueille les collégiens tandis que l’autre est occupée par les plus jeunes. « Sinon, le chahut des uns peut gêner les autres », explique Kildine, mère courageuse de cette tribu de huit enfants, dont elle assure la scolarité à la maison depuis quatre ans. Huit enfants donc (2, 4, 6, 7, 9, 10, 12 et 16 ans) vivent dans cette grande maison à la campagne, à environ une heure de Bordeaux. Elle et son mari ont fait le choix de l’école à la maison pour les plus grands d’abord, qui avaient des difficultés dans le système scolaire classique, mais aussi pour ceux qui, plus en avance, ne pouvaient pas aller à leur rythme. Enfin, le trajet jusqu’à l’école (une heure quarante par jour en voiture) et les devoirs du soir, interminables, ont ni de les convaincre. Quand on lui demande si ses enfants n’ont pas de problèmes de socialisation, elle rit : « Nos enfants sont les plus socialisés du quartier, voire de la région », plaisante-t-elle. « Ils sont intégrés dans les clubs sportifs et engagés dans le scoutisme… Ils ont des amitiés fortes. Nous considérons qu’il est important de s’ouvrir à d’autres mondes. » Et d’ajouter : « Je les découvre aussi. Je les ai toute la journée et je les éveille intellectuellement, ce qui me permet d’avoir une relation privilégiée avec eux. »

 Le 2 octobre, l’annonce d’Emmanuel Macron sur l’arrêt de l’école à la maison dans le cadre du projet de loi sur le séparatisme, l’a autant surprise qu’énervée. « On nous retire une liberté fondamentale », tonne Kildine qui n’en comprend pas les raisons. Le mécontentement gronde aussi dans les familles, réunies dans les groupes Facebook comme l’IEF (groupe international francophone pour l’école à la maison), fort de ses 16 000 membres. Même stupéfaction au sein de l’association Les Enfants d’abord, où la présidente Gwenaëlle Spenlé, est choquée par « cette atteinte aux libertés fondamentales » qu’elle juge injustifiée, elle qui a élevé ses 5 enfants à la maison.

« L’instruction à domicile sera désormais strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. C’est une nécessité », a déclaré le chef de l’État, qui a expliqué qu’il visait les familles qui choisissaient cette option pour des raisons religieuses. « Il y a suffisamment d’écoles sous contrat et hors contrat pour apporter une réponse qui soit conforme à ces aspirations », a tranché le président. Depuis, le projet de loi publié par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a confirmé ces positions, qui seront présentées au Conseil des ministres le 9 décembre prochain. Si elle est votée, cette loi mettra fin à près de cent quarante ans de liberté d’instruire en famille, instituée par la loi Jules Ferry de 1882. Un tsunami pour les 50 000 enfants concernés, même s’ils représentent une goutte d’eau, face aux 8,3 millions d’enfants scolarisés de 3 à 16 ans. Pour Édouard Gerey, directeur général de l’enseignement scolaire, cette décision est justifiée d’abord par la hausse inquiétante des effectifs ces dernières années. « Pendant longtemps, c’était un phénomène marginal, depuis dix ans l’augmentation est forte et constante. Ils n’étaient que 13-14 000 en 2007, 37 000 en 2018-2019, puis 50 000 en 20 192 020 », constate-t-il, même si leur nombre a mécaniquement augmenté suite à l’abaissement de la scolarité obligatoire à 3 ans en 2019. Il relève, sans généraliser, des béances dans l’éducation de certains enfants. « Par le biais des rapports d’inspection, nous constatons une socialisation insuffisante, les enfants vivent en système fermé, écrivent peu, des pans entiers des disciplines ne sont pas enseignés, notamment l’éducation au développement durable, aux médias, à la culture, à la connaissance des institutions. » Et de poursuivre : « Beaucoup ont des lacunes dans la transmission des démarches scientifiques, la chronologie en histoire, des connaissances en physique-chimie, en SVT (sciences de la vie et de la Terre NDLR), en technologie. Il leur manque souvent des bases pour poursuivre leur scolarité. Faire le choix de l’école à la maison limite leur horizon. » Il assure toutefois que « les familles itinérantes, les sportifs de haut niveau, les enfants malades ou qui souffrent de phobie scolaire suite à un harcèlement, pourront poursuivre leur instruction à domicile ». Le lien invoqué avec l’islamisme radical par les autorités ne convainc guère ces parents très engagés dans leur démarche de liberté d’enseignement.

DES CONTRÔLES FRÉQUENTS

Une réponse qui ne satisfait pas Kildine. « Les familles qui font l’école à la maison sont les familles les plus contrôlées de France. Nos enfants qui étaient à l’école avant ne voyaient jamais autant d’inspecteurs, proteste-t-elle. La mairie peut envoyer un assistant social chez nous an de vérifier l’état psychologique de nos enfants. L’État a tous les moyens pour contrôler et il le fait avec sérieux. » En effet, les parents doivent le déclarer au maire, qui mène une enquête la première année, puis tous les deux ans, et à l’IA-Dasen qui charge des inspecteurs de mener une enquête une fois par an afin de vérifier le niveau scolaire et la sécurité de l’enfant. Quant au lien avec l’islamisme radical invoqué par les autorités, il ne convainc guère ces parents très engagés dans leur démarche de liberté d’enseignement. Le ministère de l’Éducation nationale l’a reconnu en octobre 2020 dans un vade-mecum sur l’instruction en famille : « Les cas d’enfants exposés à un risque de radicalisation et repérés à l’occasion du contrôle de l’instruction au domicile familial sont exceptionnels », peut-on y lire.

Philippe Bongrand, maître de conférences à CY Cergy Paris Université et auteur d’un dossier de la Revue française de pédagogie consacré à l’instruction en famille, confirme : « Une part significative de ces parents aspire, en fait, à les scolariser. Ils font ce choix en raison du “niveau” de l’école de secteur, les “mauvaises fréquentations”, ou l’incapacité de l’établissement à répondre aux besoins éducatifs spécifiques de leur enfant. Ces familles déscolarisent ponctuellement, en attendant de trouver une meilleure solution. » Et de poursuivre : « Dans un département urbain où nous avons étudié la situation de l’intégralité des enfants instruits hors école, le sociologue Dominique Glasman et moi avons constaté que 50 % étaient déscolarisés une année ou moins. On peut se demander si l’accroissement des chiffres n’aurait pas à voir avec ce type de recours, ponctuel et loin d’être “idéologique”, à l’instruction en famille. » Le confinement du printemps pourrait aussi avoir encouragé certaines familles à sauter le pas. C’est le cas de Laurence, thérapeute, qui vit en Ariège avec son mari architecte. Depuis le mois de septembre, elle a décidé avec son mari Laurent de scolariser son fils à domicile. Victor, âgé de 12 ans, avait été inscrit à La Prairie, une école alternative à Toulouse. Mais après leur déménagement, un essai dans le collège « normal » du secteur, les a fait réfléchir. « Avant, j’étais content d’aller à l’école. Dans le collège d’à côté, j’avais la boule au ventre dès que je me réveillais à l’idée d’aller là-bas », explique Victor. Son mal-être et le port du masque obligatoire ont fait basculer la famille dans l’instruction à domicile. Avec le Cned, et beaucoup de patience, Laurence, qui ne se définit pas comme une pasionaria de l’instruction en famille, « coache » au mieux son fils, en attendant de trouver une solution.

Le confinement du printemps pourrait bien avoir encouragé certaines familles à sauter le pas

UN VÉRITABLE CHOIX DE VIE

C’est le cas aussi de la famille Charton, qui a effectué un voyage en Europe avec leurs deux enfants en auto-caravane. De retour en France, Céline et Franck, les parents, aimeraient poursuivre l’expérience, et « continuer à découvrir le monde en dehors du cadre de l’école », explique Anouk, la fille aînée. Originaire de Metz, pour Servane aussi, c’est un choix de vie pour ses 4 enfants, aujourd’hui âgés de 3 à 23 ans. Ce qui n’empêche d’ailleurs pas l’aînée de réussir ses études supérieures, la jeune fille est en master anglais-japonais à l’université. « Je leur enseigne la bienveillance, l’empathie et l’ouverture sur le monde. Nous voyageons quand cela est possible financièrement et nous faisons de nombreuses sorties à la rencontre de professionnels. C’est aussi ça l’IEF : rencontrer des gens. » Mazarine, sa cadette s’insurge : « Quel cliché de dire que l’on ne voit personne quand on fait l’école à la maison ! »

LA MODE DU « NON-SCO »

L’instruction en famille n’a pas été toujours une excentricité. Elle a été dans le passé largement pratiquée dans les familles bourgeoises, tels Blaise Pascal et Mozart qui avaient été éduqués par leur père. Encore au XXe siècle, Françoise Dolto, Jean-Paul Sartre ou Jean d’Ormesson ont bénéficié d’une instruction tout ou en partie en famille, bénéficiant parfois des services de précepteurs. En Angleterre, Agatha Christie ou encore les célèbres sœurs Mitford n’ont jamais mis les pieds à l’école. Si l’instruction en famille n’a jamais vraiment disparu, la généralisation du travail des femmes dans les années 1970 l’a rendu obsolète. C’était pour mieux revenir en force, dans les années 1990, une mode venue des États-Unis cette fois, où quelque 1,8 million d’Américains sont scolarisés à la maison. Beaucoup sautent le pas en raison d’un système scolaire qu’ils jugent défaillant. Un phénomène de société aux É.-U. popularisé par l’excellent lm Captain Fantastic, qui montre un père de 6 enfants qui a bâti un paradis pour eux, et qui peu à peu doit s’ouvrir au monde.

Beaucoup de familles se décident en raison d’un système scolaire qu’elles jugent trop souvent défaillant. Mais cette mode venue des États-Unis prône aussi une forme extrême de l’école à la maison. Il s’agit du « unschooling », ou « non-sco » en français. Sur ce sujet, le documentaire de Clara Bellar, Être et devenir, fait figure de référence pour les familles « non sco ». L’auteur et conférencier André Stern en est un de ses défenseurs les plus enthousiastes. Cette fois l’école à la maison ne se fait pas par le biais de cours à distance ou de leçons, mais de façon informelle « comme un enfant apprend à marcher ou à parler ». Interviewé par Anne Coffinier, fondatrice de l’association Créer son école et de la Fondation Kairos pour l’innovation éducative, dans une vidéo diffusée sur YouTube, il explique comment cette loi est une attente à nos libertés. « On enlève une écharde en coupant une jambe. Tout le monde pourrait avoir besoin de cette liberté à un moment ou un autre, comme on est content d’avoir un gilet de sauvetage en avion. Je connais des enfants atteints de phobie scolaire, qui ont souffert de harcèlement, ou un enfant très en avance que l’école à la maison a sauvé », raconte-t-il. Et de rappeler, lui qui scolarise ses deux enfants en famille, que le contrôle est très sérieux.

LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE

L’instruction en famille générerait, elle, un tempérament créatif et volontaire ? C’est ce que pense sans hésiter Anne Coffnier. Selon cette énarque, militante de la liberté pédagogique, l’instruction en famille peut concerner tout le monde à un moment ou un autre. « Moi-même, quand j’ai vécu en Écosse, j’ai recruté un enseignant à la retraite qui est venu donner des cours à mes enfants pendant un an. » Et de conclure : « L’instruction en famille est un système très réglementé, alors que ceux qui sont en dehors des clous, les enfants déscolarisés, les mineurs isolés, qui ne sont inscrits nulle part, le seront toujours. Il faut juste appliquer les règles existantes. » Et d’ajouter : « Beaucoup de familles ont l’impression de servir de boucs émissaires. »

Source : Le Figaro Magazine

Sean Connery, l'été des Indiens de l'homme occidental

Chronique d’Éric Zemmour sur la disparition la semaine dernière de Sean Connery. Rappelons que le prochain 007 sera une femme, noire. Nous ne savons pas à ce stade si elle est cisgenre, lesbienne ou en questionnement.


Il était James Bond. Pas le meilleur, le seul. Non pas qu’il fût plus beau, plus viril, plus alerte, plus sportif que ses successeurs. Son talent d’acteur n’était pas particulièrement supérieur aux autres. Mais Sean Connery, disparu la semaine dernière à l’âge de 90 ans, a eu la chance d’incarner le héros dans une époque aujourd’hui disparue. Une époque où la virilité n’était pas dénigrée, ostracisée, diabolisée, pénalisée. Une époque où un séducteur, « un homme qui aimait les femmes », n’était pas considéré comme un violeur en puissance. Une époque où la beauté des femmes n’était pas la preuve de leur aliénation au patriarcat. Une époque où l’homme occidental ne devait pas se justifier d’un « privilège blanc » dans les pays que ses ancêtres avaient façonnés.

Une époque où les nations européennes étaient différentes entre elles, mais homogènes à l’intérieur, alors qu’elles sont devenues toujours plus uniformisées par la mondialisation et toujours plus désagrégées au sein de chacune d’entre elles par l’invasion migratoire. Sean Connery incarne avec une superbe de chevalier d’antan ces Anglo-Saxons qui ont gagné les deux grandes guerres du XXe siècle. Ils n’ont pas subi les affres de la défaite ni les miasmes de l’Occupation qu’ont connus les Français et les Allemands. Ils en ont tiré un complexe de supériorité — celui-là même que Stendhal a bien décrit chez les Français au temps des victoires napoléoniennes — qui crève les écrans de ce temps-là.

James Bond est l’incarnation du culte de la science et de la technique à son firmament avant que les écologistes ne nous culpabilisent. Une synthèse des mythes occidentaux du XIXe siècle. Un mélange d’Alexandre Dumas et de Jules Verne. Il nous fait croire à la fameuse prophétie de Victor Hugo : « Le XIXe siècle est grand ; le XXe sera heureux. »

Le charme de ces films-là n’est pas cinématographique, mais anthropologique. L’homme occidental vit une période dorée et il ne sait pas que c’est son été indien. C’est le temps d’une certaine innocence. Celle des années 1950 et 1960. À la fois la liberté comme on n’en a jamais connu, le progrès économique et social, et la paix. Il ne sait pas que son monde va s’effondrer sous les coups de ces jeunes chevelus des campus américains qu’il contemple avec une pointe de mépris. Il fait la guerre bien sûr, mais les méchants qu’il combat sont de pacotille. La bombe atomique — tant dénoncée à l’époque par les compagnons de route du communisme — nous protège d’une guerre entre ce qu’on appelle alors les « deux blocs ». Sean Connery n’a pas cette pointe d’autodérision qui fait le charme de certains de ses successeurs, comme Roger Moore ; et qu’on retrouve surtout chez nos séducteurs français (Delon, Belmondo, Gabin, Ventura, Montand) ou italiens (Gassman, Mastroianni). À l’époque, on faisait le distinguo ; on hiérarchisait, on raillait. Avec le recul, on se contente de regretter. La nostalgie est un bloc.




Réaction tolérante (et en rien haineuse, nôôôn) d’un rédacteur en chef du service public français (les impôts des contribuables français à l’œuvre) :

CNN, FoxNews, Slate, The Hill et al. prétendent que les cloches ont sonné en France pour célébrer la victoire de Biden (m-à-j)

Entretemps, The Hill a discrètement retiré cette affirmation sans mentionner l'interprétation erronée. Il est toujours disponible sur Internet Archive. Le tweet a été supprimé (conservé sur Internet Archive).

 


 


FoxNews:

« Alors que des gens descendaient dans les rues des principales villes des États-Unis de Washington à San Francisco pour célébrer, les cloches des églises sonnèrent à Paris et Munich alors que des feux d’artifice explosaient à Londres et Édimbourg. »
 

De très nombreux médias ont repris cette nouvelle de la réjouissance planétaire à l'annonce par les médias que Joe Biden aurait gagné. Bel exemple de panurgisme médiatique qui s'est répandu comme une trainée de poudre un bobard. En réalité, les cloches sonnaient les vêpres. Ce que certains médias américains ont interprété comme des congratulations parisiennes le 7 novembre vers 17 h 45 n’était autre que l’heure de l’appel aux vêpres — l’office qui marque la fin de l’après-midi et le début de la soirée.

Quant aux feux d’artifice tirés au Royaume-Uni, la raison pourrait également être tout autre selon Atlantico et RT : les Britanniques célèbrent chaque 5 novembre la « Guy Fawkes Night » en souvenir de la Conspiration des poudres du 5 novembre 1605. Conspiration au cours de laquelle un groupe de catholiques a essayé de faire exploser le Parlement britannique dans lequel se trouvait le roi Jacques Ier. Célébrée chaque année par des feux d’artifice plus ou moins grands, la « Guy Fawkes Night » est également connue sous les noms de « Bonfire Night » (la nuit du feu de joie) ou de « Fireworks Night » (nuit des feux d’artifice).

Début d’une très longue liste :

Lien vers la vidéo YouTube

 


L’ennui :


 

 

Journalistes ignares et crédules qui se bercent d’illusions dans la liesse de la victoire de Biden contre le « nazi » Trump ?

Cinéma — le marché chinois a dépassé le nord-américain, part d'Hollywood s'effondre en Chine

Les ventes de billets de cinéma en Chine pour 2020 ont grimpé à 1,988 milliard de dollars à la mi-octobre 2020, dépassant le total de 1,937 milliard de dollars en Amérique du Nord (le Canada y compris), selon les données d’Artisan Gateway. L’écart devrait encore se creuser considérablement d’ici la fin de l’année.

Les analystes prédisent depuis longtemps que le pays le plus peuplé du monde deviendrait un jour le premier marché cinématographique. Mais il s’agit d’un changement radical et historique : l’Amérique du Nord est le centre de gravité du cinéma mondial depuis la Première Guerre mondiale.

Les dizaines de milliers de cinémas en Chine sont remplis à 75 % de leur capacité, tandis que les cinéphiles n’hésitent guère à retourner dans les salles obscures.

Les recettes en Amérique du Nord ne pourraient être plus désastreuses. Les cinémas de nombreuses métropoles sont toujours fermés en raison des mesures prises par les gouvernements dans le cadre de la pandémie de Covid-19.

Au cours de la récente fête nationale longue d’une semaine, les cinémas chinois ont vendu, du 1er au 8 octobre, pour 586 millions de dollars en billets. La mégaproduction locale Mes gens, mon pays (我和我的家乡) a rapporté 19,1 millions de dollars au cours du dernier week-end, portant ses revenus totaux à 360 millions de dollars en 18 jours. La Chine a également produit le plus grand succès mondial du début 2020, une épopée se déroulant en 1937 lors de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), Les Huit Cents (八佰), avec au moins 460 millions de dollars. Le film américain ayant rapporté le plus cette année au niveau mondial est Mauvais garçons pour la vie, il avait rapporté 426,5 millions de dollars. En Amérique du Nord, où de nombreuses salles obscures sont fermés, les cinémas n’ont engrangé que 11 millions de dollars de ventes au cours de la même période d'octobre. En 2019, les recettes nord-américaines avaient totalisé 150,5 millions de dollars du 4 au 6 octobre.

  

Le film La Brigade des 800 en VF. Épique, martial et patriotique, il relate l'histoire vraie de la défense de l'entrepôt Sihang en 1937 par des troupes nationalistes chinoises encerclées par les Japonais en 1937 en face des concessions internationales. Il exagère cependant l'ampleur des combats (seuls 37 des défenseurs ne réussiront pas à passer dans la concession britannique).

Le film sur la guerre de Corée Le Sacrifice est sorti dans les salles chinoises le 23 octobre et il déjà encaissé 625 millions $ américains de recettes alors que la Chine marque le 70e anniversaire de son entrée dans le conflit dans la péninsule coréenne. Il devient donc le film qui a le plus engrangé de recettes cette année sur toute la planète. Le Sacrifice n’est que l’un des nombreux films sortis ou prêts à sortir consacrés à la guerre de Corée. Un film d’animation Salut aux héros est également sorti en salles le 23 octobre. Incidemment, le nom chinois de ce film, destiné à un public plus jeune, est 最可爱的人 qui peut se traduire par La personne la plus mignonne.

 

Bande-annonce de Sacrifice 

Beaucoup à Hollywood se demandent si les dégâts récents pourraient devenir permanents. Le 4 octobre, Cineworld, le propriétaire de Regal, la deuxième plus grande chaîne de salles de cinéma aux États-Unis, a déclaré qu’il fermait à nouveau tous ses cinémas indéfiniment.

Le récent Mulan de Disney peut servir d’étude de cas sur ce qui peut mal tourner pour un studio hollywoodien lorsqu’il conçoit une mégaproduction pour séduire le marché chinois. Le double désastre des relations publiques du film — sa vedette chinoise, Liu Yifei, vantant la répression policière du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, et une décision profondément irréfléchie de Disney de tourner dans la province chinoise du Turkestan chinois là où des violations des droits contre la minorité musulmane sont perpétrées — a été aggravé par la décision des dirigeants de Disney de ne pas s’exprimer sur ces questions, probablement par crainte d’offenser politiquement Pékin et de nuire à leurs autres intérêts commerciaux (tels que le Shanghai Disney Resort de 5,5 milliards de dollars).

Les analystes soulignent que la réalisation d’un film sur un thème chinois qui séduit à la fois le public américain et chinois a toujours été une gageure. C’est ainsi que la coproduction La Grande Muraille en 2016 avec Matt Damon avait coûté 150 millions de dollars et n’avait rapporté que 45 millions de dollars aux États-Unis et 334 millions de dollars dans le monde.

Pire encore, les studios américains perdent peu à peu leur emprise sur les consommateurs chinois. En 2019, seuls deux films d’Hollywood apparaissaient parmi les plus rentables de l’année en Chine — la plus faible proportion en plus de 20 ans. En raison de la pandémie, 2020 s’annonce bien pire. « Comme sur de nombreux marchés internationaux, les films hollywoodiens attirent surtout le public dans les grandes villes », déclare Rance Pow, président du cabinet de conseil Artisan Gateway. « Mais une grande partie de l’expansion récente du cinéma en Chine a eu lieu dans les petites villes de 3e rang et en dessous. » Les villes de 3e rang ont une population de 3 millions à 150.000 habitants.

Pow ajoute : « La qualité croissante du cinéma chinois est également un facteur clé. Il n’est pas surprenant que le public chinois apprécie les films auxquels il peut s’identifier et dans sa propre langue. Nous nous attendons à ce que cet intérêt continue de croître. »

Certains observateurs chinois pensent que les récentes tensions politiques, combinées aux conséquences uniques de la pandémie, pourraient avoir des conséquences permanentes sur les résultats financiers d’Hollywood en Chine. Puisque les studios américains ont été contraints de retarder sine die la sortie mondiale de leurs locomotives en raison des mesures gouvernementales liées au coronavirus en Amérique du Nord, la Chine essaie de se passer des superproductions hollywoodiennes. Pendant ce temps, comme l’a démontré le premier week-end d’octobre, les studios chinois ont en réserve toute une série de mégaproductions de haute qualité qui sortiront dans les prochains mois.

Dans les médias d’information, à la télévision et dans le secteur de la technologie, le contenu étranger a toujours eu une part de marché bien plus petite que les 40 à 50 % dont jouissent traditionnellement les films hollywoodiens. À la télévision, par exemple, les émissions étrangères sont interdites aux heures de grande écoute et les régulateurs exigent des diffuseurs internet locaux qu’ils limitent la partie non chinoise de leurs catalogues à 30 % ou moins (en pratique, le contenu américain a tendance à prendre beaucoup moins). Netflix n’exploite pas son service en Chine, car Pékin interdit les plateformes de diffusion internet étrangères. Il a bien tenté de lancer une coentreprise mais son existence fut de courte durée.


Les régulateurs chinois ont accordé aux films hollywoodiens une plus grande place dans la vie publique pour des raisons structurelles héritées du passé. Au cours des 25 dernières années, le pays avait besoin des produits finançables d’Hollywood pour aider à construire sa vaste infrastructure de cinémas à travers tout le pays et l’on pensait que la contribution d’Hollywood était essentielle pour soutenir le développement des chaînes de cinéma locales. Ces dernières années, certains pensaient que Pékin hésiterait à interdire complètement les salles de cinéma chinoises aux films américains, car le public ne l’aurait pas accepté.

Mais la COVID-19 a éliminé les films hollywoodiens des écrans chinois pour au moins un certain temps et les cinémas chinois semblent très bien s’en remettre. Pour Chris Fenton, auteur du récent livre sur Hollywood et la Chine Feeding the Dragon et administrateur de l’US-Asia Institute : « Si le gouvernement commence à voir que les films chinois se portent bien, que les salles de cinéma rebondissent sans l’aide d’Hollywood et que le consommateur chinois semble oublier les films américains parce que leurs propres superproductions deviennent de plus en plus divertissantes — on peut se demander : pourquoi le gouvernement ne commencerait-il pas à sevrer le public local des films américains ? »

Sources : Hollywood reporter, Radiichina, IMDB