mercredi 30 mars 2022

Étude — faire du vélo réduit-il vraiment les besoins en énergie ?

Le remplacement de la voiture par le vélo est fréquemment promu comme moyen de réduire la consommation d'énergie et la dégradation associée de l'environnement. 

Un article de Karl T. Ulrich de la Wharton School a évalué l'ampleur de cet effet. L'analyse tient compte des effets de premier ordre dus aux besoins énergétiques considérablement plus faibles du transport à vélo par rapport à l'automobile. Les avantages environnementaux de l'énergie humaine sont cependant fortement couplés aux coûts environnementaux de l'augmentation de la population, en raison de la longévité accrue de ceux qui pratiquent une activité physique.

Paradoxalement, l'utilisation accrue de la force humaine pour le transport est peu susceptible de réduire sensiblement la consommation d'énergie en raison de cet effet de second ordre. Le transport à propulsion humaine est donc moins un enjeu environnemental qu'un enjeu de santé publique. 

L'interaction entre la longévité et l'impact environnemental est une caractéristique centrale des objectifs sociétaux contradictoires d'amélioration de la santé humaine et d'augmentation de la durabilité environnementale.

Source : The Environmental Paradox of Bicycling


Dingo chez Disney : militantisme pro-LGBTQ2SAI+ à tous les étages ?

La présidente de Disney veut un quota de 50 % de personnages LGBT et issus des minorités raciales

Un journaliste du magazine City Journal s’est procuré une vidéo réservée aux travailleurs de Disney dans laquelle la présidente du groupe, Karey Burke, indique qu’elle souhaite plus de personnages LGBTQ+, notamment dans les rôles principaux de ses productions.

« On ne se permet pas de retourner en arrière. » C’est ce qu’a assuré la présidente de Disney, Karey Burke. Cette cadre dirigeante du groupe a pris la parole dans une vidéo interne à Disney, que s’est procuré le journaliste du magazine City Journal, Christopher F. Rufo. Il a publié un extrait sur son compte Twitter, mardi 29 mars, affirmant que Karey Burke voudrait « un quota minimum de 50 % de personnages LGBTQ+ et issus des minorités raciales ». La présidente de Disney a en tout cas déclaré dans l’extrait vidéo : « En tant que mère de deux enfants queer, un transgenre et un pansexuel (…) je me sens responsable de parler pour eux. » Si elle s’est réjouie de voir que Disney a déjà « beaucoup » de personnages représentant la communauté LGBTQ+, Karey Burke aimerait davantage de personnages principaux de la même sorte.

Disney s’engage à abroger une loi

En Floride, un nouveau texte de loi a été adopté au début du mois de mars. Cette loi nommée « Don’t Say Gay » – « ne parlez pas des gays » – compte interdire l’enseignement sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les écoles publiques. Mais Disney ne l’entend pas de cette oreille. L’entreprise a un poids considérable en Floride, notamment grâce à ses parcs d’attractions situés à Orlando. Disney s’est récemment engagé à faire abroger la loi. « Nous sommes déterminés à défendre les droits et la sécurité des membres LGBTQ+ de la famille Disney, ainsi que de la communauté LGBTQ+ en Floride et dans tout le pays », avait annoncé Disney le 11 mars dernier, comme le relaie La Libre

 

lundi 28 mars 2022

Éric Dénécé sur les causes du conflit en Ukraine : les responsabilités sont très largement partagées

Pour Éric Dénécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement : « Dans la manière dont les faits sont présentés aujourd’hui, Poutine porte tous les torts alors que les responsabilités sont très largement partagées […] notamment par les États-Unis ».

 

Éric Dénécé rejoint globalement l'avis de l'éminent géopolitologue John Mearsheimer. John Mearsheimer est professeur de sciences politiques à l'université de Chicago.

John Mearsheimer : Les causes du conflit en Ukraine


Plus aucun professeur d'histoire du Québec à l'université de Montréal ? (m à j)

Une polémique est née autour de cette question soulevée par Mario Dumont.


Depuis quelques années, des gens du monde des sciences sociales se questionnent sur le fait que l’Université de Montréal n’aurait plus de professeur spécialiste de l’histoire du Québec. Rien sur le parcours d’un peuple parlant français contre vents et marées, des plaines d’Abraham jusqu’au rapport Durham, de la Confédération jusqu’à aujourd’hui.

La plus grande université francophone en Amérique embauche des experts de l’histoire qui étudient tous les thèmes populaires dans le mouvement woke, des spécialistes de l’histoire de tous les coins de la planète, mais aucun historien de l’histoire du Québec...

Pourtant, l’Université de Montréal a accueilli en ses rangs plusieurs grands historiens du Québec. Des piliers comme Maurice Séguin et Michel Brunet, qui ont documenté les effets de la Conquête sur les Canadiens français. Ou Guy Frégault qui a scruté notre histoire nationale en plus de mettre la loupe sur le rôle de grands personnages du passé québécois.

Il faut sans doute se pencher sur le financement fédéral (pardon canado-anglais) de la recherche et des chaires de professeur dans les universités québécoises...

Source : Journal de Montréal, Mario Dumont


dimanche 27 mars 2022

L'expérience allemande des énergies renouvelables est terminée

D'ici 2025, l'Allemagne aura dépensé 580 milliards de dollars pour produire l'électricité près de 2 fois plus chère et 10 fois plus carbonée que celle produite par la France.

La raison pour laquelle les énergies renouvelables ne peuvent pas alimenter la civilisation moderne est qu'elles n'ont jamais été conçues pour le faire.

C'est ce qu'affirmait l'essayiste Michael Shellenberger dans un texte publié il y a 2 ans.

« Gâchis en Allemagne » titrait le grand hebdomadaire Spiegel

samedi 26 mars 2022

Ukraine — vidéos en français ou sous-titrées en français

Régis Le Sommier : « Il y avait moyen d’éviter cette guerre. Même le président Zelensky est prêt à négocier sur la question du Donbass. » Oui, il est certain que les Européens sont les grands perdants de ce conflit et auraient dû faire pression sur l’Ukraine pour appliquer les accords de paix de Minsk. Mais était-ce l’intérêt des faucons de Washington ?

Témoignages de civils ayant fui Marioupol — 23 mars 2022

« Il va y avoir une crise épouvantable de la nourriture. On rentre dans une période de famine dans tous les pays du monde », de déclarer Charles Gave. Pour Charles gave, l’augmentation des prix de l’énergie en Europe (le gaz russe livré par gazoduc sur des contrats à long terme était relativement bon marché) rendra l’Europe encore moins concurrentielle. Les sanctions économiques monétaires (la saisie des réserves russes en euros et en dollar) sapent la confiance et le rôle des monnaies occidentales et donc leur domination.

Vladimir Fédorovski, ancien diplomate russe sous Gorbatchev, est un critique de Poutine. Il encense le rôle de Macron. Cnews, 26/III/2022

Civils à Marioupol : Azov nous tirait dessus, ils ont tout détruit

« C’était vraiment terrible », une habitante de Marioupol raconte les atrocités d'Azov, 23/III/2022

La bataille de Marioupol : au cœur des forces russes du Donbass (Ce reportage a failli ne jamais sortir en raison des pressions innombrables.)

Soldats ukrainiens tirent dans les jambes de soldats russes faits prisonniers. « Nous avons de bonnes raisons de croire que cette vidéo est authentique. » (http://Bild.de) Vidéo sous-titrée en français.

Comme le rapporte notamment l'agence de presse Reuters, sur ces images difficilement soutenables apparues sur les réseaux sociaux, on peut voir des prisonniers se faire tirer dans les jambes par des hommes armés. Une autre séquence montre des hommes blessés aux jambes interrogés pendant qu'ils se vident de leur sang. Les vidéos ont été très largement partagées — cumulant plus d'un million de vues sur Twitter — sans qu'il soit pour l'heure possible d'avoir plus d'informations sur leur provenance. «Ces images sont assez monstrueuses. Il est certain qu'elles doivent faire l’objet d’une évaluation juridique et que ceux qui ont pris part à ces tortures doivent être poursuivis. Et ils devraient être tenus responsables de leurs actions», a déclaré en outre Dmitri Peskov. Sans mentionner spécifiquement cette affaire, le conseiller de la présidence ukrainienne Oleksi Arestovitch avait pour sa part tenu à rappeler aux combattants de la partie ukrainienne au cours de son briefing du 27 mars que la maltraitance de prisonniers est un crime de guerre imprescriptible et non amnistiable. Il a rappelé en outre que l'Ukraine devait traiter les prisonniers conformément à la Convention de Genève et ce quel que soit les motifs personnels de ceux qui combattent.

Pour Éric Dénécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement : « Dans la manière dont les faits sont présentés aujourd’hui, Poutine porte tous les torts alors que les responsabilités sont très largement partagées […] notamment par les États-Unis ».

 


« Ici les maths c’est beaucoup plus facile qu’en Ukraine »

vendredi 25 mars 2022

Chine ou les États-Unis comme principal partenaire commercial : évolution de 2000 à 2020

Carte montrant l’évolution entre 2000 et 2020 du principal partenaire commercial des pays du monde d’entre la Chine et les États-Unis.
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