vendredi 24 janvier 2014

France — la nouvelle religion de l'indifférenciation imposée par l'État de gauche


Zemmour sur François Hollande et l'électorat catholique




Le féminisme de gauche et notre vie privée appartient désormais à l'empire du bien




ABCD

Le début de l’année 2014 est marqué par la volonté du gouvernement de « déconstruire les stéréotypes de genre », de façon plus insidieuse, grâce notamment au dispositif « ABCD de l’égalité », et à une série de mesures présentées dans un rapport récent du Commissariat général à la stratégie et à la prospective.


Vidéo gouvernementale : ABC de l'Egalité par EducationFrance

Si la démarche est moins frontale, l’influence des « théoriciens du genre » reste présente. Cette propagande « douce » et discrète, qui s’appuie notamment sur les recherches récentes en sciences comportementales, n’est cependant pas sans risques.

Dans cette note, l’Observatoire de la théorie du genre tient à souligner les trois principaux dangers :
  • Perturber la construction de l’identité sexuelle des enfants, en faisant disparaître tous les repères masculins et féminins de l’éducation.

  • Renforcer les inégalités entre garçons et filles en prétendant les combattre. Il est, en effet, paradoxal de constater qu’en Finlande, Suède, et Norvège, pays cités en exemple pour leur volontarisme en faveur de « l’égalité de genre », les inégalités entre garçons et filles à l’école ne font que s’accroître et qu’elles sont aujourd’hui parmi les plus importantes des pays de l’OCDE (source enquête PISA).

  • Détourner l’école de sa véritable mission au profit d’une œuvre plus idéologique.

Télécharger la note au format PDF.

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Allemagne — Parents inquiets protestent contre l'imposition de la théorie du genre

Le 18 janvier 2014, des parents ont organisé en Allemagne, à Cologne, une manifestation contre les cours obligatoires d'éducation sexuelle version théorie du genre où, selon ces parents, les enfants dès la maternelle sont confrontés à un contenu pornographique explicite les invitant à expérimenter qui ne sont pas de leur âge.

L'organisateur Besorgte Eltern (« Parents inquiets ») annonce la présence de plus de 1000 parents lors de cette manifestation. En Suisse, les parents n'ont pas pu interdire la mise en place des cours d'éducation sexuelle dès la maternelle. En Allemagne, plusieurs parents ont déjà été mis en prison 40 jours pour n'avoir pas laissé leurs enfants suivre d'éducation sexuelle permissive au primaire. Ainsi l'éducation des enfants n'appartient plus aux parents même dans un domaine aussi intime que la sexualité. Les effets pervers de ces nouveaux projets se font ressentir chez nos voisins.

Suisse. La ville de Bâle a introduit un coffret, le « Sexbox », contenant du matériel pornographique destiné à l'éducation sexuelle dans les écoles maternelles et primaires. L'association Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire a révélé cette initiative, ce qui a « déclenché une tempête d'indignation dans tout le pays » mais qui n'a pas empêché « l'introduction dans les écoles maternelles des cours obligatoires d'éducation sexuelle dans toute la Suisse par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Dans le canton de Bâle, des « Sexbox » contenant du matériel pornographique ont été préparées à l’intention des écoles maternelles et primaires ! Des enfants dès l’âge de quatre ans auraient à subir cette sexualisation précoce. »

Allemagne. Ce 18 janvier, plus de 1000 manifestants se sont retrouvés à Cologne pour dénoncer les cours s'inspirant de la théorie du genre (le sexe construction sociale) à l'école et la détention des parents qui ont refusé de faire subir ces cours à leurs enfants. Ces absences ont valu aux parents de ces enfants d'être mis à l'amende. Les récalcitrants ont été envoyés en prison pour 40 jours. Lors de la manifestation de ce 18 janvier, les parents de huit enfants se sont adressés à la foule pour expliquer qu'ils avaient été condamnés à aller en prison pour avoir refusé ces cours d'éducation sexuelle imposés à leurs jeunes enfants. L'association Besorgte Eltern (parents inquiets) dénombre 10 parents qui ont été mis en prison. « Ce sujet concerne tous les parents. Nous ne sommes pas contre les cours d'éducation sexuelle, mais contre ces cours sur la théorie du genre qui sont dispensés dans les écoles primaires et dans les maternelles ». Les organisateurs de la manifestation — se référant à la sociologue Gabriele Kuby qui dénonce la théorie du genre — expliquent que la masturbation doit être enseignée aux enfants dès l'âge de 0 à 4 ans ce qui n'est qu'une incitation au viol des enfants toujours selon Gabriele Kuby.

Arrêtez l'éducation sexuelle obligatoire à l'école primaire
Enfant rate un cours, père emprisonné, mère bientôt également... Qui est le prochain ?

« La théorie du sexe (le sexe comme simple construction sociale) a été démasquée comme un instrument politique du pouvoir pour détruire et déstructurer la société occidentale», explique (en allemand) les auteurs du site dewion24 qui ont soutenu la manifestation du 18 janvier. Pour Gabriele Kuby, l'Union européenne et l'ONU participent à l'imposition de la théorie du genre qui est une culture délétère. « Nous sommes de nouveau confrontés à une idéologie néfaste pour la famille », déclare Gabriele Kuby qui dénonce également un certain féminisme et qui réclame le retour du rôle de l'homme dans nos sociétés occidentales (hélas, en allemand, mais utile pour ceux qui parlent la langue de Goethe). Les associations de parents en Allemagne expliquent que la loi fondamentale n'est plus respectée, car les parents ne peuvent plus éduquer leurs enfants selon leurs valeurs.

Pétition. En outre, le land du Bade-Wurtemberg, qui vient de passer entre les mains des Verts et des socialistes (SPD), veut à partir de 2015 introduire à l'école des cours d'apprentissage de « la tolérance envers les diverses pratiques sexuelles ». L'initiative populaire « Contre le plan d'éducation 2015 de l'idéologie arc-en-ciel » a lancé avec succès une pétition pour s'opposer au projet des Verts et du SPD. Plus de 154.500 personnes ont signé la pétition à ce jour. L'association Contre le plan d'éducation 2015 explique que les enfants doivent apprendre à connaître et à refléter à l'école les pratiques des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des transgenre, des transsexuels et des intersexuels. Les Verts du Parlement du Bade-Wurtemberg dénoncent, eux, un climat intolérant contre les homosexuels et les transexuels.

Source : La Voix de la Russie

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mercredi 22 janvier 2014

Québec — Hypersexualisation des romans à l'école primaire, des parents sonnent l’alarme


Outrées devant l'accès facile à des ouvrages à contenu sexuel explicite à l'école primaire, deux mères dénoncent la situation en publiant sur la Toile des extraits qui les inquiètent.

« Mes seins touchent son corps. Sa bouche les embrasse goulûment. Ses jambes entourent les miennes et je sens son pénis bien durci. »

C’est après que sa fille de 11 ans ait ramené de l’école L’Enchanteur, roman pourtant destiné aux 13 ans et plus dont est tiré le passage précédent, qu'une mère de famille de trois filles toutes au primaire a décidé de sensibiliser les professeurs et les parents par l’entremise de son site Parent Alerte, qu’elle a fondé avec une autre mère.

Les deux femmes désirent garder l’anonymat par crainte de représailles envers leurs enfants.

Quelques extraits

« Mes seins se durcissent, le pénis de Charles se tient bien fermement debout, et puis quoi encore ! » — L’Enchanteur

« Je suis obsédée par la langue de Zac... Ça me mets dans un drôle d'état. J'ai hâte de recommencer. C'était tellement bon ! » — Le blogue de Namasté, Tome 2

« But visé… Que Nicolas soit redevenu mon chum dès ce soir et qu’on s’embrasse. » — Le Journal d’Aurélie Laflamme, Tome 3

« Lorsque le désir apparaît au milieu d'une dispute fatale entre trois des déesses les plus puissantes » — Pandora et le désir

« Ces photos […] sont sexy et je n'ai pas envie que toute l'école les voie, ni de me trouver encore en plein milieu d'un scandale virtuel » — Amies à l’infini, Tome 2

Le livre en question a été retiré de la classe, mais les deux mères se sont aperçues que des ouvrages disponibles à la bibliothèque et dans les classes traitaient de sexualité de façon qu’elles jugent inappropriée pour l’âge des enfants. Ces titres ne font toutefois pas partie des lectures obligatoires.

« Cela fait passer le message qu'il est normal d'avoir des relations sexuelles et d'en faire la découverte [quand vous êtes au primaire]. Et les livres leur disent comment le faire. C'est du porno. », a déclaré hier au site LifeSiteNews une des mères.

La mère, une ancienne enseignante avec une formation en développement psychologique, a déclaré que les jeunes filles croient qu'elles peuvent et doivent vivre ces situations décrites dans ces livres parce qu'ils sont implicitement approuvés par des adultes qui les mettent à leur disposition.

Parmi les titres qu’elles montrent du doigt se trouvent entre autres Le blogue de Namasté, Le journal d’Aurélie Laflamme et la série Pandora.

Menaces en diffamation de la part des autorités scolaires

«J'ai dit [aux écoles] quel est votre droit d'imposer cela à nos enfants ? » L'administration scolaire immédiatement répliqué en menaçant de poursuivre la mère pour diffamation et harcèlement, a-t-elle confié à LifeSiteNews. La mère s'est fait dire de se taire sous peine d'une action en justice. Mais en dépit de ces menaces, elle a rencontré l'Agence QMI l'automne dernier. Les journaux liés à cette agence ont publié son histoire hier. « Cela met mes nerfs à rude épreuve. Mais si votre cœur vous dit que vous avez trouvé du poison, vous devez réagir », dit-elle. « Mes filles et toutes les petites filles en valent bien la peine. Il n'est pas juste que nous les transformions en objets sexuels, réceptives aux [avancées] sexuelles. Ce n'est pas ce qu'elles veulent. Elles ne le veulent pas quand elles sont de petites filles. »

Dans plusieurs écoles

Plusieurs écoles de la grande région montréalaise proposent ces livres, a constaté le journal 24 Heures.

Les livres achetés pour les élèves plus âgés sont placés dans une section de la bibliothèque destinée aux deuxième et troisième cycles (enfants respectivement âgés de 8-9 ans et 10-11 ans), assure Alain Perron, porte-parole de la Commission scolaire de Montréal.

« La série Aurélie Laflamme est destinée aux jeunes de 12 ans et plus: en sixième année du primaire, plusieurs enfants ont atteint 12 ans », ajoute-t-il, affirmant que les enseignants encadrent les élèves lorsqu’ils font leur choix à la bibliothèque. Visiblement pas dans le cas de l'enfant de 11 ans d'une des mères mentionnées.

Livre destiné aux 13 ans et plus dans les bibliothèques du primaire

Résumé de En exil... chez mon père de Johanne Robert

Une fille de 13 ans, enfant du divorce. Elle se fâche contre sa mère. Cela ne va pas bien à l’école. Pendant son séjour chez son père, elle rencontre un garçon.

Elle espère visionner un film porno avec ses copines (« Depuis le temps qu’elle voulait en voir et qu’on le lui interdisait » p. 36), expérimente la bière (« ce n’est pas si mauvais que ça en a l’air » (p. 59) et ensuite un baiser en se faisant passer pour une fille de IVe secondaire (« Ma plus belle expérience de toucher mon sourire avec celui de Marco » p. 59).

Ensuite, elle est tannée de son père et de son comportement. Il boit et ramène plusieurs femmes à la maison (pp. 60-61). Elle alors décide de fuguer… Elle se fait agresser…(« il me sourit perfidement » p.95 « il m’entoure la poitrine »... « Ce sera pire si tu essaies de te sauver » p. 96 « je lui catapulte un adroit coup de genou dans les parties molles et dures »... p. 97.

Discours du père après être accusé d’avoir des conquêtes d’un soir : « Je suis incapable d’engagements émotifs durables. » p. 99. veut arrêter l’école pour travailler : « J’ai besoin d’argent pour vivre comme je veux... » p.105 (comprendre rembourser des revendeurs de drogue !)
La Commission scolaire des Affluents, dans Lanaudière, où l’on retrouve plusieurs des ouvrages cités prétend de même encadrer les élèves.

« Les enseignants lisent tous les livres et ils ne trouvaient pas que ça avait une connotation, que c’était difficile ou offensant pour les élèves », a mentionné le porte-parole Eric Ladouceur, surpris de la réaction de ces parents.

Le site web de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe propose quant à lui une série de livres sur la thématique des relations amoureuses des préadolescentes, où plusieurs des ouvrages dénoncés sont suggérés.

« C’est pour les élèves de plus de 12 ans qui n’ont pas le goût de la lecture, pour arriver avec quelque chose qui les intéresse », a expliqué la porte-parole Sagette Gagnon, qui précise que ces suggestions ne se retrouvent pas nécessairement dans les écoles.

« Les bibliothécaires lisent une grosse partie des livres, mais elles ne peuvent pas tout lire », a-t-elle ajouté, indiquant que la commission scolaire retirait les livres qui font l’objet de plaintes.


L'école banalise la sexualité

Interrogée par le Journal de Montréal, la sexologue Geneviève Labelle n’était pas étonnée d’apprendre que des livres dans lesquels il est explicitement question de sexe se retrouvent à l’école primaire.

« On est vraiment dans ce courant, toute la société banalise la sexualité, a-t-elle expliqué. Les parents et les enseignants aussi vont avoir tendance à en échapper. Ce n’est pas de la mauvaise foi, tout le monde est en perte de repères. »

La limite à ne pas franchir varie d’un enfant à l’autre, selon son éducation sexuelle, selon elle.

« Les enfants ont besoin de savoir comment se passent les choses en gros, mais n’ont pas besoin des détails », a ajouté Mme Labelle.

Des lectures trop explicites pourraient affecter la construction de la sexualité des enfants, d’après la sexologue.

« Ça a moins d’impact sur les élèves qui ont une bonne estime d’eux-mêmes, mais ceux qui sont plus vulnérables pourraient s’en servir comme outil pour se sentir aimés, a-t-elle dit. […] Ils pourraient être amenés à reproduire ces comportements. »



Sexy inc. Nos enfants sous influence. Documentaire de l'ONF


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lundi 20 janvier 2014

Documentaire Secondaire V : pas rassurant d'envoyer son enfant à l'école publique québécoise

Sophie Durocher est allée voir Secondaire V:

Si vous avez des enfants qui fréquentent l’école publique québécoise, vous devez absolument aller voir le film Secondaire V de Guillaume Sylvestre qui prend l’affiche au Québec, le 17 janvier.

Quand vous déposez vos enfants à l’école, vous n’avez aucune idée de ce qui se déroule entre les murs des classes.

Guillaume Sylvestre lui le sait. Il a posé sa caméra dans les salles de classe de l’école Paul-Gérin-Lajoie pendant un an.

Et la réalité qu’il donne à voir n’est pas rassurante pour ceux qui pensent que l’éducation doit rimer avec excellence.

Des professeurs de français qui font des fautes de français grossières, une prof d’histoire de 24 ans qui peine à expliquer à ses élèves le conflit israélo-palestinien, un directeur d’école qui négocie avec ses étudiants comme si c’étaient des égaux.

Mais la scène la plus étourdissante de ce film d’une heure trente se déroule pendant un cours d’Éthique et culture religieuse et Monde contemporain [Note du carnet: ce sont en réalité deux cours différents]. Le professeur, qui parle à ses étudiants comme si c’étaient des amis avec qui il prend une bière dans un bar, leur parle de sexualité. Et leur donne des conseils d’hygiène. [Note du carnet: Sophie Durocher est sans doute une catho ultraréac coincée qui n'a pas eu la chance de se voir « offrir » le programme ECR dans sa jeunesse.]

Après leur avoir parlé de fellation et de cunnilingus, il aborde la question de l’anulingus (massage de l’anus avec la langue). « Lavez-vous sinon vous allez comprendre le sens de l’expression Mange de la marde. »

La grande classe, non ?

Et les élèves ? Avachis, effondrés sur leurs pupitres, avec des béquilles “genre”, “comme”, aux deux mots, qui s’effondrent d’ennui pendant une chanson de Jacques Brel. Mais ces mêmes étudiants se prennent pour Che Guevara et jouent aux dictateurs dans la cour d’école pendant le printemps 2012.

Je suis sûre qu’une partie des parents, des syndicats, des éducateurs, des commentateurs qui vont voir le film de Guillaume Sylvestre vont trouver ça « chill ».

Je suis sûre que je vais avoir le droit à des « C’est trop cool, man, dans les écoles, comme, genre, les élèves peuvent vraiment s’exprimer, genre, même sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas pantoute, faque, c’est quoi ton problème, yo ? ».

Je vais sûrement me faire traiter de bourgeoise, de snob. Peu importe.

Il faut le dire haut et fort : ce qu’on voit dans ce documentaire, si c’est représentatif de ce qui se passe dans les autres écoles publiques du Québec, est une catastrophe. Et PGL est une école d’Outremont! Imaginez Montréal-Nord!

Comment peut-on espérer que ces jeunes, incapables de se présenter en classe à l’heure, traités en enfants-rois par les adultes, qui n’acquièrent que des approximations de connaissance, vont pouvoir, demain, être des citoyens éclairés, capables de réfléchir à des questions complexes ?

C’est un désastre. Ils sont en secondaire V. Comment vont-ils pouvoir faire leur entrée au CÉGEP avec des connaissances aussi fragmentaires ? Une attitude aussi jemenfoutiste ?

Une scène révélatrice : une jeune fille se fait coller une retenue par un prof. Il doit inscrire dans son agenda la case horaire qui sera consacrée à la retenue. Alors que le prof lui demande gentiment quelle case horaire lui conviendrait le mieux, elle répond : « Je m’en fous, de toute façon, j’irai pas. »

« Secondaire V » nous montre un univers infantilisant, où l’on parle aux étudiants comme si on était dans une émission de Passe-partout, où même leurs phrases les plus bancales sont accueillies par un : « C’est très bien exprimé ce que tu viens de dire ».

On valorise leur médiocrité, on négocie avec eux au lieu d’user d’autorité.

Mais pour l’entretien de leur anus, par contre, il ne faut pas s’inquiéter. Il sera tout propre.





Nathalie Petrowski se veut plus sereine (tout en commençant son article par des remarques ad hominem assassines):

Guillaume Sylvestre, 36 ans, n'a jamais été un élève modèle. Qu'il soit le fils de Denise Bombardier n'y a rien changé. Renvoyé du collège Marie de France, puis du Collège de Montréal, il a réussi de peine et de misère à faire un an d'université avant d'envoyer promener ses études et de terminer avec un bac en rien.

Pourtant, c'est ce même cancre qui détestait l'école qui vient de passer une année complète avec sa caméra entre les murs de l'école secondaire Paul Gérin-Lajoie (PGL), à Outremont, une école qui, depuis sa fusion avec l'Outremont High School, accueille une forte population immigrante de Côte-des-Neiges et de Côte-Saint-Luc.

[C'est en fait assez représentatif de ce que la politique migratoire du Québec a fait de Montréal, pour mémoire :

53 % — Proportion des élèves fréquentant l'école publique dans l'île de Montréal qui sont issus d'un ou de deux parents immigrants.

25 % Proportion des élèves fréquentant l'école publique dans l'île de Montréal qui sont issus d'un ou de deux parents immigrants.

25 % Un quart des élèves des commissions scolaires de Montréal et Marguerite-Bourgeoys sont nés à l'étranger.]

[...]


Les jeunes sous sa loupe, issus pour la majorité des communautés culturelles, sont bruyants, brouillons, indisciplinés, insolents, opiniâtres et semblent se foutre éperdument de l'école. Pour les intéresser à la moindre matière, les pauvres profs multiplient les pirouettes et les accommodements pédagogiques.

Champions des opinions, souvent toutes faites, ces jeunes excellent dans les débats et les argumentations. Mais ils ne savent pas écrire et sont dramatiquement nuls en orthographe. Bref, ces jeunes sont un peu désespérants, sauf à la fin du film où, au moment de quitter PGL, ils se montrent enfin vulnérables et touchants. Avant ce moment d'émotion, il faut faire de grands efforts pour les aimer.

« Ça t'énerve peut-être, ce que tu vois dans le film, mais c'est la réalité, me lance Guillaume Sylvestre. C'est exactement ce qui se passe dans les écoles publiques aujourd'hui à Montréal. Je n'ai pas essayé d'embellir la situation. »

Ce n'est pas tout à fait ce que pense Gaétane Marquis, directrice de PGL. Elle reproche à Sylvestre d'avoir ciblé un petit groupe d'élèves avec des troubles de comportement et d'avoir ignoré la majorité d'élèves polis, studieux et respectueux qui fréquentent une école réputée pour son programme d'art dramatique, dont il n'est nullement question dans le film.

Deux élèves [représentatifs ?] donnent raison à la directrice dans un texte publié sur l'internet. Dans une longue réplique impeccablement écrite [sans être relue par des tiers ?], Alexandre Petitclerc et Mattis Savard affirment que ce documentaire est à l'école publique ce que le film porno est à la sexualité.

« Dans ton film, Guillaume, ajoutent-ils, tu as fait de nous des objets servant à faire passer ton idéologie... Tu fais ce que les médias ont fait tout au long de la grève : nous descendre et nous salir. »

Le cinéaste se défend d'avoir fait le procès de qui que ce soit. Il affirme qu'il n'a pas choisi les personnages de son film, mais que ce sont eux qui se sont imposés à lui en cours de tournage. Loin de lui l'idée de les juger.

« Bien franchement, ces jeunes ne sont pas si terribles que ça, dit-il. Ils sont beaucoup plus ouverts sur le monde que je ne l'étais à leur âge, et ils sont plus au courant de ce qui se passe à l'étranger que bien des Québécois de 50 ans. Ils s'intègrent mieux à la société québécoise qu'on le pense et puis, souvent, ils parlent un meilleur français que bien des Québécois de souche. »

Le fameux esprit critique

Le politiquement correct Voir ressort les stéréotypes sur le bel esprit critique de ces jeunes, on se console comme on peut, ces jeunes discutent beaucoup, répètent des idées souvent politiquement correctes sur les sujets d'actualité, mais n'ont pas une grande culture générale :

N’écoutez pas les mauvaises langues qui accusent Guillaume Sylvestre de démagogie et qui voient dans Secondaire V une entreprise de démolition de l’école publique. Ceux-là ont visiblement l’esprit mal tourné. On peut certes critiquer le choix d’avoir réalisé un film d’observation qui ne propose pas beaucoup de recul et de perspective et qui ne remplit pas les trous dans le dialogue politique sur l’enseignement public au Québec. Mais si on observe ce film pour ce qu’il est, on verra un regard tendre sur une adolescence en plein bouillonnement et en pleine métamorphose. Moins de soumission à l’autorité et moins d’obéissance aveugle aux enseignements et aux évaluations ne signifie [sic] pas que l’éducation ne suit pas son cours. Au contraire, c’est une génération apte à développer son sens critique et à interroger le monde sous toutes ses coutures que ce film dévoile bellement, malgré les fautes de syntaxe ou les emportements émotifs de ces attachants ados. Il y a, dans le discours de ces jeunes tel que le capte Guillaume Sylvestre, une admirable ouverture sur le monde et sur l’altérité, ainsi que de la pensée en action et du plaisir à débattre, malgré une maîtrise inégale de la dialectique. La caméra ne trahit rien ni rien n’embellit. Le montage, s’il insiste sur quelques moments violents (qui ont paru sensationnalistes aux yeux chastes), ne s’y complaît guère. Le film insiste vraiment sur la vitalité de la parole de ces finissants. Et cette parole est si peu entendue qu’on ne peut que tendre l’oreille.








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dimanche 19 janvier 2014

Étude : Environ 70 % des ados qui se disaient LGBT se déclarent hétérosexuels par la suite

Une nouvelle étude affirme que de nombreuses recherches sur les homosexuels, lesbiennes et bisexuels adolescents se fonderaient sur des données défectueuses en raison de réponses fournies par des adolescents embrouillés ou « plaisantins » qui ont déclaré par la suite être des hétérosexuels stricts.

L'article, publié en ligne le 24 décembre dans la revue Archives of Sexual Behavior, affirme que le résultat d’une étude précédente selon laquelle 5 à 7 pour cent des adolescents seraient des homosexuels ou des bisexuels constitue probablement une énorme surestimation.

Incohérences

L'Enquête longitudinale nationale [américaine] sur la santé des adolescents, communément dénommée Add Health (Santé Ado), avait interrogé 14 000 adolescents sur des questions détaillées au sujet de leur santé, de leur bien-être et d'autres comportements en quatre vagues successives de 1994 à 2008.

Mais lorsque les résultats de la première vague ont été publiés dans les années 1990, les chercheurs s’étonnèrent. Alors que seuls un pour cent des adolescents s’était auparavant identifié comme homosexuel ou bisexuel, l’étude Santé Ado révélait des chiffres considérablement plus élevés (5 à 7 %).

Plus étrange encore, environ 70 pour cent des adolescents qui s’étaient identifiés comme homosexuels, lesbiennes ou bisexuels au début se sont dits hétérosexuels lors de vagues ultérieures de la même enquête.

Examens des raisons

Une raison qui expliquerait ces divergences voudrait que les adolescents auraient « réintégré le placard » après l'école secondaire. Mais d'autres recherches montrent qu’en fait plus les gens vieillissent plus ils avouent leur homosexualité et non l’inverse.

Selon Savin-Williams, un scénario plus probable est l’hypothèse de « blagues potaches ». Les adolescents auraient pensé qu’il était drôle de se faire passer pour homosexuels ou bisexuels aux yeux des chercheurs.

Des indices suggèrent que les adolescents se moquaient bien des universitaires.

« Nous aurions dû savoir que quelque chose clochait, a déclaré Savin-Williams. Un indice : la plupart des enfants qui avait d’abord prétendu avoir des membres artificiels (dans le volet santé physique de l'enquête) avaient miraculeusement vu leurs bras et jambes repousser lorsque les chercheurs sont venus les interroger en personne. »

Une autre indication dans ce sens, la plupart des jeunes qui changèrent d’orientation sexuelle étaient des garçons qui semblent être les plus enclins à ce type de plaisanterie si l’on en croit les chercheurs.

Il est également possible que la formulation vague du questionnaire (« Avez-vous déjà eu une attraction romantique pour un homme ? ») ait dérouté plus d’un adolescent et que les enquêtes ultérieures aux questions plus directes sur l’orientation sexuelle aient suscité des réponses plus honnêtes de la part des adolescents.

Conséquence de cette importante surestimation

Cette surestimation pourrait avoir de graves conséquences pour une génération de chercheurs qui utilisent les données de l’enquête Santé Ado. Ainsi, cette enquête a-t-elle peut-être contribué, à tort, à l’idée que les adolescents homosexuels sont plus suicidaires, déprimés ou plus susceptibles d’être atteints d’une maladie mentale, selon un communiqué publié par les chercheurs.

Or, les jeunes qui avaient changé d’avis quant à leur attirance sexuelle avaient de moins bons résultats scolaires et aux tests d’intelligence. Il est donc possible que la question sur « l'attirance romantique » les ait désorientés puisque les termes n’étaient pas définis. Ces mêmes jeunes, aux résultats médiocres, pourraient aussi moins bien s’insérer dans la société et connaître plus de difficultés sociales et de problèmes mentaux.

La SRC fidèle à elle-même

Entre-temps, Radio-Canada propage sur son site des chiffres fantaisistes (voir ci-dessous) sur la sexualité des jeunes en appui à ses nombreux feuilletons (payés avec nos sous) sur l'homophobie en milieu scolaire dans Trente Vies.  On remarquera que la vidéo fait la publicité d’organisations militantes pro-LGBT sous le couvert « d’écoute ». D'ailleurs, le « spécialiste » interrogé par Radio-Canada, Bill Ryan, est surtout connu comme un homosexuel militant qui a adopté un jeune garçon.


Notons également que la belle promesse que le programme ECR respecterait toutes les religions cède le pas devant « les droits des jeunes homosexuels face à l'extrémisme religieux » dans la fiction radio-canadienne.

Sources

Springer, LA Times, Education News.

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Plaintes d'abus sexuels auraient été ignorées car les parents adoptifs étaient homosexuels

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

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Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

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samedi 18 janvier 2014

Allemagne — juge refuse la garde des enfants pour empêcher l'émigration des parents

Les cadettes Wunderlich
 à la rentrée scolaire
Marcus Malkmus, juge allemand des affaires familiales vient de refuser aux parents Wunderlich, persécutés parce qu'ils veulent instruire leurs enfants à la maison, la garde légale de leurs quatre enfants, afin que la famille ne puisse émigrer vers un pays où cette pratique est légale.

Les enfants Wunderlich, violemment séparés de leurs parents en août, sont retournés dans leur famille en septembre mais sous la tutelle de travailleurs sociaux. Les parents ont dû les envoyer à l’école publique contre leur volonté. Le jugement, rendu en décembre, qualifie la scolarisation à domicile de « mise en danger du bien-être de l’enfant », l’assimilant à une « camisole de force » qui condamne les enfants à « des années d’isolement »

Le juge avait toutefois précisé qu’aucun effet néfaste n’avait été constaté sur ces enfants qui ont bénéficié de longues années d'instruction dans leur foyer...



Source

HSLDA

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Commission scolaire a défendu seule le programme ECR selon La Presse

  Encore du journalisme professionnel de qualité !


« La commission scolaire des Chênes de Drummondville a déboursé autant [500.000 $] pour défendre seule devant la Cour suprême le programme d'éthique et de culture religieuse mis en place par le ministère de l'Éducation et qui était contesté par des parents. »
Or,

  • Le Ministère de l'Éducation est intervenu à toutes les étapes (cour supérieure, cour d'appel et cour suprême) et s'est montré le plus agressif dans son refus catégorique d'accorder une exemption au cours ECR. La Commission scolaire n'a donc jamais été seule pour nier la primauté des parents dans l'éducation de leurs enfants.

Mais bon, on ne va quand même pas demander de l'exactitude et de la subtilité aux journalistes.

   

En chiffres, ça promet !


53 % Proportion des élèves fréquentant l'école publique dans l'île de Montréal qui sont issus d'un ou de deux parents immigrants.

25 % Proportion des élèves fréquentant l'école publique dans l'île de Montréal qui sont issus d'un ou de deux parents immigrants.

25 % Un quart des élèves des commissions scolaires de Montréal et Marguerite-Bourgeoys sont nés à l'étranger.

Charte des valeurs — Québec a déjà jugé bon d'interdire le libre exercice de la religion


 Lettre ouverte dans la Gazette de Montréal de Paul Allen, professeur agrégé d'études théologiques de l'Université Concordia et membre du conseil d'administration du Conseil catholique d'expression anglaise. Extraits.

 « Alors que les consultations générales sur le projet de loi n° 60 ont lieu, il est temps de se pencher sur la façon dont le Québec en est arrivé à discriminer les personnes religieuses. Une piste de réponse tient au fait que la province a déjà jugé bon d'interdire le libre exercice de la religion dans les institutions, même si ce n’est que pour quelques heures par semaine.

En effet, il y a cinq ans, le Ministère de l'Éducation - sous le gouvernement précédent - a imposé son programme d’Éthique et culture religieuse (ECR) aux écoles du Québec en prétendant que celui contribuerait « à des relations sociales harmonieuses dans la société québécoise d’aujourd’hui. »

Mais il a également essayé d'imposer son programme aux écoles [dites] indépendantes, y compris le collège Loyola. Le Conseil catholique d'expression anglaise (English Speaking Catholic Council) défend la liberté religieuse et s'oppose au projet de loi n° 60 qui menace la liberté. L’attitude du ministère de l'Éducation envers Loyola la menace tout autant et aussi gravement.

Loyola a eu le courage de contester l’affront du ministère à son identité catholique. Quelle que soit notre affiliation religieuse, les Québécois devraient tous être reconnaissants que Loyola a choisi de s’opposer. D’ici quelques mois, sa cause sera entendue par la Cour suprême du Canada. Pour l'amour de la liberté de religion et la liberté d'expression, ainsi que la liberté d'association, qui sont toutes garanties par la Constitution, il faut espérer que Loyola prévaudra. »




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Tout sur les écoles « hors contrat » françaises


Les écoles « hors contrat » françaises font régulièrement parler d’elles, tout particulièrement en fin d’année scolaire, quand s’épuisent les solutions auprès des écoles publiques ou privées sous contrat. Beaucoup de parents s’interrogent alors sur la nature de ces établissements, leurs résultats, leur sérieux, les risques encourus, etc. Thomas Jallaud (ci-contre) nous explique ce qui caractérise ces écoles qualifiées aussi d’écoles indépendantes.

— Qu’est-ce qu’une école hors contrat ?

TJ — Ce qui caractérise l’ensemble des écoles hors contrat est leur liberté pédagogique. Par définition, ce sont des entreprises privées (ou associations loi 1901) totalement indépendantes de l’Éducation nationale et donc libres d’appliquer le projet pédagogique qu’elles souhaitent prodiguer. Elles procèdent elles-mêmes au recrutement de leurs enseignants, et les rémunèrent directement, tandis que les écoles privées sous contrat voient leurs enseignants payés par l’Éducation nationale. Dans la réalité des faits, les écoles hors contrat, dans leur majorité, appliquent les programmes officiels.

— Quel est leur poids dans le paysage éducatif en France ?

TJ — Les écoles hors contrat, du primaire au supérieur, sans compter les cours de soutien et à distance, représentent aujourd’hui un peu plus de 2000 établissements. Le supérieur se taille la part du lion avec environ 1500 établissements, le solde se partageant entre le primaire (180 écoles) et le secondaire (190 écoles). On remarque depuis un peu plus de 5 ans un certain nombre de créations d’établissements hors contrat, en particulier sous l’impulsion de la Fondation pour l’école, créée en 2008.

— N’y a-t-il pas un risque en terme d’intégration ou d’employabilité ? N’est-ce pas un risque de marginalisation ?

TJ — Dans le supérieur, un certain nombre d’établissements obtiennent différentes formes d’homologations qui les crédibilisent aux yeux de leur clientèle et leur permettent de se démarquer de la rude concurrence existant sur ce segment de marché. Dans le secondaire, la plupart des établissements préparent au baccalauréat, ce qui rend nécessaire un respect très strict du programme, tandis que dans le primaire, là où dominent les écoles à pédagogie différente, on se doit de préparer les élèves à être en mesure de poursuivre leur scolarité en collège dans un établissement public ou sous contrat. Il faut abattre l’idée reçue selon laquelle quand on est dans une école hors contrat en primaire et secondaire on est condamné à y rester jusqu’à la fin de sa scolarité. Les rectorats organisent au mois d’avril de chaque année un examen de retour vers la sphère de l’Éducation nationale, se présentant sous la forme de 3 épreuves à passer (mathématiques, français et anglais), pour lesquelles l’élève doit obtenir la moyenne. Si l'on a choisi une école hors contrat de qualité et appropriée, le succès à cet examen ne pose pas problème.

— Pouvez-vous nous donner des exemples concrets illustrant les principes fondateurs d’un établissement hors contrat ?

TJ — Ce qui va faire la différence, dans le primaire et le secondaire, ce sont les méthodes pédagogiques utilisées (Montessori, Steiner, Faure etc.), les projets pédagogiques développés qui sont fortement marqués par la personnalité du fondateur de l’école (souvent une personne charismatique), voire la dimension idéologique et/ou confessionnelle qui préside à ces projets, comme un certain nombre d’écoles traditionalistes. Dans le supérieur, c’est la combinaison de personnalités fortes fondatrices de ces écoles, combinées avec des équipes aux performances très pointues (professeurs parmi les meilleurs, organisation rigoureuse des études, réseaux internationaux). C’est dire l’immense diversité qui existe parmi ces écoles, lesquelles ne répondent pas aux mêmes besoins.

— Quel message souhaitez-vous adresser aux parents intéressés par ce type d’établissements ?

TJ — Choisir une école supérieure hors contrat, c’est décider un investissement pour des études aussi performantes que possible. C’est sur ce secteur que se porte aujourd’hui la plus grande partie du marché hors contrat ; avec des établissements aux dimensions très variables pouvant aller de 100 étudiants pour les plus modestes, à plus de 2000 étudiants pour les plus imposantes. C’est dire l’importance des chiffres d’affaires brassés. À tel point qu’en l’espace de 10 ans on a assisté à de nombreux rachats et regroupements d’écoles par des fonds d’investissement, y compris étrangers. La concurrence internationale aiguise les besoins en financements pour être situé à la meilleure place possible dans les classements internationaux paraissant chaque année.

Choisir une école primaire hors contrat relève d’une tout autre démarche. Dans la majorité des cas, on souhaite pour son enfant un établissement à pédagogie dite différente, et/ou bilingue, et/ou à enseignement adapté. Il s’agit donc véritablement d’un choix éducatif, pour lequel on consent de payer des frais de scolarité importants. Dans certains cas, il peut s’agir d’une nécessité, par exemple pour un enfant présentant des troubles d’apprentissage rendant impossible la poursuite d’une scolarité normale dans une école classique.

Enfin, choisir une école secondaire hors contrat, essentiellement des lycées, relève souvent de l’ultime solution pour échapper à une réorientation professionnelle, un redoublement non souhaité, remédier à un manque d’engagement dans le travail scolaire compromettant les chances de réussite au bac.

— Quel investissement financier une école hors contrat représente-t-elle ?

TJ — Quand il s’agit d’une structure commerciale, dans le primaire les frais s’élèvent en moyenne à 5000/6000 euros/an, dans le secondaire à 7000/8000 euros/an, tandis que dans le supérieur la fourchette moyenne va de 6500 à 10 000 euros/an. Certains établissements, tous niveaux confondus, peuvent atteindre 30 000 euros/an, mais à l’opposé, un certain nombre d’écoles primaires et secondaires dont le modèle économique repose en partie sur le bénévolat, ont des coûts de scolarité bas qui peuvent aller de 800 à 2500 euros/an. Ces écoles ont souvent été créées par des parents déçus par les écoles relevant de l’Éducation nationale, et un fort engagement de leur part les unit autour du projet pédagogique avec un nombre restreint d’élèves tournant en moyenne à 40/60 élèves.

Cette riche diversité offre de multiples possibilités pour des parents et jeunes à la recherche de solutions. Comme sur tout secteur d’activités, le pire et le meilleur peuvent se côtoyer. Il est donc important de longuement se renseigner, de visiter les écoles, de ne pas se fier uniquement aux résultats obtenus (dont le décryptage est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît), et mieux, de se faire conseiller par des spécialistes qui connaissent ces écoles dans la durée, qui sont en contact avec leurs dirigeants, qui collectent des informations auprès de parents/jeunes ayant eu recours à elles. Bref, « Ne choisissez pas votre école au hasard », une mauvaise décision peut coûter très cher !




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mercredi 15 janvier 2014

Le déclin démographique coûtera cher au Québec


Le déclin démographique chez les 15 à 64 ans commencera à s’accélérer en 2014 au Québec, au grand dam de la communauté d’affaires, déjà aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre.

Jusqu’en 2020, la diminution de personnes faisant partie de cette tranche d’âge exercera une pression à la baisse très importante sur le nombre de travailleurs disponibles au Québec, a prévenu Pierre Fortin, professeur d’économie à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

Certes, l’emploi continuera d’augmenter, mais de manière beaucoup plus lente qu’avant. Au cours des 15 dernières années, l’emploi a progressé en moyenne de 50 000 emplois par année.

Au cours des prochaines années, il faudra plutôt s’attendre à une augmentation d’environ 20 000 emplois par année, a analysé M. Fortin.

« Pour moi, en tant qu’entrepreneur, c’est un grand stress. Pour ne pas freiner ma croissance, je devrai peut-être ouvrir un centre de production et de distribution ailleurs », a témoigné Dominique Brown, président de Chocolats Favoris et fondateur de Beenox.

Même si l’immigration vers le Québec est une des plus importantes par tête d'habitant au monde, elle n'a que peu d'impact sur la pyramide des âges. Rappelons qu'en 2001, les immigrants formaient 2,9 % de la population de Québec, alors qu’ils constituent maintenant autour de 5,1 % avec un fort chômage chez certaines communautés immigrantes.


En jaune, la pyramide des âges réelle du Québec en 2006 (avec immigration réelle).

La ligne noire représente la pyramide des âges du Québec sans immigration pendant les 40 dernières années.

Non seulement le déclin de la population active risque de compromettre la croissance des entreprises québécoises, mais en plus, il aura un impact considérable sur les finances publiques, rappelle M. Fortin.

De 1981 à 2013, le revenu intérieur au Québec a augmenté de 2 % en moyenne par année. À partir de maintenant, l’économiste estime que le revenu intérieur croîtra de tout au plus 1,5 %.

«Par conséquent, il y aura moins de revenus dans les coffres du gouvernement », a-t-il déclaré.

Avec une population vieillissante, les revenus disponibles seront moins importants, alors que les soins de santé coûteront plus cher.

« Le gouvernement est perdant des deux côtés. » selon le Journal de Québec.

Une personne de 65 ans et plus coûte environ six fois plus cher à soigner qu’une personne moins âgée.

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