mardi 3 novembre 2009

Le crucifix à l’école italienne violerait les droits de l’homme…

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné l'Italie pour « violation de l'article 2 du Protocole no 1 conjointement avec l'article 9 de la Convention » européenne des droits de l'homme, en raison de la présence de crucifix dans les salles de classe, et elle « alloue 5 000 euros (EUR) à la requérante pour dommage moral ».

La requérante était une femme d'origine finlandaise qui avait porté plainte en 2002 parce qu'il y avait des crucifix dans les salles de classe de ses enfants.

En 2005, le tribunal administratif avait rejeté le recours de cette femme, jugeant que le crucifix était à la fois le symbole de l'histoire et de la culture italiennes, et par conséquent de l'identité italienne. En 2006, le Conseil d'État avait rejeté son pourvoi, en déclarant que la croix était un « symbole adéquat pour illustrer les fondements de nos valeurs civiques ». Elle s'était alors adressée à la Cour européenne des droits de l'homme.

Réaction de Mariastella Gelmini, ministre italien de l'Éducation, à l'arrêt de la Cour :
« La présence du crucifix dans les classes ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c'est un symbole de notre tradition. L'histoire d'Italie passe aussi à travers des symboles: en les supprimant on supprime une partie de nous-mêmes. Dans notre pays, personne ne veut imposer la religion catholique. Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité. Notre Constitution reconnaît en outre, justement, une valeur particulière à la religion catholique. »
Le père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège :
« La sentence de la Cour européenne a été accueillie au Vatican avec stupeur et amertume. Le crucifix a toujours été un signe d'offrande d'amour de Dieu et d'union et d'accueil pour toute l'humanité. On regrette qu'il soit considéré comme un signe de division, d'exclusion, ou de limitation de la liberté. Ce n'est pas cela, et cela ne l'est pas dans la perception commune de notre peuple. En particulier, il est grave de vouloir mettre aux marges du monde éducatif un signe fondamental de l'importance des valeurs religieuses dans l'histoire et dans la culture italienne. La religion apporte une précieuse contribution pour la formation et la croissance morale des personnes, et elle est une composante essentielle de notre civilisation. C'est une erreur myope que de vouloir l'exclure de la réalité éducative. On est ensuite stupéfait qu'une cour européenne intervienne lourdement dans une matière très profondément liée à l'identité historique, culturelle, spirituelle du peuple italien. Ce n'est pas le chemin pour être attiré à aimer et à partager davantage l'idée européenne, qu'en tant que catholiques italiens, nous avons fortement soutenue depuis l'origine. Il semble que l'on veuille méconnaître le rôle du christianisme dans la formation de l'identité européenne, qui, au contraire, a été et demeure essentielle ».
Le sénateur Mauro Cutrufo, vice-maire de Rome :
« La sentence de la cour européenne des Droits de l'homme de Strasbourg, me laisse stupéfait. En ne reconnaissant pas les racines judéo-chrétiennes et en ne les insérant pas dans la Constitution, l'Union européenne a commis une première erreur, parce qu'elle a tenté d'effacer d'un coup l'histoire et l'identité de l'Europe elle-même, au nom d'un laïcisme pas mieux précisé qui n'a rien à voir avec la laïcité. C'est maintenant la tour de la Cour européenne des Droits de l'homme qui rejette de fait la présence du crucifix dans les salles de classe et cela me semble objectivement un peu trop. L'Italie et l'Europe ont une histoire et une culture qu'une sentence ne pourra pas effacer. Le dialogue interreligieux passe par la tolérance et le respect, non par une guerre contre le crucifix, qui est au contraire un symbole de bonté et de paix qui, par tradition, trouve depuis toujours sa place dans les salles de classe de nos écoles. »
Voir aussi Symbole religieux restreindrait le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions (comparaison avec imposition cours ECR au Québec)




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Le cours ECR dans la culture populaire : partialité et perte de temps ?

Qu'on nous pardonne cette incursion dans le domaine de la culture télévisuelle populaire, mais il semble bien que certains humoristes ne soient pas impressionnés par le cours gouvernemental d'éthique et de culture religieuse imposé à tous les enfants du Québec (sauf ceux de la C.S. de Kativik, les juifs orthodoxes, etc.)

C'est ainsi que Marc Labrèche en la personne de Dona la culturiste parle du cours d'ECR en termes de « perte de temps » et « d'introduction partiale aux notions d'éthique et de culture religieuse ». Bien sûr, il ne s'agit que d'une parodie et, dans la vraie vie, les cours d'ECR sont donnés de manière impartiale et par du personnel compétent.

Ah, non, on m'informe que des parents se plaignent de la partialité des professeurs et que les évêques catholiques du Québec estiment que le personnel est mal formé. Désolé, au temps pour moi.








Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 30 octobre 2009

Le Monopole de l'Éducation au service des lobbies dits progressistes avec vos sous

Nous avions déjà parlé de cette dernière priorité du Monopole de l'Éducation : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État. Peu d'écoles se sont intéressées à ces formations de promotion de l'homoparentalité. Les lobbies en faveur de celle-ci se tournent vers les universités « afin d'informer » les futurs enseignants et lutter contre une prétendue « homophobie » alors qu'il s'agit d'offrir aux enfants la chance d'avoir un père et une mère.

Gary Sutherland, Antonio Ortega et leur fils Raphaël. Photo fournie par la coalition des familles homoparentales.

Nous reprenons ici les extraits et commentaires de Carl Bergeron :


S. Galipeau. EN FINIR AVEC L’HOMOPHOBIE, La Presse, 30/10/2009.

Nous sommes un vendredi matin, dans un cours de sociologie, école et société, offert aux étudiants du bac en éducation, à l’UQAM. Au programme: une toute nouvelle formation, financée par le ministère de l’Éducation, développée et offerte par la Coalition des familles homoparentales : Regard sur les familles homoparentales.

[…]

D’après les chiffres du recensement de 2006 de Statistique Canada, plus de 4000 couples de même sexe vivent avec des enfants au pays. Au Québec, on estime que plusieurs milliers d’enfants vivent dans des familles homoparentales [4000 couples dans le Canada tout entier, mais des milliers d'enfants au Québec : l'incongruité statistique est quelque peu gênante — NDLR]. Un enfant par école, environ. Ce chiffre ne peut être appelé qu’à augmenter avec les années. Depuis 2002, la loi permet aux couples de même sexe d’adopter. D’où l’intérêt d’une telle formation, qui vise à briser une foule de tabous, visiblement persistants. [Quels « tabous » ? « L'homoparentalité » est abordée régulièrement dans les médias de masse, en plus de bénéficier d'un soutien financier, légal et institutionnel de l'État. — NDLR]

« L’idée, c’est d’ouvrir la réalité enseignante à toute cette diversité, explique Hélène Belley, l’enseignante, qui a eu l’idée d’inviter la Coalition dans le cadre de son cours. L’école n’est pas isolée. Elle est inscrite dans une société plurielle, dit-elle. Un enseignant qui laisserait passer des commentaires homophobes, par exemple, je pense que malheureusement, ce serait un enseignant qui raterait son coup. »

D’abord, la théorie : pendant toute la première moitié du cours, les formateurs se sont efforcés, études scientifiques à l’appui, de déboulonner une foule de mythes. Qu’on se le dise, ce n’est pas l’orientation sexuelle qui fait, ou non, un bon parent. [L'enjeu soulevé par « l'homoparentalité » n'est pas d'abord l'orientation sexuelle, mais la différence sexuelle. On est soit père, soit mère, et non seul « parent ». La différence sexuelle est précisément ce qui fonde la « famille », d'où le non-sens des « familles homoparentales ». — NDLR]

[...]

La formation a été développée par la Coalition des familles homoparentales, approuvée par des chercheurs des universités McGill et UQAM, et financée par le ministère de l’Éducation, à raison d’une subvention de 80 000 $. Elle comprend un cours, et surtout une trousse, avec témoignages vidéo, dépliants, et cahiers d’activités, à faire en classe avec les élèves. Offerte gratuitement à tous les intervenants qui travaillent de près ou de loin avec les enfants, à Montréal comme à Québec. Jusqu’à maintenant, ce sont surtout les universités, les cégeps et les syndicats qui se sont montrés intéressés. Seules trois écoles ont à ce jour reçu la formation.
Voir aussi le commentaire de Brigitte Bédard :
De quoi j'me MELS?

Vous connaissez la dernière trouvaille du MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) ? Si non, vos enfants ou vos petits-enfants, eux, l’apprendront cet automne. Dès la première année du primaire, on leur présentera la « Trousse homoparentale », concoctée spécialement pour eux. Ils sauront tout ! Du « mariage » jusqu’à la « conception ». [Note du carnet : nous pensons qu'ils sauront tout ce que ces lobbies veulent bien écrire dans ces trousses.]

Le MELS veut faire « tomber les tabous ». Les journaux l’ont répété béatement. Un tabou ? S’cusez mais… faudrait relire ce que le mot “ tabou ” veut dire. Un “ tabou ” est ce sur quoi on fait silence, par crainte ou par pudeur. En ce qui concerne “ l’homoparentalité ” et tout ce qui se rattache à l’homosexualité, on trouve de tout, sauf du silence, de la crainte ou de la pudeur !

Suite ici.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

jeudi 29 octobre 2009

La tentation autoritaire, par Mathieu Bock-Côté

Lettre ouverte envoyée à la Presse par Mathieu Bock-Côté et publiée ce jeudi :
Dans un article proposant une mise à jour du débat sur le multiculturalisme, La Presse (27 octobre) nous apprend que les Québécois demeurent très majoritairement opposés aux accommodements raisonnables. Cet article aligne aussi une série de déclarations de représentants d'une certaine intelligentsia multiculturaliste manifestant leur exaspération devant une telle réalité. Pour une fois, la langue de bois cède sa place à une franchise qui permet d'apercevoir le caractère radical d'une idéologie en mauvais terme avec la démocratie libérale.

Dès les premières lignes de l'article, la table est mise : « Même s'ils admettent n'être que rarement ou même jamais exposés dans la vraie vie à un réel accommodement raisonnable basé sur la religion, 68 % des Québécois estiment qu'il y en a trop. » On connait la thèse : la critique du multiculturalisme reposerait d'abord sur l'ignorance et aurait plus à voir avec un délire fantasmatique qu'avec un constat de l'échec de l'intégration à la société d'accueil. Exiger des immigrés qu'ils prennent le pli identitaire de la majorité serait symptomatique d'une vision anachronique de l'intégration.

Le constat est néanmoins incontournable, on se trouve devant une opposition « de principe » au multiculturalisme, comme le reconnaît Marie McAndrew, qui n'y voit pourtant pas une raison d'en finir avec son application. « Heureusement que les droits sont protégés par les chartes et qu'ils ne sont pas soumis à la volonté de la majorité. » [Note du carnet : Parlez-en aux parents qui ne veulent pas du cours ECR et qui demandent que leur foi sincère soit respectée comme celle de la famille Multani et son poignard sikh.] Il s'agit d'une inversion de la démocratie qui repose non plus sur l'expression de la souveraineté populaire, mais sur sa neutralisation. Malgré l'opposition démocratique au multiculturalisme, ce dernier, sacralisé, prend désormais l'allure d'une nouvelle religion d'État et d'un nouveau régime politique qui assimile sa contestation à une manifestation d'intolérance.

On le devine, l'intelligentsia multiculturaliste est encore traumatisée par la crise des accommodements raisonnables. Le nouveau cours Éthique et culture religieuse, de l'aveu même de ses théoriciens, s'inscrit dans cette perspective, et devrait convaincre les Québécois des vertus du pluralisme identitaire. Pour ses défenseurs [Note du carnet: notamment Gérard Bouchard au procès de Drummondville], si ce cours avait été appliqué auparavant, il n'y aurait jamais eu de crise des accommodements raisonnables, car la conscience collective aurait correctement intériorisé les vertus de la « diversité ».

Il faut donc fabriquer un nouveau peuple, en misant sur les mouvements migratoires pour transformer les Québécois francophones en une communauté parmi d'autres dans une société mosaïque, comme le souhaite Daniel Weinstock. « Quand Montréal comptera un aussi haut pourcentage d'immigrants que Toronto, ces questions ne se poseront plus avec autant d'acuité. »

Une fois accomplie, cette transformation identitaire cessera de contraster à son désavantage l'identité québécoise par rapport à l'identité canadienne, car la première exprimerait encore un héritage historique particulier alors que la seconde aurait été intégralement reprogrammée dans la valorisation de la diversité. « Manifestement, la préoccupation identitaire des Québécois est plus forte que dans le reste du Canada. Le Canadien anglais, c'est déjà un 'post-ethnique', une personne qui peut aussi bien être de souche écossaise que polonaise ou sud-américaine. Les Québécois, eux, ont toujours cette idée qu'ils ont un 'nous' à protéger. » Tant que les Québécois se considéreront comme porteurs d'un héritage historique distinctif et qu'ils demanderont aux immigrés de se l'approprier pour s'intégrer pleinement à la collectivité, il faut en comprendre qu'ils seront en retard sur le plan de l'évolution identitaire. L'identité nationale est ainsi reléguée à la préhistoire de la modernité.

On doit tirer de cette vision des choses deux grandes conclusions. D'abord, l'intelligentsia pluraliste est de plus en plus isolée dans sa promotion du multiculturalisme et fait le choix de radicaliser son application. À défaut de convaincre le peuple, elle veut le censurer le temps d'en fabriquer un nouveau [Note du carnet : grâce à l'école et l'immigration de masse]. Son dérapage idéologique est porteur d'une tentation autoritaire.

Ensuite, elle n'hésitera pas à diaboliser l'immense majorité qui s'entête à définir la société à partir de son héritage fondateur. Le multiculturalisme n'entre plus seulement en contradiction avec l'identité nationale. Il est désormais clairement contradictoire avec la démocratie libérale.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 28 octobre 2009

La nationalisation des enfants, parents pédophiles jusqu'à preuve du contraire...

Le Daily Mail d'Angleterre rapporte qu'une administration locale a interdit à des parents de surveiller leurs enfants sur une aire de jeux jusqu'à ce que leurs dossiers criminels aient pu être vérifiés.

On a appris aujourd'hui que des parents ont été exclus de deux aires de jeux à Watford. Leurs enfants seront surveillés par des « guides des jeux » approuvés par l'administration locale. C'est derrière la clôture qui délimite le périmètre de la zone de jeux que les parents devront regarder leurs enfants.

Le conseil d'arrondissement de Watford prétend simplement suivre les directives du gouvernement et ne peut permettre à des adultes de se déplacer sur les aires de récréation sans que leur dossier criminel n'ait été consulté.

Les parents, pour leur part, sont furieux de se voir considérés comme des « pédophiles potentiels » et considèrent cette interdiction comme une « plaisanterie ».

Marcella Bergin, 35 ans, mère de cinq enfants, s'est dite dégoûtée quand on lui a appris qu'elle ne pourrait accompagner ses enfants dans le parc.

La mairesse d'arrondissement, Dorothy Thornhill, a déclaré que l'arrondissement ne faisait que mettre en oeuvre les politiques gouvernementales dans les aires de jeux à Vicarage Road et Leggatts Way.

Elle a affirmé : « Malheureusement, à notre époque, il est impossible de laisser des adultes déambuler, sans contrôle préalable, avec des enfants dans un parc pour enfants. Cette aire de jeux n'est pas un lieu de rencontre pour adultes.

« Nous avons passé en revue nos façons de faire, et même si, auparavant, les surveillants de parc laissaient des parents accompagner leurs enfants, cela n'est désormais plus possible. »






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Une étude de l’Université de Cambridge portant sur l’éducation à l’école primaire recommande que la scolarisation formelle des enfants ne commence qu’à l’âge de six ans, c’est-à-dire un an plus tard que la norme actuelle au Royaume-Uni.

Cette étude de 608 pages, la « Cambridge Primary Review », basée sur 28 enquêtes et 1052 observations écrites par 14 auteurs, 66 consultants en recherche et un conseil consultatif, dit qu’il n’y a aucune preuve que l’enseignement formel ait bénéficié aux jeunes enfants, et que d’introduire des enfants à l’âge de cinq dans la structure et la discipline d’une salle de classe pourrait même être nocif.

Gillian Pugh, présidente de l’étude, a déclaré : « Les enfants âgés de quatre ou cinq ans (…) commencent tout juste à « s’ouvrir » à l’apprentissage et ils peuvent « se fermer » si on les oblige trop tôt à suivre un programme rigide. »

« Si vous présentez à un enfant un programme trop formel avant qu’il n’y soit prêt, a poursuivi Mme Pugh, alors vous ne tenez pas compte de son niveau de connaissances ni de sa capacité de développement. »

« Lorsque des enfants subissent déjà des échecs à l’âge de quatre ans et demi, il est très difficile de leur faire réintégrer le système. Ils ne vont pas apprendre à lire, écrire et compter, si vous les avez éloignés » de déclarer Mme Pugh.

Le rapport recommande que jusqu’à l’âge de six ans les enfants continuent plutôt à apprendre de façon informelle, en s’amusant, ainsi qu’on le fait à la garderie.

En Finlande, aussi bien qu’en Allemagne et en Suède, les enfants commencent l’école l’année de leurs sept ans. En France, les enfants commencent leurs études à l’âge de six ans. Or, la Finlande est considérée comme le pays d’Europe ayant le meilleur système d’éducation, les élèves du pays remportant régulièrement les meilleures notes pour l’alphabétisation et les sciences aux examens du Programme d’évaluation international des étudiants PISA.

La coutume en Angleterre est de commencer l’école à cinq ans, de même qu’au pays de Galles, en Écosse et aux Pays-Bas, mais ce sont les seuls pays d’Europe à faire cela. L’étude rapporte que cette coutume provient des exigences des propriétaires d’usine de l’époque victorienne et met en garde contre la connotation stalinienne d’une « théorie étatique de l’apprentissage » imposée par une « machine de surveillance et de responsabilité ».

Le gouvernement a refusé de prendre l’étude en considération, la qualifiant de décevante et périmée. Le ministre des Écoles, Vernon Coaker, a dit qu’en fait les recommandations de l’étude désavantageraient les écoliers britanniques.

« Il est vraiment décevant qu’une étude qui se prétend exhaustive ne soit absolument pas au courant de plusieurs changements majeurs survenus à l’école primaire », a-t-il dit. « Le monde a progressé depuis que l’étude a commencé. Nous voulons nous assurer que les enfants jouent et apprennent dès la petite enfance et donner aux parents le choix que leur enfant commence l’école au mois de septembre qui suit leur quatrième anniversaire. »

Les syndicats de professeurs ont entériné l’étude et critiquent la réponse du gouvernement.

« Il est absolument extraordinaire que le gouvernement ait décidé d’ignorer les recommandations de l’étude de Cambridge » a déclaré Christine Blower, secrétaire générale du Syndicat national des enseignants (NUT).

« Tout gouvernement digne de ce nom, plus particulièrement à la veille d'une élection générale, se serait inspiré de cette étude immensément riche pour nourrir sa réflexion politique. »

le rapport de l’Université Cambridge corrobore une étude précédente, rendue publique en 2007 par le Curriculum, Evaluation and Management Center (CEM) de l’Université Durham, et présentée à la conférence de l’Association européenne pour l’apprentissage et l’Instruction (EARLI).

L’étude Durham avait trouvé qu’en dépit des grands changements advenus ces dix dernières années dans l'éducation préscolaire au Royaume-Uni, le développement et les compétences des enfants au début de leur scolarisation ne diffèrent pas aujourd'hui de ce qu'ils étaient avant l'introduction du programme de la petite enfance.

« L'objectif de cette étude est de fournir une perspective unique sur l'évolution des profils des enfants qui commencent l'école en Angleterre pendant une période de changement rapide », a déclaré le Dr Christine Merrell de la Durham University.

« On aurait pu s'attendre à ce que les programmes importants du gouvernement donnent lieu à quelques changements mesurables dans notre échantillon de près de 35.000 enfants », même si aucun avantage n’était évident au départ.

Ces deux études confirment l’évaluation du programme SureStart effectuée en 2005; celle-ci n’avait également trouvé aucune amélioration globale chez les enfants des milieux défavorisés qui constituaient les cibles de ce programme à son origine. Depuis 2004, tous les enfants de 3 et 4 ans peuvent s’inscrire dans ce programme d’éducation gratuite destinée à la petite enfance.

Rappelons que des études antérieures ont démontré des désavantages notables liés à une garde trop précoce des enfants d'âge préscolaire. C'est ainsi que le Bureau national de recherche économique, un organisme renommé de recherche des États-Unis, a récemment publié ce qui est l'étude la plus complète et la plus récente sur le système de garderie du Québec. Dans leur résumé, les professeurs d'économie Michael Baker, Jonathan Gruber et Kevin Milligan écrivent que l'introduction de ce programme a eu des conséquences négatives autant sur les parents que sur les enfants:
« [N]ous avons découvert des preuves frappantes que les enfants ont subi des détériorations dans un éventail d'aspects comportementaux et liés à la santé, allant de l'agression aux aptitudes motrices et sociales en passant par la maladie. Notre analyse suggère aussi que le nouveau programme de garderie a mené à des pratiques parentales plus hostiles et moins cohérentes ainsi qu'à une détérioration de la santé parentale et des relations parentales. »






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mardi 27 octobre 2009

Témoignage d'une mère sur la « neutralité » des profs d'ECR

Témoignage intéressant de Sophie Bouchard dans le dernier numéro du NIC :
« J’aimerais qu’on le reconnaisse enfin : même avec la meilleure formation du monde, on ne me fera pas avaler que les professeurs ne laisseront pas passer des
opinions personnelles de temps en temps. Ce qui équivaudrait à se fermer les yeux pour ne pas voir.

Des faits : j’ai osé demander à un de mes enfants de rapporter le manuel ÉCR. Eh bien! Devoir de réserve ou pas, le professeur ne s’est pas gêné pour répondre À MON ENFANT qu’il me reprochait mon opposition au cours qui risquait de « coincer » mon enfant entre le discours de l’école et celui de la
maison! Superbe, non ! C’est moi qui coince mon enfant parce que je veux savoir ce qu’on lui enseigne ? Le professeur a assuré mon enfant que tout ce qu’il y avait dans le manuel était « parfaitement correct » et que si elle-même n’y voyait pas de problèmes, c’est qu’il n’y avait pas de problèmes ! Cependant, je pouvais quand même venir consulter le livre dans la classe, si j’y tenais.

Ça, c’est tout un devoir de réserve, chers lecteurs ! J’ai parfois l’impression que certains enseignants ne savent pas que cette réserve, c’est celle de garder pour soi son opinion personnelle! Et on n’a même pas encore parlé du contenu du cours…

[...]

Je cite en exemple ce professeur d’histoire qui a affirmé dans la classe de ma fille (13 ans, 2e secondaire) que l’enfer n’existait pas, que c’était une invention de l’Église catholique et qu’il n’en était pas question
dans la Bible (tout comme ce qu’il affirmait ne se trouvait pas dans le manuel scolaire…). Ma fille l’avait cru ! Elle que nous catéchisons avec soin tous les dimanches et qui de plus participe sérieusement à la solide formation des catéchèses bibliques symboliques de la paroisse ! C’est pour dire l’emprise
des profs ! »
Pour en savoir plus, abonnez-vous au NIC.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 26 octobre 2009

Meeting écolo devant Ottawa : « Nous voulons que le gouvernement change nos vies »

Appel étatiste d'écolos réunis devant le parlement à Ottawa dimanche 25 octobre apparemment fortement applaudi par les manifestants : « Nous ne voulons pas que le gouvernement changent nos ampoules. Nous voulons que le gouvernement change nos vies. »



Ah, les charmes de l'État Nounou qui permet d'imposer ses obsessions aux autres et même de changer leur vie ! Rappelons que, non seulement, ce genre d'appels peut mener à des décisions liberticides, mais que lorsqu'un gouvernement force les gens à adopter des comportements qui seraient généreux, il risque de chasser la vertu et la charité de ces domaines.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 25 $)

TIMMS : faiblesse de l'enseignement des pays arabes

Traduction partielle d'un article de l'Economist du 15 octobre 2009 :
Jusqu'à des réformes récentes, les écoles primaires publiques en Arabie saoudite consacraient 31 % des heures de classe à la religion, contre à peine 20 % pour les mathématiques et les sciences. Un quart des étudiants des universités du Royaume consacrent la majeure partie de leur cursus universitaire aux études islamiques, plus que tous les étudiants ne consacrent au génie, à la médecine et à la science réunis. Et malgré des changements aux programmes scolaires saoudiens, l'étude religieuse demeure obligatoire tous les ans de l'école primaire jusqu'à l'université.

[...]

Les pays arabes dépensent désormais autant ou plus sur l'éducation, en termes de parts de PIB que la moyenne mondiale. Ils ont grandement réduit l'analphabétisme, fortement augmenter les inscriptions universitaires et réduire les écarts en matière d'éducation entre les sexes.

Il existe un écart considérable entre le niveau d’instruction du monde arabe et celui des pays au développement économique comparable. C’est l’une des causes principales du chômage anormalement haut des jeunes dans les pays arabes. Selon une étude récente menée par une équipe d'économistes égyptiens, le manque de compétences dans la population active explique en grande partie le fait qu'une décennie de croissance économique rapide n'ait pas réussi à élever le niveau de vie de plus de leurs concitoyens.

L'étude comparative des systèmes d'instructif la plus rigoureuse, une enquête dénommée Tendances selon l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences ou TIMMS selon son acronyme anglais, publiée tous les quatre ans et donc le dernier rapport date de 2008, a mené une enquête auprès de 48 pays. Douze pays arabes y ont participé, tous pays arabes se situent sous la moyennes. Plus inquiétant, moins de 1 % des élèves agés de 12-13 ans de 10 pays arabes sur les 12 atteignent le niveau requis en sciences, contre 32 % à Singapour et 10 % aux États-Unis. Seul, un pays arabe, la Jordanie avait de meilleurs résultats que la moyenne internationale avec 5 % des jeunes de 13 ans qui atteignaient la catégorie avancée.

D'autres indicateurs viennent renforcer ces résultats alarmants. Un palmarès des 500 meilleures universités au monde, publié chaque année par l'Université Jiao Tong de Changhaï, comprend trois universités sud-africaines et six israéliennes, mais pas une seule arabe.

Le Forum économique mondial, dont le siège est en Suisse, classe l'Égypte à la 70e place sur 133 sur le plan de la concurrence économique, mais à la 124e quant à la qualité de son système d'instruction primaire et dans l'enseignement de la science et des mathématiques. Le niveau d’instruction en Lybie, malgré un revenu moyen annuel de 16 000 dollars par habitant, sombre à la 128e place, au-dessous de celui du Burkina Faso, pays d’extrême pauvreté dont le revenu moyen annuel est de 577 dollars par habitant.

Conscients que leur systèmes scolaires sont de mauvais élèves, les gouvernements arabes pressent le pas pour les améliorer. Afin de contourner la lenteur associée aux réformes des programmes officiels et de la formation des enseignants des écoles publiques, beaucoup de pays arabes ont décidé d'encourager la fondation d'écoles et universités privées. Au Qatar, par exemple, le nombre d'étudiants inscrit dans le secteur privé est passé de 30 % en 1999 à 60 % en 2006, selon l'UNESCO.

La Syrie a accordé des permis d'enseignement à 20 universités privées depuis 2001; quatorze sont en place et fonctionnent. Pourtant, leur effectif total est minuscule par rapport aux 200.000 étudiants inscrits à la seule Université d'État de Damas.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 25 $)

Le Nouveau NIC est sorti : un article sur le cours ECR et un autre sur la CLÉ

Le nouveau NIC est paru (16 numéros pour 24 $ en version électronique).

On y trouve deux articles originaux sur le rapport inquiet des évêques catholiques du Québec au sujet de l'implantation du cours ECR et un portrait de la grande diversité des parents qui composent la CLÉ, souvent des parents de plusieurs jeunes enfants.

Nous reproduisons quelques extraits du premier article (de 4 pages riches d'informations originales) tout en vous encourageant à lire le numéro au complet :
« Dans le cadre de la plénière de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AÉCQ), nos pasteurs ont fait une intervention remarquée, le 23 septembre dernier, concernant le cours d’Éthique et de culture religieuse (ÉCR). J’y ai trouvé du bon et du moins bon. Cependant, il semble difficile de saisir la véritable position de l’AÉCQ. Nos évêques sont-ils favorables ou non au cours en lui-même ? Ce n’est pas clair… Se pourrait-il qu’ils ne soient pas tous d’accord ? De là, peut-être, l’ambigüité !

[...]

Mgr André Gaumond tient cependant à affirmer que « nous n’avons pas demandé ce cours-ci, ça s’est fait complètement en dehors de nous. Il est normal que nous soyons intéressés et vigilants. Il en va de notre responsabilité globale comme Église au Québec. »


[...]

Mgr Raymond St-Gelais [déclara] aux journalistes, le « problème du programme lui-même, c’est qu’on se limite davantage à regarder l’aspect du phénomène religieux plutôt que de l’expérience religieuse. Et d’ailleurs, nous-mêmes, nous nous étions présentés à la Commission parlementaire sur ce programme-là en disant qu’il y avait un défi presque insurmontable dans le programme lui-même. »

[...]

Lorsqu’on a demandé aux évêques leurs réactions face au danger du relativisme, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke, a répondu qu’« il faudra toujours être très conscients du danger qu’il peut y avoir, s’adressant à de jeunes enfants, d’aborder des problèmes, des situations, des enjeux qui les dépassent. Il faudra toujours être attentifs à cela ». »






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 25 $)