vendredi 26 novembre 2010

ECR — Qui sont les plus fondamentalistes et intolérants dans ce dossier ?

La Voix de l'Est a publié plusieurs lettres récemment assez virulentes s'en prenant en termes peu courtois aux parents qui osent demander l'exemption au cours d'éthique et de culture religieuse. Réaction d'un des lecteurs de la Voix de l'Est à ces attaques souvent hargneuses.
Monsieur Beauregard écrivait récemment: «Suite à mes 30 années dans le monde de l'éducation, M. Andries, je n'ai jamais entendu dire que la transmission des valeurs morales et philosophiques était réservée exclusivement aux parents. Je serais très curieux de lire un document national ou international qui interdirait à l'État de transmettre par son système scolaire des valeurs morales et philosophiques.»

Il me semble que M. Beauregard et sans doute d’autres lecteurs ont mal compris mes propos. Je le remercie donc de revenir sur ce sujet crucial. Jamais je n’ai dit que les parents étaient les seuls à transmettre des valeurs morales ou philosophiques, mais que cette transmission devrait se faire dans le respect de leurs valeurs morales, leurs convictions philosophiques. Elle peut être assurée par des gens qu’ils désigneront pour ce faire. Ce qui n’est pas acceptable, dans une société qui se prétend pluraliste, c’est de se faire imposer une éducation particulière d’en haut par des gens qui disent parler au nom de tous en utilisant des formules ronflantes du type «Le Québec s’est donné un nouveau programme d’ECR». Le Québec ne s’est rien donné, le gouvernement impose d'autorité un seul programme. Une société démocratique et pluraliste laisserait le choix aux parents dans ces sujets délicats. Où est le danger? Pourquoi craindre le choix?

Pour ce qui est des textes nationaux et internationaux qui ancrent cette primauté des parents dans le choix (pas nécessairement l’exercice) de l’éducation morale et religieuse de leurs enfants, en voici trois: «Que la garde de l'enfant ait été confiée à l'un des parents ou à une tierce personne, quelles qu'en soient les raisons, les père et mère conservent le droit de surveiller son entretien et son éducation» (Code civil du Québec, article 599) et «Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants. »(Déclaration universelle des droits de l’homme, article 26, paragraphe 3). Et finalement: «Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les États parties respectent le droit et le devoir des parents (…) de guider celui-ci dans l'exercice du droit susmentionné» (article 14, Convention des droits de l’enfant).

M. Beauregard prétend que le cours ECR n’est contesté que par 1% de la population. Où M. Beauregard va-t-il chercher ces chiffres? Même un journal peu suspect d'être pour le libre choix en la matière comme le Devoir (il a publié un éditorial intitulé «Vain combat» qui brocardait les parents récalcitrants au cours ECR) admettait que 45% des Québécois étaient contre le cours ECR (sondage août 2008), entretemps un sondage Léger-Marketing en mai 2009 indiquait que 76% des Québécois voulaient que les parents puissent choisir entre le cours ECR et un cours confessionnel.

Armé de si peu de faits, de si peu de chiffres vérifiables, M. Beauregard n’hésite pourtant pas à stigmatiser ceux qui ne pensent pas comme lui: «obscurantisme», «entêtement maladif», «peur panique et viscérale» et «fondamentalistes». Ces mots se veulent convaincants. Qui des parents qui demandent que leurs choix philosophiques soient respectés ou des militants pour l’imposition du cours ECR sont les plus fondamentalistes? M’est avis que les tolérants ne sont pas tous du côté des partisans du cours ECR. Ces partisans devraient mettre en pratique un dialogue plus constructif et montrer qu’ils tolèrent vraiment la diversité d’opinion sur la question plutôt que de recourir à l'invective.

P. Andries




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Ponte du GIEC : grâce à la politique climatique, nous redistribuons de facto la richesse planétaire

Ottmar Edenhofer
Ottmar Edenhofer, de l'Institut de recherche sur le climat de Potsdam (Allemagne), préside le groupe de travail n° 3 du GIEC qui se penche sur les moyens d'atténuer l'impact des changements climatiques.

Dans un entretien à un quotidien important suisse, il a récemment avoué avec franchise que l’objectif des conférences du GIEC n'a plus grand-chose à voir avec la protection de l'environnement. Le prochain sommet mondial du climat à Cancún sera en réalité un sommet d'affaires au cours duquel on discutera de la répartition et de la redistribution des ressources.

Extrait :
Journal — Cela ne ressemble plus à la politique climatique que nous connaissons.

Edenhofer — C'est une erreur fondamentale de séparer la politique climatique des thèmes les plus importants de la mondialisation. Le sommet sur le climat de Cancún à la fin du mois n'est pas une conférence sur le climat, mais l'une des plus grandes conférences économiques depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ? Parce que 11 000 gigatonnes de carbone reposent dans les réserves de charbon sous nos pieds — et nous ne devons émettre que 400 gigatonnes dans l'atmosphère, si nous voulons respecter l'objectif des 2 degrés [d'augmentation dans la température terrestre]. 11 000 par rapport à 400, on ne peut contourner le fait que la grande majorité des réserves fossiles doivent rester dans le sol.

[...]

Tout d'abord, nous, les pays développés, avons virtuellement exproprié le reste de la communauté mondiale de l'atmosphère de notre planète. Mais il faut dire clairement que, grâce à la politique climatique, nous redistribuons de facto la richesse planétaire. De toute évidence, les pays riches en charbon et en pétrole ne seront pas enthousiastes à ce sujet. Mais il faut se débar­rasser de l'illusion selon laquelle la politique climatique inter­nationale est une politique environ­nementale. Cela n'a en pratique désormais quasiment plus rien à voir avec une poli­tique environ­nementale, comme les problèmes de la défores­tation ou du trou dans l'ozone.

Source : Neue Zürcher Zeitung, Zürich, le 14 novembre 2010




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Les limites de l'utopie multiculturelle

Le projet d'instauration d'une société multiculturelle où les cultures, les religions, entreraient en dialogue, s'enrichissant mutuellement de leur diversité, a paru de nature à remplacer avec bonheur l'ancienne recherche d'assimilation de ceux qui venaient d'ailleurs. Les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et quelques autres ont été en pointe dans ce domaine. Et voilà que le vent tourne. Comment comprendre la montée d'un populisme xénophobe dans une bonne partie de l'Europe ? Réaction de populations déstabilisées par la crise économique mondiale et en quête d'un bouc émissaire ? Ou effet des limites d'une utopie ?

En avant toute ! vers l'utopie autoritaire ?
Les exemples vivants de sociétés multiculturelles dotées d'une certaine pérennité ne manquent pas : l'ancien empire turc, la grande époque d'El Andalus ; de nos jours, le Liban, l'Inde, les Etats-Unis. Qu'ont-elles de commun ? Une forte ségrégation entre les diverses communautés qui les composent et de grandes inégalités. De leur côté, les sociétés que l'on célèbre pour leur aspect éga­litaire, tels les sociétés d'Europe du Nord ou le Japon, sont tradition­nel­lement marquées par une grande homo­généité culturelle. Et, là où, comme en Europe du Nord, cette homogé­néité disparaît, le populisme xénophobe est en pleine expansion.

Deux raisons au moins rendent plus que difficile d'incarner le rêve d'une société multi­culturelle qui serait peu ségrégée et égalitaire.

Pas de lois neutres au regard de la diversité des cultures

Il n'existe pas d'institutions, de lois (le système politique, le fonctionnement de la justice, le droit du travail, etc.), qui soient neutres à l'égard de la diversité des cultures. Dans les sociétés pleinement multiculturelles, le cadre légal et institutionnel (en particulier la législation de la famille) est fonction de l'appartenance communautaire de chacun. Fidèles à cette logique, certains proposent que, dans les pays européens, la charia régisse l'existence des populations d'origine musulmane. On est vite conduit, dans cette voie, à la coexistence de communautés dont chacune fournit un cadre à l'existence de ses membres et exerce un strict contrôle sur cette existence. L'enfermement communautaire qui en résulte paraît bien peu compatible avec l'idéal d'une société de citoyens vivant dans un espace public commun et dont chacun est libre de ses choix culturels dans une vie privée qu'il mène à l'abri de toute pression.

Société multiculturelle et forte ségrégation

De plus, dans une société à la fois multiculturelle et peu ségrégée, où aucun territoire spécifique n'est assigné à chaque communauté, une rencontre des cultures s'opère au quotidien au sein d'une large sphère sociale : dans l'habitat, à l'école, dans le monde du travail. La manière dont chacun mène son existence, le monde d'images, de sons, d'odeurs qu'il contribue ainsi à produire, affecte l'environnement matériel et symbolique où baignent ses concitoyens. Comme l'a montré Pierre Bourdieu dans La Misère du monde, la coexistence, dans un même espace, de populations dont les manières de vivre se heurtent (par exemple parce qu'elles ont des conceptions très différentes de la frontière entre l'univers des sons qui font partie d'une existence normale et celui des bruits qui insupportent) est source de vives tensions. Quelles que soient les politiques de mixité sociale et ethnique dans l'habitat, la liberté que conserve chacun de choisir son lieu de résidence dans la mesure de ces moyens conduit de fait toute société multiculturelle à une forte ségrégation. En France, même si on est encore loin de la logique de ghetto américaine, on a déjà des zones où plus des trois quarts des jeunes sont issus de l'immigration. Pendant ce temps, dans un monde du travail où le « savoir être » est l'objet d'exigences croissantes, où il s'agit de plus en plus de s'engager dans des collectifs au sein desquels il importe de s'entendre à demi-mot, où des formes contraignantes de hiérarchie s'imposent, le fait que certains ne soient pas prêts à se conformer aux attentes de la culture malgré tout dominante rend leur intégration problématique.

Ne pas mentir aux nouveaux venus

En fin de compte, l'utopie d'une société multiculturelle dissuade de tenir un discours de vérité aux nouveaux venus et à ceux qui en sont issus, de leur dire, en toute franchise, à quelles conditions ils pourront être reconnus comme membres à part entière de leur nouvelle patrie, de les aider à découvrir ses codes. L'ouverture à l'Autre doit inciter à accompagner avec humanité ceux qui doivent emprunter le chemin difficile de l'adaptation à un autre monde, non à leur mentir.

Philippe d'Iribarne
directeur de recherche au CNRS
Les Echos.fr




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France — écoles privées « catholiques » à majorité musulmane

Le nombre d'élèves de confession musulmane est en hausse dans ces établissements privés, où ils se retrouvent même parfois en majorité. L'enseignement catholique distribue à ses enseignants un manuel de « bonne conduite ».

Dans un lycée catholique, un groupe d'élèves de Terminale refuse d'aller à la piscine pendant le Ramadan sous prétexte qu'ils risquent d'avaler de l'eau. Invoquant une raison d'ordre médical, leurs parents réclament une dispense d'activités sportives. Malaise du côté du corps enseignant : ces activités donnent lieu à une évaluation qui compte pour l'obtention du baccalauréat. Autre lieu, autre scène : une école primaire catholique accueille plus de 200 élèves. Parmi eux, environ 70 % sont de confession musulmane. Or, le chef d'établissement décide d'installer une crèche dans le hall pendant l'Avent. Un parent musulman exige alors le retrait de celle-ci, « un musulman ne pouvant pas entendre que Jésus est Fils de Dieu. »

Quelles raisons poussent aujourd'hui certains parents musulmans à se tourner vers les écoles catholiques ? La loi, déjà. Elle les y autorise depuis 1959, au motif qu'aucun établissement catholique sous contrat ne peut refuser un élève à cause de sa religion. «Ils pensent aussi que dans ce type d'établissement, au moins, on parlera de Dieu aux jeunes. D'autres y voit également une formation de bon niveau pour leurs enfants», explique Pierre Robitaille, l'animateur du groupe de travail sur les «Musulmans en école catholique» pour la SGEC. Parmi les cinquante premiers lycées du Palmarès Figaro 2010 figurent en effet 80% d'établissements privés, alors même que ceux-ci ne représentent que 20 % de l'effectif général. Sans compter que le privé est un bon moyen de contourner la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école puisque celle-ci ne s'applique qu'au public.

Source Le Figaro




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L'homme, vulgaire parasite dont l'existence menace l'environnement ?

Extrait d'un article de La vie Nathalie Elgrably-Lévy dans Le Journal de Montréal :

« [...] 
Toutefois, même si la thèse du réchauffement anthropogénique a perdu de son élan depuis le Climategate, elle a néanmoins jeté les bases d'une « logique » qui ouvre la porte à des dérives idéologiques aux conséquences potentiellement tragiques. Selon l'évangile écocatastrophiste, nos émissions de CO2 sont responsables du réchauffement climatique, d'où la nécessité de les réduire aussi rapidement que radicalement.

Or, toutes les activités humaines produisent du CO2, même le simple fait de respirer. Entre lutter contre les émissions de CO2, et s'attaquer à l'Homme, le glissement est donc facile. D'ailleurs, un nombre grandissant de voix s'élèvent à présent pour dénoncer la surpopulation terrestre et défendre la nécessité d'un contrôle démographique par de multiples moyens, allant de la limitation des naissances à l'avortement forcé, en passant par la stérilisation. Le plus inquiétant, c'est que le contrôle démographique n'est plus appuyé que par quelques marginaux fanatiques, mais bien par des personnes respectées et influentes, dont Bill Gates et David Rockefeller.

Jusqu'à tout récemment, rien n'était plus sacré que la vie humaine. Partout et par tous, elle était célébrée, défendue et protégée. Aujourd'hui, certains ont réduit l'être humain à un vulgaire parasite dont l'existence menace l'environnement, un cancer à combattre. On disait que la vie n'avait pas de prix. Maintenant, on la mesure à son empreinte carbone.

Assisterons-nous un jour à des génocides au nom de l'environnement ? Qui sait ! L'Histoire nous a montré que l'homme est capable du meilleur comme du pire. Voici néanmoins ce qu'on peut lire dans un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) : « L'effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l'atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable ». Plutôt inquiétant, non ?
» 

Voir aussi


Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne








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Malgré la récession, l'immigration à son plus haut au Québec depuis 1957

Le gouvernement du Québec prévoit que le nombre total des admissions d'immigrants variera entre 52 000 et 53 800 cette année. L'impact de ces nouveaux venus se fera sentir dès l'an prochain sur le marché du logement et dans les écoles.

« C'est le plus haut niveau depuis 1957 où on avait accueilli 55 000 immigrants » a déclaré Claude Fradette, porte-parole du ministère de l'Immigration.

En 2007, la province a fait le choix de hausser les niveaux d'immigration avec l'objectif officiel de compenser partiellement et temporairement le vieillissement de la population active.

L'afflux d'immigrants aura un coût sur la demande pour des services publics comme les services de garde et les écoles a fait remarquer Robert Fradette.

Si le chômage moyen au Québec se situe autour de 8,5 %, la situation est toute autre pour les Maghrébins où le chômage frôle les 28 % — pour les immigrants qui sont ici depuis moins de cinq ans. Seuls les immigrants provenant de l'Afrique noire — taux de chômage de 20 % — et les Haïtiens — à 17,8 % — s'approchent de ce triste score. Toutes des catégories francophones que le Québec privilégie.

L'incertitude économique et le très haut chômage parmi les immigrants au Québec n'a pas modéré la politique d'immigration du gouvernement. Québec devait fixer de nouveaux objectifs en 2011. Il préfère conserver les objectifs de 2010 et reporte le travail de consultation servant à fixer des cibles au printemps prochain.

Au sein des catégories relevant des pouvoirs de sélection du Québec, entre 58 800 et 62 900 certificats de sélection devraient être délivrés en 2011, selon le Plan d'immigration du Québec pour l'année 2011, déposée jeudi dernier par la ministre Kathleen Weil.

Il faut qu'un certificat de sélection soit délivré pour que l'immigrant soit admis. Un immigrant n'entre pas nécessairement au pays l'année où son certificat lui a été délivré.

Voir aussi :
  1. L'immigration paiera-t-elle les retraites, enrichit-elle les pays d'accueil ?
     
  2. Tant les politiques d'assimilation « républicaines» que celles multiculturelles ont échoué
     
  3. Un Québec de plus en plus divers, est-ce vraiment une bonne chose ?
     
  4. Québec ne connaît pas sa capacité d'accueil d'immigrants et évalue mal le dossier d'un immigrant sur deux




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jeudi 25 novembre 2010

Jeune écolière revient à la maison : on m'a appris que Dieu, Boudhha et Mahomet c'est la même chose

Nous avons reçu ce message d'une mère d'une jeune écolière en première année.

Ma fille est en première année du primaire à la Commission scolaire de Montréal (École Jeanne-Leber). Elle est récemment revenue de l'école en me disant que tout le monde croyait en Dieu mais que les gens l'appelait de façon différente (Bouddha, Mahomet, etc.) Qu'on lui avait appris cela en classe. J'ai dû clarifier les choses dans la tête de ma fille. À six ans on ne devrait pas les mêler encore plus.

Elle m'a même dit que la fête de Noël était la même chose que la fête du mouton ! Je lui ai expliqué qu'on égorgeait un mouton pour cette fête ce qu'on avait omis de lui dire évidemment...

Je suis d'accord pour dire que c'est à nous les parents de faire l'éducation religieuse de nos enfants, cependant il est bien difficile de le faire si les croyances de nos enfants sont remises en question à l'école.

Rox Anne Michaud
Montréal

 

Toutes les religions se ressemblent

 

 Manuel ECR de Modulo, 1er cycle du primaire

Extrait de la page 30 : « Le bouddhisme, le christianisme, l’hindouisme, l’islam et le judaïsme, entre autres, enseignent des idées et des valeurs telle que le partage, la générosité ou le don… »
 
Le texte poursuit en mentionnant qu'Abraham allait « sacrifier son fils », mais il omet de dire que  ce fils est Isaac pour les judéo-chrétiens, mais Ismaël pour les musulmans selon la tradition. Il ne faut sans doute pas briser l'unité de toutes les religions pour l'auteur de ce manuel.


Pourtant, pour l’archevêque orthodoxe du Mont Liban, l’intellectuel Mgr Georges Khodr, conclut : « Ainsi, il n’existe pas d’Abraham "objectif" dans lequel les trois monothéismes pourraient trouver un lieu de communion. » (Voir « Un Dieu, trois religions ».)

 

De la dinde pour la fête du mouton

 

  Manuel ECR de Modulo, 1er cycle du primaire

Les deux questions posées aux jeunes têtes blondes sont intéressantes :
  1. Que signifie le mot « charité » ? On voit mal une autre réponse que « le partage ». C'est le titre de la leçon après tout (voir page 30). Mais c'est très court et surtout sans aucune dimension spirituelle.


  2. Identifie la valeur mise de l'avant dans la fête de l'[Aïd el-Kébir] (la fête du mouton, le manuel adopte une graphie pédante en rien traditionnelle dans le monde francophone).

    On comprend que l'enfant doit aussi dire « partage », car « partage » et « partager » apparaissent sur la page 31, c'est le titre de la leçon et les religions se ressemblent toutes dans l'esprit du manuel. Mais c'est omettre les valeurs religieuses : l’épreuve, la soumission à Dieu, la miséricorde de Dieu, sa récompense des croyants restés fidèles, etc. Bref, une vision tronquée de la religion, dénuée de sa dimension spirituelle.





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Un parent agacé par la campagne de jeunes élèves qui défendent leur professeur d'ECR leur répond

La Voix de l'Est a récemment publié quatre lettres « spontanées » de jeunes élèves de Granby qui se portaient à la défense du programme d'éthique et culture religieuse et de leur professeur ECR, Claire Bergeron de l'école secondaire J.-H. Leclerc.

Madame Bergeron est cette professeur qui s'était déguisée en prêtre avant de sermonner sa classe sur l'injustice qui consiste à nier la prêtrise aux femmes. Elle a répondu à cette nouvelle sur ce carnet. Une des jeunes étudiantes également, elle justifait son intervention en disant qu'elle « voulai[t] rire un tout petit peu d'adultes qui critiquent nos jeunes ».

Dans le cadre des lettres de ces quatre élèves qui reprennent les mêmes arguments dans leurs lettres pour fustiger les adultes qui ne comprendraient pas le cours ECR et leur professeur Claire Bergeron, une mère de Granby nous a fait parvenir cette lettre :

On assiste ces dernières semaines à la publication de plusieurs lettres de jeunes élèves dans les journaux pour défendre le programme ECR. Ces lettres se ressemblent et utilisent les mêmes arguments : «vous, parents, caricaturez, vous ne savez pas de quoi il s’agit, vous n’êtes pas venu dans notre classe, mon professeur est super, le cours permet de décider par moi-même, j'apprends à lutter contre l'homophobie, j'apprends le bien et le mal, etc.»

Malheureusement, on ne sait jamais vraiment en quoi constitue la caricature que colporteraient les opposants à ECR, aucun exemple n’est donné. Ces jeunes semblent penser que seuls les parents sont opposés au cours ECR, mais on a vu un jeune cégépien désormais libre de s’exprimer critiquer le programme ECR dans ce journal. Je connais également au moins un parent qui a demandé à plusieurs reprises à venir assister aux leçons d’ECR auxquelles l’invitaient plusieurs jeunes élèves dans leurs lettres publiques, mais il n’a jamais reçu aucune réponse, même pas un refus courtois de la part de l’école et de l’enseignante en question. Les parents peuvent-ils venir oui ou non en classe d’ECR et voir par eux-mêmes?

De toute façon, dire «vous n’êtes pas venu dans ma classe», ne signifie pas que le programme d’ECR est bon. Ces élèves ont-ils lu le programme officiel d’ECR? Savent-ils même si ce qu’enseigne leur enseignant est conforme à ce programme? Comment savent-ils ce qui se passe dans les autres écoles? Comment peuvent-ils donc donner leur avis sur le programme en général? Pourtant, il suffit de lire ce journal pour apprendre qu’un tel professeur d’ECR entraîne sa classe dans une pratique spirituelle en dansant et en récitant des mantras alors qu’un dépliant du MELS disait clairement en 2008 «à aucun moment votre enfant ne sera initié aux pratiques religieuses». Le même professeur semble assez sélectif quand il invite des «témoins» religieux, n’invitant année après année que des dévots de Krishna. Pourtant ceux-ci sont catalogués comme formant une secte en France. Ailleurs, on apprend qu’une enseignante d’ECR se déguise en femme-prêtre puis se lance pendant une dizaine de minutes dans une «dénonciation» de ce que les religions, et plus particulièrement la catholique, ont fait subir aux femmes en leur interdisant la prêtrise… Où est la neutralité? Dans la Tribune de Sherbrooke on apprend qu’un professeur d’ECR, qualifié de «très coloré» par sa direction, dit aux élèves que Marie a été violée, qu’elle a inventé l’histoire du Saint-Esprit et que Joseph l’a crue...

On a l’impression que certains professeurs d’ECR peuvent faire ce qu’ils veulent dans leurs classes. Ils peuvent laisser l’impression aux enfants qui ne connaissent rien d’autres en matières philosophiques, morales et religieuses qu’ils choisissent par eux-mêmes. Or, en classe, un professeur (surtout avec un programme aussi vague qu’ECR) choisit les sujets à aborder, la manière de les présenter, les questions qui orienteront le «dialogue» en classe. Il n’y a pas de véritable objectivité et neutralité dans des sujets moraux et philosophiques. La discussion est toujours orientée et comme l’ont montré des sociologues comme Joëlle Quérin le cours ECR prescrit très peu de contenu et de faits à enseigner, mais cherche surtout à inculquer des comportements face à la diversité morale et religieuse: le relativisme et le multiculturalisme dans le vain espoir de plaire à tous et d’éliminer les sources de conflits.

Pour conclure, je trouve inquiétant que de jeunes encore mal formés, peu au fait de la diversité des manières d’enseigner la religion, la philosophie et la morale se portent ainsi à la défense d’un cours particulier, parfois en laissant l’impression de prendre les adultes pour des ignares.

Monique St-Hilaire
Granby

Voir aussi

ECR — L'impossible posture laïque selon une professeur en sciences de l'éducation





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Garderies au Québec : les coûts multipliés par huit en 13 ans

« Prenez les garderies à 7 $. Le programme coûtait 290 millions $ en 1997. Aujourd’hui, la facture grimpe autour de 2,3 milliards. (Cela inclut les augmentations qu’exigent les 15 000 intervenantes en milieu familial, présentement en négociation.)

En 13 ans, le coût du programme a augmenté de huit fois. Est-ce que les parents ont un service huit fois meilleur ? Non. Pendant la même période, le nombre de places a augmenté de 82 000 à près de 200 000… seulement 2,5 fois plus. Où est passé tout l’argent ? Faudrait demander aux centrales syndicales – qui ont syndiqué tout ce qui bougeait dans ce programme –, aux bureaux coordon­nateurs et à toute la bureaucratie qui s’est greffée autour du programme de garderies à 7 $. Pendant ce temps les parents doivent donner des pots-de-vin aux gardiennes pour dénicher une place, ou attendre trois ans sur une liste. »

Source : Argent

Voir aussi :

  1. La politique québécoise des garderies risque de coûter encore plus cher.
  2. Les garderies à 50 $ (coût réel), nouvelle promesse du PQ qui coûtera 1,5 milliard de $ supplémentaires.
  3. Essoufflement du « mini baby-boom » ?
  4. Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire.






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La droite, une maladie honteuse pour les Québécois ?

Les Québécois appuient de nombreuses mesures ou visions dites de droite (contre la bureaucratie, la réforme scolaire, le multiculturalisme, pour plus d'autorité à l'école, moins de taxes, etc.), mais quand on leur demande de se situer sur l'échiquier politique les Québécois se disent de gauche ou du centre...

Mario Dumont reçoit le sociologue Mathieu Bock-Côté pour aborder ce paradoxe.



Sondage du 13 novembre sur le sujet, sondage les Québécois ont une bonne opinion des militaires,



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