La lecture du journal des débats de l’Assemblée nationale est instructive, il faut le reconnaître.
M. Fournier, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport en novembre 2006, s’est exprimé en chambre assez longuement sur les enfants des écoles dites « illégales » comme l'école juive orthodoxe Taldos Yakov Yosef, à Outremont, qui avait défrayé la chronique quelque temps auparavant.
Selon le ministre de l’époque, il faut que les « parents comprennent combien il est important pour [leurs enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Connaître et partager... Et si les parents ne veulent pas que leurs enfants partagent les « valeurs » des fonctionnaires québécois ? Il faudra malgré tout les imposer aux enfants ?
Lors de ce débat, le ministre ne fait nulle part explicitement mention à une formation solide dans les matières de base comme les langues, les mathématiques, la géographie, des notions de physique, etc. En revanche, il revient plusieurs fois sur le fait que les jeunes qui fréquentent ces écoles religieuses n’ont pas « la possibilité de se développer pour l'ensemble de leur vie ».
Est-ce à dire que les juifs, les mennonites, les évangéliques, les catholiques qui ne sont pas passés par l’école laïque québécoise – notamment parce qu’ils n’ont immigré au Québec qu’après leur scolarité, instruction qu’ils veulent d’ailleurs donner à leurs enfants – sont aujourd’hui des citoyens québécois incapables « de se développer pour l'ensemble de leur vie » au sein de la société québécoise ?
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
vendredi 31 août 2007
La première JIPLI aura lieu le 15 septembre 2007

Les principaux objectifs de cette manifestation sont :
- d'informer l'ensemble de la population de cette liberté fondamentale qu'est l'enseignement libre et plus particulièrement l'instruction en famille;
- de mettre en lumière la difficulté croissante pour la réalisation de ce choix;
- de mieux connaître et de respecter davantage les familles ayant choisi cette liberté.
Pour organiser une manifestation, des animations, obtenir une affiche, contactez JIPLI.
jeudi 30 août 2007
Les élèves apprendraient mieux sans ordinateur
Extrait d'un article un peu hérétique du Daily Telegraph de 2005, déterré par un bulletin reçu par courriel.
Personnellement, nous avons de l’expérience avec des enfants éduqués à la maison qui n’ont accès qu'à un ordinateur dépourvu d'accès internet et qui ne peut servir, pendant la journée, qu’à visionner des logiciels et des DVD éducatifs d'accompagnement (comme Planète maths) et nous n’avons eu qu’à nous féliciter de ces aides à l'enseignement.
« Moins les élèves utilisent les ordinateurs à l'école et à la maison, mieux ils réussissent les tests internationaux de lecture, rédaction et mathématiques, indique aujourd’hui la plus grande étude réalisée sur ce sujet.Malheureusement, cet article ne précise pas ce que faisaient ces adolescents avec les ordinateurs mis à leur disposition, ni — si les logiciels en question étaient didactiques — quelle méthode d'enseignement ces logiciels avaient adoptée.
Celle-ci soulève des interrogations quant à la décision du gouvernement, annoncée par Gordon Brown la semaine dernière, de dépenser encore 1,5 milliard de livres (3,2 milliards de dollars canadiens) pour des ordinateurs dans les écoles, en plus des 2 500 000 000 £ déjà dépensés (5,3 milliards de dollars).
M. Brown a déclaré : « L'enseignement et la révolution éducative ne sont font plus à l’aide de tableaux noirs et de craie, mais avec des ordinateurs et des tableaux blancs électroniques. »
Toutefois, l'étude publiée par la Société royale d’économie indique que « Malgré les nombreuses affirmations de politiciens et de fournisseurs de logiciels, il n’existe pas de preuve à ce stade que l’utilisation d'ordinateurs à l'école améliore considérablement l’apprentissage des élèves dans les matières de base comme les mathématiques ou la lecture. » Au contraire, plus les élèves utilisent l’ordinateur, plus leurs résultats dans ces domaines sont mauvais, ont indiqué Thomas Fuchs et Ludger Wossmann de l'université de Munich. Leur rapport souligne également que le fait de pouvoir se servir d’un ordinateur au travail – une des justifications pour consacrer tant de temps à l’enseignement de l’informatique – n’avait pas plus d’impact sur la probabilité de trouver un emploi ou sur le niveau des salaires que le fait de pouvoir se servir d’un téléphone ou d’un crayon.
Les chercheurs ont analysé les résultats et le profil socioéconomique des familles de 100 000 élèves de 15 ans dans 31 pays qui avaient participé à l'étude PISA (Programme international sur le suivi des acquis des élèves) de l’an 2000 menée par l’OCDE. À la satisfaction du gouvernement britannique et de beaucoup d’autres, PISA avait conclu que, plus les élèves utilisaient un ordinateur, plus leurs résultats étaient bons. PISA suggérait même que ceux qui avaient plus d’un ordinateur chez eux avaient un an d’avance sur ceux qui n’en avaient aucun.
L’étude de la Société royale d’économie décrit cette conclusion comme « hautement trompeuse » car l’accès à un ordinateur à la maison est lié à d’autres caractéristiques socioéconomiques, tout comme la présence d’ordinateurs à l’école est fortement corrélée à l’accès à d’autres ressources.
Après l’élimination de ces influences, la corrélation entre l’utilisation d’un ordinateur et les résultats en mathématiques et en lecture se réduit à zéro, ce qui démontre comment « des interprétations hardies peuvent mener à des conclusions visiblement fausses ».
Plus les élèves avaient accès à des ordinateurs à la maison, plus leurs résultats étaient bas, en partie parce qu’ils étaient détournés de leurs devoirs.
Les élèves font moins bien dans les écoles généreusement équipées d’ordinateurs, apparemment parce que l'instruction informatisée a remplacé des formes plus efficaces d'enseignement. »
Personnellement, nous avons de l’expérience avec des enfants éduqués à la maison qui n’ont accès qu'à un ordinateur dépourvu d'accès internet et qui ne peut servir, pendant la journée, qu’à visionner des logiciels et des DVD éducatifs d'accompagnement (comme Planète maths) et nous n’avons eu qu’à nous féliciter de ces aides à l'enseignement.
mercredi 29 août 2007
Texte à méditer
« Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants »
Déclaration universelle des droits de l'Homme, 1948, § 26-3.
États-Unis – popularité croissante de l’instruction à la maison
Brian Ray, fondateur et président du National Home Education Research Institute, évalue qu’entre 1,9 et 2,4 millions d'enfants d’âge scolaire étaient instruits à la maison aux États-Unis en 2005-06. Le National Center for Education Statistics estime pour sa part que le nombre d’enfants instruits à domicile a augmenté de 29 pour cent de 1999 à 2003. Selon la HSLDA – un groupe de pression et d’aide juridique – les jeunes instruits en famille forment un des secteurs du marché de l’éducation qui croît le plus vite avec une croissance de 7 à 15 pour cent par an, chiffres confirmés par Brian Ray. La nature indépendante de l’école à maison rend difficile la publication de chiffres définitifs.
Bien que la religion soit une des principales raisons pour lesquelles les parents s’engagent dans l’éducation à la maison, il ne s’agit pas de la seule raison. Le manque de sécurité dans les écoles, les programmes marqués à gauche et la mauvaise qualité de l’enseignement public sont également des facteurs. Le profil démographique des parents varie. Le revenu familial, l’origine ethnique et le niveau de scolarité des parents ne semblent pas avoir d’impact dans le choix de faire l’école à la maison d’après les études publiées l’année passée par Brian Ray.
Une caractéristique commune, cependant, à tous les enfants éduqués à la maison est leurs bons résultats scolaires. Selon Ray, les élèves instruits à domicile ont habituellement des résultats de 15 à 30 centiles au-dessus de leurs homologues de l’école publique, quels que soient la scolarité ou les revenus des parents.
John Wojnicki a éduqué ses quatre enfants à la maison et voit aujourd’hui ses enfants en faire de même avec leurs propres enfants. Il rappelle que, bien qu’on insiste souvent sur les résultats scolaires supérieurs des enfants instruits à la maison dans les discussions, selon lui, les avantages les plus importants de l’instruction à la maison sont la possibilité de se concentrer sur la formation du caractère des enfants, chose qui manque cruellement dans les écoles publiques. Il ne faut pas non plus, à son avis, faire passer les enfants éduqués à la maison pour des intellos ringards mal dans leur peau.
Mbuyi Khuzadi savait qu’il allait éduquer ses enfants à la maison avant même de rencontrer et d’épouser sa femme, Mong-Tham. Le fait que l’école publique se soit de plus en plus écartée de l’enseignement des matières de base pour enseigner des cours plus orientés moins neutres n’a fait que renforcer sa conviction initiale. L’idée récente de généraliser la maternelle (garderie) à tous les enfants n’a fait qu’augmenter ses inquiétudes à ce sujet.
« Notre rôle en tant que parents est de préserver chez nos enfants notre relation en Christ, de les aider à connaître le Christ et à l’accepter » de déclarer Khuzadi, père de six enfants. « Quand l’État prend vos enfants à l’âge de 4 ans, les garde toute la journée et vous dit qu’on ne peut pas vraiment parler de votre religion, ce n’est pas possible. »
Khuzadi est convaincu que les parents chrétiens ne peuvent compter sur un culte dominical pour contrecarrer les cinq jours d’enseignement « progressiste » et « laïque » qui émanent des écoles publiques. Selon l'étude Homeschoolers Grown Up 2004 de B. Ray citée par l'association de M. Khuzadi, Exploring homeschooling, 94 % des enfants instruits en famille gardent la foi et 93 % continuent d'aller à l'église après la fin de leurs études secondaires, alors que seuls 15 à 25 % des enfants qui ont fréquenté l'école publique font de même.
Bien que la religion soit une des principales raisons pour lesquelles les parents s’engagent dans l’éducation à la maison, il ne s’agit pas de la seule raison. Le manque de sécurité dans les écoles, les programmes marqués à gauche et la mauvaise qualité de l’enseignement public sont également des facteurs. Le profil démographique des parents varie. Le revenu familial, l’origine ethnique et le niveau de scolarité des parents ne semblent pas avoir d’impact dans le choix de faire l’école à la maison d’après les études publiées l’année passée par Brian Ray.
Une caractéristique commune, cependant, à tous les enfants éduqués à la maison est leurs bons résultats scolaires. Selon Ray, les élèves instruits à domicile ont habituellement des résultats de 15 à 30 centiles au-dessus de leurs homologues de l’école publique, quels que soient la scolarité ou les revenus des parents.
John Wojnicki a éduqué ses quatre enfants à la maison et voit aujourd’hui ses enfants en faire de même avec leurs propres enfants. Il rappelle que, bien qu’on insiste souvent sur les résultats scolaires supérieurs des enfants instruits à la maison dans les discussions, selon lui, les avantages les plus importants de l’instruction à la maison sont la possibilité de se concentrer sur la formation du caractère des enfants, chose qui manque cruellement dans les écoles publiques. Il ne faut pas non plus, à son avis, faire passer les enfants éduqués à la maison pour des intellos ringards mal dans leur peau.
Mbuyi Khuzadi savait qu’il allait éduquer ses enfants à la maison avant même de rencontrer et d’épouser sa femme, Mong-Tham. Le fait que l’école publique se soit de plus en plus écartée de l’enseignement des matières de base pour enseigner des cours plus orientés moins neutres n’a fait que renforcer sa conviction initiale. L’idée récente de généraliser la maternelle (garderie) à tous les enfants n’a fait qu’augmenter ses inquiétudes à ce sujet.
« Notre rôle en tant que parents est de préserver chez nos enfants notre relation en Christ, de les aider à connaître le Christ et à l’accepter » de déclarer Khuzadi, père de six enfants. « Quand l’État prend vos enfants à l’âge de 4 ans, les garde toute la journée et vous dit qu’on ne peut pas vraiment parler de votre religion, ce n’est pas possible. »
Khuzadi est convaincu que les parents chrétiens ne peuvent compter sur un culte dominical pour contrecarrer les cinq jours d’enseignement « progressiste » et « laïque » qui émanent des écoles publiques. Selon l'étude Homeschoolers Grown Up 2004 de B. Ray citée par l'association de M. Khuzadi, Exploring homeschooling, 94 % des enfants instruits en famille gardent la foi et 93 % continuent d'aller à l'église après la fin de leurs études secondaires, alors que seuls 15 à 25 % des enfants qui ont fréquenté l'école publique font de même.
Un évêque irlandais invite le gouvernement à soutenir les mères au foyer
Selon une dépêche de CWNews.com, un évêque irlandais a invité le gouvernement du pays à mettre en place des politiques qui récompenseraient les parents qui s'occupent de leurs propres enfants.
L’évêque irlandais Christopher Jones d'Elphin a suggéré que les gouvernements incitent, par la fiscalité, au moins un parent à demeurer à la maison avec ses enfants en bas âge.
L’évêque Jones a dénoncé le manque d'attention du gouvernement par rapport au bien-être des familles, plus particulièrement les familles ayant des enfants en bas âge. Mgr Jones relève que les nouvelles politiques gouvernementales encouragent les parents à intégrer le marché du travail, « c’est une bonne chose pour l'économie, mais pas pour les enfants en bas âge ou pour leur formation comme futurs citoyens de notre pays. »
L’évêque irlandais Christopher Jones d'Elphin a suggéré que les gouvernements incitent, par la fiscalité, au moins un parent à demeurer à la maison avec ses enfants en bas âge.
L’évêque Jones a dénoncé le manque d'attention du gouvernement par rapport au bien-être des familles, plus particulièrement les familles ayant des enfants en bas âge. Mgr Jones relève que les nouvelles politiques gouvernementales encouragent les parents à intégrer le marché du travail, « c’est une bonne chose pour l'économie, mais pas pour les enfants en bas âge ou pour leur formation comme futurs citoyens de notre pays. »
L'Alliance évangélique du Canada écrit à la ministre Courchesne
Alors que le Québec figure en première place cette semaine au palmarès des libertés religieuses menacées (International Religious Freedom News), l'avocat de l'Alliance évangélique du Canada envoie une lettre à la Ministre de l'Éducation, Mme Courchesne, au sujet des menaces judiciaires qui planent sur les mennonites de Roxton Falls.
Dans celle-ci, l'avocat-conseil de l'association qui représente les évangéliques du Canada (12 % des Canadiens sont évangéliques) signale qu'il n'agit pas à la demande des mennonites qui refusent, par conviction religieuse, d'engager des poursuites. Il rappelle que, si les reportages sont exacts, les croyances religieuses des mennonites peuvent légitimement s'opposer à plusieurs parties du programme pédagogique que veut lui imposer Québec.
Don Hutchinson rappelle également que la suppression des écoles mennonites, dans les années 1920 au Manitoba et en Saskatchewan, força à l'exil des milliers de mennonites qui s’installèrent en Amérique latine. (Le prix du jury ex aequo 2007 de Cannes, Stellet Licht, se passe dans une colonie mennonite de l’État de Chihuahua au Mexique fondée à la suite de cet exil forcé.) Il s’agit d’un moment embarrassant de l’histoire du Canada qu’il ne faut pas répéter.
L’avocat-conseil termine sa lettre en demandant au Ministère de l'Éducation de surseoir à sa décision, de lever la menace de sanction judiciaire à l'encontre des parents mennonites et de laisser les mennonites éduquer leurs enfants dans leur école, au moins jusqu’à ce que la Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement ait terminé son travail. En cela il rejoint les demandes du maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, effectuées auprès des différentes autorités provinciales.
Dans celle-ci, l'avocat-conseil de l'association qui représente les évangéliques du Canada (12 % des Canadiens sont évangéliques) signale qu'il n'agit pas à la demande des mennonites qui refusent, par conviction religieuse, d'engager des poursuites. Il rappelle que, si les reportages sont exacts, les croyances religieuses des mennonites peuvent légitimement s'opposer à plusieurs parties du programme pédagogique que veut lui imposer Québec.
Don Hutchinson rappelle également que la suppression des écoles mennonites, dans les années 1920 au Manitoba et en Saskatchewan, força à l'exil des milliers de mennonites qui s’installèrent en Amérique latine. (Le prix du jury ex aequo 2007 de Cannes, Stellet Licht, se passe dans une colonie mennonite de l’État de Chihuahua au Mexique fondée à la suite de cet exil forcé.) Il s’agit d’un moment embarrassant de l’histoire du Canada qu’il ne faut pas répéter.
L’avocat-conseil termine sa lettre en demandant au Ministère de l'Éducation de surseoir à sa décision, de lever la menace de sanction judiciaire à l'encontre des parents mennonites et de laisser les mennonites éduquer leurs enfants dans leur école, au moins jusqu’à ce que la Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement ait terminé son travail. En cela il rejoint les demandes du maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, effectuées auprès des différentes autorités provinciales.
mardi 28 août 2007
Le Ministère prétend « accompagner » les mennonites
On nous a transmis cette réponse du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport à une lettre s'insurgeant contre le sort réservé à la petite communauté conservatrice mennonite de Roxton Falls (Québec).
Dans ce dossier, l’« accompagnement » des mennonites a consisté à les amener à se plier aux objectifs inchangés du Ministère. On ne sache même pas qu’il y ait eu un véritable dialogue puisqu’on est toujours soumis aux communiqués identiques du MELS : « l’école doit embaucher des enseignants certifiés par le Ministère, le programme doit se conformer à celui que nous avons établi et ceci ne constitue en rien une atteinte aux droits religieux. » D'ailleurs, ce manque de véritable dialogue a déjà été clairement avoué par le porte-parole du MELS à Radio-Canada : « il n'y a aucun compromis possible. »
Rappelons les réponses de la communauté mennonite et de ses sympathisants :
Monsieur,
La Direction de l'enseignement privé a obtenu copie de votre courrier électronique transmis à la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport afin d'y donner suite.
Les interventions du Ministère, loin de chasser du Québec les membres de la communauté Mennonite, visent à les accompagner afin que l’enseignement dispensé à leurs enfants le soit dans le respect des lois et des règlements en vigueur. Cette démarche a aussi été réalisée auprès des autres établissements qui ont contrevenu à la Loi sur l’enseignement privé.
Au Québec, les communautés comme celle des Mennonites peuvent créer des écoles privées répondant à leur croyance. Il va de soi que la mise en place de telles écoles doit se faire dans le respect des dispositions de la Loi sur l’enseignement privé, notamment celles relatives à la qualification du personnel enseignant, et des dispositions applicables du régime pédagogique.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Maryse Malenfant
Direction de l'enseignement privé
Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Dans ce dossier, l’« accompagnement » des mennonites a consisté à les amener à se plier aux objectifs inchangés du Ministère. On ne sache même pas qu’il y ait eu un véritable dialogue puisqu’on est toujours soumis aux communiqués identiques du MELS : « l’école doit embaucher des enseignants certifiés par le Ministère, le programme doit se conformer à celui que nous avons établi et ceci ne constitue en rien une atteinte aux droits religieux. » D'ailleurs, ce manque de véritable dialogue a déjà été clairement avoué par le porte-parole du MELS à Radio-Canada : « il n'y a aucun compromis possible. »
Rappelons les réponses de la communauté mennonite et de ses sympathisants :
- Les mennonites de Roxton Falls ne peuvent embaucher de personnel certifié par le MELS, car ils n’embauchent comme enseignants que des membres de leur Église qui doivent être des modèles dans la foi pour leurs enfants et ils désapprouvent, pour des motifs religieux, les écoles et universités qui sont pour l’instant, selon le ministère de l’Éducation du Québec, l’unique manière de devenir un enseignant certifié. Les autres provinces du Canada permettent aux membres de cette Église mennonite conservatrice d’enseigner dans leurs propres écoles non subventionnées.
- En ce qui a trait au programme, la vision du monde des mennonites est très différente des ouvrages généralement approuvés par le ministère qu’il s’agisse de littérature, des conceptions morales ou de ce qui touche à la création. Ceci ne veut pas dire que les mennonites s’opposent à des améliorations à leur programme au Québec, plus particulièrement dans l’enseignement du français, mais une fois de plus avec du matériel pédagogique qui serait conforme à leurs croyances. Notons que la question n’a jamais vraiment porté sur la qualité des matières de base enseignée, mais plutôt sur la non-adhérence au programme du ministère. Les enfants de ces mennonites conservateurs ne posent aucun problème d’insertion ou de socialisation dans le monde du travail dans d’autres provinces, bien au contraire, la majorité devenant apprentis et autonomes tôt dans leur vie.
- Le troisième point est le plus sensible pour Québec. En effet, il prétend respecter les convictions religieuses des mennonites, mais il n’a en rien prouvé la chose. Comment Québec peut-il prétendre respecter ces convictions dans ce dossier alors qu’il interdit l’école mennonite de Roxton Falls et que les mêmes écoles sont permises ailleurs au Canada ? Il semble bien que Québec soit donc moins conciliant sur le plan du respect des convictions religieuses que le reste du Canada. A-t-il même vraiment essayé, comme la Cour suprême du Canada l’indiquait dans un jugement de 1986 (Reine c. Jones, § 25), de veiller à respecter les convictions religieuses de ses citoyens « avec délicatesse et tact » ? On ne voit aucune trace de cette conciliation dans le rappel constant et rigide à la Loi et aux règlements. Et enfin, quand des gens comme les mennonites – industrieux, pieux et pacifiques – disent qu’ils sentent leurs droits religieux bafoués, qui est le ministère de l’Éducation, prétendument laïque, pour leur dire, en quelque sorte, qu’il n’en est rien, qu’ils ne comprennent pas bien leur religion et qu’ils saisissent mal toute la sagesse qui leur est imposée par le ministère de l’Éducation grâce aux menaces voilées de faire intervenir les services de la protection de la jeunesse (DPJ) ? Tout cela bien sûr afin de mieux « accompagner » les mennonites.
Québec — baisse constante du nombre d'élèves
Près d’un million d’élèves du primaire et du secondaire reprennent le chemin des classes cette semaine au Québec.
Ils seront toutefois moins nombreux cette année sur les bancs d’école. On estime que 897 000 élèves fréquenteront les écoles publiques québécoises cette année, soit environ 18 000 de moins que l’an dernier. Ajoutons à ces élèves du secteur public 125 000 élèves principalement du secteur privé subventionné qui est astreint à appliquer le même programme et la même pédagogie que ceux du secteur public, mais qui y peut adjoindre quelques matières particulières.
Selon André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, les écoles de la province ont perdu quelque 50 000 élèves au cours des 5 dernières années. En calculant le nombre de naissances dans la province, on prévoit que cette tendance s’accentuera, avec une baisse de 85 000 élèves pour les 5 années à venir.
Pour l’instant, le réseau primaire est surtout touché. Pour le secondaire, le pire est à venir : une chute de 21% d’ici 2015, année où on prévoit une certaine stabilisation.
Par rapport à la baisse d’effectifs qui frappe le réseau d’éducation public, le privé s’en tire bien. La Fédération des établissements d’enseignement privés prévoit encore une légère croissance cette année, indique son porte-parole Auguste Servant. « Dans les régions où les écoles publiques subissent de fortes baisses, nous n’avons pas d’établissements privés, explique M. Servant. Notre croissance est directement imputable à la grande région de Montréal, où se trouve à peu près la moitié de nos établissements. »
Rappelons que depuis la Révolution tranquille et le rapport Parent (1963-1964) qui allaient voir la formation d’un ministère de l’Éducation et la mainmise grandissante de l’État sur l’instruction au Québec, l’indice synthétique de fécondité du Québec est passé de 3,6 enfants par femme en 1964 à 1,5 en 2004.
Ils seront toutefois moins nombreux cette année sur les bancs d’école. On estime que 897 000 élèves fréquenteront les écoles publiques québécoises cette année, soit environ 18 000 de moins que l’an dernier. Ajoutons à ces élèves du secteur public 125 000 élèves principalement du secteur privé subventionné qui est astreint à appliquer le même programme et la même pédagogie que ceux du secteur public, mais qui y peut adjoindre quelques matières particulières.
Selon André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, les écoles de la province ont perdu quelque 50 000 élèves au cours des 5 dernières années. En calculant le nombre de naissances dans la province, on prévoit que cette tendance s’accentuera, avec une baisse de 85 000 élèves pour les 5 années à venir.
Pour l’instant, le réseau primaire est surtout touché. Pour le secondaire, le pire est à venir : une chute de 21% d’ici 2015, année où on prévoit une certaine stabilisation.
Par rapport à la baisse d’effectifs qui frappe le réseau d’éducation public, le privé s’en tire bien. La Fédération des établissements d’enseignement privés prévoit encore une légère croissance cette année, indique son porte-parole Auguste Servant. « Dans les régions où les écoles publiques subissent de fortes baisses, nous n’avons pas d’établissements privés, explique M. Servant. Notre croissance est directement imputable à la grande région de Montréal, où se trouve à peu près la moitié de nos établissements. »
Rappelons que depuis la Révolution tranquille et le rapport Parent (1963-1964) qui allaient voir la formation d’un ministère de l’Éducation et la mainmise grandissante de l’État sur l’instruction au Québec, l’indice synthétique de fécondité du Québec est passé de 3,6 enfants par femme en 1964 à 1,5 en 2004.
France — 30 000 élèves sur liste d'attente dans l'enseignement catholique
Selon une dépêche de l'AFP reproduite par La Croix , trente mille élèves français sont inscrits sur une liste d’attente afin de pouvoir rejoindre des établissements de l’enseignement catholique privé sous contrat avant la rentrée scolaire, a annoncé lundi Gilles du Retail, directeur de l'information de l'enseignement catholique.
« Environ 30 000 élèves sont sur liste d’attente, d’après une première enquête menée en juillet dans nos comités académiques », a-t-il déclaré à l'AFP, précisant que ce chiffre serait affiné à la fin septembre.
Rappelons qu'en France, l’enseignement catholique sous contrat (97 % de l'enseignement privé) compte 8 500 écoles, collèges et lycées et 2,1 millions d'élèves en tout (sur 12 millions d'élèves au total dans le public et le privé). Depuis les accords Lang-Cloupet de 1992, un étroit carcan de règles administratives limite les ouvertures de classes en proportion des élèves inscrits dans le public et la pédagogie de ces écoles sous contrat. L’État qui tient les cordons de la bourse – les impôts et taxes payés par les parents – s’est assuré par les accords Lang-Couplet que le privé sous contrat ne représentera jamais plus de 20 % du public.
Les écoles catholiques sous contrat n’ont pas le droit de choisir leurs professeurs, ni d’adapter leur pédagogie, leurs horaires, leurs programmes et leurs manuels aux besoins de leurs élèves. Quant au « caractère propre » de l'enseignement sous contrat, il est souvent réduit à la portion congrue : faiblesse de l'enseignement et de la vie religieuse dans nombre d'écoles de l'enseignement dit catholique. Cette faiblesse a amené Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon, a exprimé le vœu que l’enseignement catholique « replace le Christ au centre » de cet enseignement. Dans une interview publiée par Famille chrétienne, Mgr Cattenoz estime qu’« aujourd'hui, beaucoup d'établissements catholiques n’ont plus de catholique que le nom ». Il remarque que dans son diocèse, « pour un certain nombre d’établissements, être chrétien se limite à faire de l'humanitaire », et juge que trop peu de projets éducatifs sont centrés sur « la découverte de la personne de Jésus-Christ ».
Mgr Cattenoz désire que l’enseignement catholique « garde vraiment un caractère propre » et prévient qu’« à force de faire un catholicisme mou, on n’aura bientôt plus de catholicisme du tout ».
« Environ 30 000 élèves sont sur liste d’attente, d’après une première enquête menée en juillet dans nos comités académiques », a-t-il déclaré à l'AFP, précisant que ce chiffre serait affiné à la fin septembre.
Rappelons qu'en France, l’enseignement catholique sous contrat (97 % de l'enseignement privé) compte 8 500 écoles, collèges et lycées et 2,1 millions d'élèves en tout (sur 12 millions d'élèves au total dans le public et le privé). Depuis les accords Lang-Cloupet de 1992, un étroit carcan de règles administratives limite les ouvertures de classes en proportion des élèves inscrits dans le public et la pédagogie de ces écoles sous contrat. L’État qui tient les cordons de la bourse – les impôts et taxes payés par les parents – s’est assuré par les accords Lang-Couplet que le privé sous contrat ne représentera jamais plus de 20 % du public.
Les écoles catholiques sous contrat n’ont pas le droit de choisir leurs professeurs, ni d’adapter leur pédagogie, leurs horaires, leurs programmes et leurs manuels aux besoins de leurs élèves. Quant au « caractère propre » de l'enseignement sous contrat, il est souvent réduit à la portion congrue : faiblesse de l'enseignement et de la vie religieuse dans nombre d'écoles de l'enseignement dit catholique. Cette faiblesse a amené Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon, a exprimé le vœu que l’enseignement catholique « replace le Christ au centre » de cet enseignement. Dans une interview publiée par Famille chrétienne, Mgr Cattenoz estime qu’« aujourd'hui, beaucoup d'établissements catholiques n’ont plus de catholique que le nom ». Il remarque que dans son diocèse, « pour un certain nombre d’établissements, être chrétien se limite à faire de l'humanitaire », et juge que trop peu de projets éducatifs sont centrés sur « la découverte de la personne de Jésus-Christ ».
Mgr Cattenoz désire que l’enseignement catholique « garde vraiment un caractère propre » et prévient qu’« à force de faire un catholicisme mou, on n’aura bientôt plus de catholicisme du tout ».
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