lundi 3 février 2020

Les maîtrises en étude du genre sont embauchées dans l'administration et les associations

Dans la série vos impôts à l’œuvre : les maîtrises sur le genre, où l'on parle intersectionnalité et hétéropatriarcat, sont de plus en plus attractifs. Leurs diplômés travaillent notamment dans des associations ou des cabinets qui conseillent les organisations dans leurs politiques « d’égalité ». Impôts des contribuables pour subventionner ces maîtrises, impôts des contribuables aux associations et dans les cabinets ministériels.

Extrait d'un article (très complaisant) du Monde de Paris :

L’université Lumière - Lyon-II propose ainsi, depuis 2014, pas moins de sept maîtrises consacrées aux études de genre. « C’est le résultat d’une longue bagarre. La question du genre a mis du temps à être reconnue », relève Corinne Rostaing, responsable de la maîtrise Égales, orienté sur la lutte contre les discriminations. Avec Estelle Bonnet, responsable de la maîtrise en sociologie de l’égalité du genre et des organisations, elle avait dirigé plusieurs enquêtes sur l’égalité professionnelle auprès des entreprises. Les deux chercheuses avaient alors réalisé « qu’il y avait un vrai besoin de développer des métiers dans ce domaine ». « On a donc créé des parcours pour répondre aux besoins du marché et pour les décrypter », explique Estelle Bonnet.

Des maîtrises plus sélectives

Depuis, les candidatures affluent. En 2019, les responsables ont ainsi reçu 600 dossiers pour 129 places dans les sept maîtrises. De même pour la formation continue. « Il y a cinq ans, six personnes postulaient ; ils étaient quarante-cinq l’année dernière », précise Estelle Bonnet. Certains étudiants, professeurs, syndicalistes ou travailleurs sociaux sont désireux d’accroître leurs connaissances pour faire évoluer leur métier. D’autres, parfois en reconversion professionnelle, choisissent cette voie par curiosité intellectuelle, questionnement personnel ou militantisme.

C’est en traversant l’Atlantique que Lou Curien, 21 ans, a découvert les « gender studies » [c'est un journal de Paris, ça doit donc être en anglais] . Alors en échange à l’université de Montréal, au Canada, l’étudiante réalise que « non seulement il est possible d’étudier ces questions, mais qu’en plus des débouchés professionnels existent ». « Je veux en être », se dit-elle. À son retour à Lyon, la jeune diplômée d’une licence de philosophie intègre le maîtrise en sociologie de l’égalité, du genre et des organisations. Actuellement en première année, elle prépare un mémoire sur l’insertion professionnelle des femmes réfugiées. « Je n’ai pas encore de projet professionnel mais je suis confiante dans le sens où les métiers liés au genre sont des métiers d’avenir », assure-t-elle.

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Et l'angliche des eurocrates, c'est pour bientôt la sortie ?

Sans le moindre débat démocratique, l’Union européenne a basculé vers une hégémonie anglophone. Cette question est pourtant centrale et touche à l’identité des peuples. Le départ du Royaume-Uni peut-il changer la donne ?


Il est loin le temps où Umberto Eco pouvait proclamer, sans crainte d’être détrompé, « la langue de l’Europe c’est la traduction ». Désormais, au moins dans les institutions communautaires, c’est « Speak English or die », du nom d’un album du groupe rock Stormtrooper of Death. En quelques années, l’Union a basculé vers une hégémonie anglophone, sans qu’à aucun moment il n’y ait eu le moindre débat démocratique sur cette question pourtant centrale qui touche à l’identité des peuples. Le départ du Royaume-Uni peut-il changer la donne ?

« L’État profond » européen, celui des eurocrates et autres professionnels de l’Europe, ne l’entend pas de cette oreille à la fois parce que les (mauvaises) habitudes se prennent vite, mais aussi par crainte de voir le français reprendre la place qui était la sienne avant le grand élargissement de 2004.

Les Allemands, en particulier, qui savent que leur langue ne peut politiquement pas devenir la lingua franca de l’Union, sont parmi les plus farouches défenseurs de l’anglais afin de ne pas faire un cadeau aux Français…


Le « globish » règne en maître

Tout un argumentaire a donc été développé dès le lendemain du référendum de 2016 pour bétonner la place de l’anglais. D’abord, les défenseurs du statu quo font valoir que l’anglais n’étant plus la langue d’un grand pays, il devient neutre… Il fallait oser, car cela revient à reconnaître que jusque-là il ne l’était pas. Surtout, on se demande si, dans ce cas, il ne faudrait pas choisir le chinois comme langue de travail unique avant de ne pas avantager Irlandais, Maltais, Chypriotes, mais aussi les pays nordiques dont c’est la seconde langue maternelle…

Ensuite, affirment-ils, pourquoi modifier ce qui marche ? C’est confondre la cause et la conséquence : l’administration communautaire a imposé l’usage de l’anglais, ce n’est pas l’anglais qui s’est imposé tout seul. Chacun préfèrerait travailler dans sa langue ou du moins dans une langue qu’il maîtrise mieux que l’anglais. Beaucoup de fonctionnaires, de députés, de ministres peinent d’ailleurs à comprendre les subtilités juridiques des textes dont ils discutent voire, de plus en plus souvent, renoncent et font confiance à quelques « sachants ». En outre, il ne faut pas se tromper : l’anglais dont il s’agit n’a pas grand-chose à voir avec la langue de Shakespeare. À Bruxelles, c’est le globish qui règne en maître, une « langue » au vocabulaire et à la grammaire réduite devenue un nid à contresens.

À tel point que les « native English speaker » ont le plus grand mal à comprendre leurs interlocuteurs étrangers sans parler des interprètes et traducteurs de l’Union qui préféreraient que chacun parle sa langue, la seule que l’on maîtrise parfaitement. Le règne de ce globish s’est d’ailleurs traduit par un appauvrissement de la pensée européenne et de la qualité des textes juridiques dont beaucoup sont tout simplement intraduisibles dans les langues nationales. On oublie trop souvent que l’Union produit des normes obligatoires pour les citoyens de 27 pays, normes qui doivent être traduites pour être introduites dans les droits nationaux : le moindre contresens, la moindre incertitude peut avoir des conséquences pour la vie des citoyens et si le texte n’est pas compris de la même façon partout, il aboutit à maintenir la fragmentation du marché intérieur.

L’anglais n’est plus la langue officielle d’aucun état de l’UE

Enfin, dernière ligne de défense, le fameux règlement communautaire 58-1, le premier texte adopté par la Communauté économique européenne fixant les langues de l’Union. Comme il ne peut être modifié qu’à l’unanimité, les défenseurs de l’anglais pensent pouvoir dormir tranquilles. Le problème est qu’aucun des 27 États membres n’a notifié l’anglais comme langue officielle : pour l’Irlande, c’est le gaélique, pour Malte, le maltais, pour Chypre, le grec… Certes, ces pays pourraient notifier l’anglais comme seconde langue, mais cela risque d’ouvrir des revendications régionales difficilement maîtrisables (catalan, basque, corse, breton, etc.). Ce n’est pas un hasard si aucun pays n’a manifesté son intention de le faire.

Dès lors, continuer à utiliser l’anglais qui n’est la langue maternelle que de 7 millions de personnes sur un ensemble de 450 millions d’habitants n’a strictement plus aucun sens.

Autant dire que l’usage de l’anglais comme langue unique est à terme condamné, et ce, d’autant plus qu’on n’a jamais vu une langue s’imposer sans un grand État pour la soutenir. Le retour annoncé du multilinguisme et donc de la diversité culturelle, est sans doute l’une des meilleures nouvelles qui soient : contrairement à ce que pensent les eurocrates, on ne dirige pas un ensemble de 27 pays dans une langue que seule une minorité maîtrise. Cela s’appelle la démocratie.

Source : L'Écho (de la Bourse de Bruxelles)

Pour une poignée de féministes de plus en plus bruyante, l'hétérosexualité est une perversion et le mâle un ennemi

La semaine passée, Gabrielle Bouchard, l’homme qui se dit femme et qui est président·e de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a déclaré : « Les relations de couple hétérosexuelles sont vraiment violentes. En plus, la grande majorité sont des relations basées sur la religion. Il est peut-être temps d’avoir une conversation sur leur interdiction et abolition », a-t-elle écrit sur les médias sociaux.

Certains ont pu croire que le/la président·e de la FFQ faisait de la provocation. Mais pour une poignée de féministes de plus en plus bruyante, l’hétérosexualité est une perversion et le mâle un ennemi de la nature féminine. Perversion et nature, le langage n’est pas éloigné de la droite moralisatrice. 

On a donc, d’une part, ceux qui nous disent que l’homosexualité serait probablement innée et certainement pas un choix. Alors que d’autres nous disent que l’hétérosexualité serait le résultat d’un conditionnement social, état que l’on pourrait donc changer pour le plus grand bien de tant de femmes.
Certains, plus modérés, soutiennent que l’homosexualité et l’hétérosexualité sont le résultat d’un mélange d’attirances innées, mais également de facteurs environnementaux et de pressions sociales. Mais, si c’est le cas, pourquoi ne pas vouloir modifier les facteurs environnementaux et la pression sociale pour privilégier une orientation particulière ?


Une manifestation féministe non mixte, organisée en marge du contre-sommet du G7, Irún (Espagne), 22 août 2019.

Texte d’Isabelle Marlier est écrivain et ethnologue paru dans Causeur :
Le 23 novembre dernier, au cours de la manifestation organisée à Paris par le collectif # Noustoutes, les manifestantes brandissaient une belle collection de pancartes : entre les « Men are trash » [les hommes sont des ordures], « Leur haine, nos mortes », « Les femmes ont du sang entre les cuisses, les hommes en ont sur les mains », on lisait aussi « Je suis hétéro, c’est le drame de ma vie » et « Délivrez-nous du mâle, soyez lesbiennes ». Ce n’est un secret pour personne, les féministes occidentales ont une dent contre les hommes hétérosexuels. Contre le « système patriarcal », disent les plus modérées, mais puisqu’elles attribuent cette structure sociale aux hommes qui en seraient tant les fondateurs que les bénéficiaires exclusifs (à l’exception des femmes « victimes de misogynie intériorisée » ou qui coucheraient par opportunisme avec l’occupant), la distinction relève de la langue de bois. Le mâle, c’est le mal pour une minorité d’idéologues de plus en plus bruyantes et visibles, qui parviennent à fédérer des sympathisantes autour d’un concept, celui de « sororité », bien difficile à incarner sans la désignation, l’essentialisation et la diabolisation d’un ennemi commun — L’ennemi principal, comme le veut le titre d’un ouvrage de Christine Delphy. C’est à se demander quand seront proposées des thérapies pour guérir de l’hétérosexualité.


Ces derniers temps, en effet, se multiplient les pastilles vidéo et les articles de presse où des icônes de la cause — aux États-Unis comme en France — s’interrogent sur la « compatibilité entre idéaux féministes et couple hétérosexuel », et où l’hétérosexualité est présentée comme le produit d’un conditionnement social. Un festival organisé en septembre 2019 à Paris a ainsi proposé de « sortir de l’hétérosexualité » réduite à une « fiction politique » : « On parle beaucoup de genre, mais moins de la production des morphologies, des hormones ou du génome, qui sont également conditionnés par des politiques de contrainte des mouvements ou de l’alimentation des femmes, qui produisent au fur et à mesure des années une binarisation des corps. Les corps ne sont pas une donnée, mais des archives du sexisme et du patriarcat. […] L’hétérosexualité n’a qu’à bien se tenir ! »

La romancière Virginie Despentes, dans un récent volet du podcast « Les couilles sur la table », affirme que « toutes les femmes seraient lesbiennes sans injonction sociale à l’hétérosexualité » (sauf quelques « rares grandes amoureuses comme Béatrice Dalle »). Odile Fillod, chercheuse indépendante qui s’est spécialisée dans la réfutation d’études relatives aux différences d’origine biologique entre hommes et femmes, dit quant à elle qu’« on peut parfaitement imaginer que si […] la plupart des hommes sont attirés exclusivement par des femmes et réciproquement, c’est entièrement sous l’effet de l’injonction culturelle massive à l’identification à un genre et à la sexualité hétérosexuelle à laquelle sont soumis les êtres humains dès leur naissance ».

Bref, nous sommes de plus en plus abreuvés de discours qui nient la nature de l’hétérosexualité, certains n’hésitant pas à en faire une pathologie ou une déviance acquises, dont il faudrait impérativement se débarrasser [...]. Quand des féministes en lutte « contre les violences faites aux femmes » proposent de délivrer celles-ci du mâle en devenant lesbiennes, elles usent du même argument que les promoteurs des thérapies de conversion qui voient chez les lesbiennes des victimes d’abus sexuels. [...] Particulièrement inquiètes d’une diffusion des études de psychologie évolutionniste, qui risquerait de donner du grain à moudre aux conservateurs de tout bord [...], ces féministes leur en fournissent néanmoins par brouettes en défendant d’arrache-pied des thèses hors-sol [...].

Parallèlement à ces attaques, jusqu’ici principalement rhétoriques, contre l’hétérosexualité, on assiste au sein du mouvement féministe à une floraison d’idées et d’initiatives qui flirtent étroitement avec l’irrationnel via le regain de la sorcellerie, où les femmes se retrouvent associées à la nature comme sous la plume de philosophes phallocrates d’antan. Cet engouement, qui donne lieu à pléthore de publications et d’événements divers, est souvent relié en Occident francophone à l’ouvrage de Mona Chollet, dont la thèse téléologique (les chasses aux sorcières de la Renaissance sont des crimes de masse misogynes visant à exclure les femmes du travail salarié en vue de l’avènement du capitalisme) s’est vu réfutée illico par des travaux d’historiens. Qu’à cela ne tienne ! Même la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, confie sans fard dans les médias sa foi dans cette version chic et révisionniste d’un fléau social antédiluvien qui fait encore des mort(e)s aujourd’hui, notamment en Afrique. C’est d’ailleurs entourée d’artistes et d’intellectuelles que cette représentante du gouvernement a signé l’appel « Sorcières de tous les pays, unissons-nous ! » (où, reconnaissons-le, une petite place est faite aux femmes ostracisées, puis assassinées de nos jours par leurs proches et voisins, comme à la Renaissance, en vue de leur voler leur statut et/ou leurs biens).

Alors... à quand les séminaires de sorcellerie pour sortir de l’hétérosexualité ? À quand les stages écoféministes de « reconnexion profonde avec le vivant » où il sera psalmodié aux participantes que « ce n’est pas leur destin de faire leur vie avec des hommes et pour les hommes, et qu’il y a des marges de manœuvre à gagner : en devenant lesbienne et en construisant une vie commune avec d’autres femmes, mais aussi en faisant collectivement la critique de l’hétérosexualité pour montrer que ça n’a rien d’une évidence » ? À quand, au nom de la lutte « contre les violences faites aux femmes », les séances d’exorcisme pour chasser du corps et de l’âme des hétérosexuel (le) s le diable « patriarcal » ? Et au prix de quelles souffrances pour les en délivrer — en vain ?

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Pourquoi la lutte contre « les changements climatiques » n'unira pas le monde

Le professeur Jordan Peterson explique pourquoi le monde ne s'unira pas pour résoudre le problème complexe du changement climatique.



Utiliser la molette à droite sous la vidéo pour traduire automatiquement les sous-titres, la traduction automatique est raisonnablement bonne.


vendredi 31 janvier 2020

Le charabia de Fédération des femmes du Québec


Nous avons analysé quelques documents de la Fédération des femmes du Québec grâce à nos outils linguistiques de pointe pour y débusquer le jargon et les éléments de novlangue.

La liste des termes jargonneux provient principalement du programme des deux journées de formations qu’organise la FFQ le 27 et 28 mars 2020 à Sherbrooke (ou plutôt sur une « partie du N’dakinna, le territoire ancestral de la Nation Waban-Aki »), du Rapport d’activité 2018-2019 et de la boîte à outils de la FFQ.

Terme
Exemple
Afroféministe
Marlihan Lopez est une activiste afroféministe
Agentivité 
la décision de soutenir toutes les femmes dans leurs décisions et dans leur agentivité
reconnaissance de l’agentivité des femmes dans la prostitution/industrie du sexe
Ami·e
En devenant ami.e de la FFQ
le statut d’ami.e de la FFQ est fait pour vous
Blantriarcal
un cadre organisationnel interne blantriarcal, favorisant les rapports d’oppressions.
Citoyen·ne·s
l’ensemble des organisations d’un territoire ainsi que les citoyen.ne.s
Décoloniale
Militante féministe décoloniale et antiraciste
Extractivisme
Femmes en résistance contre l’extractivisme
Féministes réactionnaires
La #mexplication appliquée aux féministes réactionnaires

« montée d’un féminisme réactionnaire ou un féminisme identitaire » qui utilise les mêmes procédés qu’Éric Duhaime et Maxime Bernier...

[Puis, sans qu’on voie le rapport : mention des « Célèbres cinq », des féministes suffragettes de 1927]

« elles étaient eugénistes qui visaient à stériliser les femmes appartenant à des races qu’elles considéraient comme inférieures... »

[Quel rapport avec la situation actuelle ? Qui veut stériliser les femmes ? À part les écologistes, mais en les effrayant quant à l’avenir de la Terre-Mère...]

   
[Émission avec Gabrielle Bouchard, l’homme qui se dit femme et qui est président·e de la Fédération des femmes du Québec (FFQ),  à l’antenne CKIA 88,3 MF de « la seule matinale progressiste de Québec ». La FFQ (vos impôts) a participé aux frais de cette émission.]
Hétérocisnormativité
autres stratégies pour déconstruire notamment l’hétérocisnormativité prégnante de nos milieux de travail.
Hétérosexisme
éliminer le patriarcat et tous les autres systèmes d’oppression ou de domination avec lesquels il est imbriqué, comme le capitalisme, le racisme, l’impérialisme, l’hétérosexisme, le colonialisme, le capacitisme et l’âgisme qui fonctionnent ensemble pour marginaliser et exploiter les femmes éliminer le patriarcat et tous les autres systèmes d’oppression ou de domination avec lesquels il est imbriqué, comme le capitalisme, le racisme, l’impérialisme, l’hétérosexisme, le colonialisme, le capacitisme et l’âgisme qui fonctionnent ensemble pour marginaliser et exploiter les femmes aux plans sexuel, social, économique, culturel, politique et religieux.
Iel
Il est absolument essentiel de respecter les pronoms choisis par chaque personne (ex : elle, iel)

Séré Beauchesne Lévesque est un. e activiste trans non-binaire de Sherbrooke.

Iel a fondé le Groupe d’action trans  

Iel tient le blog Exaspérance trans.
Intersectionnalité
l’intersectionnalité dans nos prises de positions

Cet atelier est une initiation interactive qui permettra aux participantes de saisir la complexité de l’analyse intersectionnelle et de voir à travers des mises en situation réelles comment cette analyse est transversale à l’ensemble de nos champs d’action.

Actuellement elle occupe le poste de chargée des pratiques intersectionnelles  

L’environnement, c’est intersectionnel
Invisibilisant
Cela n’a pas empêché certains titres de presse de nous présenter comme une organisation pour la prostitution... en invisibilisant grossièrement le sens de notre proposition.
Lgbtqia2+
Faciliter le militantisme lgbtqia2+ : Des stratégies syndicales à mettre en place
Nombreuxes
nous sommes nombreuxes à bénéficier [sic, pâtir ?] de systèmes profondément inégalitaires
Pansexuelle
Une personne pansexuelle est attirée sexuellement par les personnes indépendamment de leur genre.
Racisées
les femmes racisées font face à plusieurs barrières : sous- représentées, confinées aux postes contractuels, non prises aux sérieux lorsqu’elles dénoncent le racisme/maintenir en emploi les femmes racisées  

une organisation féministe par et pour les femmes racisées engagées à créer des espaces inclusifs
Senti
Plusieurs gardiennes du senti seront présentes pendant le Forum. Les gardiennes du senti sont une ressource pour soutenir l’ensemble des participantes à créer un Forum sans oppressions.
Tokenisées
les femmes racisées font face à plusieurs barrières : [...]  « tokenisées »
Toustes
Si nous sommes toustes féministes, nous ne vivons pas pour autant toustes les mêmes oppressions

Quelles femmes du Québec cette FFQ extrémiste représente-t-elle encore ?

Ces projets sont rendus possibles grâce à vos impôts par le biais d’une subvention du ministère fédéral des Femmes et de l’Égalité des genres (oui, oui cela existe).





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Oréo propose une édition spéciale fierté LGBTQ2SA+ intitulée "Demandez-moi mes pronoms".

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Université Wilfred Laurier (Ontario) — S’opposer aux pronoms transgenres (Jordan Peterson), c’est comme Hitler...

L’Université Evergreen (États-Unis) et les dérives du progressisme militant, les professeurs s’y présentent avec leurs pronoms (genrés ou non...) Vidéo

Novlangue : afrodescendant


jeudi 30 janvier 2020

Enfants anxieux ? Normal... avec l'école et la société actuelles

Chronique de Denise Bombardier sur le fait qu’il y aurait entre 8 % et 14 % de petits Québécois qui sont considérés comme anxieux et traités pour celle-ci. Notons qu’il y a déjà plus de dix ans une étude internationale s’était penchée sur cette grande conquête québécoise, les garderies fortement subventionnées et syndicalisées, et avait découvert qu’un bambin sur 6 était déprimé ou anxieux. Une autre étude en 2015 soulignait une nouvelle fois les points négatifs des garderies dites universelles. Rappelons que les mères qui veulent garder elles-mêmes leurs enfants sont financièrement défavorisées par l’État québécois par rapport à celles qui confient leurs enfants en bas âge à des tiers dûment approuvés par l’État.


L’anxiété des enfants québécois est bien connue. Il y aurait entre 8 % et 14 % de petits qui ont reçu un diagnostic et ont ainsi été mis sous médication au Québec. Les causes sont multiples et le déni des adultes est évident. Personne ne veut être culpabilisé.

Éclatement de la famille

L’éclatement de la famille y joue un rôle. Plus de la moitié des enfants assistent à la rupture de leurs parents. À 12 ans, certains ont traversé parfois trois ou quatre ruptures amoureuses d’un parent. Ils ont dû s’adapter à de nouveaux conjoints et ont vu défiler des grands-parents, demi-sœurs et demi-frères passagers.
« À la maison, je m’ennuie !
À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30

Maternelles gouvernementales

À l’école, des enfants de maternelle à Montréal ont subi neuf suppléants depuis septembre dernier faute d’enseignants permanents.

Écoanxiété entretenue

De plus, les discussions sur l’environnement, qui devraient être à l’initiative d’enseignants responsables et rassurants, plongent de nombreux enfants dans l’écoanxiété. Celle-ci est aussi relayée par les médias portés à dramatiser la santé de la planète pour un public très diversifié. Et l’enfer d’antan est remplacé par l’apocalypse planétaire prophétisée par la jeune et perturbée Greta Thunberg.

École du correctivisme politique, LGBTQ

En classe, l’enseignement impose la rectitude politique nourrie du relativisme. Des enfants se font mettre en garde contre l’intolérance par des enseignants adeptes de la fluidité des genres. Exit le féminin et le masculin.

Les enfants apprennent le libre choix. « Je serai bisexuelle quand je serai grande », a déclaré une fillette de 11 ans, entendue par hasard à Radio-Canada la semaine dernière.

Une garderie de Notre-Dame-de-Grâce reçoit régulièrement une drag queen [un travesti] avec la bénédiction de la directrice et l’assentiment des parents. Le travelo lit des contes aux enfants bluffés par son déguisement.

SQDC = Société gouvernementale québécoise qui vend du cannabis


Faut-il se surprendre que ce regain d’anxiété se poursuive chez les adolescents qui auront, eux, à 21 ans, la possibilité légale de se déstresser en fumant des joints ? Du moins, ils l’espèrent.

Au secours !



Une nouvelle étude souligne les conséquences néfastes des garderies « universelles » québécoises

Les enfants québécois surmédicamentés, selon des pédiatres



Manifeste contre le dogmatisme universitaire

Il faut subir son temps pour agir sur lui », nous disait Sainte-Beuve au XIXe siècle. Ce propos ne pourrait être plus vrai pour nombre d’étudiants actuels qui ont le malheur de ne pas souscrire à l’idéologie universitaire dominante. En effet, beaucoup de départements d’arts, de sciences humaines et de droit dans les universités et les cégeps sont, depuis plusieurs années, noyautés par des professeurs de la gauche postmoderne.

Ayant réussi à monopoliser les lieux de pouvoir, ils sélectionnent minutieusement leurs camarades idéologiques au sein du corps professoral. Véritables apôtres de la tolérance, ces enseignants ont ironiquement du mal à tolérer toute forme de pensée contraire à la leur. Leurs opinions sont présentées comme des faits, et les faits sont délogés au statut de « construction sociale ».

Amateurs de l’intersectionnalité, ils accumulent les luttes victimistes propulsées par les campus américains, tout en évitant soigneusement d’aborder la question de la subordination du Québec au Canada. On ne sélectionne que les victimes utiles pour mieux resserrer le cilice de la mauvaise conscience occidentale.

Ce qui s’avérait n’être d’abord qu’une mode idéologique tend de plus en plus à se cristalliser et à étendre ses tentacules. C’est l’extension du domaine de la lutte pour la reconnaissance. Tout comme l’avare n’est jamais assez riche en argent, le professeur n’est jamais trop bien nanti en signaux de vertu. Le goût prononcé pour l’école anglo-saxonne, de par sa présence hégémonique, révèle une forme avancée de colonisation mentale.

Les universités et les cégeps québécois n’ont ainsi de français que le nom : pratiquement tout l’esprit est maintenant soumis à l’Empire. En témoignent l’indifférence aux penseurs français et la tombée en pâmoison devant les real thinkers américains. Au mieux, les Français ne sont lus que lorsqu’ils font preuve d’anglophilie bien affichée. C’est un fait : le Bob Gratton de 2020 possède une charge de cours.

Novlangue

Dans ce sillage, la novlangue s’enrichit d’année en année : islamophobie, transphobie, décolonialisme, capacitisme, spécisme, séparatisme lesbien et système de domination genrée ne sont là que quelques termes du volapük universitaire. L’indifférenciation fait son œuvre : il n’y a plus d’hommes et de femmes, simples sexes désignés à la naissance, ne reste que des genres fluidifiés dans les théories absconses.

C’est le retour au chaos originel, où la discrimination n’est pas de ce monde. Cette aspiration régressive fait même l’objet de programmes d’études féministes et de genres. En ce qui concerne les autres programmes, la matière est désincarnée et mortifiée au nom de la théorie critique : c’est l’âme de l’élève qui s’en trouve désarmée. La déconnexion au peuple est totale, autant que la simple considération, celui-ci n’étant après tout qu’un construit.

Le Québécois est réduit à l’état d’homme blanc privilégié, piétinant un territoire autochtone non cédé. Exit la réalité historique et la nuance : le réflexe autopénitentiel est de mise pour sauver nos âmes. Dans ce contexte, l’Histoire se répète, car après avoir une fois de plus perdu la mémoire, le peuple québécois se retrouve déboussolé, en perte de repères et faisant face à de graves dangers qui menacent son existence précaire.

Évoquer ce genre de problèmes fait l’objet de suspicion dans les établissements postsecondaires. Défendre une terre et son identité nationale ne suscite que roulements d’yeux et soupirs agacés, lorsque ce n’est pas une pluie d’invectives qui s’abat sur le dissident ou sa prise à partie par les autorités. Remettre en question la religion du Progrès déclenche un ahurissement généralisé devant une jeunesse écoanxieuse et manichéenne, au bas niveau de littératie.

Dissidence

Nous, jeunes signataires nationalistes, étudiants et finissants d’études postsecondaires, proclamons notre devoir de dissidence. Nous n’écrivons pas pour nous victimiser et nous plaindre d’une atteinte à nos droits. Non plus pour remplacer une idéologie par une autre. Nous ne nous asphyxions pas, mais l’air est vicié.

En bons écologistes, permettez-nous de préférer un air sain. Nous signons ce texte parce que nous savons que la médiocrité n’a pas vocation à l’éternité. Nous lançons ce manifeste pour encourager nos pairs à démolir le temple de la rectitude politique. Ils doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls. En temps d’incertitude et de tourmente, que Louis Pauwels les rassure : « il nage forcément à contre-courant, celui qui se dirige vers la source ».

Car lorsque l’un des nôtres ose remettre en question l’ordre établi, que ce soit par des conférences « controversées », des travaux aux thèses divergentes ou même l’expression d’une opinion discordante, son action ne demeure pas vaine. Chaque fois, ce sont les colonnes de l’empire du politiquement correct qui s’en trouvent ébranlées.

« Lentement la brèche s’élargit, se rétrécit, s’élargit encore. […] À nous l’imprévisible passion ; à nous le risque total dans le refus global », scandaient nos ancêtres en 1948. Soixante-dix ans plus tard, nous sommes toujours au poste. Face au dogmatisme global, nous opposons la responsabilité entière.

Que les nouveaux curés se le tiennent pour dit : nous ne céderons rien, nous ne reculerons pas, nous ne nous tairons pas, nous ne donnerons aucun gage de respectabilité. Les universités et les cégeps doivent être le lieu de la pluralité des opinions et de leur échange dans un cadre respectueux et juste. Sans quoi, il faudra changer leur nom pour camps de rééducation. Nous ne voulons pas en arriver là.

Jordanne Blais-Rochefort, étudiante en science politique et philosophie, Université de Montréal
Gabriel Jarvis, étudiant en enseignement secondaire de l’Univers social, Université de Montréal
Philippe Lorange, étudiant en science politique et philosophie, Université de Montréal
Claude Pelletier, étudiant en administration publique, ENAP
Samuel Vanasse, bachelier en philosophie, UQAM
Jérémie Allaire-Ménard, réalisateur
Tristan Ampleman-Tremblay, étudiant en Philosophie, Université Laval
Antoine Arbour, étudiant en Affaires publiques et Relations internationales, Université Laval
Guillaume Bédard, étudiant en Économie et politique, Université Laval
François-Xavier Bélanger, étudiant
Maxime Bell, étudiant en Sciences, lettres et arts, Cégep Lionel-Groulx
Vincent Benatar, étudiant en Administration, UQÀM
Maé Bonnet, étudiante en Sciences humaines, Cégep Limoilou
Félix Brassard, cinéaste
Ariane Brochu, étudiante en Sciences humaines, Cégep régional de Lanaudière à l’Assomption
Éric Chalut, musicien
Riccardo Chmielowiec, étudiant en Littérature comparée, UdeM
Jordan Craig Larouche, étudiant en Sciences humaines, Cégep Lionel-Groulx
Wolfgang D’Aoust, étudiant en Cinéma, Cégep Saint-Laurent
Vincent D’Astous, étudiant en Philosophie, Université Laval
Jean-Philip Desjardins-Warren, étudiant en Histoire, UQÀM
Mathieu Desroches, étudiant en Sciences économiques, UdeM
Orian Dorais, étudiant en Cinéma, UdeM
Léonard Duchesneau, étudiant en Urbanisme, UdeM
Philibert Dumontier-Ménard, étudiant en Science politique et philosophie, UdeM
Lukas Gagnon, étudiant en Droit, UdeM
Morgane Gauvin, étudiante en Langues modernes, Cégep Limoilou
François Gervais, étudiant en Histoire et civilisation, Cégep Lionel-Groulx
Marc-Antoine Gervais, étudiant en Enseignement secondaire de l’Univers social, UdeM
Samuel Hamelin, étudiant en Enseignement secondaire de l’Univers social, UdeM
Olivier Jolicoeur, étudiant en Géographie, UdeM
Alexis Kelly, étudiant en Histoire et civilisation, Cégep du Vieux-Montréal
Tomas Labelle, étudiant en Histoire, UdeM
Gabriel Laflamme, étudiant en Arts, lettres et communications, Cégep Limoilou
Matthieu Laflamme-Boucher, étudiant en Sciences économiques, UdeM
Olivier Lamanque Galarneau, étudiant en Histoire, UdeM
Mark Landry, étudiant, Montréal
Michaël Lauzon, ex-étudiant en Sociologie
William Lauzon, étudiant en Génie chimique, Université de Sherbrooke
Philippe Lavoie, étudiant en Immigration et relations interethniques, UQÀM
Léo Leclerc, étudiant en Questions internationales, Cégep du Vieux-Montréal
Maxime Lépine, caméraman
Louis-Philippe Le Sieur, étudiant
Félix L’Heureux Bilodeau, étudiant en Génie agroenvironnemental, Université Laval
Olivier Malo, LL. B, Université Laval
Samuel Massicotte, historien et étudiant en Enseignement secondaire
Yassir Najmaoui, étudiant en Génie informatique, Université de Sherbrooke
Isaac Prasow-Émond, étudiant en Science politique et philosophie, UdeM
Félix Racine, étudiant en Science politique et philosophie, UdeM
Samuel Rasmussen, étudiant à l’École de Politique appliquée de l’Université de Sherbrooke
Jonathan Raymond, étudiant en Électronique industrielle, Cégep de Sherbrooke
Nicolas Rioux, étudiant en Droit public, Université d’Ottawa
Benjamin Roy, étudiant en Science politique, UdeM
David Santarossa, enseignant au secondaire
Aram Shoujounian, étudiant en Études internationales, UdeM
Marius Tarigradschi, étudiant en Économie politique, UdeM
Sacha Thibault, ancien président du Forum Jeunesse du Bloc Québécois
Maxence Toureche, étudiant en Science politique, UdeM
Anthony Tremblay, ex-étudiant en Études politiques appliquées, Université de Sherbrooke
Natasha Tremblay, étudiante en Littérature anglaise et création littéraire, Université Concordia
Samuel Turcotte, étudiant en Économie politique, UdeM
Maxance Vincent, étudiant en Cinéma, UdeM

« L’essentiel est d’aider les jeunes à avoir confiance en eux »

Quelle est la mission de l’école catholique ?

Quels objectifs pour le développement des jeunes ?

Parmi les acteurs des communautés éducatives des écoles, des collèges et des lycées, les animateurs en pastorale scolaire ont une place toute particulière. Cécile de Vitton, animatrice en pastorale chrétienne au Lycée Professionnel Joseph Wrezinski à Angers, est l’invitée de Geoffroy d’Aillières. Parmi les objectifs de son action, aider les jeunes à avoir une meilleure estime d’eux-mêmes. Un des axes forts du projet de l’enseignement catholique, centré sur la dignité de la personne.



Inquiets pour la planète contre inquiets pour leur patrie

La chro­nique d’Éric Zem­mour sur le dernier livre de Régis Debray, Le Siècle Vert.

Pas un jour sans sa une alarmante. Pas un jour sans son incendie dévastateur. Pas un jour sans son espèce animale qui disparaît. Pas un jour sans sa prophétie apocalyptique du GIEC. Pas un jour sans son ouverture d’un nouveau magasin bio. Pas un jour sans son discours vindicatif de la demoiselle Thunberg. Pas un jour sans son émission de télévision sur le réchauffement climatique. Pas un jour dans les écoles de nos enfants sans sa leçon sur le « développement durable ».

L’écologie matin, midi et soir. Notre maison brûle et tout le monde est sommé de ne pas regarder ailleurs. On y verra au choix la prise de conscience d’une question de vie ou de mort ou la puissance inédite d’une machine de propagande bien huilée. À chacun d’entre nous est intimé l’ordre de se positionner. Les climatosceptiques sont excommuniés comme jadis les libertins athées. Les dévots de la religion verte ne tolèrent ni les tièdes ni les incroyants. Toute contestation rationnelle est bannie ; toute ironie est suspecte. On peut les tuer d’un mot de mépris assassin qui tombe comme le couperet de la guillotine : « OK boomer ! » Ce qui signifie : tu n’as pas le droit à la parole, toi qui, grandi dans l’Occident d’après-guerre (les fameux baby-boomers !) as largement profité de la société de consommation sur le dos de cette pauvre planète et des générations suivantes.

Vestales du culte de la Terre-Mère à Davos (avant rognage par l'agence de presse AP)


C’est pourtant la quintessence du baby-boomer, son incarnation très « French touch », l’homme qui côtoya Fidel Castro et Che Guevara dans les années 1960, François Mitterrand et Jean Paul Sartre dans les années 1970, Régis Debray, qui relève le gant vert. Il ne défie pas nos nouveaux maîtres sur le champ de bataille ; il a remisé depuis longtemps au clou la Kalachnikov de sa jeunesse. Courageux, mais pas téméraire. Il utilise l’arme favorite de Voltaire contre une Église encore puissante : l’ironie.

Une ironie grinçante dès la première phrase qui parodie la célèbre ouverture du manifeste communiste de Karl Marx : « Un spectre hante l’Occident : l’effondrement du système Terre. » [La phrase de Marx est « Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme ».]

Une ironie qui court tout au long du court tract. Une ironie qui fait rire : « Au “Ah ça ira ! Ça ira !” succède le “Ah ça triera, ça triera !” ». Une ironie qui fait mouche : « Pendant un millénaire, l’homme moral s’est demandé : “Où en suis-je avec Dieu ?” Puis, à partir de la Renaissance : “Où en suis-je avec mes congénères ?” Et aujourd’hui “Où en suis-je avec les animaux ?” »

Une ironie qui fait peur : « La prime à l’immature paraît augmenter chaque année (…). Avec le tous-ado de rigueur, il devient clair que l’adulte est lui aussi une espèce menacée. »

L’ancien adorateur de l’Histoire et du Prolétariat a tout pour détester les adorateurs des arbres et des ours. Mais il n’ose pas les prendre de front. Peur de passer pour un « vieux con ».

Peur de se mettre à dos la jeunesse. Peur de perdre sa médaille d’homme de gauche, alors que le lettré qu’il est ne peut ignorer que cette vague verte est profondément réactionnaire : « Nous revenons au fétichisme de nos ancêtres. »

Vestales du culte de la Terre-Mère à Davos (après rognage par l'agence de presse AP)

Alors, il biaise ; après l’ironie, il s’essaie à la pédagogie : « Ne sous-estimons pas l’ingéniosité de l’homo sapiens. Les enfants de la révolution néolithique, que nous sommes tous, se rappellent-ils le considérable réchauffement climatique correspondant à la fin de l’ère glaciaire, au paléolithique supérieur ? Les mammouths s’en sont allés, avec le gros gibier, mettant les chasseurs-cueilleurs à la peine (…). » Et après avoir décrit la naissance de notre civilisation de sédentaires agriculteurs, il conclut : « Sur le terrain d’un malheur il arrive ainsi qu’on rebondisse, en extrayant d’un pire un mieux. »

Mais il sait ses efforts inutiles. Il rend les armes. Il reconnaît dans cette idéologie verte l’avènement contemporain d’une société féminisée, mais s’empresse de croire (ou fait-il mine d’y croire ?) que cela nous protège contre la contagion djihadiste alors qu’au contraire c’est la faiblesse féminine, pacifique et tolérante, de nos sociétés qui favorise son expansion.

« La peur est un réveille-matin », nous dit très justement Debray. C’est elle qui tient nos sociétés loin de l’endormissement et de la mort. La peur des rouges et la peur des bourgeois, la peur des curés et la peur des bouffeurs de curés, autant de peurs qui ont structuré notre passé politique depuis deux siècles. L’avenir idéologique et politique sonnera l’affrontement entre deux nouvelles peurs. Ceux qui ont peur pour la planète et ceux qui ont peur pour leur patrie.

Ceux qui se sentent plus proches des animaux et ceux qui se sentent plus proches des Français. Ceux qui craignent le grand réchauffement et ceux qui craignent le grand remplacement.

En Allemagne, les deux partis qui montent sont les Verts et l’AfD, au détriment du duo hégémonique des Trente Glorieuses, CDU et SPD. Aux dernières européennes, en France, les grands vainqueurs ont été les listes du RN Bardella et de l’écologiste Jadot.

« Le culte de la jeunesse aura été le nom du fascisme sous toutes ses couleurs. » Debray sait de quoi il parle. Il a connu les totalitarismes rouges de près. Et voit arriver son héritier vert : « Nous changeons d’englobant. Nous avions vécu sous la cloche de l’Histoire ; nous vivrons sous celle de la Nature. » Le siècle vert succède au siècle rouge. « Théocratie, idéocratie, et demain biocratie ? » Hier, les Gardes rouges, aujourd’hui et demain les Khmers verts ? Et encore, ne nous dit-il pas que souvent, ce sont les mêmes qui sont passés du rouge désabusé au vert exalté.

Debray, revenu de tout, essaie de passer entre les gouttes. Il est trop patriote pour le nouvel universalisme vert ; il est trop universaliste pour les patriotes d’aujourd’hui et de demain. Il cite son cher Paul Valéry : « Le monde ne vaut que par les extrêmes (...) et ne dure que par les modérés. » Le jeune extrême qu’il fut est devenu un vieux modéré qui regarde ses successeurs avec un mélange
indistinct de frayeur et de tendresse.





Le Siècle Vert : Un changement de civilisation
de Régis Debray
publié le 9 janvier 2020
chez Gallimard
à Paris,
64 pages
ISBN-13 : 978-2072879289


mercredi 29 janvier 2020

Gigantesque étude : il n'existe pas de gène « gay » (rediff)

En 1993, une étude sur 40 familles avait cru identifier un lieu unique, le gène Xq28, définissant l’orientation sexuelle.

Cette étude permettait de confondre certains « homophobes » qui voulaient ramener des homosexuels sur le « bon chemin » en leur disant que ces efforts seraient vains puisque ces homosexuels étaient nés ainsi; leur homosexualité n’était en rien une affaire de choix ou de mauvaises influences.

Une nouvelle et gigantesque analyse réfute ce modèle génétique simpliste.

C’est la conclusion d’une analyse réalisée sur un demi-million de profils ADN par un groupe de chercheurs en Europe et aux États-Unis, et dont la publication en août 2019 par la prestigieuse revue Science vise à enterrer l’idée née dans les années 1990 qu’il existe un « gène gay » aussi prévisible que ce qui existe pour la couleur des yeux. « Il est de facto impossible de prédire l’orientation sexuelle d’une personne d’après son génome », dit Ben Neale, membre du Broad Institute d’Harvard et du MIT, l’un des nombreux établissements dont sont issus les auteurs.

L’orientation sexuelle pourrait bien avoir une composante génétique, disent les chercheurs, confirmant des études précédentes plus petites, notamment sur des jumeaux. C’est le cas de nombreux autres traits, voir Pourquoi l’éducation jouerait un rôle moins important qu’on ne le pense.

Mais cette composante dépend d’une myriade de gènes et de l’environnement où la personne grandit. « Il n’y a pas de gène homosexuel unique, mais de nombreux petits effets génétiques répartis dans le génome », explique Ben Neale. À cela s’ajoute un facteur essentiel : l’environnement dans lequel une personne grandit et vit.

Pour mieux expliquer, les chercheurs comparent à la taille : l’effet génétique est indiscutable, puisque votre taille est liée à celle de vos parents. Mais la génétique n’explique pas tout : votre nutrition pendant l’enfance aura un impact important. C’est ce que les scientifiques appellent l’environnement. Idem pour le risque cardiaque : des gènes créent des prédispositions, mais votre style de vie, comme votre alimentation, a un rôle plus grand encore.

La nouvelle analyse statistique a permis de découvrir cinq positions précises sur nos chromosomes, appelées locus, qui apparaissent clairement liées à l’orientation sexuelle, bien qu’ayant chacune une influence « très petite ». Biologiquement, il se trouve qu’un marqueur est aussi associé à la perte de cheveux, ce qui suggère un lien avec la régulation des hormones sexuelles. Vraisemblablement, il existe des centaines ou des milliers d’autres marqueurs, que de futures analyses sur de plus grandes banques ADN pourraient un jour découvrir.

« C’est un comportement complexe où la génétique joue un rôle, mais probablement de façon minoritaire. L’effet de l’environnement existe, mais on n’arrive pas à le mesurer exactement », ajoute Fah Sathirapongsasuti, scientifique de 23andme.com, un site de tests ADN qui a contribué à l’étude avec des profils génétiques de clients (volontaires).

Le gros de l’analyse a été fait sur des hommes et femmes de la banque britannique UK Biobank, en majorité d’origine européenne, qui avaient répondu à la question : avez-vous déjà eu une relation sexuelle avec une personne du même sexe ?

Voir aussi

Étude sur les maladies liées à l’activité homosexuelle masculine (MST, cancer)

Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques

États-Unis — les homosexuels nettement moins heureux que les hétérosexuels

Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

LGBT — Davantage exposés aux problèmes de santé, de tabagisme et d’alcoolisme

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d’homosexuels
Le cours d’éducation sexuelle ontarien évite-t-il l’augmentation du nombre de maladies vénériennes ? (Réponse sans surprise : non)

Enfants de couples homosexuels : « toutes les études [militantes] sont invalides »

VIH : En Île-de-France, 80 fois plus de contaminations chez les homosexuels

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

À la lumière de six études Remafedi trouve que le suicide chez les jeunes homosexuels s’explique peu par l’homophobie, mais davantage par la prostitution, la famille désunie, l’agression sexuelle en bas âge, les peines d’amour et l’étiquetage prématuré de l’orientation sexuelle.