Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Dans un entretien à L’Opinion sur les questions de société, Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprise à l’IFOP, déclare :
Dans une classe, le pourcentage de prénoms musulmans est en moyenne passé de 1 % en 1960 à 19 % aujourd’hui. Le droit à la différence, le respect des identités sont fortement affirmés. Depuis les années 1980, nous vivons de facto dans une société multiculturelle, et cela produit deux réactions opposées chez les jeunes. La première ressort de notre sondage [enquête IFOP sur les lycéens publiée le 3 mars] : c’est la règle du « chacun vient comme il est », la pub McDo ! Au nom de quoi, devrait-on imposer un cadre culturel ? Cette attitude est à mettre en relation avec la volonté d’émancipation de l’individu, valeur très forte de cette génération. L’autre réaction, à l’opposé, est résumée dans le slogan frontiste « On est chez nous ! », version actualisée du vieil adage : « À Rome, fais comme les Romains. » C’est l’attitude par exemple d’un Jordan Bardella, et de nombreux jeunes du RN. Génération identitaire a bien trouvé son nom. Mais il est vrai qu’une partie de la jeunesse issue de l’immigration campe elle aussi sur des positions identitaires. Le résultat est que piercing et foulard se mêlent dans le même combat, conséquence mécanique d’une société multiculturelle.
« Avant, on alignait les quartiers de noblesse, aujourd’hui on compte ses canons de différence identitaire »
Le clivage est-il aussi net avec l’écologie ?
La jeunesse grandit objectivement dans un environnement plus dégradé qu’il y a 50 ans, et il peut y avoir un conflit, sur le thème : vous avez vécu comme des nababs, et vous nous laissez une planète saccagée. Une partie de la jeunesse fait le lien avec le mode de vie : si l’on est sensible à l’environnement, on porte un regard critique sur la consommation, on se fait frugal, on boycotte Amazon, etc. Mais une autre partie de la jeunesse est dans l’hyper consommation et une autre encore ne se sent pas responsable des dégâts actuels : j’ai entendu des Gilets jaunes, jeunes actifs, dire : « Vu ce que je gagne, c’est pas moi qui troue la couche d’ozone ! » Dans une interview au Monde, Pablo Servigne, l’une des figures de référence des jeunes écolos, dit que son enfance a été marquée par « la télé, la bagnole et le Nutella ». Aujourd’hui on dirait : Netflix, Amazon et le Nutella. Et la consommation, pour certains, est paradoxalement une façon de se rassurer face à un monde qui change : « Ah, le Mont-Blanc est moins blanc ? Raison de plus pour reprendre du Nutella ! »
Le féminisme est-il aussi générationnel ?
Nous sommes dans une société où l’individu a pris le pas sur toute autre considération. L’universalisme garantissant les mêmes droits pour tous ? Ce modèle est mis à mal. Dans les années 1960 à 1980, l’idée était de faire accéder les femmes au même statut que les hommes. Aujourd’hui, chacun estime son identité agressée. Les plus légitimes sont ceux qui cumulent le plus de points, parce que femmes, « racisées », LGBT, etc. Avant, on alignait les quartiers de noblesse, aujourd’hui on compte ses canons de différence identitaire.
De 2019 à 2020, le nombre d’enseignants sur la liste a plus que doublé, passant de 14 757 à 29 902 $.
Le nombre d’enseignants, avant la pandémie, avoisinant les 126 000 équivalents temps plein, soit 23 % des enseignants de l’Ontario qui font partie du club exclusif. Le grand saut est bien sûr survenu pendant la pandémie du COVID-19, alors que de nombreux Ontariens perdaient leur emploi ou perdaient une part importante de leur salaire ou de leurs heures travaillées.
Au plus fort du confinement en avril 2020, le taux de chômage provincial avait plus que triplé, passant de 5,2 % à 17 % avant de retomber à 9,5 % en décembre. Alors que des milliers d’enseignants supplémentaires ont été embauchés pendant la pandémie, d’autres industries n’ont pas eu autant de chance.
Les emplois dans le transport et l’entreposage ont diminué de 13,8 %, les services de soutien au bâtiment de 17,2 % et les services d’hébergement et de restauration de 26,4 %.
Le Canadien moyen travaillant à temps plein gagne 66 000 $ par année selon Statistique Canada, bien moins du salaire moyen des enseignants. En 2018, les représentants du ministère ont estimé le salaire moyen des enseignants à 92 000 $ en Ontario — 92 900 $ pour l’école secondaire et 89 300 $ pour le primaire — des chiffres qui sont sûrement plus élevés maintenant. Il faut ajouter au salaire des enseignants d'autres avantages sociaux : assurance médicale et régime de retraite généreux, sans parler des longs congés scolaires.
En fait, selon les responsables du ministère, le salaire de quelque 63 % des enseignants se situe dans le haut de la grille salariale. Il y a aussi maintenant 30 conseils scolaires à travers la province avec des grilles salariales dont le dernier échelon dépasse 100 000 $ par année, comparativement à seulement 8 conseils en 2019.
Ex-sympathisant de La France insoumise, Victor a été déçu par la dérive racialiste de l'extrême-gauche et s'est tourné vers des idées plus ancrées dans le réel, ce qui lui coûtera d'être rapidement taxé de "facho" par son entourage.
Le congrès virtuel du Parti conservateur du Canada (PCC) n’a pas amélioré l’appui du PCC dans la population. Dans les prévisions publiées le 21 mars par Qc125, le PCC perd un point, son appui dans les intentions de voter s’établit désormais à 29,9 % alors que deux semaines plus tôt il était encore de 30,7 %.
Certains prétendront que c’est le fait que la base n’a pas accepté la proposition sur la réalité du changement climatique. Les gros médias s’en sont régalés : voyez ces rétrogrades anti-Science. Ceci nous semble un raccourci, car l’opposition portait à notre sens plutôt sur les politiques proposées ou suggérées dans le corps de la résolution.
D’autres attribueront cette baisse au fait que M. O’Toole a aliéné sa base en faisant preuve d’un manque de charisme, d’absence de défense de la liberté d’expression, de politique pro-famille, de volonté de compromis avec un pan entier de sa famille politique et en soutenant des manigances et magouilles multiples pour évincer ses rivaux qui ne l’ont pas grandi.Au lieu de vouloir faire la morale à sa base en voulant étouffer tout débat sur le climat (« le débat est clos ! »), il aurait manqué d’habilité et n’aurait pas incarné le conservatisme pro-famille, pro-liberté d’expression. Il aurait dû arrondir les angles et ne pas chercher la confrontation avec sa base sur plusieurs sujets : notamment l’avortement ou le climat (*).
Rappelons que le PCC avait déjà une politique dans le domaine de l’environnement qui abordait les changements climatiques dont voici un extrait :
Nous croyons que le Canada devrait établir un programme de crédits d’impôt afin de promouvoir des solutions écologiques dans les domaines du transport et de l’innovation entrepreneuriale, par exemple.
Nous croyons que les gouvernements fédéral et territoriaux devraient faire des investissements conjoints afin d’étudier l’adaptation aux changements climatiques dans le Nord et d’y donner suite.
la modification de politique sur le climat mise aux voix ajoutait ceci :
Nous reconnaissons que les changements climatiques sont réels. Le Parti conservateur a la volonté d’agir.
Nous croyons que l’on doit responsabiliser les entreprises canadiennes, catégorisées super-polluantes, à mettre en place des mesures qui vont réduire leurs GES avec une imputabilité de résultat.
Nous croyons qu’il faut soutenir l’innovation en technologies vertes. Il faut devenir un leader mondial et s’en servir comme levier de développement économique.
Ceci est apparu à de nombreux délégués avec lesquels nous avons parlé comme un succédané du discours libéral de Trudeau : « on aurait cru lire du Biden ».
C’était une proposition malhabile qui ne pouvait que braquer les climatosceptiques ou ceux qui subodorent des dépenses massives (des subventions, des taxes et des impôts) pour créer une industrie verte sous perfusion (est-ce que cela réussit à l’Allemagne ?) ou encore ceux qui préfèrent parler d’adaptation aux changements climatiques, changements qui n’ont pas que des désavantages pour un pays glacé comme le Canada. [Voir Les miraculeux emplois verts s’effondrent en Allemagne et Écologie : L’échec allemand].
Les médias ont affirmé que les délégués ont rejeté la réalité des changements climatiques. Mais, comme le note Cosmin Dzsurdzsa : « En vérité, les congressistes étaient en désaccord avec l’amendement pour plusieurs raisons, notamment un manque de clarté quant à sa portée, la nature trop large de l’amendement et son impact sur les entreprises du secteur privé, et la suspicion de soutenir les programmes de technologies vertes tels que ceux introduits par les gouvernements libéraux précédents de l’Ontario qui ont causé des dégâts économiques importants. »
Un Erin O’Toole plus avisé aurait évité un affrontement aussi direct que contreproductif. En voulant plaire à la médiacratie et au commentariat progressiste, il a offert l’image d’un parti divisé, d’un chef mal aimé par sa base, sans imagination et à la remorque du prêt-à-penser progressiste. Le chef du PCC aurait dû refuser de créer un abcès sur ce point. Nous pensons qu’il a trop écouté ceux qui lui soufflaient à l’oreille qu’il fallait emboîter le pas des progressistes sur les thèmes sociétaux. Pourtant, M. O’Toole aurait pu contenter sa base conservatrice morale par quelques mesures symboliques (comme savent le faire les gauchistes) : condamner l’euthanasie sans cesse plus facilement disponible, refuser l’avortement sélectif (qui peut justifier que l’on tue des filles à naître à cause de leur sexe ?) et se concentrer sur des mesureséconomiques profamille, sur des politiques proliberté d’expression (*), des propositions pour réindustrialiser le pays (aucun fabricant de vaccin Covid au Canada, quel scandale !) et enfoncer le clou dans le domaine de l’autonomie forte des provinces (Alberta et Québec) dans toute une série de domaines dont la langue, l’immigration et la fiscalité (une seule déclaration fiscale). Bref, se distinguer des progressistes sans aliéner sa base. Au lieu de cela, il a préféré axer sa campagne sur les changements climatiques ! En 2021… O’Toole a tort de croire qu’il peut battre les Libéraux en adoptant les politiques libérales.
M. O’Toole pourra-t-il rattraper la sauce ? On peut en douter.
Nous le regrettons, car nous pensons que la meilleure façon pour que le Québec obtienne plus d’autonomie (ce qui lui permettrait de décider davantage de sa politique migratoire, fiscale et linguistique) est de soutenir le discours décentralisateur prôné par le PCC actuellement, de profiter du besoin de l’Ouest conservateur d’un allié au Québec. Que ce soit avec un PCC majoritaire comprenant une très grande délégation québécoise ou (sans doute mieux) d’une coalition de deux partis minoritaires faite du PCC et du Bloc Québécois pour obtenir ainsi la majorité au parlement. Encore faudrait-il que ce BQ préfère davantage d’autonomie pour le Québec à davantage de politiques progressistes au Canada y compris au Québec…
(*) L’establishment du PCC a également tenté de faire supprimer ce paragraphe : « Nous sommes en faveur d’une législation retirant le pouvoir de la Commission canadienne des droits de la personne et du Tribunal canadien des droits de la personne de réglementer, de recevoir, d’enquêter sur ou de juger les plaintes relatives à l’article 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne ». La mesure n’a été battue que par 50,60 % des membres. Ce paragraphe faisait suite au combat épique de Mark Steyn et Ezra Levant contre « cette parodie de tribunal » qu’est le Tribunal canadien des droits de la personne. Aucune justification par écrit à cette suppression étonnante n’avait été fournie.
Notons au passage que les délégués ont approuvé massivement (à 88 %) une mesure qui s’oppose à la culture du bâillon (cancel culture), mais de manière incompréhensible M. O’Toole n’a pas pris cette perche tendue pour rallier ses troupes. La politique en question se lit : « Le Parti conservateur du Canada favorisera le financement fédéral des universités canadiennes qui appliquent les principes de Chicago. En vertu de cette mesure, les établissements devront respecter et protéger la liberté d’expression comme le définit la Charte. Les établissements qui ne protègent pas la liberté d’expression perdront leur financement fédéral. »
Billet originel du 20 mars
Un de nos correspondants est délégué au congrès du parti conservateur du Canada (PCC). Voici son rapport.
La deuxième journée du congrès du PCC qui rassemble en ligne quelque 3500 délégués s’est terminée par un discours de Erin O’Toole (ci-contre, à droite).
Erin O’Toole a déclaré que le Parti conservateur du Canada qu’il dirige depuis août 2020 doit « changer » s’il désire remporter les prochaines élections parce que le Canada a changé. C’est une vieille ficelle rhétorique, les circonstances changent toujours. Elle peut servir à justifier n’importe quelle politique : accompagner ce changement et donc abandonner ses anciennes valeurs ou lutter contre ce changement et revenir à une position plus ferme, plus conservatrice dans ce cas-ci. Pour le Parti conservateur du Canada, il s’agit toujours de courir après les libéraux et d’être moins conservateurs.
Dans un discours à ses militants, vendredi soir, M. O’Toole a déclaré que son parti peut battre les libéraux de Justin Trudeau (à gauche, ci-contre) aux prochaines élections, mais uniquement s’il change ses façons de faire et présente de nouvelles idées pour rallier les Canadiens.
O’Toole a déclaré que le parti doit faire plus que changer ses positions politiques — il doit également faire tout ce qui est en son pouvoir pour accueillir les Canadiens de toutes les origines raciales et ethniques et les membres de la communauté LGBTQ.
Manque de courage et de pédagogie
Le manque de courage d’Erin O’Toole était frappant, il semble se résigner à accompagner le mouvement que la gauche impose à la société. Il ne cherche pas à convaincre les Canadiens de la justesse des politiques conservatrices, à faire preuve de pédagogie, il n’envisage aucune mesure ambitieuse pour renverser la table, changer le discours médiatique et promouvoir des valeurs conservatrices dans la société. Aucune ambition de déplacer un tant soit peu la fenêtre d’Overton vers la droite conservatrice sur n’importe quel sujet sociétal. Rien.
Pas un mot sur l’immigration
Erin O’Toole a bien raison : le Canada a changé. Il a par exemple connu un afflux massif d’immigrants, à tel point que ses métropoles ont vu leurs compositions ethniques et culturelles bouleversées. Or Erin O’Toole n’a pas abordé cette question, pas un mot, aucune proposition de politiques dans ce sens soumise aux délégués. Pourtant le Canada a changé, ne serait-il pas temps de réviser la politique migratoire de celui-ci ?
Le pasteur Coates a été libéré lundi 22 mars. Son procès sur l'accusation restante qu'il conteste aura lieu le 3 mai.
Billet originel du 19 mars
Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles, qui représente le pasteur de l’Église Grace Life, James Coates, affirme qu’il sera libéré dans les prochains jours.
Le pasteur est emprisonné depuis un mois pour avoir contrevenu à la loi sur la Santé publique invoquée dans la gestion contre la COVID-19.
Le pasteur James Coates sera libéré de prison, sans aucune condition, et toutes les charges retenues contre lui sauf une ont été abandonnées.
Le Centre de justice contestera l’accusation restante devant la Cour en mai, où il exigera des preuves que les restrictions de santé publique violant les libertés de religion, d’expression, de réunion et d’association sont scientifiques et justifiables dans un pays libre et démocratique.
On s’attend à ce que le pasteur Coates soit libéré de prison dès le lundi 22 mars, lorsque l’affaire est devant la Cour provinciale de l’Alberta à Stony Plain.
Grace Life est une église de près de 400 fidèles qui exercent normalement leurs droits et libertés garantis par la Charte depuis juillet 2020, y compris leurs libertés de réunion, d’association, d’expression, de religion et de conscience. Aucun membre de la congrégation n’a perdu la vie à la Covid, mais, malheureusement, un membre de la congrégation est décédé à la suite du confinement décrété par le gouvernement de l’Alberta la première semaine de février lorsqu’il est décédé prématurément parce qu’il ne pouvait pas obtenir le traitement contre le cancer dont il avait besoin en raison des restrictions instaurées par le gouvernement dans le cadre de sa gestion de la pandémie.
Des centaines de manifestants (c’est peu) ont répondu à l’appel des Progressive Chinese of Quebec et du Groupe d’entraide contre le racisme envers les Asiatiques au Québec pour dénoncer le racisme anti-asiatique. Petite manifestation donc, mais très bien couverte par les médias subventionnés et en premier lieu la SRC.
Mais pourquoi dénoncer ce racisme uniquement en anglais au Québec ? Parce que les racistes sont les anglophones de Montréal ?
Ces « Progressive Chinese of Quebec » parlent-ils le patois des naturels du pays : le français ? Savent-ils que la langue commune du Québec est le français ? Font-ils un effort d’intégration linguistique ? Cherchent-ils à se faire accepter ?
Plus tôt ce mois, des membres de la communauté chinoise de Montréal se sont réunis dimanche lors d’un rassemblement organisé par le groupe Progressive Chinese of Quebec qui exige des excuses à la députée de Québec Solidaire, Émilise Lessard-Therrien.
Au cours de l’entrevue, elle a déclaré qu’avec le changement climatique, le Québec serait l’un des rares endroits qui disposeraient de bonnes terres arables et d’eau douce dans quelques années et que la région du Témiscamingue avait beaucoup de terres inexploitées qui étaient explorées par Ressortissants chinois.
La pancarte chinoise se lit « Contre la discrimination »
Des manifestants chinois s’étaient alors rassemblés et avaient fait connaître leur mécontentement avec des pancartes en mandarin et en anglais. Toujours rien en français. Ayant compris comment culpabiliser les Québécois civiques, une des pancartes affirmait : « Ni prédateur ni proie : nous sommes tous des Québécois ».
En même temps, ces immigrants chinois ont bien compris qu'il ne faut pas savoir parler français pour vivre au Québec : le gouvernement québécois offrent tous les services en anglais. Ah, oui services réservés « à la minorité historique britannique » ! Ne riez pas !
Le confinement est inspiré par des modèles d’épidémiologistes qui reposent sur des postulats fragiles, argumente le doctorant en philosophie des sciences*. Au lieu de céder à l’injonction de « faire quelque chose », le gouvernement devrait mettre en balance plus froidement les coûts et les avantages du confinement, plaide-t-il dans les colonnes du Figaro.
« Les confinements et plus généralement les restrictions ont un coût extrêmement important, non seulement économique, mais aussi humain », rappelle Philippe Lemoine.
Seize départements métropolitains sont à nouveau « confinés ». Il s’agit cependant d’un confinement très relatif puisque peu de choses ont changé pour les habitants de ces départements. Les partisans d’un confinement « strict » se plaignent que ces mesures n’auront aucun effet sur l’épidémie, ce en quoi ils ont sans doute raison. Hormis les restrictions sur les déplacements qui sont difficiles à faire respecter et ne changeront sans doute pas grand-chose aux comportements, le principal changement consiste dans la fermeture des commerces « non essentiels ». Or, d’après l’étude ComCor de l’Institut Pasteur, seul 0,07 % des cas dont on connaît la source de contamination ont été infectés dans un commerce. L’analyse statistique utilisée dans l’étude, qu’il convient de prendre avec prudence, conclut même que la fréquentation des commerces était associée à un risque moins important de contamination.
Malgré des politiques de confinement (ou non) très différentes, la pandémie a connu une courbe similaire dans de très nombreux pays. La Suède, au même niveau que le Québec, n’a jamais confiné sa population.
Autant dire que si l’incidence se met à baisser dans les départements concernés par ces mesures au cours des jours ou des semaines qui viennent, il est très improbable que cela ait quoi que ce soit à voir avec ces dernières. Cela n’empêchera pas tous les commentateurs, à commencer par les partisans d’un confinement « strict » qui dénoncent aujourd’hui un confinement trop souple à leur goût, d’attribuer la baisse à celui-ci ou, à défaut de baisse, d’expliquer que c’est grâce à ces mesures que les projections apocalyptiques des épidémiologistes auront été démenties. Ce qui ne manquera pas d’arriver. En effet, les modèles des épidémiologistes continuent de partir du principe que les mesures gouvernementales sont le principal, voire dans bien des cas le seul facteur influençant la transmission du virus, alors que toutes les données, françaises comme internationales, montrent qu’il n’en est rien.Il existe de nombreux exemples d’endroits qui n’ont pas confiné, mais où l’épidémie a quand même fini par reculer.
L’exemple le plus connu est sans doute la Suède, où il y a certes des restrictions, mais beaucoup moins sévères qu’en France. Tandis qu’en France [et au Québec] les bars et restaurants sont fermés depuis octobre et qu’un couvre-feu est en vigueur depuis le 15 décembre, les bars et restaurants sont restés ouverts en Suède, même s’ils sont soumis à des restrictions, et il n’y a jamais eu de couvre-feu. Pourtant, plus d’un an après le début de la pandémie, le nombre de morts par habitant est à peu près identique en France [et au Québec] et en Suède.
Les partisans d’un confinement « strict » prétendent que, si la Suède a réussi à s’en sortir aussi bien que la France avec des restrictions beaucoup moins dures, c’est parce que la densité de population y est moins importante ou pour une autre raison du même type. Mais il y a beaucoup d’autres exemples, comme la Serbie, la Floride ou l’Espagne, d’endroits qui n’ont pas confiné et où l’incidence est malgré tout retombée bien avant que le seuil d’immunité collective ne soit atteint.
Ces endroits sont très différents sur les plans culturel, démographique et géographique, donc il n’y a aucune raison de penser qu’ils ont en commun des caractéristiques qui expliquent pourquoi ils ont échappé au destin que leur promettaient les modèles. Il est plus probable que ce soit parce que, même en l’absence de confinement et de restrictions dures, les gens modifient leurs comportements en réponse à l’évolution de l’épidémie, ce qui fait baisser la transmission quand le nombre d’hospitalisations et de décès augmente.
C’est probablement aussi pour cette raison que, tant que le seuil d’immunité collective n’a pas été atteint, l’incidence finit toujours par repartir à la hausse, car, dès que les gens n’ont plus peur et reprennent leurs habitudes, la transmission augmente à nouveau. C’est pourquoi la vaccination reste indispensable pour sortir de la crise. Les changements de comportement qui réduisent la transmission se produisent même sans restrictions quand la situation devient critique et que suffisamment de gens ont peur. Et il semble que les restrictions aient du mal à cibler les comportements qui contribuent le plus à la transmission, ce qui explique sans doute pourquoi l’incidence repart à la hausse même dans des pays comme l’Allemagne qui sont confinés (à des degrés très variables) depuis des mois.
En revanche, les confinements et plus généralement les restrictions ont un coût extrêmement important, non seulement économique, mais aussi humain. Il est frappant que, alors même que les gouvernements occidentaux se livrent depuis des mois aux violations des libertés individuelles les plus importantes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pas un seul d’entre eux n’ait publié la moindre analyse coûts-avantages pour justifier cette politique.
Il est vrai que, à moins de faire des hypothèses complètement fantaisistes sur l’effet des restrictions sur l’épidémie, une telle analyse montrerait à coup sûr qu’elles n’en valent pas la peine. Malheureusement, la plupart des commentateurs ne prennent en compte que le nombre de morts et le risque de saturation des unités de réanimation, à l’exclusion de tout le reste. Bien sûr, la saturation des unités de réanimation a des conséquences tragiques, mais confiner plusieurs millions de personnes pendant des semaines est bien plus terrible encore, même si ça ne donne pas lieu à des images spectaculaires de gens cloués dans des lits d’hôpital au journal télévisé.
De plus, il est probable que le confinement ne changera pas grand-chose à la saturation des unités de réanimation, car, même sans confinement, l’incidence retombera vraisemblablement avant que les hôpitaux ne soient totalement submergés, comme partout où les autorités ont résisté aux appels à imposer des restrictions dures quand l’incidence explosait. Le confinement et plus généralement les restrictions ne sont pas une fatalité. Rien ni personne ne force le gouvernement à prendre ces mesures. Il pourrait et devrait commencer à lever les restrictions en place depuis des mois, alors même que dans la plupart des cas il est douteux qu’elles aient le moindre effet, sinon à la marge.
Beaucoup d’autres pays l’ont fait, il n’y a donc pas de raison pour que la France ne puisse pas faire la même chose. Encore faudrait-il que le gouvernement prenne ses responsabilités et traite les Français comme des adultes au lieu de gérer la crise au fil de l’eau en prenant des décisions absurdes de temps à autre pour répondre à l’injonction constante de « faire quelque chose ».
* Philippe Lemoine est doctorant à l’université Cornell (États-Unis) et chargé de recherche au Center for the Study of Partisanship and Ideology.
Robert Hoogland, le père qui se bat devant les tribunaux de la famille canadiens pour avoir le droit de s’exprimer publiquement contre la transition médicale de sa fille s’est vu refuser la mise en liberté sous caution lors d’une audience à la Cour suprême de Vancouver tenue ce vendredi.
Le tribunal l’a reconnu coupable d’outrage aux ordonnances antérieures visant à restreindre son discours concernant la transition médicale de son enfant par les autorités médicales et judiciaires. Le père s’oppose à ce processus au motif qu’il cause un préjudice physique et psychologique irréversible à son enfant.
Cette volonté de défendre son enfant (âgée de 14 ans quand le processus a commencé) contre les préjudices iatrogènes — que le sens commun considère comme positive — a été qualifiée de « violence familiale » et de harcèlement par le tribunal et par les conseillers juridiques militants des droits des transsexuels.
Le 16 mars, le père s’était rendu au tribunal pour être arrêté lors d’une audience sur une accusation d’outrage au tribunal. Il a été reconnu coupable d’outrage et placé en détention provisoire de North Fraser.
L’avocat du père, Carey Linde, a fait valoir que le père « n’est pas un criminel ». Linde a déclaré que le père est « un facteur de la classe ouvrière. Il est dans un syndicat. » Linde a déclaré qu’en faisant de cette affaire une affaire criminelle, le procureur général David Eby « persécute [le père] clairement et simplement ».
Billet originel du 18 mars
Un mandat d’arrêt a été lancé par un juge pour l’arrestation d’un père après que celui-ci ait appelé sa fille biologique « sa fille » et qu’il ait utilisé le pronom « elle » pour se référer à elle. Hoogland a été reconnu coupable d’outrage au tribunal.
Hoogland est le père d’une fille biologique de 14 ans qui s’identifie comme transgenre et préfère que l’on utilise des pronoms masculins pour parler d’elle. Hoogland a appelé à plusieurs reprises cette personne sa fille, bien que le tribunal lui ait interdit de le faire.
Mardi, à 10 h, heure de Vancouver, Hoogland s’est rendu au tribunal en réponse au mandat d’arrestation du procureur général de la Colombie-Britannique pour outrage au tribunal. Il a été arrêté et emprisonné. Le mandat a été délivré par le juge Michael Tammen le 4 mars 2021.
Hoogland s’oppose à ce que son enfant subisse des procédures médicales « affirmatives de genre » et a répété cette opposition à de multiples reprises, dans l’espoir de sauver son enfant d’un préjudice irréversible. Le système médical canadien, le système juridique et la mère de l’enfant, pour leur part, accélèrent la transition sociale et médicale de l’enfant. Notons, qu’à l’inverse, la justice britannique recommande l’arrêt des transitions de genre avant 16 ans.
Le 14 décembre 2020, la juge Francesca Mazari a contraint Hoogland d’approuver la « transition » de genre de sa fille de quatorze ans et lui a interdit d’appeler sa fille biologique sa fille. En réponse, Hoogland a contesté cette décision en invoquant son droit à la liberté d’expression protégé par la Charte.
Lorsque Hoogland avait comparu devant le tribunal de la famille en décembre 2020, le juge l’a forcé à s’asseoir sur le banc des prisonniers, a déclaré son avocat Carey Linde (vidéo), même s’il n’était coupable d’aucun crime. Le juge l’a appelé « l’accusé ». Linde a demandé au juge de se récuser au motif que tout cela était préjudiciable.
Pour Hoogland, son enfant avait des problèmes complexes, mais le tribunal les a tous attribués à la dysphorie de genre. Son mariage avec la mère de l’enfant s’était brisé. Il a dit qu’en 5e et 6e année, sa fille « avait des ennuis et traînait avec des garçons », alors ils se sont arrangés pour qu’elle voie le conseiller scolaire. En 7e année, il a remarqué qu’elle avait coupé ses longs cheveux et avait commencé à porter une perruque. Il a dit qu’elle avait développé un béguin intense pour deux enseignants masculins et avait fait une tentative de suicide.
Hoogland a découvert que l’école avait exposé sa fille au programme SOGI 123, le matériel d’éducation sur l’identité sexuelle et de genre en Colombie-Britannique, ce qui équivaudrait à des « vidéos de propagande » en faveur l’idéologie transgenre. Il s’est aperçu que dans l’annuaire scolaire de 7e année, sa fille apparaissait avec un autre prénom. La conseillère scolaire avait changé le prénom de l’enfant (pour en adopter un masculin) sans en parler à ses parents. L’école a « décidé de la transition sociale » de l’enfant de sexe féminin de sa propre initiative, avec la contribution d’un psychologue idéologue de genre, le Dr Wallace Wong.
Lorsque Hoogland a accompagné son enfant à une consultation avec Wong, le psychologue a conseillé à l’enfant pubère de prendre de la testostérone. Wong a recommandé l’enfant à l’unité d’endocrinologie de l’hôpital local. Pendant ce temps, Hoogland cherchait des solutions de santé mentale pour aider l’enfant sans avoir recours à des médicaments.
Lors des premières visites de l’enfant à l’hôpital, un plan de traitement a été mis en œuvre. L’enfant et sa mère — l’ex-épouse de Hoogland — ont signé un formulaire de consentement qui déclarait explicitement que le « traitement » était expérimental, ce qui signifie que les endocrinologues recommandant le traitement ne connaissaient pas l’impact à long terme sur la santé.
Une avocate militante de l’identité de genre, Barbara Findley, a représenté l’enfant devant le tribunal. Le juge Boden a décidé que l’intérêt supérieur de l’enfant consistait à mettre en danger la santé de cette fille à long terme pour que son corps ressemble davantage à celui d’un homme.
Hoogland, en revanche, pense que l’intérêt supérieur de sa fille réside dans la préservation de la santé de son enfant, au cas où son enfant se retrouverait parmi les 80 % environ d’enfants qui renoncent à croire qu’ils sont du sexe opposé une fois la puberté terminée.
Après l’audience, Hoogland a accordé une interview au Federalist (basé aux États-Unis), affirmant que les gens ne peuvent pas changer de sexe et que des mégadoses de testostérone exogène seraient préjudiciables à la santé de son enfant, une fille biologique vulnérable. Le juge Mazari a ensuite condamné sommairement Hoogland pour violence familiale, au motif qu’il avait refusé d’utiliser les pronoms masculins préférés de son enfant. Le juge Mazari a permis que l'on arrête Hoogland s'il devait à nouveau utiliser les pronoms correspondant au sexe biologique de sa fille quand il parlerait d'elle.
« Dans l’arrêt Mazari, il est dit que je dois me limiter à avoir des pensées contraires à l’arrêt Boden. Le tribunal a eu la courtoisie de ne pas punir mes pensées, mais tout le reste il la fait », a-t-il déclaré. En 2019, Hoogland s’est conformé à l’ordonnance du tribunal, espérant que sa fille ne prendrait plus de testostérone. Cependant, en janvier 2020, le plus haut tribunal de Colombie-Britannique a déclaré que l’enfant devait continuer à prendre de la testostérone. Elle a également imposé à Hoogland une ordonnance de conduite selon laquelle il doit continuer à désigner son enfant biologique féminin par des pronoms masculins.
Hoogland a déclaré : « Ils ont créé une illusion, et ils forcent les parents à vivre dans cette illusion. » « Que se passe-t-il lorsque la bulle explose et que l’illusion prend fin…? Elle ne pourra jamais redevenir une fille dans le corps sain qu’elle aurait dû avoir… Ces enfants ne comprennent pas. Quel genre d’enfant de 13 ans pense à avoir une famille et des enfants ? », a-t-il dit, tout en se lamentant sur l’avenir volé de son enfant. Hoogland a donné des interviews à plusieurs commentateurs canadiens. Les diffusions ont été supprimées par les plateformes numériques, et il a été menacé d’une procédure pour outrage à magistrat. « Quel genre de père serais-je si, dans dix ans, elle détransitionnait et qu’elle demandait “pourquoi n’as-tu rien fait pour empêcher cela ? Aucun de vous ne s’est levé pour moi à l’époque.” »
Sources : National Post, The Federalist et The Star (en faveur de cet emprisonnement et de taire le nom du père)
Le militant canadien Christoph Elston manifestait à Montréal contre le
fait de donner aux enfants des médicaments bloquant la puberté lorsqu'il
a été attaqué par un groupe d'assaillants vêtus de noir l'accusant de
« transphobie » [Plus de détails en anglais, Radio-Canada n'en a bien évidemment pas parlé.]
Le militant canadien Christoph Elston manifestait à Montréal contre le fait de donner aux enfants des médicaments bloquant la puberté lorsqu'il a été attaqué par un groupe d'assaillants vêtus de noir l'accusant de « transphobie »https://t.co/uEn2hiH1Wmpic.twitter.com/f9y4k0Xnzp
Un rapport obtenu par le Spectator de Londres révèle que l’Église d’Angleterre prévoit de mettre en place une formation antiraciste et de contextualiser les statues « susceptibles de blesser ou d’offenser ».
L’Église d’Angleterre introduira un quota pour le clergé issu de minorités ethniques. Elle mettra en place une formation antiraciste.
L’année dernière, les responsables de l’Église ont mis en place un groupe de travail pour enquêter sur le racisme après que Mgr Justin Welby, l’archevêque de Cantorbéry, a déclaré lors d’un débat général au Synode qu’il était « désolé et honteux… que nous soyons toujours institutionnellement racistes ».
Le nombre de membres du clergé qui s’identifient comme appartenant à une minorité britannique a toujours été faible. Sur les 42 évêques diocésains du Royaume-Uni, le seul issu d’une minorité ethnique est Guli Francis-Dehqani (ci-contre), l’évêque de Chelmsford, d'origine iranienne.
Selon les statistiques du ministère de 2019, environ 93,7 % des cadres supérieurs — une catégorie qui comprend les évêques, les archidiacres et le clergé de la cathédrale — se disent de race blanche britannique, une légère baisse par rapport à 2012, alors que ce chiffre était de 96 %.
Le rapport divulgué par The Spectator indique comment le nouveau groupe de travail prévoit de remédier à ces déséquilibres, avec des recommandations telles qu’un quota de 30 % pour le clergé « ethnique », une refonte de l’éducation dans les écoles de l’Église et du programme du clergé. Toutes les listes restreintes des candidats retenus devront également comprendre au moins une personne issue d’une minorité ethnique.
Le rapport, divulgué au Spectator et intitulé « De la lamentation à l’action : rapport du groupe de travail sur l’antiracisme des archevêques », indique qu'« un ecclésiastique issu d’une minorité britannique [devrait être] élu dans chaque région ».
Les réformes seront financées et supervisées par la création d’une unité de justice raciale pour une durée déterminée de cinq ans. Le rapport doit être présenté au Conseil des archevêques la semaine prochaine. Sa version définitive devrait être publiée le 22 avril.
Le projet de document suggère également que les responsables doivent « reconnaître, se repentir et prendre des mesures décisives pour s’attaquer à l’histoire et à l’héritage honteux » de l’implication de l’Église dans la traite transatlantique des esclaves et « s’occuper de toute partie d’une église qui pourrait blesser ou offenser ».
La statue d’Edward Colston jetée à l’eau
« Le mouvement Black Lives Matter, et en particulier le renversement de la statue de Colston sur les docks de Bristol, a jeté un nouvel éclairage et a suscité le sentiment d’urgence nécessaire pour que l’Église d’Angleterre se penche sur son propre héritage contesté », affirme le document.
Il suggère qu’un programme de formation accéléré pour le clergé considéré comme « à surveiller » devrait accueillir un minimum de 30 % de candidats issus de minorités « afin de constituer une relève ».
Il exhorte également toutes les écoles primaires et secondaires de l’Église d’Angleterre à « élaborer un vaste programme d’éducation religieuse qui inclura une référence explicite à la promotion de la justice raciale », commémorera le Mois de l’histoire des Noirs et célébrera des saints et des modèles « issus de la diversité ».
Après la fuite du rapport, les archevêques de Cantorbéry et d’York ont publié une déclaration où ils déclarent : « Le temps de parler de lutte contre le racisme systémique est révolu depuis longtemps : c’est le moment d’agir de façon décisive. L’ébauche de ce rapport produit par un groupe de travail indépendant s'attaque à ce péché [le fait de traiter les autres chrétiens comme inférieurs et de renforcer les préjugés] et nous nous en félicitons pour cette raison. »
Halima Begum, la directrice du Runnymede Trust, un groupe de réflexion sur l’égalité raciale, a salué « l’intention de l’Église d’Angleterre de devenir plus inclusive et accueillante envers des congrégations “issues de la diversité” au Royaume-Uni ».
En février dernier, le Synode général a décidé « de continuer, avec beaucoup d’efforts et d’urgence, à éradiquer toutes les formes de racisme conscient ou inconscient » et de s’engager à « accroître la participation et la représentation des laïcs et des prêtres anglicans issus de minorités ethniques à tous les stades de la vie de l’Église ».
Quatre mois plus tard, l’archevêque de Cantorbéry a déclaré que l’institution devrait reconsidérer la représentation de Jésus comme blanc et réfléchir « très attentivement » à ses monuments controversés à la suite des manifestations de Black Lives Matter, ajoutant que « certains devront être enlevés ».