jeudi 12 septembre 2013

Djemila Benhabib : « Les prières en conseil municipal au Québec, une crispation identitaire »

Selon Djemila Benhabib, interrogée ce matin à l'antenne de Radio-Canada, il serait temps que le Québec se penche sur la question de la laïcité pour prévenir les dérives.

« Je vois au Québec des phénomènes inquiétants, comme l'intégrisme religieux. Des conférenciers qui viennent déverser leur haine, leur rhétorique méprisante à l'égard des femmes, on ne voyait pas ça il y a quelques années. Cette manifestation de l'intégrisme musulman a donné naissance à une nouvelle forme d'intolérance chez les catholiques. Par exemple, les prières dans les conseils municipaux. Il y a quelques années, on ne sentait pas cette crispation identitaire. À une identité, je t'envoie une autre identité. Il faut apprendre à vivre ensemble », conclut-elle.

Mme Benhabib était en France quand elle a proféré ces paroles. Il est également vrai qu'elle est une immigrante récente. Mais quand on veut donner des leçons, il faudrait quand même savoir que ces prières n'ont rien de nouveau, existent depuis des décennies, voire des siècles, au Québec et se pratiquaient très largement sans que cela ne suscite la moindre crispation.

Sauf peut-être chez les laïcards.

Car enfin l'affaire de la prière en conseil municipal est née d'une crispation laïciste, le fait de rares militants que cette courte prière horripilait. On retrouvera ici un historique de la croisade du Mouvement laïque Québec en la matière contre la ville de Saguenay et celle de Laval. On remarquera que le MLQ ne s'en prend qu'à la religion catholique apparemment.

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France — « L'école malade de la gauche »

Pour l'hebdomadaire Valeurs actuelles, la gauche a mis l’école au service de son projet de « transformation sociale ». Elle s’attache à ruiner la transmission des savoirs alors que la qualité de l'enseignement semble se dégrader.

Échec de l'école d'État

« Au terme de la scolarité dite obligatoire, et quels que soient leurs parcours, collégiens et lycéens maîtrisent souvent mal et trop souvent pas du tout les savoirs de base », constatait déjà Roger Fauroux dans son rapport sur l’école en 1996 !

« La présence des élèves en difficulté, les écarts qui se creusent suffiraient à ôter toutes les illusions sur le collège unique, écrivait trois ans plus tard le sociologue François Dubet. Mais on pourrait au moins souligner que ce collège ouvre les élèves les plus fragiles à la culture, les stimule et les motive. Or, bien des enseignants observent l’inverse. Non seulement les élèves les plus faibles échouent, mais ils se retirent du jeu, ils finissent par osciller entre la violence et l’apathie. »

Plus récemment, le Haut Conseil de l’éducation soulignait que 200 000 élèves avaient des “acquis fragiles” en entrant au collège. Et 100.000 des “difficultés sévères” : « Lexique très limité, difficultés de compréhension, repères méthodologiques et culturels très insuffisants. Ces lacunes rendent impossibles aussi bien un réel parcours scolaire de collège qu’une formation qualifiante » (Rapport sur l’école primaire, août 2007).

Un constat alarmant, mais incontestable, car fondé sur de nombreuses enquêtes. En 1995, des collégiens avaient repassé les épreuves du certificat d’études de 1925. Ils commettaient 2,5 fois plus de fautes que leurs grands-parents et réussissaient beaucoup moins bien les problèmes mathématiques. En 2005, 3.000 élèves refaisaient une dictée proposée à leurs aînés en 1987 (un court passage de Fénelon composé de quatre phrases et de 83 mots). En moyenne, plus de 13 fautes lourdes en 2005 au lieu de 8 en 1987.

Un vrai problème pour ces adolescents, mais à terme, également, pour les entreprises. Beaucoup soumettent désormais leurs salariés à des tests d’orthographe. C’est ce qu’a fait la compagnie d’assurances April au mois de mai : une centaine de volontaires ont passé la certification Voltaire, qui mesure le niveau d’orthographe à la manière du TOEFL anglais. « La relation de confiance avec nos clients passe d’abord par des courriers impeccables », explique l’un des dirigeants d’April.

Ces lacunes en français se ressentent évidemment dans les autres matières. En juin, l’Éducation nationale publiait une nouvelle étude portant sur les connaissances en histoire-géographie. Le même test a été réalisé à six ans d’écart. Les collégiens avaient su répondre à 58% des questions en 2006, à 54 % seulement en 2012. La baisse est générale, mais plus prononcée dans les établissements scolarisant des enfants issus d’un milieu modeste. Les élèves les plus faibles ont du mal à « traiter et interpréter des informations auxquelles [ils ne peuvent] le plus souvent donner sens ».

Les disciplines scientifiques ne sont pas épargnées. En 2011, Luc Chatel a dû lancer un plan pour lutter contre l’innumérisme, « qui est à la maîtrise des nombres, du raisonnement et du calcul ce qu’est l’illettrisme à la maîtrise de la langue ». Un objectif que justifiaient les résultats très décevants des jeunes Français dans les enquêtes internationales et la désaffection pour les études scientifiques : une baisse de 40 % en dix ans des inscriptions en première année universitaire.

Les rapports s’empilent, le diagnostic est établi depuis longtemps, mais qu’a-t-on fait pour remédier à ces problèmes ? Des moyens ? On en a mis beaucoup depuis trente ans. Toujours plus, à la demande des syndicats. C’est encore ce que fait Vincent Peillon pour satisfaire les promesses de François Hollande : 60.000 postes seront créés au cours du quinquennat, malgré les difficultés à recruter. Sur les 11.000 postes proposés cette année, plus de 1.500 n’ont pas été pourvus, faute de candidats en nombre suffisant ou dont le niveau soit assez bon.



L’Éducation nationale française dispose en 2013 d’un budget de 88 milliards de dollars (64 milliards d’euros). Une augmentation de presque 3 % par rapport à 2012, qui se poursuivra jusqu’à la fin du quinquennat. C’est le premier budget de la nation : un cinquième des dépenses de l’État (sans tenir compte de l’enseignement supérieur), loin devant celui des armées. Les moyens consacrés à l’école ont plus que doublé en un quart de siècle. La première administration de France est le neuvième employeur mondial, derrière l’armée chinoise ou McDonald. Elle emploie 1.043.200 personnes, dont 841.700 enseignants.

En 2010, le Parlement a même découvert 20.000 fonctionnaires ignorés des services du ministère des Finances… En juin, la fondation IFRAP a dénombré les professeurs qu’elle juge « sous-employés » : 125.000, gérés par les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur bien qu’ils n’y travaillent pas, car ils sont soit détachés, soit en congé parental ou de fin d’activité, par exemple.

Les pédagogistes contre les méthodes « contraignantes »

C’est aussi parce qu’ils les jugeaient trop contraignantes que les “pédagogistes” ont obtenu l’abandon de méthodes éprouvées (comme la méthode syllabique en lecture) et de disciplines comme la grammaire, aujourd’hui réduite à la portion congrue. « Il ne faut pas que les élèves s’ennuient, ni qu’ils fassent trop d’effort », résume, désabusée, Claire, professeur d’histoire.

Les enseignants militants de gauche contents

Professeur des écoles, Alain Refalo est le chef de file de ceux qui s’appelaient eux-mêmes, sous le précédent quinquennat, celui du président centriste Sarkozy, les “désobéisseurs” : des enseignants qui refusaient d’appliquer les réformes de la droite. « Les premières annonces du ministre de l’Éducation nationale [Vincent Peillon] vont dans le bon sens», écrivait-il sur son carnet, dès le 22 mai 2012 à peine Hollande élu donc. Et d’énumérer la suppression des évaluations nationales à l’école, symboles du « management par le stress », l’abandon des programmes de 2008,« rétrogrades et trop lourds », et la remise en cause de la semaine de quatre jours, qu’il jugeait « épuisante pour les élèves ». Moins de cours, moins de connaissances scientifiques, plus d'idéologie et une plus longue présence loin des familles en s'amusant grâce à l'État nounou.

Activités périscolaires

Pour former les futurs « citoyens » (Vincent Peillon pense que la Révolution n'est pas terminée...), le ministre Peillon mise sur les trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires mises en place avec les collectivités locales dans le cadre de sa réforme. À Paris, 800 ateliers sont proposés par autant d’associations. (Dûment subventionnées et clientes de l'État.)

Certaines écoles se contentent des activités classiques : jeux de société, sport ou chorale. D’autres ont été plus inspirées. Les enfants pourront ainsi choisir d’assister à un atelier mangas, suivre un cours de déguisement, participer à des activités de détente et de relaxation ou à des ateliers de tri (écologiste) sélectif. Alors que les CP [1re année du primaire] seront amenés à s’interroger sur les stéréotypes traditionnels sur les filles et les garçons, les CM2 [5e année du primaire¸] apprendront le bon usage des réseaux sociaux. Des priorités visiblement quand tant d'enfants lisent mal... Nouvel enjeu, nouveaux outils…

Abroger la souplesse et le retour aux fondamentaux

Les internats d’excellence offraient aux enfants méritants des quartiers défavorisés un cadre propice à l’étude ? Supprimés ! La loi Ciotti autorisait la suspension des allocations familiales en cas d’absences répétées ?? Abrogée ?! L’assouplissement de la carte scolaire [un peu plus de liberté dans le choix de l'école] ? Supprimé ! Supprimés aussi les dispositifs en faveur de la formation en alternance dès 14 ans, tout comme l’aide personnalisée aux élèves en difficulté et les évaluations nationales en CE1 [2e année] et CM2 [5e année du primaire] (en revanche, la prime de 400 euros versée aux enseignants chargés de les faire passer est maintenue...)



Vincent Peillon : la religion catholique doit disparaître,
il faut inventer une religion « républicaine », c'est la laïcité

Le ministre socialiste Peillon veut aussi réécrire les programmes du primaire, que son prédécesseur centriste Xavier Darcos avait recentrés sur les disciplines fondamentales (lecture, calcul, orthographe…), car « il faut cesser, disait ce dernier, de distraire les élèves de l’essentiel ». Un discours condamné par la plupart des syndicats, qui le jugeaient passéiste.

Pour Valeurs actuelles, il y a longtemps que la gauche, sous l’influence de sociologues marxisants, ne fait plus de la transmission des savoirs la mission première de l’Éducation nationale. Pierre Bourdieu, par exemple, présentait l’école comme un outil de« reproduction sociale» chargé de pérenniser la domination d’une élite illégitime en inculquant aux élèves une culture présumée “bourgeoise”. La transformation sociale passait donc par la transformation de l’école, de ses programmes et de ses méthodes.

Cette analyse révolutionnaire a fait le bonheur des chercheurs en sciences de l’éducation, de pseudopédagogues qui gèrent la formation des maîtres et soutiennent que l’enfant est seul responsable de ses apprentissages. Le résultat était prévisible : l’Éducation nationale n’a cessé de réduire la place faite aux apprentissages fondamentaux comme à la culture française.

Idéologie d'abord, théorie de mauvais genre

« La théorie du genre n’existe pas. » Ce ne serait qu’une invention de la droite, un épouvantail destiné à dresser les familles contre le gouvernement. C’est ce que répète Najat Vallaud-Belkacem depuis trois mois. La porte-parole du gouvernement a la mémoire courte. Le 31 août 2011, alors secrétaire nationale du Parti socialiste français chargée des questions de société, elle défendait ardemment cette idéologie dans le quotidien 20 minutes : « La théorie du genre, qui explique l’“identité sexuelle” des individus autant par le contexte socioculturel que par la biologie, a pour vertu, disait-elle, d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité. »

Sous couvert de lutte contre les préjugés et les discriminations, le gouvernement a donc confié à l’école la mission de faire la promotion de cette théorie, qui tend à nier l’altérité sexuelle et sert de fondement intellectuel à la loi sur le mariage dit “pour tous”.

Considérant que « les stratégies des élèves sont largement influencées par leur appartenance de genre», l’inspection générale de l’Éducation nationale déplore que les programmes et les manuels n’évoquent pas suffisamment ce délicat sujet. Ses auteurs préconisent que « les stéréotypes de genre soient déconstruits » dès le plus jeune âge.



La théorie du genre remise en question en Norvège : le paradoxe de l'égalité


C’est dans ce but que Najat Vallaud-Belkacem a mis en place un programme intitulé les “ABCD de l’égalité” dans 500 écoles primaires. Cette expérimentation devrait être généralisée après évaluation au printemps prochain. Un autre rapport officiel, sur les discriminations « liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre », va dans le même sens. Son auteur, Michel Teychenné, avait auparavant préfacé les actes d’un colloque sur l’homophobie organisé par le SNUIPP, le principal syndicat du primaire. Où l’on pouvait lire qu’il fallait « déconstruire la complémentarité des sexes » — au risque de brouiller l’un des principaux repères des enfants : la différence entre homme et femme, père et mère.

Ces initiatives sont d’autant plus inquiétantes que Vincent Peillon n’a jamais caché qu’il voulait « arracher [les élèves] à tous les déterminismes familial, ethnique, social, intellectuel », en clair, les soustraire à leur famille pour « changer les mentalités et transformer la société ». L’école, a-t-il écrit, a pour mission de « dépouiller » l’enfant de « toutes ses attaches pré-républicaines » et de l’élever « jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome »… pourvu qu’il adhère aux dogmes progressistes à la mode au Parti socialiste.

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mercredi 11 septembre 2013

Le gouvernement Marois veut « protéger » les enfants de l'influence de la religion

Le gouvernement Marois veut préserver les enfants de l’influence religieuse et ne permettra pas aux écoles et aux garderies subventionnées par l’État de se soustraire à l’interdiction des signes religieux apparents.

Les cégeps, les universités, les hôpitaux et municipalités pourront être exemptés. Elles bénéficieront d’un «droit de retrait» d’une durée de cinq ans, qui sera renouvelable, mais qui «ne doit pas être un moyen de s’exempter systématiquement».

Pas question cependant d’accorder ce droit de retrait aux écoles, aux CPE et aux garderies subventionnées par l’État. « On a décidé de protéger les enfants, qui sont une clientèle plus influençable et plus vulnérable. (…) On ne souhaite pas que les enfants soient exposés à quelque influence religieuse que ce soit », a tranché le ministre Drainville. Même lorsque les parents choisissent cette garderie pare qu'elle est de tradition catholique ou juive ?

Remarquons qu'en cela il ne se distingue :
  1. ni du ministre socialiste français très militant Vincent Peillon (« arracher l’enfant à ses préjugés ») ;
  2. ni du philosophe chaud partisan du cours ECR Georges Leroux (L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance des parents) ;
  3. ni du gouvernement Charest qui voulait chasser les signes religieux des garderies subventionnées, y compris celles tenues par des sœurs catholiques.

Gageons que les enfants seront pourtant soumis à d'autres préjugés, ceux laïques et non visiblement religieux, ce qu'on nomme souvent le « politiquement correct » qui n'est qu'un nouvel ensemble de mythes, de tabous, d'axiomes sociaux et moraux.

Écoles privées ne devraient pas être exemptées selon la FAE

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) accueille avec d'importantes réserves le projet de charte des valeurs déposé aujourd'hui par le gouvernement Marois parce qu'il manque de cohérence dans son ensemble.

Parmi ses critiques, la FAE regrette que le projet de charte ne s'applique pas aux écoles privées et que la question soit renvoyée à la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy. Les écoles privées, qui sont financées à plus de 60 % par des fonds publics, devraient être soumises aux mêmes règles que les écoles publiques, incluant les exigences faites au personnel enseignant. Les écoles catholiques subventionnées ne devraient donc plus avoir de personnel affichant leur foi catholique selon la FAE !?


Nathalie Roy, députée de la CAQ, avec une croix permise et une croix interdite. Et entre les deux ? Permis jusqu'à quelle taille, combien de centimètres ?





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lundi 9 septembre 2013

Anne Coffinier sur la liberté des écoles indépendantes en France

Anne COFFINIER , directeur général de la Fondation pour l’école

Écoutez l'émission (le chargement du fichier audio peut prendre un peu de temps) :



Lien vers le fichier audio.

Thèmes abordés dans l'ordre :
  • Écoles indépendantes.
  • L'histoire de France.
  • La théorie du genre.
  • Les manuels, l'oligopole des éditeurs.
  • Les syndicats.
  • Le sens des priorités : lutter contre l'échec scolaire ou enseigner la théorie du genre ?
  • Sa vocation, son renoncement à la profession d'enseignement, l'ENA, l'immobilisme actuel.
  • L'école sous contrat (subventionnée) est-elle libre ?
  • L'école catholique sous contrat s'est alignée sur l'école publique, mais pas l'école juive.
  • Que devrait être une école catholique ?
  • Aucune raison que l'école publique soit gratuite, mais l'école privée soit payante.
  • [De 14:50 à 21:00 — Enregistrement défectueux, répétition du début.]
  • La liberté, la souplesse, l'adaptation au rythme des familles.
  • [Page pub et info jusqu'à 29:00]
  • 35 nouvelles écoles indépendantes par an
  • L'école indépendante de Montfermeil dans une banlieue difficile
  • [chronique de Gérard Leclerc sur le passionné ministre de l'Éducation, Vincent Peillon, de bonnes choses, mais sa laïcité n'est pas neutre.]
  • Pour Anne Coffinier, Gérard Leclerc est bienveillant, ainsi l'horaire ne doit pas être décidé par le ministre mais les établissements. Aussi moindre temps à apprendre, mais plus de temps à l'école pour d'autres activités comme pour être encore plus arraché à la famille.
  • Confiance des élèves musulmans pour les professeurs catholiques, mais soupçon envers l'école publique laïque considérée comme militante
  • L'éducation nationale, loin de l'instruction publique de Ferry qui était nettement plus tolérante et consensuelle.
  • L'école indépendante Saint Joseph des Lys à Versailles.
  • La réduction « incroyable » sur deux siècles du temps consacré à l'apprentissage (au primaire).
  • Grande variété des écoles indépendantes. Les parents et les enseignants s'épuisent à l'école publique.
  • Principe de subsidiarité. Réseautage intéressant, mais aussi pluralité des réseaux.
  • 60 % des écoles indépendantes ne sont pas confessionnelles.
  • La méthode de lecture (enfants ne savent pas lire après la 1re année), c'est le déclencheur pour beaucoup de parents.
  • Aujourd'hui, les parents de tous les milieux participent à ces écoles indépendantes.

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Profanation des lieux sacrés : indignation à géométrie variable... (m. à j. Silence du ministre Drainville)


Mise à jour du 9 septembre en fin de journée (18 h 10)

Aucun gazouillis du ministre Drainville au sujet de ces incidents et menaces répétés. Nous le lui rappelons sur Twitter.

Billet du 8 septembre au matin (5 h 15)

Depuis quatre ans, le curé Irénée Girard et sa paroisse Notre-Dame-de-la-Paix, à Jonquière, sont la cible de méfaits à répétition sur les trois églises de la paroisse. Le curé subit également des menaces de mort.

Les églises Fatima et Saint-Laurent, fermées depuis, ainsi que Notre-Dame-de-la-Paix ont été vandalisées à plusieurs occasions, dont la pire fois a été constatée au cours de la nuit du 29 au 30 avril 2009. Muni d'une barre de fer, Joël Tremblay, un résident du quartier, a fracassé des vitres, vitraux, bancs et boiseries ainsi que des pièces de mobilier pour une valeur de 11 000$. Après une accalmie, les méfaits ont recommencé sur le bâtiment de Notre-Dame-de-la-Paix situé sur le boulevard Harvey, près de Montfort.

Le forcené a crié sa haine à plusieurs occasions avant et après des cérémonies religieuses, il s'est présenté à trois reprises au secrétariat de la paroisse où il a menacé la secrétaire, apeurée.

Irénée Girard a fait effacer des « Fuck Jésus » « Fuck la religion » et autres slogans au vocabulaire restreint et peu amène peints et revendiqués sous le pseudonyme « SDF ». Il ne peut cependant pas relier le même individu à ces graffitis haineux sur les murs de l'église ni aux excréments laissés sur place. « Je ne l'ai pas vu, mais cela fait partie de la longue liste d'événements désagréables que nous avons subis », se plaint le prêtre. Lire la suite de ces désagréments.

Peut-être serait-il opportun que le ministre Bernard Drainville gazouille une condamnation ferme envers ces actes de vandalisme comme il l'a fait subito concernant la mosquée au Saguenay...



Nous avons donc tweeté le ministre Drainville pour l'avertir de ces profanations. Nous attendons son indignation et sa médiatisation à la hauteur de l'incident unique de Saguenay contre la petite mosquée de Saguenay.


 




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dimanche 8 septembre 2013

L'université de Cambridge permet des jupes pour les hommes

L’université de Cambridge va mettre en place un code vestimentaire neutre pour sa cérémonie de remise de diplôme. Pantalon pour les femmes ou jupes pour les hommes, les étudiants seront désormais libres de porter les vêtements de leur choix.

Cette décision est le fruit d’une intense campagne menée par les associations LGBTQQ2SA (lesbien, gay, bisexuel, transsexuel, allosexuel, en questionnement, bispirituel et alliés) de Cambridge.

En modifiant son code vestimentaire, Cambridge s’aligne sur son éternelle rivale, Oxford. Selon le nouveau règlement adopté en 2012 ,les étudiants ne sont plus contraints de porter des vêtements spécifiques à leur sexe, à la demande des associations LGBT qui estimaient ces anciennes lois, « injustes pour les élèves [dits] transgenres ».

Voir aussi

Le Québec « en avance » dans la formation des enseignants à la lutte contre l'hétérosexisme

L'université Stanford nomme un aumônier auprès des athées








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Australie — Conservateurs promettent congés de maternité de six mois, fin taxe carbone et immigration restrictive

L'opposition conservatrice menée par Tony Abbott a remporté de manière décisive les élections qui se déroulaient samedi, en Australie.

M. Abbott, qui dirige le Parti libéral australien, succédera donc au travailliste Kevin Rudd à la tête du pays.

Tony Abbott a donc réussi à amener le Parti libéral au pouvoir trois ans après en être devenu chef. Il avait d'ailleurs perdu de justesse lors des élections de juin 2010, forçant la formation d'un gouvernement minoritaire.

Réputé pour son franc-parler, le nouveau premier ministre avait accédé à la tête de son parti au grand étonnement de la classe médiatique. Les travaillistes (gauche) le considéraient « inéligible ».

Il est fortement opposé à l'avortement et au mariage entre personnes du même sexe, alors que ce dernier sujet semble être devenu la nouvelle marotte du Parti travailliste après le rejet par la population de sa politique d'imposition des émissions de carbone.

Son programme, qui se veut pro-entreprises, prévoit l'annulation de la taxe carbone imposée aux grands groupes polluants et mise en place sous les travaillistes. Les libéraux promettent également la mise en place d'une politique très restrictive pour les immigrants illégaux qui arrivent en bateau sur les plages australiennes et six mois de congés payés pour les jeunes mères.



L'Australie élit un dirigeant conservateur... par afp













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France — Relativisme en cours d'« éducation civique »

 Dix questions portant sur le cours, classe de 5e (secondaire II), programme officiel français (éditions Hatier). Les instituts Marie-de-France et Stanislas à Montréal enseignent ce programme.


Passez l'épreuve (ne fonctionnera peut-être pas si vous avez un bloqueur de fenêtres surgissantes).

Site général de l'éditeur.





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vendredi 6 septembre 2013

Québec — garderies privées poussées à la faillite par la concurrence déloyale de l'État


Le taux d’occupation dans les garderies privées non subventionnées aurait chuté sous 50 %.

Plusieurs garderies privées non subventionnées sont au bord du gouffre, faute d’enfants. Elles accusent Québec de les conduire à la faillite et réclament un moratoire pour freiner l’octroi de nouveaux permis.

Forte croissance des garderies privées favorisée par l'État

Le gouvernement a un double discours, déplorent-elles, puisqu’il boude leurs installations (en refusant de les convertir en garderies subventionnées par l'État) tout en favorisant leur croissance exponentielle. Leur nombre a quadruplé en quatre ans et la tendance s’est poursuivie dans les derniers mois.

Soixante-quatre nouvelles garderies non subventionnées (pour un total de 796) ont ouvert leurs portes entre le 1er avril et le 31 juillet, inondant le marché de 3677 places supplémentaires, soit 97 % de toutes les nouvelles places en garderies créées dans les quatre derniers mois.

La ministre de la Famille, Nicole Léger, rappelons-le, a interdit aux garderies non subventionnées de participer à l’appel d’offres pour les 15 000 nouvelles places dites à 7 $ (en réalité près de 60 $ par jour pour le contribuable). Déjà fortement ébranlées par ce refus, elles doivent maintenant composer avec un nombre croissant de concurrents.



Le Journal de Montréal a discuté avec une quinzaine de propriétaires de garderies dans une situation précaire à Québec, Montréal, Laval, en Montérégie, dans Lanaudière et les Laurentides. L’une d’elles, à Laval, a déclaré faillite à la mi-août, même si elle disposait d’installations « cinq étoiles » selon le gestionnaire qui préfère taire son nom. «La concurrence nous a tués. »

Le phénomène est «répandu» selon la Coalition des garderies privées non subventionnées, qui avait sonné l’alarme au printemps. La situation s’est détériorée cet été. Le taux d’occupation de ses membres (qui facturent entre 35 $ et 45 $ par jour par enfant) aurait chuté sous la barre de 50 %.

Pléthore de places ?

« Je reçois des appels tous les jours. Les parents, évidemment, privilégient les places à 7 $. Mais il y a même des garderies à 7  $ et des CPE qui s’affichent en ce moment parce qu’ils manquent d’enfants, je n’ai jamais vu ça en 15 ans», a commenté Marie-Claude Collin au Journal de Montréal. « Ça fait un an qu’on leur dit d’arrêter d’émettre des permis et de décréter un moratoire. La ministre veut 250 000 places subventionnées pour compléter son réseau à 7 $, mais on est rendu à 262 000 places au total. Il y a peut-être une pénurie de places à 7 $, mais il n’y a plus de pénurie de places.»




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jeudi 5 septembre 2013

Essor des écoles indépendantes et du chèque scolaire au Royaume Uni


Les vertus chevaleresques enseignées à l’école primaire ? C’est ce que propose James O’Shaughnessy, co-auteur du programme électoral des conservateurs en 2007 et responsable de la mise en place du programme de la coalition gouvernementale en 2010 et en 2011. L’ancien conseiller de David Cameron prévoit ainsi d’ouvrir une trentaine d’écoles primaires dans le sud de l’Angleterre où l’enseignement de qualités telles que le courage, la persévérance et l’altruisme sera inclus à part entière dans le programme…


Depuis le lancement par le ministère de l’Éducation britannique des premières « écoles libres » (free schools) en septembre 2011, ce type de méthodes expérimentales s’est multiplié. Cette réforme éducative majeure, l’un des éléments-clés du programme de « grande société » promus par les conservateurs, permet à des individus, tels que des groupes de parents d’élèves, des compagnies privées et des associations caritatives ou religieuses, d’établir des écoles primaires ou secondaires financées directement par le gouvernement, mais gérées de façon autonome par leurs fondateurs.

Si ces écoles doivent adhérer aux programmes et examens communs, elles ont par contre beaucoup d’indépendance en termes d’organisation horaire, de choix éducatifs et de recrutement des enseignants comme des élèves. Abondamment critiquée par les syndicats d’enseignants et par les conseils municipaux, qui avaient jusque-là le monopole de la gestion des écoles, cette réforme est cependant très bien accueillie par une majorité de parents. Vingt-quatre écoles libres avaient ainsi ouvert en 2011, soixante-douze en 2012, et plus de cent nouvelles écoles ouvriront cette semaine.

Source

Voir aussi

Royaume-Uni — Des réformes de l’Éducation efficaces ?

Angleterre — Écoles libres : la libéralisation de l’Éducation ?

Les Québécois veulent des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli

Comment concilier financement juste et recherche de l'amélioration des écoles




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