mercredi 24 octobre 2018

France — malgré des moyens très importants, constat d’échec des politiques d’éducation prioritaires

Dans un rapport publié mercredi 17 octobre, la Cour des comptes française juge sévèrement la politique d’éducation prioritaire.

Les politiques d’éducation prioritaire mise en place par les gouvernements français ne parviennent pas à accomplir leur mission première, qui est de réduire les inégalités de départ dans la réussite scolaire des enfants. Dans un rapport publié mercredi 17 octobre, la Cour des comptes dresse un bilan négatif de cette politique de « différenciation » des moyens (comprendre nettement plus de moyens pour les banlieues immigrées), apparue en 1981 avec les « zones d’éducation prioritaire » (ZEP).


La conclusion est sans appel : l’écart de résultat au diplôme national du brevet entre un enfant scolarisé dans un collège relevant du réseau d’éducation prioritaire (REP) et un enfant d’un collège favorisé reste situé entre 20 et 30 % en français et en mathématiques alors que l’objectif est de « limiter à 10 % ces écarts de niveau ».

La Cour affirme que les dispositifs prioritaires auraient permis de les stabiliser et conjecture que la situation serait probablement plus préoccupante encore s’ils n’avaient pas existé. Mais à l’entrée en 6e (11 ans), les écarts sont déjà acquis. La Cour affirme que ces dispositifs ne sont pas pensés pour remédier à une ségrégation sociospatiale aussi forte qu’elle ne l’est aujourd’hui, à laquelle se greffe une ségrégation scolaire sans précédent soit l’évitement des établissements REP et REP+ par les parents plus nantis : aucun n’enverrait ses enfants dans ces établissements très mal considérés.

Pour Pierre Duriot, enseignant du primaire, qui écrit dans Atlantico : « Doit-on nécessairement mettre cela sur le dos des politiques d’éducation prioritaire qui sont inefficaces ou observe-t-on aujourd’hui une forme de refus des aides que l’État propose ? Tout cela repose sur des mensonges et sur une dialectique, répétés en boucle depuis des années, sur tout ce qui touche aux zones d’éducation prioritaires. Ce sont des zones “d’exclusion et de pauvreté” : pas du tout. Ce sont des zones fort bien desservies par les transports en commun, les voies de communication, les ondes de toutes sortes. Y sont installés de nombreux commerces et services et par exemple, le PIB de la Seine–Saint-Denis est au quinzième rang national, même si le revenu net par habitant y est effectivement faible. Ces zones sont avant tout des zones à caractère ethnique, communautarisées et sous les coupes d’un islam plus ou moins radical et des gangs liés à la drogue, au banditisme ou à la prostitution. Gérard Collomb, lors de son départ du Ministère de l’Intérieur, a été très clair sur ce sujet. “La délinquance est liée à la pauvreté” : c’est encore faux. Si tel était le cas, la Creuse, la Nièvre ou la Lozère, les départements les plus pauvres, seraient des coupe-gorges. La délinquance est liée à la présence d’argent, en particulier d’argent sale, on ne vole rien chez les pauvres. Également, à la concentration d’une population fort connue, majoritaire dans ces quartiers, où l’on constate que les services de l’État, policiers, pompiers, ne se rendent plus qu’en force et avec gilets pare-balles. Mais le sujet doit être évoqué à demi-mot, alors même qu’il crève les yeux. “Les désordres sont le fait d’une minorité” : encore faux. Si tel était le cas, le problème serait réglé depuis longtemps. Non, sur ces zones, sur le sujet de l’islam des quartiers, le gouvernement dispose de statistiques certes peu connues, mais fiables. Depuis un audit sur la réussite au bac des jeunes hommes issus de l’immigration, on sait que les Asiatiques font bien mieux que la population générale, à 80 % d’une génération, contre 55/60 % pour la population ordinaire, mais autour de 30 % pour les Maghrébins et les Turcs. On sait aussi qu’une bonne soixantaine de pour cent des musulmans considèrent leurs préceptes culturels et religieux comme plus importants que ceux de la République. On a des expériences désastreuses comme le lycée Gallieni de Toulouse. Plus loin dans le temps, on a eu Creil et ses foulards, on a eu l’IUT de Saint-Denis. On connaît les phénomènes de harcèlement au voile et ainsi de suite. Autant de signes qui sont des indicateurs et dont on aurait dû tenir compte et avec lesquels on n’a rien fait. Il est donc fort logique qu’on ne puisse résoudre, avec de l’argent, un problème dont on est incapable de poser correctement l’énoncé. »

Pour Barbara Lefebvre, professeur dans le secondaire et coauteur avec Georges Bensoussan de Les Territoires perdus de la République et d’Une France soumise : « . Des analyses sur l’inefficacité des dispositifs de l’éducation prioritaire — inventée par la gauche mitterrandienne — on en a déjà lu. La dernière en date venait le Conseil national d’évaluation du système scolaire que M. Blanquer voudrait hélas, paraît-il, supprimer. En 2016, cette autorité indépendante a proposé une bonne analyse-bilan de cette politique de discrimination positive : en dépit de réussites locales, le Cnesco observait une mise en œuvre à l’échelle nationale insuffisante qui n’a donné aucun résultat tangible pour réduire les inégalités sociales ce qui était l’objectif annoncé par cette politique dès 1981. Le seul problème dans l’analyse du Cnesco c’est qu’il s’arrête au milieu du guet en se félicitant que l’éducation prioritaire a permis de poser un diagnostic. Tant d’argent dépensé pendant trente ans pour constater qu’il y a des inégalités scolaires qui recouvrent peu ou prou les inégalités socio-économiques ; “tout ça pour ça ?” serait-on tenté de dire. »

Mme Lefebvre poursuit : « La crise est générale, je l’ai constatée dans tous les établissements que j’ai fréquentés, ZEP ou non. C’est avant toute chose une crise de sens : les finalités du système éducatif ne font pas l’objet d’un vrai consensus. Pour toutes nos élites dirigeantes, depuis au moins trois décennies, l’école n’a plus au fond qu’une mission utilitaire : elle doit être efficace pour former des actifs adaptés à la loi du Marché mondialisé. Le gouvernement actuel l’assume au moins plus franchement que ses prédécesseurs qui ne le disaient pas publiquement, mais laissèrent l’école de la République aux mains des [gestionnaires publics], qui ne [sont] guère plus humains que [les gestionnaires] du privé. »

Pourtant, pour Mme Lefebvre et M. Brighelli (voir vidéo ci-dessous), on ne peut que constater la baisse du niveau culturel général, et une fois encore cela n’épargne aucune catégorie sociale. Il n’est qu’à observer le développement des écoles hors contrat loin d’être toutes animées par des motivations religieuses : les parents y cherchent une ambition culturelle. L’échec de l’école utilitariste que nous subissons depuis quarante ans est général, il est simplement plus flagrant en zone d’éducation prioritaire parce que des phénomènes de contre-sociétés avec des codes culturels venus d’ailleurs ont surgi depuis deux décennies environ. Elles sont venues occuper le vide laissé par l’abandon d’une politique d’intégration voire d’assimilation qui était, historiquement en France, l’œuvre de l’école puis de l’armée avec le service militaire — le vrai pas le Service universel civique d’un mois dans une association ou une ONG que nous promet le gouvernement…

La montée des revendications identitaires ou la culture de l’échec expliqueraient également en partie cet échec de l’école publique dans les banlieues immigrées. Pour Pierre Duriot, « On sait que l’envie de l’élève est le principal moteur de l’apprentissage. On sait également que le projet des parents pour leur enfant, leur adhésion à l’école et à la réussite scolaire conditionnent les dispositions et la réussite de l’élève. C’est tout cela qui est en panne. Pour bon nombre de musulmans de ces quartiers, l’environnement doit s’adapter à la culture majoritaire, la leur. Cette posture justement, pousse à revendiquer dans les cantines, les piscines, les lieux de culture, les entreprises, mais aussi l’école. » Il n’y a aucune volonté de se plier au projet éducatif d’une culture vue comme étrangère, parfois même « mécréante ».


Débat très houleux autour de l'immigration, de l'éducation et des banlieues immigrées



Québec — Clinique de changement de sexe débordée (épidémie psychologique sociale ?)

La seule clinique au Canada à faire des opérations de changement de sexe est débordée et doit agrandir de 30 % sa capacité d’accueil à Montréal en raison d’un nombre record de demandes chez les personnes qui se disent transgenres..

«On est un peu surpris par l’augmentation de la demande et on travaille fort pour être capables de les soutenir et de les aider, car ce sont des chirurgies complexes», explique la directrice générale du Centre métropolitain de chirurgie, Mélanie Dubois.

Le ministère de la Santé a dénombré l’an dernier un nombre inégalé de nouveaux patients. Ce sont 178 personnes qui ont entamé une «réassignation sexuelle», selon des chiffres obtenus par «Le Journal de Montréal».


Jeunes et accompagnés

«Les patients vont venir de plus en plus jeunes, avec leurs parents qui les soutiennent, mais il y a sept ans, on ne les voyait pas, les plus jeunes, ou ils venaient seuls, pas accompagnés et sans soutien», dit-elle.

Selon elle, il y a une plus grande ouverture d’esprit en 2017 par rapport aux changements de sexe. Et puis, les progrès technologiques rendent aussi les chirurgies de réassignation sexuelle moins effrayantes.

« L’ouverture d’esprit » des parents d’enfants qui se disent transgenres, la sexologue et psychothérapeute Camille Chamberland la remarque aussi.

«Il y a tout un mouvement de visibilité, donc les jeunes peuvent nommer plus rapidement leur questionnement», dit-elle.

Dans son bureau, les jeunes trans viennent aussi avec leurs parents. Mme Chamberland voit aussi des parents seuls qui s’interrogent sur le comportement de leur enfant au primaire, par exemple.

Pour sa part, le président d’Aide aux trans Québec (ATQ), Julien Leroux-Richardson, croit aussi qu’il y a moins de craintes qu’avant à obtenir des soins médicaux et même à s’afficher publiquement. Des psychologues cliniciens comme le professeur Jordan Peterson pensent que « Nous sommes en pleine épidémie psychologique. Cela se produit régulièrement. L’hystérie freudienne était une épidémie psychologique ; aujourd’hui on ne rencontre plus que très rarement des hystériques freudiens. Le trouble de la personnalité multiple est un bon exemple ; vous n’en voyez plus aujourd’hui.»

Selon l’ATQ, 70 % des personnes trans ont déjà pensé au suicide et entre 33 % ont fait une tentative.


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mardi 23 octobre 2018

Décès de l'ancien ministre Louis O'Neill à 93 ans, il avait témoigné au procès contre l'imposition d'ECR

L’ex-ministre péquiste Louis O’Neill est décédé aujourd’hui à l’âge de 93 ans à Québec.

Né à Sainte-Foy en 1925, O’Neill a d’abord été ordonné prêtre en 1950, bien avant d’être tenté par la politique.

Il amorça sa carrière comme professeur de philosophie et d’éthique sociale au Séminaire de Québec, à l’Académie de Québec, à l’Université nationale du Rwanda et à l’Université Laval.

Il fut nommé ministre des Communications et ministre des Affaires culturelles, des fonctions qu’il occupera respectivement jusqu’en 1978 et 1979. Il quittera la politique en 1981.

Depuis 2005, il alimentait un site internet où il publiait ses réflexions notamment sur l’histoire, la foi chrétienne et la solidarité internationale.

Lorsqu’il a accroché sa soutane, O’Neill n’a pas délaissé ses convictions religieuses pour autant. Lors de son passage devant la Commission Bouchard-Taylor en 2007, il prônait un libre-choix en la matière pour les cours au primaire et au secondaire.

Le 12 mai 2009, déjà octogénaire, il était venu à la barre du Tribunal de Drummondville défendre le choix des parents en matière d’éducation morale et religieuse et s’opposer à l’imposition gouvernementale du programme controversé d’éthique et de culture religieuse. Extrait de notre compte-rendu de cette journée au tribunal :

Monsieur O’Neill a rappelé que pour l’Église catholique le rôle des parents est tellement important qu’elle refuse de baptiser les enfants mineurs sans l’autorisation des parents, même si le baptême est un bien spirituel.

Ensuite Louis O’Neill a insisté sur le principe de précaution qui devait s’appliquer ici ; il a rappelé qu’il existe d’autres manières de faire. En Belgique par exemple, les écoles publiques offrent 6 options de cours confessionnels de religion et de morale laïque.

Enfin, M. O’Neill a insisté sur le fait qu’un cours de culture religieuse et d’éthique sera présenté de manière très différente selon qu’il est donné par une personne croyante ou non.



Voir aussi


L’ancien ministre Louis O’Neil raconte sur son carnet une anecdote savoureuse bien contemporaine :

« J’ai appris une histoire cocasse. C’est arrivé en Estrie, dans un petit village. Une enseignante a osé amener les jeunes de sa classe à l’église, pour qu’ils puissent admirer la crèche de Noël. Informée de cette initiative une conseillère pédagogique y a vu un délit portant atteinte à la posture professionnelle.

Elle a réprimandé l’enseignante et lui a ordonné de réparer sa faute en conduisant les jeunes à une mosquée. »

Louis O’Neil : Résignation molle et confusion alambiquée des évêques catholiques du Québec



Urgence : vers la féminisation des textes de la Ville de Montréal

La Commission de la présidence du conseil, chargée de revoir le Code d’éthique de la Ville de Montréal, demande à l’administration de la mairesse Valérie Plante d’adopter un langage féminisé ou épicène pour « reconnaître la présence, le rôle et la contribution des femmes, des personnes trans et non binaires en leur accordant une visibilité équivalente à celle des hommes » . Dans son rapport qui sera déposé au conseil municipal lundi, la Commission recommande d’adopter la façon de faire privilégiée par l’Office québécois de la langue française (OQLF). Celui-ci propose notamment d’utiliser les doublets (ils et elles par exemple) et des tournures plus impersonnelles pour éviter le recours systématique au masculin.

 « La Commission comprend qu’il s’agit d’un changement qui nécessitera une gestion échelonnée dans le temps puisque l’adoption d’une nouvelle pratique rédactionnelle à la Ville de Montréal pose un défi », est-il noté. Ainsi, sa demande concerne « tous les contenus émanant de la Ville de Montréal » (communiqués, affiches, lettres, etc.), mais sera d’abord appliqué aux nouveaux contenus. Les documents déjà existants seront réécrits seulement quand des mises à jour seront faites. La Commission souhaite que la Ville demande à tous ses services et à tous arrondissements d’adopter ce style rédactionnel.

Rien de plus urgent dans le dossier linguistique à Montréal ?




Conférences sur « Lionel Groulx le penseur le plus influent de l’histoire du Québec »

Lionel Groulx le penseur le plus influent de l’histoire du Québec


Trois conférences concernant le livre Lionel Groulx Le penseur le plus influent de l’histoire du Québec, de l’historien Charles-Philippe Courtois s’en viennent au cours des prochaines semaines :

  1. Conférence à la Société de généalogie de Vaudreuil-Cavagnial
    Mercredi 24 octobre, 19 h 30, au Centre multisport (3093, boul. de la Gare, Vaudreuil-Dorion).

    Plus d’information : SGVC.ca


     
  2. Conférence à la Société historique des XI
    À l’invitation de la Société historique des XI, à Napierville, le mercredi 31 octobre.

    Plus d’information : info@shxi.ca ou 450-245-1046


     
  3. Conférence à la Bibliothèque de Sainte-Thérèse
    Mercredi 14 novembre, 19 h 00, à la Bibliothèque de Sainte-Thérèse (150, boul. du Séminaire).

    Plus d’information : Sainte-Therese.ca
https://www.fondationlionelgroulx.org/Lionel-Groulx-Le-penseur-le,1007.html

Préoccupations du ESCC concernant le programme d’éducation sexuelle

Monsieur le ministre, Le Conseil catholique d'expression anglaise (ESCC) a été fondé en 1981 et représente les intérêts de presque 400 000 catholiques anglophones au Québec. Au fil des ans, le Conseil s’est prononcé sur un large éventail de questions relatives à l’éducation au Québec, notamment la déconfessionnalisation et, plus récemment, le programme d’Éthique et culture religieuse (ÉCR). Le Conseil d’administration de l’ESCC désire porter à votre attention ses préoccupations concernant le programme d’éducation sexuelle introduit comme projet pilote dans 19 écoles du Québec en septembre 2015 et qui doit devenir obligatoire dans toutes les écoles du Québec en 2017. Nous tenons d’abord à féliciter le ministère de l’Éducation de se préoccuper de la santé physique et psychosociale de la jeunesse du Québec. L’environnement social actuel présente plusieurs tendances inquiétantes, notamment l’omniprésence d’attitudes et de comportements qui semblent normaliser l’exploitation et l’agression sexuelles, et la prévalence croissante des ITSS [infections sexuelles] chez les jeunes du Québec. C’est sans doute pour contrer ces tendances que le Ministère a jugé urgent de mettre en place un programme qui permettra d’aborder ces questions. Tout en comprenant bien les intentions du Ministère, le Conseil éprouve néanmoins de sérieuses inquiétudes touchant la méthode et les postulats sous-jacents du programme.
  • Nous sommes préoccupés par l’approche multidisciplinaire de l’éducation sexuelle telle que présentée pour le nouveau programme. Le programme encourage non seulement une méthode transversale, mais également l’implication de tous les enseignants, administrateurs et membres du personnel de soutien dans sa mise en œuvre. En théorie, on peut penser qu’une telle approche est plus globale et donc plus efficace, mais en pratique, nous estimons qu’elle mènera à une dilution du programme et à son échec. Il nous paraît illogique, sur le plan pédagogique, de (1) confier l’enseignement de la matière à des enseignants spécialisés dans d’autres disciplines et ayant peu de formation, sinon aucune, en éducation sexuelle et (2) de répartir l’enseignement à travers les disciplines sans jamais vraiment se centrer par conséquent sur la matière elle-même. Nous sommes également préoccupés par le fait que la matière est intégrée dans plusieurs disciplines différentes au lieu d’être présentée de façon distincte et séparée, ce qui, pour les parents, rend extrêmement difficile, sinon impossible, de suivre l’exposition de leur enfant à cette matière.
  • Vu la nature délicate du contenu du programme, nous sommes étonnés de constater qu’aucune disposition n’a été prise concernant (1) l’enseignement séparé aux garçons et aux filles, (2) les processus de maturation très individuels chez les élèves, faisant en sorte qu’il serait totalement inapproprié de présenter à bon nombre d’entre eux certains des sujets proposés ou (3) une reconnaissance du fait qu’il se trouve dans nos classes des élèves qui présentent d’importants retards de développement ou encore des problèmes de santé mentale et pour lesquels la matière serait également peu indiquée.
  • Dans la publication du ministère de l’Éducation, L’éducation à la sexualité en milieu scolaire : oui, mais comment ?, on note que les parents « sont les premiers responsables de l’éducation de leur enfant ». Nous sommes rassurés par une telle affirmation, mais nous trouvons dans le contenu d’apprentissage certaines directives qui semblent la remettre en question et qui en fait pourraient dresser les parents et les enfants les uns contre les autres. À de nombreuses reprises, les directives encouragent les enseignants à demander à leurs élèves de s’interroger sur les valeurs enseignées par leurs parents et les invitent à rejeter ce qu’ils jugent peu utile pour construire leur identité sexuelle. Il peut bien entendu y avoir de bonnes raisons de donner des lignes directrices de ce genre dans certaines circonstances exceptionnelles, mais le recours fréquent à de telles recommandations créera un écart entre les parents et les enfants, ce qui nous préoccupe énormément. Cela est aussi foncièrement en contradiction avec la reconnaissance par le Ministère que les parents « sont les premiers responsables de l’éducation de leur enfant ».
  • L’éducation sexuelle, telle que tentée dans ce programme, est un enseignement de valeurs, de normes et, au bout du compte, de ce que veut dire être une personne. Le Québec n’est pas une société culturelle homogène ; au contraire, c’est une société pluraliste. Or, ce programme présente une vision de la sexualité humaine comme si elle devait être normative et est, en fait, préjudiciable aux opinions autres que celles qui sont présentées dans les directives du gouvernement. Le mot « traditionnel » tel qu’utilisé dans les directives d’enseignement est en effet un terme péjoratif1. On affirme que les élèves des « communautés culturelles » ont plus de difficulté à « construire leur propre identité ». Une telle attitude est à tout le moins extrêmement condescendante. Dans notre propre perspective, les directives en matière « d’apprentissage » aux niveaux tant primaire que secondaire contiennent de la matière qui entre en contradiction directe avec l’enseignement catholique en matière de sexualité et de comportement sexuel. Par exemple : on enseigne aux jeunes de 7-8 ans que « l’anus » est un « organe sexuel »2 ; on discute de l’utilisation de la contraception artificielle et celle-ci est même décrite comme un comportement sexuel responsable, alors qu’on ne fait aucune mention – et encore moins d’enseignement – d’autres méthodes (p. ex., les cycles de fertilité) ; l’expérimentation sexuelle, incluant la masturbation, les aventures sans lendemain et les « amis avec avantages », est présentée sous une lumière positive. En outre, les rapports sexuels entre adolescents sont présentés non seulement comme étant la norme, mais comme étant une « contribution utile au développement de l’adolescent ». Les élèves qui, à l’âge de 16 ou 17 ans, n’ont pas encore vécu de relation « amoureuse » sont vus comme étant désavantagés et « ont plus de chances de vivre des fluctuations dans leur affect et leurs comportements »3. Nous parlons ici comme catholiques, mais nous ne sommes certainement pas l’unique communauté culturelle ou religieuse à être fortement préoccupée par le fait qu’on enseignera à nos enfants des choses qui sont aussi fondamentalement opposées à notre compréhension de la sexualité et des comportements sexuels.
  • Étant donné la nature litigieuse d’une bonne partie de ce contenu, le Conseil estime que la mise en œuvre du programme pilote, les rapports sur l’accueil du programme dans les écoles pilotes et la mise en œuvre universelle proposée en septembre 2017 ont été très insuffisamment étudiés et discutés à tous les niveaux. Alors que le nouveau programme en histoire a reçu une bonne couverture dans les médias et qu’on a pu réviser le curriculum, le nouveau programme d’éducation sexuelle n’en a reçu presque aucune. Si peu d’attention, en réalité, qu’une directrice d’une école primaire dans l’ouest de Montréal, aussi tard qu’en septembre 2016, ignorait complètement que ses enseignants seraient responsables dès septembre 2017 de l’éducation sexuelle.
Enfin, au moment d’écrire cette lettre, pas une seule journée de développement professionnel n’avait été prévue pour une formation pédagogique dans cette matière. Si les conseils de gouvernance et les parents sont parties prenantes dans nos écoles, alors nous voyons mal comment ceux-ci n’ont pas été consultés et n’ont pas eu l’occasion d’aider à établir le curriculum.

Le conseil d’administration du Conseil catholique d'expression anglaise soumet respectueusement que toute mise en œuvre proposée soit suspendue ou retardée jusqu’à ce que les interrogations et préoccupations susmentionnées aient été mieux étudiées et approfondies. Entre-temps, le Conseil souhaite pouvoir discuter de ces questions directement avec le ministre et lui demande par conséquent de prévoir une rencontre avec le Conseil dans les meilleurs délais.

Source : ESCC





1. « …d’autres normes, plus traditionnelles, continuent d’exister et d’influencer les croyances des adolescents sur les rôles sexuels et les rapports entre les hommes et les femmes (ex. : double standard sur l’acceptation sociale des comportements sexuels des filles par opposition à ceux des garçons, sur l’initiation des comportements sexuels, etc.). » Apprentissages en éducation à la sexualité, Secondaire, p. 4.

2. Apprentissages en éducation à la sexualité, Préscolaire et primaire, p. 2.

3. Apprentissages en éducation à la sexualité, Secondaire, p. 8.

Algérie : un mouvement de boycott de l’enseignement de l'arabe paralyse plusieurs collèges et lycées


En Algérie, des centaines d’élèves ont manifesté dans plusieurs villes de Kabylie pour s’opposer à l’enseignement de l’arabe. Le mois dernier, des parents d’élèves avaient à l’inverse protesté contre la généralisation de l’enseignement du berbère.


Démarré le 14 octobre dans le lycée de Beni Zmenzer, localité située à 110 km à l’est d’Alger, un mouvement de boycottage de l’enseignement de la langue arabe s’est rapidement propagé ces derniers jours à plusieurs dizaines d’autres établissements scolaires de la Kabylie, région historique d’Algérie majoritairement berbérophone. Outre les cours de langue, l’ensemble des cours de l’enseignement primaire et secondaire, en Algérie, sont prodigués en arabe.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux collégiens et lycéens ont diffusé des photos sur lesquelles on peut voir les protestataires brandir le drapeau berbère et des banderoles appelant à la suppression de l’enseignement de l’arabe.


Selon plusieurs médias locaux, le mouvement se veut une réponse à une occupation des locaux organisée en septembre dernier par des parents d’élèves opposés à l’enseignement obligatoire de la langue berbère dans une école de la ville de Jijel, choisie comme établissement pilote pour la généralisation de l’enseignement de la langue berbère.



En février dernier, le ministre algérien de l’Éducation nationale Nouria Benghrebrit avait confirmé la généralisation de l’enseignement facultatif de la langue berbère dans l’ensemble des établissements scolaires publics (écoles primaires, collèges et lycées) du pays, pour la rentrée 2018-2019. Une annonce qui avait suscité un tollé, notamment, parmi les députés d’obédience islamiste.

Parmi eux figure Naïma Salhi, membre du Parti de l’équité et de la proclamation. « Une langue qui n’en est pas une, qui n’est pas porteuse de sciences et qu’on ne comprend pas à l’extérieur ne va pas nous servir. Qu’est-ce qu’on fera avec ? », avait-elle lancé dans une vidéo diffusée sur Facebook en février 2018.

samedi 20 octobre 2018

Quebec : Nouveau curriculum pour l’éducation à la sexualité

Quebec: Nouveau curriculum pour l’éducation à la sexualité
Lettre ouverte au Ministre de l’Éducation


Monsieur le Ministre,

Notre fils de cinq ans va accéder à l’école primaire cette année. On a examiné le nouveau curriculum de l’éducation sexuelle et, basé sur cette examen on vous prie de le retirer pour permettre plus de consultation avec les parents. J’espère que d’autres parents et experts vous diront la même chose.

Vu que des enjeux de santé sont aussi impliqués, je fais copie à Ministre Barrette. Laissez-moi vous expliquer pourquoi plus de consultation est nécessaire (les citations proviennent du matériel issu par le ministère par rapport au curriculum) :

1. Le curriculum contient des erreurs graves

L’exemple par excellence est qu’on veut enseigner à nos enfants que l’anus est un organe sexuel, et cela aux enfants de sept ans. Dans nos écoles, on devrait enseigner une anatomie scientifiquement correcte, non une anatomie politiquement correcte.

Encore, le curriculum enseigne faussement que les condoms peuvent protéger des ITSS (« visite avec le docteur n’est pas nécessaire »), lorsqu’en vérité, ils ne protègent pas à 100 % et certaines maladies sont transmises par le contact de la peau ou oralement même si le condom est utilisé correctement, p. ex. le Papilloma virus.

La troisième erreur est que l’approche proposée fait trop de confiance à nos enfants. Nos enfants sont sous l’autorité des parents pour une bonne raison : ils ne prennent pas nécessairement des décisions bien réfléchies et responsables, et courent des risques sans trop y penser. Il est donc erroné de penser qu’après avoir reçu de l’information sur la contraception et les condoms, ils engageront dans des relations sexuelles plus sécuritaires. Pourtant, au lieu d’enseigner que l’abstinence est la seule méthode sécuritaire contre les infections, le curriculum suggère que l’enfant devrait « prendre en charge sa santé sexuelle et reproductive » et « adopter une attitude favorable à l’utilisation du condom ». On leur donne un faux sens de contrôle et de sécurité au lieu de leur dire la vérité : qu’il n’y a pas de relations sécuritaires en dehors d’une relation stable et sans antécédent, laquelle ils ne verront pas à leur âge.

En tant que parents, on se réserve le droit de ne pas permettre à un adolescent dont le cerveau n’est pas encore assez développé pour mesurer les risques de son comportement, de prendre ses propres décisions par rapport à son comportement sexuel ou autre. Un curriculum qui suggère aux enfants de huit ans que « de prendre conscience de la diversité des sources d’information 
sur la sexualité et d’être critiques à leur égard » ignore que les enfants de cet âge ne sont pas encore capables de faire de tels jugements. Nos enfants resteront sous notre supervision parentale jusqu’à ce qu’ils auront la maturité de gérer leurs propres vies (ceci n’est donc pas seulement une question de consentement des enfants, mais aussi, et surtout, celui des parents !).

2. Les enseignements sont trop détaillés et viennent trop tôt

On commence avec un enseignement très détaillé à un âge d’innocence. Cela nous force comme parents d’approcher ces questions en plus de détail que nécessaire à ces étapes de vie. On devrait plutôt cultiver cette innocence et ne pas la sacrifier au nom d’une éducation prématurée par rapport à ces enjeux. Il faut faire le nécessaire pour la protection des enfants contre l’abus, mais comme parents, nous souhaitons qu’on n’aille pas trop loin de l’autre côté en leur enseignant des idées ou même des faits qui ne conviennent pas à leur âge.

Pourquoi un élève en première année devrait-il « comprendre ce qu’est la sexualité » et en 2e année, devrait-il comprendre tous les détails de la conception ? Les détails prévus pour la 4e et 6e par rapport aux stéréotypes et l’homophobie devraient être enseignés à un âge plus élevé (14+) pour que les élèves tiennent la maturité pour en discuter. Et un jeune de 14 ans n’a pas besoin de savoir tous les détails des techniques sexuelles, comme si on devait le préparer à s’y engager à cet âge (au lieu de le décourager). Un enseignement « positif » dans ce sens combiné à un manque de jugement mature encouragera sans doute l’expérimentation dans ce domaine — et on en a déjà bien trop.

Aussi, un curriculum qui veut faire croire à des enfants de 12 ans que « l’entrée dans l’adolescence l’amènera graduellement à adopter de nouveaux rôles et comportements en rapport avec sa sexualité et à prendre de plus en plus ses propres décisions » et de parler d’un premier rendez-vous aux élèves de onze ans est une infraction majeure sur les droits des parents.

Il faudra donc réduire le contenu du curriculum à une fraction du contenu proposé pour les quatre premières années de l’école primaire. S’il y a lieu (mais ne pas par défaut), un enseignant pourrait enseigner sur les stéréotypes, etc., au cas où il y aurait du harcèlement lié à ce type d’occasion. En général, il y a déjà des mécanismes en place dans nos écoles pour minimiser l’harcèlement.

Il n’est pas non plus nécessaire de répéter plusieurs fois les mêmes enseignements, comme le prévoit le curriculum. On devrait donc enseigner une fois en primaire sur la protection contre l’abus, une fois aux enfants de onze à douze ans sur la puberté, et alors discuter des protections et risques et de l’abstinence comme seule option vraiment sécuritaire, aux adolescents de 14+ (on sait que les programmes qui n’enseignent que l’abstinence ont failli aux ÉE-UU, mais je parle ici de clarifier que les autres méthodes de protection ne fonctionnent pas avec plusieurs types d’infection). Revenir à ces thèmes chaque année enlèverait trop de temps des autres sujets d’apprentissage.

3. Le rôle et les droits des parents sont minimisés

À plusieurs reprises, le curriculum se réfère à des personnes de confiance auxquelles l’enfant devrait confier ses émotions et se doutes, sans même mentionner les parents comme de telles personnes. Comme parents, on ne voudrait surtout pas que nos enfants confient les détails de leur vie à des personnes hors d’un cercle très étroit, et d’abord ils devraient en parler à nous. On vous demande donc d’enlever de telles références du curriculum, vu que c’est encore une infraction contre nos droits comme parents.

On devrait également approcher avec caution le sujet des stéréotypes. Encore, lorsqu’on reconnaît qu’il y avait peut-être trop de restrictions par rapport aux stéréotypes dans les années 60, on vit maintenant dans le 21e siècle et il n’y a pas besoin d’aborder ce sujet avec nos jeunes enfants. Pour ce qui est considéré adéquat comme jouets ou activités des filles er garçons, c’est la responsabilité des parents et non des écoles.

Généralement, le curriculum devrait reconnaître le rôle central des parents dans l’éducation sexuelle et morale, lorsque les écoles ne devraient que rajouter ou souligner certains enseignements, surtout par rapport à la nouvelle réalité d’un monde réseauté et dominé par les médias électroniques.

Par contre, enseigner aux adolescents de « prendre conscience des facteurs qui peuvent influencer les relations sexuelles à l’adolescence » et de « respecter les besoins sexuels de l’autre » normalise et encourage les relations sexuelles parmi les jeunes et est donc antagoniste à notre intention comme parents de préserver leur santé et virginité pour qu’ils puissent entrer dans une relation matrimoniale plus tard sans avoir besoin de faire face aux préjudices de santé et psychologiques qui sont la conséquence du sexe extramatrimonial, surtout quand les organes sexuels ne sont pas encore matures.

On n’est donc pas d’accord avec une approche qui prend le sexe parmi les adolescents comme fait accompli sans même essayer de promouvoir l’abstinence (seulement les condoms, méthodes hormonales et procédures d’urgence sont mentionnés comme méthodes de protection, bien qu’on parle aussi de « report des relations sexuelles »). L’abstinence devrait toujours être présentée comme la seule option sécuritaire à 100 % par rapport aux ITSS quand on parle des risques et protections.

4. Les enseignements devraient être ciblés sur la santé sexuelle et les dangers des multimédias

Contrairement au curriculum, il ne faut pas présenter une vue (artificiellement) positive de la sexualité, mais en effet, les risques devraient être en avant-plan si on veut améliorer la santé publique au Québec. Une vue « positive » est déjà amplement pourvue par les médias et l’école devrait donc essayer de contrecarrer les exagérations et mettre les choses dans un contexte réaliste, basé sur la connaissance scientifique qu’on possède.

Pour les très petits (en primaire), il faut les protéger en leur donnant les moyens de reconnaître l’abus et de se défendre. Pour faire cela, il n’est pas nécessaire d’enseigner tous les détails sur le corps humain et la sexualité. Il suffit de leur expliquer qu’on ne se laisse pas voir à nu et qu’on ne se laisse pas toucher dans certaines zones du corps, et que faire si un adulte ou autre personne tentait de le faire.

Pour les plus grands, il est effectivement important de décourager le sextage et d’expliquer les dangers de l’Internet et des médias sociaux. Il est également important de leur expliquer les risques très augmentés du sexe prématuré, soit le manque de protection vaginal, le manque de protection contre les ITSS même avec l’utilisation des condoms, et la probabilité d’une infection ITSS trente fois plus élevée du sexe anal, ainsi que les dangers physiques et psychologiques des relations occasionnelles et de l’utilisation de la pornographie. Ce sont des détails qu’on ne retrouve pas dans le curriculum, ou bien ils sont abordés seulement à la fin de secondaire, après avoir fait la promotion des relations sexuelles parmi les élèves des classes plus basses pendant des années.

5. Les enseignements moraux devraient être laissés aux parents

Le curriculum promeut l’homosexualité (y compris le sexe anal) et la bisexualité à côté de la hétérosexualité. Comme parents, nous sommes très conscients que ce sont des réalités de notre société. Par contre, dus aux enjeux moraux liés à ces concepts de la sexualité, le rôle de l’école devrait être restreint à l’enseignement par rapport aux risques liés au sexe non vaginal et le respect envers les gens d’une orientation sexuelle divergente de l’hétérosexualité. C’est aux parents de passer leurs valeurs par rapport au comportement sexuel à leurs enfants, selon leurs cultures et croyances. Cela se réfère aussi à quand un jeune devrait commencer à avoir des relations sexuelles, et avec qui.

En résumé

Bien qu’on puisse être d’accord que certains enseignements sur la sexualité seraient bénéfices pour nos enfants, le curriculum proposé par le Ministère de l’Éducation va beaucoup trop loin tout en négligeant des détails importants. Bref, le curriculum devrait être réduit à un minimum en ce qui concerne les premières quatre années de primaire, et devrait être moralement neutre (soit, ne pas aller contre les convictions morales de certaines religions et cultures) et plus dirigé vers les dangers de prédation sexuelle et du sexe « protégé » et non protégé parmi les jeunes. Le curriculum devrait respecter les droits des parents et reconnaître la science par rapport aux risques liés aux ITSS.

Vu que le curriculum même confirme que les cas de chlamydia ont augmenté de 250 % depuis 2006 (et on devrait y rajouter la gonorrhée, le sida et la syphilis), on peut parler d’une crise de santé par rapport aux ITSS. Ce curriculum, en donnant aux jeunes un faux sens de sécurité en recommandant l’usage de condoms (on peut contracter la syphilis, herpes et virus du papillome même avec un condom), peut seulement rajouter à cette crise. On ne les laisse pas conduire une voiture — encore moins on devrait les laisser pratiquer des relations sexuelles qui sont trop risquées et peuvent les marquer à vie.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

Martin Tampier
Parent, Terrebonne, QC

CC : Sous-ministre Sylvie Barcelo, Marie B. Deschamps, Geneviève Leblanc, Pierre-Luc Pouliot, Ministre Gaétan Barrette, Mathieu Traversy (Député, Terrebonne), Jean-François Roberge (CAQ), Alexandre Cloutier (PQ), Association des parents catholiques du Québec, Christian Lépine (archevêque de Montréal), Conseil Musulman de Montréal, Fédération CJA, La Presse, Le Devoir, Québec Famille, Association des Premières Nations du Québec et du Labrador, Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îsles

Voir aussi

Pétition pour amender le nouveau programme québécois d'éducation à la sexualité (plus de 30.000 signataires)

Texte supplémentaire de Martin Tampier (cliquer sur les images pour en voir une version plus grande) :




jeudi 18 octobre 2018

Maternelle: les enfants plus en retard sur leur développement qu’il y a cinq ans

Le nombre d’enfants à la maternelle qui sont «vulnérables» dans au moins un aspect de leur développement a augmenté depuis cinq ans, passant de 25,6 % en 2012 à 27,7 % en 2017, révèle une étude de l’Institut de la statistique du Québec, publiée jeudi.

La proportion d'enfants vulnérables a augmenté dans quatre des cinq domaines de développement entre 2012 et 2017, soit la santé physique et le bien-être (9,5 % contre 10,6 %); les compétences sociales (9,0 % contre 10,2 %); la maturité affective (9,7 % contre 11,5 %); ainsi que le développement cognitif et langagier (10,0 % contre 11,1 %).

Seul le domaine «habiletés de communication et connaissances générales» ne présente aucune différence significative entre 2012 et 2017.

De plus, les garçons (35 %) sont surreprésentés par rapport aux filles (20,2 %) parmi les enfants qui sont vulnérables dans au moins un domaine de développement.

Sans surprise, les enfants vivant dans un milieu très défavorisé sur le plan matériel (33,7 %) ou social (33,2 %) sont également plus susceptibles d'être vulnérables.

Pour arriver à ce constat, l’Institut de la statistique du Québec a recueilli de l'information sur plus de 83 000 enfants qui fréquentaient la maternelle 5 ans durant l'année scolaire 2016-2017.

lundi 15 octobre 2018

Le Ministère de l’Éducation de l'Alberta (NPD) veut couper le financement d’écoles chrétiennes

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF.ca) a publié aujourd’hui la récente correspondance entre le Ministère de l’Éducation de l’Alberta et des écoles confessionnelles indépendantes.

L'ordre du jour LGBTQ primerait-il ?
En septembre 2018, le sous-ministre, Curtis Clark (NPD, socialiste, ci-contre), a menacé les écoles religieuses de leur couper les vivres et de leur retirer leur accréditation si elles ne retiraient pas le contenu religieux de leurs règlements des écoles « sûres et bienveillantes ».

Au cours de la semaine du 1er au 5 octobre, plusieurs écoles dont les règlements « sûrs et bienveillants » avaient été déclarés non conformes par le Ministère de l’Éducation de l’Alberta ont demandé au ministère de préciser en quoi le point de vue religieux de leurs règlements s’opposait à la diversité ou étaient « peu accueillants, insensibles ou irrespectueux ». La correspondance d’octobre démontre que le Ministère de l’Éducation albertain justifie l’interdiction des références religieuses dans les politiques scolaires sur la seule base de « l’opinion du ministre ».

« Certes, la Loi sur l’Instruction (School Act) permet au ministre de décider si, selon lui, les politiques d’une école sont conformes ou non à la Loi », a déclaré l’avocat et président du Centre de justice, John Carpay.

Mais « David Eggen refuse d’expliquer en quoi la diversité est menacée lorsque les écoles religieuses considèrent que la Torah ou la Bible sont vraies. Ce refus d’expliquer une opinion n’est pas fondé en droit par la loi qui régit les écoles. Celle-ci oblige le ministre à prendre des décisions raisonnables. Une décision raisonnable s’explique facilement », a poursuivi Me Carpay.

« Le fait que le ministre de l’Éducation puisse faire fermer une école qui ne respecte pas la Loi sur l’instruction n’autorise pas le ministre à se comporter de façon irrationnelle en refusant de fournir une explication à sa décision », a conclu Carpay.

Le Centre de justice représente des parents et des dizaines d’écoles dans le cadre d’un recours d’inconstitutionnalité de plusieurs dispositions du projet de loi 24, notamment des dispositions de secret qui interdisent aux enseignants et aux directeurs d’école d’informer les parents sur ce qu’ils enseignent à leurs propres enfants et ceci dès l’âge de cinq ans.

Le ministère de l’Éducation albertain ordonne que ces passages soient supprimés des règlements scolaires de ces écoles :

  • « Nous pensons que les hommes et les femmes ont été créés à l’image de Dieu, et ont donc une valeur intrinsèque transcendante » (violerait prétendument la Loi sur l’Instruction parce que : « peu accueillant, insensible ou irrespectueux »).
  • « Développer une attitude pieuse envers le mariage et la famille, ainsi que la compréhension et les compétences nécessaires pour établir un foyer honorant Dieu. »
  • « … Les parents ont la responsabilité d’élever leurs enfants et sont les principaux éducateurs de leurs enfants. Par conséquent, l’école impliquera les parents de manière appropriée et nécessaire en ce qui concerne la participation de leurs enfants aux groupes d’élèves conformément aux pratiques habituelles de notification. » (violerait la Loi sur l’Instruction)
  • « La vérité immuable et infaillible de la Parole de Dieu » (censé enfreindre l’exigence de la Loi selon laquelle la « diversité » doit être « respectée »).
  • « Dès réception d’une demande pour la création d’un cercle ou la tenue d’une activité, le directeur d’école déterminera si ledit cercle ou ladite activité créerait un environnement sûr, attentionné, accueillant et respectueux compatible avec la vision et la mission de l’école. »
  • « Dieu a créé l’homme et la femme, égaux en dignité et en valeur, mais avec des rôles distincts et complémentaires » (violerait l’exigence de la Loi sur l’Instruction relative à « un environnement d’apprentissage accueillant, attentionné, respectueux et sûr »).
  • « L’institution du mariage de Dieu, une relation d’alliance entre un homme et une femme, constitue le seul environnement dans lequel les activités sexuelles sont autorisées et constitue le contexte dans lequel les enfants doivent être élevés. »
  • « Les enseignants et le personnel de l’école ne peuvent être obligés d’enseigner une morale ou des doctrines religieuses contraires aux engagements de la communauté scolaire en matière de foi ou de valeurs de telle sorte que ces doctrines ou cette morale soient aussi dignes de foi. »

Pour plus d’informations :

John Carpay, avocat et président du Centre de justice : jcarpay@jccf.ca ou 403-619-8014